L’Évolution Métallique selon Sinistros #1937
Judas Priest – Invincible Shield – 2024
Angleterre
Si vous vous proclamez métalleux et que vous ne connaissez pas le nom de Judas Priest, il serait grand temps d’aller fouiller un peu pour connaître le père du Heavy Metal et un des instigateurs du Speed Metal et du Power Metal. Qu’on aime ou pas, Judas Priest fait couler beaucoup d’encre virtuelle à chaque sortie d’album et ce dix-neuvième album, ayant pour titre visible Shield, fait jaser partout sur la planète. Oui, il fait jaser cet album et positivement qui plus est. Disons que ce qui frappe le plus sur cet album, c’est le riff, le riff et encore le riff sur des pièces rapides et musclées. Judas Priest signe possiblement son meilleur album depuis Painkiller (quoiqu’on avait dit ça aussi pour Firepower), du moins un excellent album sans trop de remplissage, hormis Trial by Fire qui est selon moi la plus faible de l’album. Même la sirupeuse et très sucrée Crown of Thorns réussi à nous trotter dans la tête à longueur de journée. Une fois de plus la production a été confiée à Andy Sneap qui a effectué un travail remarquable pour donner de la puissance et du tonus à cet album. Invincible Shield nous prouve que Judas Priest est toujours invincible et qu’il est le maître incontesté du Heavy Metal. À écouter sans retenue!

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1666
L’Évolution Métallique selon Sinistros #1461
Judas Priest – Heavy Metal – Angleterre
L’Évolution Métallique selon Sinistros #940
Après un album discutable en tout points et un album tentative de sauver les meubles auprès de ses fans, Judas Priest était revenu en totale furie avec Painkiller en 1990. La pièce titre en ouverture d’album est devenu un classique instantané et une pièce référence pour le groupe de Birmingham. La troupe de Rob Halford n’avait pas dit son dernier mot mais ce serait de courte durée. L’inévitable arriva en 1992 lorsque Rob Halford prit la décision de quitter le légendaire groupe et fut remplacé par un « nobody » du nom de Tim Owens. Painkiller a été en quelque sorte le chant du signe pour Judas Priest, du moins celui de la belle époque où le groupe dominait en maître le monde du Heavy Metal mondial. Certes, le changement de chanteur et l’invasion du Grunge ont vraisemblablement refroidi les ardeurs de plusieurs à cette époque et i faudra attendre jusqu’en 2018 pour Judas Priest nous sorte un album digne de ce nom avec Firepower. Painkiller est devenu un incontournable du Heavy Metal et un des tops albums de la carrière de Judas Priest avec les Screaming for Vengeance, Defenders of the Faith, Stained Class et Hell Bent for Leather
En 1988, Judas Priest n’avait plus vraiment besoin de présentations car le groupe roulait sa bosse depuis le début des années 70 et cumulait déjà onze albums dont la majorité avaient été des succès du monde métallique. Le onzième album, Turbo, avait fait fuir plusieurs fans de la première heure malgré un succès retentissant et les membres de Judas Priest s’étaient possiblement aperçus de leur erreur de jugement face à cet album mémorable dans tous les sens. Toujours est-il que le groupe avait rectifié le tir à moitié avec Ram it Down qui montrait un certain retour au classique Judas Priest avec ses pièces rapides et musclées mais tout en gardant le petit côté commercial de Turbo. Est-ce que Ram it Down est un mauvais album? Pas tant que ça. Cet album a servi de pont entre Turbo et Painkiller et a contribué à ramener le grand Judas Priest sur le droit chemin. Un album qui fut possiblement moins influent que certains autres albums du groupe mais qui a amplement sa place dans l’évolution du Heavy Metal!
Après deux albums fulgurants tels que Screaming for Vengeance et Defenders of the Faith, les fans de Judas Priest s’attendaient à un autre album percutant, rapide et glorieux. Au lieu de ça, Judas Priest avait eu la brillante idée d’adoucir le ton pour le rendre plus commercialisable. Des costumes de scène aux arrangements, en passant par les structures musicales, tout avait radicalement changé. Le scandale le plus épouvantable est que Judas Prist avait ajouté beaucoup de synthétiseur et de batterie électronique dans ses nouvelles pièces et comble du saugrenu, KK Downing et Glen Tipton avaient même eu le culot d’utiliser ces stupides guitares synthés tout au long de l’album. Le résultat est que les fans ont boudé Judas Priest le temps de deux albums. Certes, à cette époque de grands changements métalliques, cette bravade fut perçue comme de la traîtrise ce qui en bout de ligne profita grandement à l’expansion du Thrash et du Power Metal, ce que les vrais mordus de Métal recherchaient. Avec le recul et près de 35 ans plus tard, nous devons avouer que Turbo était peut-être un peu trop en avance sur son temps et cette incursion électronique du groupe en fut plus bénéfique pour l’évolution du Métal et l’explosion de plusieurs sous genres plus tard. Turbo est finalement un bon album qui mérite d’être apprécié à sa juste valeur malgré les circonstances de l’époque.
1984 allait être une de ces années à ne pas oublier et une année de grands crûs Métalliques. Le Speed Metal prenait sa place et nombreux étaient les groupes de Heavy Metal à tenter de jouer plus Heavy. Avec Defenders of the Faith, Judas Priest avait pris cette tangente à jouer plus vite en signant son album le plus Heavy de la discographie. Possiblement l’ultime chef d’oeuvre de Priest, ce dixième album apportait une production plus léchée et en béton et des riffs incisifs qui frappaient fort. La pièce d’ouverture d’album à elle seule valait son pesant d’or en devenant un hymne instantané. Nous avions cru à l’époque que Judas était sur une lancée qui allait redéfinir le Heavy Metal mais nous étions loin de nous douter de la suite… Toujours est-il que Defenders of the Faith est un album très important pour l’évolution du Métal et une pièce maîtresse dans la discographie de Judas Priest.
Vers la mi-1982 on sentais que quelque chose était en train de se produire et que le Heavy Metal était en train de muter vers une monstrueuse créature. De plus en plus les groupes tentaient de jouer plus vite que son prédécesseur et la technique devenait de plus en plus complexe. Avec Screaming for Vengeance, Judas Priest avait signé son chef d’oeuvre des années 80 et avait une fois de plus accéléré la cadence et son sens du épique. Les riffs étaient de plus en plus puissants et la rythmique de plus en plus martelante. On se dirigeait à très grande vitesse vers le Heavy Metal 2.0 et il ne manquait plus que l’étincelle pour allumer le feu aux poudres. Même si 1982 comptait moins de sorties que l’année précédente, ce fut une année de transformations et de réelle évolution. La grande révolution Métallique s’en venait et ça allait faire mal, très mal….
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Judas Priest – Heavy Metal – Angleterre