Skip to content

By Sinistros in Le Gramophone

Sepultura – Thrash Metal – Brésil
Quadra – 2020
Nuclear Blast
9,1/10

Malgré sa longue carrière et sa renommée mondiale, Sepultura n’a jamais vraiment réussi à venir me chercher, du moins avec ce que je connais du groupe. J’ai connu le groupe avec ses deux premiers albums et à l’époque, ça ne m’avait guère enchanté musicalement. Puis, les années 90 sont arrivées, j’étais ailleurs musicalement durant cette période, j’ai donc manqué les classiques du groupe. J’ai entendu ici et là quelques pièces issues des années 2000 et encore là, rien de spectaculaire et d’intéressant pour moi. Mais! J’ai tout de même décidé de donner une chance à Quadra qui est le quinzième album et finalement, ça vaut la peine!

Niveau composition, vu que je n’ai pas de points de repères, j’écoute cet album comme si c’était le premier. En fait, c’est assez surprenant, du très bon thrash qui flirte beaucoup avec le progressif, ça sonne tribal comme ce que j’avais entendu du groupe, c’est très bien structuré et c’est assez enlevant de pièce en pièce!

L’exécution est parfaite, on a affaire avec des professionnels qui sont depuis longtemps passée maîtres de leurs instruments, on a droit à beaucoup de technique tant au niveau des cordes que des percussions mais c’est au niveau vocal que je suis resté surpris, Derrick Green a tout un vocal et il est capable de bien faire pour que ça sonne dans le flot des instruments.

L’album regorge de sonorités très intéressantes et les arrangements sont de haut calibre, on ajoute des claviers ici et là ainsi que des orchestrations à couper le souffle. On nous en met plein les oreilles et le tout vient parfaitement s’imbriquer aux instruments plus traditionnels comme la guitare et la basse. On n’hésite pas à jouer avec les effets tant sur la voix que sur les instruments pour ajouter plus de textures et de profondeur aux pièces.

Quand on a un nom comme celui de Sepultura, on se doit d’avoir une production sans failles. C’est le cas avec Quadra, on a mis le paquet sur une production en béton armé, ça sonne sans bon sens et tout est bien dosé.

Est-ce que j’ai aimé cet album? Suffisamment pour lui accorder une très bonne note et pour reculer dans la discographie pour aller écouter ce que j’ai manqué ces 35 dernières années. Un excellent album qui sera dans les tops 2020 à coup sûr!

Composition: 9
Exécution: 9,5
Arrangements : 9
Production: 9
Appréciation Générale : 9

Tags:

By Sinistros in Le Gramophone

Midinight – Black/Speed Metal – États-Unis
Rebirth by Blasphemy – 2020
Metal Blade
8/10

Le « one man band » Américain Midnight nous livre son quatrième album depuis sa formation en 2003. Rebirth by Blasphemy marque un changement important pour Midnight, le projet quitte Hell’s Headbangers pour s’installer chez Metal Blade. Est-ce que ça change quelque chose au niveau musical? Pas du tout!

Composition:
Sur ce quatrième album, on reprends avec la même formule que sur les trois précédents albums, du bon Speed Metal de la vieille école noirci juste un peu pour donner un peu plus de mordant aux pièces. Ici, pas de réelle surprise, même type de riffs, même formulation musicale, on évolue pas mais on maintient le cap avec de très bonnes pièces qui égratignent les tympans. De bons riffs de guitares incisives sur une rythmique solide.

Exécution:
Fait assez étonnant, le cerveau derrière Midnight est assez fort sur tous les instruments, bonne maîtrise des instruments à cordes, très droit sur les percutions et avec un excellent vocal granuleux qui rappelle le vieux punk des années 80 comme The Exploited. Bref, sur la coche comme on dit!

Arrangements :
Le niveau des arrangements est plutôt moyen, on préfère le côté brut du Speed Metal aux arrangements sophistiqués. Ça va droit au but, ça frappe fort et c’est parfait comme ça. Parfois, l’épuration n’est pas une si mauvaise chose. Dans le cas de Midnight, les traces de Motorhead sont très présentes et on aime ça comme ça!

Production:
Ceux qui me connaissent et qui me lisent savent que j’aime les productions qui sonnent et qui sont léchées sans tomber dans la sur-production. Midnight opte encore une fois pour une production plus sale à l’image des premiers albums du genre comme les premiers albums de Venom entre autres. Ça passait au début des années 80 mais rendus en 2020, personnellement ça m’agace un peu. Mais bon, ce n’est pas une production crasseuse comme certaines productions Black Metal mais j’aurais aimé que ça sonne plus large et plus profond.

Appréciation Générale :
Comme pour les trois autres parutions de Midnight, Rebirth by Blasphemy est un album que j’ai bien aimé et que je réécouterai de temps à autres au fil des années. Sans être une bombe musicale, c’est un album efficace, honnête et bien interprété. Du bon Speed Metal comme dans le temps.

Composition: 8
Exécution: 8,5
Arrangements : 8
Production: 7,5
Appréciation Générale : 8

Tags:

By Sinistros in Le Gramophone

Bonded – Thrash Metal – Allemagne
Rest in Violence – 2019
Century Media
7/10

Bonded est un nouveau projet réunisssant entre autres deux bonhommes ex-membres de Sodom. Le créneau du groupe est très Thrash Metal et comme je l’ai écrit à maintes reprises par le passé, ce sous genre Métallique s’essouffle de plus en plus.

On ne se le cachera pas, bien que Rest in Violence jouisse d’une excellente production et une exécution plus élevée que la moyenne, le Thrash Metal de Bonded est ultra générique et sans aucune surprise. C’est ni plus ni moins un mélange de Sodom, Exodus et Accept, ça sonne très Allemand mais les compositions sont fades et sans réel intérêt. Des riffs réchauffés avec un vocal de type « Groove Metal » qui ne vient pas me chercher du tout.

En fin de compte, Bonded et son premier album sont d’une platitude exemplaire et qui ne fera aucune impression sur le monde Métallique en 2020.

Composition: 6
Exécution: 8
Ambiance: 6
Production: 9
Appréciation Générale : 6

Tags:

By Sinistros in Le Gramophone

Thy Catafalque – Avant Garde Metal – Hongrie
Naiv – 2020
Season of Mist
9,3/10

Première chronique en cette année 2020, début d’année qui se veut très lent au niveau des sorties. Le « one man band » Thy Catafalque nous revient avec avec Naiv le neuvième album du projet de Tamas Katai qui semble avoir quitté l’Écosse pour revenir en Hongrie.

Composition :
Ce nouvel album comporte neuf pièces pour une durée de presque 48 minutes. Comme par le passé, Tamas Katai nous offre plus que du simple Métal. Ce projet comporte certes des éléments Black Metal tout au long des pièces mais on s’aventure vers des contrées sonores qui ratissent large. On passe du Progressif au Jazz en allant même visiter le Folk et le New Age par moments en utilisant des instruments traditionnels tels que le Zither et le Durbaka en plus des classiques guitares, basse et claviers. L’ajout de voix féminine sur certaines pièces apporte un petit quelque chose de céleste en se mariant parfaitement aux textures musicales proposées au fil des pièces. Donc, le niveau de composition est très élevé, Tamas Katai n’a plus rien à prouver depuis longtemps.

Exécution :
Comme pour les parutions précédentes, Naiv nous propose un niveau d’exécution très élevé tant dans la maîtrise des instruments que dans la diversité de ceux-ci : Le maître à penser de Thy Catafalque est à l’aise avec ses doigts et ça se fait sentir tout au long de l’album. Je fais encore une fois le lien avec le génie de Mike Oldfield, que ce soit dans la dextérité ou la quantité d’instruments proposés. Tamas Katai est tout simplement un grand musicien.

Arrangements :
Les arrangements et l’ambiance qui se dégagent de cet album sont assez spectaculaires! On se promène de sonorités douces et étoffées à de l’agressivité pure et simple tout en gardant une excellente cohésion entre les pièces tout au long de l’album. Le choix des instrumentations et la façon de les incorporer dans cette mixture sonore est vraisemblablement le point fort de l’album et surtout la force vitale de Thy Catafalque.

Production :
On n’a pas lésiné sur la production de Naiv. En plus de très bien sonner, tous les instruments sont à leur place dans le mix, tout est clair et limpide apportant une fluidité entre les pièces. J’aimerais bien entendre ce que cette production donne en vinyle, c’est digne des meilleures productions Progressives des belles années. Ici pas de production moderne, on apporte de la chaleur comme dans le bon vieux temps.

Appréciation Générale :
Même si Naiv n’est pas mon préféré de Thy Catafalque, mes attentes envers celui-ci sont à la hauteur. Une bonne dose de sonorités diverses, du clavier intelligemment bien travaillé, beaucoup d’expérimentations avec les divers effets sur les guitares et des arrangements qui viennent me chercher. Bref une excellente sortie et un album qui tournera souvent cette année!

Composition: 9,5
Exécution: 9,5
Arrangements: 9,5
Production: 9
Appréciation Générale : 9

Tags:

Top 40 2019

31 décembre 2019
By Sinistros in Le Gramophone

Eh bien, une autre année de terminée! Il faut dire que 2019 aura été une année un peu bizarroïde sur le plan International pour bien des sujets, surtout celui de l’environnement avec Greta en Jeanne d’Arc des temps modernes. Par contre sur Hurlemort, ce n’est pas ce qui nous intéresse. Laissons ces histoires de réseaux sociaux à ceux qui ont du temps à perdre et concentrons-nous un peu sur l’année 2019 en musique.

Il est évident que pour ma part, 2019 est loin d’être une bonne année musicale. Certes, il y a eu de bonnes sorties mais règle générale, 2019 est une année assez faible point de vue excellence des sorties. Hurlemort a déjà eu des tops 150, 2018 a eu droit à un top 60 mais cette année, nous avons un maigre top 40 à se mettre dans les oreilles. Oui, j’ai passé outre plusieurs albums qui auraient mérité une chronique, oui j’ai été un peu paresseux au niveau des dites chroniques et de leur quantité mais n’empêche qu’il n’y a pas beaucoup d’albums qui ont retenu mon attention en 2019 par rapport aux années précédentes.

Par contre! 2020 est à nos portes (dans quelques heures au moment d’écrire ce lignes) et ma résolution pour 2020 sera d’écouter plus de musique (nouvelle ou ancienne) et d’accentuer le nombre de chroniques pour refaire bouger le blog comme dans ses belles années. Sur ce, une bonne et heureuse année à vous tous chers lecteurs, merci de votre assiduité et espérons que 2020 nous donnera une multitude d’excellents albums à écouter!

Top 40 2019 :

01-The Claypool Lennon Delirium – South of Reality
02-Borknagar – True North
03-3rd From the Sun -3rd From the Sun
04-Ade – Rise of the Empire
05-Avatarium – The Fire I Long For
06-VLTIMAS – Something Wicked Marches In
07-Tool – Fear Inoculum
08-Candlemass – The Door To Doom
09-Tronos – Celestial Mechanics
10-She Past Away – Disko Anksiyete
11-Mirror – Pyramid of Terror
12-Witches Of God – Into The Heart Of Darkness
13-Ewigheim – Irrlichter
14-Bodyfarm – Dreadlord
15-Rotting Christ – The Heretics
16-Beheaded – Only Death Can Save You
17-Sabbath Assembly – A Letter of Red
18-Possessed – Revelations of Oblivion
19-3Teeth – Metawar
20-Rammstein – Rammstein
21-Firespawn – Abominate
22-Memoriam – Requiem for Mankind
23-Legion of the Damned – Slaves of the Shadow Realm
24-Front Line Assembly – Wake Up The Coma
25-Antropomorphia – Merciless Savagery
26-Minuit Machine – Infrarouge
27-Mammoth Storm – Alruna
28-Abbath – Outstrider
29-Twin Temple – Twin Temple (Bring You Their Signature Sound…. Satanic Doo-Wop)
30-Suicidal Angels – Years Of Aggression
31-Nile – Vile Nilotic Rites
32-The Lord Weird Slough Feg – New Organon
33-Hour of Penance – Misotheism
34-Die Krupps – Vision 2020 Vision
35-Vorga – Radiant Gloom
36-Valborg – Zentrum
37-Darkthrone – Old Star
38-Hate – Auric Gates of Veles
39-Hante. – Fierce
40-Malevolent Creation – The 13th Beast

By Sinistros in Le Gramophone

Hour of Penance – Technical Death Metal – Italie
Misotheism – 2019
Agonia Records
8,4/10

La formation Italienne Hour of Penance en est rendu à son huitième album depuis sa fondation en 1999. Il est à noter que le groupe ne compte désormais aucun membre original issus de la première mouture mais ceci est une chose qui arrive fréquemment au sein de nombreuses formations. J’ai connu Hour of Penance avec Regicide en 2014, album qui m,avait assez plu au point de faire un retour en arrière pour étudier la discographie antérieure. Puis en 2017 le groupe avait frappé très fort avec Cast the Stone qui incorporait de nouveaux éléments fort originaux pour se démarquer des autres formations de Death Metal technique et Brutal.

J’attendais Misotheism avec une certaine impatience vu la qualité phénoménale de Cast the Stone. Et bien, je dois malheureusement me rendre à l’évidence, Misotheism est loin d’être à la hauteur des attentes. Le niveau technique est toujours au rendez-vous, la production est en béton armé mais on dirait que le groupe nous offre un album garroché sans convictions et surtout sans originalité. Bien que les trois premières pièces soient excellentes et auguraient bien pour le reste de l’album, il n’en est absolument rien, plus on avance au fil de l’album, plus on s’enfonce dans un Death Metal ordinaire, générique et sans éclat. Les trois dernières pièces sont tout simplement du remplissage inutile, on nous lance uniquement du technique pour montrer notre niveau au détriment de la composition pure et simple.

Même si ce nouvel album contient de bons éléments, iol demeure une déception totale et le plus faible album de toute la discographie du groupe. Dommage.

Composition: 8
Exécution: 9
Ambiance: 8
Production: 9
Appréciation Générale : 8

Tags:

By Sinistros in Le Gramophone

Ade – Death/Folk Metal – Italie
Rise of the Empire – 2019
Extreme Metal Music
9,2/10

La formation Italienne Ade est fort méconnue de notre côté de l’Atlantique et cette formation gagne à être connue des amateurs de Death Metal bien ficelé. La formation utilise des éléments issus de la musique de la Grèce Antique qui était utilisée par les Romains lors de leurs grandes batailles. Ade habille ces éléments avec un Death Metal parfois brutal, parfois plus mélodique pour nous offrir un mélange des plus intéressants!

Rise of the Empire, quatrième album du groupe, est marqué par un tout nouvel alignement depuis le début 2019, de la formation originale il ne reste que Fabivs, les membres utilisant des noms typiquement Romains en guise de sobriquet, lequel dirigige de main de maître sa formation depuis ses tout débuts en 2007. Est-ce que le changement de personnel affecte le son et l’orientation du groupe? Pas du tout! Ade reprends avec brio ce qu’il avait laissé avec Carthago Delenda Est paru en 2016 en augmentant son niveau de technicité et ses sonorités Antiques. Le nouveau chanteur, Diocletianvs, est plus puissant que son prédécesseur Traianvs apportant ainsi une tout nouvelle dimension p;lus brutale au son global de Ade. La rythmique est une fois de plus sans failles et la production est digne des grands noms du Death Metal d’aujourd’hui.

Si vous ne connaissez pas Ade, je vous invite à tendre les deux oreilles sur Rise of the Empire. Cet album sera très haut placé dans les tops 2019 de Hurlemort! Si vous aimez ce que vous entendez, n’hésitez pas à visiter les trois précédents albums qui ne sont pas piqués des vers non plus! Alea Jacta Est!

Composition: 9,5
Exécution: 9,5
Ambiance: 9
Production: 9
Appréciation Générale : 9

Tags:

By Sinistros in Le Gramophone

Nile – Technical Death Metal – États-Unis
Vile Nilotic Rites – 2019
Nuclear Blast
8,5/10

Nile est une figure emblématique du Death Metal et une des premières formation à intégrer des éléments non conventionnels à sa musique puissante. Depuis ses débuts, le concept sur l’Égypte prédomine et le groupe a toujours inséré des sonorités issues de l,Ancienne Égypte pour agrémenter et pimenter son Death Metal et le rendre plus mythique.

Vile Nilotic Rites est le neuvième album du groupe et un grand vent de changements sortent de ce nouvel album. Premièrement, le nouvel alignement se fait largement sentir car malgré le fait que c’est toujours Nile, l’ajout d’un nouveau guitariste à la place de Dallas Toler-Wader se fait énormément sentir et c’est également le premier album depuis 2002 que ce n’est pas Karl sanders et Dallas Toler-Wade qui effectuent les lignes de basse, la formation semble avoir maintenant un bassiste permanent. Musicalement parlant, ce nouvel album est sans aucun doute le plus brutal de la carrière de Nile. Est-ce une qualité? Un défaut? Pour ma part, même si Nile a conservé toute sa verve et son authenticité, cet album me donne l’impression d’être un album de Death Metal un peu plus générique que par le passé. Il me semble moins original de par son contenu et ses prouesses que de par le passé. La production en souffre un peu aussi, même si c’est plus heavy, cet album sonne moins en puissance que les trois ou quatre précédents albums. Nile garde cependant toujours ses bonnes habitudes de sonorités Antiques ce qui qui enforcit les compositions en les rendant un peu plus originales et en évitant ainsi de tomber dans le piège du copier/coller qui sévit présentement dans la sphère Métallique.

Vile Nilotic Rites n’est certes pas le meilleur album de Nile mais il demeure tout de même un album fort efficace et acceptable pour la majorité des fans dont je fais partie. Une bonne dose brutale ne fait pas de tort de temps en temps!

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 8
Production: 8,5
Appréciation Générale : 8

Tags:

By Sinistros in Le Gramophone

Die Krupps – EBM / Industrial Metal – Allemagne
Vision 2020 Vision – 2019
Oblivion
8,4/10

La formation Allemande Die Krupps nous offre son dixième album depuis le début de sa longue carrière. Le groupe fait également un retour en force avec Vision 2020 Vision nous faisant oublier le très décevant V – Metal Machine Music paru en 2015.

On revient avec des très bons riffs de guitare bien ancrés à de solides rythmiques mécaniques comme le groupe nous a servi au fil de ses albums. Les synthés EBM sont bien présents et on revient avec la même qualité de compositions que l’on trouvait sur The Machinists of Joy et les albums précédents. Jürgen Engler ne s’est pas contenté de recréer ce que Die Krupps a fait par le passé, on évolue tout en gardant l’essentiel et la source même du son qui caractérise le groupe depuis le début de son existence. Il semble que l’influence de Dino Casares et du projet connexe Die Klute ne se soit pas imprégnée dans la musique de Die Krupps et c’est tant mieux.

Vision 2020 Vision est un très bon album digne de la renommée de Die Krupps et c’est un album qui plaira aux fans de longue date ainsi que les fans de musique Industrielle décapante et musclée.

Composition: 8
Exécution: 8,5
Ambiance: 8,5
Production: 9
Appréciation Générale : 8

Tags:

By Sinistros in Le Gramophone

Avatarium – Doom metal – Suède
The Fire I Long For – 2019
Nuclear Blast
9,2/10

Initialement un projet connexe de Leif Edling de Candlemass, Avatarium a su chager de cap et tirer son épingle du jeu depuis Hurricanes and Halos paru en 2017. Suite au départ de Eling en 2017, le couple Marcus Jidell et Jennie-Ann Smith ont dû se retrousser les manches afin de poursuivre l,aventure en tant que compositeurs. Même si la présence de Edling se faisait toujours sentir sur Hurricanes and Halos, il n’en subsiste pratiquement plus de traces sur le nouvel et quatrième album.

Sur The Fire I Long For, on délaisse de beaucoup les sonorités Doom Metal à la Candlemass pour s’orienter vers un son plus Dark Rock dans lequel les claviers son plus prédominants apportant une bonne dose sonore issue des années 70. Certes, le groupe s’adoucit quelque peu mais nous offre tout de même un excellent album avec des compositions bien structurées et fort bien produites et malgré les changements d’orientation, on retrouve toujours le Avatarium des trois autres albums. On retrouve beaucoup plus d’atmosphères vaporeuses au fil des pièces et toujours les mêmes guitares « fuzz » et les riffs lents et lourds ainsi que l’envoûtante voix chaude de Smith.

Un pas de plus pour Avatarium avec un superbe album bien ficelé et riches en harmonies musicales.

Composition: 9
Exécution: 9,5
Ambiance: 9,5
Production: 9
Appréciation Générale : 9

Tags:

By Sinistros in Le Gramophone

Suicidal Angels – Thrash Metal – Grèce
Years of Aggression – 2019
NoisArt Records
8,5/10

Nombreux sont les groupes de la nouvelle génération à opter pour des sonorités issues des années 80. Le Thrash Metal en est un parfait exemple, bon nombre de ces nouveaux groupes se contentent que de copier ce qui a déjà été fait. Dans la majorité des cas c’est généralement bien fait et la formation Grecque Suicidal Angels entre dans cette catégorie de groupes qui ne réinventent absolument rien mais qui font une excellente job au niveau des compositions et de l’exécution.

Years of Aggression est le septième album du groupe depuis sa création en 2001 et ce dernier a tout de même réussi à maintenir le cap avec un Thrash générique de qualité au fil des années. Ce nouvel album ne fait pas exception, on a droit à du bon Thrash de la vieille école où s’entremêlent les Exodus, Slayer et Kreator au travers de riffs efficaces et une rythmique puissante. Rien de nouveau certes, mais on en redemande! La production est excellente, il y a du très bon travail là dedans y compris dans les structures musicales.

Même si cet album ne passera pas à l’histoire, il vaut tout de même le détour, c’est « old school » et ça fesse!

Composition: 8,5
Exécution: 9
Ambiance: 8
Production: 9
Appréciation Générale : 8

Tags:

By Sinistros in Le Gramophone

Borknagar – Progressive Viking Metal – Norvège
True North – 2019
Century Media
9,5/10

Avec True North, le onzième album de Borknagar, la formation Norvégienne y va avec de gros changements au niveau du personnel. Vintersorg, chanteur du groupe depuis 2000 a quitté la formation plus tôt cette laissant ICS Vortex s’occuper de cette fonction à temps plein en plus de sa position de bassiste. On dénote aussi un léger changement de direction musicale en entrant de plus en plus dans l’univers progressif implanté en 2000.

Encore une fois Borknagar nous livre un album riche en sonorités diverses et en textures musicales avec une production percutante et des arrangements incroyables. On nage vraiment dans un univers enneigé où le froid et les rigueurs de l’hiver Norvégien se font sentir sur toutes les pièces reprenant ainsi le thème hivernal commencé sur Winter Thrice. Le groupe pousse encore plus loin sa recherche musicale en nous offrant neuf pièces complexes au tempo changeant et aux revirements de situation soudains. Le Borknagar des débuts n’est plus vraiment présent mais certaines racines païennes demeurent ici et là au fil des pièces. ICS Vortex fait un travail remarquable au niveau des voix et sans dire que cet album est la consécration du groupe, il n’en demeure pas moins que c’en est un des très solides de la discographie.

Un album qui se retrouvera dans les tops 2019 et qui me rappelle pourquoi je suis un fan fini des groupes entourant les membres de Borknagar.

Composition: 9,5
Exécution: 9,5
Ambiance: 9,5
Production: 9,5
Appréciation Générale : 9,5

Tags:

By Sinistros in Le Gramophone

Toxic Holocaust – Speed/Thrash/Black Metal – États-Unis
Primal Future : 2019 – 2019
eOne
8,1/10

Il en aura fallu du temps pour avoir un nouvel album de Toxic Holocaust à se mettre dans les oreilles. Nous avons attendu six ans pour être en mesure d’entendre Primal Future : 2019 mais est-ce que ça valait l’attente?
Joel Grind est tout seul sur cet album ce qui en fait n,est pas vraiment une nouveauté, Toxic Holocaust c’est bel et bien un « one man band ». Est-ce que Joel a délibérément fait en sorte que cet album sonne comme un album des années 80? Possible mais toujours est-il que pour un album de 2019, la production laisse à désirer quand même pas mal. Ce nouvel album sonne fade comme un album d,un jeune band qui commence avec un budget fort modeste. Niveau composition, Joel n’etonne pas trop sur cet album, il se contente de répéter sa bonne vieille formule de Thrash Metal noirci cru et sans artifices, si ce n’est que l’utilisation à outrance du « reverb » se fait entendre tout au long de l’album. L’album renferme toutefois de tr;es bons moments de pur défonce et de Thrash à l’état pur comme dans le bon vieux temps et comme Toxic Holocaust sait le faire.

Primal Future : 2019 est loin d’être le meilleur album de la courte discographie de Toxic Holocaust et ne passera pas à l’histoire mais c’est un album qui fait la job et mérite d’être écouté.

Composition: 8,5
Exécution: 8,5
Arrangements: 7,5
Production: 7,5
Appréciation Générale : 8,5

Tags:

By Sinistros in Le Gramophone

3rd From the Sun – Progressive Sci-Fi Metal – France
3rd From the Sun – 2019
Indépendant
9,2/10

C’est toujours agréable (façon de parler) de tomber sur le cul en entendant un album. En 2019 ce n’est pas arrivé souvent mais il y a tout de même quelques excellentes sorties à se mettre dans les oreilles. Le premier album éponyme du groupe Français 3rd From the Sun est un de ces albums qui frappent fort.

Cet album frappe fort parce que les compositions regorgent d’idées et de textures musicales de toutes sortes, on y retrouve du Prog, du Punk et du Metal disjoncté le tout bien assis sur un rythmique démente et des riffs coupés au scalpel. 3rd From the Sun n,est pas sans rappeler un groupe légendaire bien de chez nous et les musiciens ne s’en cachent pas, l’influence Voïvod est bien présente et ancrée dans la musique du trio Français. Certes, le parallèle avec notre légende Métallique est à faire mais 3rd From the Sun c’est beaucoup plus que ça. Le groupe manœuvre habilement les différents styles pour nous transporter dans un monde de sonorités flyées et de l’agressivité à l’état brut, on peut percevoir certains éléments Industriels à la Prong et Killing Joke, des structures très progressives rappelant The Levitation Hex et Alarum avec de bonnes doses Punk et Hardcore dans leurs plus traditionnelles des formes. La production est sans faille, cet album peut aisément rivaliser parmi les grandes productions du genre.

Ce premier album est une grande surprise en 2019 et se hissera assez haut dans les tops de Hurlemort cette année. A écouter sans réserves à haut débit sonore!

Composition: 9,5
Exécution: 9,5
Ambiance: 9
Production: 9
Appréciation Générale : 9

Tags:

By Sinistros in Le Gramophone

Bodyfarm – Death Metal – Pays Bas
Dreadlord – 2019
Metal Blade
8,9/10

La formation Bodyfarm nous arrive en cette fin Septembre avec son quatrième album. Intitulé Dreadlord, cet album est marqué par le décès du guitariste chanteur Thomas Wouters, survenu le 6 août dernier. Qu’à cela ne tienne, le groupe a décidé de lancer l’album et de continuer l’aventure.

Ce nouvel album perpétue l’ascension de Bodyfarm vers les sommets du Death Metal en nous proposant onze pièces énergiques et qui frappent fort comme le groupe nous a habitués sur ses trois précédents albums. Un habile mélange de Death à la Asphyx avec beaucoup d’éléments mélodiques et des riffs thrash qui détruisent tout! La production est une fois de plus sans failles, ça sonne comme une tonne de briques aidant à nous faire embarquer encore plus dans le « mood » Bodyfarm. Retenons une rythmique droite et juste avec des riffs acérés et une voix grasse et gutturale, voilà ce que Bodyfarm nous offre et c’est parfait comme ça!

Dreadlord apporte un vent de défonce auditive dans cette grisaille automnale. Un album qui se hissera assez haut dans les tops 2019!

Composition: 9
Exécution: 9,5
Ambiance: 8
Production: 9
Appréciation Générale : 9

Tags: