Shining – Redefining Darkness – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1363
Shining – Redefining Darkness – 2012
Suède

Redéfinir la noirceur, est-ce possible pour un musicien, auteur compositeur? Pourquoi pas! Niklas Kvarforth avait intitulé ainsi son huitième de Shining et sans redéfinir la noirceur elle-même, il avait réussi à pondre un album d’une noirceur malsaine, comme seul Shining savait le faire. Redefining Darkness offrait six pièces mélancoliques et sombres ornées de riffs bien aiguisés mais tout aussi mélodiques à la fois ce qui donnait un contraste asse lugubre dans l’l’ensemble. Kvarforth livrait une panoplie d’émotions bien assises sur un paysage sonore atmosphérique et glauque d’une extrême beauté. Shining avait une fis de plus réussi à cracher son désespoir à la face de l’humanité et qu’on aime ou pas, c’est tout à fait divin. À écouter quand on est de bonne humeur pour pouvoir retourner dans la pénombre et de s’imprégner d’une forte dose de tristesse pure et dure.

Shining – VII : Född förlorare – 2011

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1275
Shining – VII : Född förlorare – 2011
Suède

Souffrance intérieure, dépression, grande noirceur de l’âme et une incroyable beauté musicale. Voilà ce qu’a toujours proposé Niklas Kvarforth avec son projet Shining. Sur son septième album, le génie de la composition s’aventurait dans univers plus Progressif tout en gardant bien intactes les parties Black Metal qui avaient fait sa renommée au sein de la grande communauté métallique mondiale. Född förlorare nous en mettait plein les oreilles avec des riffs complexes et différentes textures musicales puisées dans divers styles. On passait du Black Metal incisif aux mélodies douces de guitares acoustiques au gré des pièces mais ce sont les arrangements complexes qui retenaient le plus l’attention sur cet album prouvant que Kvarforth était un grand compositeur minutieux qui avait le souci du détail pour embellir ses pièces de façon majestueuse. Un album plus que réussi qui se plaçait parmi les meilleurs de la discographie et un incontournable du genre qui a contribué à façonner la musique extrême de qualité supérieure.

Shining – VI : Klagopsalmer – 2009

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1183
Shining – VI : Klagopsalmer – 2009
Suède

On se demande parfois pourquoi certains individus ont le mal de vivre si élevé que la dépression et les idées suicidaires font partie intégrante de leur quotidien. Niklas Kvarforth est un de ces personnages, artistes dans l’âme, vivant dans un monde noir et triste dans lequel seul la mort est le but ultime. Depuis ses tout débuts, le projet Shining prône cette facette du noir absolu en le mettant en musique, extrême qui plus est, avec des riffs et des structures qui relèvent du génie pur et simple. Le sixième album du projet ne faisait pas exception, Kvarforth livrait une fois de plus un excellent album avec six longues pièces complexes et intrigantes qui pouvaient donner froid dans le dos pour un non-initié. VI : Klagopsalmer était la suite logique des précédents albums et ce ne serait pas le dernier, loin de là. Shining continuera de nous étonner pour de nombreux albums qui suivront et malgré la dépression et la mal de vivre, Niklas Kvarforth est toujours en vie en 2023 au moment d’écrire ces lignes. Un autre chef d’œuvre de la part de Shining et un incontournable du Black Metal.

Shining – V: Halmstad (Niklas angående Niklas) – 2007

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1061
Shining – V: Halmstad (Niklas angående Niklas) – 2007
Suède

Il faut avoir un mal de vivre énorme pour réussir à transposer en musique tant de tristesse et de désespoir. Niklas Kvarforth est un de ces personnages qui voit la beauté dans la noirceur et la détresse intérieure. Plus le bonhomme avançait dans sa carrière musicale, plus il sombrait dans cette souffrance et plus elle se reflétait dans ses compositions. V: Halmstad (Niklas angående Niklas) était à ce jour de 2007 l’album le plus noir de Shining avec des riffs dépressifs, une voix torturée et un discours suicidaire hors du commun. Je suis étonné que Kvarforth soit encore en vie de nos jours tant ses pensées étaient tourmentées à cette époque. Quoiqu’il en soit, il est tout un compositeur étant capable de créer des sonorités dans lesquelles une énorme sensibilité peut transparaître aux côtés d’une sauvagerie musicale sur de longues pièces tantôt langoureuses et lentes en passant par de la rapidité extrême en l’espace de quelques mesures. Si vous ne connaissez pas encore Shining et son type de Black Metal, je vous conseille de vous y mettre mais attention, c’est triste à mourir mais d’une excellence musicale sans pareil.

Shining – IV-The Eerie Cold – 2005

L’Évolution Métallique selon Sinistros #945
Shining – IV-The Eerie Cold – 2005
Suède

Sans le vouloir et honte à moi, je suis passé par-dessus les deuxième et troisième albums de la formation Suédoise Shining lors de précédentes chroniques de mon évolution métallique. Je sais, c’est impardonnable mais je me rattrape tout de même avec le quatrième album qui est tout aussi génial que les deux albums précédents. Niklas Kvarforth semble être une créature profondément meurtrie avec fort probablement un passé trouble et une santé mentale assez fragile. Les excès de violence lors des concerts, l’auto mutilation et la promotion ouverte du suicide font de Kvarforth un personnage controversé et ça se ressent énormément dans sa musique. The Eerie Cold est le premier album du groupe à changer de style en incorporant des éléments plus progressifs avec des guitares acoustiques et divers styles de vocaux. La nature Black Metal dépressif est toujours présente et le demeurera sans aucun doute sur toutes les parutions de Shining. Si nous faisons fi des histoires violentes concernant Kvarforth, il est indéniable que le bonhomme est tout un génie musical. Un génie torturé mais tout un génie. En écoutant ce quatrième, nous ne pouvons que constater l’étendue de son œuvre et surtout la douleur et ce mal de vivre qui habite l’âme de Niklas Kvarforth. Un incontournable du Black Metal Scandinave.

Shining – Within Deep Dark Chambers – 2000

L’Évolution Métallique selon Sinistros #735
Shining – Within Deep Dark Chambers – 2000
Suède

À l’aube du 21e siècle, le Black Metal était en train de se réinventer et de se multiplier en plusieurs sous genres pour ainsi étendre ses tentacules sur le monde métallique. La formation, ou plutôt le « one man band » Suédois Shining, allait révolutionner le Black Metal avec son premier album en le rendant encore plus angoissant, torturé et complètement dépressif. Le désespoir et le goût d’en finir avec le passage sur terre était fortement palpable au fil des longues pièces contenues sur l’album et le nom du projet définissait exactement ce que Niklas Kvarforth vivait et voulait représenter dans sa musique : Le chemin vers l’illumination fort probablement par le suicide. Within Deep Dark Chambers était le premier d’une longue série d’albums tous aussi dépressifs les uns que les autres qui influencera bon nombre de musiciens à visiter cette noirceur et ce mal de vivre.

Shining – X – Varg utan flock – 2018

Shining – Black Metal – Suède
X – Varg utan flock – 2018
Season of Mist
7,9/10

Niklas Kvarforth est demeuré relativement constant au fil des vingt dernières années avec son projet Shining. Le son global est passablement resté inchangé au fil des dix albums, le seul changement notable demeurant la production qui a évolué pour le mieux d’album en album. X – Varg utan flock serait le onzième album de Shining si on compte l’album 8½ paru en 2013 comportant des pièces issues des débuts du groupe auxquelles la basse et les guitares ont été ré-enregistrées.

Ce nouvel album est sans réelle surprise et continue la tradition musicale dont Kvarforth nous a habitués depuis ses débuts. Un Black Metal dépressif bien ficelé et bien exécuté laissant libre cours à ses idées suicidaires et à la noirceur la plus totale. Le niveau de composition est suffisamment appréciable pour garder un intérêt tout au long de l’album et le degré d’exécution est encore une fois remarquable. Toutefois, le tout manque d’originalité, le son et le style de Shining commence à s’user tranquillement. L’ambiance générale demeure correcte mais n’arrive pas à nous faire pénétrer en profondeur dans cette noirceur que le groupe tente de dégager, il y a un petit aspect synthétique un peu agaçant en bout de ligne. La production vient sauver les meubles même si celle-ci est crue et sèche, on ne tombe pas dans le piège du « lo-fi » des premiers albums.

Ce nouvel album de Shining est tout de même un très bon album de Back Metal qui frappe fort, un album qui garde le cap en général et qui s’insère parfaitement dans la discographie du groupe.

Composition: 8
Exécution: 9
Ambiance: 7
Originalité: 7
Production: 8,5