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By Sinistros in Le Gramophone

Arkaik – Technical Death Metal – États-Unis
Nemethia – 2017
Unique Leader
7/10

J’ai connu Arkaik avec l’album Metamorphignition en 2012, album qui m,avait assez plu et qui amenait le Death Metal technique vers un autre niveau tout en restant dans un chemin plus audible et sans réel désir d’épater la galerie. L’album suivant, Lucid Dawn s’aventurait vers le commun du technique en proposant uniquement des notes pour montrer ce que les musiciens étaient capables de faire, j’étais donc pasé outre cet album que je n’avais pas vraiment aimé.

J’ai tout de même laissé une chance au nouvel album, Nemethia paru plus tôt cette année. Je dois dire que mes idées sont assez partagées face à ce nouvel album. De un, il ne m’impressionne aucunement de par les prouesses techniques qu’il renferme et de deux, il contient tout de même de très bonnes idées au travers des neuf pièces, idées qui sont possiblement mal exploitées. Il est indéniable que les musiciens du groupe sont forts talentueux et qu’il y a un très gros travail de composition bien assis sur une production éclatante. Le problème c’est que le Death Metal technique semble être devenu une mode où tout un chacun tente de surpasser ce qui a été fait et qu’une bonne partie des groupes issus de cette vague poussent des notes uniquement pour pousser des notes pour se prouver je ne sais quoi. Ici, on suit une mode où le synthétique surpasse tout le reste dans un monde où on oublie un détail essentiel : La musicalité.

Bien sûr que cet album va plaire aux amateurs de technicité flamboyante et sans bornes. Bien sûr que cet album en est un à la hauteur de ce type musical où l’extrême très extrême est en avant plan au détriment de tout le reste. Pour ma part je décroche totalement de cette mode, car s’en est devenue une, et je dois me résoudre à dire que je ne trouve plus du tout mon compte dans ce genre.

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By Sinistros in Le Gramophone

Acid Witch – Psychedelic Doom/Death Metal – États-Unis
Evil Sound Screamer – 2017
Hell’s Headbangers
6.5/10

Sept longues années à attendre la suite de Stoned, deuxième album de Acid Witch paru en 2010. Sept années à se demander si le groupe était encore vivant. Les deux premiers albums offraient une musique caustique et psychédélique avec des sonorités profondes et très intéressantes. Le mélange gras et lourd avec les claviers et le reverb apportait une dimension horrifique palpable qui sortait du cadre pré-établi. Cette année, Acid Witch nous sert son troisième album, Evil Sound Screamer. Voyons ce que ça contient et quelle évolution le groupe a peaufiné au cours des sept années de silence quasi total.

L’écoute de ce troisième album a été une surprise de taille mais pas dans le bon sens du terme. J’avais beaucoup d’attentes face à cette sortie et je dois dire que je suis grandement déçu par la tournure que le groupe a pris. Bien que contenant toujours son côté psychédélique et plusieurs bons riffs, Acid Witch a totalement perdu sa personnalité et son originalité se contentant de nous offrir un album ordinaire et fade sans réelle conviction. Fini le vocal gras et granuleux embourbé dans la réverbération qui apportait la saveur de sorcellerie des deux premiers albums. Fini les guitares lourdes et profondes avec le fuzz dans le tapis qui donnaient l’impression d’être dans un film d’horreur. Ce nouvel album de Acid Witch sonne comme un de ces mauvais groupes de Black/Thrash Metal sans envergure qui sonnent tout croche recherchant désespérément à reproduire ce qui se faisait au début des années 80. La production est mauvaise et sans couleur et les compositions semblent avoir été faites à la sauvette manquant cruellement d’intensité et de cohésion.

En bout de ligne, cet album me laisse un goût amer et me déçoit totalement. Acid Witch a perdu de sa verve et son originalité a été reléguée aux oubliettes. Dommage, Evil Sound Screamer est une perte de temps sonore sur toute la ligne.

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Sarke – Black/Thrash Metal – Norvège
Viige Urh – 2017
Indie Recordings
8.5/10

La sortie d’un nouvel album de Sarke suscite à chaque fois un intérêt marqué pour moi car j’aime vraiment ce groupe Norvégien et je ne suis jamais déçu d’album en album. Viige Urh est le cinquième album du groupe et encore une fois, je ne suis pas déçu du tout!

Ce qui a commencé en 2009 par un projet du multi instrumentiste Sarke avec Nocturno Culto à la voix s’est rapidement transformé en groupe complet qui suit une très belle évolution au fil des albums. Originalement, Sarke nous offrait un Black Metal à la sauce Thrash dans la veine des Celtic Frost, Aura Noir et Darkthrone mais dans son évolution, le groupe a incorporé des éléments un peu plus Progressifs élargissant ainsi ses sonorités pour monter le niveau de composition à un niveau supérieur. On ressent maintenant de petites pointes à la Enslaved avec certains éléments issus de Triptykon, Viige Urh est un album beaucoup plus mature et propulse le groupe vers des sommets jusqu’ici hors d’atteinte. Les claviers sont maintenant omniprésents dans les compositions amenant cette touche très progressive et planante tournant autour des huit pièces de ce nouvel album.

Viige Urh est possiblement le meilleur album de Sarke. La qualité musicale et des atmosphères sont encore au rendez-vous avec un petit plus qui fait toute une différence.

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Primus – Experimental/Progressive Rock – États-Unis
The Desaturing Seven – 2017
ATO/Prawn Song
9/10

Primus est un groupe qui n’est plus vraiment à présenter. Le dernier album que j’ai écouté du groupe étant Brown Album paru en 1997, j’ai donc manqué les trois albums suivants. Je me reprends cette année avec The Desaturing Seven, neuvième album du puissant trio. Bien évidement, la sortie de The Claypool Lennon Delirium y est pour quelque chose dans mon choix d’écouter ce nouvel album.

Comme dans mes souvenirs, Primus est toujours aussi éclaté et imprévisible. En fait, Primus, on aime ou on aime pas vu le penchant très expérimental de son cheminement musical et de son style de compositions. A la manière de The Residents, Primus se fout littéralement des standards établis en nous proposant des structures musicales disjonctées puisées dans d’innombrables styles comme le Progressif, le Jazz, le Hard Rock et même le Métal par moment. The Desaturing Seven ne fait pas exception, cet album respire le Primus originel à plein nez. Attention! Ici, on ne peut pas se contenter d’écouter une ou deux pièces de l’album car les sept chansons qui le composent forment un tout et sont indissociables les unes des autres. Tel un flot continu, Primus nous transporte dans un monde parallèle à grands coups de textures flyées et de couleurs musicales disparates.

Un autre excellent album de la part du trio à écouter avec la plus grande attention. Les amateurs de musique éclatée et hors normes trouveront leur compte dans The Desaturing Seven, un album qui se hissera très haut dans les tops 2017 et qui fait déjà partie des classiques du groupe.

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La Scaltra – Gothic Rock/Darkwave – Allemagne
Freakshow – 2017
Solar Lodge
8/10

Le rock Gothique est toujours présent dans l’univers musical underground et nombreux sont les groupes de cette scène à perpétuer la flamme originelle telle qu’elle était à ses débuts dans les années 80. Le duo Allemand La Scaltra nous présente son nouvel album Freakshow tout droit sorti de la scène « Batcave » de la belle époque.

Ayant beaucoup d’affinités avec les films d’horreur et de la famille Addams, la musique de La Scaltra oscille entre le Gothic Rock typique emprunté à The Sisters of Mercy et Siouxie and the Banshees et le Synthwave originalement créé par les Depeche Mode, Anne Clark et tous les dérivés de Kraftwerk. En tout dix pièces mélancoliques avec le son typique des années d’or du genre avec la froideur, la répétition et les ambiances tristes qui ont fait la renommée de ce type musical. La Scaltra ne réinvente absolument rien, le groupe refait exactement ce qui a déjà maintes fois été fait mais il le fait très bien. C’est brillamment composé et exécuté, on se croirait revenir à une époque maintenant très lointaine. La production est excellente, on ressent bien les atmosphères que le groupe a voulu créer et c’est assez réussi dans l’ensemble.

Freakshow ne gagnera pas le prix de l’album de l’année mais c’est un album honnête et divertissant. A écouter par temps de pluie où la grisaille et le froid nous mordent jusqu’aux os.

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Valborg – Avant Garde/Doom Metal – Allemagne
Endstrand – 2017
Lupus Lounge
8.5/10

Le trio Allemand Valborg en est à son sixième album depuis sa formation en 2002. Je découvre le groupe avec Enstrand paru sur Lupus Lounge/Prophecy Productions plus tôt cette année. Je n’ai donc aucun point de repère ni de comparaisons à faire avec les discographie du groupe et c’est avec une oreille nouvelle que je décortique cet album.

Endstrand est un album comportant treize pièces pour un total d’un peu plus de quarante-quatre minutes de musique explosive, sauvage et très directe. J’ai été surpris de constater lors de ma première écoute que malgré un son tout de même très Death Metal, Valborg semble fortement influencé par la musique Industrielle, les pièces de l’album étant construites dans une ambiance très mécanique et saccadée avec des structures répétitives et relativement assez froides. On frôle parfois des sonorités Black Metal donnant cet aspect froid et sombre. Le groupe semble aimer s’aventurer sur des chemins épineux en offrant des textures plus expérimentales avec des sonorités très riches. Il faut aimer par contre la répétition et la musique très mécanique si on veut apprécier cet album à sa juste valeur. Le chant en Allemand apporte une dimension plus glauque et malsaine à la musique de Valborg ce qui sied très bien à cette musique dérangeante.

Endstrand est un excellent album à écouter tranquillement pour être en mesure de pénétrer complètement dans les ambiances générées tout au long de l’album. Je vais tâcher de découvrir les albums précédents pour me faire une meilleure idée de ce qu’est Valborg dans toute sa carrière.

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Fleshkiller – Progressive Death Metal – Norvège
Awaken – 2017
Indie Recordings
9/10

Mes compatriotes des Grands Inquisiteurs, en l’occurrence le Rockmaster, Tower et le Dr. Pendragon respectivement des émissions Rock Classique, Subversion et Réanimation, m’ont largement vanté et louangé le premier album de la formation Norvégienne Fleshkiller cette fin de semaine. Et lorsque de fins connaisseurs en matière de Métal et de Rock vous proposent d’écouter attentivement un album, il est impératif de s’exécuter sur le champ!

Alors, je l’ai écouté Awaken et je suis tombé sur le derrière. Stupidement classé comme étant « Progressive Deathcore » sur Metal Archives, Fleshkiller est tout sauf Deathcore. Composé de membres de Extol et Tristania, le groupe offre un Death Métal parfois mélodique, parfois plus brutal tout en imbriquant des sonorités et des textures musicales issues du rock progressif des années 70. Par moments on pourrait même croire que c’est du Yes en beaucoup extrême. Certains éléments de Thrash moderne dans la veine de Revocation se font entendre au fil des pièces, Awaken est définitivement un album très technique mais excessivement intéressant au niveau des structures musicales et de l’atmosphère générale. Bien entendu, Fleshkiller ne s’adresse pas aux amateurs de Métal basique et primitif. Il faut avoir un esprit très large et être prêt à assimiler des sonorités qui sortent des standards.

Ce premier album est un beau coup de cœur 2017 et est d’ores et déjà un classique du Métal disjoncté et intelligent. A se procurer dans les plus brefs délais et à écouter sans distraction pour en apprécier toutes les subtilités.

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Holograms – Post Punk – Suède
Surrender – 2017
Push My Buttons
7.5/10

Lorsque j’ai découvert la formation Suédoise Holograms en 2013, j’avais été subjugué et totalement conquis par les sonorités intelligentes et la force de frappe brute qui se dégageait de l’album Forever. Je m’étais par la suite procuré le premier album éponyme qui m’avait également plu au point de mettre Holograms dans ma liste de groupes favoris. Il aura fallu près de quatre années pour pouvoir enfin se mettre la suite de Forever dans les oreilles. Surrender est sorti cette année sans fanfares ni trompettes et est possiblement en train de passer complètement inaperçu.

Holograms garde sa sonorité unique sur ce troisième album mais la verve et l’impact frappant des deux premiers albums sont disparus. Le groupe signe ici un album très dépressif et d’une lenteur difficile à soutenir. Les influences The Cure sont vraiment présentes sur ce nouvel album, on croirait pratiquement que le groupe a suivi le même moule que Robert Smith en nous offrant en quelque sorte son « Faith ». Non pas que cet album soit mauvais, loin de là mais la haute teneur en dépression monumentale est très difficile à assimiler même après plusieurs écoutes. Le groupe Suédois est dans une phase de changement et ces changements prendront plusieurs écoutes et beaucoup de patience pour pouvoir embarquer dans les onze pièces de Surrender.

Un album correct mais qui passe un peu de travers laissant un goût d’amertume et un sentiment de profonde tristesse. Il est possible que je ne sois pas dans le « mood » ces temps-ci et que je redécouvre cet album dans le futur mais pour le moment je dois me résoudre à dire que c’est un peu raté.

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Samael – Industrial Black Metal – Suisse
Hegemony – 2017
Napalm Records
9/10

Six ans c’est extrêmement long à attendre un nouvel album, surtout un nouvel album venant de la part des géants du Métal Industriel. L’attente aura finalement valu la peine car Samel vient de combler cette longue et douloureuse attente en nous offrant son onzième album, Hegemony.

Ne vous méprenez pas cependant. Les amateurs de la première heure du groupe qui s’accrochent encore une fois à un espoir que le son des débuts reviendra vont être une fois de plus déçus. Oui, Samael conserve toujours une bonne part de Métal noirci mais le côté Industriel et Symphonique est toujours bien ancré solidement dans la musique du groupe. Depuis l’album Passage, les Suisses nous offrent une diversité musicale et différentes textures d’album en album jonglant avec divers types de sonorités passant de l’atmosphérique planant à la défonce martelante en mélangeant les instruments traditionnels et électroniques. Sur Hegemony, Samael revisite ses racines et semble puiser ses idées dans la majorité des albums de sa carrière. On y retrouve des éléments de Ceremony of Opposites ou de Solar Soul tout en gardant des sonorités issues de Passage et de Reign of Light. Sur Hegemony, Samael signe ici un des meilleurs albums de son existence, une pièce mairesse dans la discographie du groupe. On y retrouve même une reprise de Helter Skelter et ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas un amateur de reprises, surtout les reprises des Beatles. Je dois cependant avouer que celle-ci est fort bien réussie, Samael a su adapter cette pièce à sa sauce apportant une autre dimenseion à cell-ci.

Hegemony est un chef d’oeuvre de la part du groupe et une totale réussite sur toute la ligne. Les amateurs de musique hors normes et amateurs d’électronique devraient grandement apprécier ce petit diamant brut.

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Enslaved – E – 2017

18 octobre 2017
By Sinistros in Le Gramophone

Enslaved – Progressive Black/Viking Metal – Norvège
E – 2017
Nuclear Blast
9/10

Enslaved est de retour avec son quatorzième album depuis sa formation en 1991. Tout simplement intitulé « E », ce nouvel album pousse encore plus loin le côté progressif et la recherche musicale avec des sonorités et des textures plus qu’intéressantes.

E s’inscrit dans la lignée des albums dits cérébraux comme Axioma Ethica Odini et RITTIIR ainsi que le très parfait In Times paru en 2015. Il subsiste toujours une bonne partie de Black Metal et une bonne portion Viking dans la musique de Enslaved mais ces genres ont été relégués au plan secondaire laissant place au progressif et au jazz influencé par les King Crimson, Pink Floyd ou Genesis. Donc sur E il ne faut pas s’attendre à du Black Metal pur et simple comme aux débuts du groupe et les amateurs de cette période devront sans nul doute passer leur chemin une fois de plus car les claviers, les vocaux « cleans » et les changements drastiques sont mis encore plus en évidence sur cet album. Petit changement justement à ce niveau car Håkon Vinje prends la place de Herbrand Larsen qui a quitté le groupe en 2016. Pas de grosse différence au final si ce n’est que Vinje a un petit côté Burton C. Bell au niveau voix et qu’il semble apprécier les sonorités « Hammond » au niveau clavier ce qui ajoute un peu de « vintage » dans le son du groupe. Enslaved frappe encore une fois très fort avec sept nouvelles pièces assez longues et une reprise d’un groupe inconnu ici qui fait dans le Trip Hop. Cette reprise est tout de même intéressante et offre des sonorités post punk ce qui n’est pas pour me déplaire.

Les amateurs de musique progressive et de musique cérébrale se délecteront sans aucun doute de ce nouveau chef d’oeuvre de Enslaved. E est une des superbes sorties de 2017 et une démonstration de savoir faire musical impressionnant.

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Belphegor – Death/Black Metal – Autriche
Totenritual – 2017
Nuclear Blast
8.5/10

La formation Autrichienne Belphegor nous revient cette année avec son onzième album en carrière. Totenritual fait suite au très décevant Conjuring the Dead paru en 2014 sur lequel le groupe avait perdu des plumes et du mordant. Le tir est rectifié et Belphegor est revenu dans le doit chemin avec un album noir qui décape.

Sur Totenritual, Belphegor se balance entre deux mondes offrant la férocité et la brutalité du Death Metal avec la noirceur et la froideur du Black Metal. Ce mélange est des plus réussis car on ressent la rage dévastatrice nous frapper de plein fouet et cette grosse dose de nécromancie nous pénétrer jusqu’aux os. Même si Belphegor offre un style musical ayant des airs de déjà entendu, il demeure que les compositions sont biens faites et les arrangements bien structurés sur une production claire et fluide. Le groupe nous donne un produit sonore de qualité et le niveau d’exécution est de haut calibre, on a affaire à des pros et non des amateurs.

Totenritual est un très bon album à la hauteur des attentes venat de la part d’un groupe de cette trempe. Si on enlève les deux pièces en spectacle qui sont inutiles en bout de ligne, les neuf nouvelles compositions du groupe valent largement la peine d’être écoutées à haut volume pour passer un bon quarante minutes de défonce sonore.

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Satyricon – Black Metal – Norvège
Deep Calleth upon Deep – 2017
Napalm Records
8.5/10

N’étant pas des plus familiers avec la musique de Satyricon, c’est avec un certain recul que j’ai écouté ce nouvel album intitulé Deep Calleth upon Deep. J’avais par le passé écouté les albums Volcano de 2002 et The Age of Nero de 2008 sans trop m’attarder sur chacun de ces albums, si bien que mes souvenirs sont un peu flous de ces écoutes. Quoiqu’il en soit, c’est avec une oreille attentive que j,ai écouté ce neuvième album du groupe Norvégien.

Après quelques écoutes je dois avoué que je suis assez impressionné par la qualité de composition qui ressort de cet album. Satyricon semble fortement influencé par la musique classique et le progressif en offrant des riffs complexes et mélodiques sur une rythmique pas très rapide et très changeante. Le groupe ne se limite aucunement à du standard et s’aventure dans des textures et des arrangements très intéressants où la technicité est de haut niveau. Le tout est servi avec i=une bonne dose de noirceur qui rappelle les groupes Gothiques et Post Punk des années 80 tout en gardant un son très Black Metal des origines du genre. Je ne m’étais jamais attardé à Satyricon et avec cet album je constate que je suis possiblement passé à côté de quelque chose. Il aurait été plaisant cependant si Satyr avait joué un peu plus avec sa voix au lieu de conserver toujours le même style monotone de pièce en pièce. La voix est un côté un peu faible du groupe même si celle-ci se marie bien avec la musique du duo.

Deep Calleth upon Deep est un très bon album bien construit qui m’a grandement surpris en bout de ligne. Je vais revenir en arrière pour écouter la discographie et ainsi juger du travail sur l’ensemble de l’oeuvre. À écouter concentré!

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By Sinistros in Le Stéréopticon

Blade Runner 2049
Sci-Fi / Thriller
Avec : Ryan Gosling, Harrison Ford
Directeur : Denis Villeneuve
Columbia Pictures
8/10

Elle était fort attendue cette suite du plus que culte Blade Runner d’autant plus que c’est le Québécois Denis Villeneuve qui est derrière la caméra. Est-ce que cette suite rivalise amplement avec le film original? Oui et non.

Les attentes étaient vraiment élevées face à une suite de Blade Runner. Denis Villeneuve a réussi à recréer cet univers futuriste et apocalyptique, on se sent vraiment dans l’atmosphère du premier film, en plus glauque par moments. Point de vue cinématographique et image, c’est excellent et on en a plein la vue tout au long des deux heures et quarante-trois minutes. C’est du Blade Runner comme dans le temps. Le scénario tient bien la route malgré un petit air de déjà-vu qui frôle le réchauffé mais on peut aisément s’en accommoder. Par contre, le jeu des acteurs laisse à désirer et est très statique comparativement au premier film. Je ne connaissais pas vraiment Ryan Gosling et je dois dire qu’il ne m’a guère convaincu, le rôle n’étant possiblement pas fait pour lui. Quand à Harrison Ford, il est toujours fidèle à lui même et il reprends très bien son rôle de Deckard malgré sa très courte apparition dans le film. Ce qui agace cependant tout au long du film c’est malheureusement la très agressante trame sonore qui finit par taper sur les nerfs. Très inutile pendant une bonne partie du film et qui plus est, le son était beaucoup trop fort dans la salle dans laquelle le film était projeté. Pas très réussi à ce niveau et c’est suffisant pour gâcher en partie le film de Villeneuve.

Au final, Blade Runner 2049 est un film correct et très bien fait. Vaut-il la peine d’être vu? Absolument. Est-il à la hauteur du premier film? Oui et non. Sera t-il un film culte comme le premier film? Possiblement pas.

By Sinistros in Le Gramophone

Insurrection – Death Metal – Canada
Extraction – 2017
Galy Records
9/10

Avec Extraction, quatrième album du groupe, Insurrection frappe fort, très fort. Les Québécois ont grimpé la barre encore plus haute sur les dix pièces de ce nouvel album qui était attendu depuis maintenant quatre longues années. L’attente aura valu la peine car Extraction, c’est de la dynamite sonore!

Fidèle à ses habitudes, Insurrection nous offre des pièces chantées autant en Français qu’en Anglais et une fois de plus, le court titre d’album est présent dans les deux langues tant en orthographe qu’en signification tout comme le nom du groupe d’ailleurs. Le groupe nous offre une fois de plus des pièces puissantes dans lesquelles s’entremêlent « groove » et rapidité avec des guitares incisives et une force de frappe rythmique phénoménale. Ce qui retient par contre l’attention sur ce nouvel album c’est le degré de technicité qui a considérablement grimpé depuis le premier album. Insurrection suit une évolution musicale en ajoutant de nouveaux éléments d’album en album et sur Extraction, le groupe s’en donne à cœur joie, le niveau technique est vraiment impressionnant. La production est elle aussi sans failles et supérieure aux parutions précédentes tant au niveau sonore que dans les arrangements ce qui place l’album encore plus haut rivalisant aisément avec les grosses pointures du métal international.

Extraction est sans l’ombre d’un doute le meilleur album d’Insurrection, il y a beaucoup de travail là-dedans et ça paraît. Un des excellents albums 2017 à se procurer immédiatement!

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By Sinistros in Le Gramophone

Argus – Heavy/Doom Metal – États-Unis
From Fields of Fire – 2017
Cruz del Sur Music
9/10

Être épique et grandiose est tut un art pour un groupe surtout lorsqu’il s’agit de Heavy Metal couplé au Doom traditionnel. La formation Américaine Argus réussit très bien cet exploit sur son quatrième album From Fields of Fire avec lequel je découvre le groupe. Avec des musiciens dans la quarantaine avancée, Argus démontre une expérience musicale solide et bien rodée.

Ce qui frappe avant tout dans la musique de Argus, ce sont les partitions de guitares et les riffs qui démontrent un savoir faire exemplaire au niveau de la composition, les deux guitaristes n’ont absolument rien à envier à qui que ce soit. Les riffs mélodiques et fluides sont bien confortablement assis sur une rythmique droite et puissante agrémentée par une voix chaude et profonde. L’album comporte neuf pièces de Heavy Metal pur et dur largement teinté de Doom épique dans la veine de Grand Magus, Slough Feg et même Candlemass par moments. En tout, on a droit à plus de 55 minutes de pure tradition Métallique et d’envolées musicales digne des grands qui ont modelé le Heavy Metal au fil des quarante dernières années.

Argus frappe fort avec ce quatrième album et je vais évidement m’empresser de découvrir les trois précédents. À écouter sans aucune distraction pour apprécier toutes les subtilités.

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