Hate – Awakening of the Liar – 2003

L’Évolution Métallique selon Sinistros #831
Hate – Awakening of the Liar – 2003
Pologne

Après un troisième album plus que décevant, Hate était revenu en force avec Awakening of the Liar. C’est à partir de cet album que nous avons pris connaissance que le projet Hate était en fait l’œuvre d’un seul et unique membre avec des musiciens interchangeables. Adam Buszko a toujours été le seul maître à bord à l’instar de son compatriote Piotr Pawel Wiwczarek de Vader. Hate était donc de retour avec des riffs mémorables et une incroyable puissance de frappe pour offrir à sesfans des compositions de pur Death Metal rapide et sauvage. Certains me diront que Hate est un groupe de Death Metal gras parmi tant d’autres et je leur donnerai raison. Cependant, c’est avec des formations comme Hate que l’on forge un genre qui se développera de manière spectaculaire et ce sont des groupes comme Hate qui dictent la façon dont les choses doivent être faites. Et dans le cas de Awakening the Liar, c’était plutôt réussi. Un excellent album bine gras et pas gentil qu’il faut écouter pour l’apprécier à sa juste valeur.

Hate – Lord is Avenger – 1998

La Pologne est connue mondialement pour plusieurs raisons, des mauvaises et de meilleures. Faisons fi du côté ultra religieux du pays et concentrons-nous sur le meilleur côté : Le Death Metal. Avec Behemoth, Hate est un des pionniers du Death Metal Polonais et son deuxième album prouvait que le groupe allait être connu et deviendrait l’une des grandes puissances du Death Metal Mondial. Avec ses riffs gras et explosifs, le groupe a su placer ses pions pour dévaster la planète entière et ce deuxième album n’était que la pointe de l’iceberg. Le groupe connaîtra une légère baisse avec son troisième album mais ce recul serait pour mieux rebondir et ainsi perpétuer la flamme du Death Metal brutal et incendiaire.

Hate – Daemon Qui Fecit Terram – 1996

La Pologne est un de ces pays dans lequel il est très difficile d’évoluer en tant que groupe ou artiste Métal. La religion y est toujours fort influente et les dirigeants du pays s’y fient aveuglément rendant la tâche difficile aux groupes comme Behemoth et Hate d’exercer leur art de diablotins. Le premier album de Hate était arrivé en 1996 avec un Death Metal noirci et puissant avec tout pour se faire détester des autorités religieuses. Le Satanisme et l’Anti-Chrétienté étaient un point d’honneur et causait des maux de tête dans toute la Pologne. Musicalement, Hate ne réinventait pas nécessairement le genre mais rendait ses compositions malsaines avec conviction et honnêteté rendant ce premier album plus influent que la moyenne. Daemon Qui Fecit Terram ouvira la voie à une belle carrière dans laquelle chaque sortie est égale à la précédente et indispensable dans le vaste monde du Death Metal mondial.

Hate – Rugia – 2021

Hate – Blackened Death Metal – Pologne
Rugia – 2021
Metal Blade Records
9/10

Moins nombreux sont les groupes qui gardent une certaine constance d’album en album sans sombrer dans les profondeurs du manque d’imagination. La formation Polonaise Hate est une de ces formations qui tentent de constamment se surpasser et cette année c’est toujours le cas avec son douzième album qui ma foi, frappe très fort!

Hate, ce n’est pas pour les doux. Le groupe joue dans un créneau très brutal et surtout très sombre et ne fait surtout pas dans la dentelle. Sur Rugia, on continue à délivrer toute cette sauvagerie sonore qui a fait la marque de commerce de Hate avec des riffs incisifs et des arrangements bien cousus et une rythmique qui démolit tout sur son passage. Pour un groupe qui nous sort des albums aux deux ou trois ans, c’est assez spectaculaire de toujours livrer la marchandise sans montrer de signe de faiblesse.

Rugia sera dans les tops de l’année comme étant l’un des albums de Death Metal les plus sauvages et captivants d’un bout à l’autre. Un excellent album de la discographie du groupe qu’il faut écouter immédiatement!

Composition : 9
Exécution : 9
Arrangements : 9
Production : 9
Appréciation : 9

Hate – Auric Gates of Veles – 2019

Hate – Blackened Death Metal – Pologne
Auric Gates of Veles – 2019
Metal Blade
8,2/10

La Pologne est un bassin prolifique pour le Métal Extrême c’est bien connu, juste à parler de Behemoth et Vader et on se retrouve en terrain connu. Il y a aussi une des formations pionnières du Death Metal noirci Polonais qui continue malgré vents et marées à nous produire de bons albums efficaces et honnêtes. Hate en est donc à son onzième album depuis sa création en 1990 et encore une fois le groupe livre la marchandise.

Bien sûr, Hate n’innove aucunement depuis ses débuts mais le groupe offre une mixture de Death Metal à la fois brutal et mélodique avec une touche sombre qui apporte de la noirceur à toute cette brutalité auditive. Le groupe mise sur les riffs sans artifices et ne beurre jamais épais. On va droit au but et c’est tout ce qui compte. La production est une fois de plus plus haute que les standards, ça sonne et cette production aide à faire passer le morceau. En tout dix pièces très bien composées et interprétées et aucun remplissage inutile, c’est direct dans les dents et on ne fait aucun détour inutile.

Une fois de plus Hate nous offre un album sans prétentions, c’est efficace et très honnête. Un bon moment de Death Metal qui frappe fort.

Composition: 8
Exécution: 9
Ambiance: 7
Production: 9
Appréciation Générale : 8

Hate – Tremendum – 2017

Hate – Death Metal – Pologne
Tremendum – 2017
Napalm Records
8/10

Tremendum est le dixième album pour la formation Polonaise Hate. Le groupe formé en 1991 a toujours été relativement constant au fil de ses albums depuis 1996 offrant à chaque sortie un Death Metal efficace et honnête suffisamment puissant pour se garder une place parmi les gros noms du genre.

Tremendum ne fait aucunement exception, Hate nous revient en force deux ans après la sortie de Crusade :Zero. Le groupe nous sert une fois de plus la même formule et le même son qu’à son habitude dans le style de Behemoth et Vader. On n’innove aucunement et rien n’est réinventé mais les dix pièces de l’album sont toutes assez bonnes, les riffs intéressants et la rythmique puissante. La production est une fois de plus à la hauteur de nos attentes et les arrangements bien dosés sans artifices inutiles.

Ce nouvel album se classe dans la moyenne sans être un grand cru. Hate continue sa vitesse de croisière avec efficacité, puissance et honnêteté.