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By Sinistros in Le Gramophone

Lucifer – Stoner/Doom Metal – Internationnal
Lucifer II – 2018
Century Media
9,2/10

Johanna Sadonis est de retour avec un deuxième album de Lucifer. Lucifer II marque un tout nouvel alignement et ce changement de musiciens marque également un changement dans le son du projet. Alors que Gaz Jennings apportait un son plus Doom avec des influences du NWOBHM, Nicke Andersson joue quant à lui la carte du Hard Rock pur et dur dans la veine de grosses pointures telles Uriah Heep.

Donc, Lucifer II repousse encore plus loin les limites du Rock pur en reculant encore plus loin dans le temps, s’offrant même une très bonne reprise de Dancing with Mr D. des Stones. Certes, le son de Lucifer a changé mais il n’en demeure pas moins que ça frappe et que c’est très pur, à l’image des grands groupes des années 70 comme Fleetwood Mac, Heart ou encore Deep Purple. En tout, neuf pi`ces qui ravivent des temps où le Rock prédominait et occupait tout la place,. Neuf pièces incisives avec des riffs imaginatifs et puissants. La voix chaude de Sadonis prends un nouveau tournant et est un bon mélange de Jex Thoth et Stevie Nicks, la puissance et la justesse sont au rendez-vous et le tout sonne à merveille.

Que dire de plus? Que Lucifer fera encore jaser avec son deuxième album et que tout amateur de bon Hard Rock des belles années se doit d’explorer ce petit bijou sonore.

Composition: 9,5
Exécution: 9,5
Ambiance: 9
Originalité: 9
Production: 9

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By Sinistros in Le Gramophone

Orange Goblin – Stoner Metal – Angleterre
The Wolf Bites Back – 2018
Candlelight
8,8/10

Orange Goblin est de retour avec son neuvième album, The Wolf Bites Back. Et oui, le loup mords et avec force. La carrière de Orange Goblin dure depuis plus de deux décennies et cette carrière a toujours été constante d’album en album.

Nous retrouvons donc le Orange Goblin qui a fait ses preuves et le groupe nous sert un autre album rempli de riffs caustiques et incisifs qui s’étendent sur dix pièces adroitement bien structurées. Ce nouvel album ne contient aucun remplissage et les quarante et quelques minutes passent assez rapidement, nous n’avons pas le temps d’avoir un bâillement ou de s’ennuyer. Du beau travail de pros avec une production solide et des compositions parfaites qui nous tient sur le qui vive tout au long de l’album. Bien sûr, il faut aimer les guitares sales au son des amplis Orange et la basse fuzz et il faut aimer retourner dans le temps avec les sonorités des années 70 à la Black Sabbath ou Pentagram. Les amateurs seront conquis par cet album qui restera gravé dans l’histoire de ce style musical lourd et grinçant.

The Wolf Bites Back est une très belle réussite et très riche en sonorités acérées. Un album qui se retrouvera dans les tops 2018 à coup sûr.

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 8,5
Originalité: 8,5
Production: 9

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Sear Bliss – Atmospheric Black Metal – Hongrie
Letters from the Edge – 2018
Hammerheart
8,8/10

Enfin! Sear Bliss nous reviens avec un nouvel album six ans et demi après la sortie de Eternal Recurrence avec lequel j’avais connu la formation Hongroise. L’attente aura finalement valu la peine car Sear Bliss nous offre une bombe musicale d’une noirceur profonde.

La particularité de Sear Bliss est au niveau instrumentation. Outre les éternelles guitares, basse, batterie et même claviers, la formation compte dans ses rangs un tromboniste à temps plein ce qui apporte une dimension majestueuse aux pièces froides et atmosphériques générées par le quintette. Niveau composition, le groupe livre un Black Metal assez vaporeux teinté de sonorités progrssives et très mélodiques avec des arrangements intelligents et fort bien réussis. La production manque un peu de tonus sur cet album mais tout est bien dosé, chaque instrument est à sa place et n’empiète pas sur les autres. Les ambiances glaciales font partie de la sonorité générale du groupe nous faisant voyager dans notre subconscient tout au long de l’album

Ce huitième album de Sear Bliss est une très belle réussite et plaira à coup sûr aux amateurs de musique planante et bien structurée. Un voyage intersidéral sans compromis.

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 8,5
Originalité: 9
Production: 8,5

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Spiral Skies – Psychedelic Doom Metal/Rock – Suède
Blues for a Dying Planet – 2018
Art of Propaganda
8,9/10

La Suède est musicalement fort prolifique, surtout dans le créneau du rock issu des années 70. Le nouveau venu de cette mouvance musicale est Spiral Skies qui est magnifiquement mené par Frida (les femmes étant maintenant passées maîtres dans ce domaine dominé par le genre masculin) qui perpétue la lancée des Alia O’Brien, Rosalie Cunningham, Jamie Myers et Grace Slick.

Avec des compositions épiques dont le fond sonore est directement issu des groupes occultes des années 70, Spiral Skies agrémente ses pièces en ajoutant un peu de piquant provenant du Heavy Metal et du Hard Rock ce qui ajoute du tonus au son global du groupe. En tout huit superbes pièces et une intro pour un peu plus de trente-huit minutes de pur bonheur dans les oreilles. La production est impeccable nous faisant ressentir l’essence des années glorieuses du vrai rock tout en nous donnat de la modernité bien dosée. Les fans de Blood Ceremony, Purson et même Earth Electric se délecterons de ce premier album riche en sons et en riffs grandioses.

Je recommande fortement Spiral Skies, non seulement aux amateurs de véritable Rock comme dans le bon vieux temps amis aussi à ceux qui veulent élargir leurs horizons et revisiter l’histoire musicale avec un élément plus moderne.

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 9
Originalité: 8,5
Production: 9

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ASG – Stoner Metal/Progressive Rock- États-Unis
Survive Sunrise – 2018
Relapse
8,2/10

Survive Sunrise, sixième a;bum du groupe Américain ASG, est ma premiere incursion dans la musique de ce quatuor de la Caroline du Nord. Bien que relativement difficile à classer, la musique de ASG est à cheval entre le Stoner et le Metal Alternatif des années 90 avec une bonne dose progressive.

Malgré le fait que Survive Sunrise ne réinvente aucunement la roue, il n’en demeure pas moins que ASG tire bien son épingle du jeu en offrant de bonnes pièces bien ficelées et tout de même fort bien composées. Les douze pièces de l’album contiennent de très bonnes idées et de très bons riffs appuyés par une rythmique solide et percutante. J’ai eu un peu de difficulté avec les vocaux fluets qui sont un peu trop dominants qui peuvent rappeler Queens of the Stone Age et certains groupes à cheval entre le Punk Rock et le Hardcore au tournant des années 2000. On peut par contre aisément faire fi de cet aspect si on se concentre sur la musique en elle-même. Suffisamment puissant pour attirer l’amateur de Heavy Metal et suffisamment « old school » pour plaire aux amateurs de Hard Rock et de Progressif originel.

Au final, Survive Sunrise est un bon album du genre qui ne marquera certes pas l’histoire du Rock mais qui a amplement de panache pour se tailler une bonne place dans les sorties 2018.

Composition: 8
Exécution: 8
Ambiance: 8
Originalité: 8
Production: 9

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At the Gates – Melodic Death Metal – Suède
To Drink from the Night Itself – 2018
Century Media
8,9/10

La formation Suédoise At the Gates, pionnière du son Gothenburg et du « Swedish Death Metal », est de retour avec son sixième album, le deuxième depuis son retour en 2010. To Drink from the Night Itself nous prouve que At the Gates est toujours maître du son qu’il a forgé et qu’il qu’il ne faut surtout pas se fier aux imitations qui sévissent depuis une quinzaine d’années dans le mouvement Metalcore.

Ce nouvel album reprends là où le groupe nous avait laissé avec At War with Reality en 2014. Même que ce nouvel album est en quelque sorte supérieur à ce dernier, At the Gates explore des facettes sonores jusqu’ici inexploitées au cours de la carrière du groupe. En tout, onze pièces et une intro pour près de quarante-cinq minutes de pur At the Gates comme le groupe sait si bien le faire. Avec une production en béton armé, des riffs mélodiques et incisifs, une rythmique rapide qui frappe fort et des ambiances tantôt feutrées, tantôt grandioses, At the Gates réaffirme sa puissance et sa notoriété déjà bien établie.

To Drink from the Night Itself, c’est du solide et c’est une merveille pour les oreilles. Les fans de la première heure n’ont qu’à prendre le train et se laisser guider pour une grand voyage musical.

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 8,5
Originalité: 9
Production: 9

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Iron Angel – Speed/Power Metal – Allemagne
Hellbound – 2018
Mighty Music
8,6/10

Et bien, qui l’eut cru? Iron Angel est de retour en 2018 avec un troisième album trente-deux ans après la sortie de Winds of War qui avait marqué la fin du groupe en 1986. Le groupe s’était « reformé » de 1997 à 2007 mais faute de trouver des musiciens, la résignation avait finalement pris le dessus. Avec seulement Dick Schröder comme membre original, Iron Angel nous présent donc Hellbound cette année.

Et bien, c’est une très belle surprise! Iron Angel reprends là où il avait laissé en 1986 en revenant même à ses sonorités du très culte Hellish Crossfire paru en 1985, album qui avait laissé une belle marque sur le monde du Speed Metal à l’époque. Sur Hellbound, on va droit au but : Des riffs incendiaires, de la mélodie, de la puissance et du pur Métal sur dix pièces explosives très bien produites qui nous fait revenir dans des temps où le Heavy Metal était pur!

Hellbound est un excellent album de Speed Metal à l’ancienne qui plaira aux fans de la première moitié des années 80.

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 8,5
Originalité: 8
Production: 8,5

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Ghost – Progressive Rock/Hard Rock/Heavy Metal – Suède
Prequelle – 2018
Loma Vista
9,5/10

J’ai connu Ghost avant même la sortie officielle de Opus Eponymous vers la fin 2010. J’avais tout de suite accroché au son du groupe et mes attentes étaient grandes pour la suite. J’avais été agréablement surpris par Infestissumam qui nous amenait vers des sonorités différentes et revisitant les classiques comme The Beatles ou encore The B-52’s. Le projet s’est solidement ancré avec Meliora sur lequel le progressif prenait le dessus et sur lequel les diverses influences du fondateur prenaient place. Bien que les fans des débuts savaient qui était Papa Emeritus et savaient que Ghost était en fait un « one man band », ce n,est qu’en 2017 que l’identité de Tobias Forge a été officiellement révélée. Pas de grande surprise pour les fans de longue date si ce n,est que ceci a permis de remettre les pendules à l’heure.

Cette année, nous avons droit à du sang neuf : Le pape fait maintenant place à un Cardinal qui n’est pas de la lignée originelle. Le Cardinal Copia nous arrive avec Prequelle, le quatrième album du projet, album qui se veut plus sombre que les deux précédents albums et encore plus mature musicalement. On suit la ligne directrice commencée sur Meliora en ajoutant veaucoup plus d’éléments progressifs et issus du Classic Rock. Encore une fois, le travail de composition est incroyable et les arrangements sont de très haut calibre. Tobias Forge est décidément un génie de la composition étant en mesure de nous livrer des pièces solides et accrocheuses. L’accent a été mis sur les claviers et les sonorités plus vaporeuses et l’utilisation d’instruments naturels comme le saxophone impressionne d’avantage. Contrairement aux autres albums où les pièces étaient majoritairement chantées, sur Prequelle on retrouve deux pièces instrumentales sur les dix contenues sur l’album. Helvetesfönster en est une fort intéressante rappelant les grands du rock progressif des années 70 et sur lqauelle figure Mikael Arkefeldt à la guitare acoustique.

Ghost devrait prendre un tout autre envol cette année en devenant un des chefs de file des grands groupes qui remplissent des arénas. Prequelle est une réussite musicale sans pareil qui plaira aux amateurs de musique à l’esprit ouvert. Oubliez le Métal un instant et concentrez-vous sur le génie musical de Tobias Forge.

Composition: 10
Exécution: 10
Ambiance: 9,5
Originalité: 9
Production: 9

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Age of Taurus – Doom Metal – Angleterre
The Colony Slain – 2018
Rise Above
9/10

La formation Anglaise Age of Taurus nous offre son deuxième album depuis sa formation en 2009. The Colony salin est l’album avec lequel je découvre la formation qui compte Leo Smee (ex-Cathedral) à la basse. Age of Taurus entre dans la catégorie Doom Metal pur et dur avec des soubresauts typiquement NWOBHM et certains éléments de Hard Rock bien ficelé.

Ici, on a droit à des sonorités provenant de la vieille école tant au niveau arrangements qu’au niveau production. Le niveau de composition est impressionnant, le groupe joue beaucoup avec les contrastes rythmiques et les riffs incisifs qui tranchent comme une lame de rasoir. Les pièces renferment de beaux duels de guitare et une solide basse qui vient appuyer la batterie pour ajouter de la puissance au tout. On ressent beaucoup les diverses influences provenant de piliers comme Candlemass et Satan et on peut même sentir une petite touche à la Angel Witch par moments.

The Colony Slain est un album fort réussi qui entre directement dans mes cordes. Age of Taurus incarne la pureté Métallique comme il se doit d’être livré. Franc, honnête et épique.

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 9
Originalité: 9
Production: 9

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Candlemass – Epic Doom Metal – Suède
House of Doom – 2018
Napalm Records
8,8/10

La carrière bien replie de Candlemass se poursuit en 2018 avec un deuxième mini album depuis la sortie du dernier album complet Psalms for the Dead paru en 2012. C’est également le deuxième enregistrement sur lequel figure Mats Levén à la voix, ce dernier ayant pris la place de Robert Lowe congédié à la sortie du dernier album en 2012.

House of Doom est en fait la trame sonore d’un jeu vidéo lancé par le groupe et pour les non amateurs de jeux comme moi, House of Doom est tout simplement un mini album de Candlemass. Ce dernier est la suite directe du mini album Death thy Lover paru en 2016. Cette nouvelle parution compte quatre pièces de pur Candlemass tel qu’on le connait. Du Doom lourd et sans détour avec des riffs comme sul le groupe sait concocter. Le groupe s’aventure dans une pièce plus acoustique sur laquelle Mats Levén y va d’un type de voix un peu glauque et différent de ce qu’il peut développer habituellement, c,est un peu curieux pour Candlemass mais tout de même assez intéressant. Tout comme pour Death thy Lover, le mini album se termine par une pièce instrumentale épique et grandiose.

House of Doom nous fera patienter jusqu’à la sortie d’un nouvel album complet annoncée pour l’automne 2018. Encore une autre réussite pour Leif Edling et sa bande, du pur Doom épique et flamboyant!

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 8,5
Originalité: 8,5
Production: 9

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Hak-Ed Damm – Black Metal – Canada
Holocaust over Dresden – 2017
Satanath Records
8,4/10

Deuxième album pour les Québécois de Hak-Ed Damm, album qui marque l’arrivée d’un nouveau chanteur. Le Black Metal Québécois n’a plus rien à envier à quiconque et Hak-Ed Damm nous le prouve sur Holocaust over Dresden.

En partant, on constate que la production est en béton armé, rien à voir avec les productions crasseuses qui règnent sur le vaste monde du Black Metal. Ici, la puissance sonore est en avant plan et on exploite au maximum cette puissance de frappe pour valoriser les riffs et surtout la basse « fretless » qui nous offre des envolées de notes fort intéressantes. Hak-Ed Damm a construit les neuf pièces de l’album autour du thème de la deuxième guerre mondiale avec des riffs sauvages et une rythmique décapante et l’utilisation d’échantillonnages apportent une dimension d’époque qui aide à faire revivre cette période sombre de l’histoire. Malgré la sauvagerie générée par les riffs et la rythmique, le groupe est en mesure de nous livrer de belles mélodies tout au long de l’album et nous avons même droit à une instrumentale à la guitare acoustique bien ficelée.

Holocaust over Dresden est un très bon album de Black Metal pur et direct et un petit bijou Québécois. À écouter sans réseves avec un débit sonore élevé.

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 8
Originalité: 8
Production: 8,5

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Aura Noir – Black Metal – Norvège
Aura Noire – 2018
Indie Recordings
7,9/10

Vous savez que j’aime le Black Metal quand c’est bien construit. Vous savez aussi que je décroche assez rapidement lorsque la production laisse à désirer. Que voulez-vous, j’aime ma musique bien enregistrée, qui sonne bien et qui a de la puissance. J’ai découver Aura Noir avec The Merciless en 2004, album que j’avais plus ou moins aimé mais je m’étais rattrapé avec les deux suivants et Aura Noir était tombé dans mes bonnes grâces.

Aura Noire est le sixième album du groupe et j’avais de grosses attentes face à celui-ci. Surtout que les mmebres de Aura Noir ont ou ont eu des projets connexes de très haute qualité sonore et musicale. Rune Eriksen a notamment joué avec Nader Sadek, Mayhem et Earth Electric trois formations de très haut niveau tandis que Carl-Michael Eide joue dans la formation Virus, formation que j’apprécie beaucoup. Ce nouvel album de Aura Noir contient de bonnes idées et de bons riffs mais le côté réchauffé à la Hellhammer/Celtic Frost/Darkthrone est tellement devenu une seconde nature que c’en devient presque pathétique. Ajoutons à ça une production merdique et on obtient un album très ordinaire, sans originalité et sans âme.

Dommage car les projets connexes ont pris le dessus et sont de bien meilleure qualité tant sonore que musicale. Aura Noir a manqué son coup pour ce sixième album, un autre album 2018 qui entre dans la mode des albums qui sonnent mal.

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 7
Originalité: 7
Production: 7,5

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Ihsahn – Extreme Progressive Metal – Norvège
Àmr – 2018
Candlelight
9,4/10

Le leader de Emperor, Ihsahn, est de retour avec son spetième album solo. Àmr est la continuité du précédent album, Arktis. En mettant la noirceur un peu plus en avant plan. Une fois de plus Ihsahn nous prouve qu’il est un compositeur inventif avec un esprit plutôt ouvert.

L’utilisation des claviers est faite de façon intelligente, Ihsahn s’en sert pour ajouter de la vivacité à ses guitares et n,a pas peur d’explorer diverses facettes musicales issues de plusieurs genres qui n’ont rien à voir avec le Métal proprement dit. Ihsahn s’enfonce de plus en plus dans un progressif où les émotions musicales sont le point de mire allant même jusqu’à nous offrir certains passages, disons à la limite R&B. Bien que ce petit côté mielleux m’agace un brin, j’ai réussi à faire abstraction en me concentrant plus sur l’équilibre des textures musicales proposées et des arrangements fort surprenants. Oui, Ihsahn a su garder certains éléments provenant de Emperor, notament sur la pièce One Less Enemy. Pour les fans qui s’attendent encore à voir ressurgir de nulle part un clone de Emperor, oubliz-ça tout de suite. Le Black Metal n’est pas vraiment présent sur Àmr, seulement quelques soubresauts noircissant cette masse progressive ingénieuse.

Décidément, Ihsahn continue à nous surprendre avec un album bien ficelé aux sonorités envoûtantes et à la composition d’un niveau de génie difficilement surpassable. Ouvrez vos esprits et entrez dans un monde parralèle musicalement noir et riche.

Composition: 9,5
Exécution: 9,5
Ambiance: 9,5
Originalité: 9,5
Production: 9

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Thy Catafalque – Avant-Garde Metal – Écosse
Geometria – 2018
Season of Mist
9,4/10

Tamás Kátai reviens avec le huitième album du projet Thy Catafalque qui a vu le jour en 1998. Devenu un projet solo en 2011, Thy Catafalque necesse de nous surprendre depuis. Ce qui était au départ un projet Black Metal est devenu au fil des albums un projet très avant-gardiste où;es sonorités et les différents instruments sont en avant plan. Sur Geometria, le « Métal » est encore moins présent qu’auparavant, Tamás Kátai joue beaucoup avec l’électronique et divers instruments naturels pour concocter un mélange alliant Jazz, Progressif et Folk.

J’avais déjà comparé Tamás Kátai à Mike Oldfield il y a quelques années et je réitère cette affirmation car le bonhomme a du génie musical et un sens incroyable des arrangements et de la composition. L’utilisation de violon, de sax et de trompette viennent accentuer la magie sonore des claviers, des guitares et de la basse ainsi que des vocaux féminins à forte tendance Folk. On ne doit pas traiter Thy Catafalque comme étant un projet typiquement « Métal » car ça va beaucoup plus loin que ça. Il y a beaucoup de recherche musicale et d’exploration sonore un peu à la manière de ce que faisait les Tangerine Dream ou encore The Legendary Pink Dots au point de vue expérimentations sonores.

Certes, ce nouvel album n’est pas fait pour l’amateur de Métal fermé. On doit avoir un esprit très ouvert et savoir apprécier des sons issus de divers genres et d’instruments moins communs. Un autre chef d’oeuvre signé Tamás Kátai qui vaut la peine d’être écouté calmement avec toute notre attention.

Composition: 9,5
Exécution: 9,5
Ambiance: 9,5
Originalité: 9,5
Production: 9

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By Sinistros in Le Gramophone

Loreena McKennitt – Celtic Folk – Canada
Lost Souls – 2018
Quinlan Road
9,6/10

Loreena McKennitt nous reviens avec un dixième album en 2018 et premier album de matériel original depuis An Ancient Muse paru en 2006. Le titre Lost Souls a été donné à l’album car il contient neuf pièces composées et écrites au fil des décennies mais qui avaient été laissées de côté au fil des albums. De là le terme Lost Souls, pour la grande Dame ce sont en quelque sorte des âmes perdues.

On retrouve une Loreena McKennitt en pleine forme et en pleine possession de ses moyens et on se demande pourquoi ces pièces ont été abandonnées. Ce nouvel album contient des trésors tels que l’on retrouvait sur les albums The Visit, The Mask and the Mirror et The Book of Secrets avec des arrangements et des instrumentations grandioses et épiques. La grande Dame est toujours en voix et n’a rien à envier à qui que ce soit.

Une très belle réussite musicale, un autre album qui pourra aisément servir de trame sonore à des productions cinématographiques épiques!

Composition: 9,5
Exécution: 10
Ambiance: 10
Originalité: 9,5
Production: 9

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