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By Sinistros in Le Gramophone

Ihsahn – Extreme Progressive Metal – Norvège
Àmr – 2018
Candlelight
9,4/10

Le leader de Emperor, Ihsahn, est de retour avec son spetième album solo. Àmr est la continuité du précédent album, Arktis. En mettant la noirceur un peu plus en avant plan. Une fois de plus Ihsahn nous prouve qu’il est un compositeur inventif avec un esprit plutôt ouvert.

L’utilisation des claviers est faite de façon intelligente, Ihsahn s’en sert pour ajouter de la vivacité à ses guitares et n,a pas peur d’explorer diverses facettes musicales issues de plusieurs genres qui n’ont rien à voir avec le Métal proprement dit. Ihsahn s’enfonce de plus en plus dans un progressif où les émotions musicales sont le point de mire allant même jusqu’à nous offrir certains passages, disons à la limite R&B. Bien que ce petit côté mielleux m’agace un brin, j’ai réussi à faire abstraction en me concentrant plus sur l’équilibre des textures musicales proposées et des arrangements fort surprenants. Oui, Ihsahn a su garder certains éléments provenant de Emperor, notament sur la pièce One Less Enemy. Pour les fans qui s’attendent encore à voir ressurgir de nulle part un clone de Emperor, oubliz-ça tout de suite. Le Black Metal n’est pas vraiment présent sur Àmr, seulement quelques soubresauts noircissant cette masse progressive ingénieuse.

Décidément, Ihsahn continue à nous surprendre avec un album bien ficelé aux sonorités envoûtantes et à la composition d’un niveau de génie difficilement surpassable. Ouvrez vos esprits et entrez dans un monde parralèle musicalement noir et riche.

Composition: 9,5
Exécution: 9,5
Ambiance: 9,5
Originalité: 9,5
Production: 9

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By Sinistros in Le Gramophone

Thy Catafalque – Avant-Garde Metal – Écosse
Geometria – 2018
Season of Mist
9,4/10

Tamás Kátai reviens avec le huitième album du projet Thy Catafalque qui a vu le jour en 1998. Devenu un projet solo en 2011, Thy Catafalque necesse de nous surprendre depuis. Ce qui était au départ un projet Black Metal est devenu au fil des albums un projet très avant-gardiste où;es sonorités et les différents instruments sont en avant plan. Sur Geometria, le « Métal » est encore moins présent qu’auparavant, Tamás Kátai joue beaucoup avec l’électronique et divers instruments naturels pour concocter un mélange alliant Jazz, Progressif et Folk.

J’avais déjà comparé Tamás Kátai à Mike Oldfield il y a quelques années et je réitère cette affirmation car le bonhomme a du génie musical et un sens incroyable des arrangements et de la composition. L’utilisation de violon, de sax et de trompette viennent accentuer la magie sonore des claviers, des guitares et de la basse ainsi que des vocaux féminins à forte tendance Folk. On ne doit pas traiter Thy Catafalque comme étant un projet typiquement « Métal » car ça va beaucoup plus loin que ça. Il y a beaucoup de recherche musicale et d’exploration sonore un peu à la manière de ce que faisait les Tangerine Dream ou encore The Legendary Pink Dots au point de vue expérimentations sonores.

Certes, ce nouvel album n’est pas fait pour l’amateur de Métal fermé. On doit avoir un esprit très ouvert et savoir apprécier des sons issus de divers genres et d’instruments moins communs. Un autre chef d’oeuvre signé Tamás Kátai qui vaut la peine d’être écouté calmement avec toute notre attention.

Composition: 9,5
Exécution: 9,5
Ambiance: 9,5
Originalité: 9,5
Production: 9

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By Sinistros in Le Gramophone

Loreena McKennitt – Celtic Folk – Canada
Lost Souls – 2018
Quinlan Road
9,6/10

Loreena McKennitt nous reviens avec un dixième album en 2018 et premier album de matériel original depuis An Ancient Muse paru en 2006. Le titre Lost Souls a été donné à l’album car il contient neuf pièces composées et écrites au fil des décennies mais qui avaient été laissées de côté au fil des albums. De là le terme Lost Souls, pour la grande Dame ce sont en quelque sorte des âmes perdues.

On retrouve une Loreena McKennitt en pleine forme et en pleine possession de ses moyens et on se demande pourquoi ces pièces ont été abandonnées. Ce nouvel album contient des trésors tels que l’on retrouvait sur les albums The Visit, The Mask and the Mirror et The Book of Secrets avec des arrangements et des instrumentations grandioses et épiques. La grande Dame est toujours en voix et n’a rien à envier à qui que ce soit.

Une très belle réussite musicale, un autre album qui pourra aisément servir de trame sonore à des productions cinématographiques épiques!

Composition: 9,5
Exécution: 10
Ambiance: 10
Originalité: 9,5
Production: 9

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By Sinistros in Non classé

Dimmu Borgir – Symphonic Black Metal – Norvège
Eonian – 2018
Nuclear Blast
6/10

Ça fait maintenant sept ans qu’on attends le successeur du très décevant Abrahadabra sorti en 2010. Est-ce que Dimmu Borgir pouvait faire pire que ce cauchemar sonore? Et bien, la réponse est oui. Les fans de la première heure du groupe Norvégien doivent se bidonner tandis que les amateurs de musique comme moi se demandent ce qui a bien pu se passer.

Sur ce nouvel album, Shagrath et ses deux lurons Silenoz et Galder ont affirmé que le groupe avait exploré de nouvelles avenues musicales et qu’il en était bien fier. Tant mieux pour ces trois clowns sauf que la réalité est plutôt différente voire même fort décevante. Dimmu Borgir beurre épais, tellement épais que c’en est rendu une bonne grosse farce. Le groupe a tout misé sur le symphonique et les arrangements en oubliant le principal : Composer de bonnes chansons. Ici on revisite maladroitement Sisters of Mercy de la période This Corrosion en ayant le culot de nous inclure des éléments Industriels « cheap » par dessus le marché. Il y a certes de bonnes idées mais tellement mal exploitées que ça ne mène nulle part. Dimmu Borgir fait maintenant dans le « mainstream Black Metal » en manquant de punch et de puissance. La sur-utilisation de choeurs partout sur l’album rends la chose encore plus pénible, on tricote sur cinq riffs tout au long de l’album et on mise tout sur les arrangements. Même la production est faible pour un groupe de cette envergure, ça manque de profondeur et c’est mou.

Dimmu Borgir vient de manquer sa chance de revenir au front, son absence de la scène depuis les sept dernières années n’aident vraisemblablement pas la cause, des groupes comme Carach Angren se sont suffisamment distingués pour éclipser totalement les Norvégiens. En terminant, Galder devrait cesser ses simagrées dans les clips, il a l’air d’un trisomique et n’aide aucunement à mettre de la véracité dans le groupe.

Composition: 5
Exécution: 7
Ambiance: 6
Originalité: 5
Production: 7

By Sinistros in Le Gramophone

Replicant – Death Metal – États-Unis
Negative Life – 2018
PRC Music
8,5/10

Nouvelle sortie sur PRC Music, les Américains de Replicant lancent cette année un premier album pas piqué des vers et assez surprenant. Negative Life contient dix pièces caustiques dans lesquelles s’entrecroisent lourdeur et dissonance.

Dès les premières notes de l’album on s’apperçoit immédiatement que nous auront droit à un Death Metal aux sonorités très « old school », c’est gras et pesant. Mais à mesure que les pièces déboulent, on découvre que le groupe s’aventure loin des sentiers battus en utilisant beaucoup d’accords et de riffs dissonants rappelant ce que Piggy faisait dans Voïvod. On ne tombe dans la technicité pure et dure, le groupe dose très bien ses effets et ses envolées pour construire un tout homogène bien assis sur une rythmique solide et inventive. La production est un peu granuleuse un peu à la manière des vieux groupes de Death Américains comme Obituary ce qui donne un certain charme à l’ensemble de l’album.

Negative Life est une très belle réussite, Replicant sera à surveiller dans les prochaines années. Un excellent album à se mettre dans les oreilles!

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 8
Originalité: 8,5
Production: 8

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By Sinistros in Le Gramophone

Melvins – Experimental Rock – État-Unis
Pinkus Abortion Technician – 2018
Sound of Sirens
6,4/10

Ceci est ma toute première incursion à la musique de Melvins. Je connais le groupe depuis des lustres et ayant fort possiblement entendu des pi`ces du répertoire ici et là au fil des années, je n’ai tout de même jamais accroché ou porté une attention particulière à ce groupe. Pourquoi maintenant après 23 albums? Tout simplement parce que je me suis aperçu que Jeff Pinkus (une grande inflence pour moi) joauit dans le groupe et que ce nouvel album s’instituait Pinkus Abortion Technician, une référence directe à Butthole Surfers (un de mes groupes favoris à vie).

En partant, deux reprises de Butthole Surfers et une reprise des Beatles. Vous connaissez sans doute mon aversion pour les reprises et je dois dire tout de suite que celles qui sont sur cet album n’aident en rien à me faire changer d’idée. Une version de Moving to Florida sans saveur et indentique à l’originale, idem pour la version de Graveyard. I want to Hold your Hands en version plus « Doom », ça ne passe juste pas pour moi et c,est complètement une perte de temps. Pour le reste de l’album qui comprends des pièces originales, disons que c’est du Butthole Surfers réchauffé sans aucune originalité et sans réel intérêt. L’album comporte quelques bonnes idées mais pas assez pour me permettre de sourciller un peu.

Melvins n’a pas réussi à me faire accrocher malgré la présence de Jeff Pinkus et cet album ne me donne pas du tout l’envie de visiter la discographie du groupe. Je préfère encore l’original en espérant de tout cœur que le nouvel album de Butthole Surfers prévu cette année soit à la hauteur de mes attentes.

Composition: 6
Exécution: 7
Ambiance: 5
Originalité: 5
Production: 9

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By Sinistros in Le Gramophone

Spirit of Rebellion – Death Metal – Canada
The Reign of Denial – 2018
PRC Music
8.7/10
 
Le Death Metal au Québec se porte plus qu’à merveille et les formations d’ici n’ont rien à envier à leurs homologues des cinq continents.  La formation de Rimouski Spirit of Rebellion nous frappe en pleine face avec son quatrième album The Reign of Denial paru il y a quelques semaines sous l’étiqueette PRC Music.
 
Spirit of Rebellion œuvre dans un créneau Death Metal dans la veine des grosses pointures Américaines comme Suffocation et Immolation.  Le groupe a toutefois son propre style alliant riffs gras et accrocheurs avec une rythmique qui décape assez fort.  Un total de dix pièces de pure défonce Métallique pour un total d’un peu plus de trente-cinq minutes.  Les pièces sont courtes et concises, on va droit au but et on ne tombe pas dans le flafla inutile.  Aucune longueur palpable c’est cru, franc et direct comme on aime notre Death Metal qui brasse.
 
Une très belle découverte pour ma part et un album qui se faufilera dans les tops 2018.  On grimpe le volume et on se fait brasser la tête!

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 8,5
Originalité: 8,5
Production: 8,5

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Strigampire – Melodic Death Metal – Canada
One Fix, Nine Clouds & Six Feet Deep – 2018
PRC Music
8,2/10

La formation Trifluvienne Strigampire est de retour après six ans d’absence avec un tout nouvel album et un tout nouvel alignement. One Fix, Nine Clouds & Six Feet Deep comporte neuf pièces variées pour un total de près de quarante-deux minutes.

Le son du groupe n’a pas vraiment changé depuis la dernière parution, la direction musicale est toujours dans un créneau très mélodique rappelant certaines formations issues de Gothenburg tout en ajoutant des influences provenant de divers sous genres de la grande famille Métallique. On y retrouve des éléments Thrash, Heavy et même certains soubresauts noircis ici et là. Les influences plus rock se font sentir avec des structures parfois empruntées au Punk Rock. Donc, un beau mélange d’un peu de tout reposant sur un très beau travail de composition. Les amateurs de solos de guitare vont en avoir pour leurs frais, Strigampire semble aimer profondément cette facette, des solos il y en a beaucoup montrant la dualité entre les deux guitaristes. La production manque toutefois de punch et de profondeur mais le tout sonne tout de même très bien, tout est bien balancé. Des compositions bien travaillées avec des structures musicales variées et des tempos changeants avec en prime du cœur au ventre et un professionnalisme de haut niveau.

Strigampire effectue un très beau retour, les fans de mélodique qui « groove » se retrouveront dans ce nouvel album qui laisse planer un avenir fort prometteur pour le groupe.

Composition: 8,5
Exécution: 9
Ambiance: 7,5
Originalité: 8
Production: 8

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By Sinistros in Le Gramophone

Nightmarer – Technical Doom/Death Metal – États-Unis
Cacophony of Terror – 2018
Season of Mist
9.1/10

Le Dr Pendragon et moi-même partageaons tous deux la même passion :  Celle de la musique extrême et bizarroïde.  Nous nous relançons de temps à autres en faisant découvrir à l’autre un groupe ou un album qui est passé sous notre radar.  Nighmarer est une des nombreuses découvertes du Doc et j’ai fait la connaissance de la formation américaine à Réanimation lors de la présentation de l’album Cacophony of terror.

Eh bien, cet album est franchement toute une découverte!  Les amateurs de Death technique dans la veine de Ulcerate seront comblés, Nightmarer joue dans la cour des grands et le niveau de composition est plutôt remarquable.  Le groupe mise sur des sonorités atonales avec des ambiances très doom et une puissance de frappe à réveiller les morts.  La production est impeccable et les musiciens sont très agiles sur leurs instruments.  Bien que la musique de Nightmarer soit tout de même assez technique, on ne tombe pas dans le panneau de la surutilisation inutile de notes pour montrer son savoir-faire.  Non, Nighmarer mesure et dose toues ses notes et ses riffs pour nous offrir un tout homogène et parfaitement fluide.  Season of Mist a frappé dans le mille en signant le groupe qui sera à surveiller de près dans un avenir pas si lointain.

Une bonne grosse dose de fraîcheur métallique et un album solide qui peut rivaliser avec les grandes du genre.

Composition: 9
Exécution: 9,5
Ambiance: 9
Originalité: 9
Production: 9

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Magister Dixit – Melodic Black Metal – Canada
Their Blood, Their Sweat, Their Tears – 2018
Scum Productions
9,1/10

Magister Dixit revient en force cette année avec son sixième album deouis ses origines remontant à plus de 20 ans. Bien qu’étant une formation relativement assez obscure, Magister Dixit cumule l’excellence musicale d’album en album et il est primordial d’avancer que les membres du groupe se concentrent avant tout sur la passion musicale pure, le sens artistique et le souci de la perfection.

Suite logique de l’impressionnant Opus Astral paru en 2016, Their Blood, Their Sweat, Their Tears reprends là où le groupe nous avait laissé il y a deux ans. Les membres du groupe on augmenté le niveau d’orchestration encore une fois bien ancrée sur des riffs incisifs et des changements de tempo sournois et remarquables. Le petit côté cosmique de Opus Astral est délaissé au profit d’un son plus brut et « dans ta face » tout en gardant une forte dose d’ambiance planante au fil de l’album. La composition est encore une fois de très haut calibre avec ses structures inventives et ses idées plus que géniales. L’ajout d’intermèdes entre certaines pièces apporte un fil conducteur à l’album qui se veut concept ayant la 2e guerre mondiale comme principal sujet.

Nous avons des formations extraordinaires au Québec et Magister Dixit est l’une d’elle. Ce sixième album est un autre chef d’oeuvre du métal Québécois prouvant qu’ici, nous n’avons rien à envier à qui que ce soir. À écouter concentré pour savourer chaque note et toutes les facettes des arrangements des douze pièces de l’album.

Composition: 9,5
Exécution: 9
Ambiance: 9
Originalité: 9
Production: 9

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Augury – Progressive Death Metal – Canada
Illusive Golden Age – 2018
The Artisan Era
9.6/10
 
Le grand monde du Métal Québécois est depuis longtemps synonyme de qualité et est reconnu mondialement.  Certaines formations font augmenter cette qualité musicale et la formation Augury fait véritablement partie d’un petit lot de groupes qui montent la barre plus haute d’album en album en se souciant des arrangements et en proposant une musique unique et presque parfaite.
 
La perfection n’existant pas, Augury a tout de même réussi à obtenir la plus haute note jamais décernée par Hurlemort.  Le troisième album, Illusive Golden Age, se faisait attendre depuis près de 9 ans et force est de constater que ces 9 dernières ont été enrichissantes car ce nouvel album marque des sommets inégalés en matière de Métal au Québec et même au Canada.  Illusive Golden Age est sans contredit le chef d’œuvre de Augury avec ses compositions complexes, ses arrangements extraordinaires et une production digne de ce nom.  Bien sûr, le groupe compte parmi ses rangs des talents bruts sur tous les niveaux d’instruments ainsi qu’un parolier connaissant l’histoire et ses ramifications donnant au groupe un concept génial et très instructif.  Tantôt très progressive, souvent agressive et absolument sombre, la musique de Augury détonne et se démarque des autres formations du genre.  L’ouverture musicale est un impératif pour comprendre et savourer chaque note et chaque parcelle d’ambiance projetées sur les huit pièces.  Depuis Voïvod et Obliveon, aucun groupe Québécois n’avait réussi à projeter une essence musicale de cette trempe.
 
Je ne saurais dire si Illusive Golden Age est le meilleur album Métal Québécois de tous les temps mais chose certaine c’est qu’il rivalise amplement avec les Nothingface et From this Day Forward ainsi que certains albums progressifs de la belle époque en se classant aisément dans mon top 5 des meilleurs albums Québécois à vie tous styles confondus. 
 
Composition: 10
Exécution: 10
Ambiance: 9,5
Originalité: 9,5
Production: 9

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By Sinistros in Le Gramophone

Frank X – Progressive Metal – Canada
From Planet X – 2018
Indépendant
8,8/10

Frank X nous arrive avec son troisième album intiltulé From Planet X. Le musicien de Warwick continue sur sa lancée de compositions disjonctées avec un niveau de composition très élevée et un humour frisant la folie.

Le maître François Dallaire fait tout lui-même, la composition, les arrangements, il joue de tous les instruments, fait pratiquement toutes les voix et produit ses albums. Frank s’y donne à cœur joie dans les riffs acérés et gras sur une rythmique au tempo changeant le tout agrémenté d’arrangements sonores de haut calibre, l’utilisation des claviers et une force dans la musique de Frank X, les sons utilisés sont géniaux et à leur place et le maître n.hésite pas à explorer divers instruments notamment en utilisant des sons de saxophone ou des sons de claviers « vintage » donnant un souffle très 70’s aux sonorités très modernes des compositions. Une fois de plus Frank X y va de son humeur caustique en mettant l’emphase sur les dialogues entre les divers personnages de son concept. Sur cet album, Lucifer se fait écorcher à qui mieux mieux et c’est très drôle, la pièce finale The End of the Tail est un parfait exemple de cet humour fou généré tout au long de l’album.

From Planet X est la la hauteur des deux précédents albums, la vitesse de croisière de Frank X se maintient. Cet album ne s’adressera pas encore une fois aux gens plus fermés car ici on explore un monde de sonorités et d’arrangements moins communs dans la vaste planète Métallique.

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 8,5
Originalité: 8,5
Production: 9

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By Sinistros in Le Gramophone

Endarken – Black Metal – Serbie
Tvoj je hram u srcu mom – 2018
Blackest Ink Recordings
8.8/10

Je ne suis pas le plus assidu en matière de Black Metal mais j’aime bien le genre lorsque c’est bien fait et surtout bien enregistré.  J’ai reçu un promo d’une formation de la Serbie répondant au nom de Endarken.  Comme son nom l’indique, la musique du groupe est très sombre et toute aussi froide que ce que la noirceur peut nous apporter.

Bien sûr, la musique de Endarken n’est pas une nouveauté en soi mais le groupe fait un excellent Black rapide alliant mélodies glaciales et riffs tranchants.  Les compositions sont fort bien structurées avec des arrangements plus complexes que la moyenne et une ambiance générale des plus sophistiquées.  Endarken joue dans la cour des grands : La production est sans failles et rivalise avec les grosses productions du genre et j’ai été agréablement surpris par son professionnalisme. La présentation est aussi de haut calibre, ici on ne laisse rien au hasard et ça parait.  Le groupe a tout pour se glisser dans les grandes ligues et en étonnera plusieurs sans l’ombre d’un doute.

Endarken frappe fort avec ce premier album, du Black Metal sans compromis avec de riches sonorités et des compositions spectaculaires.

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 8,5
Originalité: 8,5
Production: 9

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By Sinistros in Le Gramophone

Rivers of Nihil – Technical Progressive Death Metal – États-Unis
Where Owls Know my Name – 2018
Metal Blade
9,2/10

J’ai découvert Rivers of Nihil avec le deuxième album Monarchy paru en 2015. Malgré les notes à outrance et ke fort penchant vers le Djent, j’avais tout de même bien aimé cet album qui n’était finalement pas piqué des vers. La formation Américaine revient cette année avec un troisième album intitulé Where Owls Know my Name, album qui marque un changement radical pour le groupe.

Quand je dis changement, ce n’est pas à prendre à la légère. Rivers of Nihil a laissé tombé son Djent et son Death Metal Technique commun pour se diriger vers un Death Metal très Progressif de haut calibre où les sonorités diverses et les instruments moins standards sont en avant plan. L’utilisation du saxophone sur plusieurs pièces de l’album apporte une dimension un peu plus Jazzy à la musique du groupe qui n’hésite pas à s’aventurer vers des sons planants en utilisant des effets bien placés. Le côté technique est toujours bien présent mais maintenant on se soucie beaucoup plus des ambiances et des structures musicales au lieu de montrer des prouesses pour impressionner la galerie. L’ajout de vocaux plus « cleans » renforce la partie progressive en apportant une dimension plus chaleureuse à l’ensemble des pièces.

Where Owls Know my Name ne s’adresse pas à tous. Rivers of Nihil entre dans une toute autre catégorie métallique pour s’aventurer vers des contrées plus avant-gardistes. Une très belle réussite sonore et musicale à écouter concentré.

Composition: 9,5
Exécution: 9,5
Ambiance: 9
Originalité: 9
Production: 9

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By Sinistros in Le Gramophone

Goreworm – Technical Death Metal – Canada
The Path to Oblivion – 2018
CDN Records
6,9/10

Je reçois de temps à autres des « promos » de différents labels et/ou distributeurs. J’essaie le plus possible de répondre positivement à la demande de chroniques dans la mesure où ça entre dans les lignes guides de Hurlemort. L’agence Black Elements m’a envoyé le mini album de la formation Ontarienne Goreworm, formation qui donne dans un Death Metal technique à tendances mélodique.

The Path to Oblivion contient six pièces relativement très courtes pour un total d’un peu plus de dix-huit minutes. L’exécution est irréprochable, chaque musicien maîtrise son instrument à la perfection et les prouesses techniques sont monnaie courante. Le niveau de composition est assez appréciable, il y a du travail là-dedans et ça paraît. Par contre, point de vue originalité et ambiance générale, on repassera. Bien que le talent soit bien présent et solidement ancré, Goreworm est une autre des multitudes de formations surfant sur la vague du technique n’offrant autre chose que du réchauffé. Aucune ambiance ne ressort, on se contente de jouer ultra technique et de demeurer très statique au fil des pièces et la petite tendance « core » qui se dégage devient rapidement un irritant majeur. La production n’aide vraisemblablement pas la cause, bien que généralement assez bien balancée entre les divers instruments, la batterie est beaucoup trop « triguée » au point de se demander si ce n’est pas une machine qui fait le travail.

The Path to Oblivion n’est pas un mauvais mini album mais Goreworm aurait tout intérêt à peaufiner ses compositions en évitant de faire ce qui est présentement à la mode dans le vaste monde métallique.

Composition: 8
Exécution: 9
Ambiance: 5
Originalité: 5.5
Production: 7

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