Ministry – From Beer to Eternity – 2013

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1409
Ministry – From Beer to Eternity – 2013
États-Unis

Al Jourgensen entrait dans sa deuxième retraite avec Ministry en offrant un album des plus critiqués et selon plusieurs, du pire album de la discographie, jusque-là… From Beer to Eternity réitérait le sujet sensible de la dépendance aux drogues et à l’alcool à laquelle Jourgensen faisait face ce qui avait résulté d’un album passablement décousu selon plusieurs. Mais dans les faits, From Beer to Eternity était un album rétrospective qui couvrait la majeure partie de la carrière d’oncle Al avec des sonorités qui revisitaient des albums phares comme The Land of Rape and Honey et des éléments de Revolting Cocks au fil des pièces. Après la sortie de cet album, Jourgensen était retourné à la retraite mais pour une courte durée puisque Ministry reviendra sur les rails en 2014, une année seulement après l’annonce de cette retraite. From Beer to Eternity n’est effectivement pas le meilleur album de la discographie mais il ne méritait pas tant de haine de la part des trolls de l’internet. C’est un album qui passe bien et qui prouve que Jourgensen était, à l’époque de sa sortie, un génie des arrangements et de la provocation.

Ministry – Relapse – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1330
Ministry – Relapse – 2012
États-Unis

Ministry était sorti de sa première retraite pour nous offrir un nouvel album vertement critiqué par certains fans, surtout des métalleux. Relapse n’était possiblement pas le meilleur album de la discographie mais il ne méritait pas toute la haine qu’il avait reçu. Dans les faits, musicalement parlant, Ministry revenait à ses racines purement Industrielles avec des sonorités de The Land of Rape and Honey et des idées provenant des premiers Revolting Cocks, donc très axé sur les machines et les guitares abrasives sur des pièces rapides et agressives comme Double Tap. C’est vraisemblablement l’aspect très mécanique qui en avait rebuté plusieurs, d’autant plus que l’alignement était celui d’un supergroupe comportant Tony Campos à la basse, Tommy Victor à la guitare, Mike Scaccia à la guitare et Casey Orr aux claviers. Donc un alignement de feu qui avait fait un excellent travail de composition et de production. Relapse était en quelque sorte une introspection de Jourgensen sur sa vie et ses déboires avec la drogue et l’alcool mettant de côté la guerre politique entreprise contre le gouvernement Américain. En réécoutant cet album attentivement on constate que ce n’est ni plus ni moins du Ministry comme Jourgensen a toujours fait depuis The Land of Rape and Honey, peut-être un peu moins inspiré mais pas une album abominable comme il avait été dépeint.

Ministry – Hopiumforthemasses – 2024

Ministry – Industrial Rock/Metal – États-Unis
Hopiumforthemasses – 2024
Nuclear Blast
9,1/10

Quoi? Ministry est une fois de plus de retour après une annonce de mise à la retraite, la troisième en dix ans? Sommes-nous surpris? Venant d’Oncle Al, pas du tout. Jourgensen est une véritable girouette qui change d’idée comme il change de chemise, donc la venue d’un nouvel album n’est guère surprenante. Et cet album, il a lui aussi son lot de détracteurs comme pour les quatre albums précédents.

Pourtant, il y a du bon dans ces quatre derniers albums si l’in est un tant soit peu un fan de Ministry comme je le suis. Hopiumforthemasses est un excellent album de Ministry qui revisite plusieurs périodes du groupe en nous offrant ce qu’il fait le mieux : Une musique mécanique et abrasive avec une forte dose de provocation pure et simple. Ministry, on aime ou pas, on ne peu pas aimer ou ne pas aimer juste à moitié et il faut s’imprégner de cette sauce Industrielle et mécanique si on veut comprendre et apprécier la démarche artistique de Al Jourgensen. Justement, il fait ce qu’il veut Jourgensen et se fout complètement de notre opinion. Il est comme Jello Biaffra, il fait réagir, réfléchir et tape sur la stupidité humaine avec des compositions originales et ce, sans compromis. Hopiumforthemasses c’est exactement ça. Un album qui frappe fort en nous faisant réfléchir sur la société dans la quelle on vit. C’est du pur Ministry comme ça toujours été et bien que quelques albums de la discographie soient évidemement plus faibles, Hopiumforthemasses ne fait pas partie de la liste. D’excellentes pièces, des riffs décapants, une rythmique réglée comme horloge et une production en béton armé, tous les ingrédients sont réunis pour faire un véritable album de Ministry, avec le grand Jello Biaffra en prime une fois de plus en guise d’invité qui plante le clou plus loin avec son discours acéré.

Ce seizième album s’inscrit parmi les très bons de la discographie et fera sans nul doute partie des tops de l’année de Hurlemort. À écouter sans réserve avec un maximum de volume sonore.

Composition : 9
Exécution : 9
Arrangements : 9
Production : 9,5
Appréciation : 9

Ministry – The Last Sucker – 2007

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1080
Ministry – The Last Sucker – 2007
États-Unis

The Last Sucker fut le dernier album d’une trilogie s’attaquant directement aux Républicains en particulier la famille Bush. Ce fut aussi le dernier de Ministry avant sa séparation en 2008. Sur ce onzième album, on retrouvait le Ministry des belles années de The Mind is a Terrible Thing to Taste avec un son plus moderne et plus puissant. Des riffs bien aiguisés, une rythmique qui martèle sans arrêt et une aversion profonde pour ces Républicains, tous les ingrédients étaient réunis pour faire de cette offrande un album plus qu’explosif. Jourgensen prendra la décision de démanteler Ministry en 2008 à la fin de la tournée de l’album. Le groupe sera ressuscité en 2011 pour deux autres albums plus que moyens avant de reprendre le chemin de la retraire en 2013. Oncle Al remettra Ministry sur les rails une fois de plus en 2014 et continue encore aujourd’hui à nous sortir des albums qui s’attaquent directement au gouvernement Américain.

Ministry – Rio Grande Blood – 2006

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1001
Ministry – Rio Grande Blood – 2006
États-Unis

Al Jourgensen était parti sur une séquence dans laquelle il s’en prenait directement aux Républicains, en l’occurrence à la famille Bush, George père et fils en tête de liste. Rio Grande Blood était le deuxième album d’une trilogie dévastatrice qui dépeignait toute al folie Américaine et sa corruption au sein des gouvernements Bush. Ministry signait aussi un de ses meilleurs albums depuis The Mind is a Terrible Thing to Taste avec des riffs incendiaires bien aiguisés et une mécanique rythmique bien huilée. Oncle Al et ses acolytes y allaient à fond la caisse pour tenter de faire sortir une certaine vérité et en critiquant vertement les Républicains avec des paroles caustiques et mordantes. Rio Grande Blood est l’album le plus « Métal » de toute la discographie de Ministry et tout un album qui est devenu un classique instantané et un incontournable du genre.

Ministry – Houses of the Molé – 2004

L’Évolution Métallique selon Sinistros #901
Ministry – Houses of the Molé – 2004
États-Unis

Avec Houses of the Molé, Al Jourgensen avait entamé une trilogie qui frapperait directement sur le gouvernement Américain, en particulier sur Bush père et fils. Les textes caustiques envers les Républicains et les compositions de plus en plus rapides et grinçantes faisaient de cet album un des plus engagés de la discographie de Ministry. Oncle Al ne lâcherait pas le morceau et étendrait cette viscérale haine envers tout un pan des États-Unis jusque dans les médias musicaux se faisant un genre de porte-parole anti Républicain. Cette facette de Jourgensen s’étalera sur deux autres albums avant que ce dernier ne décide de mettre fin au projet Ministry. Tout comme pour The Min dis a Terrible Thing to Taste, Houses of the Molé fait partie du meilleur que Minsitry a pu pondre au cours de sa carrière. Un album extrêmement influent et important pour le développement du Métal Industriel dans les deux décennies qui suivront.

Ministry – Animositisomina – 2003

L’Évolution Métallique selon Sinistros #829
Ministry – Animositisomina – 2003
États-Unis

Avec son huitième album, Al Jourgensen poursuivait ce qu’il avait initié avec The Land of Rape and Honey en mélangeant habilement des éléments très Industriels avec des sonorités tirées du vaste univers métallique. Animositismina sera l’album le plus sous-estimé de la discographie du projet malgré un retour vers un son plus abrasif rappellent The Min dis a Terrible Thing to Taste. Cet album marquera également la dernière collaboration de Paul Barker avec Jourgensen et la fin du Ministry dit traditionnel avant qu’oncle Al ne décide de s’en prendre directement et ouvertement au gouvernement Américain avec une trilogie digne de ce nom. Animositisomina demeure un excellent album de Ministry qui prouvait une fois de plus que Al Jourgensen était le grand maître du Métal Industriel. Un atout dans une liste de lecture et dans sa collection d’albums en format physique.

Ministry – Dark Side of the Spoon – 1999

L’Évolution Métallique selon Sinistros #651
Ministry – Dark Side of the Spoon – 1999
États-Unis

Dark Side of the Spoon marquait l’album le plus troublé et le plus troublant de Ministry. Après avoir considérablement ralenti le pas sur son précédent album, Oncle Al revenait à la charge avec une pièce d’entrée d’album rapide et énergique avant de tomber dans la lenteur puissante. Cet album n’avait pas été bien reçu par les Métalleux de l’époque mais les amateurs de musique Industrielle retrouvaient le Ministry mécanique des premiers albums avec une touche plus dure et surtout plus bizarre. Certes, Dark Side of the Spoon ne plaisait pas au métalleux moyen mais a tout de même réussi à influencer bon nombre de groupes et d’artistes Métal à imbriquer des éléments purement Industriels et électroniques dans leur musique. Al Jourgensen aura encore beaucoup à donner avec les quatre albums suivants, Dark of the Spoon était le pont avec ce qui s’en venait. Un excellent album méconnu et surtout très sous-estimé qu’il faut réécouter pour l’apprécier à sa juste valeur.

Ministry – Filth Pig – 1996

Après avoir incorporé des éléments Métal dans ses sonorités Industrielles sur The Land of Rape and Honey en 1988, Al Jourgensen avait monté la barre Métalllque et la sauvagerie sonore sur ses deux albums suivants se plaçant ainsi tout en haut des pionniers de du genre qui était devenu le Industrial Metal. Filth Pig avait vu un Ministry devenir plus lent et plus dépressif devenant du même coup l’album qui allait diviser les fans. En effet certains fans du groupe n’avaient pas apprécié le tournant que Ministry venait de prendre résultant en un pauvre succès commercial. Pourtant, Fith Pig pourrait être considéré comme étant le plus consistant et l’album ayant le plus de finesse de toute la discographie du groupe. C’est aussi le premier album sur lequel Uncle Al jetait son dévolu sur la politique Américaine et commençait à tirer à bout portant sur les Républicains, tangente politique qui servira de base aux albums suivants. Oui, Filth Pig est différent et beaucoup plus lent mais il est possible que Ministry dût se réinventer pour ne pas sombrer dans le réchauffé et ainsi perdre sa crédibilité. Donnons une autre chance à ce superbe album qui est tout de même devenu une forte influence pour la musique Industrielle caustique et métallique.

Ministry – Moral Hygiene – 2021

Ministry- industrial Rock/Metal – États-Unis
Moral Hygiene – 2021
Nuclear Blast
9,1/10

Ma rencontre avec Ministry s’est faite en 1988 avec la sortie de The Land of Rape and Honey et je suis la carrière de al Jourgensen de près depuis tout ce temps. Est-ce que je suis un fan de Ministry? Bien sûr. Est-ce que je suis en mesure de faire la part des choses? Aussi mais je reste tout de même un fan un peu plus objectif quand il s’agit de Jourgensen. Oui, Oncle Al a annoncé la fin de Minsitry par deux fois, trois si on compte celle de la semaine dernière. Oui, les trois derniers albums sont plus faibles que bien d’autres mais il n’en demeure pas moins que Jourgensen a toujours livré la marchandise et s’est toujours réinventé.

Moral Hygiene est le quinzième et probablement le dernier album de Ministry si l’on en croit les déclarations de Al suite à la sortie de l’album. Ce nouvel album ne réinvente pas ce qui a été fait depuis plus de 35 ans mais c’est le plus solide et le plus intéressant depuis The Last Sucker paru en 2007. Si vous vous attendez à un album Étal de la part du groupe, oubliez-ça illico. Moral Hygiene est un album purement Industriel comme Ministry l’a si bien fait avec ses albums clés et ses projets comme Revolting Cocks ou Lard. Justement, notre ami Jello Biaffra est présent sur sabotage is Sex, une pièce très Lardesque avec des éléments plus alternatifs et Rock and Roll. Oncle Al joue beaucoup avec les sons et les différents styles tout au long de l’album et y va même d’une reprise de Search and Deastroy de The Stooges, un des grand-pères du Punk. Si vous aimez le vieux Minsitry, Moral Hygiene fait en quelque sorte un retour aux sources et offre un album qui se tient avec une excellente production.

Après avoir écorché Bush, il était de mise que Jourgensen frappe sur la tête de Trump et de la pandémie. C’est chose faite et c’est bien réussi. Maintenant, il serait temps pour Ministry de tirer sa révérence pendant qu’il est encore au sommet car parfois, il es préférable de se retirer pendant qu’il est encore temps. Moral Hygiene se retrouvera dans les tops de 2021 et le fan de Ministry que je suis est très satisfait de cet album.

Composition : 9
Exécution : 9
Arrangements : 9
Production : 9,5
Appréciation : 9

Ministry – ΚΕΦΑΛΗΞΘ – 1992

Communément appelé Psalm 69 : The Way to Succeed and the Way to Suck Eggs, le cinquième album de Ministry marquait le passage officiel du groupe vers ce que nous appelons aujourd’hui le « Industrial Metal ». Même si à l’époque nous étions loins de nous douter qu’un tel genre puisse voir le jour, le mal était déjà fait avec les deux précédents albums et le nouveau sous genre Métallique venait officiellement de naître. Comme à son habitude, Al Jourgensen aimait collaborer avec des musiciens issus d’autres horizons et d’autres groupes et pour le premier « single » de l’album, il avait fait appel à Gibby Haynes de Butthole Surfers pour ainsi créer une des pièces les plus emblématiques de Ministry et du genre au complet. Jesus Built my Hotrod donnait le ton à l’album et les riffs caustiques mélangés au martèlement continu de la rythmique firent de cet album l’un des plus influents du genre jamais conçus. Évidement à écouter sans réserves pour le plaisir de nos oreilles et pour mieux comprendre l’évolution du Métal Industriel.

Ministry – The Mind is a Terrible Thing to Taste – 1989

Lorsque l’on parle de « Game Changer » pour un album, cela signifie qu’il a eu suffisamment d’influence et d’impact pour avoir changé la musique à jamais. Certains albums ont été plus importants que d’autres dont The Mind is a Terrible Thing to Taste de Ministry. Cet album a littéralement tout changé dans le vaste monde de la musique underground. Non seulement cet album est considéré comme étant le pivot vers le Métal Industriel influençant des groupes comme Fear Factory, Strapping Young Lad ou encore Prong, il a aussi changé la perception que nous avions de la musique underground. Le Punk, l’Industriel, le Gothic Rock, le Métal et bien d’autres sous genres se trouvaient tout à coup réunis sous la même bannière redéfinissant ainsi le cours de l’histoire musicale. Cet album a aussi contribué à créer de nombreuses autres entités avec des sommités telles par exemple Jello Biaffra ou Trent Reznor, influençant ainsi toute une nouvelle génération de musiciens qui allaient façonner le cours de l’évolution musicale tout entière. The Mind is a Terrible Thing to Taste est l’un des albums les plus importants du monde musical underground, un album incontournable qui frise la perfection. Ouvrez grands vos esprits et constatez par vous-même le changement historique que cet album a apporté.

Ministry – The Land of Rape and Honey – 1988

Dans les années 80, les Métalleux et les Alternos se crachaient dessus et dénigraient stupidement le style de l’un et de l’autre un peu comme si les deux entités étaient deux camps ennemis. Ennemi… Je l’ai entendu souvent ce mot là de la part de Métalleux et curieusement, je n’avais jamais adhéré à cette ridicule philosophie musicale. À cette époque, j’avais été Metalleux avant tout le monde dans mon patelin et j’avais des amis Alternos et au fil du temps et de l’évolution musicale de ces deux « camps », j’avais fini par découvrir un monde extraordinaire de l’autre côté de la clôture ce qui m’avait valu l’ire de mes pseudos amis Métalleux qui, pour eux, j’étais devenu un genre de traitre. Tout ça pour finir par comprendre que ces deux « camps » avaient tout en commun et que la rencontre des deux était imminente et allait exploser. Celtic Frost avait déjà commencé à incorporer des sonorités Gothic Rock et Industrielles sur Into the Pandemonium, Voïvod mélangeait déjà un paquet de sonorités issues du monde Alternatif sans qu’on s’en aperçoive vraiment et il fallait une étincelle pour unir le tout et que tout ce beau monde finisse par se côtyer et partager ses idées.

Cette étincelle, c’est Al Jourgensen qui l’a fait jaillir avec le troisième album de son projet Ministry. Oncle Al avait gardé ses sonorités New Wave et Synthpop de ses deux premiers albums et avait incorporé des guitares abrasives et une rythmique destructrice qui n’était pas sans rappeler certaines idées issues du Speed Metal et du Hardcore. Ce mélange avait carrément révolutionné le monde musical underground de l’époque et personne ne s’attendait à un tel phénomène. Tout un monde de possibilités venait de s’ouvrir et les plus ouverts d’esprit allaient en profiter pour expérimenter et explorer. Le monde de la musique underground venait de s’unir même si certains étaient réfractaires à l’évolution. The Land of Rape and Honey est sans nul doute le pionnier du Métal Industriel qui ira influencer plus tard un bon nombre de nouvelles entités telles Godflesh, Prong ou Fear Factory.

Ministry – AmeriKKKant – 2018

Ministry – Industrial Metal – États-Unis
AmeriKKKant – 2018
Nuclear Blast
8.9/10
 
Il n’y a que les fous qui ne changent pas d’idée et dans le cas de Al Jourgensen, c’est totalement véridique.  Oncle Al avait annoncé par deux fois la fin de Ministry.  Une première fois après The Last Sucker en 2008 mais qui avait finalement abouti à l’album Relapse en 2012 et From Beer to Eternity en 2013, Al avait alors annoncé sa retraite. Il en est ressorti en 2017 avec Sutgical Meth Machine et cette année avec le quatorzième album de Ministry : AmeriKKKant.
 
Une fois de plus, Jourgensen ne mâche pas ses mots et écorche l’administration Trump à qui mieux mieux tout en varlopant les États-Unis au grand complet, se prononçant même de façon un peu ambiguë sur la question des Antifas.  Musicalement parlant, Ministry revient à ses racines Industrielles délaissant le côté Métal plus souvent qu’autrement.  On y retrouve donc des sonorités du temps de The Land of Rape and Honey et également des idées issues des vieux albums de Revolting Cocks et également de Pailhead.  Le groupe utilise même des violons sur quelques pièces ce qui amène Ministry dans un champ jusqu’ici inexploré.  Une nouvelle mouture de la célèbre TV Song est présentée sous le titre de TV 5/4Chan qui perpétue la tradition chaotique des quatre autres versions.  Jourgensen et ses acolytes sont en feu et signent ici un excellent album digne de The Mind is a Terrible Thing to Taste. 
 
AmeriKKKant est un excellent album Industriel qui nous sert des sonorités mécaniques comme Oncle Al nous a si bien servi dans le passé.  Je renoue avec Ministry, ce nouvel album va se classer très haut dans les tops 2018.

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 8,5
Originalité: 9
Production: 9

Ministry – The Land of Rape and Honey – 1988

ministryLa nouvelle vague du New Wave (!) établie vers la moitié/fin des années 80 a eu des ramifications très larges et vastes qui ont conduit vers de nombreux projets forts importants et influents. L’explosion de cette vague avait débuté avec Killing Joke mais le véritable élément déclencheur de ce cataclysme a été sans contredit Ministry. Ce « one man band » Américain avait débuté sa longue carrière en jouant du new wave/synthpop qui allait rapidement évoluer en une musique beaucoup plus agressive.

Al Jourgensen, le cerveau derrière Ministry, a été un grand rassembleur et s’est toujours entouré de musiciens influents issus de divers styles underground et ainsi créer divers projets de courte durée mais très importants, le tout gravitant autour de son projet initial. La révolution créée par Jourgensen a amené de nombreux génies de la musique underground à se réunir et ainsi collaborer à établir de nouvelles sonorités et de nouvelles idées qui changeront les règles au sein de l’industrie. L’évolution underground doit beaucoup à Ministry et la liste de collaborateurs au fil des ans est vraiment impressionnante. Plusieurs musiciens et projets feront assurément partie de cette chronique au fil des semaines à venir.
Merci Oncle Al!

La Chronosphère: Mardi 16 Juin 2015
Ministry – Stigmata – 1988

Ministry – From Beer to Eternity – 2013

ministryMinistry – Industrial Rock/Metal – USA
From Beer to Eternity – 2013………….8/10
13th Planet.

Encore une fois Oncle Al annonce la fin de Ministry avec ce nouvel album, From Beer to Eternity. Il serait souhaitable que Al Jourgensen tienne sa promesse cette fois-ci pour éviter de tomber. Avec cet album, Ministry tient encore debout et il serait bien que la légende le reste à jamais. Bref, il est préférable de se retirer lorsque l’on est au sommet.

Avec From Beer to Eternity, la boucle est maintenant bouclée. Sans être le chef d’oeuvre de Ministry, il reste que c’est un bon album qui regroupe des éléments qui s’étalent tout au long de la longue carrière de la formation. Al revient aux sources avec un son beaucoup plus Industriel et moins Métal rappelant Psalm 69 par ici ou The Land of Rape and Honey par-là tout en imbriquant des éléments issus de Revolting Cocks ainsi que ses influences personnelles comme le reggae ou le new wave.

Une bonne rétrospective sonore pour ceux qui ont les œillères un peu plus larges.