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By Sinistros in Le Gramophone

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Surgical Meth Machine – Industrial Metal – États-Unis
Surgical Meth Machine – 2016
Nuclear Blast
9/10

Même si on ne sait pas trop si Ministry a été réellement abandonné par Oncle Al, ce dernier nous sert un nouveau projet dans lequel il joue de tous les instruments. Surgical Meth Machine est relativement assez similaire à Ministry, on reconnaît la signature de Jourgensen mais en beaucoup moins gentil ce qui est en fait un euphémisme car Ministry n’a jamais été réputé pour être gentil et doux.

Sur son album éponyme, Al Jourgensen signe son album le plus heavy et incisif de sa longue carrière. Les six premières pièces sont un martèlement en continu le tout lancé une pièce après l’autre sans interruption. L’ultime irrévérence survient dans la pièce Unlistenable qui est en quelque sorte le cinquième volet de la série TV Songs qui avait débuté sur le single Jesus Built my Hotrod en 1991. Sur cette pièce, Al écorche Iron Maiden, Megadeth, Lamb of God et Nickelback poussant son humour caustique à un niveau des plus élevés. Notons également la présence de Jello Biaffra sur l’excellente I Don’t Wanna.

L’album s’adoucit avec Gates of Steel qui est une reprise de Devo et un hymne Punk Indusriel teinté de New Wave suivi de Spudnik qui emploie le même thème musical avec un long solo de guitare digne de Lynyrd Skynyrd. On poursuit avec deux pièces expérimentales, Just Go Home et Just Keep Going et l’album se termine avec I’m Invisible, une pièce à haute teneur de psychédélique et fort différente de ce que Al Jourgensen nous avait habitués jusqu’ici.

Surgical Meth Machine est un classique à en devenir comme l’ont été The Land of Rape and Honey, The Mind is a Terrible Thing to Taste et Psalm 69. Un très grand album de Métal Industriel qui prouve que Jourgensen est encore présent et en pleine forme. Attention, cet album ne s’adresse pas à tous! Même si ça décape et ça décoiffe, Surgical Meth Machine a une très haute teneur en synthétiseurs et autres machines du Diable.

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