Enslaved – Below the Lights – 2003

L’Évolution Métallique selon Sinistros #849
Enslaved – Below the Lights – 2003
Norvège

Ceux qui espéraient toujours de voir Enslaved revenir à ses racines purement Black Metal allaient être amèrement déçus avec la sortie de Below the Lights, septième album du groupe. Non seulement les racines Black Metal s’effaçaient de plus en plus, le groupe s’enlignait de plus en plus vers le Progressif pur et dur en apportant dans sa musique des éléments dignes des King Crimson et compagnie, éléments tantôt psychédéliques, tantôt totalement disjonctés qui prouvaient une fois de plus que le groupe tendait à évoluer vers une musique de plus en plus complexe sans se limiter à un genre prédéfini et de stagner avec celui-ci. À partir de Below the Lights, la formation Norvégienne perfectionnera son art à la vitesse supraluminique pour nous offrir des sorties de plus en plus mémorables qui ne cesseront de nous étonner à chaque fois. Enslaved s’en venait maître du Métal Progressif et deviendrait l’un des plus grands de ce monde au fil des années qui suivront Below the Lights. Un incontournable pour les fans de musique moins standard!

Sinister – Savage or Grace – 2003

L’Évolution Métallique selon Sinistros #848
Sinister – Savage or Grace – 2003
Pays-Bas

Pour la première fois de sa carrière, Sinister avait subi les foudres de nombreux fans suite à la sortie de Savage or Grace. Encore une fois, le changement était le point de mire des fans mais ça allait plus loin que ce seul point. À cette période de sa carrière, le groupe avait d’énormes problèmes internes si bien que tout l’album avait été composé par Ron Van de Polder sans réelle participation des autres membres du groupe. Avoir un autre compositeur peut avoir un impact important sur le son d,un groupe et ce qui est arrivé. Sinister mettra fin à ses activités peu de temps après la sortie de l’album. Ce semi-échec permettra au groupe de revivre à partir de 2005 et de revenir à ses racines en continuant avec seulement Aad Kloosterwaard comme membre original. Savage or Grace malgré ses imperfections demeure tout de même un bon album de Sinister et deviendra un peu le mal aimé de la discographie du groupe.

Lamb of God – As the Palaces Burn – 2003

L’Évolution Métallique selon Sinistros #847
Lamb of God – As the Palaces Burn – 2003
États-Unis

Lamb of God est rapidement devenu un chef de file du Groove Metal et du vrai Metalcore. Le groupe s’était solidement implanté les pieds dans la grande scène Métallique avec son premier album New American Gospel qui en avait pris plusieurs par surprise. Le deuxième album, As the Palaces Burn, avait reçu un accueil plus que favorable dans la grande communauté des Métalleux plaçant ainsi Lamb of God comme l’un des groupes œuvrant dans le Metlacore a faire l’unanimité dans une majeure partie de la scène. Le groupe exploitait des riffs simples mais innovateurs avec une rythmique puissante et très entraînante. As the Palaces Burn a été le tremplin du groupe au niveau International et l’a aidé à rapidement gravir les échelons du succès planétaire.

Aeternam – Heir of the Rising Sun – 2022

Aeternam – Symphonic Folk Death Metal – Canada
Heir of the Rising Sun – 2022
Indépendant
9,2/10

Aeternam est un joyau métallique secrètement bien gardé dans notre Québec froid. Pourtant, les sonorités chaudes du Moyen-Orient proposées par le groupe ont de quoi surprendre à chaque sortie d’album.

Justement, Aeternam en est maintenant à son cinquième album et c’en est tout un! Comme par le passé et ses inoubliables sorties précédentes, Aeternam étonne encore une fois avec son très haut niveau de composition et d’arrangements qui rivalisent amplement avec des pointures Internationales proposant ce type de mélange de sonorités du Moyen-Orient et de Death Metal Symphonique très technique. La production est sans failles, tout est à sa place, ça sonne comme une production de haut calibre qui n’a rien à envier aux grosses productions du genre. Je trouve curieux que le groupe demeure toujours indépendant depuis les trois dernières sorties car il est de niveau International et pourrait aisément être signé par un gros label. Mais il faut dire que l’indépendance peut être une excellente chose pour garder main mise sur notre produit.

Heir of the Rising est un superbe album à couper le souffle qui se retrouvera très haut dans les tops 2022. Dommage que je n’aie toujours pas reçu ma copie vinyle de l’album, j’aurais aimé en faire la chronique avec un maximum de son pour qu’il soit mis encore plus en valeur!

Composition : 9
Exécution : 9,5
Arrangements : 9,5
Production : 9
Appréciation : 9

Katatonia – Viva Emptiness – 2003

L’Évolution Métallique selon Sinistros #846
Katatonia – Viva Emptiness – 2003
Suède

Rendu en 2003, le parcours de Katatonia avait été parsemé de changements sonores et de genres. Le groupe évitait de répéter deux fois le même album et avec Viva Emptiness, les sonorités alternatives et Gothic Rock avaient été mises de côté au profit d’un Rock Progressif plus musclé et de calibre à faire pâlir d’envie des sommités du genre à travers les époques. Certes, Viva Emptiness était un album sombre et atmosphérique mais contenait suffisamment de vitriol pour plaire aux amateurs de Métal purs et durs. Viva Emptiness est souvent considéré comme étant la pièce maîtresse de la discographie du groupe Suédois ce qui pourrait évidement être véridique selon nos goûts et notre compréhension de l’évolution globale qu’a eu Katatonia au fil des années suivant son premier album. Chose certaine c’est que les membres du groupe faisaient de la musique pour son côté artistique et non pour se tailler une place dans les hautes sphères ou pour épater la galerie. Un superbe album qui influencera bon nombre de musiciens à incorporer divers styles pour faire évoluer le Métal et le rendre encore plus intéressant.

Opeth – Damnation – 2003

L’Évolution Métallique selon Sinistros #845
Opeth – Damnation – 2003
Suède

Originalement prévu pour sortir en même temps que Deliverance, Damnation avait été repoussé de quelques mois pour maximiser la vente des deux albums. Autant Opeth avait été encensé pour l,audace de Damantion, autant la critique négative avait été sévère envers le groupe. Pour cause! Damanation fut le premier album de la discographie à être 100% orienté Rock Progressif sans aucun élément de Death Metal tout au long de l’album, ce qui avait causé tout un émoi à l’époque. Avec le recul, on constate que Damnation était en fait une sorte de test qui laissait présager ce qui s’en venait pour le futur de Opeth et Mikael Akerfeldt tâtait tout simplement le terrain pour savoir si éventuellement, à long terme, il pourrait faire de Opeth un groupe de Rock Progressif et totalement abandonner ses racines Death Metal et oui, Damnation était un signe avant-coureur même si les deux albums suivants seraient plus orientés sur le plan Métallique tout en effectuant certains changements dans la sonorité globale du groupe. Un album lent et atmosphérique mais magique en rempli de noirceur et de tristesse. À écouter les yeux fermés en se laissant transporter vers des contrées lointaines!

Gojira – The Link – 2003

L’Évolution Métallique selon Sinistros #844
Gojira – The Link – 2003
France

Gojira s’est rapidement implanté dans l’univers métallique mondial notamment grâce à ses structures musicales complexes et ses textures sonores qui sortaoent de la zone de confort de la moyenne des métalleux. Son deuxième album, The Link, est devenu un classique instantané dès sa sortie et à partir de cet album, les frères Déplanter sont devenus des maîtres à penser dans le domaine du Métal ultra technique. Gojira, on aime ou pas c’est selon nos perceptions de la musique mais une chose est sûre, c’est qu’on ne peut rester indifférent au talent de compositeurs des membres du groupe et à leur audace musicale car Gojira, c’est un groupe unique en son genre qui a implanté une nouvelle façon de jouer et de composer en s’inspirant d’éléments issus en dehors du grand cercle métallique standard. The Link influencera bon nombre de musiciens à se surpasser et surtout à ne pas craindre de s’aventurer dans des zones musicales inexplorées en expérimentant avec les sonorités et les structures moins conventionnelles. Tout un album à écouter attentivement!

1349 – Libération – 2003

L’Évolution Métallique selon Sinistros #843
1349 – Libération – 2003
Norvège

1349 est l’année où la peste s’est abattue sur la Norvège décimant ainsi les 2/3 de sa population. Quoi de mieux que de nommer son groupe de Black Metal 1349, surtout si le dit groupe vient justement de la Norvège et nous sert une musique incisive et crue dès son premier album? Libération était à l’image de la nouvelle vague des groupes de Black Metal en Scandinavie avec toute la fougue qu’on lui connait et sa production minimaliste si reconnaissable. Des riffs incendiaires sur une rythmique de feu avec des sonorités de guitares très axées dans les aigus et la distorsion qui « griche » au maximum pour ajouter du piquant à ce manifeste satanique et explosif. La formation n’en restera pas là car ce Nétait que le début d’une grande aventure noire et profonde qui aura un impact des plus importants sur le monde du Black Metal Mondial. À écouter si on n’est pas trop peureux d’une sauvagerie sonore sans compromis.

Paganizer – Murder Death Kill – 2003

L’Évolution Métallique selon Sinistros #842
Paganizer – Murder Death Kill – 2003
Suède

Le troisième album de Paagnizer avait permis au groupe de trouver une place chez un label plus gros et pour Murder Death Kill, son quatrième album, c’est XTreem Music qui avait prposé un contrat à Paganizer pour deux albums. Le groupe Suédois continuait sur sa lancée avec un Death Metal gras et puissant toujours aidés de l’arme secrète des groupes de Death Metal Suédois. Même si Paganizer n’a que très rarement été cité comme faisant partie des influenceurs du Death Metal Suédois, il figure néanmoins dans la liste de la seconde vague pour perpétuer la flamme entamée par les Entombed, Grave et autres Bloodbath. Murder Death Kill nous offrait un excellent Death Metal direct et sans artifices inutiles. Juste une force de frappe brute et des pièces enlevantes. Que demander de plus?

Hour of Penance – Deliverance – 2003

L’Évolution Métallique selon Sinistros #841
Hour of Penance – Deliverance – 2003
Italie

Hour of Penance est un groupe plutôt méconnu de la grande scène Death Metal mondiale. Cependant, en regardant de plus près et en analysant la musique du groupe Italien comme il se doit, on s’aperçoit rapidement que dès son premier album, il a eu une forte influence sur le Death Metal Brutal et ultra technique grâce à des structures de pièces complexes et des riffs taillés au couteau. Comme je l’ai mentionné à diverses reprises depuis les deux dernières années de l’évolution métallique, le métal a en grande partie évolué grâce à des groupes moins connus qui ont pavé la voie à d’autres qui se sont plus démarqués et le premier album de Hour of Penance, comme toutes ses sorties suivantes d’ailleurs, fait partie de ce pourcentage de moins connus qui ont apporté une grande contribution musicale et technique pour que le Métal se développe et évolue de façon magistrale. Si vous ne connaissez pas encore Hour of Penance, je vous invite à vous y mettre ne serait-ce que pour découvrir un excellent groupe de pur Death Metal Brutal mais aussi pour constater l’ampleur de son apport sur la suite des choses.

The Devin Townsend Band – Accelerated Evolution – 2003

L’Évolution Métallique selon Sinistros #840
The Devin Townsend Band – Accelerated Evolution – 2003
Canada

Au début des années 2000, Devin Townsend était devenu fort prolifique, si bien que de nombreux projets voyaient le jour comme The Devin Townsend Band qui avait été formé pour tracer une ligne plus directe entre Strapping Young Lad et le projet Solo de Devin Townsend sous son propre nom. Bien que The Devin Townsend band n’ait pas duré très longtemps, il a tout de même réussi à nous sortir deux albums de pure folie musicale à cheval entre les sonorités incendiaires de SYL et les éléments plus vaporeux du projet solo, Accelerated Evolution est un autre exemple de perfection musicale de la part de Townsend et surtout une preuve irréfutable que le bonhomme est tout un compositeur et est tout à fait en mesure de nager entre plusieurs styles sans effort tout en gardant le focus sur ses compositions. Un excellent album qu’il faut prendre en considération si on aime son Métal un peu plus éclaté et hors des sentiers battus.

Devin Townsend – Lightwork – 2022

Devin Townsend – Progressive Rock / Ambient – Canada
Lightwork – 2002
InsideOut Music
9.8/10

Devin Townsend. Si ce nom ne vous dit rien, il serait grand temps de vous y mettre, ne serait-ce que pour inculquer à votre culture personnel la connaissance d’un grand compositeur, un vrai de vrai. Que ce soit avec Strapping Young Lad, The Devin Townsend Band, The Devin Townsend Project ou sous son propre nom, Devin Townsend a toujours été un personnage un peu excentrique qui se battait contre ses démons. Musicalement, le bonhomme est un pur génie qui a touché à plusieurs styles, généralement en les mélangeant tous en même temps pour nous proposer un Métal Progressif haut en couleurs et en textures musicales.

Lightwork, le petit dernier perpétue la tradition d’éclatement sonore et musical pour Townsend mais cette fois-ci, le grand Devin nous sert ce qu’il a fait de plus accessible en carrière avec un album plus que personnel qui n’a rien à voir avec les éléments métalliques qu’on lui connait. Townsend se promène entre rock progressif éclaté et toujours aussi disjoncté avec des ambiances majestueuses et planantes et des éléments presque pop par moments. Le tout, toujours à la sauce Devin Townsend avec beaucoup d’instrumentations et de riches textures sonores sorites tout droit d’un grand rêve éveillé. Toutes les pièces de l’album s’nchaînent en s’imbriquant l’une dans l’autre comme si finalement, elles ne formaient qu’une seule et unique pièce de plus de 55 minutes. La version de luxe de l’album comporte un deuxième album répondant au nom de Nightwork que je n’ai pas eu la chance d’écouter mais la seule écoute de Lightwork me permet d’imaginer à quoi peut bien ressembler la deuxième partie. Comme toujours, la production est incroyablement bien ficelée et les arrangements sont à couper le souffle.

Si vous attendiez un album Métal de la part de Devin Townsend, détrompez-vous, il n,en est absolument rien. Cependant, si vous avez un esprit ouvert et que vous êtes prêts à entendre des sonorités vaporeuses et du bon rock progressif plus doux, cet album est pour vous! Dans mon cas, il sera dans les tops 2022 et très haut placée qui plus est!

Composition : 9,5
Exécution : 9,5
Arrangements : 9
Production : 9,5
Appréciation : 9,5

Windir – Likferd – 2003

L’Évolution Métallique selon Sinistros #839
Windir – Likferd – 2003
Norvège

Likferd fut le quatrième et dernier album de Windir avant que Valfar ne meurt d’hypothermie dans un blizzard. Cet album est possiblement le plus complet et le plus réussi de la courte discographie du groupe et montrait une certaine évolution musicale au niveau de la technicité et de la composition. Les sonorités froides et mélodiques étaient au rendez-vous et bien assises sur une rythmique sauvage et percutante faisant de Windir l’un des groupes essentiels du Black Metal Norvégien. Avec la mort de Valfar, le groupe a obtenu le statut de culte. Trois des membres de Windir iront fonder Vreid en 2004 pour poursuivre l’héritage laissé par Valfar et Windir. Un quatrième membre du défunt groupe rejoindra définitivement Vreid en 2010 pour ainsi solidifier la connexion entre le passé et le futur.

Avatarium – Death, Where is Your Sting – 2022

Avatarium – Doom Metal/Rock – Suède
Death, Where is Your Sting – 2022
AFM Records
9,1/10

Je l’attendais ce nouvel album de Avatarium et avec une certaine impatience de surcroit. Le groupe en a fait du chemin depuis le départ de Leif Edling en 2017 et ce cinquième album marque un tournant dans la musique du groupe Suédois, tournant qui avait déjà été ammorcé avec le précédent album, The Fire I long For.

Du Doom Metal des débuts ne subsiste qu’une infime parcelle. Avatarium évolue et délaisse tranquillement sa facette métallique pour se concentrer sur un Rock dur issu des années 70 avec des soubresauts Folk par moments et certains éléments issus du Rock Progressif viennent embellir le tout avec une touche un peu plus technique. Mais disons-le franchement, il m,a fallu quelques écoutes pour comprendre la nouvelle direction de Avatarium et malgré le fqait que la partie Doom Metal me manque cruellement sur cet album, il n’en demeure pas moins qu la nouvelle direction plus douce que le groupe a entreprit est tout à fait géniale et fort puissance par moments. A voix chaude de Jennie-Ann Smith vient toujours nous envoûter et il subsiste toujours cette ambiance à la Candlemass qui a fait les beaux jours du groupe sur ses albums précédents. Avatarium prends de la maturité et ce nouvel album est une pure réussite en ce sens.

Si vous êtes un fan du groupe comme je le suis, prenez le temps d’écouter ce nouvel album plusieurs fois avant d’y apporter un regard négatif. C’est un superbe album, certes plus doux mais qui nous rentre dedans comme seul Avatarium a toujours su le faire. Évidemment dans les tops 2022!

Composition : 9
Exécution : 9
Arrangements : 9
Production : 9,5
Appréciation : 9

God Dethroned – Into the Lungs of Hell – 2003

L’Évolution Métallique selon Sinistros #838
God Dethroned – Into the Lungs of Hell – 2003
Pays-Bas

Curieusement, malgré son statut de pionnier du « Blackened Death Metal » et ses nombreux albums sur l’étiquette Metal Blade, God Dethroned est toujours demeuré un groupe plus effacé et moins connu qu’il n’aurait dû l’être en réalité. Pourtant, la qualité de sa musique et l’effcacité de ses compositions ont toujours été au rendez-vous et le groupe n,a jamais sorti un mauvais album. Son cinquième album, Into the Lungs of Hell, le prouvait amplement avec des riffs dignes de ce nom et des structures musicales certes simples mais qui frappaient fort. Quand on écoute attentivement cet album, comme tous les autres de la discographie, on constate que le leader Henri Sattler est un maître du riffs bien construit et est en mesure de nous pondre des pièces enlevantes et pleines de surprises. Un album à considérer pour découvrir un Death Metal mélodique rapide et noirci juste à point.

Melechesh – Sphynx – 2003

L’Évolution Métallique selon Sinistros #837
Melechesh – Sphynx – 2003
Israel / Pays-Bas

Melechesh est une de ces formations qui sont moins connues mais qui ont eu un impact considérable sur le monde du métal mondial. Avoir osé tenir tête aux autorités religieuses de son pays d’origine pour en avoir été condamné à l’hérésie pure, il faut le faire! Avec Sphynx, le groupe avait poussé son mélange de Black Metal et de Folk du Moyen Orient beaucoup plus loin donnant ainsi aux pièces du groupe un cachet mystérieux et épique. Cet album montrait tout le talent de compositeur et d’arrangeur de son leader Ashmedi et ce n’était qu’une porte ouverte vers l’international. Sphynx fut le tremplin que Melechesh avait besoin pour être reconnu, la suite n’en serait pas moins épique!

Die Apokalyptischen Reiter – Have a Nice Trip – 2003

L’Évolution Métallique selon Sinistros #836
Die Apokalyptischen Reiter – Have a Nice Trip – 2003
Allemagne

La formation Allemande Die Apokalyptischen Reiter n,a pas été une formation très connue de notre côté de l’Atlantique mais en Europe, l’apport du groupe à la grande scène métallique fut et est toujours considérable. De son premier album typiqueemnt Death MEtal, legroupe a su développer une sonorité unique au fil des albums suivants ntoament en mélangeant plusieurs styles à un métal abrasif et puissant. Sur son quatrième album, Have a Nice Trip, la troupe Teutonique nageait entre la musique classique, le Folk et les expérimentations sonores pour parfaire ses compositions et les rendre encore plus intéressantes et surtout uniques. Have a Nice Trip fut le premier album du groupe sur Nuclear Blast ce qui lui vaudra une distribution et une reconnaissance mondiale et ce qui lui permettra d’évoluer encore plus sur les albums suivants. Un excellent album devenu un classique depuis sa sortie. Si vous ne connaissez pas encore Die Apokalyptischen Reiter, il serait grand temps de remédier à la situation!

Darkthrone – Hate Them – 2003

L’Évolution Métallique selon Sinistros #835
Darkthrone – Hate Them – 2003
Norvège

Darkthrone. Rendus à presque la mi-2000, ce nom n’értait plus à faire ni à présenter. Plusieurs reprocheront au duo de ne pas du tout évoluer et ils ont raison. Le but ultime de Darkthrone n’a jamais été d’évoluer musicalement mais de perpétuer la flamme du Black Metal et de faire ce que Fenriz et Norcturno Culto aiment faire. Pas de compromis et surtout pas de tentative d’aller vers la facilité commerciale. Hate Them nous montre un Darkthrone comme sur tous ses autres albums, en pleine forme et inspiré à sa façon, nous répétant la même formule puissante et sombre, signe que le groupe ne s’épuise aucunement. Que demander de plus de la part d’un des pionniers du Black Metal?

Moonsorrow – Kivenkantaja – 2003

L’Évolution Métallique selon Sinistros #834
Moonsorrow – Kivenkantaja – 2003
Finlande

Après avoir sorti deux albums en l’espace de quelques mois en 2001, la formation Finlandaise Moonsorrow avait récidivé avec son troisième album et ce qui devait être au départ un projet connexe de Henri Sorvali de Finntroll et de son cousin Ville Sorvali s’est rapidement transformé en un projet beaucoup plus sérieux qui prendrait de l’ampleur au fil des sorties d’albums. Moonsorrow misait sur la qualité des compositions et ne s’aventurait pas souvent dans la vitesse excessive, préférant de loin les longs hymnes guerriers à saveur plus progressive tout en gardant son petit côté sombre qui cdrait fort bien avec le Black Metal. Contrairement à Finntroll qui optait pour une musique festive et plus en jouée, Moonsorrow misait plus sur la tristesse et la mélancolie pour parfaire ses pièces dignes de génies de la musique. Kivenkantaja était un autre exemple de perfection musicale dans laquelle les membres du groupe ne craignaient pas d’explorer diverses avenues tout en gardant le cap vers le passé glorieux des ancêtres. Un chef d’œuvre monumental pour le métal hors normes qu’il nous faut écouter sans attendre!

Cradle of Filth – Damnation and a Day – 2003

L’Évolution Métallique selon Sinistros #833
Cradle of Filth – Damnation and a Day – 2003
Angleterre

Avec Damnation and a Day, Cradle of Filth embrassait pleinement sa sonorité plus Gothique en délaissant complètement le Black Metal qui avait fait sa renommée. C’est aussi à partir de cet album que certains fans ont commencé à critiquer la troupe de Dani Filth en trouvant que ce dernier se ramollissait et commençait à manquer d’inspiration. Pourtant, Damnation and a Day renferme de superbes pièces dignes de mention et des arrangements symphoniques à couper le souffle apportant ainsi une touche horrifique aux compositions du groupe. Le changement était une fois de plus la bête noire des détracteurs mais ce qu’il faut retenir c’est que ce changement est allé chercher plus de fans dans la grande sphère métallique et a permis à démystifier le métal extrême et le présenter à plus d’adeptes. Damnation and a Day est une réussite sur toute la ligne et un des albums les plus influents de la discographie du groupe. N’en déplaise aux « trve kvlt », Cradle of Filth évoluait et c’était possiblement mieux comme ça. À écouter sans réserve!

Candlemass – Sweet Evil Sun – 2022

Candlemass – Epic Doom Metal – Suède
Sweet Evil Sun – 2022
Napalm Records
9,4/10

Il y a belle lurette que la formation Suédoise Candlemass n’a plus besoin de présentations. La troupe de Leif Edling roule sa bosse depuis 1982 et il y a fort longtemps que la formation est considérée comme étant pionnière d’un genre à part entière. En 2019, le retour de Johan Langquist comme chanteur permanent de Candlemass avait bouclé dans un certain sens la boucle et cette année, la suite de The Door to Doom nous est offerte en grande pompe.

Sweet Evil Sun poursuit la tradition d’excellence de Candlemass avec dix nouvelles pièces plus épiques les unes que les autres perpétuant ainsi la flamme Doom brillamment entamée en 1986 avec le majestueux Epicus Doomicus Metallicus. Leif Edling est un maître du riff et ses compatriotes ne tarissent pas d’éloges en ce sens pour le bonhomme tellement il est important pour le groupe et la communauté Métallique tout entière. Une fois de plus Edling surprends avec ses riffs incroyablement simples mais tellement efficaces et inspirés sur toutes les pièces de l’album signant ici un autre chef d’œuvre pour la formation. Pour citer Mappe Björkman : « Si vous n’aimez pas cet album, vous n’aimez pas Candlemass » ce qui est totalement véridique. Sweet Evil Sun c’est du Candlemass épique et pur à 100%, du pur Doom Metal dans toute sa gloire et splendeur.

Je n’ai jamais été déçu par un album de Candlemass peu importe qui en était le chanteur et peu importe l’époque. Sweet Evil Sun ne déçoit aucunement, au contraire! Un album épqiue et solide qui se retrouvera haut dans les tops 2022!

Composition : 9,5
Exécution : 9,5
Arrangements : 9
Production : 9,5
Appréciation : 9,5

Voïvod – Voïvod – 2003

L’Évolution Métallique selon Sinistros #832
Voïvod – Voïvod – 2003
Canada

2003 a particulièrement été une année importante pour Voïvod. Cette année marque le retour de Snake à la voix sur un enregistrement et l’arrivée de Jason Newsted à la basse. C’était un retour en règle pour le groupe et musicalement parlant, c’était la suite logique de The Outer Limits, dernier album avec Snake. Plusieurs ont boudé cet album éponyme le qualifiant de trop mou et trop Alternatif. Pourtant, cet album regorge d’excellents riffs et de superbes idées signées Piggy et malgré les dires de ses détracteurs, ce dixième album est un exemple parfait de ce que Voïvod était capable de livrer sans suivre les standards. Ce sera le dernier album auquel Piggy prendra part en studio avec tous les membres du groupe avant que ce dernier ne succomber à un cancer en 2005.

Ruby the Hatchet – Fear is a Cruel Master – 2022

Ruby The Hatchet – Psychedelic Rock – États-Unis
Fear is a Cruel Master – 2022
Magnetic Eye Records
9/10

Il faut être complètement déconnecté pour affirmer que le Rock est mort. D’autant plus qu’affirmer que le Psychedelic Rock teinté de Stoner est un genre en voie de disparition relève de l’hérésie pure et simple qui mérite un châtiment digne de la grande inquisition. La formation Américaine Ruby the Hatchet nous prouve que le genre est toujours bien vivant avec son quatrième album, Fear is a Cruel Master paru il y a quelques semaines.

J’ai fait la découverte du groupe avec l’album précédent en 2017, album qui m’avait jeté en bas de ma chaise et m’avait mis en tête de découvreur le reste de la discographie. Cinq longues années plus tard, voici enfin arrivé ce nouvel album qui ne laissera pas de marbre l’amateur de vieilles sonorités issues des années 70. Encore une fois Ruby the Hatchet puise à la source ses riffs pour nous concocter des compositions dignes des plus grands de la glorieuse époque dans laquelle le psychédélique et les guitares grinçantes prédominaient. On revisite les Deep Purple et Thin Lizzy tout en s’appropriant des éléments qui semblaient révolus mais qui ont toujours leur place dans la grande scène de musique musclée. La production est très fluide et claire rendant justice aux pièces et su style musical proposé par le groupe qui n’a rien à prouver point de vue exécution.

Fear is a Cruel Master nous fait revivre une époque lointaine et donne une leçon de vrai Rock puissant. Leçon qui devrait être apprise par les jeunes et moins jeunes avide de musiques jetables sans saveur. Un album qui se placera dans mes tops de 2022!

Composition : 9
Exécution : 9
Arrangements : 9
Production : 9
Appréciation : 9

Hate – Awakening of the Liar – 2003

L’Évolution Métallique selon Sinistros #831
Hate – Awakening of the Liar – 2003
Pologne

Après un troisième album plus que décevant, Hate était revenu en force avec Awakening of the Liar. C’est à partir de cet album que nous avons pris connaissance que le projet Hate était en fait l’œuvre d’un seul et unique membre avec des musiciens interchangeables. Adam Buszko a toujours été le seul maître à bord à l’instar de son compatriote Piotr Pawel Wiwczarek de Vader. Hate était donc de retour avec des riffs mémorables et une incroyable puissance de frappe pour offrir à sesfans des compositions de pur Death Metal rapide et sauvage. Certains me diront que Hate est un groupe de Death Metal gras parmi tant d’autres et je leur donnerai raison. Cependant, c’est avec des formations comme Hate que l’on forge un genre qui se développera de manière spectaculaire et ce sont des groupes comme Hate qui dictent la façon dont les choses doivent être faites. Et dans le cas de Awakening the Liar, c’était plutôt réussi. Un excellent album bine gras et pas gentil qu’il faut écouter pour l’apprécier à sa juste valeur.

Septic Flesh – Sumerian Daemons – 2003

L’Évolution Métallique selon Sinistros #830
Septic Flesh – Sumerian Daemons – 2003
Grèce

Sumerian Daemons fut le dernier album de Septic Flesh avant sa séparation en 2003. Des raisons personnelles avaient forcé le groupe à mettre fin à ses activités laissant les fans avec un dernier album plus spectaculaire que jamais, éclipsant magistralement tout ce qui avait été fait auparavant. Les frères Antoniou et Sotiris Vayenas avaient mis les bouchées doubles pour sortir un album majestueux en guise de chant du cygne mais dans les faits, les membres du groupe ne se doutaient pas que Sumerian Daemon ouvrira la voie à un nouveau Septicflesh qui se réunira à nouveau en 2007 avec son nom en une seule et unique partie. La voie tracée par Sumerian Daemons donnera au groupe un second souffle qui le mettra sur la grande carte mondiale des meilleurs groupes de Métal Symphonique Extrême. Sumerian Daemons n’était pas une fin mais une ouverture pour un nouveau départ éclatant et puissant.

Ministry – Animositisomina – 2003

L’Évolution Métallique selon Sinistros #829
Ministry – Animositisomina – 2003
États-Unis

Avec son huitième album, Al Jourgensen poursuivait ce qu’il avait initié avec The Land of Rape and Honey en mélangeant habilement des éléments très Industriels avec des sonorités tirées du vaste univers métallique. Animositismina sera l’album le plus sous-estimé de la discographie du projet malgré un retour vers un son plus abrasif rappellent The Min dis a Terrible Thing to Taste. Cet album marquera également la dernière collaboration de Paul Barker avec Jourgensen et la fin du Ministry dit traditionnel avant qu’oncle Al ne décide de s’en prendre directement et ouvertement au gouvernement Américain avec une trilogie digne de ce nom. Animositisomina demeure un excellent album de Ministry qui prouvait une fois de plus que Al Jourgensen était le grand maître du Métal Industriel. Un atout dans une liste de lecture et dans sa collection d’albums en format physique.

Marduk – World Funeral – 2003

L’Évolution Métallique selon Sinistros #828
Marduk – World Funeral – 2003
Suède

Le monde du Black Metal n,aurait pas été le même sans l’apport de la formation Suédoise Marduk. Le groupe poursuivait sa suprématie avec son huitième album, World Funeral, avec toute la fougue de ses débuts et une production sans failles comparativement à certains groupes de Black Metal plus cru du début des années 2000. La musique de Marduk n,avait certes pas vraiment évolué au fil des albums mais demeurait constante sans baisser d’intensité. Le groupe avait trouvé sa recette depuis longtemps et comptait la garder encore pour de nombreuses années. Certains diront de World Funeral que ce n’est pas le meilleur de la discographie mais cet album demeurait fidèle à la mission du groupe : Faire un Black Metal puissant et de qualité sans se soucier de quoique ce soit. Un excellent album de pur Black Metal abrasif que l’On se doit de considérer dans notre liste d’écoute ou de découverte.

Strapping Young Lad – Strapping Young Lad – 2003

L’Évolution Métallique selon Sinistros #827
Strapping Young Lad – Strapping Young Lad – 2003
Canada

Devin Townsend menait une carrière multiple avec ses projets solos et Strapping Young Lad. Il va sans dire que le bonhomme était prolifique mais il était surtout un génie musical sans pareil. Devin Townsend est un auteur compositeur d’une autre trempe qui n,a pas peur de l’innovation au risque de déplaire à ses fans, chose qui n’est jamais arrivée. Avec le troisième album éponyme de Strapping Young Lad, Townsend, Jed Simon, Byron Stroud et Gene Hoglan avaient tout mis en œuvre pour sortir un autre album mémorable et la mission fut réussie. La folie musicale du quatuor était rendue à un autre niveau et le groupe se plaçait maintenant parmi les formations métal Canadiennes les plus intéressantes de l’époque. Le parfait mélange de Death Metal, de Thrash Metal et de musique plus mécanique à saveur Industrielle faisait de SYL un roupe à part et par le fait mettait une fois de plus Devin Townsend en avant plan des compositeurs les plus fous de sa génération. Une autre excellente offrande qui n’est pas passée inaperçue et un tremplin pour ce qui s’en venait.

Municipal Waste – Waste ‘Em All – 2003

L’Évolution Métallique selon Sinistros #826
Municipal Waste – Waste ‘Em All – 2003
États-Unis

Le tournant des années 2000 a apporté un regain de vitalité pour le Thrash Metal et le Crossover, deux genres issus des années 80 aux premiers jours du Métal extrême. La formation Américaine Municipal Waste est l,une de ces formations qui ont remis le mélange Thrash Metal/Crossover sur la grande carte métallique tant Américaine que mondiale. Son premier album sorti vingts après les premiers soubresauts du Speed et du Thrash Metal arrivait à point avec une toute nouvelle fraîcheur malgré les sonorités de la vieille école empruntés aux D.R.I et Nuclear Assault de l’époque. Notons un clin d’œil flagrant à Kill ‘Em All de Metallica avec le titre de l’album en guise d’hommage pour les racines du genre. Municipal Waste deviendra rapidement un chef de file de la nouvelle vague Thrash/Crossover perpétuant ainsi le modèle des albums courts et des pièces de moins de deux minutes. Un excellent premier album rempli d’espoir pour les années qui suivront!

Dragonforce – Valley of the Damned – 2003

L’Évolution Métallique selon Sinistros #825
Dragonforce – Valley of the Damned – 2003
Angleterre

Ceux qui me reprochent de moins parler du Power Metal dans cette grande évolution métallique ont de quoi se réjouir ce matin. Comment passer à côté de Dragonforce et de son premier album? Dire que quelques années plus tôt, certains membres du groupe jouaient dans une obscure formation de pur Black Metal malsain appelée Demoniac! Demoniac s’est transformé en Dragonheart puis en Dragonforce avec une toute nouvelle orientation musicale. Valley of the Damned comporte tout ce que le Power Metal se doit de comporter : La rapidité des pièces, les solos de guitares et de claviers lancés en artifices et utilisés à outrance, la voix mielleuse du chanteur et les refrains à tête fromagée si chers à ce style musical métallique. Bon, le Power Metal, on aime ou on n’aime pas mais dans les deux cas, on ne peut aucunement rester indifférent à l’apport de Dragonforce sur la scène mondiale car avec le groupe, ce Power Metal s’est grandement développé dans les années 2000 et a fait exploser le genre à travers la planète. C’est bien évident que Dragonforce c’est probablement très quétaine et très bonbon mais que voulez-vous, ça en prend pour tous les goûts et la troupe de Herman Li a réussi l’exploit de se tailler une place tout en haut de la popularité métallique et a contribué à faire évoluer un genre pour le plaisir de ses fans!