Sabbath Assembly – Ye Are Gods – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1358
Sabbath Assembly – Ye Are Gods – 2012
États-Unis

Le deuxième album de Sabbath Assembly montrait de gros changements tant au niveau musical qu’au niveau de l’alignement à proprement parler. Jamie Myers de Hammers of mSifortune avait rejoint les rangs du groupe au poste chanteuse en remplacement de Jex Thoth, partie fonder son propre groupe et seul le batteur David Christian demeurait des musiciens du premier album. On y voyait aussi l’apparition de Kevin Hufnagel (Gorguts) qui rejoindra officiellement le groupe pour le troisième album. Ye Are Gods continuait sur la lancée des écrits et des hymnes de la philosophie de la « Process Church of the Final Judgement » en incorporant le texte rituel de la plus grande messe sainte de l’église noméée « Sabbath Assembly » d’où le groupe tient son nom. Pour couronner le tout, c,ette grande messe est officiè par nul autre que Genesis P. Orridge (Throbbing Gristle, Psychic TV) en tant que grand(e) prêtre(sse) tout au long de l’album. Bien que pas très metal dans le sens du terme, Ye Are Gods proposait les prémices de ce qui s’en venait pour Sabbath Assembly. Cet album était le deuxième d’une trilogie qui se terminera avec l’album suivant qui fera faire au groupe un virage à 180 degrés tant musicalement que pour les sujets abordés. Notons également le passage vers Svart records pour ce deuxième album, ce qui aidera grandement le groupe à se faire connaître un peu plus sur la scène internationale. Ye Are Gods est un incontournable de la nouvelle vague de Rock Occulte qui était apparue au milieu des années 2000. À écouter bien tranquille sans distractions.

Sabbath Assembly – Restored to One – 2010

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1232
Sabbath Assembly – Restored to One – 2010
États-Unis

Sabbath Assembly est une curieuse formation musicale Américaine qui avait basé ses deux premiers albums sur les hymnes réimaginés de « The Process Church of the Final Judgement », mouvement « peace and love » et hippie de la fin des années 60 dont Charles Manson avait fait partie. Restored to One fut le premier album de Sabbath Assembly à mettre l’emphase sur ce sujet et comportait Jex Thoth à la voix. Même si cet album n’est pas foncièrement « Métal » à proprement parler, il fait partie de la nouvelle vague des groupes qui allaient puiser dans le répertoire des groupes psychédéliques des années 70 comme Blood Ceremony, Lucifer ou Ghost. Ce premier album avait ouvert la voie à lune suite d’albums plus lourds et plus puissants qui mélangeait des sonorités de Doom Metal avec des éléments issu des années 70. Un excellent premier album qui peut nous enligner sur la compréhension de cette vague qui avait déferlé sur le monde métallique au début des années 2010.

Sabbath Assembly – A Letter to Red – 2019

Sabbath Assembly – Occult Rock – États-Unis
A Letter to Red – 2019
Svart Records
8,7/10

Sabbath Assembly nous offre son septième album en carrière. Intitulé A Letter to Red, ce nouvel album marque un retour aux sources pour le groupe. On délaisse le côté progressif pour conserver des sonorités plus 70’s rock.

Ce changement de cap du groupe apporte son lot de curiosité et de questionnements. Bien que l’album soit à la hauteur de ce que le groupe nous a habitué par le passé, il est un peu plus faible que les deux parutions précédentes. Jamie Myers nous offre encore une fois sa voix chaude et puissante mais la complexité des compositions a diminué de façon considérable, le groupe a choisi de diminuer les envolées spectaculaires pour se concentrer sur les riffs efficaces et accrocheurs. Les sonorités flyées et la mélancolie sont toujours présentes et la puissance du groupe n’a pas perdu de sa ferveur, la production est beaucoup plus fluide et claire que sur les précédentes parutions ce qui enlève un peu le charme et les sonorités granuleuses qui forgeaient le son de Sabbath Assembly.

A Letter to Red est néanmoins un très bon album de Hard Rock à la sauce 70’s, cet album plaira aux fans de la première heure sans aucun doute.

Composition: 8,5
Exécution: 9
Ambiance: 8,5
Production: 9
Appréciation Générale : 8,5

Sabbath Assembly – Rites of Passage – 2017

Sabbath Assembly – Psychedelic Rock/Doom Metal – États-Unis
Rites of Passage – 2017
Svart Records
9/10

Ma rencontre avec Sabbath Assembly s’est faite en 2015 avec le cinquième album du groupe qui m’avait accroché au point de devenir un grand fan. L’attente a été longue pour ce sixième album mais cette attente aura valu la peine car Rites of Passage est à la hauteur du précédent album éponyme et est une merveille pour les oreilles.

Le sorcier de la guitare Kevin Hufnagel (Gorguts, Dysrhythmia) est accompagné d’un deuxième guitariste, Ron Varod, avec lequel il s’amuse à nous concocter des duos de guitares ensorcelantes qui s’entremêlent avec brio au multiples pistes vocales de la très envoûtante Jamie Myers. Sur Rites of Passage, Sabbath assembly pousse le bouchon encore plus loin avec de longues pièces aux textures complètement flyées et aux changements de tempo soudains. Le jeu des guitares est toujours aussi étonnant, les guitaristes utilisent les effets à bon escient pour donner de la couleur aux sept pièces de l’album. Encore une fois, la rythmique est des plus solides et la production d’une perfection totale.

Rites of Passage est une autre incantation psychédélique de la part de Sabbath Assembly et cet album est à écouter bien concentré sur tous les éléments qui se dégagent des pièces. Ce nouvel album se taillera une place de choix dans les tops 2017, une réussite des plus brillantes!

Sabbath Assembly – Sabbath Assembly – 2015

sabbath-assembly-sabbath-asSabbath Assembly – Psychedelic Rock / Doom Metal – Etats-Unis
Sabbath Assembly – 2015
Svart Records
9/10

Ceux qui me connaissent à un certain degré ainsi que mes lecteurs assidus ont sans aucun doute compris à un moment ou un autre que j’étais spécialement féru de musique et que je ne me contentais pas à me fermer l’esprit à un genre particulier. Cette maladive passion me pousse à explorer diverses avenues musicales et lorsque je trouve un groupe ou artiste qui vient directement me chercher je pousse ma quête plus loin pour dénicher des richesses similaires.

Lorsque j’ai pénétré tête baissée dans l’univers de Ghost en 2010, j’étais loin de m’imaginer que je venais de m’ouvrir à un monde particulièrement intéressant et riche en sonorités et émotions diverses. Les Blood Ceremony, Jex Thoth et autres Uncle Acid & the Deadbeats m’étaient tombés dessus comme une enclume me clouant au sol et me faisant prisonnier de l’obscurité propre à cette musique du Diable.

C’est en me hasardant sur ce chemin tortueux que Sabbath Assembly m’est apparu. Sortant d’un recoin sombre, son album éponyme m’a frappé de plein fouet tel un sort et j’en suis resté abasourdi depuis la première écoute. Une musique lourde, des riffs puissants et une voix ensorcelante, voilà les trois ingrédients principaux qui font de Sabbath Assembly une potion magique à laquelle il est ardu de se défaire.

A ma première écoute j’ai noté quelques similitudes avec Jex Thoth et à ma grande surprise cette dernière a été la vocaliste du groupe de 2009 à 2011. Une autre surprise a été de constater la présence de Kevin Hufnagel connu au Québec pour être le guitariste de Gorguts. Sabbath Assembly, quatrième album de la formation, comporte neuf pièces d’une puissance phénoménale avec des arrangements de haut niveau et d’une solidité sans failles. L’ajout de multiples voix à des endroits stratégiques accentue l’effet psychédélique et la lourdeur des guitares oppressantes nous paralyse tout au long de l’album obligeant l’auditeur à écouter l’incantation jusqu’au bout.

Sabbath Assembly nous transporte dans les profondeurs du gouffre infernal et cet album fera partie des meilleures sorties 2015. J’ai découvert une nouvelle entité qui m’appelle et que je vais suivre les yeux fermés. Il me reste donc à explorer les albums précédents et de valider l’excellence de ce groupe ténébreux.