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By Sinistros in Le Gramophone

ASG – Stoner Metal/Progressive Rock- États-Unis
Survive Sunrise – 2018
Relapse
8,2/10

Survive Sunrise, sixième a;bum du groupe Américain ASG, est ma premiere incursion dans la musique de ce quatuor de la Caroline du Nord. Bien que relativement difficile à classer, la musique de ASG est à cheval entre le Stoner et le Metal Alternatif des années 90 avec une bonne dose progressive.

Malgré le fait que Survive Sunrise ne réinvente aucunement la roue, il n’en demeure pas moins que ASG tire bien son épingle du jeu en offrant de bonnes pièces bien ficelées et tout de même fort bien composées. Les douze pièces de l’album contiennent de très bonnes idées et de très bons riffs appuyés par une rythmique solide et percutante. J’ai eu un peu de difficulté avec les vocaux fluets qui sont un peu trop dominants qui peuvent rappeler Queens of the Stone Age et certains groupes à cheval entre le Punk Rock et le Hardcore au tournant des années 2000. On peut par contre aisément faire fi de cet aspect si on se concentre sur la musique en elle-même. Suffisamment puissant pour attirer l’amateur de Heavy Metal et suffisamment « old school » pour plaire aux amateurs de Hard Rock et de Progressif originel.

Au final, Survive Sunrise est un bon album du genre qui ne marquera certes pas l’histoire du Rock mais qui a amplement de panache pour se tailler une bonne place dans les sorties 2018.

Composition: 8
Exécution: 8
Ambiance: 8
Originalité: 8
Production: 9

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By Sinistros in Le Gramophone

At the Gates – Melodic Death Metal – Suède
To Drink from the Night Itself – 2018
Century Media
8,9/10

La formation Suédoise At the Gates, pionnière du son Gothenburg et du « Swedish Death Metal », est de retour avec son sixième album, le deuxième depuis son retour en 2010. To Drink from the Night Itself nous prouve que At the Gates est toujours maître du son qu’il a forgé et qu’il qu’il ne faut surtout pas se fier aux imitations qui sévissent depuis une quinzaine d’années dans le mouvement Metalcore.

Ce nouvel album reprends là où le groupe nous avait laissé avec At War with Reality en 2014. Même que ce nouvel album est en quelque sorte supérieur à ce dernier, At the Gates explore des facettes sonores jusqu’ici inexploitées au cours de la carrière du groupe. En tout, onze pièces et une intro pour près de quarante-cinq minutes de pur At the Gates comme le groupe sait si bien le faire. Avec une production en béton armé, des riffs mélodiques et incisifs, une rythmique rapide qui frappe fort et des ambiances tantôt feutrées, tantôt grandioses, At the Gates réaffirme sa puissance et sa notoriété déjà bien établie.

To Drink from the Night Itself, c’est du solide et c’est une merveille pour les oreilles. Les fans de la première heure n’ont qu’à prendre le train et se laisser guider pour une grand voyage musical.

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 8,5
Originalité: 9
Production: 9

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By Sinistros in Le Gramophone

Iron Angel – Speed/Power Metal – Allemagne
Hellbound – 2018
Mighty Music
8,6/10

Et bien, qui l’eut cru? Iron Angel est de retour en 2018 avec un troisième album trente-deux ans après la sortie de Winds of War qui avait marqué la fin du groupe en 1986. Le groupe s’était « reformé » de 1997 à 2007 mais faute de trouver des musiciens, la résignation avait finalement pris le dessus. Avec seulement Dick Schröder comme membre original, Iron Angel nous présent donc Hellbound cette année.

Et bien, c’est une très belle surprise! Iron Angel reprends là où il avait laissé en 1986 en revenant même à ses sonorités du très culte Hellish Crossfire paru en 1985, album qui avait laissé une belle marque sur le monde du Speed Metal à l’époque. Sur Hellbound, on va droit au but : Des riffs incendiaires, de la mélodie, de la puissance et du pur Métal sur dix pièces explosives très bien produites qui nous fait revenir dans des temps où le Heavy Metal était pur!

Hellbound est un excellent album de Speed Metal à l’ancienne qui plaira aux fans de la première moitié des années 80.

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 8,5
Originalité: 8
Production: 8,5

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Ghost – Progressive Rock/Hard Rock/Heavy Metal – Suède
Prequelle – 2018
Loma Vista
9,5/10

J’ai connu Ghost avant même la sortie officielle de Opus Eponymous vers la fin 2010. J’avais tout de suite accroché au son du groupe et mes attentes étaient grandes pour la suite. J’avais été agréablement surpris par Infestissumam qui nous amenait vers des sonorités différentes et revisitant les classiques comme The Beatles ou encore The B-52’s. Le projet s’est solidement ancré avec Meliora sur lequel le progressif prenait le dessus et sur lequel les diverses influences du fondateur prenaient place. Bien que les fans des débuts savaient qui était Papa Emeritus et savaient que Ghost était en fait un « one man band », ce n,est qu’en 2017 que l’identité de Tobias Forge a été officiellement révélée. Pas de grande surprise pour les fans de longue date si ce n,est que ceci a permis de remettre les pendules à l’heure.

Cette année, nous avons droit à du sang neuf : Le pape fait maintenant place à un Cardinal qui n’est pas de la lignée originelle. Le Cardinal Copia nous arrive avec Prequelle, le quatrième album du projet, album qui se veut plus sombre que les deux précédents albums et encore plus mature musicalement. On suit la ligne directrice commencée sur Meliora en ajoutant veaucoup plus d’éléments progressifs et issus du Classic Rock. Encore une fois, le travail de composition est incroyable et les arrangements sont de très haut calibre. Tobias Forge est décidément un génie de la composition étant en mesure de nous livrer des pièces solides et accrocheuses. L’accent a été mis sur les claviers et les sonorités plus vaporeuses et l’utilisation d’instruments naturels comme le saxophone impressionne d’avantage. Contrairement aux autres albums où les pièces étaient majoritairement chantées, sur Prequelle on retrouve deux pièces instrumentales sur les dix contenues sur l’album. Helvetesfönster en est une fort intéressante rappelant les grands du rock progressif des années 70 et sur lqauelle figure Mikael Arkefeldt à la guitare acoustique.

Ghost devrait prendre un tout autre envol cette année en devenant un des chefs de file des grands groupes qui remplissent des arénas. Prequelle est une réussite musicale sans pareil qui plaira aux amateurs de musique à l’esprit ouvert. Oubliez le Métal un instant et concentrez-vous sur le génie musical de Tobias Forge.

Composition: 10
Exécution: 10
Ambiance: 9,5
Originalité: 9
Production: 9

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Age of Taurus – Doom Metal – Angleterre
The Colony Slain – 2018
Rise Above
9/10

La formation Anglaise Age of Taurus nous offre son deuxième album depuis sa formation en 2009. The Colony salin est l’album avec lequel je découvre la formation qui compte Leo Smee (ex-Cathedral) à la basse. Age of Taurus entre dans la catégorie Doom Metal pur et dur avec des soubresauts typiquement NWOBHM et certains éléments de Hard Rock bien ficelé.

Ici, on a droit à des sonorités provenant de la vieille école tant au niveau arrangements qu’au niveau production. Le niveau de composition est impressionnant, le groupe joue beaucoup avec les contrastes rythmiques et les riffs incisifs qui tranchent comme une lame de rasoir. Les pièces renferment de beaux duels de guitare et une solide basse qui vient appuyer la batterie pour ajouter de la puissance au tout. On ressent beaucoup les diverses influences provenant de piliers comme Candlemass et Satan et on peut même sentir une petite touche à la Angel Witch par moments.

The Colony Slain est un album fort réussi qui entre directement dans mes cordes. Age of Taurus incarne la pureté Métallique comme il se doit d’être livré. Franc, honnête et épique.

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 9
Originalité: 9
Production: 9

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Candlemass – Epic Doom Metal – Suède
House of Doom – 2018
Napalm Records
8,8/10

La carrière bien replie de Candlemass se poursuit en 2018 avec un deuxième mini album depuis la sortie du dernier album complet Psalms for the Dead paru en 2012. C’est également le deuxième enregistrement sur lequel figure Mats Levén à la voix, ce dernier ayant pris la place de Robert Lowe congédié à la sortie du dernier album en 2012.

House of Doom est en fait la trame sonore d’un jeu vidéo lancé par le groupe et pour les non amateurs de jeux comme moi, House of Doom est tout simplement un mini album de Candlemass. Ce dernier est la suite directe du mini album Death thy Lover paru en 2016. Cette nouvelle parution compte quatre pièces de pur Candlemass tel qu’on le connait. Du Doom lourd et sans détour avec des riffs comme sul le groupe sait concocter. Le groupe s’aventure dans une pièce plus acoustique sur laquelle Mats Levén y va d’un type de voix un peu glauque et différent de ce qu’il peut développer habituellement, c,est un peu curieux pour Candlemass mais tout de même assez intéressant. Tout comme pour Death thy Lover, le mini album se termine par une pièce instrumentale épique et grandiose.

House of Doom nous fera patienter jusqu’à la sortie d’un nouvel album complet annoncée pour l’automne 2018. Encore une autre réussite pour Leif Edling et sa bande, du pur Doom épique et flamboyant!

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 8,5
Originalité: 8,5
Production: 9

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Hak-Ed Damm – Black Metal – Canada
Holocaust over Dresden – 2017
Satanath Records
8,4/10

Deuxième album pour les Québécois de Hak-Ed Damm, album qui marque l’arrivée d’un nouveau chanteur. Le Black Metal Québécois n’a plus rien à envier à quiconque et Hak-Ed Damm nous le prouve sur Holocaust over Dresden.

En partant, on constate que la production est en béton armé, rien à voir avec les productions crasseuses qui règnent sur le vaste monde du Black Metal. Ici, la puissance sonore est en avant plan et on exploite au maximum cette puissance de frappe pour valoriser les riffs et surtout la basse « fretless » qui nous offre des envolées de notes fort intéressantes. Hak-Ed Damm a construit les neuf pièces de l’album autour du thème de la deuxième guerre mondiale avec des riffs sauvages et une rythmique décapante et l’utilisation d’échantillonnages apportent une dimension d’époque qui aide à faire revivre cette période sombre de l’histoire. Malgré la sauvagerie générée par les riffs et la rythmique, le groupe est en mesure de nous livrer de belles mélodies tout au long de l’album et nous avons même droit à une instrumentale à la guitare acoustique bien ficelée.

Holocaust over Dresden est un très bon album de Black Metal pur et direct et un petit bijou Québécois. À écouter sans réseves avec un débit sonore élevé.

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 8
Originalité: 8
Production: 8,5

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Aura Noir – Black Metal – Norvège
Aura Noire – 2018
Indie Recordings
7,9/10

Vous savez que j’aime le Black Metal quand c’est bien construit. Vous savez aussi que je décroche assez rapidement lorsque la production laisse à désirer. Que voulez-vous, j’aime ma musique bien enregistrée, qui sonne bien et qui a de la puissance. J’ai découver Aura Noir avec The Merciless en 2004, album que j’avais plus ou moins aimé mais je m’étais rattrapé avec les deux suivants et Aura Noir était tombé dans mes bonnes grâces.

Aura Noire est le sixième album du groupe et j’avais de grosses attentes face à celui-ci. Surtout que les mmebres de Aura Noir ont ou ont eu des projets connexes de très haute qualité sonore et musicale. Rune Eriksen a notamment joué avec Nader Sadek, Mayhem et Earth Electric trois formations de très haut niveau tandis que Carl-Michael Eide joue dans la formation Virus, formation que j’apprécie beaucoup. Ce nouvel album de Aura Noir contient de bonnes idées et de bons riffs mais le côté réchauffé à la Hellhammer/Celtic Frost/Darkthrone est tellement devenu une seconde nature que c’en devient presque pathétique. Ajoutons à ça une production merdique et on obtient un album très ordinaire, sans originalité et sans âme.

Dommage car les projets connexes ont pris le dessus et sont de bien meilleure qualité tant sonore que musicale. Aura Noir a manqué son coup pour ce sixième album, un autre album 2018 qui entre dans la mode des albums qui sonnent mal.

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 7
Originalité: 7
Production: 7,5

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Ihsahn – Extreme Progressive Metal – Norvège
Àmr – 2018
Candlelight
9,4/10

Le leader de Emperor, Ihsahn, est de retour avec son spetième album solo. Àmr est la continuité du précédent album, Arktis. En mettant la noirceur un peu plus en avant plan. Une fois de plus Ihsahn nous prouve qu’il est un compositeur inventif avec un esprit plutôt ouvert.

L’utilisation des claviers est faite de façon intelligente, Ihsahn s’en sert pour ajouter de la vivacité à ses guitares et n,a pas peur d’explorer diverses facettes musicales issues de plusieurs genres qui n’ont rien à voir avec le Métal proprement dit. Ihsahn s’enfonce de plus en plus dans un progressif où les émotions musicales sont le point de mire allant même jusqu’à nous offrir certains passages, disons à la limite R&B. Bien que ce petit côté mielleux m’agace un brin, j’ai réussi à faire abstraction en me concentrant plus sur l’équilibre des textures musicales proposées et des arrangements fort surprenants. Oui, Ihsahn a su garder certains éléments provenant de Emperor, notament sur la pièce One Less Enemy. Pour les fans qui s’attendent encore à voir ressurgir de nulle part un clone de Emperor, oubliz-ça tout de suite. Le Black Metal n’est pas vraiment présent sur Àmr, seulement quelques soubresauts noircissant cette masse progressive ingénieuse.

Décidément, Ihsahn continue à nous surprendre avec un album bien ficelé aux sonorités envoûtantes et à la composition d’un niveau de génie difficilement surpassable. Ouvrez vos esprits et entrez dans un monde parralèle musicalement noir et riche.

Composition: 9,5
Exécution: 9,5
Ambiance: 9,5
Originalité: 9,5
Production: 9

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Thy Catafalque – Avant-Garde Metal – Écosse
Geometria – 2018
Season of Mist
9,4/10

Tamás Kátai reviens avec le huitième album du projet Thy Catafalque qui a vu le jour en 1998. Devenu un projet solo en 2011, Thy Catafalque necesse de nous surprendre depuis. Ce qui était au départ un projet Black Metal est devenu au fil des albums un projet très avant-gardiste où;es sonorités et les différents instruments sont en avant plan. Sur Geometria, le « Métal » est encore moins présent qu’auparavant, Tamás Kátai joue beaucoup avec l’électronique et divers instruments naturels pour concocter un mélange alliant Jazz, Progressif et Folk.

J’avais déjà comparé Tamás Kátai à Mike Oldfield il y a quelques années et je réitère cette affirmation car le bonhomme a du génie musical et un sens incroyable des arrangements et de la composition. L’utilisation de violon, de sax et de trompette viennent accentuer la magie sonore des claviers, des guitares et de la basse ainsi que des vocaux féminins à forte tendance Folk. On ne doit pas traiter Thy Catafalque comme étant un projet typiquement « Métal » car ça va beaucoup plus loin que ça. Il y a beaucoup de recherche musicale et d’exploration sonore un peu à la manière de ce que faisait les Tangerine Dream ou encore The Legendary Pink Dots au point de vue expérimentations sonores.

Certes, ce nouvel album n’est pas fait pour l’amateur de Métal fermé. On doit avoir un esprit très ouvert et savoir apprécier des sons issus de divers genres et d’instruments moins communs. Un autre chef d’oeuvre signé Tamás Kátai qui vaut la peine d’être écouté calmement avec toute notre attention.

Composition: 9,5
Exécution: 9,5
Ambiance: 9,5
Originalité: 9,5
Production: 9

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Loreena McKennitt – Celtic Folk – Canada
Lost Souls – 2018
Quinlan Road
9,6/10

Loreena McKennitt nous reviens avec un dixième album en 2018 et premier album de matériel original depuis An Ancient Muse paru en 2006. Le titre Lost Souls a été donné à l’album car il contient neuf pièces composées et écrites au fil des décennies mais qui avaient été laissées de côté au fil des albums. De là le terme Lost Souls, pour la grande Dame ce sont en quelque sorte des âmes perdues.

On retrouve une Loreena McKennitt en pleine forme et en pleine possession de ses moyens et on se demande pourquoi ces pièces ont été abandonnées. Ce nouvel album contient des trésors tels que l’on retrouvait sur les albums The Visit, The Mask and the Mirror et The Book of Secrets avec des arrangements et des instrumentations grandioses et épiques. La grande Dame est toujours en voix et n’a rien à envier à qui que ce soit.

Une très belle réussite musicale, un autre album qui pourra aisément servir de trame sonore à des productions cinématographiques épiques!

Composition: 9,5
Exécution: 10
Ambiance: 10
Originalité: 9,5
Production: 9

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By Sinistros in Le Gramophone

Dimmu Borgir – Symphonic Black Metal – Norvège
Eonian – 2018
Nuclear Blast
6/10

Ça fait maintenant sept ans qu’on attends le successeur du très décevant Abrahadabra sorti en 2010. Est-ce que Dimmu Borgir pouvait faire pire que ce cauchemar sonore? Et bien, la réponse est oui. Les fans de la première heure du groupe Norvégien doivent se bidonner tandis que les amateurs de musique comme moi se demandent ce qui a bien pu se passer.

Sur ce nouvel album, Shagrath et ses deux lurons Silenoz et Galder ont affirmé que le groupe avait exploré de nouvelles avenues musicales et qu’il en était bien fier. Tant mieux pour ces trois clowns sauf que la réalité est plutôt différente voire même fort décevante. Dimmu Borgir beurre épais, tellement épais que c’en est rendu une bonne grosse farce. Le groupe a tout misé sur le symphonique et les arrangements en oubliant le principal : Composer de bonnes chansons. Ici on revisite maladroitement Sisters of Mercy de la période This Corrosion en ayant le culot de nous inclure des éléments Industriels « cheap » par dessus le marché. Il y a certes de bonnes idées mais tellement mal exploitées que ça ne mène nulle part. Dimmu Borgir fait maintenant dans le « mainstream Black Metal » en manquant de punch et de puissance. La sur-utilisation de choeurs partout sur l’album rends la chose encore plus pénible, on tricote sur cinq riffs tout au long de l’album et on mise tout sur les arrangements. Même la production est faible pour un groupe de cette envergure, ça manque de profondeur et c’est mou.

Dimmu Borgir vient de manquer sa chance de revenir au front, son absence de la scène depuis les sept dernières années n’aident vraisemblablement pas la cause, des groupes comme Carach Angren se sont suffisamment distingués pour éclipser totalement les Norvégiens. En terminant, Galder devrait cesser ses simagrées dans les clips, il a l’air d’un trisomique et n’aide aucunement à mettre de la véracité dans le groupe.

Composition: 5
Exécution: 7
Ambiance: 6
Originalité: 5
Production: 7

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Replicant – Death Metal – États-Unis
Negative Life – 2018
PRC Music
8,5/10

Nouvelle sortie sur PRC Music, les Américains de Replicant lancent cette année un premier album pas piqué des vers et assez surprenant. Negative Life contient dix pièces caustiques dans lesquelles s’entrecroisent lourdeur et dissonance.

Dès les premières notes de l’album on s’apperçoit immédiatement que nous auront droit à un Death Metal aux sonorités très « old school », c’est gras et pesant. Mais à mesure que les pièces déboulent, on découvre que le groupe s’aventure loin des sentiers battus en utilisant beaucoup d’accords et de riffs dissonants rappelant ce que Piggy faisait dans Voïvod. On ne tombe dans la technicité pure et dure, le groupe dose très bien ses effets et ses envolées pour construire un tout homogène bien assis sur une rythmique solide et inventive. La production est un peu granuleuse un peu à la manière des vieux groupes de Death Américains comme Obituary ce qui donne un certain charme à l’ensemble de l’album.

Negative Life est une très belle réussite, Replicant sera à surveiller dans les prochaines années. Un excellent album à se mettre dans les oreilles!

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 8
Originalité: 8,5
Production: 8

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Melvins – Experimental Rock – État-Unis
Pinkus Abortion Technician – 2018
Sound of Sirens
6,4/10

Ceci est ma toute première incursion à la musique de Melvins. Je connais le groupe depuis des lustres et ayant fort possiblement entendu des pi`ces du répertoire ici et là au fil des années, je n’ai tout de même jamais accroché ou porté une attention particulière à ce groupe. Pourquoi maintenant après 23 albums? Tout simplement parce que je me suis aperçu que Jeff Pinkus (une grande inflence pour moi) joauit dans le groupe et que ce nouvel album s’instituait Pinkus Abortion Technician, une référence directe à Butthole Surfers (un de mes groupes favoris à vie).

En partant, deux reprises de Butthole Surfers et une reprise des Beatles. Vous connaissez sans doute mon aversion pour les reprises et je dois dire tout de suite que celles qui sont sur cet album n’aident en rien à me faire changer d’idée. Une version de Moving to Florida sans saveur et indentique à l’originale, idem pour la version de Graveyard. I want to Hold your Hands en version plus « Doom », ça ne passe juste pas pour moi et c,est complètement une perte de temps. Pour le reste de l’album qui comprends des pièces originales, disons que c’est du Butthole Surfers réchauffé sans aucune originalité et sans réel intérêt. L’album comporte quelques bonnes idées mais pas assez pour me permettre de sourciller un peu.

Melvins n’a pas réussi à me faire accrocher malgré la présence de Jeff Pinkus et cet album ne me donne pas du tout l’envie de visiter la discographie du groupe. Je préfère encore l’original en espérant de tout cœur que le nouvel album de Butthole Surfers prévu cette année soit à la hauteur de mes attentes.

Composition: 6
Exécution: 7
Ambiance: 5
Originalité: 5
Production: 9

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By Sinistros in Le Gramophone

Spirit of Rebellion – Death Metal – Canada
The Reign of Denial – 2018
PRC Music
8.7/10
 
Le Death Metal au Québec se porte plus qu’à merveille et les formations d’ici n’ont rien à envier à leurs homologues des cinq continents.  La formation de Rimouski Spirit of Rebellion nous frappe en pleine face avec son quatrième album The Reign of Denial paru il y a quelques semaines sous l’étiqueette PRC Music.
 
Spirit of Rebellion œuvre dans un créneau Death Metal dans la veine des grosses pointures Américaines comme Suffocation et Immolation.  Le groupe a toutefois son propre style alliant riffs gras et accrocheurs avec une rythmique qui décape assez fort.  Un total de dix pièces de pure défonce Métallique pour un total d’un peu plus de trente-cinq minutes.  Les pièces sont courtes et concises, on va droit au but et on ne tombe pas dans le flafla inutile.  Aucune longueur palpable c’est cru, franc et direct comme on aime notre Death Metal qui brasse.
 
Une très belle découverte pour ma part et un album qui se faufilera dans les tops 2018.  On grimpe le volume et on se fait brasser la tête!

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 8,5
Originalité: 8,5
Production: 8,5

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