The Residents – Fingerprince – 1977

L’Évolution Alternative selon Sinistros #102
The Residents – Fingerprince – 1977
États-Unis

Avec Fingerprince, son troisième album, The Residents effectuait un virage transitoire entre ses débuts avant-garde de ses deux premiers albums vers un style plus minimaliste mettant l’emphase sur des boîtes à rythmes, des vocaus et des atmosph;eres beaucoup plus glauques. Les paroles devenaient plus importantes alors que le groupe s’aventurait dans le conceptuel pour chacun de ses albums suivants et en peaufinant sa légendaire sonorité mécanique riche en textures diverses obtenues grâce à diverses instrumentations jouées sans suivre des standards établis. Fingerprince forgera cette sonorité oppressante qui donnera des albums grandioses et totalement disjonctés comme Duck Stab, Commercial Album ou encore l’incroyable trilogie de six albums autour de deux entités, « The Moles » et « The Chubs » initiée sur le désoramis célèbre et légendaire Mark of the Mole. Fingerprince est un album important pour le développement de la msuique Industrielle et expérimentale et est à considérer si vous n’avez pas peur d’affronter le bizarre musical et ce qui est non standard.

The Residents – The Third Reich ‘n Roll – 1976

L’Évolution Alternative selon Sinistros #80
The Residents – The Third Reich ‘n Roll – 1976
États-Unis

Avec le slogan « Why The Residents Hate the Beatles » en référence à la pochette de leur premier album, The Residents avait sorti The Third Reich ‘n Roll, son deuxième album, comme étant un album de reprises de succès Rock ‘n Roll des années soixante en affirmant que la jeunesse mondiale avait subi un lavage de cerveau de la part des artistes de Rock and Roll. En a résulté un album irrévérencieux et très caustique de deux longues pièces qui sont des collages de déconstruction de succès comme In-A-Gadda-Da-Vida, A Horse With No Name ou encore Hey Jude, le tout servi à la sauce humoristique connue du groupe. L’irrévérence avait été à son paroxysme et avait créé une commotion dû à l’Imagerie Nazie de la pochette et de la photo du groupe qui dénonçait en réalité une forme de contrôle conformiste et dangereusement traditionnel des compagnies de disques en associant l’industrie musicale au régime Nazi. Un album clé de ce qui deviendra la musique expérimentale et Industrielle dans lesquelles plusieurs artistes prendront des looks reliés à des régimes fascistes tout en luttant contre la lutte de ces dits régimes et leurs idéologies. À écouter si vous ne craignez pas la bizarrerie sonore et la musique expérimentale qui décape!

The Residents – Meet the Residents – 1974

L’Évolution Alternative selon Sinistros #62
The Residents – Meet the Residents – 1974
États-Unis

Quoi de mieux qu’une parodie de la pochette Meet the Beatles pour illustrer la déconstruction totale des standards de la musique? C’est ce que The Residents a fait pour son premier album Meet the Residents, album complétement disjoncté qui allait jeter les bases sur une carrière prolifique en tout points. Le terme expérimental est le plus exact pour illustre la sonorité du groupe qui défiait toute l’industrie à grands coups de textures éclatées et de structures musicales qui étaient à l’opposé de ce la majorité voulait entendre. The Residents, ce n’est effectivement pas pour tout le monde et avec Meet the Residents, le groupe masqué n’y allait pas de main morte pour effrayer la populace avec des bizarreries auditives qui pouvaient rendre mal à l’aise. C’était le début d’une grande aventure vers un autre monde difficile d’accès et ce voyage sera des plus influents pour le développement de la musique hors normes.

The Residents – Santa Dog EP – 1972

L’Évolution Alternative selon Sinistros #35
The Residents – Santa Dog EP – 1972
États-Unis

Crédité sous le nom de Residents Uninc., Santa Dog EP est le premier enregistrement officiel du célèbre groupe The Residents. Bien entendu, la formation Américaine est de loin l’une des plus bizarres et une des moins accessibles de l’histoire de la musique moderne principalement dû au fait de sa déconstruction musicale, de ses expérimentations et de son dédain pour les normes établies. Bien que très court du haut de ses 11 minutes et ses quatre pièces disjonctées, Santa Dog EP jettera les bases de la musique expérimentale dans laquelle tout est permis sans qu’on se soucie de l’opinion de qui que ce soit. La pièce d’entrée Fire est la plus notoire du groupe si bien que cet EP sera réenregistré à de nombreuses reprises au cours de la très prolifique carrière du groupe masqué. Santa Dog EP n’était que le début pour le groupe dont les membres demeureront anonymes jusqu’à aujourd’hui et servira de tremplin à ce qui allait suivre en préparant le monde pour Meet the Residents, premier album complet du groupe qui deviendra un point de départ exceptionnel pour la musique d’avant-garde et qui influencera directement les pionniers de la musique Industrielle. Tout un commencement pour une des formations les plus incroyables de l’histoire!

The Residents – Doctor Dark – 2025

The Residents – Experimental Rock – États-Unis
Doctor Dark – 2025
Cherry Red Records
9,2/10

The Residents n’est pas le plus connu auprès du grand public et pour cause : La musique du groupe est excessivement expérimentale et complétement disjonctée pour une oreille peu avertie. L’anonymat des membres du groupe ajoute une large part de mystère autour du projet, mystère qui vient renforcer l’aura musical à chaque album. Fondé vers la fin des années 60 en trant que collectif artistique, The Residents en est rendu à son 45e album depuis ses débuts et c’est tout un album qui rappelle certains moments forts de la discographie.

Doctor Dark est un autre album concept de la formation Américaine et premier album sans le regretté Hardy Fox qui a avoué en 2017 être le principal compositeur du groupe. L’identité des autres membres est toujours nébuleuse à ce jour malgré une multitude de collaborateurs ayant tourné autour du projet depuis les touts débuts. Jouissant d’une excellente production, Doctor Dark nous plonge dans un univers sonore comme seul The Residents pouvait nous embarquer. On retrouve des similitudes avec les classiques Mark of the Mole, God in Three Persons et The Tunes of Two Cities sans toutefois reprendre ce qui a déjà été fait auparavant. The Residents étant très expérimental, les membres du groupe n’hésitent pas à jouer avec les sons, les claviers et autres divers instruments passés dans des effets pour une déconstruction musicale des plus déroutantes pour les oreilles non-initiées. Doctor Dark est à l’image de tous les autres albums du groupe, inaccessibles, incompréhensibles et surtout très brillants. Si vous voulez passer plus d’une heure dans un délire angoissant riche en textures et en expérimentations diverses, ce 45e album est tout à fait indiqué pour faire partir la visite qui colle et faire peur à des voisins envahissants.

Doctor Dark est une des meilleurs albums du groupe depuis les 20 dernières années, C’est riche, poignant et complétement fou! Du pur Residents comme j’ai toujours aimé et qui en fait un de mes groupes préférés tous styles confondus. Doctor Dark se retrouvera très haut dans ma liste des tops 2025 à coup sûr!

Composition : 9
Exécution : 9
Atmosphère : 9,5
Production : 9,5
Appréciation générale : 9

The Residents – Mark of the Mole – 1981

the-residentsAu début des années 90 j’ai fais connaissance avec un groupe Américain très avant-gardiste qui utilisait l’art avec un grand A sous toutes ses coutures pour produire plus de soixante albums en carrière. Formé en 1969, The Residents a commencé à expérimenter avec des rubans à bobines et divers instruments et ainsi créer une musique unique qui démolissait les standards musicaux de l’époque tout en focusant sur l’art avec leurs costumes, leurs pochettes d’albums et autres imageries utilisées dans un concept global qui rendait les membres du groupe anonymes.

The Residents ne s’est pas contenté de la musique, le groupe s’est lancé dans des films et s’est approprié les technologies pour ses créations devenant par exemple un des premiers à utiliser le multimédia et les CD-ROM pour propager sa culture propre. Au fil des décennies la formation a su évoluer en tenant compte de son entourage et de l’évolution de la société. L’influence des Residents m’a fait comprendre de ne pas lésiner sur le tout en musique. De ne pas se contenter uniquement de faire des chansons, des albums et des spectacles mais de faire un tout artistique où chaque élément a sa place pour former une oeuvre complète. La musique du groupe m’a aussi permis de laisser libre cours à mon imagination et de réaliser que seul l’infini est la limite à atteindre.

La Chronosphère: Mercredi 5 Août 2015
The Residents – Voices of the Air – 1981