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By Sinistros in Le Gramophone

Watain – Black Metal – Suède
Trident Wolf Eclipse – 2018
Century Media
8,7/10

Le trio Suédois Watain est de retour en ce début d’année avec un sixième album explosif et dévastateur. Trident Wolf Eclipse nous fait oublier le très décevant The Wild Hunt paru en 2013.

Ce nouvel album nous montre le Watain d’origine avec un son Black Metal sans détour et direct, sombre et sauvage.  Le trio nous livre des riffs décapants et acérés bien ancrés sur une rythmique solide et droite faisant passer les neuf pièces rapidement sans aucun répit.  Comme par le passé, Watain renoue avec des compositions intelligentes et bien ficelées avec une atmosphère oppressante.  La production est crue et sans artifices, on va droit au but et ça frappe fort.

Trident Wolf Eclipse est une réussite sur toute la ligne et rivalise amplement avec les classiques du groupe comme Sworn to the Dark et Lawless Darkness.  A écouter le volume dans le fond!

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 9
Originalité: 8,5
Production: 8

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By Sinistros in Le Gramophone

Summoning – Atmospheric Black Metal – Autriche
With Doom we Come – 2018
Napalm Records
8,2/10
Pour avoir entendu quelques pièces de Summoning tirées de différents albums au fil des deux dernières décennies, je dois avouer que je n’avais pas vraiment accroché sur le duo par le passé. Une écoute intensive du nouvel album With Doom we Come m’a permis de comprendre un peu plus de quoi il retourne avec le duo Autrichien sans toutefois vraiment m’accrocher une fois de plus.

Le niveau de composition est très élevé, les deux comparses sont excellents dans ce domaine et l’album regorge d’idées et d’arrangements assez spectaculaires avec une exécution sans faille et une justesse bien assise. L’ambiance générale est fort appréciable et est à même de nous faire voyager dans le temps, les musiciens du groupe réussissent à faire cadrer le tout avec l’univers de Tolkien présent tout au long de l’album. Malgré mes efforts à me concentrer sur la musique en tant que tel en tentant d’aller au delà de ma perception première, je dois avouer que j’ai beaucoup de difficulté avec les claviers qui sont non seulement omniprésents et vraisemblablement trop forts dans le mix mais qui sonnent un peu bon marché. Je suis un très grand amateur de claviers et ce, dans divers types de musique et je crois sincèrement que le côté symphonique du groupe aurait pu être un peu plus convaincant un peu à la manière des Samael ou Septicflesh. C’est ma perception personnelle et ceci n’enlève rien à la qualité de composition et d’arrangements.

With Doom we Come est un très bon album épique et atmosphérique qui plaira aux amateurs du genre mais la production aurait pu être un peu plus travaillée pour balancer adéquatement tous les instruments.

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 8
Originalité: 8
Production: 7

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Shining – Black Metal – Suède
X – Varg utan flock – 2018
Season of Mist
7,9/10

Niklas Kvarforth est demeuré relativement constant au fil des vingt dernières années avec son projet Shining. Le son global est passablement resté inchangé au fil des dix albums, le seul changement notable demeurant la production qui a évolué pour le mieux d’album en album. X – Varg utan flock serait le onzième album de Shining si on compte l’album 8½ paru en 2013 comportant des pièces issues des débuts du groupe auxquelles la basse et les guitares ont été ré-enregistrées.

Ce nouvel album est sans réelle surprise et continue la tradition musicale dont Kvarforth nous a habitués depuis ses débuts. Un Black Metal dépressif bien ficelé et bien exécuté laissant libre cours à ses idées suicidaires et à la noirceur la plus totale. Le niveau de composition est suffisamment appréciable pour garder un intérêt tout au long de l’album et le degré d’exécution est encore une fois remarquable. Toutefois, le tout manque d’originalité, le son et le style de Shining commence à s’user tranquillement. L’ambiance générale demeure correcte mais n’arrive pas à nous faire pénétrer en profondeur dans cette noirceur que le groupe tente de dégager, il y a un petit aspect synthétique un peu agaçant en bout de ligne. La production vient sauver les meubles même si celle-ci est crue et sèche, on ne tombe pas dans le piège du « lo-fi » des premiers albums.

Ce nouvel album de Shining est tout de même un très bon album de Back Metal qui frappe fort, un album qui garde le cap en général et qui s’insère parfaitement dans la discographie du groupe.

Composition: 8
Exécution: 9
Ambiance: 7
Originalité: 7
Production: 8,5

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By Sinistros in Le Gramophone

Weedpecker – Psychedelic/Progressive Rock/Metal – Pologne
III – 2018
Stickman Records
8.8/10

Troisième album pour la formation Polonaise Weedpecker dans laquelle figure Grzegorz Pawłowski de Dopelord. Weedpecker est une belle surprise en ce début d’année ce qui laisse présager une année remplie de richesses sonores.

Mélangeant habilement le rock psychédélique et le progressif, Weedpecker ajoute suffisamment de puissance dans sa musique pour se frayer un chemin dans les sentiers métalliques sans toutefois s’y engouffrer. La musique du groupe est puisée à même plusieurs sources dont on reconnaît la provenance, un peu de Black Sabbath par-ci, une peu de Pink Floyd par-là mais aussi beaucoup de Beatles au travers cet univers sonore riche en textures musicales. Les effets de guitares sont utilisés à très bon escient apportant une ambiance très psychédélique et vaporeuse au fil des cinq longues pièces de l’album. Weedpecker nous livre un remarquable travail de composition et d’exécution sur une excellente production claire et fluide.

Ce troisième album est une superbe découverte qui vaut le détour. Les amateurs de progressif planant se retrouveront dans cet album et je le recommande fortement à tout amateur de musique bien orchestrée.

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 8,5
Originalité: 8,5
Production: 9

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By Sinistros in Le Gramophone

Mes connaissances en matière de Black Metal étant relativement limitées, il arrive fréquemment que des groupes passent sous mon radar et que je découvre des sommités issues de sous genre métallique sombre et glacial. C’est le cas de la formation Autrichienne Abigor que je découvre musicalement avec ce nouvel album paru le 1er Janvier 2018 de manière indépendante.

Mon appréciation de cet album est assez partagée sur plusieurs aspects surtout au niveau de la production qui, bien que très crue, est énormément bâclée pour une formation de cette trempe. La batterie est sourde et est très loin dans le mix laissant toute la place en avant plan aux guitares stridentes avec les aigus dans le fond. La basse est quasi inexistante et le tout manque totalement de profondeur.

Le niveau de composition est assez appréciable, l’album comporte de très bons moments et d’excellents riffs mais on tombe souvent dans le chaotique et on ne sait pas trop où le groupe s’enligne au fil des pièces. Les arrangements sont plutôt ordinaires et manquent d’éclat rendant l’ambiance globale monotone à la limite soporifique.

Au final, Abigor ne m’a pas du tout convaincu et ne me donne pas l’envie de fouiller dans sa discographie en quête d’un petit bijou musical. 2018 ne part pas trop en force, ne premier album de l’année a carrément fait patate.

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Top 150 2017

31 décembre 2017
By Sinistros in Le Gramophone

Nous en sommes rendus à cette dernière journée de 2017 et comme à chaque année, Hurlemort présente sa liste des tops albums de l’année. Pour une deuxième année, la liste des tops s’étends à 150 dont les notes varient entre 7 et 9.5 sur une échelle de 10. Heureusement cette année, pas beaucoup de déceptions mais les quatre albums retenus ont été fort déplaisants! 2018 commence demain et les attentes sont nombreuses pour la prochaine année, Janvier semble fort prometteur avec les sorties de Abigor, Watain, Summoning, Shining, Corrosion of Conformity, Ghost, Arkona, Anvil, Tribulation, Portal et j’en passe. 2017 a été une très bonne année de grands crûs et espérons que l’année qui vient sera tout aussi intéressante!

1 Horisont – About Time
2 Akercocke – Renaissance in Extremis
3 Earth Electric – Vol.1 Solar
4 Aeternam – Ruins of Empires
5 Moonloop – Devocean
6 Enslaved – E
7 Samael – Hegemony
8 Primus – The Desaturing Seven
9 Septicflesh – Codex Omega
10 Devil Electric – Devil Electric
11 Ruby The Hatchet – Planetary Space Child
12 Sun Of The Sleepless – To the Elements
13 Demon Eye – Prophecies and Lies
14 Tau Cross – Pillar Of Fire
15 The Tear Garden – The Brown Acid Caveat
16 Vintersorg – Till Fjalls del II
17 Kabbalah – Spectral Ascent
18 The Wizards – Full Moon in Scorpio
19 Sabbath Assembly – Rites of Passage
20 Droid – Terrestrial Mutations
21 Doctor Cyclops – Local Dog
22 The Doomsday Kingdom – The Doomsday Kingdom
23 Maat – Monuments will Enslave
24 Bathsheba – Servus
25 The Ossuary – Post Mortem Blues
26 Dopelord – Children Of The Haze
27 Hour of Penance – Cast the First Stone
28 Sinister – Syncretism
29 Immolation – Atonement
30 Sunless – Urraca
31 Jess and the Ancient Ones – The Horse and Other Weird Tales
32 Honeymoon Disease – Part Human, Mostly Beast
33 Kroh – Pyres
34 Insurrection – Extraction
35 Argus – From Fields of Fire
36 Fleshkiller – Awaken
37 Grave Pleasures – Motherblood
38 Hante. – Between Hope & Danger
39 Vokonis – The Sunken Djinn
40 Ulsect – Ulsect
41 The Monolith Deathcult – Versus
42 Venenum – Trance of Death
43 Obituary – Obituary
44 Jagged Vision – Death Is This World
45 Dodecahedron – Kwintessens
46 Power Trip – Nightmare Logic
47 Beheaded – Beast Incarnate
48 Replacire – Do Not Deviate
49 Artificial Brain – Infrared Horizon
50 Hideous Divinity – Adveniens
51 Memoriam – For the Fallen
52 Nailed To Obscurity – King Delusion
53 Ritual Day – Devila Grantha
54 Radiant Knife – Radiant Knife
55 Cannibal Corpse – Red Before Black
56 Sarke – Viige Urh
56 Morbid Angel – Kingdoms Disdained
58 Satyricon – Deep Calleth Upon Deep
59 Belphegor – Totenritual
60 Die Apokalyptischen Reiter – Der Rote Reiter
61 Incantation – Profane Nexus
62 Accept – The Rise of Chaos
63 Prong – Zero Days
64 Decapitated – Anticult
65 Carach Angren – Dance And Laugh Amongst The Rotten
66 Suffocation – …Of The Dark Light
67 Avatarium – Hurricanes and Halos
68 Valborg – Endstrand
69 Alunah – Solennial
70 Antropomorphia – Sermon Ov Wrath
71 Dead Witches – Ouija
72 Ordoxe – Towards Eternity
73 Iron Reagan – Crossover Ministry
74 Kreator – Gods of Violence
75 Book of Wyrms – Sci-Fi/Fantasy
76 Grave Digger – Healed By Metal
77 Beth Blade and the Beautiful Disasters – Bad Habit
78 Aborym – Shifting Negative
79 Ordos – House of the Dead
80 Santo Rostro – The Healer
81 Crystal Viper – Queen of the Witches
82 Pandemonium – Nihilist
83 Morta Skuld – Wounds Deeper Than Time
84 Ex Deo – The Immortal Wars
85 Cruthu – The Angle Of Eternity
86 Devil’s Witches – Velvet Magic
87 Warbringer – Woe to the Vanquished
88 Cut Up – Wherever They May Rot
89 The Obsessed – Sacred
90 Azarath – In Extremis
91 Nightbringer – Terra Damnata
92 God Dethroned – The World Ablaze
93 Цар Стангра – Небесният ковач
94 A Taste of Fear – God’s Design
95 Wormwitch – Strike Mortal Soil
96 Firespawn – The Reprobate
97 Vallenfyre – Fear Those Who Fear Him
98 Entrails – World Inferno
99 Lifeless – The Occult Mastery
100 Decrepit Birth – Axis Mundi
101 Circa Tapes – Love And Venom
102 Soul Remnants – Ouroboros
103 Excommunion – Thronosis
104 Demonic Resurrection – Dashavatar
105 Air Raid – Across The Line
106 Portrait – Burn the World
107 Humanity’s Disgrace – Humanity’s Disgrace
108 Bark – Like Humans Do
109 Paganizer – Land Of Weeping Souls
110 Ever Circling Wolves – Of Woe
111 Demonic Death Judge – Seaweed
112 Frank X & the Unreality Show
113 Vile Retribution – Global Chaos
114 Begerith – A​.​D​.​A​.​M.
115 Venom Inc. – Avé
116 Goatwhore – Vengeful Ascension
117 Magna Carta Cartel – The Demon King
118 Deep Purple – Infinite
119 Mortor – Burn up the Dead
120 Accept – Restless and Live
121 La Scaltra – Freakshow
122 Desultory – Through Aching Aeons
123 Broken Hope – Mutilated and Assimilated
124 Hybreed Chaos – Entombed In Dark Matter
125 Metalian – Midnight Rider
126 Beastmaker – Inside the Skull
127 Hate – Tremendum
128 Fumigation -The Path to R’lyeh – Invasion
129 Hellcraft – Apotheosis Of War
130 Satan’s Hallow – Satan’s Hallow
131 Black Anvil – As Was
132 Ghost of Veronica – My Darkness Welcomes You
133 Dumal – The Lesser God
134 Gods Forsaken – In a Pitch Black Grave
135 Wolven – Verbis Diabolis
136 Précipices – La pénombre de l’agir
137 Cradle Of Filth – Cryptoriana – The Seductiveness Of Decay
138 Electric Wizard – Wizard Bloody Wizard
139 Origin – Unparalleled Universe
140 Sail – Slumbersong
142 Holograms – Surrender
143 Phobiatic – Phobiatic
144 Nidingr – The High Heat Licks Against Heaven
145 Evocation – The Shadow Archetype
146 Unearthly Trance – Stalking the Ghost
147 Saturn – Beyond Spectra
148 Arkaik – Nemethia
149 Witchery – I Am Legion
150 The Jesus and Mary Chain – Damage and Joy

Déceptions 2017

Overkill – The Grinding Wheel
Acid Witch – Evil Sound Screamers
Havok – Conformicide
The Project Hate MCMXCIX – Of Chaos And Carnal Pleasures

By Sinistros in Le Gramophone

Jess and the Ancient Ones – Psychedelic Rock – Finlande
The Horse and other Weird Tales – 2017
Svart Records
9/10

L’évolution de Jess and the Ancient Ones s’est drastiquement transformée en l’espace de cinq ans et trois albums. Du rock occulte des années 70 qui sévissait fortement sur le premier album, il n’en reste pratiquement plus de trace sur ce troisième opus, The Horse and other Weird Tales. Le précédent album marquait une certaine transition avec l’ajout de sonorités empruntées aux années 60, sonorités qui font la marque essentielle de ce nouvel album.

Bien que évidemment mois puissant et moins sombre que les deux premiers albums, The Horse and other Weird Tales offre d’excellents moments de rock pur dans lequel l’orgue et la basse sont en avant plan. Le groupe mise maintenant sur un Classic Rock dans la veine de Jefferson Airplane et Hawkwind avec une forte influence de The Doors, ce qui n’est aucunement déplaisant. Le psychédélique et l’attitude hippie sont forts présents au fil des neuf pièces de l’album, pièces qui se veulent plus courtes que ce que le groupe nous avait habitués sur les deux premiers albums. La voix de Jess est toujours aussi envoûtante et l’utilisation d’échantillons imbriqués dans les pièces a toujours son effet un peu plus moderne.

Jess and the Ancient Ones a perdu de sa noirceur certes mais le groupe demeur tout aussi solide et intéressant qu’auparavant avec d’excellents arrangements et un immense talent de composition. The Horse and other Weird Tales est à prendre en considération pour tous les amateurs de rock classique et psychédélique de la fin des années soixante.

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Morbid Angel – Death Metal – États-Unis
Kingdoms Disdained – 2017
Silver Lining Music
8.5/10

Bien que j’ai entendu plusieurs pièces provenant de la discographie de Morbid Angel au cours des quinze dernières années, c’est avec Illud Divinum Insanus que j’ai vraiment connu le groupe en 2011. Comme je découvrais Morbid Angel à partir de cet album, je suis possiblement un des rares spécimens à l’avoir particulièrement aimé, vraisemblablement dû à ses sonorités Industrielles.

Six ans plus tard, Trey Azagthoth nous revient avec un nouvel album qui marque le retour de Steve Tucker à la voix et à la basse. De ce que je connais du groupe, Morbid Angel semble effectuer un retour à ses racines avec un Death Metal profond et puissant mené par des riffs complexes et dissonants bien assis sur une rythmique droite qui cogne dur. Je préfère la voix de Steve Tucker à celle de David Vincent, celle-ci est plus profonde et se marie mieux au son de Morbid Angel apportant un effet malsain aux pièces de l’album.

J’ai bien aimé Kindoms Disdained qui est très différent de son prédécesseur. On dénote tout de même de légers soubresauts à saveur Industrielle mais le Death Metal destructeur dont le groupe avait habitué ses fans est définitivement de retour.

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Electric Wizard – Doom/Stoner Metal – Angleterre
Wizard Bloody Wizard – 2017
Spinefarm
7.5/10

La carrière de Electric Wizard a été relativement très constante entre sa formation en 1993 et l’album Black Masses paru en 2010. Le groupe a connu de nombreux changements d’alignement au cours de toutes ces années laissant Jus Oborn comme seul membre original. Time to Die paru en 2014 avait montré des signes d’essoufflement pour le groupe et ces signes s’accentuent d’avantage avec le dernier album, Wizard Bloody Wizard fraîchement sorti à la mi-Novembre 2017.

Wizard Bloody Wizard est sans aucun doute un clin d’oeil à Sabbath Bloody Sabbath, album culte des pionniers du Doom Black Sabbath et bien que Electric Wizard puise ses influences dans la légendaire troupe de Birmingham, les comparaisons devront vraisemblablement s’arrêter ici. Malgré de très bons riffs et une production adéquate, Electric Wizard n’arrive tout simplement pas à sortir un album à la hauteur de Black Masses ou Dopethrone. Le manque d’inspiration est très palpable sur les deux derniers albums et ça se ressent encore plus sur celui-ci. Dans un monde où le Doom est en pleine ébullition avec de nombreuses formations originales qui foisonnent allègrement, un album comme Wizard Bloody Wizard fait malheureusement pâle figure, surtout venant de la part d’une pointure comme Electric Wizard.

Tout n’est pas perdu, l’album comporte de bons moments divertissants mais il traîne en longueur et comporte suffisamment de remplissage pour être décevant. Rabattons-nous sur les classiques du groupe et laissons passer cet album.

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Cannibal Corpse – Death Metal – États-Unis
Red Before Black – 2017
Metal Blade
8.5/10

Est-ce que Cannibal Corpse a encore besoin de présentations pour une forte majorité de Métalloïdes? Les pionniers du Death Metal Américain nous livrent leur quatorzième album en carrière, carrière qui a été tout de même assez constante en frais de qualité d’album en album depuis Eaten Back to Life paru en 1990.

Red Before Black reprends exactement là où le groupe nous avait laissé avec A Skeletal Domain paru en 2014. La troupe de Alex Webster a pris son temps pour peaufiner son nouvel album et c’est très réussi! Un peu plus de quarante-six minutes réparties sur douze pièces toutes aussi solides les unes des autres et ayant un très bon fil conducteur entre elles faisant passer l’album comme un violent coup de vent. Cannibal Corpse s’est une fois de plus surpassé sur les riffs lourds et acérés agrémentés par la voix typique de George Fisher, le groupe s’en donne à cœur joie prouvant encore qu’il est un maître incontesté du Death Metal pas gentil et brutal à souhaits.

Red Before Black est un des très bons albums des Floridiens et est amplement à la hauteur des attentes. Grimpez le volume et laissez vous imprégner par la puissance brute qui se dégage des hauts parleurs!

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Bark – Death n’ Roll/Thrash Metal – Belgique
Like Humans Do – 2017
Sound of the Hound
8.5/10

La formation Belge Bark avait attiré mon attention avec la sortie de son premier album, Voice of Dog, paru en 2016. Les riffs acérés et le groove qui se dégageait de cet album m’avait beaucoup plu et j’attendais un deuxième album avec une certaine attente. Bien que sorti en Août 2017, le deuxième album du groupe, Like Humans Do, est passé complètement inaperçu et c’est seulement en Novembre que j’ai eu vent de sa sortie.

Et bien, l’attente en valait la peine car ce deuxième album va au delà des attentes générées par le premier album. Like Humans Do est un album plus mature et aussi plus direct que le précédent. Les riffs sont toujours tout aussi acérés et puissants mais l’énergie dégagée par le groupe est encore plus brutale. Un peu moins de sonorités Stoner au profit du Hardcore pur et dur en augmentant un peu la vitesse de croisière et la sauvagerie décapante. En tout, treize pièces courtes et concises qui va droit au but sans détours et sans niaisage.

Cet album est excellent d’un bout à l’autre et offre une bonne dose d’adrénaline qui donne envie de bouger et de se défoncer un brin. Like Humans Do est un album qui frappe dur et qui réveille la bête qui sommeille en nous.

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Wolven – Death / Thrash Metal – Canada
Verbis Diabolis – 2017
Indépendant
8/10

Du talent, il y en a amplement au Québec, tant au niveau composition qu’un niveau arrangements. Il est plaisant de constater que des musiciens se forcent le derrière et se creusent la cervelle pour sortir du moule et offrir une musique originale et de qualité. Dominic Nudo est un de ces musiciens qui osent avec son projet Wolven.

Premier album complet du projet, Verbis Diabolis nous plonge dans un univers à la fois très Death Metal de par ses sonorités lourdes et de sa technicité mais également teinté de Thrash moderne et parfois même certains soubresauts tirés du Power Metal avec des idées de riffs plus mélodiques. Lors de ma première écoute j’ai été surpris par les arrangements imbriqués dans les pièces, c’est du grand art, le bonhomme sait comment décorer ses compositions pour leur donner de l’éclat. J’ai par la suite, au fil des écoutes, senti qu’une bonne dose Industrielle planait sur toute cette imagination musicale qui me rappelait Fear Factory et Godflesh. Verbis Diabolis est un album très bien monté offrant originalité musicale et de superbes arrangements. Cependant, quelques trucs m’ont agacé tout au long de l’album : Les effets de voix sur les parties gutturales sont selon moi totalement inutiles et gâchent un peu le fil des pièces, trop c’est parfois comme pas assez, il faut savoir doser. Ensuite, les arrangements de claviers sont un peu trop forts ce qui donne l’impression d’être au dessus des pièces au lieu d’en faire partie prenant ainsi toute la place en laissant le reste en arrière plan. Finalement, je n’ai rien contre la batterie électronique, les « samples » de percussions et autres « drums loops » de ce monde. Au contraire, je suis un grand amateur de ce type d’instrument mais quand c’est bien fait. Wolven aurait tout intérêt à utiliser des sons de batterie typiquement Industriels à la Ministry ou Anaal Nathrakh et mettre l’accent sur cette facette au lieu de tenter de faire sonner ça comme un véritable batteur.

En bout de ligne, Verbis Diabolis est un très bon album bien ficelé et brillamment composé. Personnellement je serais ravi que Dominic accentue son côté Industriel quitte à mettre carrément de l’électronique pur et dur dans son projet pour apporter une touche encore plus originale et atteindre un plus haut niveau professionnel dans la production.

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By Sinistros in Le Gramophone

Witchery – Black/Thrash/Speed Metal – Suède
I am Legion – 2017
Century Media
7/10

Depuis 2001, Witchery prends son temps entre deux albums de l’ordre de quatre à six ans pour ainsi prendre le temps de pondre des albums dignes de ce nom et ainsi éviter de sortir un album à la va-vite. En 2010, le groupe avait fait mouche avec l’excellent Witchkrieg et avait attendu six ans pour nous donner la suite toute aussi excellente, In His Infernal Majesty’s Service. I am Legion sort cette année exactement 350 jours le séparant de son prédécesseur. C’est rapide, possiblement même trop rapide.

I am Legion se distingue (ici pas nécessairement dans le sens positif du terme) par une production très crue et monotone manquant cruellement d’éclat en général. On remarque également un certain laisser aller au niveau de la composition qui est beaucoup plus simpliste et par le fait même moins intéressante que sur les albums précédents. Le groupe semble avoir misé sur des styles de riffs à la Slayer et Exodus par moments avec des éléments plus Punk et de fortes propension au Black Metal générique sans conviction. L’album regorge de très bonnes idées et de très bons passages mais malheureusement le tout est mal exploité et lancé à peu près n’importe comment. D’une durée de près de quarante-huit minutes pour treize pièces, I am Legion aurait pu aisément être amputé d’une bonne quinzaine de minutes car il contient de nombreuses pièces de remplissage. Un mini album mieux produit et regroupant les meilleurs moments aurait en bout de ligne fait plus le travail qu’un album complet.

I am Legion est une déception totale venant de la part d’un groupe de la trempe de Witchery. Un album fait rapidement pour je ne sais quelle raison qui ternit grandement la discographie du groupe. Un album à oublier.

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Kroh – Pyres – 2017

25 novembre 2017
By Sinistros in Le Gramophone

Kroh – Stoner/Doom Metal – Angleterre
Pyres – 2017
Devizes Records
9/10

J’ai découvert la formation Kroh en 2016 avec le deuxième album Altars, album qui m’avait pris par surprise et beaucoup plu. Cette année, Kroh nous revient avec un mini album de cinq pièces intitulé Pyres. Ce mini album porte très bien son nom car bien que très court, il est grandement enflammé!

Kroh reprends là où il avait laissé avec Altars en nous offrant une fois de plus des pièces très lourdes et puissantes avec des riffs incendiaires et une voix chaude et unique. Toujours basées sur une rythmique profonde, les riffs et les atmosphères froides et oppressantes nous transportent une fois de plus vers un voyage sombre du côté de la mort et des forces occultes.

Ce mini album nous fera patienter jusqu’au prochain album mais il faudra que le groupe se dépèche car l,attente risque d’être interminable, ce mini album est décidément trop court!

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Grave Pleasures – Post-Punk – Finlande
Motherblood – 2017
Century Media
9/10

Il est vraiment plaisant de constater que le Post-Punk est encore bien vivant et que des formations tiennent toujours le flambeau de nos jours. Il est encore plus intéressant de constater que des musiciens issus de la scène Black Metal perpétuent cette flamme sombre et brûlante. La formation Finnoise Grave Pleasures vient de sortir son deuxième album Motherblood et laissez-moi vous dire que cet album est petit bijou du genre.

Avec des musiciens provenant de groupes tels Beastmilk, Oranssi Pazuzu et Shining, inultile de mentionner que le résultat était évidement pour être incendiaire. En effet, Motherblood est un album qui frappe fort brillamment composé et qui regorge d’atmosphères autant froides qu’enflammées. Beaucoup de sonorités provenant de plusieurs pointures du genre, on reconnaît ici et là des éléments de Sisters of Mercy, de Killing Joke ou de The Cure. On y recèle même des éléments similaires à The Chameleons et même The Wedding Present dans l’approche musicale. En tout dix pièces puissantes au tempo rapide qui écorche et qui prends aux tripes.

Motherblood est définitivement un coup de cœur 2017 et un habile mélange de sonorités qui nous replonge dans une époque lointaine nous donnant l’envie de revenir à notre jeunesse et fréquenter les défunts clubs Studio 84 (Nicolet), l’Infidel (Trois-Rivières) et l’Ombre jaune (Québec).

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