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By Sinistros in Le Gramophone

Strigampire – Melodic Death Metal – Canada
One Fix, Nine Clouds & Six Feet Deep – 2018
PRC Music
8,2/10

La formation Trifluvienne Strigampire est de retour après six ans d’absence avec un tout nouvel album et un tout nouvel alignement. One Fix, Nine Clouds & Six Feet Deep comporte neuf pièces variées pour un total de près de quarante-deux minutes.

Le son du groupe n’a pas vraiment changé depuis la dernière parution, la direction musicale est toujours dans un créneau très mélodique rappelant certaines formations issues de Gothenburg tout en ajoutant des influences provenant de divers sous genres de la grande famille Métallique. On y retrouve des éléments Thrash, Heavy et même certains soubresauts noircis ici et là. Les influences plus rock se font sentir avec des structures parfois empruntées au Punk Rock. Donc, un beau mélange d’un peu de tout reposant sur un très beau travail de composition. Les amateurs de solos de guitare vont en avoir pour leurs frais, Strigampire semble aimer profondément cette facette, des solos il y en a beaucoup montrant la dualité entre les deux guitaristes. La production manque toutefois de punch et de profondeur mais le tout sonne tout de même très bien, tout est bien balancé. Des compositions bien travaillées avec des structures musicales variées et des tempos changeants avec en prime du cœur au ventre et un professionnalisme de haut niveau.

Strigampire effectue un très beau retour, les fans de mélodique qui « groove » se retrouveront dans ce nouvel album qui laisse planer un avenir fort prometteur pour le groupe.

Composition: 8,5
Exécution: 9
Ambiance: 7,5
Originalité: 8
Production: 8

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By Sinistros in Le Gramophone

Nightmarer – Technical Doom/Death Metal – États-Unis
Cacophony of Terror – 2018
Season of Mist
9.1/10

Le Dr Pendragon et moi-même partageaons tous deux la même passion :  Celle de la musique extrême et bizarroïde.  Nous nous relançons de temps à autres en faisant découvrir à l’autre un groupe ou un album qui est passé sous notre radar.  Nighmarer est une des nombreuses découvertes du Doc et j’ai fait la connaissance de la formation américaine à Réanimation lors de la présentation de l’album Cacophony of terror.

Eh bien, cet album est franchement toute une découverte!  Les amateurs de Death technique dans la veine de Ulcerate seront comblés, Nightmarer joue dans la cour des grands et le niveau de composition est plutôt remarquable.  Le groupe mise sur des sonorités atonales avec des ambiances très doom et une puissance de frappe à réveiller les morts.  La production est impeccable et les musiciens sont très agiles sur leurs instruments.  Bien que la musique de Nightmarer soit tout de même assez technique, on ne tombe pas dans le panneau de la surutilisation inutile de notes pour montrer son savoir-faire.  Non, Nighmarer mesure et dose toues ses notes et ses riffs pour nous offrir un tout homogène et parfaitement fluide.  Season of Mist a frappé dans le mille en signant le groupe qui sera à surveiller de près dans un avenir pas si lointain.

Une bonne grosse dose de fraîcheur métallique et un album solide qui peut rivaliser avec les grandes du genre.

Composition: 9
Exécution: 9,5
Ambiance: 9
Originalité: 9
Production: 9

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Magister Dixit – Melodic Black Metal – Canada
Their Blood, Their Sweat, Their Tears – 2018
Scum Productions
9,1/10

Magister Dixit revient en force cette année avec son sixième album deouis ses origines remontant à plus de 20 ans. Bien qu’étant une formation relativement assez obscure, Magister Dixit cumule l’excellence musicale d’album en album et il est primordial d’avancer que les membres du groupe se concentrent avant tout sur la passion musicale pure, le sens artistique et le souci de la perfection.

Suite logique de l’impressionnant Opus Astral paru en 2016, Their Blood, Their Sweat, Their Tears reprends là où le groupe nous avait laissé il y a deux ans. Les membres du groupe on augmenté le niveau d’orchestration encore une fois bien ancrée sur des riffs incisifs et des changements de tempo sournois et remarquables. Le petit côté cosmique de Opus Astral est délaissé au profit d’un son plus brut et « dans ta face » tout en gardant une forte dose d’ambiance planante au fil de l’album. La composition est encore une fois de très haut calibre avec ses structures inventives et ses idées plus que géniales. L’ajout d’intermèdes entre certaines pièces apporte un fil conducteur à l’album qui se veut concept ayant la 2e guerre mondiale comme principal sujet.

Nous avons des formations extraordinaires au Québec et Magister Dixit est l’une d’elle. Ce sixième album est un autre chef d’oeuvre du métal Québécois prouvant qu’ici, nous n’avons rien à envier à qui que ce soir. À écouter concentré pour savourer chaque note et toutes les facettes des arrangements des douze pièces de l’album.

Composition: 9,5
Exécution: 9
Ambiance: 9
Originalité: 9
Production: 9

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Augury – Progressive Death Metal – Canada
Illusive Golden Age – 2018
The Artisan Era
9.6/10
 
Le grand monde du Métal Québécois est depuis longtemps synonyme de qualité et est reconnu mondialement.  Certaines formations font augmenter cette qualité musicale et la formation Augury fait véritablement partie d’un petit lot de groupes qui montent la barre plus haute d’album en album en se souciant des arrangements et en proposant une musique unique et presque parfaite.
 
La perfection n’existant pas, Augury a tout de même réussi à obtenir la plus haute note jamais décernée par Hurlemort.  Le troisième album, Illusive Golden Age, se faisait attendre depuis près de 9 ans et force est de constater que ces 9 dernières ont été enrichissantes car ce nouvel album marque des sommets inégalés en matière de Métal au Québec et même au Canada.  Illusive Golden Age est sans contredit le chef d’œuvre de Augury avec ses compositions complexes, ses arrangements extraordinaires et une production digne de ce nom.  Bien sûr, le groupe compte parmi ses rangs des talents bruts sur tous les niveaux d’instruments ainsi qu’un parolier connaissant l’histoire et ses ramifications donnant au groupe un concept génial et très instructif.  Tantôt très progressive, souvent agressive et absolument sombre, la musique de Augury détonne et se démarque des autres formations du genre.  L’ouverture musicale est un impératif pour comprendre et savourer chaque note et chaque parcelle d’ambiance projetées sur les huit pièces.  Depuis Voïvod et Obliveon, aucun groupe Québécois n’avait réussi à projeter une essence musicale de cette trempe.
 
Je ne saurais dire si Illusive Golden Age est le meilleur album Métal Québécois de tous les temps mais chose certaine c’est qu’il rivalise amplement avec les Nothingface et From this Day Forward ainsi que certains albums progressifs de la belle époque en se classant aisément dans mon top 5 des meilleurs albums Québécois à vie tous styles confondus. 
 
Composition: 10
Exécution: 10
Ambiance: 9,5
Originalité: 9,5
Production: 9

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Frank X – Progressive Metal – Canada
From Planet X – 2018
Indépendant
8,8/10

Frank X nous arrive avec son troisième album intiltulé From Planet X. Le musicien de Warwick continue sur sa lancée de compositions disjonctées avec un niveau de composition très élevée et un humour frisant la folie.

Le maître François Dallaire fait tout lui-même, la composition, les arrangements, il joue de tous les instruments, fait pratiquement toutes les voix et produit ses albums. Frank s’y donne à cœur joie dans les riffs acérés et gras sur une rythmique au tempo changeant le tout agrémenté d’arrangements sonores de haut calibre, l’utilisation des claviers et une force dans la musique de Frank X, les sons utilisés sont géniaux et à leur place et le maître n.hésite pas à explorer divers instruments notamment en utilisant des sons de saxophone ou des sons de claviers « vintage » donnant un souffle très 70’s aux sonorités très modernes des compositions. Une fois de plus Frank X y va de son humeur caustique en mettant l’emphase sur les dialogues entre les divers personnages de son concept. Sur cet album, Lucifer se fait écorcher à qui mieux mieux et c’est très drôle, la pièce finale The End of the Tail est un parfait exemple de cet humour fou généré tout au long de l’album.

From Planet X est la la hauteur des deux précédents albums, la vitesse de croisière de Frank X se maintient. Cet album ne s’adressera pas encore une fois aux gens plus fermés car ici on explore un monde de sonorités et d’arrangements moins communs dans la vaste planète Métallique.

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 8,5
Originalité: 8,5
Production: 9

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Endarken – Black Metal – Serbie
Tvoj je hram u srcu mom – 2018
Blackest Ink Recordings
8.8/10

Je ne suis pas le plus assidu en matière de Black Metal mais j’aime bien le genre lorsque c’est bien fait et surtout bien enregistré.  J’ai reçu un promo d’une formation de la Serbie répondant au nom de Endarken.  Comme son nom l’indique, la musique du groupe est très sombre et toute aussi froide que ce que la noirceur peut nous apporter.

Bien sûr, la musique de Endarken n’est pas une nouveauté en soi mais le groupe fait un excellent Black rapide alliant mélodies glaciales et riffs tranchants.  Les compositions sont fort bien structurées avec des arrangements plus complexes que la moyenne et une ambiance générale des plus sophistiquées.  Endarken joue dans la cour des grands : La production est sans failles et rivalise avec les grosses productions du genre et j’ai été agréablement surpris par son professionnalisme. La présentation est aussi de haut calibre, ici on ne laisse rien au hasard et ça parait.  Le groupe a tout pour se glisser dans les grandes ligues et en étonnera plusieurs sans l’ombre d’un doute.

Endarken frappe fort avec ce premier album, du Black Metal sans compromis avec de riches sonorités et des compositions spectaculaires.

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 8,5
Originalité: 8,5
Production: 9

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Rivers of Nihil – Technical Progressive Death Metal – États-Unis
Where Owls Know my Name – 2018
Metal Blade
9,2/10

J’ai découvert Rivers of Nihil avec le deuxième album Monarchy paru en 2015. Malgré les notes à outrance et ke fort penchant vers le Djent, j’avais tout de même bien aimé cet album qui n’était finalement pas piqué des vers. La formation Américaine revient cette année avec un troisième album intitulé Where Owls Know my Name, album qui marque un changement radical pour le groupe.

Quand je dis changement, ce n’est pas à prendre à la légère. Rivers of Nihil a laissé tombé son Djent et son Death Metal Technique commun pour se diriger vers un Death Metal très Progressif de haut calibre où les sonorités diverses et les instruments moins standards sont en avant plan. L’utilisation du saxophone sur plusieurs pièces de l’album apporte une dimension un peu plus Jazzy à la musique du groupe qui n’hésite pas à s’aventurer vers des sons planants en utilisant des effets bien placés. Le côté technique est toujours bien présent mais maintenant on se soucie beaucoup plus des ambiances et des structures musicales au lieu de montrer des prouesses pour impressionner la galerie. L’ajout de vocaux plus « cleans » renforce la partie progressive en apportant une dimension plus chaleureuse à l’ensemble des pièces.

Where Owls Know my Name ne s’adresse pas à tous. Rivers of Nihil entre dans une toute autre catégorie métallique pour s’aventurer vers des contrées plus avant-gardistes. Une très belle réussite sonore et musicale à écouter concentré.

Composition: 9,5
Exécution: 9,5
Ambiance: 9
Originalité: 9
Production: 9

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Goreworm – Technical Death Metal – Canada
The Path to Oblivion – 2018
CDN Records
6,9/10

Je reçois de temps à autres des « promos » de différents labels et/ou distributeurs. J’essaie le plus possible de répondre positivement à la demande de chroniques dans la mesure où ça entre dans les lignes guides de Hurlemort. L’agence Black Elements m’a envoyé le mini album de la formation Ontarienne Goreworm, formation qui donne dans un Death Metal technique à tendances mélodique.

The Path to Oblivion contient six pièces relativement très courtes pour un total d’un peu plus de dix-huit minutes. L’exécution est irréprochable, chaque musicien maîtrise son instrument à la perfection et les prouesses techniques sont monnaie courante. Le niveau de composition est assez appréciable, il y a du travail là-dedans et ça paraît. Par contre, point de vue originalité et ambiance générale, on repassera. Bien que le talent soit bien présent et solidement ancré, Goreworm est une autre des multitudes de formations surfant sur la vague du technique n’offrant autre chose que du réchauffé. Aucune ambiance ne ressort, on se contente de jouer ultra technique et de demeurer très statique au fil des pièces et la petite tendance « core » qui se dégage devient rapidement un irritant majeur. La production n’aide vraisemblablement pas la cause, bien que généralement assez bien balancée entre les divers instruments, la batterie est beaucoup trop « triguée » au point de se demander si ce n’est pas une machine qui fait le travail.

The Path to Oblivion n’est pas un mauvais mini album mais Goreworm aurait tout intérêt à peaufiner ses compositions en évitant de faire ce qui est présentement à la mode dans le vaste monde métallique.

Composition: 8
Exécution: 9
Ambiance: 5
Originalité: 5.5
Production: 7

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Voidhanger – Black/Thrash/Death Metal – Pologne
Dark Days in the Soul – 2018
Agonia Records
8.6/10

Parlez-moi de ça une formation qui frappe fort et qui offre des riffs incendiaires et dans les dents! Le trio Polonais Voidhanger nous garroche son troisième album en pleine face et laissez-moi vous dire que ça fait mal.

Dark Days in the Soul est un album court, direct et concis. On ne passe pas par quatre chemin et on va à l’essentiel sans aucune forme de remplissage. Huit pièces puissantes et entraînantes alliant une rythmique très solide sur laquelle sont assis des riffs accrocheurs et incisifs. Une overdose de sauvagerie à l’état pur rappelant Aura Noir, Destroyer 666 et Entombed.

Un album à prendre au sérieux et idéal pour clamer vos voisins chiants. Crinquez le volume au maximum et brassez-vous la tête!

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 8
Originalité: 8
Production: 9

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OST+Front – Industrial Metal – Allemagne
Adrenalin – 2018
Out of Line
8,6/10
 
La musique dite Industrielle a beaucoup évolué depuis ses premiers balbutiements au milieu des années 70.  Plusieurs chemins ont été empruntés au fil des décennies, parfois de manière fort innovatrice et intéressante et plus souvent qu’autrement de manière un peu simplette à la limite du quétaine avancé.
 
La formation Allemande OST+Front s’est engagé exactement dans la même voie que Rammstein, note pour note.  Les similarités sont tellement frappantes que le terme clone serait approprié pour décrire OST+Front.  Par chance, le clonage a été fort réussi, si bien que le clone est difficile à différencier du vrai.  Adrenalin comporte de très bonnes pièces bien composées reposant sur une production musclée et claire.  L’album ne contient pas vraiment de remplissage et s’écoute d’un bout à l’autre sans avoir à froncer les sourcils ou de soupirer d’impatience.
 
Adrenalin est un très bon album du genre, certes peu original mais qui livre tout de même la marchandise.  À écouter le volume très fort pour se faire marteler les tympans.  Un album idéal pour les pistes de danse des bars plus underground. 

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 8,5
Originalité: 7,5
Production: 9

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Crescent – Blackened Death Metal – Égypte
The Order of Amenti – 2018
Listenable Records
8,5/10

Depuis que la formation Américaine Nile s’est aventurée dans le concept des mythes et légendes Égyptienne autant au niveau paroles qu’en ajoutant certains éléments sonores issus d’un lointain passé, on constate une recrudescence de groupes s’engageant dans cette voie. Heureusement, la très grande majorité de ces groupes sont à la hauteur et offrent un produit fini de très haute qualité.

La formation Égyptienne Crescent peut se targuer de ses racines et clamer haut et fort la légitimité de son concept devenu maintenant courant à la limite du déjà-vu. Le groupe tire bien son épingle du jeu en nous offrant un Death Metal noirci fort bien composé avec une production puissante et éclatante. Ce deuxième album regorge d’excellents riffs et de belles idées malgré une certaine redondance au fil des pièces. Sans être un clone de quelconque groupe dans la même veine, Crescent arrive peut-être à un moment où ce genre de Métal extrême commence à devenir un peu moins original. Outre Nile, les groupes Ade, Aeternam, Melechesh ou Maat sont déjà bien établies et sont passés maîtres dans ce domaine depuis plusieurs années.

Quoiqu’il en soit, The Order of Amenti est un excellent album au dessus de la moyenne et mérite amplement de se tailler une place parmi les grands du genre. Une très belle réussite offrant de nombreux éléments captivants et intéressants.

Composition: 8,5
Exécution: 9
Ambiance: 8
Originalité: 8
Production: 9

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Ministry – Industrial Metal – États-Unis
AmeriKKKant – 2018
Nuclear Blast
8.9/10
 
Il n’y a que les fous qui ne changent pas d’idée et dans le cas de Al Jourgensen, c’est totalement véridique.  Oncle Al avait annoncé par deux fois la fin de Ministry.  Une première fois après The Last Sucker en 2008 mais qui avait finalement abouti à l’album Relapse en 2012 et From Beer to Eternity en 2013, Al avait alors annoncé sa retraite. Il en est ressorti en 2017 avec Sutgical Meth Machine et cette année avec le quatorzième album de Ministry : AmeriKKKant.
 
Une fois de plus, Jourgensen ne mâche pas ses mots et écorche l’administration Trump à qui mieux mieux tout en varlopant les États-Unis au grand complet, se prononçant même de façon un peu ambiguë sur la question des Antifas.  Musicalement parlant, Ministry revient à ses racines Industrielles délaissant le côté Métal plus souvent qu’autrement.  On y retrouve donc des sonorités du temps de The Land of Rape and Honey et également des idées issues des vieux albums de Revolting Cocks et également de Pailhead.  Le groupe utilise même des violons sur quelques pièces ce qui amène Ministry dans un champ jusqu’ici inexploré.  Une nouvelle mouture de la célèbre TV Song est présentée sous le titre de TV 5/4Chan qui perpétue la tradition chaotique des quatre autres versions.  Jourgensen et ses acolytes sont en feu et signent ici un excellent album digne de The Mind is a Terrible Thing to Taste. 
 
AmeriKKKant est un excellent album Industriel qui nous sert des sonorités mécaniques comme Oncle Al nous a si bien servi dans le passé.  Je renoue avec Ministry, ce nouvel album va se classer très haut dans les tops 2018.

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 8,5
Originalité: 9
Production: 9

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Judas Priest – Heavy Metal – Angleterre
Firepower – 2018
Epic Records
8,2/10

La sortie d’un nouvel album de Judas Priest provoque toujours des remous chez les fans et moins fans. C’est normal, Judas Priest est une grosse pointure du monde Métallique et son influence est très grande. Sans me considérer comme étant un grand fan de Priest, j’ai toutefois aimé quelques albums de la discographie jusqu’à Defenders of the Faith. Oublions Turbo un instant. Je n’ai par la suite pas vraiment prêté l’oreille à la suite sauf peut-être pour Painkiller et l’avant dernier, Redeemer of Souls.

J’ai écouté Firepower uniquement par curiosité je dois l’avouer. Donc, je n’avais aucune attente et c’est avec une oreille de fan moyen que j’ai écouté cet album en oubliant délibérément que c’était Judas Priest. Firepower est un album très bien produit, normal pour Andy Sneap, qui comporte vraisemblablement beaucoup trop de pièces. Certes, il y a d’excellentes chansons à la hauteur de ce que l’on s’attend de la bande à Rob Halford mais cet album contient aussi pas mal de remplissage et surtout de ballades mielleuses qui viennent casser la « drive » générée par les bonnes pièces. On aurait pu aisément se passer de quatre ou cinq pièces pour garder l’essentiel qui frappe et qui retient l’attention.

Firepower va plaire au fan fini c’est certain. Il plaira aussi aux amateurs de bon Heavy Metal bien ficelé et musclé. Mais pour ma part, bien que ce nouvel album soit supérieur au précédent, il me laisse de glace et ne m’impressionne pas vraiment. Tout de même à écouter, un album classique à en devenir.

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 7
Originalité: 7
Production: 9

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Abysmal Grief – Doom Metal – Italie
Blasphema Secta – 2018
Sun and Moon Records
8,1/10

Le Doom a la cote et nombreuses sont les formations à adhérer à ce type Métallique lent et puissant.  Parfois épique, généralement sombre, le Doom est utilisé à plusieurs sauces avec différents ingrédients.  La formation Italienne Abysmal Grief nous livre son cinquième album cette année et malgré que je ne connaissais pas le groupe, quelque chose me dit que je vais aller voir et surtout écouter les parutions précédentes.
 
D’entrée de jeu, Blasphema Secta a une production un peu faible mais ce détail est effacé rapidement par les ambiances glauques et glaciales générées par une grande utilisation de claviers, particulièrement avec des sonorités d’orgue, de clavecin et de cloches.  Le son global généré donne l’impression d’une grande messe noire où les guitares ne sont présentes que pour apporter de la coloration supplémentaire aux claviers et venir appuyer la section rythmique.  Le travail de composition est très au-dessus de la moyenne et l’exécution est tout à fait droite.  Le niveau vocal pourrait être amélioré mais le tout passe tout de même très bien.  On reconnaît certains éléments des vieux albums de Candlemass ici et là ainsi que certaines sonorités similaires à Occultation et Acid Witch.
 
Blasphema Secta est un très bon album de Doom pur aux sonorités glauques avec de longues pièces majestueuses et épiques.  Un bon cocktail pour invoquer le Malin!
Composition: 9
Exécution: 7.5
Ambiance: 9
Originalité: 8
Production: 7

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By Sinistros in Le Gramophone

Pestilence – Progressive Death Metal – Pays Bas
Hadeon – 2018
Hammersmith
8,1/10

La sortie d’un nouvel album de Pestilence n’est jamais une réelle surprise, le groupe garde une certaine constance et une égalité d’album en album. C’est encore vrai sur Hadeon, huitième album, qui compte par contre un nouvel alignement qui ne change en rien la sonorité et le style de Pestilence.

Sur Hadeon, Pestilence garde le cap instauré par les albums précédents en offrant des riffs intelligents et captivants le tout bien assis sur une rythmique droite et directe. L’album ne contient pas vraiment de remplissage, chaque pièce est à sa place sans avoir une impression de redondance. Le groupe a misé sur quelques effets de voix « robotiques » à la manière de ce que Voïvod avait fait sur Killing Technology. Ce n’est certes pas grand chose d’innovateur mais ceci apporte une dimension intéressante aux pièces. Les compositions sont bien structurées avec un bon dosage technique montrant certaines racines progressives et jazz des musiciens. La production est quand à elle impeccable et limpide, c’est du travail de pros.

Hadeon est un album très efficace qui s’écoute fort bien. Du Pestilence comme nous sommes habitués, c’est bon, direct et on aime ça de même!

Composition: 8
Exécution: 9
Ambiance: 7
Originalité: 7,5
Production: 9

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