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By Sinistros in Non classé

Dark Fortress – Melodic Black Metal – Allemagne
Spectres from the Old World – 2020
Century Media
8/10

Initialement formée en 1994, ce n’est qu’en 2001 que la formation Allemande Dark Fortress nous offre son premier album. Pour être honnête, je ne connaissais pas du tout la formation jusqu’à ce qu’un V. Santura fasse son apparition au sein de Triptykon aux côtés de Tom G. Fisher. Pour avoir eu vent de quelques pièces du groupe depuis 2008, ce n’est qu’avec ce huitième album que je découvre vraiment Dark Fortress.

À ma première écoute de Spectres from the Old world, je constate que c’est fort différent de Triptykon et c’est tant mieux. Dark Fortress évolue dans un style de Black Metal mélodique pas très loin de ce que Dissection et Keep of Kalessin ont sorti par le passé et même si les compositions du groupe sont bien ficelées, il n’en demeure pas mois que c’est très générique et réchauffé comme musique. Mais bon, j’ai connu pire en matière de remâché et point de vue composition proprement dit, c’est quand même pas si mal et ça s’écoute bien.

Le niveau d’exécution est assez élevé, les musiciens du groupe sont très droits et sont capables de jouer des partitions complexes tout en étant suffisamment rapides et agiles pour rendre justice aux pièces de l’album. Ces gars là savent jouer, je n’ai rien à redire sur leur talent respectif.

Le travail de V. Santura se fait sentir au fil des pièces. Les arrangements sont intéressants, on incorpore des éléments vaporeux tout au long de l’album pour apporter un brin de mélancolie et de mystérieux aux dites pièces. On joue beaucoup avec les contrastes entre les instruments et la rythmique donnant un léger côté plus Progressif au tout.

V. Santura a fait un travail remarquable sur la production de l’album et comme la majorité de ce qu’il touche, il a réussi à le faire sonner comme il se doit. Un travail de pro qui rivalise avec les plus grands noms de l’industrie Métallique.

Malgré une production impeccable et des arrangements réussis, les compositions du groupe n’arrivent pas à me faire apprécier tout l’album. Il comporte certes de très bonnes pièces et de superbes idées mais aussi beaucoup de remplissage. On aurait pu aisément se limiter à huit pièces au lieu de douze, ce qui aurait fait paraître l’album moins long. Beaucoup de redondances aussi et de similitudes avec du déjà entendu à maintes reprises font qu’on finit par se lasser de ce qu’on écoute.

Composition: 7
Exécution: 9
Arrangements : 8
Production: 9
Appréciation Générale : 7

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By Sinistros in Le Gramophone

Lucifer – Heavy/Doom Metal/Rock – International
Lucifer III – 2020
Century Media
9,1/10

Comme son titre l’indique, Lucifer III marque l’arrivée du troisième album de Lucifer. Cet album marque également un troisième alignement en autant d’albums. Il semble que tout comme Ghost, Lucifer c’est l’affaire d’une seule personne, ici la talentueuse et séduisante Johanna Sadonis. De plus, du deuxième album, il ne reste que Nicke Andersson ce qui peut-être normal puisque ces deux-là sont mariés.

Bon, que trouvons nous en gros sur Lucifer III? Sensiblement la même chose que sur les deux précédents albums soit un savant mélange de Doom à la Black Sabbath et de Hard Rock des années 70. Même si le côté Doom du premier album est plus présent que sur Lucifer II, on dénote encore une fois une très forte influence du Psychedelic Rock des belles années. Pas de grosse évolution au niveau musical mais toujours d’excellentes pièces avec des riffs coupés au scalpel sur une rythmique ultra solide.

Les nouveaux guitaristes et bassiste fraîchement arrivés au sein de la formation font un excellent travail sur leurs instruments, il n’y a pratiquement pas de différences avec le précédent album. Le tout est très bien rendu, on a affaire à des pros qui ne lésinent pas sur la qualité et ça se ressent tout au long de l’album.

Bien que Lucifer œuvre dans une catégorie de Rock pur et dur, il y a un gros travail effectué dans les arrangements tant vocaux que sur les instruments. Les partitions sont bien agencées pour éviter que tout ce beau monde fasse la même chose et on joue beaucoup avec les contrastes entre les divers instruments, c’est ce qui différencie un groupe qui veut que ça sonne large et profond d’un autre qui préfère maintenir un cap confortable sans trop se casser la tête.

Pour un troisième album consécutif, Lucifer a misé sur une production léchée et percutante où tout est à sa place. Certes on mise sur une production typique du son des années 70 mais avec la puissance des dernières années. Pas de triggers ou de trucs superflus, on joue sur la chaleur et la maîtrise des instruments pour faire sonner le tout comme dans le bon vieux temps.

Depuis le premier album je suis un fan fini de Lucifer et c’est toujours le cas avec ce troisième opus. J’étais peut-être vendu d’avance mais je dois dire que musicalement c’est de la bombe et Lucifer n’a rien à envier à qui que ce soit. Lucifer III se hissera assez haut dans les tops 2020 de Hurlemort!

Composition: 9
Exécution: 9,5
Arrangements : 9
Production: 9
Appréciation Générale : 9

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By Sinistros in Le Gramophone

Ihsahn – Experimental/Progressive Metal – Norvège
Telemark – 2020
Candlelight Records
9,1/10

Chaque sortie d’album de la part de Ihsahn suscite un très grand intérêt de la part des amateurs de Métal Progressif dont je fais partie. Telemark est la huitième sortie pour l’ancien leader de Emperor et pour la première fois dans sa carrière solo, cette sortie se limite uniquement à un mini album de cinq pièces.

Cette nouvelle offrande comporte trois nouvelles compositions ainsi que deux reprises. Ceux d’entre vous qui me connaissez ou me lisez comprendront parfaitement que je ne m’attarderai aucunement sur les reprises que je juge inutiles et dénuées d’intérêt. Par contre, les trois nouvelles compositions sont à la hauteur de ce que Ihsahn nous a livré depuis The Adversary paru en 2006. Sur Telemark, Ihsahn semble effectuer un bref retour vers ses origines Black Metal tout en conservant son approche très moderne et progressive, c’est décidément du grand Ihsahn, il n’y a pas de doutes là-dessus.

Comme toujours, le multi instrumentiste Norvégien nous en met plein la gueule avec ses prouesses techniques tant à la guitare, la basse que sur les claviers. Ihsahn a commencé à joué très jeune, il a pratiqué son art au fil des années et ça paraît.

Le talent indéniable pour la composition et les arrangements font de ce musicien un chef de file dans le vaste monde Métallique. Ici, comme pour les précédents albums, on jongle avec les changements de tempo et les différentes textures de façon magistrale. Les mélanges de styles sont monnaie courante et les couleurs sonores sont toujours aussi intéressantes.

Je ne sais pas si mes oreilles me jouent un tour avec Telemark mais il me semble que la production est moins fluide et plus sourde qu’auparavant, peut-être est-ce voulu de sonner ainsi mais pour ma part je suis un peu déçu du son général de ce mini album. Par contre, j’ai déjà entendu 100 fois pire et la production demeure tout de même dans les standards auxquels il faut s’attendre.

Mis à part les deux reprises de Lenny Kravitz et de Iron Maiden, j’ai bien aimé ce mini album qui est en quelque sorte un excellent entre deux pour nous faire patienter jusqu’à la sortie d’un album complet. Court mais extrêmement efficace!

Composition: 9,5
Exécution: 9,5
Arrangements : 9
Production: 8,5
Appréciation Générale : 9

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By Sinistros in Le Gramophone

God Dethroned – Blackened Death Metal – Pays Bas
Illuminati – 2020
Metal Blade Records
8,4/10

Trois ans est un bon délai entre deux albums. Cela permet aux groupes et/ou artistes de prendre le temps de travailler les nouvelles compositions entre deux tournées. Trois ans, c’est le temps que God Dethroned a pris pour nous proposer la suite du très bon The World Ablaze, album que j’avais apprécié à sa juste valeur comme la majorité des albums de la discographie du groupe.

Sur Illuminati, on ne change pas trop la recette, on revient au bon vieux Death Metal noirci qui a fait la renommée du groupe. La mélodie est toujours aussi présente et bien mélangée à la brutalité des riffs et de la rythmique, c’est du God Dethroned à l’état pur. L’album démarre en force avec la pièce titre qui est excellente mais à mesure que les pièces se succèdent, on a l’impression qu’il y a comme un manque de souffle et d’inspiration et ça commence à tourner en rond à partir du milieu de l’album.

Encore une fois, la maîtrise des instruments est au top niveau, les membres du groupe sont habiles sur leur instrument respectif et ça aide grandement à nous faire apprécier l’album même si ce dernier comporte plusieurs remplissages.

God Dethroned est passé maître de ses arrangements musicaux et ses effets au fil de ses albums et sur Illuminati c’est toujours le cas. On mise sur le grandiose en incorporant des claviers et des chœurs ici et là et en changeant de tempo pour donner plus d’emphase sur certains passages. Donc très réussi à ce niveau, c’est agréable pour les oreilles.

Illuminati sonne comme un album Métal professionnel se doit de sonner. Chaque instrument est bien à sa place dans le mix, on a de la puissance sonore à revendre et c’est comme ça que j’aime que ça sonne : Fluide, clair et bien balancé.

Ce nouvel opus est loin d’être le meilleur album du groupe mais il comporte suffisamment de bonnes pièces et de bonnes idées pour y jeter une oreille de temps en temps. J’aime bien l’ensemble de ce que j’entends malgré l’essoufflement évident au fil des pièces. Ne sera pas dans le top 10 2020 mais il vaut quand-même la peine d’être écouté à plein volume.

Composition: 8
Exécution: 8,5
Arrangements : 8,5
Production: 9
Appréciation Générale : 8

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By Sinistros in Le Gramophone

Anvil – Heavy/Speed Metal – Canada
Legal at Last – 2020
AFM Records
7/10

Anvil sortait son dix-huitème album le 14 Février dernier. On doit se le dire, Anvil a eu une carrière remplie de nombreux rebondissements et a eu un certain vent de « succès » après le documentaire Anvil! The Story of Anvil paru en 2009. Est-ce suffisant pour consacrer le groupe comme étant un pionnier et une légende? Je n’en suis pas si sûr.

Avec Legal at Last, Anvil nous remâche encore et encore la même recette depuis 1981. Sur ce nouvel album, aucune surprise, toujours les même riffs ordinaires servis sur le même type de rythmique. Bref, aucune innovation de la part de Lips et Robb Reiner. Même si c’est solide et droit comme tous les précédents albums des 30 dernières années, Anvil demeure Anvil. C’est à dire un groupe de troisième zone fade et pas très inspiré. L’album comporte de bonnes idées et de bons riffs mais ça devient vite emmerdant au fil des pièces.

Point de vue exécution c’est toujours de qualité, les gars sont en forme et la performance est encore comme dans le temps, rien n’a vraiment changé à ce niveau. Le soucis de la qualité d’exécution est là et c’est rassurant d’entendre ça.

Qui dit Anvil dit pauvreté des arrangements, ce n’est pas vraiment nouveau. Le groupe s’est toujours contenté de jouer la carte du direct sans artifices et c’est possiblement ce qui rends la musique de Anvil si fade et sans réel intérêt majeur. Plusieurs groupes jouant cette carte sont encore en vie pour nous démonter que cette recette peut être efficace. Mais lorsque l’on recherche de la musicalité et du « wow! » cette recette devient rapidement réchauffée.

La production est excellente, le travail a été bien fait pour faire sonner les pièces et le groupe. Malheureusement, même si cette production est de haut niveau, elle n’ajoute aucun intérêt pour les compositions du groupe.

Pour ma part, je dois avouer que Anvil est un groupe fini depuis longtemps malgré le bon vouloir de ses membres. Je ne réécouterai probablement pas cet album de sitôt comme les dix ou quinze derniers albums de Anvil. Je continuerai à me rabattre sur Hard ‘n’ Heavy, Metal on Metal et Forged in Fire qui sont à mon avis ce que Anvil a fait de mieux en carrière.

Composition: 7
Exécution: 7
Arrangements : 6
Production: 8
Appréciation Générale : 7

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By Sinistros in Le Gramophone

Hex A.D. – Progressive Doom Metal – Norvège
Astro Tongue in the Electric Garden – 2020
Fresh Tea Records
8,9/10

Mon goût prononcé pour les mélanges musicaux me font découvrir des trucs parfois assez flyés voire même disjonctés et je trouve mon compte assez régulièrement dans le flot grandissant de la mare Métallique internationale. Cette recherche sonore m’a fait découvrir la formation Norvégienne Hex A.D. en 2016 avec son deuxième album. Curieusement, le groupe en a sorti un troisième en 2018 et je suis passé complètement à côté. Je rectifie le tir cette année avec la sortie de Astro Tongue in the Electric Garden.

Je ne retrouve rien de vraiment nouveau sur cet album, Hex A.D. continue à nous balancer des riffs issus des années 70 avec une sauce Doom à la Candlemass. Sauf que cette fois-ci, le trip Hard Rock des années 70 est encore plus présent que sur le deuxième album, peut-être que le groupe avait fait ce pas avec le précédent album, ce sera à moi de le découvrir. Donc, niveau composition c’est sensiblement similaire à ce que je connais, le groupe base sa musique sur la lenteur et l’utilisation massive de claviers avec des guitares lourdes et une rythmique solide. La partie Progressive est toujours aussi présente, on nous sert des éléments sonores assez typique des grands groupes issus de la première vague du Rock Progressif.

Les musiciens performant sur cet album sont de haut calibre, la majorité ont déjà joué soit avec Paul Dianno, soit Blaze Bailey quand ce n’est pas carrément les deux, le niveau d’exécution est très élevé et les membres de Hex A.D. n’ont rien à envier à qui que ce soit. Cependant, le vocal a changé un peu, le chanteur joue dans des registres plus conventionnels à l’image des Ian Gillan ou Robert Plant, je préférais le style plus Gothique du deuxième album.

Les arrangements sont une fois de plus à la hauteur, on se promène entre le Hard Rock pur et dur, on revient au Doom classique à la Black Sabbath tout en s’aventurant dans des contextes sonores psychédéliques remplis de textures musicales riches en sons divers. On aime bien arranger certaines parties de clavier à la méthode de J.S. Bach ici et là ce qui n’est pas sans rappeler certains groupes pionniers du Progressif Anglais. Bref, on met l’emphase sur le grandiose et c’est excellent!

Je suis resté un peu déçu face à la production qui a été réalisée à la manière des premiers albums de Black Sabbath : Un son sourd et granuleux qui m’agace un peu au fil de l’album. J’aurais aimé une production plus claire et fluide comme sur The Last Nail in the Coffin Lid.

Astro Tongue in the Electric Garden est un excellent album pour ceux qui aiment les sonorités des premiers temps du Progressif, j’aime bien le tout malgré quelques faiblesses au niveau de la production et de la voix mais on peut aisément laisser ça de côté en se concentrant sur les sons qui nous assaillent de partout. Je recommande cet album aux amateurs de Prog du bon vieux temps.

Composition: 9
Exécution: 9
Arrangements : 9
Production: 8,5
Appréciation Générale : 9

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By Sinistros in Le Gramophone

Kvelertak – Black n’ Roll/Hard Rock/Punk – Norvège
Splid – 2020
Rise
8,7/10

On dira bien ce que l’on veut mais il faut avouer que la formation Norvégienne Kvelertak ne laisse personne indifférent. Soit on aime soit pas du tout. Le style métissé que le groupe a su forger au fil des ans peut être difficile à assimiler pour certains mais pour ceux dont l’oreille musicale est plus ouverte, la musique du groupe est vraiment intéressante et surtout rafraîchissante.

Splid est le quatrième album du groupe, album qui marque un gros changement au sein de la formation, soit un changement de batteur mais surtout un changement de chanteur. Est-ce que ça change quelque chose? Oui et non. Non car Kverlertak demeure toujours le même groupe avec le même style mais oui car le nouveau chanteur apporte une toute nouvelle dimension à la musique du groupe. Sa voix est plus de type Hardcore et l’utilisation des vocaux « cleans » est beaucoup plus présente sur Splid. Au niveau de la composition, on a droit au même type de « riffs » qu’auparavant, un savant mélange de Black Metal, de Punk et de Hard Rock avec maintenant quelques soubresauts plus progressifs.

Encore une fois, la maîtrise des instruments est de haut calibre, on n’hésite pas à s’aventurer dans des univers techniques peu conventionnels, c’est très droit et surtout très solide. Bref, ce ne sont pas des jambons, les musiciens du groupe sont forts et ils le démontrent à merveille sur Splid.

Les diverses instrumentations, dont les guitares acoustiques, viennent agrémenter les pièces du groupe tout en apportant des textures sonores intéressantes et variées. On passe du Black Metal au Hard Rock des années 70 en quelques mesures en incorporant des éléments issus de plusieurs styles musicaux ce qui donne des couleurs musicales vraiment hallucinantes tout au long de l’album.

Même si Splid a une sonorité assez moderne, la production rends hommage au passé. Ça sonne très « old school », les instruments sont bien à leur place et le mix rends justice aux pièces de l’album.

J’ai bien aimé Splid mais pour être franc, j’aime mieux l’ancien chanteur qui avait un côté beaucoup plus Black Metal. Pas que je n’aime pas le style du nouveau chanteur mais le petit côté plus Hardcore me laisse un peu perplexe par moments. Je m’y habituerai sans doute au fil des écoutes. Splid n’est pas le meilleur album de la discographie de Kvelertak mais il est tout de même à la hauteur de ce que je m’attendais de la part des Norvégiens. C’est différent de ce que l’on entends habituellement et ce mélange musical vient m’accroche plus qu’un groupe dans les normes pré-établies.

Composition: 9
Exécution: 9
Arrangements : 8,5
Production: 9
Appréciation Générale : 8

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By Sinistros in Le Gramophone

Sepultura – Thrash Metal – Brésil
Quadra – 2020
Nuclear Blast
9,1/10

Malgré sa longue carrière et sa renommée mondiale, Sepultura n’a jamais vraiment réussi à venir me chercher, du moins avec ce que je connais du groupe. J’ai connu le groupe avec ses deux premiers albums et à l’époque, ça ne m’avait guère enchanté musicalement. Puis, les années 90 sont arrivées, j’étais ailleurs musicalement durant cette période, j’ai donc manqué les classiques du groupe. J’ai entendu ici et là quelques pièces issues des années 2000 et encore là, rien de spectaculaire et d’intéressant pour moi. Mais! J’ai tout de même décidé de donner une chance à Quadra qui est le quinzième album et finalement, ça vaut la peine!

Niveau composition, vu que je n’ai pas de points de repères, j’écoute cet album comme si c’était le premier. En fait, c’est assez surprenant, du très bon thrash qui flirte beaucoup avec le progressif, ça sonne tribal comme ce que j’avais entendu du groupe, c’est très bien structuré et c’est assez enlevant de pièce en pièce!

L’exécution est parfaite, on a affaire avec des professionnels qui sont depuis longtemps passée maîtres de leurs instruments, on a droit à beaucoup de technique tant au niveau des cordes que des percussions mais c’est au niveau vocal que je suis resté surpris, Derrick Green a tout un vocal et il est capable de bien faire pour que ça sonne dans le flot des instruments.

L’album regorge de sonorités très intéressantes et les arrangements sont de haut calibre, on ajoute des claviers ici et là ainsi que des orchestrations à couper le souffle. On nous en met plein les oreilles et le tout vient parfaitement s’imbriquer aux instruments plus traditionnels comme la guitare et la basse. On n’hésite pas à jouer avec les effets tant sur la voix que sur les instruments pour ajouter plus de textures et de profondeur aux pièces.

Quand on a un nom comme celui de Sepultura, on se doit d’avoir une production sans failles. C’est le cas avec Quadra, on a mis le paquet sur une production en béton armé, ça sonne sans bon sens et tout est bien dosé.

Est-ce que j’ai aimé cet album? Suffisamment pour lui accorder une très bonne note et pour reculer dans la discographie pour aller écouter ce que j’ai manqué ces 35 dernières années. Un excellent album qui sera dans les tops 2020 à coup sûr!

Composition: 9
Exécution: 9,5
Arrangements : 9
Production: 9
Appréciation Générale : 9

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By Sinistros in Le Gramophone

Midinight – Black/Speed Metal – États-Unis
Rebirth by Blasphemy – 2020
Metal Blade
8/10

Le « one man band » Américain Midnight nous livre son quatrième album depuis sa formation en 2003. Rebirth by Blasphemy marque un changement important pour Midnight, le projet quitte Hell’s Headbangers pour s’installer chez Metal Blade. Est-ce que ça change quelque chose au niveau musical? Pas du tout!

Composition:
Sur ce quatrième album, on reprends avec la même formule que sur les trois précédents albums, du bon Speed Metal de la vieille école noirci juste un peu pour donner un peu plus de mordant aux pièces. Ici, pas de réelle surprise, même type de riffs, même formulation musicale, on évolue pas mais on maintient le cap avec de très bonnes pièces qui égratignent les tympans. De bons riffs de guitares incisives sur une rythmique solide.

Exécution:
Fait assez étonnant, le cerveau derrière Midnight est assez fort sur tous les instruments, bonne maîtrise des instruments à cordes, très droit sur les percutions et avec un excellent vocal granuleux qui rappelle le vieux punk des années 80 comme The Exploited. Bref, sur la coche comme on dit!

Arrangements :
Le niveau des arrangements est plutôt moyen, on préfère le côté brut du Speed Metal aux arrangements sophistiqués. Ça va droit au but, ça frappe fort et c’est parfait comme ça. Parfois, l’épuration n’est pas une si mauvaise chose. Dans le cas de Midnight, les traces de Motorhead sont très présentes et on aime ça comme ça!

Production:
Ceux qui me connaissent et qui me lisent savent que j’aime les productions qui sonnent et qui sont léchées sans tomber dans la sur-production. Midnight opte encore une fois pour une production plus sale à l’image des premiers albums du genre comme les premiers albums de Venom entre autres. Ça passait au début des années 80 mais rendus en 2020, personnellement ça m’agace un peu. Mais bon, ce n’est pas une production crasseuse comme certaines productions Black Metal mais j’aurais aimé que ça sonne plus large et plus profond.

Appréciation Générale :
Comme pour les trois autres parutions de Midnight, Rebirth by Blasphemy est un album que j’ai bien aimé et que je réécouterai de temps à autres au fil des années. Sans être une bombe musicale, c’est un album efficace, honnête et bien interprété. Du bon Speed Metal comme dans le temps.

Composition: 8
Exécution: 8,5
Arrangements : 8
Production: 7,5
Appréciation Générale : 8

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By Sinistros in Le Gramophone

Bonded – Thrash Metal – Allemagne
Rest in Violence – 2019
Century Media
7/10

Bonded est un nouveau projet réunisssant entre autres deux bonhommes ex-membres de Sodom. Le créneau du groupe est très Thrash Metal et comme je l’ai écrit à maintes reprises par le passé, ce sous genre Métallique s’essouffle de plus en plus.

On ne se le cachera pas, bien que Rest in Violence jouisse d’une excellente production et une exécution plus élevée que la moyenne, le Thrash Metal de Bonded est ultra générique et sans aucune surprise. C’est ni plus ni moins un mélange de Sodom, Exodus et Accept, ça sonne très Allemand mais les compositions sont fades et sans réel intérêt. Des riffs réchauffés avec un vocal de type « Groove Metal » qui ne vient pas me chercher du tout.

En fin de compte, Bonded et son premier album sont d’une platitude exemplaire et qui ne fera aucune impression sur le monde Métallique en 2020.

Composition: 6
Exécution: 8
Ambiance: 6
Production: 9
Appréciation Générale : 6

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By Sinistros in Le Gramophone

Thy Catafalque – Avant Garde Metal – Hongrie
Naiv – 2020
Season of Mist
9,3/10

Première chronique en cette année 2020, début d’année qui se veut très lent au niveau des sorties. Le « one man band » Thy Catafalque nous revient avec avec Naiv le neuvième album du projet de Tamas Katai qui semble avoir quitté l’Écosse pour revenir en Hongrie.

Composition :
Ce nouvel album comporte neuf pièces pour une durée de presque 48 minutes. Comme par le passé, Tamas Katai nous offre plus que du simple Métal. Ce projet comporte certes des éléments Black Metal tout au long des pièces mais on s’aventure vers des contrées sonores qui ratissent large. On passe du Progressif au Jazz en allant même visiter le Folk et le New Age par moments en utilisant des instruments traditionnels tels que le Zither et le Durbaka en plus des classiques guitares, basse et claviers. L’ajout de voix féminine sur certaines pièces apporte un petit quelque chose de céleste en se mariant parfaitement aux textures musicales proposées au fil des pièces. Donc, le niveau de composition est très élevé, Tamas Katai n’a plus rien à prouver depuis longtemps.

Exécution :
Comme pour les parutions précédentes, Naiv nous propose un niveau d’exécution très élevé tant dans la maîtrise des instruments que dans la diversité de ceux-ci : Le maître à penser de Thy Catafalque est à l’aise avec ses doigts et ça se fait sentir tout au long de l’album. Je fais encore une fois le lien avec le génie de Mike Oldfield, que ce soit dans la dextérité ou la quantité d’instruments proposés. Tamas Katai est tout simplement un grand musicien.

Arrangements :
Les arrangements et l’ambiance qui se dégagent de cet album sont assez spectaculaires! On se promène de sonorités douces et étoffées à de l’agressivité pure et simple tout en gardant une excellente cohésion entre les pièces tout au long de l’album. Le choix des instrumentations et la façon de les incorporer dans cette mixture sonore est vraisemblablement le point fort de l’album et surtout la force vitale de Thy Catafalque.

Production :
On n’a pas lésiné sur la production de Naiv. En plus de très bien sonner, tous les instruments sont à leur place dans le mix, tout est clair et limpide apportant une fluidité entre les pièces. J’aimerais bien entendre ce que cette production donne en vinyle, c’est digne des meilleures productions Progressives des belles années. Ici pas de production moderne, on apporte de la chaleur comme dans le bon vieux temps.

Appréciation Générale :
Même si Naiv n’est pas mon préféré de Thy Catafalque, mes attentes envers celui-ci sont à la hauteur. Une bonne dose de sonorités diverses, du clavier intelligemment bien travaillé, beaucoup d’expérimentations avec les divers effets sur les guitares et des arrangements qui viennent me chercher. Bref une excellente sortie et un album qui tournera souvent cette année!

Composition: 9,5
Exécution: 9,5
Arrangements: 9,5
Production: 9
Appréciation Générale : 9

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Top 40 2019

31 décembre 2019
By Sinistros in Le Gramophone

Eh bien, une autre année de terminée! Il faut dire que 2019 aura été une année un peu bizarroïde sur le plan International pour bien des sujets, surtout celui de l’environnement avec Greta en Jeanne d’Arc des temps modernes. Par contre sur Hurlemort, ce n’est pas ce qui nous intéresse. Laissons ces histoires de réseaux sociaux à ceux qui ont du temps à perdre et concentrons-nous un peu sur l’année 2019 en musique.

Il est évident que pour ma part, 2019 est loin d’être une bonne année musicale. Certes, il y a eu de bonnes sorties mais règle générale, 2019 est une année assez faible point de vue excellence des sorties. Hurlemort a déjà eu des tops 150, 2018 a eu droit à un top 60 mais cette année, nous avons un maigre top 40 à se mettre dans les oreilles. Oui, j’ai passé outre plusieurs albums qui auraient mérité une chronique, oui j’ai été un peu paresseux au niveau des dites chroniques et de leur quantité mais n’empêche qu’il n’y a pas beaucoup d’albums qui ont retenu mon attention en 2019 par rapport aux années précédentes.

Par contre! 2020 est à nos portes (dans quelques heures au moment d’écrire ce lignes) et ma résolution pour 2020 sera d’écouter plus de musique (nouvelle ou ancienne) et d’accentuer le nombre de chroniques pour refaire bouger le blog comme dans ses belles années. Sur ce, une bonne et heureuse année à vous tous chers lecteurs, merci de votre assiduité et espérons que 2020 nous donnera une multitude d’excellents albums à écouter!

Top 40 2019 :

01-The Claypool Lennon Delirium – South of Reality
02-Borknagar – True North
03-3rd From the Sun -3rd From the Sun
04-Ade – Rise of the Empire
05-Avatarium – The Fire I Long For
06-VLTIMAS – Something Wicked Marches In
07-Tool – Fear Inoculum
08-Candlemass – The Door To Doom
09-Tronos – Celestial Mechanics
10-She Past Away – Disko Anksiyete
11-Mirror – Pyramid of Terror
12-Witches Of God – Into The Heart Of Darkness
13-Ewigheim – Irrlichter
14-Bodyfarm – Dreadlord
15-Rotting Christ – The Heretics
16-Beheaded – Only Death Can Save You
17-Sabbath Assembly – A Letter of Red
18-Possessed – Revelations of Oblivion
19-3Teeth – Metawar
20-Rammstein – Rammstein
21-Firespawn – Abominate
22-Memoriam – Requiem for Mankind
23-Legion of the Damned – Slaves of the Shadow Realm
24-Front Line Assembly – Wake Up The Coma
25-Antropomorphia – Merciless Savagery
26-Minuit Machine – Infrarouge
27-Mammoth Storm – Alruna
28-Abbath – Outstrider
29-Twin Temple – Twin Temple (Bring You Their Signature Sound…. Satanic Doo-Wop)
30-Suicidal Angels – Years Of Aggression
31-Nile – Vile Nilotic Rites
32-The Lord Weird Slough Feg – New Organon
33-Hour of Penance – Misotheism
34-Die Krupps – Vision 2020 Vision
35-Vorga – Radiant Gloom
36-Valborg – Zentrum
37-Darkthrone – Old Star
38-Hate – Auric Gates of Veles
39-Hante. – Fierce
40-Malevolent Creation – The 13th Beast

By Sinistros in Le Gramophone

Hour of Penance – Technical Death Metal – Italie
Misotheism – 2019
Agonia Records
8,4/10

La formation Italienne Hour of Penance en est rendu à son huitième album depuis sa fondation en 1999. Il est à noter que le groupe ne compte désormais aucun membre original issus de la première mouture mais ceci est une chose qui arrive fréquemment au sein de nombreuses formations. J’ai connu Hour of Penance avec Regicide en 2014, album qui m,avait assez plu au point de faire un retour en arrière pour étudier la discographie antérieure. Puis en 2017 le groupe avait frappé très fort avec Cast the Stone qui incorporait de nouveaux éléments fort originaux pour se démarquer des autres formations de Death Metal technique et Brutal.

J’attendais Misotheism avec une certaine impatience vu la qualité phénoménale de Cast the Stone. Et bien, je dois malheureusement me rendre à l’évidence, Misotheism est loin d’être à la hauteur des attentes. Le niveau technique est toujours au rendez-vous, la production est en béton armé mais on dirait que le groupe nous offre un album garroché sans convictions et surtout sans originalité. Bien que les trois premières pièces soient excellentes et auguraient bien pour le reste de l’album, il n’en est absolument rien, plus on avance au fil de l’album, plus on s’enfonce dans un Death Metal ordinaire, générique et sans éclat. Les trois dernières pièces sont tout simplement du remplissage inutile, on nous lance uniquement du technique pour montrer notre niveau au détriment de la composition pure et simple.

Même si ce nouvel album contient de bons éléments, iol demeure une déception totale et le plus faible album de toute la discographie du groupe. Dommage.

Composition: 8
Exécution: 9
Ambiance: 8
Production: 9
Appréciation Générale : 8

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By Sinistros in Le Gramophone

Ade – Death/Folk Metal – Italie
Rise of the Empire – 2019
Extreme Metal Music
9,2/10

La formation Italienne Ade est fort méconnue de notre côté de l’Atlantique et cette formation gagne à être connue des amateurs de Death Metal bien ficelé. La formation utilise des éléments issus de la musique de la Grèce Antique qui était utilisée par les Romains lors de leurs grandes batailles. Ade habille ces éléments avec un Death Metal parfois brutal, parfois plus mélodique pour nous offrir un mélange des plus intéressants!

Rise of the Empire, quatrième album du groupe, est marqué par un tout nouvel alignement depuis le début 2019, de la formation originale il ne reste que Fabivs, les membres utilisant des noms typiquement Romains en guise de sobriquet, lequel dirigige de main de maître sa formation depuis ses tout débuts en 2007. Est-ce que le changement de personnel affecte le son et l’orientation du groupe? Pas du tout! Ade reprends avec brio ce qu’il avait laissé avec Carthago Delenda Est paru en 2016 en augmentant son niveau de technicité et ses sonorités Antiques. Le nouveau chanteur, Diocletianvs, est plus puissant que son prédécesseur Traianvs apportant ainsi une tout nouvelle dimension p;lus brutale au son global de Ade. La rythmique est une fois de plus sans failles et la production est digne des grands noms du Death Metal d’aujourd’hui.

Si vous ne connaissez pas Ade, je vous invite à tendre les deux oreilles sur Rise of the Empire. Cet album sera très haut placé dans les tops 2019 de Hurlemort! Si vous aimez ce que vous entendez, n’hésitez pas à visiter les trois précédents albums qui ne sont pas piqués des vers non plus! Alea Jacta Est!

Composition: 9,5
Exécution: 9,5
Ambiance: 9
Production: 9
Appréciation Générale : 9

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By Sinistros in Le Gramophone

Nile – Technical Death Metal – États-Unis
Vile Nilotic Rites – 2019
Nuclear Blast
8,5/10

Nile est une figure emblématique du Death Metal et une des premières formation à intégrer des éléments non conventionnels à sa musique puissante. Depuis ses débuts, le concept sur l’Égypte prédomine et le groupe a toujours inséré des sonorités issues de l,Ancienne Égypte pour agrémenter et pimenter son Death Metal et le rendre plus mythique.

Vile Nilotic Rites est le neuvième album du groupe et un grand vent de changements sortent de ce nouvel album. Premièrement, le nouvel alignement se fait largement sentir car malgré le fait que c’est toujours Nile, l’ajout d’un nouveau guitariste à la place de Dallas Toler-Wader se fait énormément sentir et c’est également le premier album depuis 2002 que ce n’est pas Karl sanders et Dallas Toler-Wade qui effectuent les lignes de basse, la formation semble avoir maintenant un bassiste permanent. Musicalement parlant, ce nouvel album est sans aucun doute le plus brutal de la carrière de Nile. Est-ce une qualité? Un défaut? Pour ma part, même si Nile a conservé toute sa verve et son authenticité, cet album me donne l’impression d’être un album de Death Metal un peu plus générique que par le passé. Il me semble moins original de par son contenu et ses prouesses que de par le passé. La production en souffre un peu aussi, même si c’est plus heavy, cet album sonne moins en puissance que les trois ou quatre précédents albums. Nile garde cependant toujours ses bonnes habitudes de sonorités Antiques ce qui qui enforcit les compositions en les rendant un peu plus originales et en évitant ainsi de tomber dans le piège du copier/coller qui sévit présentement dans la sphère Métallique.

Vile Nilotic Rites n’est certes pas le meilleur album de Nile mais il demeure tout de même un album fort efficace et acceptable pour la majorité des fans dont je fais partie. Une bonne dose brutale ne fait pas de tort de temps en temps!

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 8
Production: 8,5
Appréciation Générale : 8

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