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By Sinistros in Le Gramophone

Witches of God – Doom/Stoner Metal – États-Unis
Into the Heart of Darkness – 2019
Indépendant
9/10
Oh surprise! Un nouvel album de Witches of God! J’avais découvert la formation en 2016 avec They Came to Kill et j’étais tombé sous le charme de cette musique disjonctée aux influences diverses. Ce nouvel album en rajoute et monte d’un cran la qualité musicale du groupe Américain.

Into the Heart of Darkness commence en force avec Where Dreams Go to Die, une pièce aux multiples facettes longue de plus de douze minutes où s’entremêlent riffs lourds et fuzzés, mélangeant tempos lents et lourds avec tempos plus rapides et s’entrecoupant de petites mélodies à la guitare acoustique. Cette pièce donne le ton à l’album qui sera de cet acabit tout au long des douze pièces contenues sur cette double galette de vinyle. Comme sur ses deux précédentes offrandes, Witches of God mise sur la diversité musicale allant du Stoner à l’état pur au Doom caverneux en passant par certaines sonorités Punk et psychédéliques se mariant a des textures Progressives. Le groupe rajoute des éléments rappelant Sonic Youth par moments ainsi que des idées indéniablement influencées par The Beatles. Les similitudes avec Uncle Acid, Butthole Surfers et Voïvod sont toujours présentes mais avec un gros plus qui fait toute la différence!

Si vous aimez votre musique avec des saveurs plus piquantes et exotiques, Witches of God a de quoi satisfaire vos oreilles déjà averties. Qu’on se le tienne pour dit, ce nouvel album c’st de la bombe sonore à l’état brut!

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 9
Production: 9
Appréciation Générale : 9

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By Sinistros in Le Gramophone

Mammoth Storm – Stoner/Doom metal – Suède
Alruna – 2019
Argonauts Records
8,5/10

Le métal extrême est particulièrement large et riche en différences musicales tant au niveau des textures que dans la vitesse d’exécution. On parle fréquemment des groupes ultra rapides mais le ultra lent est généralement relégué aux oubliettes. La formation Suédoise Mammoth Storm nous offre un deuxième album et tout comme son prédécesseur, Alruna est un album typiquement lent, très lent.

On reprends là où on avait laissé avec Fornjot en 2015 avec cinq pièces longues et puissantes pour un total de plus de quarante et une minutes. Mammoth Storm mise sur la lenteur et la profondeur avec des riffs minimalistes regorgeant de réverbération donnant l’impression de naviguer dans les profondeurs des abysses de l’enfer. Malgré cette lourdeur et cette lente oppression sonore, Mammoth Storm joue la carte de la mélodie tout au long de l’album. La production est un peu crasseuse apportant une touche plus sale aux pièces ainsi qu’une noirceur comme si on avançait dans la pénombre à la recherche de quelque mystère enfoui.

Alruna est la suite de Fornjot, on est toujours en terrain connu et le groupe continue sur sa lancée. Un bon album pour les amateurs de Doom pesant et très lent.

Composition: 8
Exécution: 8,5
Ambiance: 9
Production: 9
Appréciation Générale : 8

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3Teeth – Industrial Metal – États-Unis
Metawar – 2019
Century Media
8,7/10

Ceux qui me connaissent savent que je suis un très grand amateur de musique Industrielle et que contrairement au Métalleux typique resté accroché aux années 80, je suis un très grand amateur de claviers et de synthétiseurs. Étant un trippeux de sonorités disjonctées et non conventionnelles, je me devais de tenter une écoute du troisième album de la formation Américaine 3Teeth. Le look et style musical ayant piqué ma curiosité, c’est avec Metawar que je fais ma rencontre avec le groupe.

Dès les premières pièces je constate que ce sera assurément dans mes cordes, le son des claviers sont à la hauteur et le son global du groupe me plaît suffisamment pour continuer l’écoute jusqu’à la fin. 3Teeth, ce n’est pas à la portée de tous, surtout pas destiné au Métalleux aimant les recettes standards du monde métallique. Bien que le groupe soit quand même très Métal dans tous les sens du terme, le côté Industriel et mécanique est aussi très présent donc beaucoup de sonorités provenant de machines et d’échantillons sonores sur les treize pièces de l’album. Guitares abrasives sur une tempo lourd sans flirter avec les rapidité, une voix légèrement distorsionnée et quand même assez agressive le tout reposant sur une rythmique puissante et réglée comme une horloge, voilà tout ce qu’il y a sur cet album et ce qu’il faut mettre en ligne de compte avant la première écoute. Certains parallèles pourraient être faits avec Front Line Assembly et Combichrist tant des les sonorités que par dans l’approche musicale et une certaine ambiance rappelant Ministry par moments.

Metawar est un excellent album du genre qui me permettra de découvrir ce que 3Teeth a fait par le passé. Une très belle réussite pour le genre et surtout du sang neuf en cette année 2019 très pauvre en sorties dignes de ce nom.

Composition: 8,5
Exécution: 8
Ambiance: 9
Production: 9
Appréciation Générale : 9

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Memoriam – Death Metal – Angleterre
Requiem for Mankind – 2019
Nuclear Blast
8,6/10

Fondée en 2016 et issue d’un regroupement d’ex-membres de Bolt Thrower et de Benediction, la formation Memoriam en est déjà à son troisième album. J’avais grandement aimé le premier, For the Fallen, paru en 2017 et curieusement, je suis passé complètement à côté du deuxième, The Silent Vigil.

Rquiem for Mankind utilise la même formule que sur le premier album, un Death Metal à la Bolt Thrower avec des riffs incendiaires et des changements de tempos fréquents. Du bon Death bien gras qui nous fait brasser de la tête avec suffisamment de surprises pour apporter une bonne dose originale au tout. Les fans de Bolt Thrower ne se sentiront pas dépaysés, on demeure dans le même registre et dans la même voie. La production est excellente, ça sonne avec puissance et clarté tout en maintenant les instruments homogènes et bien imbriqués les uns dans les autres.

Ce nouvel album est une valeur sûre qui prouve que le Death Metal est encore une fois bien établi et une force de frappe Métallique majeure.

Composition: 8,5
Exécution: 9
Ambiance: 8
Production: 9
Appréciation Générale : 8,5

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Hate – Blackened Death Metal – Pologne
Auric Gates of Veles – 2019
Metal Blade
8,2/10

La Pologne est un bassin prolifique pour le Métal Extrême c’est bien connu, juste à parler de Behemoth et Vader et on se retrouve en terrain connu. Il y a aussi une des formations pionnières du Death Metal noirci Polonais qui continue malgré vents et marées à nous produire de bons albums efficaces et honnêtes. Hate en est donc à son onzième album depuis sa création en 1990 et encore une fois le groupe livre la marchandise.

Bien sûr, Hate n’innove aucunement depuis ses débuts mais le groupe offre une mixture de Death Metal à la fois brutal et mélodique avec une touche sombre qui apporte de la noirceur à toute cette brutalité auditive. Le groupe mise sur les riffs sans artifices et ne beurre jamais épais. On va droit au but et c’est tout ce qui compte. La production est une fois de plus plus haute que les standards, ça sonne et cette production aide à faire passer le morceau. En tout dix pièces très bien composées et interprétées et aucun remplissage inutile, c’est direct dans les dents et on ne fait aucun détour inutile.

Une fois de plus Hate nous offre un album sans prétentions, c’est efficace et très honnête. Un bon moment de Death Metal qui frappe fort.

Composition: 8
Exécution: 9
Ambiance: 7
Production: 9
Appréciation Générale : 8

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Beheaded – Brutal Death Metal – Malte
Only Death Can Save You – 2019
Agonia Records
8,8/10
Provenant de l’île de Malte entre la Sicile et l’Afrique du Nord, la formation Beheaded n’est pas une des rares formations de ce petit pays de près de 450 000 habitants. Le métal est y est fortement représenté et ce n’est pas chose si curieuse car connaissant la qualité du Métal provenant de son voisin l’Italie, il est dans l’ordre des choses que le style musical le plus extrême y soit représenté de façon si singulière.

Beheaded en est à son sixième album depuis sa formation en… 1991! J’avais connu la formation Maltaise avec Never to Dawn paru en 2012, album qui m’avait plu au point de me faire un point d’honneur de suivre la formation tant dans ses futures sorties que des albums passés. Only Death Can Save You nous ramène à l’album précédent avec ses riffs puissants et gras et la force de frappe de la rythmique qui se veut puissante et dévastatrice. Bien que la musique de Beheaded puisse se classer dans le Brutal Death Metal, plusieurs éléments issus du Thrash Metal se font entendre tout au long de l’album avec des dosages techniques fort appréciables et même si un parallèle avec des formations telles que Suffocation ou Dying Fetus puissent se faire, il est indéniable que Beheaded a une recette Métallique très originale et propre à la formation. La production est digne des grands noms du Death Metal, c’est clair et puissant et tout est à sa place.

Only Death Can Save You est un excellent album de pure défonce auditive comme seul Beheaded peut nous concocter. Un album qui se placera dans les tops de 2019 et deviendra à coup sûr un classique du groupe,

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 8
Production: 9
Appréciation Générale : 9

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Firespawn – Death Metal – Suède
Abominate – 2019
Century Media
8,6/10

Après un premier album fort décevant de la part d’un « supergroupe », Firespawn avait rectifié son tir en offrant un album plus personnel avec son deuxième album. À l’instar de son prédécesseur emplit de clichés empruntés aux groupes dont les membres font partie, ce deuxième album montait la créativité et l’honnêteté musicale d’un cran.

Deux ans plus tard, Firespawn nous revient avec Abominate, un album aux allures beaucoup plus techniques et non conventionnelles, on sent que le groupe peaufine sa personnalité en laissant de côté les influences provenant des Unleashed, Entombed et Necrophobic, groupes dont certains membres forment Firespawn. Oui Abominate est très différent des deux albums précédents, il comporte de très bonnes idées et des riffs sombres qui sortent de l’ordinaire mais cela ne suffit pas à crier au génie musical. La musique de Firespawn est très générique et maintes fois entendue mais c’est fait avec efficacité et professionnalisme.

Abominate est un excellent album de Death Metal dans la plus pure des traditions Suédoises. Ça frappe fort, c’est droit et ça fait amplement la job!

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 8
Production: 9
Appréciation Générale : 8

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Abbath – Black Metal – Norvège
Outstrider – 2019
Season of Mist
8,5/10

Abbath est de retour avec son deuxième album solo, Outstrider. La formation de cet album est toute nouvelle puisque les nouveaux arrivants sont en place depuis 2018 et 2019 et comporte entre autres Mia Wallace (Triumph of Death, Niryth) à la basse.

Outstrider est supérieur au premier album éponyme, on reconnaît la dextérité et le style de riffs propres à Abbath. Bien que ce nouvel album soit la suite de ce que Abbath a pu faire par le passé et que le son global soit Black Metal en général, on retrouve toutefois de nombreuses idées et styles de riffs se rapprochant du Heavy Metal traditionnel dans la veine de Accept ou Dio. La production est un peu floue par moments et un peu trop dans les aigus mais ça apporte un certain charme à la froideur qui se dégage des huit pièces de l’album. Abbath a encore amplement de riffs dans sa manche et est toujours un excellent compositeur

Outstrider est un album à considérer pour les fans de longue date de Immortal et du personnage qu’est Abbath. Le pionnier du Black Metal Norvégien effectue un retour en force en se replantant solidement les deux pieds dans la scène Métallique Internationale.

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 8
Production: 8
Appréciation Générale : 8,5

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She Past Away – Post Punk/Gothic Rock – Turquie
Disko Anksiyete – 2019
Metropolis Records
9/10

La formation Turque She Past Away nous reviens avec un troisième album et plus de 4 ans d’absence. Le groupe revient en force sous forme de duo, le bassiste İdris Akbulut ayant quitté la formation en 2015.

Le son global du groupe n’a pas vraiment changé si ce n’est que la basse avec chorus n’est plus présente et que les claviers ont pris la place de celle-ci. La guitare et la voix sont toujours identiques à ce que le groupe nous a habitués au fil des sorties, les structures de compositions demeurent également assez similaires. On retrouve toutefois un petit côté un peu plus joyeux dans les pièces de Disko Anksiyete : Des éléments issus du Disco des années 70 font leur apparition sans toutefois prendre toute la place et envenimer la sonorité froide et gothique du groupe. Les pièces sont plus axées sur les sonorités EBM que sur le Gothic Rock comme par le passé, le changement d’instrumentation y est pour quelque chose qui n’enlève en rien à la qualité des compositions. La production monte d’un cran, on sent que le budget est là et que la signature avec Metropolis Records font une réelle diférence.

Ce troisième album est une autre réussite pour She Past Away qui devient le groupe phare de la nouvelle génération du Post Punk et Gothic Rock.

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 9
Production: 9
Appréciation Générale : 9

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Minuit Machine – Synth Wave – France
Infrarouge – 2019
Synth Religion
8,5/10

Le duo Français Minuit Machine effectue son grand retour après une absence de plus de 3 ans. Hélène de Toury et Amandine Stioui nous offrent leur quatrième album intitulé Infrarouge dans leque on retrouve les synthés vaporeux et froids qui ont fait la renommée du groupe.

Ce retour tant attendu frappe dans le mille avec ses neuf nouvelles pièces dans la plus pure tradition du Synth Wave des années 80. Ce nouvel album reprends la même formule que par le passé si ce n’est que la partie percussions est beaucoup plus intense que par le passé. Les structures n’ont pas vraiment changé et les sonorités non plus. On retrouve les mêmes synths analogues et la voix feutrée de Amandine Stioui. Il n’y a rien à redire sur Minuit Machine : Le duo perpétue la voie tracée par les pionniers et c’est excellent.

Les amateurs de ce genre musical minimaliste aimeront Infrarouge qui est déjà devenu un classique du genre.

Composition: 8,5
Exécution: 8
Ambiance: 9
Production: 9
Appréciation Générale : 8

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Antropomorphia – Death Metal – Pays-Bas
Merciless Savagery – 2019
Metal Blade
8,5/10

Initialement fondée en 1989, la formation Antropormorphia avait pris un long congé de près de dix ans entre 1999 et 2009 et en est à son quatrième album depuis son retour. J’avais découvert le groupe néerlandais avec Evangelivm Nekromantia en 2012 et depuis, chaque sortie est une attente dans mon cas.

Merciless Savagery n’apporte pas grand chose de nouveau dans l’univers musical du groupe, on continue à perpétuer les riffs mélancoliques et puissants bien ancrés sur une rythmique droite et percutante. Ce nouvel album est donc égal aux trois précédentes parutions et est également égal d’un bout à l’autre, sans remplissage et sans longueurs. De très bonnes pièces intelligemment bien montées avec des structures intéressantes qui sortent de l’ordinaire du Death Metal du même genre. Le groupe est passé maître dans l’ajout de mélodies disjonctées et glauques pour agrémenter glacialement les riffs puissants au fil des pièces. La production est à la hauteur de ce que l’on doit s’attendre de la part d’un groupe professionnel, c’est clair et limpide et tout est à sa place.

Un autre très bon album de la part de Antropomorphia, une réussite de Death Metal comme on le fait aux Pays-Bas!

Composition: 8,5
Exécution: 9
Ambiance: 8
Production: 9
Appréciation Générale : 8

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Combichrist – Industrial Metal – Norvège/États-Unis
One Fire – 2019
Out of Line
8,1/10

La formation Norvégienne Combichrist nous sert son neuvième album depuis sa création en 2003. One Fire reprends là où le groupe nous a laissés avec le précédent album en gardant la même formule industrielle métallisée.

Outre la très inutile reprise de California Uber Alles de Dead Kennedys, l’album comporte de très bonnes pièces martelantes avec des synthés lourds et des guitares abrasives. One Fire n’est certes pas le meilleur album de Combichrist mais réussi tout de même à nous rester accrochés du début à la fin. Comme toujours la production est irréprochable et l’énergie mécanique qui se dégage des pièces est assez convaincante pour que tout amateur de musique Industrielle puisse y trouver son compte. On tombe parfois dans le mélo dramatique comme dans The Other dont la lenteur et la mélancolie font pâle figure à la limite du pathétique, le groupe aurait aisément pu couper sur le nombre de pièces car l’album contient quelques remplissages squi pourraient devenir rapidement sans intérêt.

One Fire demeure un album décent qui contient suffisement de matériel pour plaire aux fans de la première heure ainsi qu’aux nouveaux fans.

Composition: 8
Exécution: 8
Ambiance: 8
Production: 8
Appréciation Générale : 7,5

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Mirror – Heavy Metal – Internationnal
Pyramid of Terror – 2019
Bad Omen Records
9/10

La formation Internationale Mirror vient tout juste de lancer son deuxième album, album qui deviendra un classique du Heavy Metal. Comme pour son prédécesseur, Pyramid of Terror offre amplement de sonorités caustiques et originelles pour faire du groupe un des grands du Heavy Metal traditionnel.

Bien assises sur une production classique comme dans le bon vieux temps, les compositions de Mirror rivalisent amplement avec celles de groupes biens établis comme Satan, Iron Maiden ou encore Judas Priest. Le groupe nous assomme à grands coups de guitares tranchantes et de riffs intelligents s’entremêlant d’une rythmique puissante et d’une voix large et présente rappelant celle de Klaus Meine. Ce nouvel album marque également un changement majeur dans l’alignement du groupe : De la formation originale il ne reste que Tas à la basse et Jimmy Mavrommatis à la voix. La formation compte deux nouveaux guitaristes et un nouveau batteur ce qui n’enlève absolument rien au son du groupe, au contraire, ceci semble rendre le groupe encore plus puissant et plus mature musicalement.

Les amateurs de Heavy Metal pur et dur de la belle époque apprécieront ce nouvel opus de Mirror qui se place parmi les grands du genre.

Composition: 9,5
Exécution: 9
Ambiance: 8,5
Production: 9
Appréciation Générale : 9

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Darkthrone – Black/Speed/Heavy Metal – Norvège
Old Star – 2019
Peaceville Records
8,3/10

Si vous ne connaissez pas encore Darkthrone il serait grand temps de vous y mettre, ne serait-ce que pour élargir votre culture musicale. Les pionniers du Black Metal sont de retour avec leur dix-huitième album en carrière, carrière qui a été somme toute plutôt constante durant les trente dernières années.

Old Star ne fait pas exception à ce que Darkthrone nous a livré au fil de ses albums : Un son très « Old School » qui rappelle Hellhammer/Celtic Frost et les débuts de Venom. Les instigateurs du « True Norwegian Black Metal » ont peaufiné leur son au fil des années intégrant même des éléments de pur Heavy Metal dans leurs dernières parutions. Sur Old Star, on renoue avec le Black Metal typique qui a fait la renommée du groupe avec des riffs sombres et épiques sur des tempos plus lents et plus étoffés. Ici la vitesse ne prime pas, on mise plutôt sur la finesse et les mélodies bien assises sur une production digne des meilleurs albums de Speed Metal des années 80.

Darkthrone ne signe pas ici son chef d’oeuvre mais perpétue l’oeuvre amorcée il y a plus de trente ans. Un très bon album pour les fans du groupe et un très bon commencement pour les néophytes.

Composition: 8,5
Exécution: 8,5
Ambiance: 8
Production: 8
Appréciation Générale : 8,5

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By Sinistros in Le Gramophone

The Lord Weird Slough Feg – Heavy Metal – États-Unis
New Organon – 2019
Cruz del Sur Music
8,4/10

The Lord Weird Slough Feg nous reviens cette année avec son dixième album depuis sa formation en 1990. Après avoir passé ls quatorze dernières années sous le nom de Slough Feg, le groupe reviens également à son nom originel. New Organon ramène aussi le groupe à ses sources avec son Heavy Metal étoffé et complexe.

Faisant largement oublier le décevant Digital Resistance, New Organon nous ramène le bon vieux The Lord Weird Slough Feg avec ses riffs intelligents qui rappellent Cirith Ungol et Iron Maiden des belles années et la voix unique de Mike Scalzi qui demeure le seul membre original de la formation. Ce nouvel album comporte de très bonnes pièces et assez de fougue pour plaire aux amateurs de vrai Heavy Metal de la vieille école et ce même si on dénote certaines faiblesses au niveau de la constance de l’album, ce dernier comporte quelques pièces de remplissage qui manquent un peu de conviction et d’inspiration, notamment sur la pièce Coming of Age in the Milky Way. La production manque un peu de punch mais elle sonne très années 80 ce qui ajoute un petit cachet « old school » à l’ensemble de l’album.

New Organon n’est certes pas le meilleur album du groupe mais il est loin d’être le pire. Les fans de la premières heure dont je fais partie y trouveront leur compte car cet album nous fais passer un très bon moment de pur Heavy Metal.

Composition: 8
Exécution: 9
Ambiance: 8
Production: 8,5
Appréciation Générale : 8,5

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