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By Sinistros in Le Gramophone

Unleashed – Death Metal – Suède
The Hunt for white Christ – 2018
Napalm Records
8,6/10

Le Death Metal Suédois regorge de groupes généralement fort excellents et la scène continue à se propager malgré le nombre incalculable de formations y prenant part. Unleashed est l’une de ces formations pionnières qui nous offre son 13e album depuis ses débuts en 1989.

La carrière de Unleashed a toujours été constante d’un album à l’autre ormis deux albums en milieu de discographie. The Hunt of White Christ est un album qui ne sort pas des standards du groupe, on ne régresse pas mais on évolue pas outre mesure. Ce nouvel album est efficace et maintient le groupe sur sa ligne sans en déborder une seule minute. De bonnes compositions, de bons riffs et une production solide.

Même si ce nouvel album ne réinvente pas la roue, il demeure tout de même un très bon album du groupe à écouter sans réserves.

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 8
Originalité: 8
Production: 9

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By Sinistros in Le Gramophone

Uncle Acid and the Deadbeats – Psychedelic Rock/Doom Metal – Angleterre
Wasteland – 2018
Rise Above
8,8/10

Le cinquième album pour les Anglais de Uncle Acid and the Deadbeats vient de sortir et déjà il fait partie des albums classiques du genre. Wasteland reprends immédiatement là où le groupe nous avait laissé avec The Night Creeper en 2015 perpétuant ainsi sa lancée vers les sommets de l’excellence musicale vintage.

Pour réussir à recréer l’essence et le son des années 70, ça prends du talent et une tonne d’idées. Ucle acid a tout ça et c’est avec des instruments issus de cette superbe période musicale que le groupe nous concocte un Rock psychédélique aux relents de Doom Metal, comme si The Stooges et Alcie Cooper avaient fait équipe avec Black Sabbath pour terroriser le fan de musique plus conventionnel. Ici on a toujours droit aux riffs sombres et fuzzés avec une rythmique solide et des vocaux granuleux aux sonorités « garage ». On retrouve touhjours une certaine similitude avec certaines pièces des Beatles comme Only a Northern Song ou It’s all Too Much ce qui est loin de me déplaire. L’utilistaion du B3 est sans nul doute une excellente idée pour rehausser le côté weirdo et coloré du groupe et l,orgue se marie à la perfection avec les guitares distorsionnées et les amplis qui craquent.

Je suis un très grand fan de Uncle Acid and the Deadbeats et ce nouvel album renforce cet engouement envers le groupe et le rock flyé des années 70.

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 9
Originalité: 9
Production: 8

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By Sinistros in Le Gramophone

Varsovie – Post Punk – France
Coups et Blessures – 2018
Sundust Records
8,8/10

Le duo Français Varsovie nous reviens cette année avec son troisième album depuis sa formation en 2005. Coups et Blessures fait suite à l’heure et la Trajectoire (2015) et État Civil (2010). Varsovie nous offre un album plus mature et plus intense que ses deux prédécésseurs.

Le groupe puise une fois de plus dans ses racines Post Punk en nous concoctant des riffs tranchants et une rythmique rapide et solide avec des textes sombres et engagés. Ici on a vraiment droit à du Post Punk de qualité comme il se faisait à l’origine, d’ailleurs la France a toujours été un fort berceau pour ce type de musique encore présent et plus fort que jamais. Le parallèle avec Noir Désir est indéniable mais aussi avec des groupes comme Joy Division, Dead Can Dance et The Cure. Le groupe a tout de même un son propre à lui-même et une fougue assez impressionnante. Encore une fois la production est impeccable et le niveau de composition très élevé.

Ce nouvel album est tout simplement délectable et s’isncrit aisément parmi les classiques du Post Punk et Gothic Rock. A écouter sans réserves pour tous les amateurs de bonne musique bien ficelée.

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 8,5
Originalité: 8,5
Production: 9

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By Sinistros in Le Gramophone

Bloodbath – Death Metal – Suède
The Arrow of Satan is Drawn – 2018
Peaceville records
8,8/10

Sans aucun doute un Supergroupe, Bloodbath a vu plusieurs personnalités du monde du Métal défiler dans ses rangs depuis sa fondation en 1998. Originalement fondé par Mikael Akerfeldt (Opeth), Anders Nystrom (Katatonia), Jonas Renkse (Katatonia) et Dan Swano, l’alignement a changé au cours des années pour voir Peter Tagtgren (Hypocrisy), Per Eriksson (Katatonia), Martin Axenrot (Opeth) et depuis 2014, Nick Holmes (Paradise Lost)

Nous ne sommes jamais déçus par les sorties de Bloodbath et cette nouvelle parution ne fait pas exception. Nous avons toujours droit au son caractéristique du Death Metal Suédois avec le son sourd de la Boss HM-2 ainsi que les riffs dévastateurs propres au groupe mais sur cet album, une touche Black Metal fait son apparition dans le son global. La rythmique est toujours tout aussi solide et Nick Holmes fait un travail remarquable au niveau vocal. La production pourrait être un peu plus claire mais c’est ce qui fait le charme de Bloodbath et du style musical en général.

The Arrow of Satan is Drawn est un excellent album de Bloodbath qui plaira aux fans de la première heure. Attachez vos tuqyes avec de la broche car ça décoiffe pas mal!

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 9
Originalité: 8,5
Production: 8,5

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Behemoth – Black Death Metal – Pologne
I Loved you at your Darkest – 2018
Mystic Productions
9,6/10

Il y a deux modes de pensée lorsque l’on est un musicien, auteur compositeur de surcroît. Le premier mode de pensée consiste à demeurer confortablement assis dans ce que nous faisons de mieux en gardant toujours la même optique d’album en album. Ceci réussi fort bien à plusieurs groupes et artistes et c’est correct comme ça. L’autre mode de pensée est l’évolution et l’expérimentation. Certes, plusieurs artistes empruntant cette voie se cassent la gueule aux yeux des fidèles mais la majorité qui font fi de ce que les gens pensent réussissent tout de même à sortir des trucs intéressants hors de leur zone de confort.

Behemoth est un très bon exemple de ce mode de pensée. Sur I Loved you at your Darkest, Nergal innove et expérimente en puisant dans son vaste bagage musical pour nous offrir l’album le plus ambitieux de la carrière du groupe. Les influences Gothic Rock et progressives se font désormais entendre dans les pièces de Behemoth avec des passages plus vaporeux et des structures musicales qui changent au gré des riffs. Ici on ose utiliser plus de mélodie, plus de sonorités et textures avec des guitares moins distorsionnées, parfois carrément « cleans ». Même si le vocal demeure celui de Nergal, ce dernier s’aventure dans des vocaux tout aussi « cleans » que les guitares peuvent l’être. Il y a une vide qui se dégage de cet album qui rappelle certains trucs de Fields of the Nephilim et des groupes du genre issus des années 80. Comme toujours, un très beau travail de composition, d,arrangements et de production, toujours avec cette noirceur qui caractérise le son de Behemoth.

Il est évident que les fans de longue date du groupe ne retrouveront pas le Behemoth d’antan, ce temps est derrière le groupe. Est-ce que cet album en est un bon? Assurément! Différent? Certes mais fort intéressant! Cet album suit les traces laissées par The Satanist en version évoluée. Un excellent album dans la discographie du groupe.

Composition: 10
Exécution: 10
Ambiance: 9,5
Originalité: 9,5
Production: 9

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Anaal Nathrakh – Industrial Black Metal/Grindcore – Angleterre
A New Kind of Horror – 2018
Metal Blade
9,1/10

Pour ceux qui ne savent pas encore, la première ligne de l’incantation du dragon prnoncée par Merlin fait aussi office de nom à un duo Anglais. Anaal Nathrakh est de retour avec son dixième album, A New Kind of Horror. En lisant certaines chroniques de cet album, je m’aperçoit qu’il est soit mal aimé, soit incompris. Chose certaine, c’est que le duo nous a toujours servi de la pure défonce musicale et c’est toujours le cas.

Sur cet album, on pousse plus loin le côté Industriel en ajoutant plus de mélodies attachée aux rythmes mécaniques et aux riffs sauvages au fil des dix pièces de l’album. L’utilisation de passages plus symphoniques qu’à l’habitude se font entendre ici et là et Dave Hunt pousse plus loin ses envolées vocales allant même jusqu’à la limite de ressembler à King Diamond par moments. Les riffs incisifs et la production démesurée de Mick Kenney sont toujours au rendez-vous et ce dernier explore de nouvelles avenues sonores fort intéressantes. Du son, il y en a et c’est très bien rempli!

A New Kind of Horror est un excellent album de Anaal Nathrakh certes plus difficile à assimiler que ses prédécesseurs mais cet album offre une qualité musicale exemplaire. Pour ma part, il se retrouvera dans mes tops 2018. Suis-je trop vendu d’avance? Je ne crois pas!

Composition: 9
Exécution: 9,5
Ambiance: 9
Originalité: 9
Production: 9

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Deicide – Death Metal – États-Unis
Overtures of Blasphemy – 2018
Century Media
8,8/10

As t-on vraiment besoin de présenter Deicide? Si ce nom n’est pas familier pour vous, soit vous n’êtes pas un amateur de Death Metal ou soit vous avez passé à côté de quelque chose. Overtures of Blasphemy est le douzième album du groupe et c’est un excellent point de départ pour le néophyte. Pour l’habitué, disons que cet album en est un solide, du Deicide à l’état pur!

Jack Owen étant parti en 2016, le groupe se devait de trouver un remplaçant à la hauteur. Mark English (Montrosity) remplit très bien ce rôle et bien qu’ayant un style différent de Owen, ça ne transparaît pas trop dans le son global de Deicide. Encore une fois Glenn Benton et sa troupe livrent la marchandise sur douze pièces qui frappent dur avec des riffs efficaces et accrocheurs, le tout basé sur une rythmique en béton armé. La production est une fois de plus excellente ce qui aide à clarifier les sonorités qui remplissent les pièces tout au long de l’album.

Overtures of Blasphemy est un excellent album de Deicide qui se classe dans les meilleurs de la discographie. Il aura également une place de choix dans les tops 2018. Allez mécréants, courez vous procurer cet album et rincez-vous les oreilles à grand coups de diableries sauvages!

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 8,5
Originalité: 8,5
Production: 9

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Black Tusk – Sludge Metal – États-Unis
T.C.B.T. – 2018
Season of Mist
8,8/10

La formation Sludge Américaine Black Tusk délaisse Relapse records pour s’installer chez les Français de Season of Mist pour son cinquìme album intitulé T.C.B.T. qui signifie Taking Care of Black Tusk. Et oui, faites attention à Black Tusk car ça décoiffe et c’est puissant pas à peu près.

Ce cinquième album perpétue la rage sonore du groupe avec onze pièces rapides et incisives et une intro alliant riffs issus du Punk traditionnel avec des éléments parfois progressifs et une bonne dose Métallique abrasive à la Motörhead. La production est très bonne malgré la sonorité « sale » qui se dégage tout au long de l’album, ceci donne un certain charme à l’ensemble en apportant un côt. Cru et direct. J’ai connu la formation avec Pillars of Ash en 2016, album qui m,avait grandement plu, et ce nouvel album est tout à fait à la hauteur de son prédécesseur. Le talent de composition et d’arrangements sont là, le groupe utilise toutes ses ressources sans ajouter d’élément superflu, on va droit au but, c’est solide et efficace!

Les amateurs de ce genre se doivent d,écouter cet album, il aura une place de choix dans les tops 2018 de Hurlemort c’est clair et net!

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 9
Originalité: 9
Production: 8,5

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Krisiun – Death Metal – Brésil
Scourge of the Enthroned – 2018
Century Media
8,8/10

La familiale formation Brésilienne Krisiun est de retour avec son onzième album. Scourge of the Enthroned est fidèle à ce que Krisiun livre depuis son premier album paru en 1995. Du Death Métal sauvage et puissant sans niaisage ni de taponnage.

Ce nouvel album n’offre pas de réelle surprise si ce n’est que la musique est toujours aussi captivante et décapante, ce qui étonne d’album en album. Krisiun est passé maître dans l’art du riff accrocheur et des structures musicales bien ficelées, toujours avec cette même furie et même fougue qu’à ses débuts. Huit pièces intelligemment bien composées avec une production solide et fluide. Supérieur à son prédécesseur qui avait déplu à certains, ce nouvel album s’inscrit dans les tops de la carrière du groupe et je dois avouer qu’il a détrôné The Great Execution dans mon cas.

Scourge of the Enthroned fait déjà partie des classiques du groupe et se hissera assez haut dans la liste des tops 2018. Montez le volume et laissez vous emporter par la hargne de Krisiun!

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 8,5
Originalité: 8,5
Production: 9

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Voïvod – Progressive Metal – Canada
The Wake – 2018
Century Media
9,8/10

Depuis la sortie de War and Pain en 1984, chaque nouvel album de Voïvod se fait attendre pour ma part avec impatience et fébrilité. On ne sait jamais à quoi s’attendre avec Voïvod et c’est le pourquoi que le groupe est mon favori depuis les tout débuts. Encore une fois Voïvod a réussi à me jeter à terre et cette fois de façon magistrale.

The Wake est un album ambitieux et complexe tant au niveau de la composition que des arrangements. Chewy et Rocky ont réussi à nous emmener dans des contrées hallucinantes avec des textures musicales complètement disjonctées où tout s’imbrique à merveille. Certes, Voïvod garde ses racines Thrash Metal tout au long de l’album mais on va beaucoup plus loin que ça. Le penchant progressif instauré avec Dimension Hatröss est d’autant plus présent que cette facette du groupe est en avant plan. On retrouve les influences progressives des King Crimson ou Van der Graaf Generator c’est indéniable mais aussi des sonorités plus post punk à la Killing Joke par moments et une bonne dose de Jazz ici et là au fil des huit pièces de l’album. Snake est plus en voix que jamais, Away est solide comme un métronome avec des parties de batterie inventives qui lui sont propres. Rocky est à sa place et bien présent dans cette marée sonore, il a repris le flambeau avec brio. Notons également une superbe production signée Francis Perron, on ne peut pas faire mieux avec un album des vétérans du Sci Fi Metal. L’intégration de violoncelle, de tymbales et même d’os ici et là apportent une dimension cosmique et tribale aux pièces. Le moment le plus intéressant de l’album est sans aucun doute la pièce de clôture de l’album. Sonic Mycelium est bâtie sur des éléments provenant des sept premières pièces bouclant ainsi l’album avec éclat.

The Wake est selon moi le meilleur album depuis The Outer Limits, le groupe est rendu à une nouvelle phase de sa carrière. Un immense travail de composition et d’arrangements a été réalisé ici prouvant que Voïvod est toujours le roi et maître du Métal progressif cosmique. Piggy serait bien fier de ce chef d’oeuvre.

Composition: 10
Exécution: 10
Ambiance: 10
Originalité: 10
Production: 9

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U.D.O. – Heavy Metal – Allemagne
Steelfactory – 2018
AFM Records
8,2/10

Seizième album solo pour Udo Dirkschneider, Steelfactory garde la vitesse de croisière sur le « cruise control » n’offrant rien de mieux ni de pire que ses prédécesseurs. Udo a perdu beaucoup de membres au sein de sa formation lors des dernières années ce qui n’empêche pas le bohnomme de continuer sa route.

Steelfactory est un bon album de U.D.O. et un album ordinaire de Accept. Oui, vous avez bien lu. Bien que Udo ait fait deux années de tourné en jouant uniquement des classiques de Accept et que ce dernier ait décidé de tourner la page, il n’en demeure pas moins que la musique de U.D.O. est idnetique à celle de Accept, comme sur tous les albums précédents. Sur Steelfactory on a même droit à des photocopies de Living for Tonite et Dogs on Leads, mêmes structures, mêmes riffs même tout à la même place. Pour un chanteur qui veut mettre le passé de côté, ce n’est pas très réussi. Toujours est-il que bien que beaucoup trop long, Steelfactory comporte de bonnes pièces plus ou moins originales et de bonnes idées.

Udo réussi encore à rouler sa bosse mais ses meilleures années sont derrière lui. Il aurait intérêt à évoluer musicalement car l’ombre de Accept plane toujours sur lui.

Composition: 8
Exécution: 8,5
Ambiance: 8
Originalité: 7,5
Production: 9

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By Sinistros in Le Gramophone

Satan – NWOBHM – Angleterre
Cruel Magic – 2018
Metal Blade
9,3/10

Rares sont les groupes qui reviennent en force après plusieurs années d’absence. Du moins qui conservent une ascension suite à un retour fracassant. Satan avait pris la sphère métallique par surprise en 2013 avec Life Sentence, troisième album paru 26 ans après Suspended Sentence par en 1987. Depuis ce retour en force, Satan continue de nous livre une qualité musicale d’album album. Atom by Atom en 2015 et maintenant Cruel Magic qui vient tout juste de paraître.

Même si Satan pourrait être qualifié de NWOBHM, le groupe œuvre dans une classe à part en étant plus sauvage et direct que les autres piliers du mouvement. Le groupe pousse encore une fois les limites de son art avec des riffs ingénieux et des duels de guitares enlevants mais aussi au niveau composition où Satan s’aventure dans des genres parfois Doom parfois Speed Metal avec de fortes tendances progressives. Brian Ross est en grande forme et livre ses paroles avec puissance et mélodies harmonieuses qui s’imbriquent parfaitement dans les riffs complexes de Steve Ramsay et Russ Tippins. La production est à l’image même du genre : Crue et directe sans artifices utilisement le plein potentiel des instruments au naturel.

Satan figure parmi mes formations favorites et avec Cruel Magic, le groupe réitère solidement sa place dans mes tops groupes Métal à vie.

Composition: 9,5
Exécution: 9,5
Ambiance: 9
Originalité: 9,5
Production: 9

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Radiant Knife – Progressive Sludge Metal – États-Unis
Science Fiction – 2018
Indépendant
9,1/10

Le progressif est là et règne en maître sur la surface de l’immense globe musical. La sphère Métallique n’y fait aucunement exception, le progressif est maintenant bien ancré dans cet univers sonore et nombreux sont les groupes à s’aventurer dans des contrées sauvages et diffici;es d’accès pour donner un nouveau souffle à la musique disjonctée et moins facile d’accès.

J’ai connu Radiant Knife avec son min album en 2017 et voici que le duo nous revient avec un album complet en 2018. Bien que solidement axé sur le Sludge, le groupe se démarque de ses pairs en nous offrant une dose massive de musique progressive issue de je ne sais où. On pousse le trip un peu plus loin sur cet album en jouant avec des textures planantes et des structures à la fois complexes et harmonieuses. Les membres du groupe n’hésitent pas à utiliser les effets et autres bidules pour agrémenter la sonorité globale ce qui rends le produit final fort intéressant et très différent de ce que l’on peut trouver dans le Sludge ordinairement.

Bref, Science Fiction sonne exactement comme son titre : Spatial, flyé et merveilleusement agréable pour les oreilles. A écouter sans réserves avec un bon système de son.

Composition: 9,5
Exécution: 9
Ambiance: 9
Originalité: 9
Production: 9

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By Sinistros in Le Gramophone

Voices – Progressive Black/Death Metal – Angleterre
Frightened – 2018
Candlelight
9,5/10

Depuis que j’ai découvert Akercocke, je m’intéresse de pr`s aux projets connexes des membres du groupe. Ainsi en 2018 j’ai découvert deux superbes formations dont les membres sont issus de Akercocke. Il y a quelques semaines je découvrait The Antichrist Imperium et maintenant Voices.

Voices s’apparente beaucoup à son grand frère Akercocke avec ses textures flyées et disjontées et les styles variés qui se mélangent en un tout homnogène. Beaucoup d’influences Black et Death Métal avec de fortes doses progressives mais aussi grandement influencé par des sonorités Post-Punk. On peut même entendre des accords dissonants dans la plus pure tradition de Voïvod et des structures à la King Crimson tout au long de l’album. Le niveau de composition et d’exécution est très élevé, le talent des membres du groupe est indéniable. Bien sûr il faut aimer la versatilité et s’éloigner des standards pour être en mesure d’apprécier Frightened car ce n’est pas à la portée du Métalleux confortable dans son Thrash ou son Death qui demeure entre des balises prédéfinies.

Frightened est un album à écouter reposé et en étant concentré sur cequi se passe entre nos deux oreilles. Un peu difficile d’accès pour le néophyte mais tout amateur de bon prog un peu capoté se doit de jeter une oreille à ce superbe album brillamment composé.

Composition: 10
Exécution: 9,5
Ambiance: 9,5
Originalité: 9,5
Production: 9

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By Sinistros in Le Gramophone

The Konsortium – Thrash / Black Metal – Norvège
Rogaland – 2018
Agonia Records
8,6/10

Deuxième album pour la formation Norvégienne The Konsortium qui compte dans ses rangs Teloch de Mayhem. Pas de réelle surprise sur Rogaland, The Konsortium continue là où il nous avait laissé avec l’album éponyme paru en 2011.

Rogaland perpétue la tradition Black Metal Norvégienne en incorporant des éléments un peu plus techniques à la limite du progressif. C’est à grands coups de riffs déchirants et de vocaux torturés que The Konsortium nous livre sa musique décapante et mordante. La production est à la hauteur des attentes mais un petit point négatif vient assombrir les pièces de l’album. Chaque pièce se termine par un « outro » de vent et de pluie ce qui vient littéralement casser la cadence et nous faire perdre le fil de pièce en pièce. Mais ceci n’enlève rien à la qualité de celles-ci et comme sur le précédent album, nous avons droit à des envolée de vocaux dérangés et des éléments un peu tordus au fil des pièces.

Rogaland est un très bon de Black Metal qui sort des sentiers battus qui plaira aux amateurs de noirceur et de folie musicale énergique.
Composition: 8,5
Exécution: 9
Ambiance: 8,5
Originalité: 8,5
Production: 8,5

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