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By Sinistros in Le Gramophone

Anaal Nathrakh – Industrial Black Metal/Grindcore – Angleterre
A New Kind of Horror – 2018
Metal Blade
9,1/10

Pour ceux qui ne savent pas encore, la première ligne de l’incantation du dragon prnoncée par Merlin fait aussi office de nom à un duo Anglais. Anaal Nathrakh est de retour avec son dixième album, A New Kind of Horror. En lisant certaines chroniques de cet album, je m’aperçoit qu’il est soit mal aimé, soit incompris. Chose certaine, c’est que le duo nous a toujours servi de la pure défonce musicale et c’est toujours le cas.

Sur cet album, on pousse plus loin le côté Industriel en ajoutant plus de mélodies attachée aux rythmes mécaniques et aux riffs sauvages au fil des dix pièces de l’album. L’utilisation de passages plus symphoniques qu’à l’habitude se font entendre ici et là et Dave Hunt pousse plus loin ses envolées vocales allant même jusqu’à la limite de ressembler à King Diamond par moments. Les riffs incisifs et la production démesurée de Mick Kenney sont toujours au rendez-vous et ce dernier explore de nouvelles avenues sonores fort intéressantes. Du son, il y en a et c’est très bien rempli!

A New Kind of Horror est un excellent album de Anaal Nathrakh certes plus difficile à assimiler que ses prédécesseurs mais cet album offre une qualité musicale exemplaire. Pour ma part, il se retrouvera dans mes tops 2018. Suis-je trop vendu d’avance? Je ne crois pas!

Composition: 9
Exécution: 9,5
Ambiance: 9
Originalité: 9
Production: 9

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By Sinistros in Le Gramophone


Deicide – Death Metal – États-Unis
Overtures of Blasphemy – 2018
Century Media
8,8/10

As t-on vraiment besoin de présenter Deicide? Si ce nom n’est pas familier pour vous, soit vous n’êtes pas un amateur de Death Metal ou soit vous avez passé à côté de quelque chose. Overtures of Blasphemy est le douzième album du groupe et c’est un excellent point de départ pour le néophyte. Pour l’habitué, disons que cet album en est un solide, du Deicide à l’état pur!

Jack Owen étant parti en 2016, le groupe se devait de trouver un remplaçant à la hauteur. Mark English (Montrosity) remplit très bien ce rôle et bien qu’ayant un style différent de Owen, ça ne transparaît pas trop dans le son global de Deicide. Encore une fois Glenn Benton et sa troupe livrent la marchandise sur douze pièces qui frappent dur avec des riffs efficaces et accrocheurs, le tout basé sur une rythmique en béton armé. La production est une fois de plus excellente ce qui aide à clarifier les sonorités qui remplissent les pièces tout au long de l’album.

Overtures of Blasphemy est un excellent album de Deicide qui se classe dans les meilleurs de la discographie. Il aura également une place de choix dans les tops 2018. Allez mécréants, courez vous procurer cet album et rincez-vous les oreilles à grand coups de diableries sauvages!

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 8,5
Originalité: 8,5
Production: 9

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By Sinistros in Le Gramophone

Black Tusk – Sludge Metal – États-Unis
T.C.B.T. – 2018
Season of Mist
8,8/10

La formation Sludge Américaine Black Tusk délaisse Relapse records pour s’installer chez les Français de Season of Mist pour son cinquìme album intitulé T.C.B.T. qui signifie Taking Care of Black Tusk. Et oui, faites attention à Black Tusk car ça décoiffe et c’est puissant pas à peu près.

Ce cinquième album perpétue la rage sonore du groupe avec onze pièces rapides et incisives et une intro alliant riffs issus du Punk traditionnel avec des éléments parfois progressifs et une bonne dose Métallique abrasive à la Motörhead. La production est très bonne malgré la sonorité « sale » qui se dégage tout au long de l’album, ceci donne un certain charme à l’ensemble en apportant un côt. Cru et direct. J’ai connu la formation avec Pillars of Ash en 2016, album qui m,avait grandement plu, et ce nouvel album est tout à fait à la hauteur de son prédécesseur. Le talent de composition et d’arrangements sont là, le groupe utilise toutes ses ressources sans ajouter d’élément superflu, on va droit au but, c’est solide et efficace!

Les amateurs de ce genre se doivent d,écouter cet album, il aura une place de choix dans les tops 2018 de Hurlemort c’est clair et net!

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 9
Originalité: 9
Production: 8,5

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Krisiun – Death Metal – Brésil
Scourge of the Enthroned – 2018
Century Media
8,8/10

La familiale formation Brésilienne Krisiun est de retour avec son onzième album. Scourge of the Enthroned est fidèle à ce que Krisiun livre depuis son premier album paru en 1995. Du Death Métal sauvage et puissant sans niaisage ni de taponnage.

Ce nouvel album n’offre pas de réelle surprise si ce n’est que la musique est toujours aussi captivante et décapante, ce qui étonne d’album en album. Krisiun est passé maître dans l’art du riff accrocheur et des structures musicales bien ficelées, toujours avec cette même furie et même fougue qu’à ses débuts. Huit pièces intelligemment bien composées avec une production solide et fluide. Supérieur à son prédécesseur qui avait déplu à certains, ce nouvel album s’inscrit dans les tops de la carrière du groupe et je dois avouer qu’il a détrôné The Great Execution dans mon cas.

Scourge of the Enthroned fait déjà partie des classiques du groupe et se hissera assez haut dans la liste des tops 2018. Montez le volume et laissez vous emporter par la hargne de Krisiun!

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 8,5
Originalité: 8,5
Production: 9

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Voïvod – Progressive Metal – Canada
The Wake – 2018
Century Media
9,8/10

Depuis la sortie de War and Pain en 1984, chaque nouvel album de Voïvod se fait attendre pour ma part avec impatience et fébrilité. On ne sait jamais à quoi s’attendre avec Voïvod et c’est le pourquoi que le groupe est mon favori depuis les tout débuts. Encore une fois Voïvod a réussi à me jeter à terre et cette fois de façon magistrale.

The Wake est un album ambitieux et complexe tant au niveau de la composition que des arrangements. Chewy et Rocky ont réussi à nous emmener dans des contrées hallucinantes avec des textures musicales complètement disjonctées où tout s’imbrique à merveille. Certes, Voïvod garde ses racines Thrash Metal tout au long de l’album mais on va beaucoup plus loin que ça. Le penchant progressif instauré avec Dimension Hatröss est d’autant plus présent que cette facette du groupe est en avant plan. On retrouve les influences progressives des King Crimson ou Van der Graaf Generator c’est indéniable mais aussi des sonorités plus post punk à la Killing Joke par moments et une bonne dose de Jazz ici et là au fil des huit pièces de l’album. Snake est plus en voix que jamais, Away est solide comme un métronome avec des parties de batterie inventives qui lui sont propres. Rocky est à sa place et bien présent dans cette marée sonore, il a repris le flambeau avec brio. Notons également une superbe production signée Francis Perron, on ne peut pas faire mieux avec un album des vétérans du Sci Fi Metal. L’intégration de violoncelle, de tymbales et même d’os ici et là apportent une dimension cosmique et tribale aux pièces. Le moment le plus intéressant de l’album est sans aucun doute la pièce de clôture de l’album. Sonic Mycelium est bâtie sur des éléments provenant des sept premières pièces bouclant ainsi l’album avec éclat.

The Wake est selon moi le meilleur album depuis The Outer Limits, le groupe est rendu à une nouvelle phase de sa carrière. Un immense travail de composition et d’arrangements a été réalisé ici prouvant que Voïvod est toujours le roi et maître du Métal progressif cosmique. Piggy serait bien fier de ce chef d’oeuvre.

Composition: 10
Exécution: 10
Ambiance: 10
Originalité: 10
Production: 9

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U.D.O. – Heavy Metal – Allemagne
Steelfactory – 2018
AFM Records
8,2/10

Seizième album solo pour Udo Dirkschneider, Steelfactory garde la vitesse de croisière sur le « cruise control » n’offrant rien de mieux ni de pire que ses prédécesseurs. Udo a perdu beaucoup de membres au sein de sa formation lors des dernières années ce qui n’empêche pas le bohnomme de continuer sa route.

Steelfactory est un bon album de U.D.O. et un album ordinaire de Accept. Oui, vous avez bien lu. Bien que Udo ait fait deux années de tourné en jouant uniquement des classiques de Accept et que ce dernier ait décidé de tourner la page, il n’en demeure pas moins que la musique de U.D.O. est idnetique à celle de Accept, comme sur tous les albums précédents. Sur Steelfactory on a même droit à des photocopies de Living for Tonite et Dogs on Leads, mêmes structures, mêmes riffs même tout à la même place. Pour un chanteur qui veut mettre le passé de côté, ce n’est pas très réussi. Toujours est-il que bien que beaucoup trop long, Steelfactory comporte de bonnes pièces plus ou moins originales et de bonnes idées.

Udo réussi encore à rouler sa bosse mais ses meilleures années sont derrière lui. Il aurait intérêt à évoluer musicalement car l’ombre de Accept plane toujours sur lui.

Composition: 8
Exécution: 8,5
Ambiance: 8
Originalité: 7,5
Production: 9

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Satan – NWOBHM – Angleterre
Cruel Magic – 2018
Metal Blade
9,3/10

Rares sont les groupes qui reviennent en force après plusieurs années d’absence. Du moins qui conservent une ascension suite à un retour fracassant. Satan avait pris la sphère métallique par surprise en 2013 avec Life Sentence, troisième album paru 26 ans après Suspended Sentence par en 1987. Depuis ce retour en force, Satan continue de nous livre une qualité musicale d’album album. Atom by Atom en 2015 et maintenant Cruel Magic qui vient tout juste de paraître.

Même si Satan pourrait être qualifié de NWOBHM, le groupe œuvre dans une classe à part en étant plus sauvage et direct que les autres piliers du mouvement. Le groupe pousse encore une fois les limites de son art avec des riffs ingénieux et des duels de guitares enlevants mais aussi au niveau composition où Satan s’aventure dans des genres parfois Doom parfois Speed Metal avec de fortes tendances progressives. Brian Ross est en grande forme et livre ses paroles avec puissance et mélodies harmonieuses qui s’imbriquent parfaitement dans les riffs complexes de Steve Ramsay et Russ Tippins. La production est à l’image même du genre : Crue et directe sans artifices utilisement le plein potentiel des instruments au naturel.

Satan figure parmi mes formations favorites et avec Cruel Magic, le groupe réitère solidement sa place dans mes tops groupes Métal à vie.

Composition: 9,5
Exécution: 9,5
Ambiance: 9
Originalité: 9,5
Production: 9

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Radiant Knife – Progressive Sludge Metal – États-Unis
Science Fiction – 2018
Indépendant
9,1/10

Le progressif est là et règne en maître sur la surface de l’immense globe musical. La sphère Métallique n’y fait aucunement exception, le progressif est maintenant bien ancré dans cet univers sonore et nombreux sont les groupes à s’aventurer dans des contrées sauvages et diffici;es d’accès pour donner un nouveau souffle à la musique disjonctée et moins facile d’accès.

J’ai connu Radiant Knife avec son min album en 2017 et voici que le duo nous revient avec un album complet en 2018. Bien que solidement axé sur le Sludge, le groupe se démarque de ses pairs en nous offrant une dose massive de musique progressive issue de je ne sais où. On pousse le trip un peu plus loin sur cet album en jouant avec des textures planantes et des structures à la fois complexes et harmonieuses. Les membres du groupe n’hésitent pas à utiliser les effets et autres bidules pour agrémenter la sonorité globale ce qui rends le produit final fort intéressant et très différent de ce que l’on peut trouver dans le Sludge ordinairement.

Bref, Science Fiction sonne exactement comme son titre : Spatial, flyé et merveilleusement agréable pour les oreilles. A écouter sans réserves avec un bon système de son.

Composition: 9,5
Exécution: 9
Ambiance: 9
Originalité: 9
Production: 9

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Voices – Progressive Black/Death Metal – Angleterre
Frightened – 2018
Candlelight
9,5/10

Depuis que j’ai découvert Akercocke, je m’intéresse de pr`s aux projets connexes des membres du groupe. Ainsi en 2018 j’ai découvert deux superbes formations dont les membres sont issus de Akercocke. Il y a quelques semaines je découvrait The Antichrist Imperium et maintenant Voices.

Voices s’apparente beaucoup à son grand frère Akercocke avec ses textures flyées et disjontées et les styles variés qui se mélangent en un tout homnogène. Beaucoup d’influences Black et Death Métal avec de fortes doses progressives mais aussi grandement influencé par des sonorités Post-Punk. On peut même entendre des accords dissonants dans la plus pure tradition de Voïvod et des structures à la King Crimson tout au long de l’album. Le niveau de composition et d’exécution est très élevé, le talent des membres du groupe est indéniable. Bien sûr il faut aimer la versatilité et s’éloigner des standards pour être en mesure d’apprécier Frightened car ce n’est pas à la portée du Métalleux confortable dans son Thrash ou son Death qui demeure entre des balises prédéfinies.

Frightened est un album à écouter reposé et en étant concentré sur cequi se passe entre nos deux oreilles. Un peu difficile d’accès pour le néophyte mais tout amateur de bon prog un peu capoté se doit de jeter une oreille à ce superbe album brillamment composé.

Composition: 10
Exécution: 9,5
Ambiance: 9,5
Originalité: 9,5
Production: 9

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The Konsortium – Thrash / Black Metal – Norvège
Rogaland – 2018
Agonia Records
8,6/10

Deuxième album pour la formation Norvégienne The Konsortium qui compte dans ses rangs Teloch de Mayhem. Pas de réelle surprise sur Rogaland, The Konsortium continue là où il nous avait laissé avec l’album éponyme paru en 2011.

Rogaland perpétue la tradition Black Metal Norvégienne en incorporant des éléments un peu plus techniques à la limite du progressif. C’est à grands coups de riffs déchirants et de vocaux torturés que The Konsortium nous livre sa musique décapante et mordante. La production est à la hauteur des attentes mais un petit point négatif vient assombrir les pièces de l’album. Chaque pièce se termine par un « outro » de vent et de pluie ce qui vient littéralement casser la cadence et nous faire perdre le fil de pièce en pièce. Mais ceci n’enlève rien à la qualité de celles-ci et comme sur le précédent album, nous avons droit à des envolée de vocaux dérangés et des éléments un peu tordus au fil des pièces.

Rogaland est un très bon de Black Metal qui sort des sentiers battus qui plaira aux amateurs de noirceur et de folie musicale énergique.
Composition: 8,5
Exécution: 9
Ambiance: 8,5
Originalité: 8,5
Production: 8,5

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The Antichrist Imperium – Progressive Black/Death Metal – Angleterre
Volume II – Every Tongue Shall Praise Satan – 2018
Apocalypse Witchcraft Recordings
9,1/10

Prenez des membres et ex membres de Akercocke et de Voices et formez une nouvelle entité plus que disjonctée. Vous obtiendrez The Antichrist Imperium qui nous offre son deuxième album cette année. À quoi allons nous nous attendre avec ces musiciens de haut calibre? À une pure défonce auditive, rien de moins.

Évidemment, The Antichrist Imperium entre dans la lignée des groupes mentionnés plus, donc avec beaucoup de technicité et de mélanges musicaux. Beaucoup de sonorités Death et Black Metal mais aussi une énorme dose progressive de la nouvelle école, cette mouvance Métallique engendrés par des artitstes comme Devin Townsend ou Ihsahn où l’on repousse les limites de possible. The Antichrist Imperium repousse ces limites et jouent avec les contrastes tant au niveau vocal qu’instrumental. On passe de ultra agressif et bruyant à angoissant et planant. Le tout bien ancré sur des riffs complexes et plus qu’hallucinants. Avec une rythmique réglée comme une horloge suisse et une production cristalline et large, ce nouvel album du groupe Anglais nous en met plein les oreilles.

Les amateurs du genre vont se délecter avec Volume II – Every Tongue Shall Praise Satan. Ici on a droit à un album qui s’adresse à l’amateur de musique dans le vrai sens du terme. Le trippeux de métal conventionnel risque de s’y perdre un peu.

Composition: 9
Exécution: 9,5
Ambiance: 9
Originalité: 9
Production: 9

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Ribspreader – Death Metal – Suède
The Van Murders – Part 2 – 2018
Xtreem Music
8,5/10

Ribspreader est de retour avec son septième album depuis sa fondation en 2003. Dans la plus pure tradition du Swedish Death Metal, The Van Murders – Part 2 garde Ribspreader sur les rails et ne dvie aucunement de sa route.

Comme sur les précédents albums, la Boss HM-2 est en avant plan et bien présente sur les riffs gras et juteux proposés par le groupe. Neuf courtes pièces qui frappent dur sur un peu moins de trente minutes de pure défonce pour les tympans. Bein sûr, Ribspreader ne ré-invente pas le genre mais le but n’est pas là. Le groupe joue un Death Suédois dans la plus pure tradition, ça décape, c’est droit et ça fesse.

Un nouvel album qui plaira aux fans de la première heure. Grimpez le volume et savourez.

Composition: 8,5
Exécution: 8,5
Ambiance: 8,5
Originalité: 8
Production: 9

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Iron Void – Doom Metal – Angleterre
Excalibur – 2018
Shadow Kingdom Records
8,9/10

Avec un titre d’album comme Excalibur, il est clair que l’on s’attends à quelque chose de épique. Surtout lorsque le groupe qui a pondu un album ayant ce titre joue dans un style de Doom justement épique. Ajoutons à cela la provenance d,Angleterre et nous avons le mix parfait pour une épopée médiévale en bonne et due forme.

Et bien, ma première rencontre avec le trio Iron Void en est une de taille! Excalibur est un album concept qui relate la légende Arthurienne avec tout ce qui vient avec, y compris l’intro de l’album avec l’incantation du souffle du Dragon. Tout y passe, l’ascension d’Arthur, la rencontre avec Lancelot, l’idylle entre celui-ci et Guenièvre, la quête du Graal, la mort d’Arthur et Avalon. Le tout bien assis sur un Doom puissant avec des riffs dignes de ce nom. Les amateurs de Doom traditionnel y trouveront leur compte sur les neuf pièces de l’album qui sont brillamment composées et majestueusement exécutées. La production est très bonne et rends justice au côté épique du groupe. On mise également sur les voix en harmonies qui sont fort bien placées donnant un peu de chevaleresque au tout.

Iron Void a réussi à nous raconter la légende d’Arthur avec brio. Je vais évidement reculer dans la discographie du groupe, c’est en plein mon genre de groupe qui vient me chercher directement.

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 9
Originalité: 9
Production: 8,5

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By Sinistros in Le Gramophone

Brimstone Coven – Occult Rock – États-Unis
What Was and What Shall Be – 2018
Indépendant
8,4/10

La formation Américaine Brimstone Coven nous présente son troisième album, cette fois de façon indépendante contrairement aux deux précédents albums qui étaient parus sous l’étiquette Metal Blade. What Was and What Shall Be est la continuité logique de Black Magic et le groupe pousse un peu plus loin son rock occulte en y ajoutant plus de puissance.

Les fans de la première heure ne seront pas déroutés par ce nouvel album, Brimstone Coven conserve sa vitesse de croisière et nous transporte une fois de plus vers des sonorités issues du passé, direcement aux origines du Hard Rock pur et dur. Le côté occulte est toujours tout aussi présent avec des titres comme Lucifer Rising, The Red Witch ou Burn Again. Musicalement c’est bien ficelé avec des riffs dignes de ce nom rappelant les Black Sabbath, Pentagram ou Coven tout au long des huit pièces de l’album. La production est impeccable, bien que le son des années 70 soit bien présent, une touche très moderne fait tout de même le poids dans cette masse sonore lourde et puissante.

What Was and What Shall Be est un excellent album digne des grands groupes originels qui plaira aux amateurs de vrai Hard Rock Occulte.

Composition: 8,5
Exécution: 8,5
Ambiance: 8
Originalité: 8
Production: 9

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By Sinistros in Le Gramophone

Lord Vigo – Epic Doom Metal – Allemagne
Six Must Die – 2018
No Remorse Records
7,6/10

Lord Vigo laisse où il avait laissé avec son premier album, Blackborne Souls. Sur ce duexième album, on retrouve la même sonorité est les mêmes structures que sur le premier, avec une petite touche un peu plus progressive rendant les pièces un peu plus complexes.

Le groupe maîtrise ses instruments avec un degré de jeu assez élevé et le niveau de composition est assez appréciable comme sur le premier album. Musicalement toujours à la hauteur avec de très bonnes pièces bien ficelées et solides et d’excellentes idées en général. Mais, encore une fois, le groupe aurait intérêt à revoir ses parties vocales qui démolissent tout le travail accompli au niveau musical. Le chanteur a une bonne voix puissante mais est incapable de placer ses mélodies vocales ce qui donne une impression qu’il fausse sans arrêt. C’est malheureusement désagréable pour les oreilles et ça finit par taper sur les nerfs assez rapidement. La production est très bonne, on ressent l’essence du Doom pur et dur, le tout est solide et bien exécuté.

Il est dommage que les parties vocales viennent gâcher de si bonnes pièces, en espérant que le groupe se ravisera pour le prochain album car pour ma part, Lord Vigo a deux prises à son actif…

Composition: 8
Exécution: 7
Ambiance: 7,5
Originalité: 7
Production: 8,5

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