R.U.S.T.X. – T.T.P.M. – 2017

R.U.S.T.X. – Heavy Metal – Chypre
T.T.P.M. – 2017
Indépendant
6.5/10

Le trip des années 80 commence selon moi à devenir une vrai farce. Non pas que les groupes pionniers et cette époque soient une farce, au contraire mais la mode qui sévit depuis déjà quelques années est devenue réchauffée et sur-utilisée. Que les jeunes s’intéressent à cette superbe période, c’est correct et même souhaitable dans un sens, il y a un certain désir de connaître le passé chez la nouvelle génération, l’histoire musicale pourra ainsi perdurer et se transmettre. Mais de là à reprendre littéralement ce qui se faisait il y a 30 ans et de l’appliquer à la lettre avec tout ce qui vient, habillement inclus, je me dis que c’est un peu trop, c’est devenu une mode pure et simple à en devenir gênant par moments.

R.U.S.T.X. est exactement le genre de groupe qui recule en 1983 pour faire comme les autres groupes qui reculent à cette époque. Oui, c’est bien joué et bien composé. Oui, la production est très bonne. Sauf que c’est du copié/collé qui semble être fait avec une prétention beaucoup trop haute. Le groupe se contente de reprendre exactement les mêmes formulations et tous les ingrédients d’il y a 30 ans sans apporter la flamme et la conviction qui ont porté le Heavy Metal originel à bouts de bras et à grands coups de guitares. R.U.S.T.X. sonne comme un « cover band », vide et sans éclat.

Les musiciens du groupe sont très bons et auraient intérêt à trouver leur propre voie pour offrir une musique originale. On peut s’influencer des groupes du passé et imbriquer ces influences dans notre musique mais réutiliser exactement les éléments du passé sans avoir vécu cette glorieuse épopée ne donne absolument rien si ce n’est que devenir un genre de « poser » et tenter désespérément d’avoir l’air « in » et « cool ». Cet album s’adresse aux amateurs de photocopies et de musique de surface sans âme.

Demonic Death Judge – Seaweed – 2017

Demonic Death Judge – Sludge/Stoner Metal – Finlande
Seaweed – 2017
Suicide Records
8.5/10

Mon expérience et mes connaissances en matière de Sludge et Stoner sont très limitées et à ses premiers balbutiements, je commence tout juste à découvrir ce monde musical lourd, lent et vaporeux. Ce genre du musique est directement lié à la consommation de gazon et autres substances procurant des effets brumeux, il est fort possible que cet aspect m’ait rebuté pendant longtemps et que j’aie jugé le style un peu trop rapidement. Quoiqu’il en soit, mes découvertes se font lentement et j’apprends à apprivoiser la bête tranquillement.

La formation Finnoise Demonic Death Judge ne sort aucunement des balises que je connais de ce type musical. La basse est très présente et surtout très « heavy » reposant sur des riffs lents et profonds. Les guitares sont abrasives et puissantes le tout bien implanté sur une solide base rythmique. Contrairement aux groupes que je connais dans le genre, Demonic Death Judge utilise un vocal très « harsh » au lieu des usuels vocaux clairs. Bien que le groupe est influencé par des sonorités issues des années 70, il n’en demeure pas moins qu’il y a une forte touche moderne et un son propre sur Seaweed. Les compositions sont inventives et originales, on ne tombe pas dans le piège de la redondance. Le groupe ajout quelques échantillonnages ici et là et même une partie de banjo qui colle vraiment bien à l’ambiance dégagée par cet album.

Seaweed est un album à mi chemin entre le sauvage et le psychédélique. Une musique profonde et vaporeuse mais puissante et décapante en même temps. Le genre de puissance que l’on retrouvait chez Butthole Surfers avec des pièces comme Jimi ou Helicopter. Demonic Death Judge est une belle découverte et je conseille Seaweed à tous ceux qui aiment ce qui décape!

Hour of Penance – Cast the First Stone – 2017

Hour of Penance – Technical Death Metal – Italie
Cast the First Stone – 2017
Prosthetic Records
9/10

J’ai fait la découverte de Hour of Penance avec Regicide en 2014. Un album que j’avais tout de même apprécié compte tenu de son léger manque d’originalité et de sa redondamce au fil des pièces. Mais, la brutalité et la technicité étaient au rendez-vous et en bout de ligne cet album en était un bon dans le domaine du Death Metal technique.

Cast the First Stone est le nouvel album de la formation Italienne et Hour of Penance s’est donné à fond pour celui-ci, on monte la barre beaucoup plus haut point de vue technicité mais aussi au niveau des arrangements et des textures musicales. La brutalité est toujours au rendez-vous mais le niveau de composition est beaucoup plus élevé et original. Hour of Penance se démarque avec ses riffs puissants et sa rythmique étourdissante.

Suivant la lignée des Nile, Behemoth, Decapitated ou encore Fleshgod Apocalypse, Hour of Penance se tisse une place bien haute parmi les sommités du genre et se taille une réputation qui n’est plus à envier de quiconque. Cast the First Stone est un album explosif, puissant et merveilleusement bien composé. Un petit bijou du Death Metal mondial qui deviendra un classique du genre à coup sûr!

Aborym – Shifting.Negative – 2017

Aborym – Industrial Black Metal – Italie
Shifting.Negative – 2017
Agonia Records
8.5/10

Pour n’avoir entendu que quelques parcelles de Aborym par le passé avec ses sonorités beaucoup plus Black Metal qu’Industriel, je m’attendais à un album de Black Metal Industriel typique à la Anaal Nathrakh ou toute autre formation de même acabit. J’ai donc écouté ce nouvel album de Aborym sans vraiment connaître la formation Italienne et c’est avec une oreille chaste que je me suis fait une bonne idée de quoi il en retourne.

Shifting.Negative n’est absolument pas un album de Black Metal. Il s’agit ici d’un album à 100% Industriel avec ses claviers, ses échantillonnages, son côté mécanique et tout ce qui vient avec pour un groupe Industriel. On nage dans les eaux de la moitié des années 90 avec les Nine Inch Nails ou encore KMFDM. Énormément d’électronique, d’étranges sonorités et de recherche expérimentale. Les parties dites plus Métal se rapprochent plus de Prong et de Ministry que du Black Metal et certains relents à la Skinny Puppy se font entendre ici et là ce qui est loin de me déplaire.

Certes, cet album est possiblement un suicide artistique et Aborym risque fort de se faire royalement crucifier, les fans du groupe vont pour la plupart détester et démolir cet effort qui sort de la zone de confort dont ils ont été habitués par le groupe. Pour ma part, je trouve que Shifting.Negative est un album Industriel fort intéressant, bien structuré et offrant de belles sonorités mécaniques. Ce nouvel album mérite d’avoir sa chance même si ce ne sera pas évident pour les fans purs et durs.

Lord Vigo – Blackborne Souls – 2017


Lord Vigo – Doom Metal – Allemagne
Blackborne Souls – 2017
No remorse Records
7/10

L’offre et la demande sont devenues diamétralement opposées à cette époque dans la grande sphère Métallique mondiale. Des groupes et des albums il y en a plus que ce que l’on peut consommer ce qui fait que le marché est sursaturé et malheureusement fortement dilué par le fait même. L’industrie du disque ne doit pas si mal aller puisque qu’il s’en crée beaucoup d’année en année des albums, parfois au détriment même d’une certaine dose de qualité musicale.

Je sais, le Doom est un monde à part et loin des standards proprement dit. Il n’en demeure pas moins que l’on doit garder une certaine fierté musicale par contre et tenter d’éviter de tomber dans le n’importe quoi. Ce qui au départ me semblait être une formation fort prometteuse s’est transformée en désagréable expérience musicale. Lord Vigo et son premier album Blackborne Souls était empli de promesses sonores qui se sont rapidement dégradées au fil de l’écoute de l’album

Je dois dire ici que musicalement parlant au niveau de l’instrumentation, de la composition et des arrangements, Lord Vigo excelle haut la main rivalisant avec de grosses pointures telles Candlemass, Saint Vitus ou encore Trouble. Les musiciens sont très bons et la performance aussi. Cependant, aussi puissantes soient elles, les parties vocales viennent carrément détruire tout le travail musical du groupe. Oui, la voix du chanteur a du tonus et un très bon timbre rappelant Messiah Marcolin et Lee Dorian sauf que ce chanteur est incapable de créer ses partitions vocales pour les intégrer efficacement à la musique de Lord Vigo. Il fausse tellement que ça devient complètement insoutenable pour les oreilles et rends les pièces réellement désagréables à écouter.

Il est très dommage de ruiner d’excellentes parties musicales de cette façon. Lord Vigo aurait intérêt à changer de chanteur pour permettre au groupe de monter d’un cran sa qualité musicale.

A Projection – Framework – 2017


A Projection – Post Punk/Gothic Rock – Suède
Framework – 2017
Tapete Records
6/10

Étant un grand amateur de Post Punk et de Gothic Rock de la période originelle des années 80, je ne puis m’empêcher de continuer à regarder ce qui ce fait à ce niveau dans notre réalité temporelle où tout a été inventé musicalement et où il y a plus d’offres musicales que de demandes. Certes, il y a d’excellents nouveaux groupes qui se taillent une place dans l’univers de cette musique alternative mais malheureusement il y a aussi beaucoup de groupes forts décevants qui ne font que diluer cette offre.

Les Suédois de A Projection sont le parfait exemple de groupe qui dilue à outrance les sonorités de l’époque glorieuse de l’après Punk. Prenez Joy Division et New Order, brassez jusqu’à obtention d’un mélange homogène pour que les sonorités des deux ne fassent plus qu’un. Ajoutez une incroyable quantité de The Cure et saupoudrez le tout d’une généreuse poignée de Depeche Mode. Le résultat obtenu donne Framework. Un album littéralement copié/collé ou « rip-off » des groupes mentionnés plus haut.

La production est plutôt bonne, l’interprétation musicale aussi. Il est cependant inutile de parler du niveau de composition tant le copiage est flagrant. De plus, le tout est joué sans convictions, sans profondeur et sans réelle passion. A Projection joue du Post Punk pour se donner un air cool tous vêtus de noir que les membres sont. Dans une époque lointaine j’aurais même eu l’idée de les classer parmi les « posers ». Ce terme n’est possiblement plus vraiment utilisé de nos jours car les « posers » se sont fondus dans la masse underground depuis des lustres. A Projection est à éviter et est une perte de temps monumentale. Rabattons-nous sur les originaux et conservons nos merveilleux souvenirs avec ceux-ci.

Kreator – Gods of Violence – 2017

Kreator – Thrash Metal – Allemagne
Gods of Violence – 2017
Nuclear Blast
8.5/10

Quatorzième album de la légendaire formation Allemande Kreator, Gods of Violence arrive à point en ce début 2017 maintenant la la tendance et la cadence depuis le retour au vrai Thrash avec l’album Violent Revolution en 2001. Mille Petrozza et Ventor gardent le cap confirmant leur position en tête du Thrash Metal Allemand.

Outre les riffs rapides et acérés qui ont fait la renommée de Kreator au fil de sa longue carrière, le groupe incorpore des éléments se rapprochant du Melodic Death Metal et renoue avec le Heavy Metal à la Judas Priest ou Iron Maiden sur certaines pièces tout en gardant le focus sur l’agressivité et la rapidité. Le groupe se permet même des extravagances en ajoutant une cornemuse sur Hail to the Hordes et en expérimentant certaines sonorités avec des effets et des structures sortant du cadre Métallique.

Gods of Violence est un très bon album de Kreator, Mille est en pleine forme et prouve encore une fois qu’il est un excellent compositeur. Ce nouvel album s’inscrit parmi les meilleurs albums de 2017 et une des réussites de Kreator depuis le début de sa formation en 1984.

Beth Blade and the Beautiful Disasters – Bad Habit – 2017

beth-bladeBeth Blade and the Beautiful Disasters – Hard Rock – Angleterre
Bad Habit – 2017
Indépendant
8.5/10

De plus en plus de groupes menés par des femmes font sensation depuis quelques années. Alors qu’il y a à peine dix ans la majorité des groupes ayant une femme en première place étaient des groupes de Métal Symphonique avec une chanteuse à la voix d’opéra portant un corset, maintenant les femmes se tournent vers le Rock pur et dur et laissent de côté les petites voix mielleuses et doucereuses au profit de la puissance et du sauvage.

Nouvellement arrivé dans l’univers musclé du Hard Rock, la formation Anglaise Beth Blade and the Beautiful Disasters ne fait pas dans la dentelle avec son Hard Rock explosif. Bad Habit c’est en tout dix pièces entraînantes et fort bien composées avec des riffs granuleux et vintage. Un habile mélange entre Kiss, Girlschool et Halestorm avec un son propre et très convaincant. Beth Blade a une superbe voix qui ne tombe pas dans les clichés des belles petites chanteuses qui veulent en montrer. Beth Blade n’a aucunement besoin d’en montrer, elle chante et ça frappe fort.

Une bonne grosse dose de nostalgie de la fin des années 70 et débuts 80 et un groupe à prendre vraiment au sérieux. Beth Blade and the Beautiful Disasters c’est du vrai bon Hard Rock comme il se doit d’être : de la grosse guitare sale, des rythmes percutants et de l’énergie à revendre!

Mangog – Mangog Awakens – 2017

mangogMangog – Doom Metal – États-Unis
Mangog Awakens – 2017
Argonauta Records
7/10

Fondé en 2014, Mangog est le projet principal de Bert Hall qui officie également à titre de bassiste de la formation Beelzefuzz. Le groupe Américain présente son premier album intitulé Mangog Awakens et nous livre un Doom Metal fortement influencé par les origines du genre.

Bert Hall et sa troupe a un niveau de composition assez appréciable allant chercher ses idées et sonorités directement chez des groupes tels Pentagram, Trouble ou encore Black Sabbath. Ici, rien de vraiment nouveau, Mangog remâche la même mixture que plusieurs formations nous servent depuis le retour aux origines du Doom un peu comme si ce type de musique lente était devenu la saveur du mois. Mangog est en mesure de livrer des pièces intéressantes et des riffs accrocheurs mais la redondance et l’étirement de la sauce me laissent perplexe sur le produit fini. Myke Wells n’est pas un très bon chanteur mais sans fausser à proprement parler, il a de la difficulté à agencer sa voix et ses partitions vocales à la musique du groupe apportant un certain fil décousu aux pièces.

Mangog Awakens comporte de très bons éléments mais dans son intégralité, il manque ce petit plus qui nous font lever de notre chaise et sourciller de surprise. Intéressant mais sans plus. Mangog est une formation dans la moyenne qui prendra sans doute de la maturité avec les années.

Ritual Day – Devila Grantha – 2017

ritual-dayRitual Day – Black Metal – Chine
Devila Grantha – 2017
Indépendant
9/10

Je resterai toujours surpris de voir la provenance de certains groupes de Métal extrême. La Chine est un endroit plutôt inusité pour produire des groupes, en l’occurrence Black Metal. Je découvre cette semaine la formation Ritual Day basée à Beijing (Pékin), capitale Chinoise ayant plus de 11 millions d’habitants.

La force de frappe de Ritual Day est assez sauvage et virulente par moments. Alliant des riffs acérés et des rythmiques tantôt ultra rapides tantôt plus lentes et mélodiques, la formation se démarque par l’ajout de sonorités issues du Bouddhisme Tibétain, notamment avec des voix gutturales et certains instruments à un seul ton utilisés par les moines. Les compositions sont axées sur la dissonance et les mélodies froides grandement mélancoliques apportant une très grande originalité au contenu des pièces et au son général de Devila Grantha.

Jouissant d’une excellente production, l’album s’écoute très bien d’un bout à l’autre au fil des 11 pièces. Aucune redondance ni de longueurs, un album parfait à se mettre dans les oreilles et à savourer à chaque note et parcelle de riff. Ritual Day est une belle découverte et Devila Grantha est un album fortement recommandé.

Grave Digger – Healed by Metal – 2017

grave-diggerGrave Digger – Heavy/Speed Metal – Allemagne
Healed by Metal – 2017
Napalm Records
8.5/10

Il est parfois surprenant de voir que de vieux routiers comme Grave Digger sont toujours en vie en portant la flamme du Heavy Metal à bouts de bras. Le groupe a changé de nom pour Digger en 1986 pour faire plus d’argent ce qui a conduit à un flop monumental. Il a ensuite été rebaptisé Hawaii entre 1988 et 1991 pour revenir en 1993 sous;e nom Grave Digger. Le groupe est demeuré constant depuis sortant des albums à peu près aux deux ans tout en gardant une certaine stabilité musicale ces 24 dernières années.

Healed by Metal est le petit nouveau qui a vu le jour le 13 Janvier sur Napalm Records. Rien de vraiment nouveau sur ce nouvel album, Grave Digger livre toujours le même Heavy Metal teinté de Speed Metal que sur Heavy Metal Breakdown paru en 1984. Rien d’original, un son fortement similaire à celui de Accept mais Grave Digger le fait fort bien et est encore en mesure de fournir de bons albums avec des hymnes épiques comme Call for War. Le groupe reste fidèle à lui-même en jouant le Heavy Metal originel en gardant une honnêteté sans pareil.

Grave Digger garde son cap et sa vitesse de croisière, Healed by Metal est un bon album de Heavy Metal pur et dur avec de très bons moments comme à la belle époque. Comme quoi les recettes traditionnelles sont généralement chaleureuses et rassurantes. Le Heavy Metal se porte bien et les vieux bonhommes sont encore là pour le porter bien haut.

The Project Hate MCMXCIX – Of Chaos and Carnal Pleasures – 2017

the-project-hateThe Project Hate MCMXCIX – Industrial Death Metal – Suède
Of Chaos and Carnal Pleasures – 2017
Independant
5/10

Of Chaos and Carnal Pleasures est le onzième album des Suédois de The Project Hate MCMXCIX depuis la formation du groupe en 1999. J’ai toujours eu certaines réticences face à ce groupe principalement dûes au fait que la voix féminine me cassait légèrement les oreilles et au fil décousu de celle-ci dans l’univers musical du groupe. Un changement de chanteuse en 2014 n’a fait qu’empirer les choses laissant le groupe nous livrer une abomination sonore royalement exécrable.

En voyant que The Project Hate MCMXCIX sortait un nouvel album en ce début Janvier 2017, je me suis dit qu’il était peut-être une bonne idée de l’écouter et que le groupe allait rectifier le tir suite à sa précédente horreur. Ce nouvel album repose sur de solides bases de Death Metal puissant avec de très bonnes idées et de très bons riffs. Les claviers sont un peu fades et « cheaps » par moments mais musicalement c’est tout de même efficace et intéressant. Là où ça se gâte lamentablement c’est au niveau de la voix féminine. Pourquoi ne pas éliminer complètement ce qui gâche les chansons? Non pas que la chanteuse chante mal mais pour un groupe de hip hop ou de pop bonbon elle serait parfaite. Les airs de voix, les effets, la façon de placer la voix, enfin tout est à chier et ne colle absolument pas à la musique du groupe. Tellement que l’irritation vient à son apogée au bout de deux pièces qui me force à arr^ter l’écoute. J’ai beau ré-essayer, ça vient me chercher et me piquer au vif sans bon sang.

Le groupe a eu la brillante idée d’inclure une version instrumentale des pièces sur un deuxième CD. Même si c’est meilleur ainsi, il manque de vocaux gras pour ajouter du piquant. Le groupe aurait mieux fait d’éliminer les parties vocales de Ellinor Asp et se concentrer sur l’essentiel de l’album : Du gras, du brutal et de agression. C’est bien malheureux mais The Project Hate MCMXCIX vient encore de manquer son coup à cause d’une chanteuse…

« Prendre note qu’aucun extrait n’est disponible pour l’album chroniqué ci-dessous. Le groupe semble préférer ne pas partager sa musique sur Internet via les sites traditionnels conçus à cet effet. »

Egon Swharz – In the Mouth of Madness – 2017

egon-swharz
Egon Swharz – Doom/Stoner Metal – Italie
In the Mouth of Madness – 2017
Indépendant
6.5/10

Le Stoner/Doom semble être une saveur musicale qui a la cote depuis quelques années et plusieurs formations voient le jour en adoptant ces sonorités du passé. Bien que bon nombre de ces formations font un travail exemplaire au niveau des compositions, d’autres stagnent et se contentent uniquement de livrer un son sans réelle approche nouvelle.

Les Italiens de Egon Swharz ont lancé leur premier album In the Mouth of Madness il y a quelques jours et ce qui s’avérait être prometteur au départ s’est transformé en profonde déception sonore menant directement vers l’exaspération pur et simple. Bien que le groupe revisite le passé par ses guitares fuzzées et ses riffs issus d’une époque lointaine, il n’arrive aucunement à faire valoriser ses compositions et les rendre intéressantes.

Les pièces sont interminables et hautement redondantes, le groupe se contentant de répéter sans cesse le même riff pendant plusieurs minutes pour aboutir sur un autre riff tout aussi long et ennuyant. Le comble de la platitude arrive à son apogée dû au fait du manque de vocaux qui sont inexistants. Egon Swharz joue la carte de l’instrumental avec des pièces composées pour avoir des paroles ce qui donne l’impression d’écouter des chansons démos non terminées qui s’éternisent à n’en plus finir. In the Mouth of Madness est un album qui manque cruellement de finition et d’originalité. Egon Swharz devrait retourner dans son local et peaufiner ses compositions avant de les offrir au public.

Cependant, je dois lever mon chapeau à la présentation graphique de l’album qui est superbe. Très horreur des années 50 et fort bien réussie.

Begerith – A.D.A.M. – 2017

begerith
Begerith – Black/Death Metal – Pologne
A.D.A.M. – 2017
Indépendant
8.5/10

Originalement fondée en Russie et relocalisée à Varsovie en Pologne deouis plusieurs années, la formation Black/Death Metal Begerith lance son deuxième album intitulé A.D.A.M.. Outre l’intro qui se nomme Nome Fatas Hiss Mortus, les dix autres pièces de l’album ont pour titre A.D.A.M. de I à X.

Musicalement Begerith est vraiment solide avec des compositions très bien structurées et arrangées et jouissant d’une production en béton armé. Je découvre tout juste cette formation Polonaise et même si le contenu, le look et le son du groupe ont été déjà utilisés à maintes reprises il n’en demeure pas moins que c’est bien fait et exécuté. On ressent largement les influences de Behemoth et de Dimmu Borgir des débuts ce qui n’est nullement un défaut en soi.

A.D.A.M. est un album puissant et largement captivant. Les 51 minutes de son contenu passe à la vitesse de l’éclair et ne comportent aucune redondance ni de moments inutiles, tout est à sa place et l’album nous fait passer un agréable moment dans son entièreté. Belle découverte pour ma part en ce début 2017 et je recommande cet album aux amateurs de puissance à l’état brut.

Black Anvil – As Was – 2017

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Black Anvil – Black/Thrash Metal – États-Unis
As Was – 2017
Relapse
8/10

Issu de la formation Hardcore Kill your Idols, Black Anvil est de tout autre acabit en jouant la carte du Black Metal teinté de Thrash. As Was est le quatrième album des Américains depuis la formation du groupe en 2008 et le premier que j’écoute découvrant tout juste l’existence du quatuor.

Jouissant d’une excellente production, As Was est un album de Black Metal à la Watain, Aura Noir ou encore Goatwhore. Un son très froid, des guitares acérées et des riffs tranchants rappelant certains groupes Thrash des origines. Le niveau de composition est très élevé, les musiciens savent jouer et totalement dans les temps. L’ensemble de l’album est excellent, on a droit à du Métal froid de très haute qualité et à haute teneur d’originalité.

Il y a cependant un « mais » qui me tape un peu sur les nerfs au fil de l’album. Les vocaux « cleans » sont un peu trop mielleux et doucereux pour ce type de musique ce qui contraste violemment avec les sonorités glaciales et percutantes proposées. Il y a également à quelques reprises des passages un peu trop joyeux, je soupçonne la mauvaise influence Hardcore de faire surface de temps à autres brisant ainsi l’essence et le fil des pièces.

As Was est en général un très bon album original, puissant et intelligent. Black Anvil est à prendre en considération de par sa qualité musicale et son haut niveau de composition.

Dumal – The Lesser God – 2017

dumal
Dumal – Black Metal – États-Unis
The Lesser God – 2017
Independant
8/10

Nouvellement arrivée dans la scène Black Metal Américaine, la formation dumal de Pennsylvannie nous offre un premier album intitulé The Lesser God sur lequel on retrouve un Black Metal mélodique à la sauce Scandinave.

Sans vraiment réinventer le genre, Dumal tire son épingle du jeu avec une très bonne production et des mélodies bien composées. On sent grandement l’influence de Dissection et Thulcandra ainsi que Absu ou encore Windir au fil des pièces dont certaines sont un peu longues et redondantes. Le groupe est à l’aise musicalement n’y allant pas avec une technicité extrême mais gardant le cap de l’efficacité. Les ambiances sont froides comme le veut le traditionnel Black Metal mais les textures ne varient pas beaucoup n’étant pratiquement pas au rendez-vous.

Dumal joue la carte du Black Metal linéaire et mélodique à la limite primitif. C’est cru, franc et direct. Il est clair que le groupe ne révolutionnera aucunement le monde du Métal mais sa musique est honnête, bien ficelée et intéressante. The Lesser God est un bon album de Black Metal traditionnel bien exécuté.

Lizzard Wizzard – Total War Power Bastard – 2017

lizzard-wizzardLizzard Wizzard – Stoner/Doom/Sludge Metal – Australie
Total War Power Bastard – 2017
Indépendant
6/10

Le Stoner, le Doom et le Sludge sont trois types de musique abrasive qui se ressemblent et se complètent. Ces dernières années les trois styles se portent à merveille aussi bien séparément que combinés et une majorité des formations issues de ces types de musique extrême sont excellentes. Il arrive cependant qu’une formation passe à côté de l’essentiel en ajoutant un peu trop de sel.

Les Australiens de Lizzard Wizzard entrent dans cette branche musicale et est influencé directement par Black Sabbath. Au niveau des compositions, Lizzard Wizzard est en mesure de livrer la marchandise et excelle au niveau des idées de riffs et des structures. L’amplification des sonorités granuleuses des guitares apporte un niveau appréciable d’agressivité malgré la lenteur des pièces et de la longueur de celles-ci et l’interprétation instrumentale est de haut niveau. Bref, ce disque renferme de très bonnes pièces et beaucoup d’idées plus expérimentales fort intéressantes.

Là où ça se corse, c’est au niveau des vocaux. Je comprends fort bien que certains artistes aiment ajouter beaucoup d’agressivité et de colère dans leurs compositions. Quand c’est bien fait, ça peut apporter une toute autre dimension et un cachet unique sur un album. Mais, Lizzard Wizzard ajoute tellement de colère que les voix sont carrément hurlées au point de devenir totalement désagréables pour l’oreille. Tout ce que le groupe a réussi à bâtir au fil de ses pièces se retrouve complètement détruit par les vocaux rendant l’album agressant, stressant et horripilant sans bon sens. C’est très dommage car il y avait un fort potentiel musical qui se retrouve gâché par un gros manque de discernement. A proscrire si vous voulez garder vos nerfs et vos oreilles intacts…

Accept – Restless and Live – Blind Rage Live in Europe – 2017

accept
Accept – Heavy Metal – Allemagne
Restless and Live – Blind Rage Live in Europe – 2017
Nuclear Blast
8/10

Je ne suis et je n’ai jamais été un fan des albums live et j’ai toujours de fortes appréhensions face à ceux-ci. Mais, je suis un grand fan de Accept et une petite voix intérieur m’a suggéré d’écouter ce double album en spectacle enregistré en 2015 lors de la tournée Européenne Blind Rage.

Accept, ce n’est plus vraiment Accept depuis belle lurette. C’est en fait le « Wolf Hoffmann project » avec son acolyte depuis les débuts, Peter Baltes. Cet album live comprends donc outre Mark Tornillo (qui est le chanteur depuis 2009) 2 nouveaux membres et cette version de Accept revisite ses albums classiques Restless and Wild, Balls to the Wall et Metal Heart en plus de jouer des pi`ces des trois derniers albums. La troupe Teutonique se permet même une petite excursion jusqu’à Breaker avec les pièces Starlight et Son of a Bitch.

Pour un album live, celui-ci sonne vraiment bien et je soupçonne beaucoup de retouches en studio et l’interprétation est réglée comme une horloge. Le choix des pièces est excellent, voir accept en concert doit nous garantir un très bon moment musical haut en décibels. Mais à l’écoute de ce live, je dénote une certaine mécanique trop bien rodée. Si bien rodée que l’atmosphère dégagée est fade et sans réelle conviction. Mark Tornillo est un excellent chanteur qui a pris sa place dans le groupe. Il est très à l’aise avec ses propres pièces issues des trois derniers albums mais il a aussi beaucoup de difficulté à s’approprier les classiques.

London Leatherboys et Losers and Winners et Balls to the Wall sont loin d’être convaincantes et manquent royalement de punch, on est loin de Udo et de ses notes hautes. Les Living for Tonite, Midnight Mover et Metal Heart sont correctes mais sans plus. Les pièces de Restless and Wild sont par contre plus réussies, Fast as a Shark rentre au poste et les Flash Rockin’ Man, Demons’ Night et Restless and Wild sont parfaites.

Cet album live de Accept est correct en bout de ligne mais il ne me fait aucunement changer d’idée à propos des live : Je ne suis toujours pas un fan!

Vile Retribution – Global Chaos – 2017

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Vile Retribution – Death/Black Metal – Danemark
Global Chaos – 2017
Independant
8.5/10

Premier album pour la toute jeune formation Danoise Vile Retribution. Formé en 2013, le groupe a offert un mini album en 2014 et récidive en 2017 avec Global Chaos, son tout premier album complet. La formation joue dans un spectre musical à cheval entre le Death Metal de la vieille école et le Black Metal abrasif issu de la sonorité scandinave.

Ce qui retient l’attention sur cet album ce sont les guitares dissonantes et les divers changements de tempo. On passe de riffs typiquement Death, gras et lourds à des mélodies rapides et froides. Le niveau de composition et d’interprétation est assez élevé et l’originalité du contenu est fort appréciable, Vile Retribution a su se doter d’une sonorité unique et riche en textures et arrangements.

Global Chaos est un excellent album à se mettre dans les oreilles, Vile Retribution sors des standards Métalliques. Cette formation sera à surveiller de près, car elle offre un haut calibre musical d’une grande technicité le tout fortement bien composé et interprété. A écouter sans réserve!

Ghost of Veronica – My darkness Welcomes You – 2017

ghost-of-veronicaGhost of Veronica – Industrial Gothic Metal – Slovénie
My Darkness Welcomes You – 2017
Indépendant
8/10

Intéressante découverte en ce début 2017, la formation Ghost of Veronica nous offre un mini album de cinq pièces intitulé My Darkness Welcomes You dans lequel les membres nous plongent dans un univers mécanique, froid et lugubre.

Issu de la Slovénie, Ghost of Veronica met en avant plan son côté Industriel utilisant les claviers à bon escient en ajoutant des sonorités très Gothiques basés sur des riffs empruntés à Samael. C’est assez réussi dans l’ensemble quoiqu’un certain manque d’originalité et un déjà entendu se fassent entendre au fil des pièces. Les ambiances sont superbes, on s’imprègne aisément de cette noirceur se dégageant des compositions.

Ghost of Véronica s’écoute assez bien mais ne réussit pas à fournir l’étincelle pour enflammer sa musique de façon spectaculaire. C’est loin d’être fade au contraire mais il manque un petit quelque chose qui nous font dire « wow ». My Darkness Welcomes You est une bonne sortie en attendant un album complet plus étoffé et avec plus de mordant.

Insulters – Metal Still Means Danger – 2017

insulters
Insulters – Black/Thrash Metal – Espagne
Metal Still Means Danger – 2017
Unholy Prophecies
4/10

Et bien voici venue la première déjection musicale de 2017 et le malheureux élu est la formation Espagnole Insulters. Cette formation est le parfait exemple de complaisance dans la médiocrité tentant désespérément de faire revivre la flamme originelle sans avoir un minimum de talent musical. Ici comme bon nombre de formations de même acabit, on fait du vieux métal pour être cool sans se soucier de la qualité sonore. On mise sur le look et l’attitude avant même de savoir jouer d’un instrument.

Sur Metal Still Means Danger, qui est un titre d’album des plus quétaines en passant, nous avons droit à neuf compositions (ou plutôt décompositions) sonnant exactement toutes pareilles et avec le même tempo tout croche tout au long de l’album. En effet, le batteur est plus souvent hors tempo et dans le champ que sur la bonne ligne directrice et s’enfarge à plusieurs reprises au fil de l’album. On accélère, on ralentit sur des riffs ordinaires et sans aucun intérêt.

Le chanteur a quant à lui un bon vocal black et la production est tout de même appréciable. Mais le niveau de composition passe de médiocre à nul et l’interprétation est épouvantable et surtout lamentable. Je ne peux toujours pas croire que rendu en 2017 il subsiste encore des formations de ce type qui font honte au métal et à son histoire. Insulters est véritablement une insulte aux pionniers qui ont trimé dur pour faire de la grande famille du Métal ce quelle est aujourd’hui. A déconseiller totalement si vous êtes le moindrement un(e) amateur(trice) de musique bien structurée, bien composée et surtout bien interprétée.

Book of Wyrms – Sci-Fi/Fantasy – 2017

book-of-wyrms
Book of Wyrms – Stoner/Doom Metal – Etats-Unis
Sci-Fi/Fantasy – 2017
Twin Earth Records
8.5/10

Belle découverte en ce début 2017! Le premier album de la formation Américaine Book of Wyrms intitulé Sci-Fi/Fantasy débute agréablement cette nouvelle année avec un Stoner psychédélique puissamment appuyé par une partie Doom très profond et musclé.

Dans la foulée des groupes à tendances très « seventies », Book Of Wyrm a une femme à l’avant plan apportant un petit côté obscur et presque sorcellerie à sa musique qui se veut un habile mélange entre Hawkwind et Uncle Acid. Le niveau des compositions est très élevé, c’est du haut calibre musical. La production est parfaite pour ce type de musique et les musiciens rendent justice à leurs pièces avec une excellente interprétation.

L’atmosphère générale de l’album nous transporte vers des contrées très spatiales et assez psychédéliques par moments avec des pièces longues et bien structurées. Sci-Fi/Fantasy est fortement recommandé à tous les amateurs de sonorités anciennes et de gros rock bien ficelé. 2017 commence très bien!

Mechina – As Ember Turns to Dust – 2017

mechina
Mechina – Symphonic / Industrial Death Metal – États-Unis
As Ember Turns to Dust – 2017
Indépendant
7/10

Encore une fois cette année la formation Américaine Mechina sort un album le 1er Janvier. J’avais plus ou moins apprécié le précédent album Progenitor que j’avais trouvé trop mou du point de vue Métallique. Sur As Ember Turns to Dust, Mechina ne s’améliore pas mais n’empire pas.

L’emphase sur le symphonique et l’overdose d’arrangements est toujours présent au détriment de la composition qui est toujours aussi fade et d’une mollesse irritante. Heureusement, Mechina a laissé tomber l’autotune sur cet album, c’est déjà un côté positif. Les riffs manquent cruellement d’attaque et de mordant et l’originalité de ceux-ci ne sont pas au rendez-vous encore une fois. Mechina mise sur la décoration au lieu des fondations ce qui fait que sa musique est aucunement solide au bout du cmpte.

La production est impeccable et le choix des sonorités est tout de même satisfaisant. Les vocaux féminins font le travail mais manquent de puissance donnant un effet très chanteuse pop par moments. Mechina ne m’a pas convaincu une fois de plus cette année, le groupe aurait avantage à attendre plus qu’une année entre deux sorties et prendre le temps de peaufiner sa composition pour y mettre des bases solides au lieu de peinturer une structure chambranlante.

Top 150 et flops 2016

Voici les tops et les flops 2016! La liste des tops regroupe 150 albums qui se sont vus décerner une note variant entre 8 et 9.5 sur une échelle de 10. Ces albums sont tous de très bons à excellents, les notes variant selon la composition, l’ambiance, la production, les arrangements et l’exécution. Une petite partie des notes est finalisée par mon appréciation personnelle de chaque album.

La liste des déceptions comporte 5 albums qui m’ont grandement déçu en 2016. Cette liste ne veut pas nécessairement dire que les dits albums sont mauvais. J’avais des attentes face à ces groupes et leurs albums mais la marchandise n’a pas été livrée selon mes goûts pour quelque raison qui soit.

Finalement, le top 10 des pires albums comprends les albums que j’ai détesté et qui ne correspondait aucunement à l’un ou plusieurs des critères sur lesquels je me base pour attribuer des noyes aux albums.

TOP 150 2016
01 – Youth Code – Commitment to Complications
02 – Voïvod – Post Society
03 – Vektor – Terminal Redux
04 – Hammers Of Misfortune – Dead Revolution
05 – Gorguts – Pleiades’ Dust
06 – Oranssi Pazuzu – Värähtelijä
07 – The Claypool Lennon Delirium – Monolith of Phobos
08 – David Bowie – Blackstar
09 – Blood Ceremony – Lord of Misrule
10 – The Vision Bleak – The Unkown
11 – The Legendary Pink Dots – Pages of Aquarius
12 – Mutant – Pleiades
13 – Magister Dixit – Opus Astral
14 – Black Tusk – Pillars of Ash
15 – Thy Catafalque – Meta
16 – Anciients – Voice of the Void
17 – Kroh – Altars
18 – Anaal Nathrakh – The Whole of the Law
19 – Surgical Meth Machine – Surgical Meth Machine
20 – Savages – Adore Life
21 – HEX A.D. – The Last Nail in the Coffin Lid
22 – Rotting Christ – Rituals
23 – Hante. – This Fog that Never Ends
24 – Purson – Desire’s Magic Theatre
25 – Primal Fear – Rulebreaker
26 – Witches of God – They Came to Kill
27 – Combichrist – This is Where Death Begins
28 – High Spirits – Motivator
29 – Ade – Carthago Delenda Est
30 – The Levitation Hex – Cohesion
31 – Lugnet – Lugnet
32 – Spirit of the Forest – A Void in the Fields of Silence/La Nature Oubliée
33 – Black Wizard – New Waste
34 – Ulcerate – Shrines of Paralysis
35 – Fleshgod Apocalypse – King
36 – Deviant Process – Paroxysm
37 – Black Mountain – IV
38 – Ihsahn – Arktis.
39 – Virus – Memento Collider
40 – Spiritual Beggars – Sunrise to Sundown
41 – Witchery – In His Infernal Majesty’s Service
42 – Montgolfière – Montgolfière
43 – R.I.P. – In the Wind
44 – Todtgelichter – Rooms
45 – Kvelertak – Nattesferd
46 – Nawather – Wasted Years
47 – Aggession – Fragmented Spirit Devils
48 – Crowbar – The Serpent Only Lies
49 – Darkthrone – Arctic Thunder
50 – Surgeon – Beast of Light
51 – Lord Vicar – Gates of Flesh
52 – Outlying – Frameworks for Repression
53 – Cauchemar – Chapelle Ardente
54 – Candlemass – Death Thy Lover
55 – Frostbite – Etching Obscurity
56 – Anti-Nowhere League – The Cage
57 – Grand Magus – Sword Songs
58 – Megadeth – Dystopia
59 – Borknagar – Winter Thrice
60 – Pop.1280 – Paradise
61 – Witchcraft – Nucleus
62 – Entombed A.D. – Dead Dawn
63 – Prevail – War Will Reign
64 – Paragon – Hell Beyond Hell
65 – Construct of Lethe – Corpsegod
66 – Ulver – ATGCLVLSSCAP
67 – Sarke – Bogefod
68 – Anvil – Anvil is Anvil
70 – Deströyer 666 – Wildfire
71 – B-Movie – Climate of Fear
72 – Schizo – Rotten Spiral
73 – Babymetal – Metal Resistance
74 – Date at Midnight – Songs to Fall and Forget
75 – Sahg – Memento Mori
76 – Katalepsy – Gravenous Hour
77 – Wolf Consel – Ironclad
78 – Mountain Witch – Burning Village
79 – The Resistance – Coup de Grace
80 – Accuser – The Forlorn Divide
81 – Aborted – Retrogore
82 – Merlin – Electric Children
83 – Ash Code – Post Human
84 – Bark – Voice of Dog
85 – The Order of Israfel – Red Robes
86 – Denner/Shermann – Masters of Evil
87 – Neolunar – Neolunar
88 – Pixies – Head Carrier
89 – Sodom – Decision Day
90 – Asphyx – Incoming Death
91 – Earth Ship – Hollowed
92 – Spiritus Mortis – The Year is One
93 – Ribspreader – Suicide Gate-A Bridge to Death
94 – Exmortus – Ride Forth
95 – Exumer – The Raging Tides
96 – Discharge – End of Days
97 – Ketzer – Starless
98 – Camel of Doom – Terrestrial
99 – Killer Khan – Global Killer
100 – Psychedelic Witchcraft – The Vision
101 – Necronomicon – Advent of the Human God
102 – Castle – Welcome to the Graveyard
103 – Time to Bleed – Die with Dignity
104 – Wrathrone – Born Beneath
105 – Beelzefuzz – The Righteous Bloom
106 – Blood Red Throne – Union of Flesh and Machine
107 – Warfather – The Grey Eminence
108 – Asteroid – III
109 – Wretch – Wretch
110 – Noctem – Haeresis
111 – Crator – The Ones Who Create, The Ones Who Destroy
112 – Les Indiens – Shaman UFO
113 – High Priest of Saturn – Son of Earth and Sky
114 – Brimstone Coven – Black Magic
115 – New Model Army – Winter
116 – Brujeria – Pocho Aztlan
117 – Phosphorus – Dévasatation
118 – Herman Frank – The Devil Rides Out
119 – Scarblade – The Cosmic Wrath
120 – Cough – Still They Prey
121 – Abbath – Abbath
122 – Venomous Concept – Kick Me Silly-VCVIII
123 – Perihelion Ship – A Rare Thunderstorm in Spring
124 – Destruction – Under Attack
125 – Testament – Brotherhood of the Snake
126 – Vader – The Empire
127 – Blood Diamond – Saviours
128 – Centinex – Doomsday Rituals
129 – Dulcifer – Red Cloud
130 – Mortiis – The Great Deceiver
131 – Suicidal Angels – Division of Blood
132 – Incision – Terminal Reckoning
133 – Angerseed – The Proclamation
134 – The 69 Eyes – Universal Monsters
135 – Wolf Hoffmann – Headbangers Symphony
136 – Atoll – The Gathering Swarm
137 – Brutality – Sea of Ignorance
138 – Stoppenberg – Assault
139 – Prong – X-No Absolutes
140 – The Sexorcist – This is Erotic Body Music
141 – Transdusk – Terra Ultra
142 – Varg – Das Ende aller Lügen
143 – Cough – Still They Prey
144 – Clouds Taste Satanic – Dawn of the Satanic Age
145 – Anthrax – For All Kings
146 – Revocation – Great is our Sin
147 – Ewigheim – Schlaflieder‬
148 – Sorcery – Garden Of Bones
149 – Diamond Head – Diamond Head
150 – Harm – October Fire

Déceptions 2016
01 – Opeth – Sorceress
02 – Pain – Coming Home
03 – The Mission – Another Fall From Grace
04 – Steve Grimmett’s Grim Reaper – Walking in the Shadows
05 – Ghost – Popestar

Pires albums 2016
01 – Possessed Entity – Extermination of Angelic Parasites
02 – Savage Master – With Whips and Chains
03 – Re-Armed – The Era of Precarity
04 – Maschinist – Wilkommen
05 – Soulburn – Earthless Pagan Spirit
06 – Metallica – Hardwire… To Self Destruct
07 – Mindcrushers – Born in Doom
08 – Mother Feather – Mother Feather
09 – Utopia – Mood Changes
10 – Last in Line – Heavy Crown

Prevail – War Will Reign – 2016

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Prevail – Death Metal – Danemark
War Will Reign – 2016
Indépendant
8.5/10

Le monde du Death Metal étant très vaste, plusieurs formations se retrouvent à copier ses semblables pour être en mesure de pondre quelque chose de potable. Il arrive aussi que certaines formations ajoutent un peu de piquant en ajoutant des ingrédients secrets dans la recette originale pour agrémenter le tout de façon différente et intéressante.

La formation Danoise Prevail offre son premier album War Will Reign, album qui sort tout de même du lot malgré certaines similitudes avec des formations connues telles Jungle Rot ou Coldworker. Là où Prevail se démarque c’est au niveau de ses compositions qui diffèrent tout au long de l’album. Le groupe n’a pas peur d’explorer diverses sonorités tantôt plus mélodiques, tantôt plus sombres pour ajouter de la texture à ses pièces. On passe du mode mineur au mode majeur aisément ce qui peu paraître un tantinet bizarre à la première écoute mais qui passe agréablement bien malgré tout.

War Will Reign est un peu long cependant, il y a une légère redondance entre les pièces mais on peut rapidement faire fi de cet aspect car les compositions sont très bien montées et exécutées et la majorité des riffs sont explosifs. Pas de grands arrangements grandioses, le groupe mise sur le côté brutal et direct pour arriver à ses fins.

Prevail joue du très bon Death Metal à multiples couleurs et War Will Reign est un excellent album à écouter avec du volume. Très efficace et entraînant!

Minotaur Head – Minotaur Head – 2016

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Minotaur Head – Death/Doom Metal – International
Minotaur Head – 2016
War Anthem Records
6.5/10

Les « supergroupes » sont devenus à la mode depuis quelques années dans la grande sphère Métallique et franchement je dois me rendre à l’évidence que la majorité de ces groupes réunissant des sommités issues de groupes plus connus laissent carrément à désirer. Comme si ces « supergroupes » étaient créés dans le but de mousser l’intérêt des groupes respectifs des membres.

Tout comme Soulburn qui a fait l’objet d’une chronique il y a quelques temps, Minotaur Head est une autre des innombrables formations réunissant des membres/ex-membres des Asphyx, Grand Supreme Blood Court, Hail of Bullets et compagnie. Et comme toutes ces formations, Minotaur Head sonne exactement comme toutes les autres sans pour autant apporter un vent de fraîcheur sur un genre qui commence à s’user de manière exponentielle. Pourquoi recréer des groupes avec le même son et la même démarche? On dilue le produit et ça finit par être clairement redondant et rapidement sans réel intérêt.

Minotaur Head est identique à un album de rejets de Asphyx axé sur la partie très lente du groupe des Pays Bas. Même son, même type de voix mais avec une monotonie poussée au maximum et sans réelle conviction. Malgré de bons riffs ici et là, cet album est carrément une perte de temps et d’énergie et sonne le réchauffé à la limite du brûlé.

Holy Serpent – Temples – 2016

holy-serpent
Holy Serpent – Doom/Stoner Metal – Australie
Temples – 2016
RidingEasy Records
6.5/10

Formée en 2013, la formation Australienne Holy Serpent nous sert son premier album intitulé Temples. Fortement influencé par le Stoner/Doom issu de la fin des années 70, Holy Serpent joue la carte du très lent et du très long avec des riffs répétitifs et redondants. Bien que certaines idées soient intéressantes, la formation ne parvient pas à nous faire accrocher dû à ses pièces beaucoup trop longues et relativement ennuyeuses. Trop c’est comme pas assez et Holy Serpent démontre très bien qu’il ne sait aucunement doser ses compositions.

Temples aurait pu avoir du beau potentiel mais l’ensemble des cinq pièces l’album donne l’impresion d’être une seule et unique pièce de plus de 43 minutes à haute teneur soporifique. Dommage, la production et l’exécution sont parfaites mais le groupe aura intérêt à travailler ses changements et arrangements dans le futur.

Hex A.D. – The Last Nail in the Coffin Lid – 2016

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Hex A.D. – Progressive Doom Metal – Norvège
The Last Nail in the Coffin Lid – 2016
Sepulchral Silence
9/10

Décidément, cette fin d’année apporte son lot de surprises! Je découvre tout juste la formation Norvégienne Hex A.D. qui offre un deuxième album pas piqué des vers! Essentiellement composé de Rick Hagan qui s’est entouré de musiciens pour cet album, Hex A.D. Est un groupe à prendre au sérieux de par sa qualité musicale exemplaire.

Mélangeant habilement le Doom à la Candlemass, le Hard Rock à la Deep Purple et le Métal Progressif dans la veine de Opeth, Hex A.D. A une approche très vintage avec ses claviers des années 70 avec la puissance de frappe du Doom traditionnel. The Last Nail in the Coffin Lid comprends 5 pièces pour une durée totale de plus de 33 minutes d’excellence musicale. Pas d’excès de vitesse, le mot d’ordre est la lenteur et les changements soudains où le mystère est bien présent au fil des pièces. Aucune technicité excessive, on mise sur les ambiances et c’est fort bien réussi. La voix de Rick Hagan oscille entre celle de Peter Murphy et de Wayne Hussey par moments ce qui ajoute une touche plus Gothique à l’ensemble de l’album.

Hex A.D. Est un excellent et savant hybride entre le Doom puissant de Candlemass, les claviers de Deep Purple et les arrangements de Opeth de la période Blackwater Park. Belle découverte 2016, un excellent album à se mettre dans les oreilles!

Crator – The Ones Who Create:The Ones Who Destroy – 2016

crator
Crator – Technical Death Metal – États-Unis
The Ones Who Create:The Ones Who Destroy – 2016
Indépendant
8/10

Nouvellement formée, la formation Américaine Crator est un genre de projet connexe implicant des membres de Origin et des membre/ex-membre de Gorguts. Inutile de mentionner que même avant d’écouter ce premier album, j’avais une très bonne idée sur ce que j’allais découvrir.

Comme je m’y attendais, Crator donne le Death Metal ultra technique où le flot de notes coule en abondance. En fait, après deux ou trois écoutes de cet album je dois me rendre à l’évidence, Crator sonne exactement comme Origin et The Ones Who Create:The Ones Who Destroy aurait pu aisément être un album signé Origin.

Malgré une très grande dextérité sur les instruments et une très grande habileté à composer, Crator n’apporte rien de nouveau. Cet album est tout de même assez bon dans l’ensemble mais demeure peu Origin…al!

Scarblade – The Cosmic Wrath – 2016

scarbladeScarblade – Heavy Metal – Suède
The Cosmic Wrath – 2016
No Remorse Records
8/10

Originalement issue de la Grèce sous le nom de Ruthless Steel, Scarblade maintenant relocalisé en Suède sort son premier album intitulé The Cosmic Wrath sur No Remorse Records. Tout semble porter à croire que Scarblade est le projet de Aliki Kostopoulou puisque tous les membres originaux de Ruthless Steel/Scarblade ne sont plus de la formation pour ce premier album.

Scarblade joue un Heavy Metal de la vieille école s’apparenter beaucoup à ce que faisait Warlock sur Burning the Witches et Hellbound. La voix de Aliki Kostopoulou est également similaire à celle de Doro ce qui accentue les similitudes avec la classique formation Allemande. Le nieveau des compositions est très appréciable et le niveau des musiciens l’est tout autant. L’album recèle plusieurs riffs accrocheurs fidèles au Heavy Metal d’origine.

Bien que Aliki Kotopoulou semble assez à l’aise avec sa voix, il lui manque ce petit quelque chose pour affirmer qu’elle est une chanteuse du niveau de Doro ou de Leather Leone. Mais il est fort à parier qu’avec le temps sa voix va s’améliorer pour atteindre un niveau plus élevé au fil des albums. Au final The Cosmic Wrath est un très bon album de Heavy Metal pur et dur à prendre en considération, on prends un malin plaisir à retourner dans le temps pour savourer une sonorité qui a ébranlé notre jeunesse.