Thy Catafalque – Naiv – 2020

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1761
Thy Catafalque – Naiv – 2020
Hongrie

Fondé en 1998, le duo Thy Catafalque est devenu un projet solo solo avec son cinquième album Rengeten. Depuis, Tamás Kátai ne cesse de nous étonner d’album en album avec ses mélanges de styles et de sonorités incroyables. Il faut dire que le bonhomme a un talent indéniable pour la composition et je l’ai souvent comparé à Mike Oldfield en tant que compositeur et arrangeur avec sa capacité à jongler avec différtente textures pour offrir une musique de haut calibre. Naiv est le neuvième de la discographie et non le moindre car cet album regorge d’expérimentations de toutes sortes. Le maître du projet nous transporte dans des contrées musicales inexplorées dans lesquelles s’entrecroisent Black Metal, Folk, Rock, Jazz, Progressif et éléments électroniques pour former un tout d’avant-garde peut être difficile d’accès pour les non-initiés mais complétement fou au niveau sonore. Peu d’artistes peuvent se targuer de creuser profondément dans la recherche musicale et Tamás Kátai fait partie d’une élite regroupant peu d’élus qui font passer le côté artistique avant la notoriété. Un artiste accompli qui peut amplement rejoindre les Robert Fripp, Edward Ka-Spel ou Klaus Schulze comme musicien et compositeur ayant fait évoluer la musique non conventionnelle.

Midnight – Rebirth by Blasphemy – 2020

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1760
Midnight – Rebirth by Blasphemy – 2020
États-Unis

Irrévérencieux, grinçant et caustique. Trois des nombreuses qualifications qui s’appliquent au projet Midnight mené d’une main de fer par son seul et unique membre Jamie Walters aussi connu sous le pseudonyme Athenar. Midnight avait pris d’assaut la scène métallique underground avec un premier album explosif en 2011 et avait rapidement grimpé les échelons avec son Speed Metal noirci si bien qu’après le troisième album, Walters s’était retrouvé sur la légendaire étiquette Metal Blade pour la suite des choses. Assurant lui-même tous les instruments et vocaux, Walters avait poursuivi son irrévérence sans rien changer sur Rebirth by Blasphemy avec des riffs bien aiguisés et une production de la vieille école qui rendait justice aux pièces et qui rendait un vibrant hommage aux pionniers du genre comme Venom, Motörhead ou Hellhammer. Un excellent album de pur Speed Metal qui prouve que la flamme originelle est toujours bien allumée!

Sentient Horror – Morbid Realms – 2019

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1759
Sentient Horror – Morbid Realms – 2019
États-unis

Dès ses premiers soubresauts avec Seven Churches de Possessed en 1985, le Death Metal s’est rapidement développé notamment grâce à la formation Death. Le genre s’est répandu comme une traînée de poudre au début des années 90 pour devenir ce qu’il est aujourd’hui avec ses multiples ramifications et sonorités. La formation Américaine Sentient Horror est l’une de ces jeunes pousses qui portent le flambeau à bout de bras pour préserver l’authenticité du genre en s’inspirant directement du fameux son Suédois initié par les Entombed, Grave et compagnie mais avec une touche de modernité propre à la nouvelle génération. Morbid Realms, deuxième de la discographie, nous montrait des musiciens accomplis et des compositeurs plus matures qui avaient augmenté leur technicité pour offrir des pièces de haut calibre et des textures dignes des gros noms qui ont été pionniers de ce genre granuleux et gras. Si vous aimez le Death Metal pur et dur avec des riffs bien graisseux et une fougue à revendre, Sentient Horror est fortement conseillé pour passer un bon moment de puissance auditive destructrice. Morbid Realms est un album qui se classe aisément parmi les classiques du Death Metal moderne et prouve que le genre est loin d’être en voie d’extinction!

Crystal Viper – Tales of fire and Ice – 2019

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1758
Crystal Viper – Tales of fire and Ice – 2019
Pologne

La Pologne n’est pas juste une terre spécialisée en cornichons et en métal extrême. Le Heavy Metal pur et dur est aussi une partie musicale importante notamment avec la formation Crystal Viper menée d’une main de fer par Marta Gabriel qui s’efforce de préserver cette flamme originelle intacte à grands coups de riffs dignes des grands du genre. Le septième album de la discographie montrait que le Heavy Metal était toujours d’actualité et n’avait aucunement été jeté aux oubliettes. Alors, si vous êtes un amateur de cette pureté sonore qui a fait les beaux jours des années 80, Vrystal Viper est décidément pour vous et Tales of Fire and Ice continue de répandre le feu sacré qui avait été allumé par Warlock, Chastain et Judas Priest.

Blood Incantation – Hidden History of the Human Race – 2019

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1757
Blood Incantation – Hidden History of the Human Race – 2019
États-Unis

Intense, c’est le mot qui me vient le plus rapidement à l’esprit quand j’écoute Blood Incantation. Le premier album de la formation Américaine avait pris le monde métallique par surprise et c’est un fait. Cependant, Hidden History of the Human Race, deuxième album de la discographie, avait pris le monde de court avec ses riffs gras et ses structures brutales et chaotiques et dès la pièce d’entrée d’album, on constate que le groupe de Denver nous transporte ailleurs musicalement avec des textures assourdissantes et dérangeantes sur fond de production vaporeuse et relativement assez floue donnant un effet d’apesanteur et de vide profond. Après nous avoir étourdi Avec l’intensité extrême de la première pièce, le quatuor nous en met plein la gueule avec des sonorités spatiales et atmosphériques sur les trois pièces suivantes pour terminer avec une quatrième pièce de près de dix-neuf minutes de pure défonce auditive et d’inaccessibilité musicale qui nous prépare pour la suite des choses avec l’album suivant qui deviendra un classique instantané et un point de non-retour qui changera la vision du Death Metal à jamais. Hidden History of the Huma Race sera le dernier album du groupe à paraître sur Dark Descent Records, ses membres passeront directement chez Century Media pour le troisième album qui frappera de plein fout le monde métallique en 2024. Un groupe à découvrir si ce n’est déjà fait et à écouter avec une attention particulière!

Avatarium – The Fire I Long For – 2019

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1756
Avatarium – The Fire I Long For – 2019
Suède

Même si Leif Edling ne faisait plus partie d’Avatarium, ce dernier continuait toujours à écrire pour le groupe mais The Fire I Long For sera le tout dernier album avec Edling dans les crédits. Cet album fera en quelque sorte office de pont entre l’ancien Avatarium et celui sans Edling qui laissera le groupe voler de ses propres ailes et choisir sa destinée et son orientation musicale. Ce quatrième album nous montrait de nouvelles avenues plus orientées vers le Hard Rock des années 70 tout en gardant son côté Doom Metal initié avec le premier album en 2013. Cette sonorité Doom disparaîtra peu à peu avec la sortie des albums suivants. Notons la reprise de Porcelain Skull qui était un demo de Candlemass qui sera incluse sur le mini album Pendulum en 2020. À partir de The Fire I Long For, Avatarium prendra du gallon à l’international et ce quatrième album sera le tout dernier à paraître chez Nuclear Blast, le groupe déménagera ses pénates chez AFM Records afin d’obtenir plus de budget et plus de ressources pour la suite des choses. Un autre excellent album de la part d’Avatarium à écouter avec un bon débit sonore!

Die Krupps – Vision 2020 – Vision

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1755
Die Krupps – Vision 2020 – Vision
Allemagne

Ayant débuté sa carrière au début des années 80 en tant que pionnier de la musique Industrielle et du EBM, la formation Allemande Die Krupps a incorporé des éléments métalliques vers la fin de cette décennie pour devenir, avec Ministry, l’un des principaux acteurs et innovateurs du Métal Industriel. Avec son dixième album, Die Krupps poursuivait son emprise sur ce genre musical abrasif et mécanique en offrant des pièces avec une rythmique réglée au quart de tour et des sonorités très axées sur les claviers. Vision 2020 Vision était la preuve même que les Allemands étaient toujours ces pionniers qu’ils avaient toujours été et réitérait le désir du groupe de perpétuer cette flamme mécanique en la propulsant à un autre niveau. Un excellent album de la discographie qui nous montre que la musique électronique et le métal sont deux genres différents mais complémentaires qui se marient à merveille pour définir le métal du futur!

Hideous Divinity – Simulacrum – 2019

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1754
Hideous Divinity – Simulacrum – 2019
Italie

Tant qu’à explorer la scène métallique Italienne, aussi bien parler de Death brutal avec Hideous Divinity! Alliant technicité et brutalité sonore, la formation Romaine nous en met plein les oreilles et nous embrouille le cerveau depuis son tout premier album paru en 2012 et Simulacrum, quatrième de la discographie, en rajoutait plusieurs couches avec des riffs ultra complexes et des structures étourdissantes bien imprégnées dans une production moderne et percutante. Hideous Divinity ne s’adresse pas aux fans de Five Finger Death Punch ou Nickleback, non et loin de là. Si pour vous Megadeth est l;a limite à ne pas franchir, passez votre chemin car vous risquez le saignement de nez et de tympans! Simulacrum, ça fesse fort et c’est difficile à suivre pour les non-initiés car c’est rempli à ras-bord et les pièces contiennent suffisamment de vitriol pour vous faire fondre la cervelle. Bref, un excellent album de pure défonce technique qui redéfinit les barrières de la musique extrême! On grimpe le volume et on se laisse bercer par cette douceur impitoyable!

Ade – Rise of the Empire – 2019

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L’Évolution Métallique selon Sinistros #1753
Ade – Rise of the Empire – 2019
Italie

Qui de mieux placé que des Italiens pour relater les histoires du grand Empire Romain? Qui plus est en incorporant des éléments sonores et des instrumentations provenant de cette époque Glorieuse, Ade nous offrait un Death Metal brutal et épique qui pourrait fort bien être la trame sonore de séries et de films dédiés à ce thème historique avec des albums tout aussi épiques. Ade, on le sait, c,est l’affaire de Fabio Palazzola alias Fabivs qui est le seul membre original du groupe et unique compositeur depuis le tout début en 2007. Beaucoup a coulé dans les thermes et plusieurs membres ont circulé au fil des albums et des années laissant Fabivs seul aux commandes de la légion. Rise of the Empire, quatrième de la discographie, est le seul album n’ayant pas un titre en Latin et le premier album marquant des changements majeurs au sein de la formation qui avait été entièrement changée. Rise of the Empire reprenait là où Fabivs nous avait laissé en 2016 avec toutefois plus de puissance et de moyens pour la production avec toujours ces compositions épiques et bien ficelées. Décidément un excelelnt album à se mettre dans les oreilles si on est un tant soit peu amateur de Death Metal qui cogne dur enrichi de sonorités traditionnelles et d’atmosphères venues de temps très lointains.

Sarke – Gastwerso – 2019

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1752
Sarke – Gastwerso – 2019
Norvège

Sarke n’est pas le groupe le plus connu de la grande planète métallique. Pourtant, il renferme enses rangs d’illustres pionniers de la grande scène Scandinave comme Nocturno Culto. Si vous ne savez pas qui est ce personnage, il se peut fort bien que vos connaissances en matière métallique soient diminuées et il serait grand temps d’ouvrir vos horizons vers la musique plus abrasive et moins accessible. Sur son sixième album, Sarke poursuivait sa route en offrant un habile mélange de Black et de Thrash Metal avec des éléments vaporeux obtenus grâce à des claviers aux sonorités atmosphériques bien imprégnés dans des structures complexes et des riffs avec du mordant. Gastwerso sera le dernier album sorti sous l’étiquette Indie Recordings avant que la formation ne se présente chez Soulseller Records jusqu’à la fin de sa carrière en 2025. Cet album est le moins connu et le plus sous-estimé de la discographie, possiblement dû à ses structures moins communes et ses textures frôlant la folie pure mais demeure tout de même un excellent album de cette discographie riche et variée. À écouter sans réserve en se concentrant sur ce qui se passe et en analysant la dualité en tre les guitares et les claviers!

Nile – Vile Nilotic Rites – 2019

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1751
Nile – Vile Nilotic Rites – 2019
États-Unis

Est-ce que Nile a déjà sorti un mauvais album? Absolument pas et au contraire! Depuis ses tout débuts, Karl Sanders et sa troupe de joyeux lurons nous offrent un Death Metal brutal et incisif inspiré par l’Égypte ancienne en relatant ses secrets sombres et malsains tout en incorporant des éléments propres aux sonorités de cette mystérieuse civilisation avec des instrumentations san s lien avec la musique métallique offrant ainsi des compositions plus qu’originales. Vile Nilotic Rites, neuvième album de la discographie poussait le bouchon de la brutalité et de l’agression sonore plus loin avec des riffs complexes et des structures sortant des sentiers battus une fois de plus avec une production impeccable et une force de frappe hors du commun. Même si les membres du groupe viennent et repartent, Sanders mène son navire d’une main de maître et peut compter sur George Kollias à la batterie depuis 2004, un bonhomme qui donne de la profondeur et de la technicité extrême aux compositions. Vile Nilotic Rites est un autre excellent album de Nile qui prouve que la formation Américaine est toujours influente et pertinente après plus de 30 ans d’existence. À écouter à plein régime sonore pour bien se laisser imprégner par cette surpuissance!

Paganizer – The Tower of the Morbid – 2019

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1750
Paganizer – The Tower of the Morbid – 2019
Suède

L’infatigable Rogga Johansson est une des figures de proue du Death Emtal Suédois avec ses nombreux projets et ses albums grinçants. L’un de ces projets menés d’une main de maître par Johansson est Paganizer qui nous offrait en 2019 son onzième album en carrière sans dévier de sa course et de sa sonorité originelle. The Tower of the Morbid offrait toujours ces riffs caustiques qui ont fait la renommée du fameux Death Metal Suédois avec ses guitares grasses, sa rythmique de feu et ses compositions puissantes. Paganizer perpétue cette flamme brûlante qui a fait du Death Metal Suédois ce qu’il est aujourd’hui. Un excellent album de pur Death dans les dents!

Mayhem – Daemon – 2019

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1749
Mayhem – Daemon – 2019
Norvège

Le nom Mayhem est connu depuis les débuts du groupe pour plusieurs choses négatives tel le meurtre de Euronymous et tout ce qui a suivi le suicide de Dead au début des années 90. Mais la troupe Norvégienne est surtout reconnue pour son apport au Black Metal Scandinave tant musicalement qu’au niveau idéologique. Malgré une discographie plutôt courte pour plus de trente ans d’existence, le groupe a toujours livré d’excellents albums au fil de sa carrière et son dernier en date de cette chronique réitérait le statut de légende de l’entité Mayhem. Daemon, sixième album de cette discographie chaotique, offrait des riffs enflammés et puissants sur des compositions noires et tout de même d’une complexité appréciable et une production claire loin des fameuses productions crasseuses souvent associées au genre. Mayhem n’est plus le groupe du temps de De Mysteriis Dom Sathanas, le son et les structures ont évolué avec le temps et c’est forcément une bonne chose de regarder vers l’avant au lieu de s’apitoyer sur son passé. Un très bon album tout en puissance à écouter avec beaucoup de son!

Hour of Penance – Misotheism – 2019

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1748
Hour of Penance – Misotheism – 2019
Italie

Les Italiens sont reconnus pour avoir engendré bon nombre de grands compositeurs de musique classique reconnus mondialement. De nos jours, l’Italie regorge de groupes de musique extrême qui ont révolutionné le Death Metal et ses dérivés pour en augmenter la technicité et la brutalité. Doit-on y voir un parallèle entre les deux? Bien sûr car le classique et le métal sont étroitement liés l’un à l’autre d’une façon ou d’une autre et ce, qu’on le veuille ou non. Hour of Penance est l’une de ces formations Italiennes qui nous en met plein les oreilles depuis ses débuts en 1999, augmentant cette technicité incroyable d,album en en album avec des riffs ravageurs et des compositions plus que complexes. Son huitième album, Misotheism, avait eu plus de moyens, le groupe était passé chez Agonioa Records après avoir sorti trois albums chez Prosthetic. Au niveau musical, les membres du groupe nous en donnaient davantage et poussait le bouchon de la brutalité sonore un peu plus loin avec des pièces captivantes et remplies de textures diverses bien ancrées dans une production fluide qui rends justice à ce flot de notes et de cette sophistication musicale. Sauvage me direz-vous? Bien sûr et c’est comme ça qu’on aime notre Death Metal ultra technique! Un excellent album du genre idéal pour se sortir de la torpeur du matin ou faire fuir de la visite qui ne veut pas partir!

Cloak – The Burning Dawn – 2019

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1747
Cloak – The Burning Dawn – 2019
États-Unis

La musique dite Gothique des années 80, qui n’avait pas grand-chose à voir avec ce qui se faisait dans la grande scène métal mondiale à l’époque, s’était immiscée dans le grande famille métallique au tournant des années 90 notamment grâce à des groupes comme Type O Negative qui avait savamment bien mélangé les sonorités à la Sisters of Mercy avec un Doom Metal bien lourd et mélancolique. Celtic Frost avait été précurseur avec Into the Pandemonium, ce qui avait ouvert les yeux et les oreilles de bien des musiciens à s’intéresser à musique noire et mélancolique du Post Punk et du Gothic Rock pour finalement intégrer ces deux styles dans le camp des métalleux et faire évoluer ce mélange vers ce que l’on connaît aujourd’hui. Fortement inspirée par Tribulation, la formation Américaine Cloak avait pris le taureau par les cornes pour rafraîchir et peaufiner un sous genre métallquqe oscillant entre Black Metal et Gothic Rock sur son premier album et bien que celui-ci fusse une réussite, c’est avec le deuxième que le groupe d’Atlanta s’est solidement planté les deux pieds sur la scène Internationale avec des riffs froids et des textures sombres bien ancrés dans des compositions avec une atmosphère à la fois glauque et caustique. The Burning Dawn est un superbe album plus que convaincant qui mérite d’être découvert pour la pertinence de ses arrangements et sa capacité étonnante de composer des hymnes dédiés à la noirceur, la mort, la spiritualité et l’inconnu.

1349 – The Infernal Pathway – 2019

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1746
1349 – The Infernal Pathway – 2019
Norvège

1349 fait partie de la deuxième vague du Black Metal Scandinave. Arrivé en 1997 sur la scène Norvégienne, le groupe a rapidement grimpé les échelons en offrant une musique noire et abrasive qui était la suite de ce qui avait été initié par ses pairs au début des années 90. Privilégiant la qualité plutôt que la quantité, la formation a toujours pris son temps entre deux albums pour maximiser ses compositions et sa production et son apport à la grande scène Black Metal a été primordiale pour l’évolution de celle-ci. Au grand jamais 1349 ne s’est contenté de sortir un album ordinaire mis à part Revelations of the Black Flame qui écartait les membres du groupe du Black Metal typique auquel ils nous avaient habitués. The Infernal Pathway, septième de la discographie prouvait que le groupe était toujours le pionnier du Black Metal incisif et recimentait sa notoriété avec des idées nouvelles tout en gardant ses origines bien intactes. Cet album pourrait aisément être considéré comme étant la consécration du groupe et possiblement le plus accompli de toute sa courte discographie. Un excellent album de pur Black Metal caustique avec des riffs mordants et des textures changeantes au fil des pièces. À écouter bien assis tranquille en se laissant imprégner par la noirceur de l’ambiance présente tout au long de ses onze pièces!

Steve Grimmett’s Grim Reaper – At the Gates – 2019

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1745
Steve Grimmett’s Grim Reaper – At the Gates – 2019
Angleterre

Il est loin le temps où Grim Reaper nous prenait par surprise avec son See You in Hell. En 1983, cet album avait été une bombe de pur Heavy Metal de type NWOBHM. Le groupe avait sorti deux autres albums par la suite, sans réel succès, et avait fini par rendre les armes. Son chanteur, Steve Grimmett, avait cumulé les projets au fil des années dont sa propre incarnation de Grim Reaper sans ses membres originaux et surtout sans son principal compositeur, Nick Bowcott. En a résulté un Heavy Metal plus mou et avec moins de convictions. Si j’en parle, c’est parce que Grimmett a été une voix importante pour le développement du Heavy Metal et malgré ce manque de saveur, il offrait tout de même une musique honnête et assez près de ce que le Grim Reaper originel avait instauré. At the Gates sera le tout dernier album laissé par Grimmett avant son décès tragique en 2022 à la suite de complications médicales. Le bonhomme aura laissé derrière lui un héritage non négligeable et son apport à la musique dite métallique est un atout faisant du chanteur une légende.

Entrails – Rise of the Reaper – 2019

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1744
Entrails – Rise of the Reaper – 2019
Suède

Même si les premiers démos datent de 2009 et que le premier album officiel soit sorti en 2010, la formation Entrails se doit d’être considérée comme l’un des pionniers du Death Metal Suédois car ses origines remontent de 1990 à 1998 et le groupe fut l’un des premiers à utiliser la fameuse pédale Heavy Metal HM-2 de Boss, pédale qui est l’arme ultime de fameux son granuleux Suédois. La formation a été fort prolifique à partir de 2010 nous balançant six albums en neuf ans, Rise of the Reaper étant le sixième de la discographie qui offrait des sonorités très grasses et surtout d’une lourdeur impitoyable avec des riffs gras et des structures minimalistes et directes. La puissance des pièces n’est pas à négliger non plus et ce qui distingue Entrails de ses vénérables confrères, ce sont ses lignes mélodiques qui sont bien imbriquées dans ce mur de son impénétrable. Un excellent album de pur Death Metal suffocant qui frappe là où ça fait mal!

Toxic Holocaust – Primal Future : 2019 – 2019

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1743
Toxic Holocaust – Primal Future : 2019 – 2019
États-Unis

Toxic Holocaust c’est l’affaire d’un seul homme et ce, depuis les débuts en 1999. Vingt ans et six albums plus tard, Joel Grind mène toujours son principal projet d’une main de fer en prenant bien soin de respecter la sonosrité crue et abrasive qu’il a toujours offert en rendant une sorte d’hommage au Thrash Metal originel avec une bonne dose de tasts brûlées pour noircir le tout et le rendre un peu plus indigeste. Malgré sa production sale et un peu floue, Primal Future : 2019 offrait de très bonnes compositions, peut-être légèrement réchauffées mais avec ce petit quelque chose d’irrévérencieux avec ses riffs caustiques qui écorchent les oreilles. Sur ce sixième album, Joel Grind est tout seul, ayant tout fait par lui-même en jouant de tous les instruments, en les enregistrant et en produisant l’album de A à Z. Décidément, le bonhomme a du talent et il sait l’utiliser car ça sonne comme un album sorti en 1985 par un des groupes pionniers du genre. Pas le meilleur de la discographie amis toujours tout aussi crédible et percutant!

Opeth – In Cauda Venenum – 2019

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1742
Opeth – In Cauda Venenum – 2019
Suède

Si le nom Opeth ne vous dit absolument rien, il est fort probable que soit vous n’êtes pas un amateur de musique métallique ou progressive ou soit que vous soyez relativement nouveau dans cet univers sonore grinçant. Dans les deux cas, il n’est jamais trop tard pour découvrir. Pour les autres, soit vous aimez le vieux Opeth ou le nouveau. Il se peut que, comme moi, vous aimiez la totalité de la discographie malgré l’évolution et les changements. In Cauda Venenum est le quatrième album de la nouvelle ère sans chants gutturaux de la formation et possiblement le plus accompli des quatre. C’est aussi le treizième album de la discographie et même si le growl et les éléments Death Metal ne font plus partie de l’univers sonore du groupe, on reconnaît toujours Opeth au fil des dix pièces contenues sur ce formidable disque. Deux versions ont été faites, la principale en Suédois, ce qui est une première pour Mikael Åkerfeldt et la deuxième, en Anglais comme tous les autres albums de la discographie. Alors que le format CD vient avec les deux versions, on doit se rabattre sur deux versions en format vinyle si on veut comparer. Personnellement, la version en Suédois est pour moi supérieure, plus mystérieuse et plus intéressante dans la langue maternelle de Åkerfeldt mais ceci peut être largement discutable. Niveau musical, Opeth nous offre un album 100% Progressif avec des pièces explosives dans lesquelles les textures et les signatures sont assez disparates et changeantes, les claviers sont omniprésents rappelant les pionniers du genre des années 70. La production est impeccable et l’exécution de très haut niveau. Ceux qui espéraient retrouver le Opeth des débuts ont fort probablement été déçus car jusqu’à cet album, il n’était nullement question de revenir en arrière. Mais, seuls les fous ne changeant pas d’idée, l’abum suivant nous réservera de très belles surprises! In Cauda Venenum est un des très bons albums du groupe malgré ce qu’on en dit. Ouvrons nos oreilles et surtout notre esprit et faisons fi du passé pour se concentrer sur le moment présent et y découvrir tout un univers riche en sonorités éclatantes!

Borknagar – True North – 2019

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1741
Borknagar – True North – 2019
Norvège

Borknagar est une figure emblématique et un des pionniers de ce qu’on pourrait qualifier de Viking Metal. Mais, le groupe Norvégien va beaucoup plus loin que le simple terme Viking Metal. Initialement, la formation œuvrait dans un créneau typiquement Black Metal mais au fil des albums, l’évolution rapide de la musique proposée a mené les membres à emprunter des chemins différents et des sonorités plus cérébrales en incorporant des éléments Folk et surtout plus Progressifs dans ses textures Black Metal si bien que rendu à True North, le onzième de la discographie, le Borknagar des débuts avait pratiquement disparu. True North, c’est la continuité de ce qui avait été entrepris au tournant des années 2000, le groupe n’ayant cesse d’explorer de nouvelles avenues à partir de Quintessence. True North sera le premier album depuis cette quintessence à ne pas figurer Vintersorg à la voix, laissant ICS Vortex seul pour accomplir tous les aspects vocaux. True North est l’exemple parfait d’un groupe qui a su se réinventer à chaque album pour éviter de stagner et de tomber dans la monotonie pure et simple. L’excellence musicale était une fois de plus au rendez-vous avec des compositions intelligentes remplies de textures variées et des arrangements spectaculaires.

Bodyfarm – Dreadlord – 2019

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1740
Bodyfarm – Dreadlord – 2019
Pays-Bas

Bodyfarm fait partie de la lignée des rejetons des Asphyx, Sinister et Pestilence. Son apport à la musique abrasive Néerlandaise poursuit ce qui avait été commencé avec les groupes pionniers du genre mettant ainsi Bodyfarm comme l’un des dignes héritiers des pionniers. Le quatrième album du groupe sera riche en rebondissements désolants mais aussi riche en sonorités caustiques et en compositions puissantes et bien construites. Les membres de la formation seront frappés par le décès du batteur Quint Meerbeek en 2021 mais ce qui ébranlera le groupe sera le décès de Thomas Wouters, chanteur et principal compositeur depuis le tout début. Dreadlord sortira près de deux mois après le décès de Wouters laissant planer un doute sur la continuité de Bodyfarm. Après une tournée posthume pour honorer Wouters et avec quelques changemtns dans l’alignement, il fut décidé que Bodyfarm continuerait sa route en offrant de nouveaux albums. Dreadlord est un excellent album de pur Death Metal mordant qu’il faut impérativement écouter une fois dans sa vie pour ce laisser imprégner par cette puissance sonore!

Entombed A.D. – Bowels of Earth – 2019

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1739
Entombed A.D. – Bowels of Earth – 2019
Suède

Entombed est une figure emblématique du fameux Death Metal Suédois ayant largement contribué à façonner le son caractéristique du genre avec la fameuse pédale Boss HM-2. Une dispute autour du nom avait mené L-G Petrov à continuer le groupe sous le nom Entombed A.D avec certains membres de Entombed. Le groupe aura une fine abrupte suite au décès de Petrov en 2021 et laissera trois albums pour la postérité, trois digne successeurs de la légende Entombed. Bowels of Earth deviendra ainsi le troisième et dernier album d’une longue discographie globale si on compte les deux incarnations du groupe qui laissera une marque indélébile sur le vaste monde du Death Metal mondial. À écouter comme étant du véritable Entombed et de son héritage exceptionnel.

Cerebral Rot – Odious Descent Into Decay – 2019

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1738
Cerebral Rot – Odious Descent Into Decay – 2019
États-Unis

Nombreux sont les groupes ayant eu une courte vie qui marquent d’une certaine façon le monde musical actuel et c’es tvrai pour la majorité des genres et styles. Cerebral Rot est l’une de ces formations n’ayant pas duré dix ans qui ont eu un certain impact sur le monde « underground » en influençant certains autres artistes à faire évoluer un genre. N’oublions pas que n’importe quel artiste ou groupe, soit-il minuscule aux yeux de la grande scène, a influencé un autre groupe pour ainsi perpétuer la flamme. Cerebral Rot n’est pas le plus connus des groupes de Death Metal mais son style de jeu et ses compositions originales ont apporté quelque chose de nouveau au genre avec son premier album, Odious Descent Into Decay. Vous en voulez du gras? Des riffs lourds qui s’aventurent dans des contrées non déffrichées? Cerebral Rot offre ça et c’est juteux à souhait! Un excellent premier album qui nous parle de mort, de décomposition et de caca sous une musique puissante et oppressante. Grimpez le volume et laissez-vous imprégner par cette pourriture cervicale!

Suicidal Angels – Years of Aggression – 2019

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1737
Suicidal Angels – Years of Aggression – 2019
Grèce

Générique, faible, sans puissance. Voilà ce qui avait ressorti de la part de soi-disant critiques au sujet du septième album de Suicidal Angels. Est-ce que Years of Aggression méritait tant de négativité? Bien sûr que non mais dans le monde actuel dans lequel les réseaux sociaux et les trolls sont étroitement liés, il est plus facile de démolir un album et un groupe que d’en faire leurs éloges. Onm va dire les vrais affaires, Suicidal Angels ne s’est jamais targué d’être une formation ultra originale, ses membres ont toujours affirmé qu’ils ne faisaient que rendre hommage aux pionniers du Thrash Metal originel et sur cette facette, c’est plutôt réussi! Years of Aggression reprends exactement là où le groupe nous avait laissés avec les albums précédents en nous servant un Thrash Metal qui fesse en puisant directement à la source des Exodus, Kreator et Slayer sans se cacher la face derrière de faux semblants. Générique? Oui mais c’est bien fait et bien rendu. Faible? Pas le moindre du monde, on a droit à des riffs coupés au couteau et une rythmique percutante. Sans puissance? Pas vraiment, les neuf pièces de l’album sont justement puissantes, bien ficelées et mieux exécutées que la moyenne. Que demander de plus? Du bon vieux Thrash Metal de la vieille école qui nous fait passer un excellent moment de pure nostalgie! À écouter pour ce que c’est avec un bon débit sonore!

Cradle of Filth – The Screaming of the Valkyries – 2015

Cradle of Filth – Extreme Gothic Metal – Angleterre
The Screaming of the Valkyries – 2015
Napalm Records
9,1/10

Cradle of Filth, ce mal aimé de la musique extrême, poursuit sa longue carrière avec un quinzième album digne de ce que Dani Filth et sa gang sont capables de nous offrir depuis les vingt dernières années. Avis à ceux qui espèrent encore que le groupe reviendra dans le bon vieux temps de Dusk and Her Embrace et Cruelty and the Beast, faites-en votre deuil, ça n’arrivera jamais. Cradle of Filth a pris un tournant Gothique et symphonique avec Damnation and a Day en 2003 et depuis sa musique a évolué vers autre chose et The Screaming of the Valkyries nous plonge une fois de plus dans cet univers macabre initié il y a plus de deux décennies.

Cradle of Filth, on aime ou pas, on a déjà aimé et on aime plus selon certains, chose est sûre c’est que la troupe du Suffolk énergise encore les fans et livre toujours la marchandise en soulevant les passions. The Screaming of the Valkyries est un des excellents albums sortis durant ces vingt dernières années, il nous ramène un groupe en pleine forme avec des compositions bien ficelées et très bien arrangées et malgré des changements au niveau des membres du personnel, ça demeure toujours du Cradle of Filth pur et dur avec ses riffs mélodiques, sa vitesse bien dosée et son orchestration épique et glorieuse.

Si vous êtes un fan du groupe, vous vous retrouverez en terrain connu, Cradle of Filth nous propose un album puissant et riche en textures diverses qui en feront un excellent candidat dans la liste des tops 2025. J’ai toujours aimé Cradle of Filth et je dois dire que cette nouvelle offrande ne me déçoit pas du tout !!!

Composition : 9
Exécution : 9,5
Atmosphère : 9
Production : 9
Appréciation générale : 9

Witches of God – Into the Heart of Darkness – 2019

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1736
Witches of God – Into the Heart of Darkness – 2019
États-Unis

Très méconnue des oreilles du grand public, la formation Américaine Witches of God fait tout pour qu’on prenne sa démarche artistique pour ce quelle est sans que l’on s’influence de quelque look ou idée préconçue à propos du groupe. Voyez-vous, Witches of God est une de ses formations totalement anonymes dont on ne sait à peu près rien de ses membres, de leur identité et même si on sait qu’ils viennent de Los Angeles, leur origine est tout aussi incertaine. Avec son troisième album, le groupe nous plonge une fois de plus dans un délire Doom Metal très axé sur le Progressif disjoncté et les changements de styles dans une seule et même pièce, rassemblant des riffs très crus et surtout très abrasifs mélangés à des idées plus folk et plus vaporeuses au fil des pièces et au gré des compositeurs eux-mêmes. Le groupe est tellement anonyme que même Metal Archives n’a aucune donnée ni même aucune « critique » d’album à fournir! Quoiqu’il en soit, ce troisième album est une pure merveille de sensations musicales qui nous trimballe et nous fait voyager à travers les époques et les différents genres sans se soucier de ce que pense la majorité. À écouter si vous êtes ouverts musicalement et que vous aimez les mixtures sonores différentes!

Tomb Mold – Planetary Claivoyance – 2019

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1735
Tomb Mold – Planetary Claivoyance – 2019
Canada

La formation Torontoise a vraiment commencé à se faire connaître avec son troisième album, Planetary Clairvoyance, notamment grâce à sa très grande technicité et sa sauvagerie sonore mais aussi dû au fait que ses membres aient l’air de « nerds » loin des standards du look de métalleux. Cet aspect reviendra sur la table avec l’album suivant alors que le groupe fera face à de sévères critiques justement à cause de son look de personnes ordinaires. Pourtant, lorsqu’on écoute Planetary Clairvoyance, on découvre un Death Metal très profond et très lourd avec des riffs sulfureux et une atmosphère oppressante bien assis sur une rythmique changeante et une production de la vieille école. Ici, pas de « triggers » ni compression, uniquement le son de la batterie pure et des guitares abrasives sortant directement des amplis. Si vous aimez votre Death Metal bien gras et vaporeux à la Blood Incantation, cet album est définitivement à considérer!

Ribspreader – Crawl and Slither – 2019

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1734
Ribspreader – Crawl and Slither – 2019
Suède

Rogga Johansson est un infatigable compositeur qui cumule de très nombreux albums sortis sous divers projets tous aussi nombreux. Le Death Metal à la sonorité Suédoise relie la majorité de ces projets et Ribspreader en fait partie depuis 2003. Le bonhomme propage la flamme du Death pur et dur et rien ne le fera bifurquer ni changer de route. Crawl and Slither est le huitième album de la discographie de Ribspreader et sans surprises, cet album délivre la même recette efficace avec ses riffs gras et cinglants bien imbriqués dans une rythmique percutante et entraînante. Que demander de plus? Est-ce un plaisir à écouter? Oui! Est-ce que ça rentre au poste? Aussi! Si vous aimez votre Death Metal granuleux, cru et direct, Ribspreader est définitivement à considérer pour sa simplicité et son approche du style dans ta face. À écouter le volume dans le fond!

Abbath – Outstrider – 2019

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1733
Abbath – Outstrider – 2019
Norvège

Olve Eikemo, mieux connu sous le pseudonyme de Abbath, est un personnage emblématique et un pionnier de la scène Black Metal Scandinave. Ayant œuvré au sein de la légendaire formation Immortal, le bonhomme fait cavalier seul depuis 2015 sous son nom. Le deuxième album du projet, Outstrider, nous amenait un tout nouvel alignement, signe que Abbath est avant tout un projet solo. Sur cet album peu ou pas de surprises, Eikemo nous revenait une fois de plus avec des sonorités familières directement puisées à même le répertoire de Immortal avec un léger penchant vers le Heavy MEtal comme pour le projet I. Abbath prouvait une fois de plus qu’il était toujours le pionnier qu’il avait toujours été avec des pièces solides et des riffs fracassants faisant de cet album un classique instantané. La tournée qui suivra la sortie de l’album sera catastrophique, son leader faisant face à des démons et une attitude déplaisante pour les autres membres, attitude qui se transformera rapidement en paranoïa qui laissera Abbath devenir un genre de « drama queen ». Eikemo réussira tout de même à se sortir de ce cercle vicieux et revenir plus tard avec un troisième album. En attendant qu’on en parle, Outstrider et le précédent sont deux incontournables à se mettre dans les oreiulles pour les amateurs de musique bien ficelée avec suffisamment de noirceur et d’abrasion auditive pour ne pas tomber dans le piège de la conformité!