Skip to content

By Sinistros in Le Gramophone

Fleshkiller – Progressive Death Metal – Norvège
Awaken – 2017
Indie Recordings
9/10

Mes compatriotes des Grands Inquisiteurs, en l’occurrence le Rockmaster, Tower et le Dr. Pendragon respectivement des émissions Rock Classique, Subversion et Réanimation, m’ont largement vanté et louangé le premier album de la formation Norvégienne Fleshkiller cette fin de semaine. Et lorsque de fins connaisseurs en matière de Métal et de Rock vous proposent d’écouter attentivement un album, il est impératif de s’exécuter sur le champ!

Alors, je l’ai écouté Awaken et je suis tombé sur le derrière. Stupidement classé comme étant « Progressive Deathcore » sur Metal Archives, Fleshkiller est tout sauf Deathcore. Composé de membres de Extol et Tristania, le groupe offre un Death Métal parfois mélodique, parfois plus brutal tout en imbriquant des sonorités et des textures musicales issues du rock progressif des années 70. Par moments on pourrait même croire que c’est du Yes en beaucoup extrême. Certains éléments de Thrash moderne dans la veine de Revocation se font entendre au fil des pièces, Awaken est définitivement un album très technique mais excessivement intéressant au niveau des structures musicales et de l’atmosphère générale. Bien entendu, Fleshkiller ne s’adresse pas aux amateurs de Métal basique et primitif. Il faut avoir un esprit très large et être prêt à assimiler des sonorités qui sortent des standards.

Ce premier album est un beau coup de cœur 2017 et est d’ores et déjà un classique du Métal disjoncté et intelligent. A se procurer dans les plus brefs délais et à écouter sans distraction pour en apprécier toutes les subtilités.

Tags:

By Sinistros in Le Gramophone

Holograms – Post Punk – Suède
Surrender – 2017
Push My Buttons
7.5/10

Lorsque j’ai découvert la formation Suédoise Holograms en 2013, j’avais été subjugué et totalement conquis par les sonorités intelligentes et la force de frappe brute qui se dégageait de l’album Forever. Je m’étais par la suite procuré le premier album éponyme qui m’avait également plu au point de mettre Holograms dans ma liste de groupes favoris. Il aura fallu près de quatre années pour pouvoir enfin se mettre la suite de Forever dans les oreilles. Surrender est sorti cette année sans fanfares ni trompettes et est possiblement en train de passer complètement inaperçu.

Holograms garde sa sonorité unique sur ce troisième album mais la verve et l’impact frappant des deux premiers albums sont disparus. Le groupe signe ici un album très dépressif et d’une lenteur difficile à soutenir. Les influences The Cure sont vraiment présentes sur ce nouvel album, on croirait pratiquement que le groupe a suivi le même moule que Robert Smith en nous offrant en quelque sorte son « Faith ». Non pas que cet album soit mauvais, loin de là mais la haute teneur en dépression monumentale est très difficile à assimiler même après plusieurs écoutes. Le groupe Suédois est dans une phase de changement et ces changements prendront plusieurs écoutes et beaucoup de patience pour pouvoir embarquer dans les onze pièces de Surrender.

Un album correct mais qui passe un peu de travers laissant un goût d’amertume et un sentiment de profonde tristesse. Il est possible que je ne sois pas dans le « mood » ces temps-ci et que je redécouvre cet album dans le futur mais pour le moment je dois me résoudre à dire que c’est un peu raté.

Tags:

By Sinistros in Le Gramophone

Samael – Industrial Black Metal – Suisse
Hegemony – 2017
Napalm Records
9/10

Six ans c’est extrêmement long à attendre un nouvel album, surtout un nouvel album venant de la part des géants du Métal Industriel. L’attente aura finalement valu la peine car Samel vient de combler cette longue et douloureuse attente en nous offrant son onzième album, Hegemony.

Ne vous méprenez pas cependant. Les amateurs de la première heure du groupe qui s’accrochent encore une fois à un espoir que le son des débuts reviendra vont être une fois de plus déçus. Oui, Samael conserve toujours une bonne part de Métal noirci mais le côté Industriel et Symphonique est toujours bien ancré solidement dans la musique du groupe. Depuis l’album Passage, les Suisses nous offrent une diversité musicale et différentes textures d’album en album jonglant avec divers types de sonorités passant de l’atmosphérique planant à la défonce martelante en mélangeant les instruments traditionnels et électroniques. Sur Hegemony, Samael revisite ses racines et semble puiser ses idées dans la majorité des albums de sa carrière. On y retrouve des éléments de Ceremony of Opposites ou de Solar Soul tout en gardant des sonorités issues de Passage et de Reign of Light. Sur Hegemony, Samael signe ici un des meilleurs albums de son existence, une pièce mairesse dans la discographie du groupe. On y retrouve même une reprise de Helter Skelter et ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas un amateur de reprises, surtout les reprises des Beatles. Je dois cependant avouer que celle-ci est fort bien réussie, Samael a su adapter cette pièce à sa sauce apportant une autre dimenseion à cell-ci.

Hegemony est un chef d’oeuvre de la part du groupe et une totale réussite sur toute la ligne. Les amateurs de musique hors normes et amateurs d’électronique devraient grandement apprécier ce petit diamant brut.

Tags:

Enslaved – E – 2017

18 octobre 2017
By Sinistros in Le Gramophone

Enslaved – Progressive Black/Viking Metal – Norvège
E – 2017
Nuclear Blast
9/10

Enslaved est de retour avec son quatorzième album depuis sa formation en 1991. Tout simplement intitulé « E », ce nouvel album pousse encore plus loin le côté progressif et la recherche musicale avec des sonorités et des textures plus qu’intéressantes.

E s’inscrit dans la lignée des albums dits cérébraux comme Axioma Ethica Odini et RITTIIR ainsi que le très parfait In Times paru en 2015. Il subsiste toujours une bonne partie de Black Metal et une bonne portion Viking dans la musique de Enslaved mais ces genres ont été relégués au plan secondaire laissant place au progressif et au jazz influencé par les King Crimson, Pink Floyd ou Genesis. Donc sur E il ne faut pas s’attendre à du Black Metal pur et simple comme aux débuts du groupe et les amateurs de cette période devront sans nul doute passer leur chemin une fois de plus car les claviers, les vocaux « cleans » et les changements drastiques sont mis encore plus en évidence sur cet album. Petit changement justement à ce niveau car Håkon Vinje prends la place de Herbrand Larsen qui a quitté le groupe en 2016. Pas de grosse différence au final si ce n’est que Vinje a un petit côté Burton C. Bell au niveau voix et qu’il semble apprécier les sonorités « Hammond » au niveau clavier ce qui ajoute un peu de « vintage » dans le son du groupe. Enslaved frappe encore une fois très fort avec sept nouvelles pièces assez longues et une reprise d’un groupe inconnu ici qui fait dans le Trip Hop. Cette reprise est tout de même intéressante et offre des sonorités post punk ce qui n’est pas pour me déplaire.

Les amateurs de musique progressive et de musique cérébrale se délecteront sans aucun doute de ce nouveau chef d’oeuvre de Enslaved. E est une des superbes sorties de 2017 et une démonstration de savoir faire musical impressionnant.

Tags:

By Sinistros in Le Gramophone


Belphegor – Death/Black Metal – Autriche
Totenritual – 2017
Nuclear Blast
8.5/10

La formation Autrichienne Belphegor nous revient cette année avec son onzième album en carrière. Totenritual fait suite au très décevant Conjuring the Dead paru en 2014 sur lequel le groupe avait perdu des plumes et du mordant. Le tir est rectifié et Belphegor est revenu dans le doit chemin avec un album noir qui décape.

Sur Totenritual, Belphegor se balance entre deux mondes offrant la férocité et la brutalité du Death Metal avec la noirceur et la froideur du Black Metal. Ce mélange est des plus réussis car on ressent la rage dévastatrice nous frapper de plein fouet et cette grosse dose de nécromancie nous pénétrer jusqu’aux os. Même si Belphegor offre un style musical ayant des airs de déjà entendu, il demeure que les compositions sont biens faites et les arrangements bien structurés sur une production claire et fluide. Le groupe nous donne un produit sonore de qualité et le niveau d’exécution est de haut calibre, on a affaire à des pros et non des amateurs.

Totenritual est un très bon album à la hauteur des attentes venat de la part d’un groupe de cette trempe. Si on enlève les deux pièces en spectacle qui sont inutiles en bout de ligne, les neuf nouvelles compositions du groupe valent largement la peine d’être écoutées à haut volume pour passer un bon quarante minutes de défonce sonore.

Tags:

By Sinistros in Le Gramophone

Satyricon – Black Metal – Norvège
Deep Calleth upon Deep – 2017
Napalm Records
8.5/10

N’étant pas des plus familiers avec la musique de Satyricon, c’est avec un certain recul que j’ai écouté ce nouvel album intitulé Deep Calleth upon Deep. J’avais par le passé écouté les albums Volcano de 2002 et The Age of Nero de 2008 sans trop m’attarder sur chacun de ces albums, si bien que mes souvenirs sont un peu flous de ces écoutes. Quoiqu’il en soit, c’est avec une oreille attentive que j,ai écouté ce neuvième album du groupe Norvégien.

Après quelques écoutes je dois avoué que je suis assez impressionné par la qualité de composition qui ressort de cet album. Satyricon semble fortement influencé par la musique classique et le progressif en offrant des riffs complexes et mélodiques sur une rythmique pas très rapide et très changeante. Le groupe ne se limite aucunement à du standard et s’aventure dans des textures et des arrangements très intéressants où la technicité est de haut niveau. Le tout est servi avec i=une bonne dose de noirceur qui rappelle les groupes Gothiques et Post Punk des années 80 tout en gardant un son très Black Metal des origines du genre. Je ne m’étais jamais attardé à Satyricon et avec cet album je constate que je suis possiblement passé à côté de quelque chose. Il aurait été plaisant cependant si Satyr avait joué un peu plus avec sa voix au lieu de conserver toujours le même style monotone de pièce en pièce. La voix est un côté un peu faible du groupe même si celle-ci se marie bien avec la musique du duo.

Deep Calleth upon Deep est un très bon album bien construit qui m’a grandement surpris en bout de ligne. Je vais revenir en arrière pour écouter la discographie et ainsi juger du travail sur l’ensemble de l’oeuvre. À écouter concentré!

Tags:

By Sinistros in Le Stéréopticon

Blade Runner 2049
Sci-Fi / Thriller
Avec : Ryan Gosling, Harrison Ford
Directeur : Denis Villeneuve
Columbia Pictures
8/10

Elle était fort attendue cette suite du plus que culte Blade Runner d’autant plus que c’est le Québécois Denis Villeneuve qui est derrière la caméra. Est-ce que cette suite rivalise amplement avec le film original? Oui et non.

Les attentes étaient vraiment élevées face à une suite de Blade Runner. Denis Villeneuve a réussi à recréer cet univers futuriste et apocalyptique, on se sent vraiment dans l’atmosphère du premier film, en plus glauque par moments. Point de vue cinématographique et image, c’est excellent et on en a plein la vue tout au long des deux heures et quarante-trois minutes. C’est du Blade Runner comme dans le temps. Le scénario tient bien la route malgré un petit air de déjà-vu qui frôle le réchauffé mais on peut aisément s’en accommoder. Par contre, le jeu des acteurs laisse à désirer et est très statique comparativement au premier film. Je ne connaissais pas vraiment Ryan Gosling et je dois dire qu’il ne m’a guère convaincu, le rôle n’étant possiblement pas fait pour lui. Quand à Harrison Ford, il est toujours fidèle à lui même et il reprends très bien son rôle de Deckard malgré sa très courte apparition dans le film. Ce qui agace cependant tout au long du film c’est malheureusement la très agressante trame sonore qui finit par taper sur les nerfs. Très inutile pendant une bonne partie du film et qui plus est, le son était beaucoup trop fort dans la salle dans laquelle le film était projeté. Pas très réussi à ce niveau et c’est suffisant pour gâcher en partie le film de Villeneuve.

Au final, Blade Runner 2049 est un film correct et très bien fait. Vaut-il la peine d’être vu? Absolument. Est-il à la hauteur du premier film? Oui et non. Sera t-il un film culte comme le premier film? Possiblement pas.

By Sinistros in Le Gramophone

Insurrection – Death Metal – Canada
Extraction – 2017
Galy Records
9/10

Avec Extraction, quatrième album du groupe, Insurrection frappe fort, très fort. Les Québécois ont grimpé la barre encore plus haute sur les dix pièces de ce nouvel album qui était attendu depuis maintenant quatre longues années. L’attente aura valu la peine car Extraction, c’est de la dynamite sonore!

Fidèle à ses habitudes, Insurrection nous offre des pièces chantées autant en Français qu’en Anglais et une fois de plus, le court titre d’album est présent dans les deux langues tant en orthographe qu’en signification tout comme le nom du groupe d’ailleurs. Le groupe nous offre une fois de plus des pièces puissantes dans lesquelles s’entremêlent « groove » et rapidité avec des guitares incisives et une force de frappe rythmique phénoménale. Ce qui retient par contre l’attention sur ce nouvel album c’est le degré de technicité qui a considérablement grimpé depuis le premier album. Insurrection suit une évolution musicale en ajoutant de nouveaux éléments d’album en album et sur Extraction, le groupe s’en donne à cœur joie, le niveau technique est vraiment impressionnant. La production est elle aussi sans failles et supérieure aux parutions précédentes tant au niveau sonore que dans les arrangements ce qui place l’album encore plus haut rivalisant aisément avec les grosses pointures du métal international.

Extraction est sans l’ombre d’un doute le meilleur album d’Insurrection, il y a beaucoup de travail là-dedans et ça paraît. Un des excellents albums 2017 à se procurer immédiatement!

Tags:

By Sinistros in Le Gramophone

Argus – Heavy/Doom Metal – États-Unis
From Fields of Fire – 2017
Cruz del Sur Music
9/10

Être épique et grandiose est tut un art pour un groupe surtout lorsqu’il s’agit de Heavy Metal couplé au Doom traditionnel. La formation Américaine Argus réussit très bien cet exploit sur son quatrième album From Fields of Fire avec lequel je découvre le groupe. Avec des musiciens dans la quarantaine avancée, Argus démontre une expérience musicale solide et bien rodée.

Ce qui frappe avant tout dans la musique de Argus, ce sont les partitions de guitares et les riffs qui démontrent un savoir faire exemplaire au niveau de la composition, les deux guitaristes n’ont absolument rien à envier à qui que ce soit. Les riffs mélodiques et fluides sont bien confortablement assis sur une rythmique droite et puissante agrémentée par une voix chaude et profonde. L’album comporte neuf pièces de Heavy Metal pur et dur largement teinté de Doom épique dans la veine de Grand Magus, Slough Feg et même Candlemass par moments. En tout, on a droit à plus de 55 minutes de pure tradition Métallique et d’envolées musicales digne des grands qui ont modelé le Heavy Metal au fil des quarante dernières années.

Argus frappe fort avec ce quatrième album et je vais évidement m’empresser de découvrir les trois précédents. À écouter sans aucune distraction pour apprécier toutes les subtilités.

Tags:

By Sinistros in Le Gramophone

Cradle of Filth – Extreme Gothic Metal – Angleterre
Cryptoriana – The Seductiveness of Decay – 2017
Nuclear Blast
7.5/10

Décidément, Cradle of Filth a de la difficulté à être constant dans la qualité de ses sorties depuis les dix dernières années connaissant une carrière en dent de scie depuis l’album Thornography paru en 2006. Le précédent album, Hammer of the Witches, avait surpris de par le retour aux sources du groupe marquant ainsi un des meilleurs albums depuis des lustres.

Dani Filth et ses musiciens reviennent cette année avec un nouvel album beaucoup plus pâle que le précédent sonnant plus souvent le réchauffé et le manque cruel d’inspiration au fil des huit pièces de l’album. À prime abord, c’est du Cradle of Filth sans aucun doute. Toujours le même son et le même type de compositions mais tout ça finit par être assez redondant et pas trop convaincant. Certes, l’album contient de très bons riffs et de bons passages mais pas suffisamment pour nous faire sauter de joie et de crier haut et fort notre contentement.

Ce nouvel album semble avoir été conçu à la sauvette pour honorer un contrat de disque et encore une fois, Cradle of Filth a failli à sa tâche de nous offrir un album à la hauteur des attentes. Pas mauvais mais aucunement éclatant et satisfaisant.

Tags:

By Sinistros in Le Gramophone

Maat – Death Metal – Allemagne
Monuments Will Enslave – 2017
Aural Attack
9/10

Comment se fait-il que je sois passé à côté du deuxième album de Maat? Sorti en Mars dernier, Monuments Will Enslave suit le très excellent As we Create the Hope from Above paru en 2014, album qui s’était valu la note de 9 et qui m’avait jeté par terre.

Monuments Will Enslave reprends là où Maat nous avait laissé avec le premier album. Pas de réelle révolution sonore, le groupe est de retour avec ses riffs techniques et coupés au silex sur une rythmique qui cogne dur comme de la pierre. Maat continue de relater l’histoire et la mythologie Égyptienne avec fracas et originalité et toujours la même ferveur et fureur. Ce nouvel album est une nouvelle attaque auditive et on a peine à s’en remettre vu la force de frappe brute et virulente. Au total, onze nouvelles pièces pour un peu plus de 46 minutes de pure défonce explosive et déchaînée.

Même si Maat est difficilement représenté de notre côté, il n’en demeure pas moins qu’avec un peu de recherche on peut aisément réussir à se procurer ce petit bijou sonore. À écouter à plein volume et attention, cet album peut provoquer une dépendance rapide.

Tags:

By Sinistros in Le Gramophone

Portrait – Heavy Metal – Suède
Burn the World – 2017
Metal Blade
8.5/10

Le Heavy Metal originel semble retrouver ses lettres de noblesse depuis quelques années. Plus souvent qu’autrement, la flamme est perpétuée par les vieux routiers qui continuent à garder le cap généralement de façon magistrale. On a qu’à penser à Hell, Satan, Accept ou Anvil pour constater que les vieux bonhommes se tiennent encore droit sur leurs pattes. Mais, il y a une nouvelle génération, plus jeune, qui réussi à maintenir le feu sacré avec brio. La formation Suédoise Portrait est une de ces formations qui est tout à fait surprenante en nous offrant son quatrième album depuis sa création en 2005.

Je ne connaissais pas du tout Portrait, je découvre le groupe avec Burn the World et je dois dire que ça m’a surpris et pris de court un tantinet. Le Heavy Metal de Portrait entre dans la veine de Hell, Mercyful Fate et Judas Priest tout en ayant une certaine identité et une originalité propre au groupe. L’album se compose en neuf pièces remarquablement bien composées et exécutées dans lesquelles on retrouve certains éléments de Speed Metal un peu à la Exciter ce qui n’est pas pour déplaire. De très bons riffs accrocheurs et des structures tout de même assez complexes basées sur une rythmique en béton d’une puissance de feu à longue portée. Notons la présence de Kevin Bower (Hell) aux claviers sur l’album qui ajoute des atmosphères à la fois sombres et éclatantes ajoutant des textures et de la couleur aux compositions.

Burn the World est un excellent album de Heavy Metal classique digne de se placer au travers les classiques de ma jeunesse. Le Heavy Metal est encore bien vivant et la pureté musicale est toujours d’actualité à ma grande satisfaction!

Tags:

By Sinistros in Le Gramophone

Précipices – Post Metal/Shoegaze – Canada
La pénombre de l’agir – 2017
Matière Noire
8/10

Le Shoegaze est un terme qui est apparu dans les années 90 pour qualifier ce que nous appelions Coldwave dans les années 80. Originalement conçu par des groupes comme The Cure, The Jesus and Mary Chain et Siouxie and the Banshees, le genre s’est transformé en Shoegaze avec l’ajout de plus de distorsion avec les Sonic Youth, Husker Dü et Dinosaur Jr. Avec les années, voire décennies, le Shoegaze est apparu dans le Black Metal donnant l’illusion d’un nouveau genre musical.

La formation Montréalaise Précipices vient tout juste de sortir un premier mini album de quatre pièces intitulé La pénombre de l’agir. Bien que la Black Metal soit en avant plan, le groupe ajoute des sonorités issues du Shoegaze en offrant une musique similaire à Alcest, Amesoeurs ou encore Lifelover où la mélancolie et la tristesse sont le cheval de bataille. Les pièces sont très bien composées et apportent une atmosphère très froide au fil du mini album, l’amertume des riffs sont bien assis sur une rythmique rapide et la production est étonnamment claire et limpide pour ce type de musique. En écoutant Précipices j’ai eu l’impression d’entendre The Cure et House of Love par moments au niveau des structures de guitares dans lesquelles on ressent une certaine douleur malsaine. De ce côté c’est assez réussi, les atmosphères dégagées donnent le cafard et une certaine grisaille s’installe en nous lors de l’écoute des pièces. J’aurais préféré une voix plus diversifiée par contre car l’utilisation du timbre de style Black Metal apporte une certaine redondance et peut devenir un peu monotone à la longue. Un peu de voix plus clean aurait apporté un effet beaucoup plus mélancolique au produit final d’autant plus que les structures vocales sont décousues et ne suivent pas toujours le rythme et l’architecture des mesures dans les partitions.

La pénombre de l’agir est un bel effort pour une première sortie et Précipices sera à surveiller de près dans un avenir rapproché.

Tags:

By Sinistros in Le Gramophone

Ruby the Hatchet – Psychedelic Rock – États-Unis
Planetary Space Child – 2017
Tee Pee Records
9/10

Le vrai Rock pur et dur est loin d’être disparu, au contraire! Alors que les médias nous bombardent les oreilles d’horreurs sonores et de saveurs du mois sans intérêt, il y a toujours et encore des artistes de ce nom qui perpétuent la flamme musicale avec passion et intelligence. La formation Américaine Ruby the Hatchet vient tout juste de sortir son troisième album, Planetary Space Child et je découvre tout juste cette formidable formation avec cet album.

Ruby the Hatchet nous transporte dans le passé avec un Rock Psychédélique teinté de Hard Rock et de Progressif par moments. Planetary Space Child propose sept pièces grandioses où l’orgue Hammond est à l’honneur et les textures musicales planantes et musclées. On se croirait revenir en arrière à une époque où les Deep Purple, The Doors et Thin Lizzy faisaient la pluie et le beau temps. C’est avec une production bien ficelée que le groupe nous sert ses riffs et ses atmosphères envoûtantes sur un plateau d’argent. De brillantes compositions bien structurées appuyées par une rythmique variée et solide comme de la pierre agrémentée par une voix féminine chaude et ensorcelante.

Planetary Space Child est un album imposant et colossal digne des grands du passé. Il me tarde déjà de m’initier à la discographie complète du groupe, c’est du grand art musical!

Tags:

By Sinistros in Le Gramophone

Attic – Heavy Metal – Allemagne
Sanctimonious – 2017
Vàn Records
7/10

Le vaste monde Métallique est rempli de clones qui ne font que recopier ce qui s.est déjà fait. Certains le font bien, d’autres un peu moins. Toujours est-il que bon nombre de groupes optent pour la copie pure et simple en ne se forçant pas le derrière pour démontrer une certaine originalité. La formation Allemande Attic est justement une de ces formations qui optent pour la copie pure allant même jusqu’à s’en vanter.

Sanctimonious est le deuxième album du groupe et ce qui frappe en pleine figure en écoutant cet album, c’est non pas la ressemblance mais carrément la même chose que Mercyful Fate et King Diamond. Musicalement c’est bien monté et structuré avec de bons riffs de Heavy Metal originel mais niveau vocal c’est carrément un clone de King Diamond et qui plus est la voix n’est pas très juste tout au long de l’album. La sur-utilisation des notes hautes rends les pièces pénibles en bout de ligne, rien à voir avec la stature vocale du King. Le groupe oscille entre Ghost, Mercyful Fate et Hell sans avoir la profondeur et la verve sonore des trois. La production est molle et sans éclat pour ce type de musique et les treize pièces de l’album semble perdurer une éternité. Soixante-quatre minutes de photocopie sonore toutefois bien exécutées au niveau des instruments.

Attic est pour ma part un groupe à oublier carrément, je préfère de loin m’attarder aux originaux. Cet album saura tout de même plaire aux amateurs du genre si vous avez du temps à perdre en bout de ligne.

Tags: