Le Epic Doom Metal avait été mis en place notamment par Candlemass mais de notre côté de l’Atlantique, c’est Solitude Aeturnus qui propageait d’une main de maître cette musique épique et envoûtante. Le deuxième album reprenait exactement là où le groupe avait laissé avec son incroyable premier album. C’est à grands coups de riffs aventureux et de compositions majestueuses que Solitude Aeturnus avait pris d’assaut le monde du Doom Metal pour ainsi devenir l’un des principaux acteurs et propager cette flamme chevaleresque qui définissait le genre. Robert Lowe dirigera le groupe jusqu’à sa séparation et son arrivée au sein de Candlemass. Le Doom se portait à merveille et ça ne faisait que commencer…
Einherjer – North Star – 2021
Einherjer – Viking Metal – Norvège
North Star – 2021
Napalm Records
8,9/10
La formation Norvégienne Einherjer roule sa bosse depuis 1993 et il faut dire que sa carrière a été plutôt en dents de scie depuis ses tout débuts. Le groupe a aussi été timide point de vue sorties au fil des années, offrant à ses fans huit albums en près de vingt-huit ans ce qui fait une moyenne globale d’un album aux cinq ans. Je n’ai pas suivi toute la carrière du groupe, passant droit sur certains albums mais avec la venue d’un nouvel album en 2021, je me suis dit que je devrais peut-être donner la chance à Einherjer et écouter attentivement son dernier rejeton, North Star.
Prendre des risques musicalement, je fais ça depuis plus de quarante ans. Quelquefois, on se pète la gueule mais plus souvent qu’autrement, on reste agréablement surpris et c’est le cas pour North Star. En premier lieu, saluons l’excellence de la production qui est fluide et claire, ça sonne très bien ce qui aide grandement à apprécier un album. Par contre, ce qui retient l,attention c’est la qualité extraordinaire des compositions. Einherjer signe ici un de ses meilleurs albums et son niveau de composition est très élevé. Je m’attendais à un pur album de Viking Metal mais au lieu de ça, le groupe nous transporte dans un univers sonore teinté de noirceur à la limite Black Metal par moments avec des relents très Rock et des atmosphères planantes au fil des pièces. L’album regorge de riffs accrocheurs bien ficelés et nous n’avons autre choix que de taper du pied ou se branler la tignasse pour ceux qui en ont une.
North Star est un album très solide et une belle surprise qui se retrouvera dans mes tops de 2021!
Composition : 9
Exécution : 9
Arrangements : 8,5
Production : 9
Appréciation : 9
Paradise Lost – Shades of God – 1992
Sur son troisième album, Paradise Lost s’en allait vers une toute nouvelle direction musicale et Shades of God deviendrait le pont entre les deux premiers albums qui étaient devenus des albums pionniers du Doom Death Metal et les albums suivants sur lesquels le groupe prendrait la tangente plus Gothique qui a fait la renommée du Groupe. La lenteur était toujours en avant plan mais les riffs sombres et mélancoliques prenaient le dessus sur l’agressivité des tout débuts. Plusieurs avaient critiqué le changement de direction à l’époque et certains fans n’appréciaient tout simplement l’abandon du Death Metal dans le son de Paradise Lost. Qu’à cela ne tienne, gardant en tête son idée de migrer vers des sonorités plus sombres et plus profondes, le groupe deviendra une icône et un instigateur de ce qui deviendra le Gothic Metal. Shades of God deviendra par ailleurs l’un des incontournables et possiblement l’un des meilleurs de la discographie du groupe. À écouter pour sa mélancolie et sa noirceur profonde!
Ministry – ΚΕΦΑΛΗΞΘ – 1992
Communément appelé Psalm 69 : The Way to Succeed and the Way to Suck Eggs, le cinquième album de Ministry marquait le passage officiel du groupe vers ce que nous appelons aujourd’hui le « Industrial Metal ». Même si à l’époque nous étions loins de nous douter qu’un tel genre puisse voir le jour, le mal était déjà fait avec les deux précédents albums et le nouveau sous genre Métallique venait officiellement de naître. Comme à son habitude, Al Jourgensen aimait collaborer avec des musiciens issus d’autres horizons et d’autres groupes et pour le premier « single » de l’album, il avait fait appel à Gibby Haynes de Butthole Surfers pour ainsi créer une des pièces les plus emblématiques de Ministry et du genre au complet. Jesus Built my Hotrod donnait le ton à l’album et les riffs caustiques mélangés au martèlement continu de la rythmique firent de cet album l’un des plus influents du genre jamais conçus. Évidement à écouter sans réserves pour le plaisir de nos oreilles et pour mieux comprendre l’évolution du Métal Industriel.
Megadeth – Countdown to Extinction – 1992
Avec son cinquième album, Megadeth tentait son incursion dans le « mainstream » tout en gardant en tête ses origines. Countdown to Extinction fut sans contredit l’album le plus « populaire » de Megadeth et par le fait même une réponse directe à Metallica et son album noir. Même si Countdown to Extinction avait un relent un peu plus commercial, il contient tout de même des petits bijoux musicaux et une production incroyable qui maintenaient Megadeth dans sa position de pionnier du Thrash Metal. Le niveau technique des pièces était toujours une priorité pour Dave Mustaine contrairement à son ancien groupe qui avait choisi la voie de la simplicité et de l’insignifiance au niveau des paroles. Countdown to Exticntion fut l’un des derniers albums de Métal à gravir les échelons des palmarès avant que le Grunge ne balaie tout sur son passage. Un album populaire certes, mais un excellent album qui prouvait que Dave Mustaine était tout un génie musical!
Immortal – Diabolical Fullmoon Mysticism – 1992
Le Black Metal avait vu le jour vers la fin des années 80 mais peu de groupes avaient embrassé le genre jusque-là. Nous avions eu vent de quelques albums ici et là mais le genre a vraiment explosé en 1992 notamment avec le premier album de Immortal. Le Black Metal Norvégien s’implantait rapidement et Diabolical Fullmoon Mysticism fut l’un des premiers albums de « True Black Metal » à voir le jour en Norvège. Les sonorités froides et lugubres avec des guitares tranchantes faisaient partie de la marque musicale de Immortal et deviendront les balises qui forgeront le genre Métallique le plus froid et le plus malsain à ce jour. La faible production de cet album apportait également un petit côté mystique au tout et ce style de production se retrouvera sur plusieurs albums pionniers du genre. Le Black Metal Norvégien fut tristement célèbre pour les frasques de certains mais les membres de Immortal ne seront jamais associés aux incendies d’église et aux rituels Sataniques commis par leurs confrères. Immortal sera plutôt connu pour ses textes à propos de l’hiver et du mal à un niveau plus fantaisiste que sérieux malgré le look et l’attitude sombre et sinistre du groupe. Immortal deviendra l’une des figures emblématiques du Black Metal et le genre tout entier en sera indéniablement influencé.
Blind Guardian – Somewhere Far Beyond – 1992
Le Speed Metal s’était séparé en deux entités avant de pratiquement disparaître. L’une de ces deux entités est devenue le Power Metal et l’Allemagne en est en grande partie responsable avec Helloween qui a été l’une des premières formations associées à ce genre. Une autre formation pionnière du Power Metal fut Blind Guardian et bien que les trois premiers albums du groupe soient dans les faits les derniers albums de pur Speed Metal, le groupe avait opté pour le Power Metal avec son quatrième album. La vitesse du Speed Metal était toujours présente mais un petit côté doucereux et épique avait fait son apparition avec des riffs plus techniques à tendances classiques. Somewhere Far Beyond est donc devenu un des symboles originels du Power Metal tel que nous le connaissons aujourd’hui. Cet album était tout le contraire de la tendance plus extrême menée par les groupes de Death Metal, on gardait l’essentiel du Heavy Metal à la Iron Maiden avec des tempos plus rapides et des envolées lyriques qui définiront le genre. Cette partie de l’Évolution Métallique devenait beaucoup plus mélodique et presque joyeuse mais demeurait toujours suffisamment agressive pour demeurer dans la grande famille du Métal. Le Power Metal gagnait en popularité en Europe et deviendra avec les années l’un des genres les plus prisés et les plus populaires du monde métallique.
Napalm Death – Utopia Banished – 1992
Sur son quatrième album, le pionnier du Grindcore avait poussé les limites du genre encore plus loin laissant les fans de l’époque un peu perplexes face à cette attaque sonore brutale et violente. Utopia Banished avait possiblement été incompris et l’est toujours aujourd’hui. Il est vrai que cet album est difficile d’accès tant le chaos sonore est extrême mais le fait est que cet album a tout de même redéfini le Grindcore et le Death Metal du même coup pour ainsi rendre les deux genres compatibles en s’imbriquant l’un dans l’autre. Utopia Banished contient des riffs incroyablement bien ficelés et bien assis sur une rythmique ultra rapide qui servira de pivot à la musique extrême en mettant l’emphase sur une nouveau style de jeu pour les batteurs avec des « blast beats » à profusion. Napalm demeurait le pilier du Grind et le restera pour toute sa carrière. Réécouter cet album vous fera prendre conscience des origines du Death Metal tel que nous le connaissons aujourd’hui.
Black Sabbath – Dehumanizer – 1992
Les années 80 et le début des années 90 furent très difficiles pour Black Sabbath. Après une décennie de disette et d’insuccès, le groupe renouait avec Ronnie James Dio pour nous offrir un album digne de ce nom. Ce retour flamboyant fut toutefois de courte durée car Dio repartira une fois de plus de son côté dans des circonstances tumultueuses. Point de vue musical, Black Sabbath avait offert ce qu’il fait le mieux : Un album épique et riche en riffs comme seul Tony Iommi sait concocter. Cet album fut fort bien accueilli et Black Sabbath pouvait remonter sur le trône qu’il avait laissé un peu plus de dix ans auparavant. Dehumanizer a été un album fort influent pour les générations suivantes et prouvait que le Doom était là pour rester.
Monstrosity – Imperial Doom – 1992
Lorsque l’on parle de Death Metal Floridien, il ne faut aucunement passer sous silence l’importance d,un groupe un peu plus obscur mais qui a tout de même grandement influencé le genre. Avec ses riffs techniques et ses structures complexes, Monstrosity s’était rapidement implanté comme l’un des chefs de file du Death Metal Américain et son premier album, Imperial doom, témoigne du génie musical de ce groupe légendaire. D’autant plus légendaire, le groupe avait dans ses rangs l’une des figures les plus emblématiques du Death Metal Mondial : Un certain George « Corpsegrinder » Fischer qui sera connu un peu plus tard pour devenir le « frontman » de Cannibal Corpse et possiblement l’un des plus incroyables de l’histoire du Death Metal. Sans le bassin Floridien, le Death Metal n’aurait pas été ce qu’il est aujourd’hui et sans Monstrosity, le genre ne serait possiblement pas le même. Imperial Doom est un incontournable du Death Metal que l’on doit prendre en considération pour bien comprendre l’évolution du Métal à travers le temps.
Candlemass – Chapter VI – 1992
Chapter VI, le cinquième album de Candlemass, allait marquer de gros changements dans le groupe et le début des changements de chateur à répétition. Messiah Marcolin n’était plus de la partie mais le nouveau venu Thomas Vikström avait tout de même bien tiré son épingle du jeu mais ne restera que le temps d’un album et un EP. Musicalement parlant, Candlemass avait légèrement délaissé le Doom pour ne gardant que la portion épique de ce qui avait fait sa renommée jusqu’ici. Le groupe se réinventait quelque peu et avait réussi à concocter un excellent album avec des riffs mémorables et des arrangements dignes des maîtres qu’il était devenu. Chapter VI fut également le dernier album avec les musiciens originaux ou depuis Nightfall avant la spectaculaire réunion de l’alignement classique en 2005. Chapter VI prouvait une fois de plus que Candlemass était encore le chef de file du Métal épique et mélancolique et même si cet album est plus méconnu, il mérite amplement sa place dans cette belle évolution Métallique et se doit d’être écouté au moins une fois dans sa vie.
My Dying Bride – As the Flowers Withers – 1992
Alors que la tendance se maintenait dans le brutal et la rapidité avec le Death Metal, une autre tendance se profilait à l’horizon : Celle de la lenteur et de la mélancolie. La formation Anglaise My Dying Bride avait réuni les éléments de la musique Gothique des années 80 pour les mélanger avec un Death Metal lent et oppressant et ainsi offrir l’un des premiers albums de Death Doom Metal avec As The Flowers Withers. Le résultat fut époustouflant et donna le ton à se qui allait suivre. Les orchestrations majestueuses étaient au rendez-vous et l’extrême lenteur avec les feedbacks apportaient une toute nouvelle dimension sonore au Métal. Pour en mettre une couche de plus dans toute cette lourdeur noire, le groupe avait misé sur des pièces longues qui s’étalaient en progression jusqu’au point culminant où toute cette tristesse et cette désolation venaient nous chercher jusqu’au plus profond de notre âme. Les prémices du Gothic Metal et du Funeral Doom venaient d’apparaître et My Dying Bride en serait l’un des principaux instigateurs.
Testament – The Ritual – 1992
Alors que le Grunge était bien implanté dans les palmarès des radios « mainstream » et que toute l’attention était maintenant axée sur les groupes de cette nouvelle vague, certains groupes Métal se sentant vraisemblablement acculés au pied du mur avaient pris la décision de flirter avec la tentation du commercial. Avec le « Black Album » de Metallica, plusieurs pensaient pouvoir emboîter le pas pour ainsi faire la piastre et dominer ces fameux palmarès à la place des groupes de Grunge. Après avoir trouvé sa véritable identité sur Souls of Black, Testament était revenu à sa copie de Metallica sur son cinquième album pour tenter l’ultime cri du cœur : Celui de devenir « big ». Ceci a résulté en un album sans réelle saveur et à forte sonorité commerciale. L’album comportait de bonnes pièces mais Testament ramollissait pour l’appât du gain et de la notoriété commerciale, ce qui fut un échec cuisant pour le groupe. Testament n’atteindra finalement jamais ce statut tant prisé. Pendant que le Métal évoluait vers l’extrême et l’underground, les pionniers comme Testament avaient choisi une voie dangereuse vers les sommets du succès et se casseront finalement la gueule à force d’essayer. Est-ce que The Ritual est un si mauvais album? Bien sûr que non mais pour un album de Testament, ce cinquième album est loin d’être un chef d’œuvre.
Iron Maiden – Fear of the Dark – 1992
Le neuvième album de Iron Maiden avait été marquant en majeure partie pour autre chose que pour sa musique. Fear of the Dark marquait le départ de Adrian Smith et l’arrivée de Janick Gers à la guitare et serait le dernier album de Bruce Dickinson jusqu’à son retour en 1999. Musicalement parlant, il serait difficile de dire si Iron Maiden avait évolué ou tout simplement régressé mais toujours est-il que le groupe avait tenté une expérimentation musicale qui avait laissé plusieurs fans sceptiques et fortement déçus. Terminées les envolées progressives et les riffs complexes, Steve Harris et sa bande exploraient des avenues plus simples à la limite du Hard Rock et même si l’album comportait de très bonnes pièces, il contenait également beaucoup de remplissage. Malgré tout, l’album fut fort probablement incompris mais fut tout de même un succès avec en tête la légendaire pièce titre de l’album. Les années 90 furent difficiles pour Iron Maiden mais le groupe reviendra en force au début des années 2000 avec le retour de Bruce Dickinson et Adrian Smith pour ainsi devenir un groupe à trois guitaristes. Fear of the Dark est certes fort différent mais c’est un album qui mérite amplement d’être écouté et d’être apprécié à sa juste valeur.
Incantation – Onward to Golgotha – 1992
Le Death Metal étant en pleine transformation dans son évolution, plusieurs groupes tentaient d’innover en façonnant leur propre sonorité. Le premier album de Incantation avait pris le monde Métallique par surprise avec une brutalité telle que la face du Death Metal allait changer à jamais. Nous pourrions reprocher à Onward to Golgotha sa faible production mais les pièces sont tellement intenses et chaotiques que cette production apporte un certain charme aux pièces et à l’ambiance caverneuse que projetait le groupe. Comme toute nouvelle sonorité avant lui, cet album avait eu son lot de détracteurs qui ne comprenaient possiblement pas ce qui se passait. Incantation repoussait les limites de l’extrême encore plus loin et ce tout premier album allait devenir une référence fort influente pour le développement du Death Metal Brutal.
Unleashed – Shadows in the Deep – 1992
L’explosion du Death Metal a amené plusieurs pays à s’illustrer dans le domaine et la Suède fut particulièrement, et est toujours, prolifique en la matière au point de devenir l’une des plaques tournantes du genre à travers le monde. Avec ses dix millions d’habitants, la Suède semble avoir une proportion de Métalleux assez considérable au sein de sa population ce qui a eu pour effet de nous offrir de nombreux groupes qui allaient devenir des pionniers. Unleashed fait partie de ces pionniers qui, à grands coups de riffs acérés, a réussi à innover pour faire du Death Metal ce qu’il est devenu. Son deuxième album, Shadows in the Deep, est un parfait exemple de cette soif de porter le Death Metal à bouts de bras en le faisant évoluer à sa manière avec des structures certes plus simples mais extrêmement efficaces et des compositions qui laissent leur trace sur le monde musical. Unleashed est donc devenu une sommité du genre tant dans son pays qu’à l’international et aujourd’hui encore, son influence se fait toujours sentir.
Grave – You’ll Never See – 1992
Grave est considéré comme étant l’un des pionniers et une des figures emblématiques du « Swedish Death Metal » et pour cause! Le groupe fut l’un des premiers à utiliser la célèbre Boss Heavy Metal HM-2 qui a façonné le son du Death Metal Suédois et grâce à ses riffs granuleux et impitoyables, Grave s’est rapidement imposé comme étant un chef de file en la matière. Son deuxième album fut chaleureusement accueilli par un grand nombre d’amateurs à l’époque et demeure encore aujourd’hui un éternel incontournable. You’ll Never See est arrivé à un point tournant de l’histoire Métallique à une époque où le Grunge était en train de devenir la tendance musicale à adopter si on voulait suivre le courant. Grave fut l’un de ces groupes qui allaient justement à contre-courant en réussissant à garder le Métal en vie tout en se foutant des normes préétablies par l’industrie. Les vrais « Metalheads » n’avaient pas suivi la mode commerciale générée par le Grunge et avaient opté pour suivre le parcours des groupes comme Grave qui ont continué à faire évoluer la grande famille Métallique.
Obituary – The End Complete – 1992
Avec son troisième album, Obituary avait été fortement critiqué par certains fans qui trouvaient que le groupe ramollissait. Comme quoi le changement fait peur à l’humain, le groupe avait tout de même réussi à sortir un album incroyablement bien ficelé et à la hauteur de ce que le groupe avait à offrir. Sur The End Complete, Obituary nous servait encore sa mixture de riffs rapides sur une rythmique lente en alternant vers le contraire en plein milieu de pièces le tout avec plus de finesse que sur les deux premiers albums. Obituary était devenu l’un des maitres à penser du Death Metal Floridien et ce troisième album fut une autre influence majeure pour le genre qui se raffinait de plus en plus avec les sorties d’albums. Qu’on le veuille ou non, Obituary était toujours constant dans ses offrandes musicales et ne descendra jamais sous la barre fixée au fil de sa carrière. The End Complete est le parfait exemple de Death Metal de la vieille école qui a servi de pilier pour ce qui existe aujourd’hui!
Skyclad – A Burnt Offering for the Bone Idol – 1992
Après avoir été un des premiers à intégrer le Folk ou musique traditionnelle au Métal, skyclad avait récidivé sur son deuxième album en augmentant la technicité et mettant encore plus l’emphase sur les sonorités celtiques toujours bien sûr en gardant en t^te le côté Thrash Metal résultant ainsi en des pièces épiques et majestueuses. Pour être en mesure de mettre encore plus d’éléments Folk, le groupe avait ajouté à ses rangs un violiste qui jouait également de la mandoline et des claviers. Le résultat fut si époustouflant et incroyable que cet album allait redéfinir les frontières musicales et influencer plusieurs musiciens par la suite qui forgeront le tout nouveau genre qui venait de naître. Dans tous les pays Européens et Scandinaves, il ya une histoire ancestrale riche et dans chacun de ces pays plusieurs groupes se formeront pour chater la gloire des ancêtres en incorporant des instruments et des hymnes issus de leur passé glorieux.
Malevolent Creation – Retribution – 1992
La Floride devenait de plus en plus un bassin incroyable pour le Death Metal et la brutalité qui s’y dégageait était tout simplement phénoménale. Malevolent Creation avait monté la barre plus haut sur son deuxième album prouvant ainsi qu’il était un des dignes porte-parole du Death Metal Américain. Retribution se distinguait par sa rapidité et ses riffs brutaux qui étaient rendus avec une férocité inouïe. On redéfinissait le genre pour le rendre encore plus extrême et Malevolent Creation était devenu une sorte de figure de proue qui montrait la voie aux nouveaux venus qui façonneront le genre par la suite. Les « Blast Beats » étaient devenus un impératif et les batteurs allaient devoir travailler fort pour se surpasser à inventer de nouvelles techniques peu communes. Retribution est un de ces albums qui ont forgé la grande famille Métallique à sa façon et son influence fut et est toujours très importante. Prenez-en de la graine, le Death Metal était là pour rester et devenir l’un des genres Métalliques les plus prisés dans le monde.
Sadus – A Vision of Misery – 1992
La lancée de Sadus vers le Thrash Metal très technique se poursuivait de façon magistrale sur le troisième album. Bien que A Vision of Misery n’apportait rien de nouveau musicalement parlant, le trio continuait là où il nous avait laissé avec Swallowed in Black. De la technicité à l’état pur, des riffs incroyables et des structures musicales à faire pâlir d’envie, telle était la recette de Sadus qui était évidemment fort efficace. Steve DiGiorgio avait mis la v=basse en évidence et son style de jeu avait également démystifié l’instrument en le rendant plus spectaculaire et aussi plus technique influençant un bon nombre de bassistes par la suite à se surpasser et ainsi mener cet instrument vers des niveaux beaucoup plus élevés. A Vision of Misery fut le dernier album digne de ce nom pour Sadus avant qu’il ne baisse en intensité et finisse par se faire oublier. Cet album, comme les deux précédents d’ailleurs, est un incontournable du genre et un album fort important pour l’évolution du Métal technique.
Darkthrone – A Blaze in the Northern Sky – 1992
Après un premier album incroyable, Darkthrone s’était intéressé au Black Metal au point de délaisser complètement sa sonorité Death Metal et de mettre à la poubelle l’album qui allait devenir Goatlord. Nocturno Culto et Fenriz avaient donc pris la décision de recomposer complètement un autre album et embrasser complètement le Black Metal comme idéologie et sonorité. A Blaze in the Northern Sky a été une révolution pour le Black Metal Norvégien avec ses riffs froids et sombres et c’est possiblement à partir de cet album que tout a vraiment décollé pour le genre. Les relents de Celtic Frost se faisaient déjà sentir et cette froideur musicale allait même se transformer en véritable musique hivernale tant la tempête déclenchée allait être puissante et glaciale. Le Black Metal était maintenant bien implanté et ce n’était que les débuts…
Deicide – Legion – 1992
Après un début fracassant, Deicide avait récidivé avec encore plus de fougue et de brutalité sur son deuxième album. Les frères Hoffman avaient concocté des riffs puissants et techniques et avec Legion, on sentait que Deicide deviendrait un des maitres du Death Metal. Les marques et les repères du Death Metal étaient tracés depuis quelque temps mais il fallait faire évoluer ce monstre sacré. Deicide avait donc pris toute cette charge sur ses épaules pour monter le tout d’une grosse coche influençant du même coup un bon paquet de musiciens à vouloir se surpasser et à jouer toujours plus vite en fracassant des records de brutalité musicale. Legion est un album essentiel dans le cheminement du Death Metal et la troupe de Glen Benton n’en resterait pas là, au contraire. Le feu était déjà parti, avec Legion, il se transformera en flamme éternelle…
Sabbat – Evoke – 1992
Moins connu ne signifie pas nécessairement moins bon ou moins influent. Plusieurs Métalleux attribuent à tort l’invention du Black Metal à la Norvège. Certes, la Norvège a été et est toujours une terre fertile pour le Black Metal mais les origines du genre remontent un peu plus loin et surtout ailleurs dans le monde. La formation Japonaise Sabbat fut l’une des premières formations de Black Metal sur la planète et qu’on le veuille ou non, le trio a influencé le genre à devenir ce qu’il est maintenant. Sur son deuxième album, Sabbat délaissait quelque peu sa sonorité empruntée à Venom pour se consacrer à sa propre sonorité et de nouvelle idées caustiques et tranchantes. Le niveau technique était plus élevé et les compositions beaucoup plus complexes. Evoke est sans l’ombre d’un doute un album assez important pour l’évolution Métallique et deviendra une influence majeure pour plusieurs groupes à travers le monde pour le développement du Black metal.
Burzum – Burzum – 1992
Le Black Metal était en germination et la Norvège allait devenir un château fort du genre. Le premier album du projet solo de Varg Vikernes est l’un des premiers albums du mouvement Black Metal Norvégien avec toute l’attitude, la fougue et le mythique qui vient avec. Burzum deviendra aussi l’ultime icône du Black Metal suite aux allégations d’incendies d’églises en Norvège et du meurtre de Euronymous commis par Vikernes en 1993. Musicalement parlant, Burzum avait apporté la froideur associée au Black Metal avec des riffs tranchants, rapides et une voix incroyablement torturée. La pauvre production de cet album allait également influencer bon nombre de groupes à utiliser cette sonorité « Lo-Fi » pour leurs albums pour ainsi créer une vague Métallique sans précédent et tout un mouvement musical qui deviendra tristement célèbre pour ses écarts de conduite violents. Le Black Metal était officiellement né et la suite serait très prolifique et surtout très spectaculaire!
Sinister – Cross the Styx – 1992
Avec Pestilence et Asphyx, la Hollande (Pays Bas) est devenue une terre très fertile en matière de Death Metal et l’arrivée de Sinister allait planter les racines du Death Metal bien profond dans le sol Hollandais et par le fait même, Mondial. C’est avec des riffs incendiaires et tranchants que Cross the Styx avait pris le monde Métallique par surprise et ce premier labum allait devenir un point tournant pour le Death Metal en général. Sinister avait appris avec les pionniers et s’était influencé de ceux, dont Possessed, pour parfaire sa musique et mener bien haut le flambeau du Death Metal Européen. Sinister allait par la suite dominer sur le monde et Cross the Styx deviendra rapidement un incontournable du genre et un très important album pour l’histoire Métallique Planétaire.
Master’s Hammer – Ritual – 1991
En 1991 le Black Metal était en train de germer grâce à ses graines plantées un peu partout dans le monde. Certes, les Venom, Bathory et autres Celtic Frost ont vraisemblablement été des éléments instigateurs du mouvement Black Metal proprement dit mais le genre est né quelque part entre l’Europe et la Scandinavie au début des années 90. La formation Tchèque Master’s Hammer est fort probablement une des premières formations de Black Metal et son premier album Ritual, l’un des premiers albums du genre à avoir directement influencé ce qui deviendra le Black Metal Norvégien. Le groupe utilisait des riffs sombres et une façon de jouer qui n’avait pas encore été utilisée tout en ajoutant des orchestrations et des ambiances froides et lugubres. Ajoutons à cela la langue Tchèque pour la voix et les paroles ce qui donnait un petit côté guerrier et malsain. Ritual fut sans l’ombre d’un un élément déclencheur pour ce qui s’en venait et la suite serait épique et incroyable!
Cathedral – Forest of Equilibrium – 1991
Lee Dorian avait quitté Napalm Death car il était soi-disant tanné de la scène Punk et n’était pas satisfait de la tournure Death Metal que le groupe entreprenait. Dorian qui était un grand fan de Doom dans la veine de Black Sabbath, Trouble, Candlemass et Pentagram pris la décision de former son propre groupe et Cathedral fut fondé en 1989. Le premier album du groupe avait pris beaucoup de monde par surprise avec ses riffs gras et sa rythmique lente qui contrastaient violemment avec ce que Dorian faisait avec Napalm Death. Forest of Equilibrium fut tout de même accueilli tant par les fans que la critique et fut encensé partout dans le monde. Le groupe reprenait des sonorités très Sabbathiennes tout en s’appropriant son propre style caverneux et sombre. Cathedral allait devenir le renouveau du Doom et deviendra rapidement une icône importante pour le développement du genre.
Broken Hope – Swamped in Gore – 1991
Swamped in Gore, premier album de Broken Hope, a été le tout premier album de Death Metal à être 100% enregistré en digital. Cet album est passé à l’histoire entre autres pour cet aspect mais aussi car il est un des tout premiers albums de Brutal Death Metal ou du moins un des pionniers du Brutal Death Metal tel que nous le connaissons aujourd’hui. Come bon nombre de groupes de cet acabit à cette époque, le gore et l’horreur faisaient partie du patrimoine génétique de cette musique abrasive et brutale. Broken Hope misait sur des riffs simplistes et caustiques bien assis sur une rythmique sauvage et puissante ce qui allait donner le ton à ce Brutal Death Metal nouvellement arrivé. Est-ce que Swamped in Gore est un indispensable du Death Metal? Indispensable peut-être pas mais un incontournable du genre, sans aucun doute. Il est certain que cet album a suffisamment influencé d’autres groupes pour que le genre se développe à un autre niveau pour devenir encore plus extrême!
Carcass – Necroticism – Descanting the Insalubrious – 1991
Le troisième album de Carcass marquait des changements sur bien des aspects. Les courtes pièces de type Grind faisant place à de longues pièces complexes et très structurées, Le groupe explorait de nouvelles avenues musicales vers le Death metal plus technique tout en gardant son côté punk et chaotique. La production aussi s’améliorait en devenant plus audible et fluide et les riffs beaucoup plus complexes que par le passé. Dans les faits, Necroticism est l’album le plus accompli de la discographie de Carcass et également le mieux construit. Le son de cet album allait conduire vers un tout nouveau genre de Death Metal qui se voudra plus mélodique. Carcass deviendra donc une influence majeure pour bien des musiciens qui suivront et son apport au Death Metal a été extrêmement important.
