Sinister – The Carnage Ending – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1357
Sinister – The Carnage Ending – 2012
Pays-Bas

Sinister est l’une des formations pionnières du Death Metal en Europe et aux Pays-Bas. Avec une longue feuille de route et quelques aléas de la vie en cours de route, Sinister a pratiquement toujours délivré la marchandise avec une technicité exemplaire et une sauvagerie sonore qui montrait comment le Death Metal se devait d’être joué. The Carnage Carnage, le dixième album des Néerlandais, réaffirmait la notoriété de Sinister avec des compositions puissantes et des riffs gras et bien aiguisés. Le groupe n’avait plus rien à envier à quiconque et malgré le fait que le son n’évoluait pas vraiment, tout était toujours fait à la perfection. Un excellent album de pur Death Metal pur et dur à mettre sur sa liste d’écoute si ce n’est déjà fait!

Sinister – Legacy of Ashes – 2010

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1250
Sinister – Legacy of Ashes – 2010
Pays-Bas

Pour m’aider à faire mes chroniques de l’évolution métallique, je consulte le site Metal Archives qui, selon moi, est une excellente source d’information pour la grade communauté métallique mondiale. Bien sûr que je lis les critiques d’albums et je suis toujours surpris de voir à quel point ces critiqueux sont divisés et dont la vaste majorité sont loin d’être impartiaux. On aime ou on déteste, gratuitement. J’ai été surpris aussi de constater qu’une sommité du Death Metal comme Sinister n’avait généralement que 3 ou 4 critiques par album compte tenu du statut de légende de ce groupe Néerlandais. Si on se fie au pourcentage obtenu pour Legacy of Ashes, nous sommes en droit de penser que c’est un album horrible mais il suffit qu’un maigre 35% fasse baisser la moyenne sur seulement deux critiques. Oui, la production de Legacy of Ashes est un peu plus faible que certaines autres parutions du groupe mais cette production reste à la hauteur de ce qu’on attend d’un groupe de cette trempe. Sinister nous livre toujours les mêmes riffs accrocheurs et le même type de compositions bien construites et suffisamment techniques pour faire sourciller. Mais pourquoi diable, un groupe pionnier du Death Metal se sentirait obligé de changer pour éventuellement se faire ramasser par ceux qui craignent le changement? Sinister a contribué à inventer un genre qui perdure toujours aujourd’hui, il a toujours livré la marchandise et est toujours demeuré intègre tout au long de sa carrière. Legacy of Ashes ne fait pas exception, c’est un album plus qu’acceptable de la discographie du groupe et en voyant le peu d’intérêt porté par le lectorat du site Metal Archives, je constate que plus un groupe est fidèle à lui-même en refusant de devenir plus gros, moins il obtient de « succès ». Donc, je me réjouis que Sinister soit un de ces groupes et on peut dire, mission accomplie!

Sinister – The Silent Howling – 2008

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1117
Sinister – The Silent Howling – 2008
Pays-Bas

Sinister est un des groupes pionniers du Death Metal aux Pays-Bas ayant développé le genre avec Asphyx et Thanatos. Au cours de sa carrière, Sinsiter nA, jamais vraiment fléchi ne serait-ce qu’en 2003 avec le désastreux Savage or Grace qui avait conduit le groupe à se dissoudre. Le retour en 2006 nous ramenait une nouvelle formule tout en gardant en tête les origines du groupe avec son Death Metal sauvage et technique. The Silent Howling avait curieusement passé inaperçu aux oreilles des fans mais comportait d’excellents riffs caustiques et des idées qui sortaient de l’ordinaire en mettant Aad Kloosterwaard et ses nouveaux musiciens hors de leur de confort. Le résultat fut très intéressant faisant de The Silent Howling un album rafraichissant qui figure parmi les meilleurs de la discographie. Sinister nous prouvait une fois de plus qu’il était toujours maître de la situation et qu’il était capable de nous pondre des petits chefs-d’œuvre comme à ses débuts!

Sinister – Afterburner – 2006

L’Évolution Métallique selon Sinistros #997
Sinister – Afterburner – 2006
Pays-Bas

Sinister avait effectué son grand retour après une séparation de près de trois ans suite à l’échec de Savage or Grace. Ce retour comportait toutefois uniquement Aad Kloosterwaard qui était passé de la batterie à la voix. Ce dernier s’était entouré de deux autres musiciens pour compléter la nouvelle mouture de Sinister et de pouvoir sortir Afterburner, album qui remettait non seulement le nom du groupe sur les rails mais aussi sa sonorité légendaire qui en avait fait un pionnier du genre. Musicalement, Sinister était de retour avec ses riffs gras et incendiaires et sa rythmique à fond la caisse comme dans les plus beaux jours du groupe avec une production solide et fluide. Bien sûr, on ne réinventait pas le genre mais ce n’était forcément pas le but. C’était un tout nouveau départ pour le groupe qui allait perpétuer la flamme du véritable Death Metal Néerlandais jusqu’à nos jours et ce de façon plus que magistrale. Un excellent album à écouter d’un bout à l’autre avec un niveau sonore plus élevé.

Sinister – Savage or Grace – 2003

L’Évolution Métallique selon Sinistros #848
Sinister – Savage or Grace – 2003
Pays-Bas

Pour la première fois de sa carrière, Sinister avait subi les foudres de nombreux fans suite à la sortie de Savage or Grace. Encore une fois, le changement était le point de mire des fans mais ça allait plus loin que ce seul point. À cette période de sa carrière, le groupe avait d’énormes problèmes internes si bien que tout l’album avait été composé par Ron Van de Polder sans réelle participation des autres membres du groupe. Avoir un autre compositeur peut avoir un impact important sur le son d,un groupe et ce qui est arrivé. Sinister mettra fin à ses activités peu de temps après la sortie de l’album. Ce semi-échec permettra au groupe de revivre à partir de 2005 et de revenir à ses racines en continuant avec seulement Aad Kloosterwaard comme membre original. Savage or Grace malgré ses imperfections demeure tout de même un bon album de Sinister et deviendra un peu le mal aimé de la discographie du groupe.

Sinister – Hate – 1995

On attribue souvent le son typique du Death MEtal des Pays-Bas à Asphyx mais il ne faut pas oublier que les pionniers du Death de ce pays fut Sinister. Avec son troisième album, Sinister augmentait la cadence tout en mélangeant divers tempos pour passer d’ultra rapide à ultra lent tout en concoctant des riffs plus complexes que sur ses précédents albums. Sur Hate, le côté plus technique et presque Progressif du groupe commençait à prendre racine comme si cet album allait être un genre de pont entre le Death Metal cru des premières parutions à celui beaucoup plus technique auquel le groupe nous habituera par la suite. Sinister s’imposait tranquillement comme l’une des puissances du Deat Metal mondial. Malheureusement pour le groupe, les deux albums suivants ne seraient pas à la hauteur de son talent ce qui conduira à une séparation en 2003 mais le batteur n’aura pas dit son dernier mot en revenant à charge à partir de 2005 avec une nouvelle formule…

Sinister – Diabolical Summoning – 1993

Les Pays-Bas ont été et sont toujours une terre fertile pour le Death Metal. En fait, certains groupes pionniers du Death Metal proviennent des Pays-Bas avec entre autres Asphyx et Sinister. Ce dernier a pavé la voie pour le Death Metal extrême et rapide dans son coin de pays et est rapidement devenu une référence mondiale avec sa sonorité brutale et granuleuse. Avec Diabolical Summoning, son deuxième album, Sinister renforcissait ses compositions sauvages et directes avec des riffs incendiaires qui frappaient fort. Le groupe augmentait aussi son côté technique pour solidifier sa présence sur la grande scène mondiale. Les détracteurs du Métal commençaient à constater que cette musique de dégénérés allait possiblement durer plus longtemps que prévu! En effet, le Death Metal était là pour rester bien en place et allait encore évoluer au fil des trois décennies suivantes…

Sinister – Cross the Styx – 1992

Avec Pestilence et Asphyx, la Hollande (Pays Bas) est devenue une terre très fertile en matière de Death Metal et l’arrivée de Sinister allait planter les racines du Death Metal bien profond dans le sol Hollandais et par le fait même, Mondial. C’est avec des riffs incendiaires et tranchants que Cross the Styx avait pris le monde Métallique par surprise et ce premier labum allait devenir un point tournant pour le Death Metal en général. Sinister avait appris avec les pionniers et s’était influencé de ceux, dont Possessed, pour parfaire sa musique et mener bien haut le flambeau du Death Metal Européen. Sinister allait par la suite dominer sur le monde et Cross the Styx deviendra rapidement un incontournable du genre et un très important album pour l’histoire Métallique Planétaire.

Sinister – Syncretism – 2017

Sinister – Deah Metal – Pays Bas
Syncretism – 2017
Massacre Records
9/10

Sinister est de retour cette année avec son treizième album en carrière. Carrière en dent de scie soit doit en passant et qui comporte son lot de bons et de (très) mauvais albums pour le groupe. La formation des pays bas a eu beaucoup de difficulté à maintenir une constance au fil des ans multipliant du fait même alignement par dessus alignement. Du groupe original il ne reste plus que Aad Kloosterwaard qui est passé de batteur à chanteur en 2005.

Paru en 2015, Dark Memorials s’est avéré être un désastre total pour le groupe en étant franchement mauvais au niveau des compositions mais également au niveau de la production. Sinister a su malgré tout rebondir cette année en nous offrant Syncretism, l’un des meilleurs albums que la formation a sorti depuis ses débuts. Cet album marque l’arrivée de nouveaux membres et le quintette passe à six membres ajoutant une troisième guitare dans ses rangs. Notons également l’ajout de claviers au fil de l’album joués par Carsten Altena de The Monolith Deathcult.

Niveau compositions, Sinister nous en met plein les oreilles avec des sonorités grasses et puissantes dans la veine de Morbid Angel et de Behemoth. Les claviers apportent une touche majestueuse à l’ensemble de l’album et la production est percutante. En tout neuf pièces puissantes et explosives pour une durée totale de plus de 48 minutes. Sinister signe ici un album monumental qui laissera sa marque dans le Death Metal, une réussite sur toute la ligne avec des riffs incendiaires et une rythmique décapante.