Ihsahn – Das Seelenbrechen – 2013

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1416
Ihsahn – Das Seelenbrechen – 2013
Norvège

Ihsahn s’éloignait de plus en plus de ce qu’il l’avait rendu célèbre. Bien que certaines sonorités Black Metal persistaient dans ses compositions, le bonhomme avait pleinement embrassé le Progressif pour en faire son cheval de bataille et cette facette se faisait fortement entendre sur son cinquième album, Das Seelenbrechen. Le contraste était si évident que Ihsahn commençait à perdre ses anciens fans du temps de Emperor pour vraisemblablement s’en faire de nouveaux, cet album était passé plutôt inaperçu dans le vaste univers métallique ce qui est curieux vu sa haute qualité musicale et le perfection des arrangements. Étant donné que le changement déplait et fait un peu peur, la réaction du public était quelque peu prévisible. Das Seelenbrechen solidifiera les bases pour ;les albums suivants et fait intéressant, pour toute sa discographie solo, Ihsahn n’a jamais répété le même album deux fois. Il a toujours tenté de se renouveler ce qui est une excellente chose en bout de ligne car le Norvégien n’a jamais sorti de mauvais album. Même si Das Seelenbrechen demeure le moins connu de sa discographie, il demeure un incontournable classique intemporel!

Ihsahn – Eremita – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1348
Ihsahn – Eremita – 2012
Norvège

En plus d’être un pionnier incontesté du Black Metal originel, Ihsahn est rapidement devenu un maître tout aussi incontesté de la musique extrême progressive avec son projet solo. Le changement de cap musical de Ihsahn avait débuté avec Peccatum après la séparation d’Emperor qui montrait les talents de compositeur du musiciens sous un autre jour. L’expériemtation musicale s’était poursuivie avec le premier album du projet solo et à mesure que les albums sortaient, le bonhomme en rajoutait toujours une couche pour nous surprendre. Eremita, quatrième album de la discographie, ne faisait nullement exception à cett recherche de sonorités et de textures. Jonglant avec le Black Metal de ses débuts avec divers styles issus de plusieurs époques et différentes origines, Ihsahn avait brillamment su se forger une genre à part entière et se prouver à lui-même qu’il était capable de s’aventurer dans des zones plus inconfortables. Il est vrai que certains fans ne digéraient pas que l’artiste s’éloigne du son de Emperor mais force était de constater que les quatre albums de la formation culte étaient rendus loin derrière et qu’il fallait maintenant aller de l’avant et évoluer. Eremita était effectivement une évolution musicale qui nous montrerait un Ihsahn différent et plus mature sur les albums suivants.

Ihsahn – Ihsahn – 2024

Ihsahn – Extreme Progressive Metal – Norvège
Ihsahn – 2024
Candlelight Records
9.5/10

Si le nom de Ihsahn vous est totalement inconnu, il y a fort à parier que vous n’êtes pas un amateur de Black Metal ni de Métal plus extrême. Ihsahn a commencé sa carrière musicale à l’âge de 16 ans en fondant le légendaire groupe Norvégien Emperor. Il agit depuis 2005 entant qu’artiste solo qui a fait ses preuves depuis longtemps. Étant un pionnier fondateur du mouvement Black Metal en Scandinavie, le bonhomme a accumulé tout un bagage musical au fil des décennies et à chaque sortie d’album, il en étonne plus d’un avec ses talents innés pour la composition et les arrangements spectaculaires. Est-ce que son huitième album solo perpétue cette tradition d’excellence et d’étonnement? La réponse est un oui absolu!

Ihsahn a toujours mis un point d’honneur sur la qualité musicale et rien ne change à ce propos sur ce nouvel album éponyme. Cependant, pour l’étonnement, Ihsahn nous livre une musique jusqu’ici pratiquement jamais explorée. Outre le penchant très Progressif et le côté plus extrême de ses origines Black Metal, Ihsahn nous a concocté un album typiquement axé sur le symphonique donnant l’impression d’écouter une bande sonore de film. Un film postapocalyptique, certes, mais tout de même haut en couleurs et en textures qui nous envoie dans un monde parallèle hostile et impressionnant. Décidément, Ihsahn est un sacré génie musical et il le démontre admirablement sur ce nouvel album. Il démontre également son immense talent d’instrumentiste car hormis la batterie, le violon et les percussions, il a joué et enregistré tous les instruments et les voix en plus de produire l’album comme un artiste multi-tâches accompli. La production est percutante, ça sonne, c’est dynamique et tout est à sa place dans le mix. Ihsahn explore, expérimente et évolue magistralement tout en gardant ses origines bien en tête.

Un autre chef d’œuvre de la part du maître qui se retrouvera dans les tops 2024 en très haute position. À écouter immédiatement si ce n’est déjà fait!

Composition : 9.5
Exécution : 9.5
Arrangements : 9.5
Production : 9.5
Appréciation : 9.5

Ihsahn – After – 2010

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1207
Ihsahn – After – 2010
Norvège

Ihsahn. Il en a fait du chemin le petit cul de 16 ans qui avait fondé Emperor en 1991. Le bonhomme était déjà un pionnier et une légende en tant qu’un des fondateurs du Black Metal Scandinave avec seulement quatre albums avec Emperor, il est devenu un genre de Dieu de la musique extrême et avait poussé son évolution musicale beaucoup plus loin avec son projet solo. Certains reprochaient à Ihsahn de s’éloigner de la pureté Black Metal de ses débuts mais de l’aveu lui-même de l’artiste, il ne pouvait tout simplement continuer à stagner dans cette voie durant toute sa carrière, il lui fallait explorer d’autres avenues sonores en expérimentant avec les textures, les structures et divers instrumentations pour pouvoir aller plus loin dans son cheminement. Avec son troisième album solo, Ihsahn avait trouvé une maison avec Candlelight Records qui l’aiderait dans sa démarche artistique sans trop se mettre des balises pour plaire au plus grand nombre. After en avait surpris plus d’un, c’était un album ambitieux qui sortait de l’ordinaire et qui prouvait que le musicien en était un vrai de vrai. Ses talents de compositeur, d’arrangeur et de producteur ne pouvaient plus être remis en question, Ihsahn avait franchi la ligne entre faire de la musique et faire de l’art et After c’était justement de l’art dans la plus pure de ses formes. Un excellent album à découvrir si ce n’est déjà fait et un bijou pour le Métal Progressif.

Ihsahn – angL – 2008

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1111
Ihsahn – angL – 2008
Norvège

Ihsahn est tout un musicien et un compositeur hors pair. Ceux qui ont suivi sa carrière avec Emperor le savent très bien. Cependant, beaucoup lui reprochaient de ne pas avoir suivi le chemin qu’Emperor avait pris avec ses quatre albums. Pourtant, Ihsahn ne s’éloignait pas tant du Black metal qu’on pouvait le croire. Son premier album solo témoignait d’un désir d’évoluer musicalement vers d’autres contrées sonores, ce qui est parfaitement normal pour un compositeur de cette trempe. Sur angL, le virage ultra progressif entreprit s’accentuait encore plus et Ihsahn s’affirmait de plus en plus à tenter des expérimentations en jouant avec les styles, les textures et l’instrumentation. De l’aveu même du bonhomme, si Emperor avait continué, il aurait sans aucun doute pris cette même tangente comme quoi Ihsahn avait besoin de changement et avait surtout besoin d’élargir ses horizons et son esprit créatif. angL était un pont entre l’ancien Ihsahn et ce qui s’en venait car la suite en serait encore plus spectaculaire. Non seulement ce musicien Norvégien avait contribué au développement du Black Metal en étant l’un de ses pionniers, il contribuait aussi largement à l’évolution du Progressif dans le Métal en ouvrant des portes et défonçant des barrières. Notons la participation plus que spéciale de Mikael Akerfeldt qui signe la voix principale, tant claire que growl sur la pièce Unhealer, signe que Ihsahn était maintenant prêt à s’entourer de sommités pour parfaire ses compositions et aller de l’avant en regardant vers le futur. Un excellent album pour découvrir le travail d,un grand compositeur qui n’a rien à envier à quiconque.

Ihsahn – The Adversary – 2006

L’Évolution Métallique selon Sinistros #996
Ihsahn – The Adversary – 2006
Norvège

Ihsahn a commencé sa carrière à un très jeune âge. Pour être plus précis, il avait 16 ans lorsque Emperor fut formé en 1991 ce qui fait de Ihsahn l’un des pionniers du Black Metal Scandinave et bien que Ihsahn lui-même n’a jamais participé aux incendies des églises en Norvège, son groupe fait partie de ces infâmes qui ont rendu la scène Black Metal Norvégienne tristement célèbre pour ses divers actes répréhensibles. Après la dissolution de Peccatum en 2006, Ihsahn a tout simplement décidé de poursuivre en tant qu’artiste solo se dirigeant musicalement vers une musique plus Progressive et encore plus complexe que ce qu’il avait pu faire auparavant. Ce dernier explique qu’il avait fait le tour de ce qu’il avait à accomplir avec Emperor et qu’il se devait de prendre un tout nouveau tournant musical. The Adversary fut le premier album de ce nouveau projet solo, album qui en avait pris plusieurs par surprise et qui démontrait que le bonhomme était tout un génie de la composition et des arrangements. Ihsahn avait pris le taureau par les cornes et avait puisé dans tout son bagage musical pour concocter des pièces aux multiples textures et sonorités qui allaient continuer à influencer le vaste monde métallique et le rendre plus vivant que jamais. Ce premier album solo n’était que le début d’une sorte de renaissance et la suite allait être plus que spectaculaire et riche en sonorités diverses. Un album incroyable qu’il faut impérativement prendre connaissance pour bien comprendre le cheminement de Ihsahn et surtout de l’évolution de la musique extrême plus complexe.

Ihsahn – Telemark – 2020

Ihsahn – Experimental/Progressive Metal – Norvège
Telemark – 2020
Candlelight Records
9,1/10

Chaque sortie d’album de la part de Ihsahn suscite un très grand intérêt de la part des amateurs de Métal Progressif dont je fais partie. Telemark est la huitième sortie pour l’ancien leader de Emperor et pour la première fois dans sa carrière solo, cette sortie se limite uniquement à un mini album de cinq pièces.

Cette nouvelle offrande comporte trois nouvelles compositions ainsi que deux reprises. Ceux d’entre vous qui me connaissez ou me lisez comprendront parfaitement que je ne m’attarderai aucunement sur les reprises que je juge inutiles et dénuées d’intérêt. Par contre, les trois nouvelles compositions sont à la hauteur de ce que Ihsahn nous a livré depuis The Adversary paru en 2006. Sur Telemark, Ihsahn semble effectuer un bref retour vers ses origines Black Metal tout en conservant son approche très moderne et progressive, c’est décidément du grand Ihsahn, il n’y a pas de doutes là-dessus.

Comme toujours, le multi instrumentiste Norvégien nous en met plein la gueule avec ses prouesses techniques tant à la guitare, la basse que sur les claviers. Ihsahn a commencé à joué très jeune, il a pratiqué son art au fil des années et ça paraît.

Le talent indéniable pour la composition et les arrangements font de ce musicien un chef de file dans le vaste monde Métallique. Ici, comme pour les précédents albums, on jongle avec les changements de tempo et les différentes textures de façon magistrale. Les mélanges de styles sont monnaie courante et les couleurs sonores sont toujours aussi intéressantes.

Je ne sais pas si mes oreilles me jouent un tour avec Telemark mais il me semble que la production est moins fluide et plus sourde qu’auparavant, peut-être est-ce voulu de sonner ainsi mais pour ma part je suis un peu déçu du son général de ce mini album. Par contre, j’ai déjà entendu 100 fois pire et la production demeure tout de même dans les standards auxquels il faut s’attendre.

Mis à part les deux reprises de Lenny Kravitz et de Iron Maiden, j’ai bien aimé ce mini album qui est en quelque sorte un excellent entre deux pour nous faire patienter jusqu’à la sortie d’un album complet. Court mais extrêmement efficace!

Composition: 9,5
Exécution: 9,5
Arrangements : 9
Production: 8,5
Appréciation Générale : 9

Ihsahn – Àmr – 2018

Ihsahn – Extreme Progressive Metal – Norvège
Àmr – 2018
Candlelight
9,4/10

Le leader de Emperor, Ihsahn, est de retour avec son spetième album solo. Àmr est la continuité du précédent album, Arktis. En mettant la noirceur un peu plus en avant plan. Une fois de plus Ihsahn nous prouve qu’il est un compositeur inventif avec un esprit plutôt ouvert.

L’utilisation des claviers est faite de façon intelligente, Ihsahn s’en sert pour ajouter de la vivacité à ses guitares et n,a pas peur d’explorer diverses facettes musicales issues de plusieurs genres qui n’ont rien à voir avec le Métal proprement dit. Ihsahn s’enfonce de plus en plus dans un progressif où les émotions musicales sont le point de mire allant même jusqu’à nous offrir certains passages, disons à la limite R&B. Bien que ce petit côté mielleux m’agace un brin, j’ai réussi à faire abstraction en me concentrant plus sur l’équilibre des textures musicales proposées et des arrangements fort surprenants. Oui, Ihsahn a su garder certains éléments provenant de Emperor, notament sur la pièce One Less Enemy. Pour les fans qui s’attendent encore à voir ressurgir de nulle part un clone de Emperor, oubliz-ça tout de suite. Le Black Metal n’est pas vraiment présent sur Àmr, seulement quelques soubresauts noircissant cette masse progressive ingénieuse.

Décidément, Ihsahn continue à nous surprendre avec un album bien ficelé aux sonorités envoûtantes et à la composition d’un niveau de génie difficilement surpassable. Ouvrez vos esprits et entrez dans un monde parralèle musicalement noir et riche.

Composition: 9,5
Exécution: 9,5
Ambiance: 9,5
Originalité: 9,5
Production: 9

Ihsahn – Arktis. – 2016

ihsahnIhsahn – Extreme Progressive Metal – Norvège
Arktis. – 2016
Candlelight
9/10

La sortie d’un nouvel album de Ihsahn est toujours digne d’intérêt. Je doute qu’il soit encore nécessaire de faire les présentations du personnage et du musicien qui est l’un des plus versatiles que la scène Black Metal ait porté depuis son introduction dans la grande famille Métallique.

Arktis est le sixième album solo de Ihsahn depuis 2005, soit quatre ans après la dissolution de Empreror. Cette fois-ci, le multi-instrumentiste s’est vraiment surpassé signant son chef d’oeuvre musical en carrière surpassant même les classiques de Emperor. Le talent de compositeur de Ihsahn est à couper le souffle, les idées ne manquent pas et le musicien est passé maître dans l’art des arrangements et des ambiances.

Sur Arktis, le Black Metal est pratiquement disparu du son global laissant place à diverses sonorités Progressives et pratiquement Jazzy par moments avec une grande utilisation de claviers et de diverses teintes de guitares, tantôt agressives et très lourdes et régulièrement mélodiques et très techniques. Le mélange de vocaux « harsh » et « cleans » donnent un effet de dualité fort intéressantes. Du pur génie musical.

Pour ceux qui encore espoir de retrouver le son de Emperor, oubliez ça tout de suite. Arktis est à des années lumières. Le cheminement de Ihsahn tends vers une évolution vers d’autres horizons musicaux et pour un musicien c’est tout à fait normal d’évoluer plutôt que de stagner avec le passé. Je recommande vivement Arktis qui est une des sorties les plus spectaculaires de l’année.