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By Sinistros in Le Gramophone

Hybreed Chaos – Death Metal – Canada
Entombed in Dark Matter – 2017
PRC Music
8/10

La scène Métal Québécoise est reconnue pour ses groupes ultra techniques et complexes. La formation Montréalaise vient de sortir son premier album complet intitulé Entombed in Dark Matter. Ce premier album s’inscrit justement dans cette lignée de Death Metal technique typiquement Québécois.

Ce qui frappe le plus en écoutant ce premier album ce n’est pas tant la technicité mais le son gras et pesant du groupe et je soupçonne l’utilisation de guitares à huit cordes pour être en mesure de descendre aussi bas. Ce premier album comporte dix pièces où s’entremêlent avec habileté d’excellents riffs très techniques aux structures disjonctées et un certain « groove » entraînant et puissant. Le groupe joue beaucoup avec les atmosphères froides et oppressantes tout au long de l’album lui donnant une identité propre et assez originale. Les amateurs de Gorguts, Cryptopsy et Immolation se retrouveront aisément dans la musique de Hybreed Chaos qui est de haut calibre pouvant aisément rivaliser avec des pointures de la scène Internationale.

Entombed in Dark Matter est une excellente leçon du savoir Métallique Québécois et Hybreed Chaos est voué à un bel avenir si le groupe continue sur cette lancée.

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By Sinistros in Le Gramophone

The Wizards – Occult Rock / Hard Rock – Espagne
Full Moon in Scorpio – 2017
Fighter Records
9/10

Je suis toujours très heureux de découvrir un nouveau groupe qui donne dans le Rock Occulte, ce style musical vient me chercher directement et la majorité de ces groupes font de la sacré bonne musique de qualité! Or, lorsque l’on découvre une bombe dans le genre, on ne peut qu’en parler.

La formation Basque The Wizards nous arrive avec un deuxième album explosif où le mot d’ordre est le Rock à fond la caisse. Full Moon in Scorpio regorge de riffs et de sonorités pures et authentiques qui sort tout droit des années 70. Certains y verront des similitudes avec Black Sabbath par moments mais c’est bien plus que ça. The Wizards puise à même les Thin Lizzy, Blue Oyster Cult, Kiss et Pentagram avec des relents de The Cult surtout au niveau de la voix. Amplis Marshall, Gibson Flying V, SG et Les Paul ainsi que la légendaire Rickenbacker joués à l’ancienne avec un « overdrive » pur, voilà les outils de torture utilisés sur ce petit chef d’oeuvre de Hard Rock musclé et mythique. En tout huit pièces de pur bonheur musical qui vous fera passer des moments d’allégresse sonore.

Full Moon in Scorpio est une réussite et un album qui deviendra un classique et une référence à coup sûr. Le Rock est mort? Pfff, pantoute!

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Decrepit Birth – Technical Death Metal – États-Unis
Axis Mundi – 2017
Nuclear Blast
8.5/10

Il aura fallu attendre sept longues années pour pouvoir enfin se mettre un nouvel album de Decrepit Birth dans les oreilles. L’attente aura finalement valu la peine car Axis Mundi est un album solide et vraisemblablement supérieur à Polarity, son prédécésseur.

Point de vue musical, pas de grande surprise, c’est Decrepit Birth comme on le connait avec les prouesses techniques étourdissantes et une rythmique taillée au couteau. Les arrangements sont plus fignolés sur ce nouvel album, l’ajout de claviers ici et là aidant aux atmosphères dans les passages moins rapides. Le groupe est encore capable de nous pondre des riffs hallucinants et des changements de tempo époustouflants. La production est une fois de plus claire et limpide délivrant toute la puissance du groupe sans tomber dans le superflu. Il subsiste toutefois quelques failles et maillons plus faibles au fil des pièces mais rien qui ternit l’ensemble de l’album. J’ai quelques réserves sur les trois reprises incluses dans la version limitée du CD : Outre les reprises de Sepultura et de Suffocation, il y a cette reprise totalement inutile de Orion de Metallica qui est pratiquement pareille à l’originale. Pourquoi faire une reprise dans ce cas? Mon opinion est possiblement biaisée car je ne suis vraiment pas un amateur de reprises mais en bout de ligne ces trois pièces s’adressent possiblement aux collectionneurs et aux fans finis du groupe.

Axis Mundi est un excellent album de Death Metal technique bien fait et d’une puissance assez forte pour vous faire sortir de votre léthargie. Grimpez le volume et faites saigner vos tympans!

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Desultory – Death Metal – Suède
Through Aching Aeons – 2017
Pulverised Records
8/10

Desultory est une de ces nombreuses formations du passé à effectuer un retour plus d’une décennie après une rupture. Dans le cas du groupe Suédois, cette séparation s’était faite en 1996 pour ne revenir qu’en 2010 avec un nouvel album. Voilà que la formation revient sept années plus tard avec son deuxième album depuis le retour.

N’ayant pas écouté l’album précédent ni les albums des années 90, je pars donc avec une écoute d’un nouveau groupe sans pouvoir faire de comparaison avec le passé. En écoutant Through Aching Aeons, il y a une chose qui nous frappe de plein fouet : La ressemblance évidente avec At the Gates et les groupes du même genre qui ont suivi. Ajoutons à cela une bonne dose de Death gras et sourd à la Entombed et on obtiens Desultory. Ce n’est pas du tout original j’en conviens mais ça ne sonne nullement le réchauffé, le groupe y allant avec ses propres idées et arrangements. Excellents riffs, très bonne production et suffisamment de bonnes idées pour permettre de pondre un album intéressant et agréable à écouter. Un bon compromis entre mélodie et brutalité et assez de puissance pour réveiller les morts.

Thrtough Aching Aeons n’est pas un album qui se démarquera mais dépasse aisément la moyenne de par sa qualité d’exécution et de composition. Une écoute qui en vaut tout de même la peine.

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Decapitated – Death Metal – Pologne
Anticult – 2017
Nuclear Blast
8.5/10

Il y a deux versions de Decapitated. La version originale, technique et totalement défoncée, qui s’est éteinte avec le décès de Vitek en 2007. La deuxième version, celle que je connais, est beaucoup plus « groovy » et entraînante, le côté technique que les fans de la première heure ont connu étant totalement disparu.

J’avais particulièrement apprécié le précédent album, Blood Mantra, paru en 2014. Anticult est supérieur à son prédécesseur révélant d’excellentes idées et des atmosphères fort intéressantes. Le groupe joue beaucoup avec les contrastes de guitares sur une rythmique qui donne envie de se défouler au maximum. L’album regorge de riffs simples et grandement efficaces qui nous rentrent dedans sans ménagement. La production est toujours aussi percutante et sonne tout de même assez « old school ». Pas de « triggers » excessifs et de superflu inutile. Tout est bien dosé et à sa place.

Anticult n’est certes pas l’album du siècle mais il est excellent d’un bout à l’autre et restera parmi les bons albums de Decapitated.

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Tau Cross – Heavy Metal/Crust Punk/Rock
Pillar of Fire – 2017
Relapse
9/10

Deuxième album pour Tau Cross, groupe fondé en 2013 par Rob « The Baron » Miller (Amebix) et Michel « Away » Langevin. Le premier album, Tau Cross, avait pris le monde de la musique underground en 2015 en étant en quelque sorte la suite du dernier album de Amebix qui avait effctué un retour après plus de vingt ans d’absence.

La barre était haute pour Tau Cross qui a réussi haut la main à sortir un album supérieur au premier effort. La sonorité générale a quelque peu changé sur ce nouvel album notamment au niveau de la basse qui est beaucoup plus présente. Le style demeure tout de même sensiblement semblable, le côté Heavy Metal est un peu plus présent et la partie Post Punk domine beaucoup plus offrant des similitudes avec la légendaire formation Killing Joke. Le fan moyen de musique Métallique risque de ne pas se retrouver dans la musique de Tau Cross, le groupe flirtant beaucoup plus avec des sonorités Punk et Alternatives et parfois même pratiquement Folk comme sur la pièce titre de l’album où les guitares acoustiques sont en avant plan avec une voix rappelant celles de Andrew Eldritch (The Sisters of Mercy) et Leonard Cohen par moments. En tout onze pièces pour plus de cinquante minutes de pureté sonore avec des riffs et des arrangements mordants sur la rythmique toujours droite de Away. La production est sans faille, ça sonne comme une tonne de briques.

Pillar of Fire est une réussite sur toute la ligne qui nous replonge dans une atmosphère qui rappelle les groupes Punk et Post Punk des années 80 alors que les cris du cœur étaient encore présents. Tau Cross nous offre du vrai Punk bien ficelé avec une fureur explosive et des choses à dire.

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Accept – Heavy Metal – Allemagne
The Rise of Chaos – 2017
Nuclear Blast
8.5/10

Accept, qu’on le veuille ou non, est une formation légendaire qui a connu et qui connait toujours de très grands moments de pur Heavy Metal comme il se doit d’être fait. Le groupe a connu trois séparations au cours de sa carrière, en 1989 pour revenir en 1993 puis en 1997 pour effectuer un bref retour sur scène en 2005 pour finalement revenir pour de bon en 2009 avec Mark Tornillo à la voix. Depuis ce retour, Accept a été très constant dans ses sorties et ce quatrième album avec Tornillo est une fois de plus un bel exemple de constance de qualité musicale.

The Rise of Chaos poursuit la continuité initialisée par Blood of the Nations en 2010 et la suite des événements avec Stalingrad et Blind Rage respectivement sortis en 2012 et 2014. Ce nouvel album marque cependant des changements dans la formation suite au départ de Herman Frank et Stefan Schwarzmann en 2014 qui ont été remplacés par Uwe Lulis (Grave Digger) et Christopher Williams. Ce changement de personnel ne change pas grand chose en bout de ligne, on a toujours droit à la sonorité de Accept comme on la connaît depuis des décennies. The Rise of Chaos est légèrement supérieur à Blind Rage et ne contient pas les sulfureuses ballades omniprésentes sur ce dernier album. Wolf Hoffmann et Peter Baltes gardent le cap avec des pièces rapides et épiques avec une bonne dose de puissance et de duos de guitares enflammés. Je regrette cependant que Deaffy ne s’occupe plus des paroles depuis l’insertion de Tornillo à la formation car ce dernier est un peu faible dans l’écriture et nous ponds des paroles un peu trop mielleuse à la limite niaiseuses par moments. Mais bon, on peut aisément y faire abstraction, la qualité musicale prends amplement le dessus.

The Rise of Chaos est une autre réussite de Accept et bien que les Restless and Wild, Balls to the Wall et Metal Heart soient loin dans nos souvenirs, il n’en demeure pas moins que Hoffmann fait du très bon travail de composition et est encore en mesure de nous livrer la marchandise escomptée.

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Origin – Technical Brutal Death Metal – États-Unis
Unparalleled Universe – 2017
Agonia Records
7.5/10

Le Death Metal technique est toujours et sera possiblement toujours en évolution et le concours de celui qui pisse le plus loin ne s’arrêtera vraisemblablement jamais. Les genres extrêmes entraînent de l’abus et plusieurs musiciens qui s’adonnent à ce genre de pornographie sonore en veulent toujours plus et veulent toujours pousser leur expérience de masturbation plus loin.

La formation Américaine Origin est justement l’une des formations à l’origine de cette hécatombe auditive qui pousse les musiciens à vouloir dépasser les limites de ce qu’un humain peut produire. Ce nouvel album, Unparalleled Universe, en est un autre qui repousse le flot de notes plus loin à l’image de ce que le groupe nous a habitué dans le passé. Bien que largement supérieur aux deux derniers efforts du groupe et bien que cet album comporte d’excellents riffs et de très bonnes idées, il subsiste toujours cette folie étourdissante qui finit par nous embrouiller et nous faire perdre le fil conducteur qui relie les pièces et les éléments de celles-ci. La production y est pour beaucoup, si la batterie n’était pas « over triggée » rendant les « bass drums » comme des mitraillettes, le produit fini sonnerait un peu mieux et serait un peu plus intéressant. Le son est beaucoup trop mécanique, l’humain devient superflu rendu à ce stade, autant remplacer le batteur par une machine pure et simple.

C’est très dommage dans un sens car il y a de très bons moments sur cet album mais malheureusement pour ma part, je décroche assez rapidement lors des vomissements de notes inutiles et du martèlement continu de la section rythmique.

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Sun of the Sleepless – Black Metal/Ambiant – Allemagne
To the Elements – 2017
Lupus Lounge
9/10

Ulf Theodor Schwadorf est un de ces musiciens talentueux qui sont infatigables au point de sortir album par dessus album avec plusieurs formations. Entre 2016 et 2017 seulement, le bonhomme a sorti pas moins de trois albums avec The Vision Bleak, Ewigheim et Sun of the Sleepless. Trois albums d’une qualité dépassant largement la moyenne et tous plus enlevants les uns que les autres.

Sun of the Sleepless a vu le jour un an avant la formation de The Vision Bleak, les ressemblances évidentes entre les deux groupes font en quelque sorte que c’est plus The Vision Bleak qui ressemble à Sun of the Sleepless que le contraire. Il aura fallu attendre dix-sept années pour avoir un album complet du projet solo de Schwadorf. Deux mini albums avaient été sortis en 1999 et 2000, le projet ayant été mis sur la glace en 2005 pour renaître en 2014. To the Elements rassemble des sonorités issues des projets de Schwadorf, on reconnaît rapidement son style de composition et d’arrangements et malgré le fait que le Black Metal soit beaucoup plus présent dans Sun of the Sleepless, cet album aurait très bien pu être un album de The Vision Bleak. Comme à son habitude le musicien est très porté sur les changements d’ambiance dans une même pièce passant du très rapide au très doux et n’hésitant nullement à utiliser les contrastes entre instruments passant de la distorsion aux guitares « cleans » et utilisant grandement les claviers pour apporter le côté ambiant qu’on lui connait.

To the Elements est un excellent album fort bien réussi et prouve hors de tout doute que Schwadorf est tout un génie de la musique. Une autre excellente sortie 2017!

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Broken Hope – Death Metal – États-Unis
Mutilated and Assimilated – 2017
Century Media
8/10

Le retour de Broken Hope en 2013 avait eu un modeste succès avec un album potable mais loin des attentes et le groupe avait fait les manchettes cette même année lorsque Jeremy Wagner avait acheté en totalité la collection de guitares du regretté Jeff Hanneman. Quoiqu’il en soit, Broken Hope récidive cette année avec un nouvel album intitulé Mutilated and Assimilated, album supérieur au précédent sans toutefois réussir à sortir du lot originalement parlant.

La carrière du groupe a toujours été en dent de scie et les sorties d’albums ont été très inégales en frais de qualité musicale depuis la formation du groupe en 1988. Ce nouvel album s’élève toutefois au dessus de la moyenne en offrant un Death Metal générique de qualité puisé à même les sonorités de Suffocation et Cannibal Corpse. Rien de très original mais c’est fait de façon professionnelle et l’album comporte de très bons moments gras et savoureux. Les musiciens sont excellents, les riffs sont efficaces et la rythmique puissante et droite comme une barre. La production est léchée et comporte des arrangements appréciables avec des constrastes de couleur qui apportent un peu de diversité au fil de l’album.

Mutilated and Assimilated est loin d’être une catastrophe, au contraire. C’est du très bon Death Metal bien ficelé et dans les dents mais l’originalité n’est tout simplement pas au rendez-vous.

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Droid – Progressive Thrash/Speed Metal – Canada
Terrestrial Mutations – 2017
Nighbreaker productions
9/10

Nous le savons tous maintenant que le Thrash Metal connait une retour fulgurant depuis plus d’une décennie. Alors que plusieurs groupes se contente de remâcher les riffs de Slayer, Kreator et Destruction, il subsiste une branche dans le Thrash qui résiste à l’envie de la photocopie et qui, prenant le taureau par les cornes, s’affairent à rendre le genre plus intéressant en incluant des éléments moins standards en s’inspirant de groupes moins orthodoxes qui ont façonné le Métal à leur façon.

Les Ontariens de Droid nous arrivent avec un premier album totalement explosif et riche en sonorités et textures sortant des sentiers battus. On reconnaît aisément les influences de la vieille école du Thrash mais le groupe ne se contente pas de réutiliser les vielles formules qui ont fait leurs preuves. Droid s’aventure dans des structures moins conventionnelles avec des accords dissonants fortement influencés par Voïvod, Atheist et Vektor. Le groupe utilise abondamment les guitares planantes et spatiales pour ajouter du psychédélique dans les compositions et ainsi apporter une dimension très vaporeuse au son puissant du groupe. On peut également entendre un souffle issu des pionniers du Heavy Metal comme Black Sabbath et Queensrÿche au travers des éléments techniques générés par le trio le tout solidement assis sur une rythmique droite et une production claire et limpide.

Terrestrial Mutations est un superbe premier album qui ne passera pas inaperçu et qui deviendra sans l’ombre d’un doute un classique du genre aux côtés des Dimension Hatröss, Elements et Outer Isolation.

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By Sinistros in Le Gramophone

Vintersorg – Viking Folk Progressive Metal – Suède
Till fjälls, del II – 2017
Napalm Records
9/10

La sortie d’un album de Vintersorg crée toujours des attentes chez les fans de la première heure et ce, malgré le fait que Andreas Hedlund ait souvent changé de style pour expérimenter d’album en album. Passant du Black Metal aux allures Viking et Folk sur les premiers albums, Vintersorg a rapidement embrassé le Progressif dans ses sonorités allant même jusqu’à utiliser la langue de Shakespeare sur trois albums au début des années 2000. Vintersorg n’a jamais vraiment sorti de mauvais album, il y en a de plus faibles que d’autres mais en général la discographie est tout de même assez constante en frais de qualité musicale.

Les fans des premiers instants espèrent depuis plus d’une décennie que Vintersorg revienne aux sources et nous ponde un album digne de Till fjälls et Ödemarkens son. C’est maintenant chose faite en 2017. Le génie musical revient en force cette année avec Till fjälls, del II qui est un total retour en arrìere avec les sonorités et le style de composition qui ont fait sa renommée à ses débuts vers la fin des années 90. Ce nouvel album pourrait aisément s’insérer entre Ödemarkens son et Cosmic Genesis tant on y retrouve l’essence même des deux premiers albums. La rapidité et les changements de tempo soudains sont bien présentes et la saveur très Folk est bien ancrée comme dans le bon vieux temps. Vintersorg nous offre un album double généreux de treize pièces pour plus de soixante-quinze minutes de pure merveille sonore.

Till fjälls, del II est un album puissant qui se classera haut dans les tops 2017 et un classique signé Vintersorg. Les prières ont été exhaussées, préparez-vous à un voyage temporel de vingt ans dans le passé!

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By Sinistros in Le Stéréopticon


Valérian et la cité des mille planètes – 2017
Sci-Fi/Action/Aventure
Avec : Dane DeHaan, Cara Delevingue, Clive Owen
Directeur : Luc Besson
Europa
7/10

Luc Besson est une grosse pointure en cinéma et depuis longtemps reconnu sur l’échelle mondiale. Son carnet est rempli de films à succès et aussi de films spectaculaires comme Le cinquième élément, Nikita, la série Taxi ou encore le Transporteur. Besson s’est attaqué cette année à la bande dessinée culte de Christin et Mézières dont la première aventure est parue sur Dargaud en 1970.

L’histoire tourne autour de la base Alpha qui s’est construite en 1975 et qui a évolué au cours des 400 années suivantes pour devenir une gigantesque cité spatiale abritant plus de 30 millions d’habitants issus de plus de 1000 espèces venus des confins de l’espace. La planète Mül est décimée par la faute des humains et la disparition de ses habitants est passée sous silence par le Commandeur. Valérian et Laureline se retrouvent plongés au cœur d’une intrigue qui les mène aux Pearls ayant réussi à échapper au massacre 30 ans plus tôt.

Venant de Luc Besson, les attentes étaient très grandes. Point de vue cinématographie et effets spéciaux, c’est vraiment réussi. La barre vient une fois de plus d’être montée d’un cran et l’imagerie est sensationnelle et à couper le souffle. Jusqu’ici, absolument rien à dire, c’est du grand art. L’histoire en tant que tel aurait pu être géniale et intéressante mais que diable s’est-il passé? Le scénario est assez cul-cul allant même jusqu’à frôler le film pour ados et les acteurs ne sont guère convaincants. Cara Delevingue (Suicide Squad) en Laureline est tout simplement mauvaise voire même pratiquement pathétique et le jeu de Dane DeHaan (The Amazing Spiderman, True Blood) en Valérian n’est guère meilleur. Il est évident que les acteurs ont carrément mal dirigés et Besson à cruellement manqué son coup. Les personnages semblent être encore au stade de brouillon et le scénario est complètement raté. Personne n’a relu ce scénario avant de commencer à filmer?

Il y a de bons moments par contre, Rihana a réussi à livrer la marchandise dans le rôle de Bubble, l’humour transmit dans le film est quand même très bon et nous font sourire, les effets et le CGI sont tout à fait exceptionnels et l,ambiance du film est tout de même excellent. Mais malheureusement, le scénario et la durection des acteurs empêcheront Valérian et la cité des mille planètes à devenir un grand film à l’image du Cinquième élément. Meilleure chance pour le prochain, s’il y en a un!

By Sinistros in Le Gramophone


Цар Стангра (Tsar Stangra) – Black Metal – Canada
Небесният ковач (Forgeron Céleste) – 2017
Independant
8.5/10

En voyant le premier album de Цар Стангра, on serait porté à croire que ce groupe vient de loin, des profondeurs froides d’un quelconque pays des Balkans. En fait, Tsar Stangra (traduction assez juste) provient effectivement d’un pays froid mais pas très loin. Mené de main de maître par Stanislav Stefanovski, ce groupe chantant la culture Bulgare est Québécois, plus précisément de la vieille capitale. Le premier album Небесният ковач (Forgeron Céleste) se veut un hommage aux racines et à la culture Bulgare dont sont issus deux membres du groupe et c’est particulièrement réussi.

D’entrée de jeu, la musique de Tsar Stangra nous plonge dans un univers Black Metal glacial avec de bonnes doses de sonorités et d’arrangements folkloriques issus de la culture Bulgare. Les mélodies de guitares sont très présentes et à l’avant plan supportées par une rythmique très solide avec des changements de tempo soudains et très efficaces. Certains parallèles avec Norkturnal Mortum ou Drudkh pourraient se faire ainsi que certaines similarités avec les premiers albums de Rotting Christ mais au final Tsar Stangra a un son qui lui est propre et son niveau d’originalité est plus élevé que la moyenne. La production est claire et limpide quoique la batterie et la basse soient légèrement loin dans le mix et les claviers un peu trop en avant par moments mais on oublie rapidement ces aspects, les mélodies de guitare retenant constamment notre attention.

Ce premier album de Цар Стангра est une valeur sûre à se procurer dans les plus brefs délais, un premier album qui prouve que le Black Metal est bien présent au Québec et une autre preuve de la qualité musicale Métallique d’ici.

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The Tear Garden – Avant Garde Experimental Industrial – Internationnal
The Brown Acid Caveat – 2017
Metropolis Records
9/10

Quand on est fan de longue date de Skinny Puppy et de The Legendary Pink Dots, il presque impossible d’être passé à côté de The Tear Garden. Initialement fondé en 1986 par çEvin Key et Edward Ka-Spel, le projet a vu bon nombre d’invités passer dans ses enregistrements au cours des trente ans de carrière du duo. Curieusement, j’ai manqué un bonne partie (pour ne pas dire la majeure partie) de cette carrière et de ses sept albums. Après The Last Man to Fly, j’ai complètement perdu de vue non pas seulement The Tear Garden mais aussi les Pink Dots et Skinny Puppy. Ma vie familiale et mon cheminement musical avait pris une toute autre tangente dans les années 90 me forçant à abandonner d’innombrables artistes que j’aimais.

C’est donc avec un certain enthousiasme que j’ai écouté The Brown Acid Caveat, septième album de la légendaire formation, sorti depuis peu sur Metropolis Records. Curieusement, je n’ai guère été surpris par la tournure musicale proposée par The Tear Garden, le duo n’a pas chagé et offre toujours ses expérimentations et ses subtilités sonores comme à l’époque de Ophelia et Room with a View. Le son et le style global penche beaucoup plus vers The Legendary Pink Dots que de Skinny Puppy et les douze pièces formant ce nouvel album entreront dans la légende laissée par nos deux acolytes et génies musicaux.

Je suis donc particulièrement satisfait de ce nouvel album qui est à la hauteur de ce que l’on doit s’attendre de pointures comme çEvin Key et Edward Ka-Spel. The Legendary Pink Dots avait sorti une bombe avec Pages of Aquarius en 2016 et Skinny Puppy avait fait de même avec Weapon en 2013. The Brown Acid Caveat s’incruste dans la continuité d’excellence générée par les deux comparses et c’est avec un pur enchantement pour les oreilles que l’on se délecte de ces sublimes sonorités.

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