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By Sinistros in Le Gramophone

Maat – Death Metal – Allemagne
Monuments Will Enslave – 2017
Aural Attack
9/10

Comment se fait-il que je sois passé à côté du deuxième album de Maat? Sorti en Mars dernier, Monuments Will Enslave suit le très excellent As we Create the Hope from Above paru en 2014, album qui s’était valu la note de 9 et qui m’avait jeté par terre.

Monuments Will Enslave reprends là où Maat nous avait laissé avec le premier album. Pas de réelle révolution sonore, le groupe est de retour avec ses riffs techniques et coupés au silex sur une rythmique qui cogne dur comme de la pierre. Maat continue de relater l’histoire et la mythologie Égyptienne avec fracas et originalité et toujours la même ferveur et fureur. Ce nouvel album est une nouvelle attaque auditive et on a peine à s’en remettre vu la force de frappe brute et virulente. Au total, onze nouvelles pièces pour un peu plus de 46 minutes de pure défonce explosive et déchaînée.

Même si Maat est difficilement représenté de notre côté, il n’en demeure pas moins qu’avec un peu de recherche on peut aisément réussir à se procurer ce petit bijou sonore. À écouter à plein volume et attention, cet album peut provoquer une dépendance rapide.

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Portrait – Heavy Metal – Suède
Burn the World – 2017
Metal Blade
8.5/10

Le Heavy Metal originel semble retrouver ses lettres de noblesse depuis quelques années. Plus souvent qu’autrement, la flamme est perpétuée par les vieux routiers qui continuent à garder le cap généralement de façon magistrale. On a qu’à penser à Hell, Satan, Accept ou Anvil pour constater que les vieux bonhommes se tiennent encore droit sur leurs pattes. Mais, il y a une nouvelle génération, plus jeune, qui réussi à maintenir le feu sacré avec brio. La formation Suédoise Portrait est une de ces formations qui est tout à fait surprenante en nous offrant son quatrième album depuis sa création en 2005.

Je ne connaissais pas du tout Portrait, je découvre le groupe avec Burn the World et je dois dire que ça m’a surpris et pris de court un tantinet. Le Heavy Metal de Portrait entre dans la veine de Hell, Mercyful Fate et Judas Priest tout en ayant une certaine identité et une originalité propre au groupe. L’album se compose en neuf pièces remarquablement bien composées et exécutées dans lesquelles on retrouve certains éléments de Speed Metal un peu à la Exciter ce qui n’est pas pour déplaire. De très bons riffs accrocheurs et des structures tout de même assez complexes basées sur une rythmique en béton d’une puissance de feu à longue portée. Notons la présence de Kevin Bower (Hell) aux claviers sur l’album qui ajoute des atmosphères à la fois sombres et éclatantes ajoutant des textures et de la couleur aux compositions.

Burn the World est un excellent album de Heavy Metal classique digne de se placer au travers les classiques de ma jeunesse. Le Heavy Metal est encore bien vivant et la pureté musicale est toujours d’actualité à ma grande satisfaction!

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Précipices – Post Metal/Shoegaze – Canada
La pénombre de l’agir – 2017
Matière Noire
8/10

Le Shoegaze est un terme qui est apparu dans les années 90 pour qualifier ce que nous appelions Coldwave dans les années 80. Originalement conçu par des groupes comme The Cure, The Jesus and Mary Chain et Siouxie and the Banshees, le genre s’est transformé en Shoegaze avec l’ajout de plus de distorsion avec les Sonic Youth, Husker Dü et Dinosaur Jr. Avec les années, voire décennies, le Shoegaze est apparu dans le Black Metal donnant l’illusion d’un nouveau genre musical.

La formation Montréalaise Précipices vient tout juste de sortir un premier mini album de quatre pièces intitulé La pénombre de l’agir. Bien que la Black Metal soit en avant plan, le groupe ajoute des sonorités issues du Shoegaze en offrant une musique similaire à Alcest, Amesoeurs ou encore Lifelover où la mélancolie et la tristesse sont le cheval de bataille. Les pièces sont très bien composées et apportent une atmosphère très froide au fil du mini album, l’amertume des riffs sont bien assis sur une rythmique rapide et la production est étonnamment claire et limpide pour ce type de musique. En écoutant Précipices j’ai eu l’impression d’entendre The Cure et House of Love par moments au niveau des structures de guitares dans lesquelles on ressent une certaine douleur malsaine. De ce côté c’est assez réussi, les atmosphères dégagées donnent le cafard et une certaine grisaille s’installe en nous lors de l’écoute des pièces. J’aurais préféré une voix plus diversifiée par contre car l’utilisation du timbre de style Black Metal apporte une certaine redondance et peut devenir un peu monotone à la longue. Un peu de voix plus clean aurait apporté un effet beaucoup plus mélancolique au produit final d’autant plus que les structures vocales sont décousues et ne suivent pas toujours le rythme et l’architecture des mesures dans les partitions.

La pénombre de l’agir est un bel effort pour une première sortie et Précipices sera à surveiller de près dans un avenir rapproché.

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Ruby the Hatchet – Psychedelic Rock – États-Unis
Planetary Space Child – 2017
Tee Pee Records
9/10

Le vrai Rock pur et dur est loin d’être disparu, au contraire! Alors que les médias nous bombardent les oreilles d’horreurs sonores et de saveurs du mois sans intérêt, il y a toujours et encore des artistes de ce nom qui perpétuent la flamme musicale avec passion et intelligence. La formation Américaine Ruby the Hatchet vient tout juste de sortir son troisième album, Planetary Space Child et je découvre tout juste cette formidable formation avec cet album.

Ruby the Hatchet nous transporte dans le passé avec un Rock Psychédélique teinté de Hard Rock et de Progressif par moments. Planetary Space Child propose sept pièces grandioses où l’orgue Hammond est à l’honneur et les textures musicales planantes et musclées. On se croirait revenir en arrière à une époque où les Deep Purple, The Doors et Thin Lizzy faisaient la pluie et le beau temps. C’est avec une production bien ficelée que le groupe nous sert ses riffs et ses atmosphères envoûtantes sur un plateau d’argent. De brillantes compositions bien structurées appuyées par une rythmique variée et solide comme de la pierre agrémentée par une voix féminine chaude et ensorcelante.

Planetary Space Child est un album imposant et colossal digne des grands du passé. Il me tarde déjà de m’initier à la discographie complète du groupe, c’est du grand art musical!

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Attic – Heavy Metal – Allemagne
Sanctimonious – 2017
Vàn Records
7/10

Le vaste monde Métallique est rempli de clones qui ne font que recopier ce qui s.est déjà fait. Certains le font bien, d’autres un peu moins. Toujours est-il que bon nombre de groupes optent pour la copie pure et simple en ne se forçant pas le derrière pour démontrer une certaine originalité. La formation Allemande Attic est justement une de ces formations qui optent pour la copie pure allant même jusqu’à s’en vanter.

Sanctimonious est le deuxième album du groupe et ce qui frappe en pleine figure en écoutant cet album, c’est non pas la ressemblance mais carrément la même chose que Mercyful Fate et King Diamond. Musicalement c’est bien monté et structuré avec de bons riffs de Heavy Metal originel mais niveau vocal c’est carrément un clone de King Diamond et qui plus est la voix n’est pas très juste tout au long de l’album. La sur-utilisation des notes hautes rends les pièces pénibles en bout de ligne, rien à voir avec la stature vocale du King. Le groupe oscille entre Ghost, Mercyful Fate et Hell sans avoir la profondeur et la verve sonore des trois. La production est molle et sans éclat pour ce type de musique et les treize pièces de l’album semble perdurer une éternité. Soixante-quatre minutes de photocopie sonore toutefois bien exécutées au niveau des instruments.

Attic est pour ma part un groupe à oublier carrément, je préfère de loin m’attarder aux originaux. Cet album saura tout de même plaire aux amateurs du genre si vous avez du temps à perdre en bout de ligne.

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Devil Electric – Heavy/Doom Metal/Hard Rock – Australie
Devil Electric – 2017
Indépendant
9/10

Les groupes alliant le Doom, le Heavy Metal et le Hard Rock font un retour en force depuis quelques années et à mon grand étonnement et réel plaisir, de plus en plus de femmes prennent leur place en avant plan pour mener ces groupes de façon majestueuse et ainsi les propulser de façon magistrale. Le dernier né Australien œuvrant dans ce créneau musicale s’appelle Devil Electric et il nous offre une première parution digne des géants du genre.

Pierina O’Brien n’est vraisemblablement pas apparentée à Alia O’Brien de Blood Ceremony mais ces deux chanteuses ont des voix relativement similaires, puissantes et chaudes, qui se marient fort bien à la musique de leur groupe respectif. Devil Electric puise ses racines musicales dans le Hard Rock des années 70 dans la veine des Black Sabbath et compagnie tout en ajoutant une touche plus Heavy et lourde à ses compositions. Le groupe utilise des riffs profonds et ingénieux sur une solide base rythmique percutante. La réverbération sur la guitare au niveau des solos nous transporte dans un univers un peu plus spatial créant un son vaste et très élargi. Les guitares sont appuyées par une costaude basse fuzzée qui soutient la batterie de façon magistrale. Ce premier album n’a qu’un seule défaut par contre : Il est beaucoup trop court! On en redemande encore une fois terminé, ce qui est un énorme signe d’excellence et de réussite.

Devil Electric signe sa première parution de façon imposante et le groupe risque fort de faire parler de lui dans les années à venir. Un superbe album qui rock vraiment, honnête et aucunement présomptueux.

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Akercocke – Progressive Death/Black Metal – Angleterre
Renaissance in Extremis – 2017
Peaceville
9.5/10

Ce n’est plus un secret pour personne à savoir que mes préférences musicales penchent dangereusement vers tout ce qui est « flyé », « weird » et disjoncté. J’aime les mélanges et ce qui est éclaté musicalement et cette prédisposition est présente en moi depuis que je suis tout petit, c’est à dire depuis près de 45 ans. Je découvre avec réelle surprise la formation Anglaise Akercocke qui signe son sixième album près de dix ans après la sortie du précédent par en 2007.

Ne connaissant aucunement la discographie du groupe, c’est avec une nouvelle oreille que j’écoute Renaissance in Extremis et je n’ai donc aucun point de repère pour la comparaison antérieure. Les influences sont nombreuses et les sonorités disparates au fil des pi;eces laissent envisager que les musiciens du groupe ont l’esprit largement ouvert à bien des trucs hors du commun. On ressent de fortes doses progressives dans la veine de Rush et parfois même de King Crimson avec certains relents familiers avec Voïvod, les parties Death et Black Metal semblent provenir des pionniers comme Possessed ou Celtic Frost mais c’est beaucoup plus profond que ça en fait, le côté Avant Garde est très en avant plan laissant même couler des sonorités issues de groupes Post Punk à la Killing Joke et même de Jazz ici et là. Bref, Akercocke est un habile mélange de Death, Black, Prog, Goth, Jazz, Post Punk le tout servi sur sauce apocalyptique totalement déroutante et dérangeante. En tout neuf pièces complètement démentielles nous plongeant dans des atmosphères de folie pure et de musique éclatée. C’est du grand art et c’est fou raide.

Renaissance in Extremis est un album qui se classe en tête de liste pour l’obtention du titre numéro 1 de 2017. Attention! Si vous n’avez pas l’esprit ouvert, passez votre chemin car cet album ne s’adresse pas du tout à ceux qui se concentrent sur un seul genre. A écouter avec les oreilles grandes ouvertes.

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Demon Eye – Heavy/Doom Metal/Hard Rock – États-Unis
Prophecies and Lies – 2017
Soulseller Records
9/10

Décidément 2017 est une année remplie de bien belles surprises! Les styles originels sont bien présents et ancrés dans le monde de la musique non commerciale et la découverte de nouveaux groupes est immense depuis Janvier. La formation Américaine Demon Eye nous offre son troisième album depuis sa fondation en 2012 et ce nouvel album est à mon avis une pure merveille sonore.

Je découvre la formation avec Prophecies and Lies paru au début Août sur Soulseller Records et cette découverte en est une de taille. Demon Eye joue la carte du très « old school » en allant chercher des sonorités d’époque qui ont forgé la musique musclée des années 70 et 80. S’inspirant largement des pionniers tels les Deep Purple, Black Sabbath ou encore Trouble, Demon Eye nous balance onze pièces intelligemment composées avec des riffs flamboyants et des arrangements éblouissants rivalisant aisément avec les grands de ce monde qui ont contribué à édifier les bases du Hard Rock et du Heavy Metal. Avec une production claire et cristalline, Prophecies and Lies est définitivement une puissante torpille sonore qui frappe sa cible avec précision. De la finesse et de la pureté musicale à l’état brut.

Demon Eye est un groupe à découvrir immédiatement avec ce nouvel album mais aussi il faudra prendre le temps pour écouter les deux autres parutions du groupe. Demon Eye a prit sa place parmi les grands et n’a rien à envier à personne.

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Die Apokalyptischen Reiter – Death/Folk Metal – Allemagne
Der Rote Reiter – 2017
Nuclear Blast
8.5/10

Die Apokalypstischen Reiter est de retour trois ans après la sortie du très décevant Tief.Tiefer. Dixième album du groupe, Der Rote Reiter marque un retour vers les origines du temps de Allegro Barbaro ou All You Need is Love avec un son beaucoup plus Death Metal et sauvage.

Bien que lke Death Metal ait repris le dessus, les Chevaliers de l’Apocalypse ajoutent encore une fois une bonne dose de Folk dans leurs compositions rendant celles-ci entraînantes et festives. La rapidité et les « blast Beat » reviennent en force sur ce nouvel album augmentant avec puissance le degré de brutalité et de barbarie à la musique du groupe. On revient également à des riffs plus acérés tout en gardant les arrangements vaporeux et épiques qui ont fait la renommée des Allemands. Der Rote Reiter contient treize pièces variées qui se rejoignent toutes par un seul fil conducteur qui fait tenir l’album d’un bout à l’autre. Fuchs alterne ses types de voix passant du « clean » au cri strident pour revenir à une voix gutturale très profonde, ceci apporte une versatilité intéressante et propre au groupe. La production est une fois de plus sans failles et l’ensemble de l’album est percutant et explosif.

Der Rote Reiter est un album réussi sur toute la ligne et nous fait oublier les dérapages passés que l’on a connu avec Licht et Tief.Tiefer. Un super beau retour de la part des Allemands avec un album à prendre en considération si vous aimez le Death et le Folk énergique.

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Septicflesh – Symphonic Death Metal – Grèce
Codex Omega – 2017
Season of Mist
9/10

Enfin! Trois an après la sortie de l’excellent Titan, les frères Antoniou nous reviennent avec Codex Omega, nouvel album de Septicflesh. La barre était haute pour un nouvel album et Septicflesh a une fois de plus réussi tout un exploit : Celui de nous concocter un album grandiose à l’image de ce que le groupe est capable de nous livrer depuis Sumerian Demons paru en 2003.

Codex Omega est donc la suite logique de ce que Septicflesh a entreprit en 2003 en focusant plus sur le symphonique que sur le Death Metal car, qu’on le veuille ou non, les pièces et les albums du groupe sont avant tout composés en musique classique avant tout auxquelles on a rajouté des sonorités et une rythmique typiquement Death Metal. Codex Omega contient dix nouvelles pièces puissantes avec des arrangements extraordinaires riches en sonorités dignes d’une trame sonore de film. La version limitée contient un deuxième CD de trois pièces instrumentales à 100% classique. Encore une fois, le groupe nous livre une force de frappe incroyable démontrant le talent de compositeur de Christos Antoniou. Comme pour tous les albums depuis Communion, Le Philarmonique de Prague a enregistré les parties symphoniques composées par Antoniou et le groupe a également ajouté une chorale pour les parties vocales. Donc pour;es détracteurs du groupe, non, Septicflesh n’utilise aucun clavier ni d’instruments synthétiques. Que du vrai!

Codex Omega est une autre réussite pour le groupe Grec et s’inscrit parmi les meilleurs sorties 2017. Une expérience sonore inégalée à écouter évidement avec un bon système de son pour en apprécier toute sa richesse et valeur.

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Incantation – Death Metal – États-Unis
Profane Nexus – 2017
Relapse
8.5/10

La formation Américaine Incantation fait partie de la liste des groupes qui sont demeurés à peu près constants d’album en album au fil de leur carrière et gardant le cap advienne que pourra. Le onzième album du groupe, Profane Nexus, en est une autre preuve, Incantation se tient encore solidement debout en nous concoctant un album fiable et fidèle à ses habitudes.

Profane Nexus n’est donc pas une surprise en tant que tel, pas de déception ni d’étonnement, le groupe revient à ses pratiques usuelles avec des riffs gras et puissants sur une rythmique lourde et lente agrémentée de dissonances au niveau des guitares. En tout onze pièces de Death Metal profond sorti tout droit des abîmes infernales qui détruit tout en laissant le néant derrière son passage. La production a une forte saveur de la vielle école, ici pas de « triggers » et de compression superflue, on y va avec l’essentiel et on met le véritable son du groupe en avant plan.

Une autre mission accomplie pour Incantation, Profane Nexus est une réussite sur toute la ligne qui permet au groupe de rester sur les rails et de continuer à avancer normalement. À écouter à haut débit sonore!

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Circa Tapes – EBM/Synthwave – États-Unis
Love and Venom – 2017
Medical Records
8.5/10

Le EBM et l’industriel font partie de mes genres musicaux que j,affectionne beaucoup depuis maintenant près de trois décennies. La froideur et l’aspect mécanique de cette musique synthétique riche en sonorités a toujours suscité un vif intérêt chez moi au point de m’en inspirer dans la musique que je compose.

Circa Tapes est une toute nouvelle découverte pour ma part et ce « one man band » en est à son troisième album. Love and Venom combine plusieurs aspects de la musique électronique comme le EBM originel dans la veine des premiers Front 242 et Cabaret Voltaire, le Coldwave à la Kraftwerk et même le Shoegaze à la Jesus and Mary Chain par moments. On sent également les influences de Throbbing Gristle et de Skinny Puppy des premiers instants. Le tout est habilement mené avec des sonorités propres et le choix des sons de claviers pour créer les atmosphères est très judicieux. La totalité de l’album est abrasif et hypnotique avec une superbe touche minimaliste étourdissante. Le son des années 80 est bien présent, Circa Tapes nous démontre que la musique léguée par les pionniers est toujours actuelle et intéressante.

Si vous êtes amateurs de claviers et de musique mécanique disjonctée qui écorche les tympans, Love and Venom est définitivement un album à écouter attentivement. Circa Tapes est un coup de cœur 2017 qui me replonge dans le passé avec le son des synthés analogiques. Très belle réussite sonore!

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Humanity’s Disgrace – Technical Death Metal – Canada
Humanity’s Disgrace – 2017
Matière Noire
8.5/10

Fondée en 2015, la formation Montréalaise Humanity’s Disgrace nous offre un premier mini album auto intitulé sur l’étiquette Matière Noire. Suivant la désormais célèbre tradition métallique Québécoise, Humanity’s Disgrace se lance dans un régistre Death Metal très technique où le talent et les prouesses sont à l’honneur.

Avec ses cinq pièces et son total d’un peu plus de vingt-cinq minutes, ce premier enregistrement donne le ton de ce que le groupe peut nous donner et démontre un savoir faire assez impressionnant au niveau de la composition et de l’exécution. Les cinq pièces sont dotées d’excellents riffs allant du Death brutal et technique au Thrash entraînant écorchant au passage quelques éléments un peu plus progressifs. Le groupe est à l’aise avec les textures musicales en incorporant des éléments plus jazzy avec des guitares sans distorsion avec de très bons arrangements entre les cordes. On ne joue pas dans le linéaire sans toutefois tomber dans le piège du superflu et du flot de notes inutiles. On ressent certains éléments de Beyond Creation, Gorguts et Cryptopsy au niveau technique tout en ayant une personnalité propre.

Ce mini album est une belle réussite pour une première sortie, Hmanity’s Disgrace a tout ce qu’il faut pour se tailler une belle place au sein de la grand famille Métallique Québécoise et dans un avenir pas si lointain également rivaliser avec des pointures Internationales. Procurez-vous ce mini album et encouragez la relève!

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Soul Remnants – Death Metal – États-Unis
Ouroboros – 2017
eOne
8.5/10

Ouroboros de la formation Américaine Soul Remnants est une autre belle découverte pour moi en 2017. Troisième album du groupe, Ouroboros s’inscrit dans la longue liste de très bons albums sortis cette année, année fortement marquée par le Death Metal avec des albums de haut calibre..

Bien que la musique de Soul Remnants soit basée en partie sur un Death Metal mélodique typiquement Suédois, le groupe mélange une forte dose de brutalité avec des riffs lourds et puissants et une technicité incisive avec des structures plus complexes et un peu disjonctées. On joue beaucoup avec les solos avec de la réverbération pour donner un effet de profondeur et élargir le son des guitares durant ces passages sans altérer la partie rythmique. En tout, neuf excellents pièces dont deux instrumentales pour un total de trente-sept minutes de pure explosion sonore. L’album est un peu court et on en redemande à la fin de celui-ci mais c’est possiblement le but : Nous inciter à le réécouter en boucle!

Je recommande fortement cet album qui est à la fois entraînant et décapant, parfais pour se déboucher les oreilles et s’imprégner d’une bonne dose de puissance brute.

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The Jesus and Mary Chain – Post Punk/Alternative Rock – Écosse
Damage and Joy – 2017
Artificial Plastic
7/10

Les frères Reid sont de retour avec un nouvel album de The Jesus and Mary Chain dix-neuf ans après la sortie du dernier album Munki paru en 1998. Ce nouvel album qui marque un retour en musique du légendaire duo Écossais a été produit par nul autre que Youth de Killing Joke.

Ce nouvel album est bel et bien du Jesus and Mary Chain traditionnel et on reconnaît le son des frères Reid. Contenant quatorze pièces au tempo de lent à mi-lent et jouissant d’une production en béton, Damage and Joy offre quelques bons moments dignes des Mary Chain mais n’arrive pas à faire une grande impression malgré les efforts apportés à la composition et à la production. Le fil semble un peu décousu et ça manque de punch plus souvent qu’autrement et règle générale, l’album est un peu trop mou pour devenir intéressant en bout de ligne. On note la présence inutile de la sœur Reid (Sister Vanilla) sur quelques pièces avec sa voix vaporeuse et sans réelle conviction qui n’ajoute aucune valeur aux pièces sur lesquelles elle performe. En gros, Damage and Joy nous offre des pièces molles un peu « nounounes » et juvéniles à saveur Pop limite bonbon.

Ce nouvel album n’est pas un total désastre, il comporte de très bonnes pièces et de bons moments mais il n’est pas essentiel dans la discographie de Jesus and Mary Chain. Revenons plutôt aux Psychocandy, Darklands et Automatic et passons à autre chose.

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