L’Évolution Métallique selon Sinistros #1946
Deicide – Banished By Sin – 2024
États-Unis
Deicide est un gros nom du vaste monde métallique et pour un métalleux averti, ne pas connaître ne serait-ce que de nom ce groupe légendaire relève de l’hérésie pure. Les détesteurs seront toujours des détesteurs peu importe la qualité musicale proposée. Deicide n’a jamais vraiment flanché en termes de contenu sauf peut-être pour In Torment in Hell en 2001 mais ceci est du passé qui a servi de leçon à Glen Benton. Banished By Sin c’est du Deicide comme on s’attends de la part du groupe, De la musique brutale qui frappe fort, des riffs bien gras et bien lourds et une rythmique puissante qui ravage tout. Ici, on ne nous sert rien de vraiment nouveau si ce n’est qu’une nouvelle approche au niveau des guitares avec le petit nouveau Taylor Nordberg qui semble apporter une certaine brise plus fraîche au sein de la formation Floridienne. La production est excellente, c’est limpide, puissant et tout est à sa place ce qui rends justice aux pièces. Banished By Sin est un album court, cru et direct qui ravira tant les fans de la première heure que tout amateur de Death Metal brutal qui frappe fort.

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1694
Deicide – Death Metal – États-Unis
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L’Évolution Métallique selon Sinistros #711
La réputation de Deicide n’était plus à faire et son statut de pillier du Death Metal Floridien se réaffirmait avec Serpents of the Light, quatrième album du quatuor. Musicalement parlant, Deicide ne changeait pas vraiment sa formule mais augmentait en intensité malgré une production plus légère et moins fluide. Les frères Hoffman étaient en pleine possession d leurs moyens nous assommant avec leurs riffs brutaux et bien aiguisés. Pourquoi changer une formule qui est gagnante et qui est efficace? Serpents of the Light est un excellent album de pur Death Metal pas gentil et un de ces albums qui ont été influents pour la cause de la brutalité musicale.
Les Métalleux de l’époque devenaient de plus en plus difficiles si bien que plusieurs excellents albums passaient sous la loupe de bienpensants critiquant négativement possiblement pour le plaisir d’être négatifs. C’étaient possiblement les débuts des « haters » avant l’ère Internet. Le troisième album de Deicide avait subi les foudres de ces détesteurs qui n’avaient vraisemblablement pas compris que Once Upon the Cross était un excellent album de Death Metal pur et dur qui dévastait tout. Sans adoucir le moins du monde sa sonorité brutale, Deicide jouissait d’une production en béton armé pour cet album, le fait d’avoir signé avec Roadrunner y était forcément pour quelque chose. Once Upon the Cross fut l’un des très bons albums de Deicide n’en déplaise à ses détracteurs et il faut rendre à Benton ce qui appartient à Benton, ce troisième album est suffisamment solide pour avoir influencé tout une génération de musiciens et un genre à part entière.
Après un début fracassant, Deicide avait récidivé avec encore plus de fougue et de brutalité sur son deuxième album. Les frères Hoffman avaient concocté des riffs puissants et techniques et avec Legion, on sentait que Deicide deviendrait un des maitres du Death Metal. Les marques et les repères du Death Metal étaient tracés depuis quelque temps mais il fallait faire évoluer ce monstre sacré. Deicide avait donc pris toute cette charge sur ses épaules pour monter le tout d’une grosse coche influençant du même coup un bon paquet de musiciens à vouloir se surpasser et à jouer toujours plus vite en fracassant des records de brutalité musicale. Legion est un album essentiel dans le cheminement du Death Metal et la troupe de Glen Benton n’en resterait pas là, au contraire. Le feu était déjà parti, avec Legion, il se transformera en flamme éternelle…
Originalement baptisé Amon, le désormais légendaire pionnier du Death Metal Deicide avait dû changer son nom sous l’insistance de leur compagnie de disque Roadrunner, à l’époque spécialisée dans le Métal. Le chanteur Glen Benton qui détestait au plus haut point la Chrétienté et tout ce qui se rapportait à Dieu s’était, dès les débuts du groupe, scarifié une croix à l’envers dans le front à l’aide d’un cintre rougi par le feu. Le ton était donné et avec le nom du groupe qui signifie littéralement « tueur de divinité », la face du Métal allait changer à jamais. Musicalement, Deicide jouait un Death Metal rapide et caustique qui deviendra rapidement une référence en matière de Death Metal à travers le monde, notamment pour avoir aidé à forger ce qui deviendra le « Floridian Death Metal ». Le premier album éponyme du groupe fut reçu positivement par les amateurs changeant ainsi la face du Métal pour les générations à venir. Le véritable Satanisme reprenait sa place dans le monde Métallique et le Death Metal allait exploser dans les années suivantes.
