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By Sinistros in Le Gramophone

Voïvod – Progressive Metal – Canada
The Wake – 2018
Century Media
9,8/10

Depuis la sortie de War and Pain en 1984, chaque nouvel album de Voïvod se fait attendre pour ma part avec impatience et fébrilité. On ne sait jamais à quoi s’attendre avec Voïvod et c’est le pourquoi que le groupe est mon favori depuis les tout débuts. Encore une fois Voïvod a réussi à me jeter à terre et cette fois de façon magistrale.

The Wake est un album ambitieux et complexe tant au niveau de la composition que des arrangements. Chewy et Rocky ont réussi à nous emmener dans des contrées hallucinantes avec des textures musicales complètement disjonctées où tout s’imbrique à merveille. Certes, Voïvod garde ses racines Thrash Metal tout au long de l’album mais on va beaucoup plus loin que ça. Le penchant progressif instauré avec Dimension Hatröss est d’autant plus présent que cette facette du groupe est en avant plan. On retrouve les influences progressives des King Crimson ou Van der Graaf Generator c’est indéniable mais aussi des sonorités plus post punk à la Killing Joke par moments et une bonne dose de Jazz ici et là au fil des huit pièces de l’album. Snake est plus en voix que jamais, Away est solide comme un métronome avec des parties de batterie inventives qui lui sont propres. Rocky est à sa place et bien présent dans cette marée sonore, il a repris le flambeau avec brio. Notons également une superbe production signée Francis Perron, on ne peut pas faire mieux avec un album des vétérans du Sci Fi Metal. L’intégration de violoncelle, de tymbales et même d’os ici et là apportent une dimension cosmique et tribale aux pièces. Le moment le plus intéressant de l’album est sans aucun doute la pièce de clôture de l’album. Sonic Mycelium est bâtie sur des éléments provenant des sept premières pièces bouclant ainsi l’album avec éclat.

The Wake est selon moi le meilleur album depuis The Outer Limits, le groupe est rendu à une nouvelle phase de sa carrière. Un immense travail de composition et d’arrangements a été réalisé ici prouvant que Voïvod est toujours le roi et maître du Métal progressif cosmique. Piggy serait bien fier de ce chef d’oeuvre.

Composition: 10
Exécution: 10
Ambiance: 10
Originalité: 10
Production: 9

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U.D.O. – Heavy Metal – Allemagne
Steelfactory – 2018
AFM Records
8,2/10

Seizième album solo pour Udo Dirkschneider, Steelfactory garde la vitesse de croisière sur le « cruise control » n’offrant rien de mieux ni de pire que ses prédécesseurs. Udo a perdu beaucoup de membres au sein de sa formation lors des dernières années ce qui n’empêche pas le bohnomme de continuer sa route.

Steelfactory est un bon album de U.D.O. et un album ordinaire de Accept. Oui, vous avez bien lu. Bien que Udo ait fait deux années de tourné en jouant uniquement des classiques de Accept et que ce dernier ait décidé de tourner la page, il n’en demeure pas moins que la musique de U.D.O. est idnetique à celle de Accept, comme sur tous les albums précédents. Sur Steelfactory on a même droit à des photocopies de Living for Tonite et Dogs on Leads, mêmes structures, mêmes riffs même tout à la même place. Pour un chanteur qui veut mettre le passé de côté, ce n’est pas très réussi. Toujours est-il que bien que beaucoup trop long, Steelfactory comporte de bonnes pièces plus ou moins originales et de bonnes idées.

Udo réussi encore à rouler sa bosse mais ses meilleures années sont derrière lui. Il aurait intérêt à évoluer musicalement car l’ombre de Accept plane toujours sur lui.

Composition: 8
Exécution: 8,5
Ambiance: 8
Originalité: 7,5
Production: 9

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Satan – NWOBHM – Angleterre
Cruel Magic – 2018
Metal Blade
9,3/10

Rares sont les groupes qui reviennent en force après plusieurs années d’absence. Du moins qui conservent une ascension suite à un retour fracassant. Satan avait pris la sphère métallique par surprise en 2013 avec Life Sentence, troisième album paru 26 ans après Suspended Sentence par en 1987. Depuis ce retour en force, Satan continue de nous livre une qualité musicale d’album album. Atom by Atom en 2015 et maintenant Cruel Magic qui vient tout juste de paraître.

Même si Satan pourrait être qualifié de NWOBHM, le groupe œuvre dans une classe à part en étant plus sauvage et direct que les autres piliers du mouvement. Le groupe pousse encore une fois les limites de son art avec des riffs ingénieux et des duels de guitares enlevants mais aussi au niveau composition où Satan s’aventure dans des genres parfois Doom parfois Speed Metal avec de fortes tendances progressives. Brian Ross est en grande forme et livre ses paroles avec puissance et mélodies harmonieuses qui s’imbriquent parfaitement dans les riffs complexes de Steve Ramsay et Russ Tippins. La production est à l’image même du genre : Crue et directe sans artifices utilisement le plein potentiel des instruments au naturel.

Satan figure parmi mes formations favorites et avec Cruel Magic, le groupe réitère solidement sa place dans mes tops groupes Métal à vie.

Composition: 9,5
Exécution: 9,5
Ambiance: 9
Originalité: 9,5
Production: 9

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Radiant Knife – Progressive Sludge Metal – États-Unis
Science Fiction – 2018
Indépendant
9,1/10

Le progressif est là et règne en maître sur la surface de l’immense globe musical. La sphère Métallique n’y fait aucunement exception, le progressif est maintenant bien ancré dans cet univers sonore et nombreux sont les groupes à s’aventurer dans des contrées sauvages et diffici;es d’accès pour donner un nouveau souffle à la musique disjonctée et moins facile d’accès.

J’ai connu Radiant Knife avec son min album en 2017 et voici que le duo nous revient avec un album complet en 2018. Bien que solidement axé sur le Sludge, le groupe se démarque de ses pairs en nous offrant une dose massive de musique progressive issue de je ne sais où. On pousse le trip un peu plus loin sur cet album en jouant avec des textures planantes et des structures à la fois complexes et harmonieuses. Les membres du groupe n’hésitent pas à utiliser les effets et autres bidules pour agrémenter la sonorité globale ce qui rends le produit final fort intéressant et très différent de ce que l’on peut trouver dans le Sludge ordinairement.

Bref, Science Fiction sonne exactement comme son titre : Spatial, flyé et merveilleusement agréable pour les oreilles. A écouter sans réserves avec un bon système de son.

Composition: 9,5
Exécution: 9
Ambiance: 9
Originalité: 9
Production: 9

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Voices – Progressive Black/Death Metal – Angleterre
Frightened – 2018
Candlelight
9,5/10

Depuis que j’ai découvert Akercocke, je m’intéresse de pr`s aux projets connexes des membres du groupe. Ainsi en 2018 j’ai découvert deux superbes formations dont les membres sont issus de Akercocke. Il y a quelques semaines je découvrait The Antichrist Imperium et maintenant Voices.

Voices s’apparente beaucoup à son grand frère Akercocke avec ses textures flyées et disjontées et les styles variés qui se mélangent en un tout homnogène. Beaucoup d’influences Black et Death Métal avec de fortes doses progressives mais aussi grandement influencé par des sonorités Post-Punk. On peut même entendre des accords dissonants dans la plus pure tradition de Voïvod et des structures à la King Crimson tout au long de l’album. Le niveau de composition et d’exécution est très élevé, le talent des membres du groupe est indéniable. Bien sûr il faut aimer la versatilité et s’éloigner des standards pour être en mesure d’apprécier Frightened car ce n’est pas à la portée du Métalleux confortable dans son Thrash ou son Death qui demeure entre des balises prédéfinies.

Frightened est un album à écouter reposé et en étant concentré sur cequi se passe entre nos deux oreilles. Un peu difficile d’accès pour le néophyte mais tout amateur de bon prog un peu capoté se doit de jeter une oreille à ce superbe album brillamment composé.

Composition: 10
Exécution: 9,5
Ambiance: 9,5
Originalité: 9,5
Production: 9

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The Konsortium – Thrash / Black Metal – Norvège
Rogaland – 2018
Agonia Records
8,6/10

Deuxième album pour la formation Norvégienne The Konsortium qui compte dans ses rangs Teloch de Mayhem. Pas de réelle surprise sur Rogaland, The Konsortium continue là où il nous avait laissé avec l’album éponyme paru en 2011.

Rogaland perpétue la tradition Black Metal Norvégienne en incorporant des éléments un peu plus techniques à la limite du progressif. C’est à grands coups de riffs déchirants et de vocaux torturés que The Konsortium nous livre sa musique décapante et mordante. La production est à la hauteur des attentes mais un petit point négatif vient assombrir les pièces de l’album. Chaque pièce se termine par un « outro » de vent et de pluie ce qui vient littéralement casser la cadence et nous faire perdre le fil de pièce en pièce. Mais ceci n’enlève rien à la qualité de celles-ci et comme sur le précédent album, nous avons droit à des envolée de vocaux dérangés et des éléments un peu tordus au fil des pièces.

Rogaland est un très bon de Black Metal qui sort des sentiers battus qui plaira aux amateurs de noirceur et de folie musicale énergique.
Composition: 8,5
Exécution: 9
Ambiance: 8,5
Originalité: 8,5
Production: 8,5

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The Antichrist Imperium – Progressive Black/Death Metal – Angleterre
Volume II – Every Tongue Shall Praise Satan – 2018
Apocalypse Witchcraft Recordings
9,1/10

Prenez des membres et ex membres de Akercocke et de Voices et formez une nouvelle entité plus que disjonctée. Vous obtiendrez The Antichrist Imperium qui nous offre son deuxième album cette année. À quoi allons nous nous attendre avec ces musiciens de haut calibre? À une pure défonce auditive, rien de moins.

Évidemment, The Antichrist Imperium entre dans la lignée des groupes mentionnés plus, donc avec beaucoup de technicité et de mélanges musicaux. Beaucoup de sonorités Death et Black Metal mais aussi une énorme dose progressive de la nouvelle école, cette mouvance Métallique engendrés par des artitstes comme Devin Townsend ou Ihsahn où l’on repousse les limites de possible. The Antichrist Imperium repousse ces limites et jouent avec les contrastes tant au niveau vocal qu’instrumental. On passe de ultra agressif et bruyant à angoissant et planant. Le tout bien ancré sur des riffs complexes et plus qu’hallucinants. Avec une rythmique réglée comme une horloge suisse et une production cristalline et large, ce nouvel album du groupe Anglais nous en met plein les oreilles.

Les amateurs du genre vont se délecter avec Volume II – Every Tongue Shall Praise Satan. Ici on a droit à un album qui s’adresse à l’amateur de musique dans le vrai sens du terme. Le trippeux de métal conventionnel risque de s’y perdre un peu.

Composition: 9
Exécution: 9,5
Ambiance: 9
Originalité: 9
Production: 9

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Ribspreader – Death Metal – Suède
The Van Murders – Part 2 – 2018
Xtreem Music
8,5/10

Ribspreader est de retour avec son septième album depuis sa fondation en 2003. Dans la plus pure tradition du Swedish Death Metal, The Van Murders – Part 2 garde Ribspreader sur les rails et ne dvie aucunement de sa route.

Comme sur les précédents albums, la Boss HM-2 est en avant plan et bien présente sur les riffs gras et juteux proposés par le groupe. Neuf courtes pièces qui frappent dur sur un peu moins de trente minutes de pure défonce pour les tympans. Bein sûr, Ribspreader ne ré-invente pas le genre mais le but n’est pas là. Le groupe joue un Death Suédois dans la plus pure tradition, ça décape, c’est droit et ça fesse.

Un nouvel album qui plaira aux fans de la première heure. Grimpez le volume et savourez.

Composition: 8,5
Exécution: 8,5
Ambiance: 8,5
Originalité: 8
Production: 9

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Iron Void – Doom Metal – Angleterre
Excalibur – 2018
Shadow Kingdom Records
8,9/10

Avec un titre d’album comme Excalibur, il est clair que l’on s’attends à quelque chose de épique. Surtout lorsque le groupe qui a pondu un album ayant ce titre joue dans un style de Doom justement épique. Ajoutons à cela la provenance d,Angleterre et nous avons le mix parfait pour une épopée médiévale en bonne et due forme.

Et bien, ma première rencontre avec le trio Iron Void en est une de taille! Excalibur est un album concept qui relate la légende Arthurienne avec tout ce qui vient avec, y compris l’intro de l’album avec l’incantation du souffle du Dragon. Tout y passe, l’ascension d’Arthur, la rencontre avec Lancelot, l’idylle entre celui-ci et Guenièvre, la quête du Graal, la mort d’Arthur et Avalon. Le tout bien assis sur un Doom puissant avec des riffs dignes de ce nom. Les amateurs de Doom traditionnel y trouveront leur compte sur les neuf pièces de l’album qui sont brillamment composées et majestueusement exécutées. La production est très bonne et rends justice au côté épique du groupe. On mise également sur les voix en harmonies qui sont fort bien placées donnant un peu de chevaleresque au tout.

Iron Void a réussi à nous raconter la légende d’Arthur avec brio. Je vais évidement reculer dans la discographie du groupe, c’est en plein mon genre de groupe qui vient me chercher directement.

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 9
Originalité: 9
Production: 8,5

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Brimstone Coven – Occult Rock – États-Unis
What Was and What Shall Be – 2018
Indépendant
8,4/10

La formation Américaine Brimstone Coven nous présente son troisième album, cette fois de façon indépendante contrairement aux deux précédents albums qui étaient parus sous l’étiquette Metal Blade. What Was and What Shall Be est la continuité logique de Black Magic et le groupe pousse un peu plus loin son rock occulte en y ajoutant plus de puissance.

Les fans de la première heure ne seront pas déroutés par ce nouvel album, Brimstone Coven conserve sa vitesse de croisière et nous transporte une fois de plus vers des sonorités issues du passé, direcement aux origines du Hard Rock pur et dur. Le côté occulte est toujours tout aussi présent avec des titres comme Lucifer Rising, The Red Witch ou Burn Again. Musicalement c’est bien ficelé avec des riffs dignes de ce nom rappelant les Black Sabbath, Pentagram ou Coven tout au long des huit pièces de l’album. La production est impeccable, bien que le son des années 70 soit bien présent, une touche très moderne fait tout de même le poids dans cette masse sonore lourde et puissante.

What Was and What Shall Be est un excellent album digne des grands groupes originels qui plaira aux amateurs de vrai Hard Rock Occulte.

Composition: 8,5
Exécution: 8,5
Ambiance: 8
Originalité: 8
Production: 9

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Lord Vigo – Epic Doom Metal – Allemagne
Six Must Die – 2018
No Remorse Records
7,6/10

Lord Vigo laisse où il avait laissé avec son premier album, Blackborne Souls. Sur ce duexième album, on retrouve la même sonorité est les mêmes structures que sur le premier, avec une petite touche un peu plus progressive rendant les pièces un peu plus complexes.

Le groupe maîtrise ses instruments avec un degré de jeu assez élevé et le niveau de composition est assez appréciable comme sur le premier album. Musicalement toujours à la hauteur avec de très bonnes pièces bien ficelées et solides et d’excellentes idées en général. Mais, encore une fois, le groupe aurait intérêt à revoir ses parties vocales qui démolissent tout le travail accompli au niveau musical. Le chanteur a une bonne voix puissante mais est incapable de placer ses mélodies vocales ce qui donne une impression qu’il fausse sans arrêt. C’est malheureusement désagréable pour les oreilles et ça finit par taper sur les nerfs assez rapidement. La production est très bonne, on ressent l’essence du Doom pur et dur, le tout est solide et bien exécuté.

Il est dommage que les parties vocales viennent gâcher de si bonnes pièces, en espérant que le groupe se ravisera pour le prochain album car pour ma part, Lord Vigo a deux prises à son actif…

Composition: 8
Exécution: 7
Ambiance: 7,5
Originalité: 7
Production: 8,5

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Jungle Rot – Death Metal – États-Unis
Jungle Rot – 2018
Victory
6,9/10

Jungle Rot roule sa bosse depuis près de vingt-cinq ans et est demeuré sous les radars durant toute sa carrière. Certes, la formation a commencé à être connue ici en 2009 avec What Horror Awaits et l’intérêt envers le groupe a explosé en 2011 avec Kill on Command. L’histoire entre Jungle Rot et le Québec en est une solide, le groupe compte un assez large bassin d’amateurs dans notre belle province.

Cette année, le groupe Américain nous offre son neuvième album tout simplement intitulé Jungle Rot. Bien que le groupe soit des plus solides en étant très à l’aise dans ce qu’il fait, il n’en demeure pas moins que Jungle Rot nous sert son neuvième album qui est identique au précédent, à l’autre d’avant et ainsi de suite jusqu’au premier. La production est impeccable, le jeu des musiciens aussi, ce neuvième album est très solide mais sans aucune saveur nouvelle. On nous ressert la même recette avec les mêmes riffs et le même son pour une neuvième fois. Tellement pareil que ce qui a été fait par le passé que je serais incapable de nommer une pièce du groupe en l’entendant ni même de savoir de quel album elle provient. Certes, on a droit à un petit supplément avec Schmier à la voix sur la pièce Fearmonger mais ceci ne suffit pas à faire de cet album une révélation.

Ceux qui ne connaissent pas trop le groupe ou qui aiment leur Death Metal confortable et réchauffé se retrouveront sans nul doute sur cet album. Pour ma part, c’est malheureux de dire que ce nouvel album en est un parmi tant d’autres, sans surprises ni réel éclat. Jungle Rot a toujours été un groupe de deuxième ou troisième zone et le demeurera encore cette année.

Composition: 7
Exécution: 8,5
Ambiance: 5
Originalité: 5
Production: 9

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Immortal – Black Metal – Norvège
Northern Chaos Gods – 2018
Nuclear Blast
9,1/10

Maintenant que la saga entourant les membres de Immortal est terminée, on peut passer aux choses sérieuses. Abbath est parti en grandes pompes poursuivre sa carrière solo en omettant de sécuriser le nom Immortal. Demonaz est de retour à la guitare et maintenant devenu la voix derrière Immortal. Qui n’avait pas de doutes face à un nouvel album de Immortal, sans Abbath de surcroît?

Et bien, ce neuvième album qui sort neuf ans après All Shall Fall, dernière parution du groupe, est un coup de pied à la gueule des septiques. Il se peut même que le maillon faible de Immortal était justement Abbath car le groupe revient à ses origines avec fracas sur Northern Chaos Gods. Le retour de Demonaz à la guitare donne un nouveau souffle au groupe avec des riffs étourdissants et des compositions bien ficelées marquant ainsi un retour triomphal de Immortal. Peter Tagtgren est le maître d’œuvre derrière la production de l’album et y joue même la basse et sa réputation n’étant plus à faire, cette production est monstrueuse, ça sonne merveilleusement bien mettant en valeur les arrangements et les structures. Le duo a travaillé fort pour concocter 8 excellentes pièces qui donnent un nouveau départ à Immortal.

Préparez-vous car la tempête Immortal vient à nouveau de s’abattre sur les ruines de l’ancienne mouture en se mettant en place pour une nouvelle ère.

Composition: 9
Exécution: 9,5
Ambiance: 9
Originalité: 9
Production: 9

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Lucifer – Stoner/Doom Metal – Internationnal
Lucifer II – 2018
Century Media
9,2/10

Johanna Sadonis est de retour avec un deuxième album de Lucifer. Lucifer II marque un tout nouvel alignement et ce changement de musiciens marque également un changement dans le son du projet. Alors que Gaz Jennings apportait un son plus Doom avec des influences du NWOBHM, Nicke Andersson joue quant à lui la carte du Hard Rock pur et dur dans la veine de grosses pointures telles Uriah Heep.

Donc, Lucifer II repousse encore plus loin les limites du Rock pur en reculant encore plus loin dans le temps, s’offrant même une très bonne reprise de Dancing with Mr D. des Stones. Certes, le son de Lucifer a changé mais il n’en demeure pas moins que ça frappe et que c’est très pur, à l’image des grands groupes des années 70 comme Fleetwood Mac, Heart ou encore Deep Purple. En tout, neuf pi`ces qui ravivent des temps où le Rock prédominait et occupait tout la place,. Neuf pièces incisives avec des riffs imaginatifs et puissants. La voix chaude de Sadonis prends un nouveau tournant et est un bon mélange de Jex Thoth et Stevie Nicks, la puissance et la justesse sont au rendez-vous et le tout sonne à merveille.

Que dire de plus? Que Lucifer fera encore jaser avec son deuxième album et que tout amateur de bon Hard Rock des belles années se doit d’explorer ce petit bijou sonore.

Composition: 9,5
Exécution: 9,5
Ambiance: 9
Originalité: 9
Production: 9

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By Sinistros in Le Gramophone

Orange Goblin – Stoner Metal – Angleterre
The Wolf Bites Back – 2018
Candlelight
8,8/10

Orange Goblin est de retour avec son neuvième album, The Wolf Bites Back. Et oui, le loup mords et avec force. La carrière de Orange Goblin dure depuis plus de deux décennies et cette carrière a toujours été constante d’album en album.

Nous retrouvons donc le Orange Goblin qui a fait ses preuves et le groupe nous sert un autre album rempli de riffs caustiques et incisifs qui s’étendent sur dix pièces adroitement bien structurées. Ce nouvel album ne contient aucun remplissage et les quarante et quelques minutes passent assez rapidement, nous n’avons pas le temps d’avoir un bâillement ou de s’ennuyer. Du beau travail de pros avec une production solide et des compositions parfaites qui nous tient sur le qui vive tout au long de l’album. Bien sûr, il faut aimer les guitares sales au son des amplis Orange et la basse fuzz et il faut aimer retourner dans le temps avec les sonorités des années 70 à la Black Sabbath ou Pentagram. Les amateurs seront conquis par cet album qui restera gravé dans l’histoire de ce style musical lourd et grinçant.

The Wolf Bites Back est une très belle réussite et très riche en sonorités acérées. Un album qui se retrouvera dans les tops 2018 à coup sûr.

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 8,5
Originalité: 8,5
Production: 9

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