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By Sinistros in Le Gramophone

virus
Virus – Avant-Garde Rock/Metal – Norvège
Memento Collider – 2016
Karisma Records
9/10

J’ai un plaisir et un étonnement assez grand de constater que l’ouverture d’esprit est grandissante au sein de la scène Métal Internationale. En fait, cette ouverture d’esprit a toujours existé mais elle est malheureusement voilée par trop d’œillères et de restrictions bornées sur la surface et les modes. Oui, que vous le vouliez ou non, il y a des modes dans la grande scène Métal et une bonne portion de Métalleux sont embourbés dans ces modes au gré des tendances laissant voir uniquement ce qui se passe à la surface.

Heureusement, il y a des musiciens qui osent creuser et s’engouffrer dans les profondeurs de l’inconnu. Issu de la formation Ved Buens Ende, le trio Norvégien Virus ose en nous offrant son quatrième album intitulé Memento Collider. Je découvre tout juste le trio avec ce nouvel album et c’est toute une découverte! Je m’attendais à une musique beaucoup plus Black Metal mais contrairement à mes suspicions, Virus est loin du Black Metal conventionnel. Le groupe évolue plutôt dans un genre de Rock à tendances Jazz et Progressif rappelant par moments Voïvod mais beaucoup plus expérimental.

L’utilisation de guitares dissonantes pratiquement « cleans » apporte un aspect assez particulier aux rythmes non conventionnels et aux envolées de basse. L’usage de la distorsion est quasi inexistante et il est intéressant de constater que la puissance est tout de même au rendez-vous. Aucun vocal « harsh », tout est au naturel avec une essence un peu torturée rendant le tout très homogène et distinctif. Virus a son propre son, son propre style et une comparaison est somme toutes difficile à élaborer.

De très bonnes compositions avec ds arrangements époustouflants sur une rythmique des plus solides, voilà ce que nous réserve Memento Collider. Cet album est destiné aux amoureux de musique qui sort des standards et non à l’amateur de Métal ordinaire fermé et borné. A écouter en demeurant concentré pour apprécier toutes les subtilités des six pièces de l’album.

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