New Model Army – Winter – 2016

new-model-armyNew Model Army – Post-Punk/Folk Rock – Angleterre
Winter – 2016
Attack Attack
8/10

New Model Army signe signe son quatorzième album depuis sa formation en 1980. Le groupe tourne toujours autour de Justin Sullivan mais la formation a subi de nombreux changements au fil des décennies. Le dernier album du groupe que j’avais écouté était Thunder and Consolation en 1989. J’effectue donc un retour avec la formation Anglaise après plus de 25 ans.

Le groupe ne semble pas trop avoir souffert du vieillissement au fil du temps, Winter est un album à l’image de mes souvenirs des quatre premiers albums avec son mélange tantôt Punk, tantôt Folk, parfois très doux et souvent plus endiablé. C’est la pièce titre de l’album qui m’a fait pencher pour une écoute de celui-ci. Winter est une pièce dans la lignée des 51st State ou encore Stupid Questions avec ses guitares acoustiques et son tempo passant de lent à rapide.

En général, la majorité de l’album est plutôt bien quoiqu’il renferme un peu trop de chansons. Quelques unes sont relativement inutiles et servent à combler des trous ce qui peut devenir redondant et monotone à la longue. Quoiqu’il en soit, Justin Sullivan est encore en forme et sait nous pondre d’excellentes chansons. Winter n,est certes pas un Ghost of Cain ou un Vengeance mais il demeure un très bon album à se mettre dans les oreilles.

Sans Amertume – Sans Amertume – 2016

sans-amertumeSans Amertume – Death/Thrash Metal – Canada
Sans Amertume – 2016
Indépendant
7.5/10

Faire du Métal en Français au Québec c’est possible et les groupes qui le font ne courent pas les rues. Lorsque l’on ajoute des sujets issus du Folklore Québecois, on diminue de beaucoup le nombre de groupes. Sans Amertume est un de ceux qui propagent la flamme patriotique comme le faisaient les Garolou, Abbittibbi ou encore Raoul Duguay dans les années 70.

Avec des pièces comme Le Bonhomme Sept-Heures, La Corriveau ou La Complainte de Cadieux, Sans Amertume y va à fond dans les mythes et histoires qui ont fait et font toujours la culture du Québec. C’est en brandissant les poings à grand coups de Death et de Thrash Metal que Sans Amertume nous lance ces histoires ancestrales en nous faisant revivre ces légendes d’ici.

Quoique quelque peu décousues, les pièces contenues sur cet album éponyme sont originales et renferme de nombreux riffs authentiques et propres au groupe sur une rythmique solide. Les soudains et nombreux changements peuvent paraître un peu curieux mais on cerne rapidement le style de Sans Amertume tout au long de l’écoute de l’album. Le groupe a son propre style qui tends vers l’expérimentation par moments avec certaines touches progressives.

Notons la reprise de la Bitt à Tibi de Raoul Duguay qui cadre parfaitement avec ce que Sans Amertume nous raconte au fil de ses pièces. Le groupe perpétue les traditions et quel style musical est le mieux placé pour raviver la flamme? Le Métal!

http://sansamertume.bandcamp.com/

Survival Instinct – Hell’s Angels – 2016

survival-instinctSurvival Instinct – Thrash Metal – Canada
Hell’s Angels – 2016
Indépendant
7.5/10

Lorsque je parlais de Thrash Metal et de ses clones modernes dans plusieurs chroniques passées, j’expliquais en gros qu’une vaste majorité de jeunes groupes se complaisaient dans la reproduction des pionniers du genre. Une forte ascension du genre et un retour au son des années 80 sévit depuis quelques années et curieusement, il semble y avoir de l’intérêt chez plusieurs métalloïdes pour ces sonorités ancestrales.

Survival Instinct formé en 2013 est une toute jeune formation nous arrive de la ville de Québec en nous offrant son premier album intitulé Hell’s Angels. Titre d’album un peu particulier en sachant que cet homonyme est utilisé par une célèbre bande criminelle sans foi ni loi. Mais bon, les anges de l’enfer ça cadre bien avec le Thrash Metal dans un sens. Musicalement parlant, Survival Instinct ne réinvente absolument rien, on reprends ce que les Razor, Slayer, Kreator et autres Destruction ont créé il y a plus de 30 ans pour nous resservir la sauce avec une production d’aujourd’hui.

Cette production est plutôt remarquable, pour sonner, ça sonne! Les riffs sont acérés, la rythmique relativement très solide avec un bon vocal s’apparentant à la voix de Stace McLaren. Tous les ingrédients sont là pour créer un groupe de Thrash de 1985. Bonnes compositions, bons riffs et de l’énergie à revendre. Le groupe et son premier album sont efficaces malgré une certaine redondance au fil des pièces. Hell’s Angels est un album agréable à écouter sur lequel on peut aisément « headbanger » et se défouler un brin.

Suicidal Angels – Division of Blood – 2016

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Suicidal Angels – Thrash Metal – Grèce
Division of Blood – 2016
NoiseArt Records
8/10

Le Thrash Metal connait une fulgurante ascension depuis une dizaine années et semble vouloir résister au temps. Bien que de nombreuses jeunes formations officiant dans ce sous genre soient de véritables clones sans réel intérêt, il n’en demeure pas moins que les meilleures formations du genre sont encore et toujours celles qui ont forgé le style dans les années 80. Mais, il arrive qu’une de ces jeunes formations réussisse à bien faire perpétuer la flamme du Thrash pur et dur.

Les Grecs de Suicidal Angels font partie de ces rares bands de Thrash qui apportent une certaine fraicheur et un souffle de jeunesse à ce genre usé à la corde. Division of Blood est le sixième album du groupe et cette nouvelle sortie est un brin plus efficace que les deux précédents albums offerts par la formation. Suicidal Angels n’est aucunement original se contentant d’utiliser les vieilles recettes créées par Kreator, Sodom ou Slayer. Sauf que le groupe le fait très bien, Division of Blood étant un bon album qui s’écoute fort bien et assez entraînant.

De bons riffs comme à l’époque, une rythmique solide et des chansons en béton. Pas de niaisage, on va directement au but et on fonce dans le tas. L’album a une excellente production et les musiciens sont capables de composer. Un bon album de Thrash comme dans le temps, en spectacle ça doit brasser un tantinet.

Surgeon – Beast of Light – 2016

surgeon
Surgeon – Progressive Black Metal – États-Unis
Beast of Light – 2016
Indépendant
8.5/10

Je découvre cette semaine la formation Américaine Surgeon. Rendue à son troisième album, la formation mélange habilement le Black Métal avec le Progressif et comme son nom l’indique, la musique est un vrai travail de chirugien , les arrangements étant taillés au scalpel.

Ce qui est frappant au fil des pièces c’est les changements d’ambiances et de tempos. On passe de u;tra heavy pour devenir plus mélodique, de rapide à très lent et puissant à très doux. Les guitares sont en avant plan avec des riffs acérés et des mélodies envoûtantes. La rythmique est solide et droite comme une barre et les vocaux sont dans un registre commun dans le Black Metal, une voix de gorge quelque peu torturée qui fait office d’instrument.

Bien que très bien mixé, l’album manque légèrement de profondeur et de puissance à l’état brut, ça manque un peu de basse, les « mids » et les « trebles » sont un peu trop présents. Mais bon, ce n’est quant même pas une production « lo-fi » et ce n’est qu’un légéer détail qui n’enlève en rien la qualité musicale du groupe. Beat of Light est un album que je recommande aux amateurs de Black un peu plus technique et diversifié en rythmiques.

Bloody Hammers – Lovely Sort of Death – 2016

bloodyhammers
Bloody Hammers – Doom Metal/Gothic Rock – États-Unis
Lovely Sort of Death – 2016
Napalm Records
7/10

En voyant le nom du groupe avec son logo et surtout sa pochette, je m’attendais a du Doom pur et dur de la part de Bloody Hammers. A ma grande surprise, bien que le terme Doom pourrait possiblement s’appliquer, le duo joue plus dans le Gothic Rock dépressif.

Sans être mauvais, Lovely Sort of Death a de la difficulté à lever et nous embarquer dans la musique de Bloody Hammers. Il manque ce petit quelque chose qui nous fait dire qu’un groupe est intéressant et sort de la masse. Il y a tout de même d’excellentes idées et de très bonnes pièces mais on tombe rapidement dans la monotonie pour finalement oublier ce qui joue, la musique se fondant avec les bruits ambiants pour ne devenir qu’un son de fond.

Les guitares manquent énormément de puissance, le choix du « tone » est douteux, comme si la guitare avait été branchée dans une pédale de distorsion directement dans la console donnant un son flou et très « fuzz » qui finit par agacer les tympans. La rythmique est solide et les structures musicales sont bien composées. La voix de type très Goth à la Peter Steele s’agence très bien avec le style et les claviers donnent de bonnes ambiances en général.

Il aurait été beaucoup plus intéressant si le groupe avait plus de tonus et de puissance un peu à la manière de The Vision Bleak car au final The Lovely Sort of Death est faible en sonorités et en éclat. Pour terminer, bien que la présentation graphique soir superbe, elle ne cadre aucunement avec la musique de Bloody Hammers.

Un album plutôt raté compte tenu des bonnes idées qu’il renferme. Dommage!

Death Angel – The evil Divide – 2016

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Death Angel – Thrash Metal – États-Unis
The Evil Divide – 2016
Nuclear Blast
6.5/10

Death Angel est considéré comme faisant partie de la deuxième vague du Thrash Californien avec Testament. Il a été l’un des nombreux groupes de Thrash à signer pour un gros label, Geffen mais après trois albums, le groupe s’est dissout en 1991 pour revenir en 2004. Lors de la sortie du premier album The Ultra-Violence en 1987, j’étais déjà en train de bifurquer vers le mouvement gothique délaissant peu à peu le métal pour explorer d’autres avenues plus underground. J’avais tout de même apprécié l’album à sa juste valeur à l’époque.

Je n’ai pas vraiment suivi Death Angel par la suite et ce n’est qu’avec Relentless Retribution que j,ai renoué avec la formation en 2010, album qui m’avait plus ou moins plu au point de passer par dessus l’album suivant sans me rendre compte de sa sortie. 2016 marque la sortie de The Evil Divide auquel j’ai prêté une attention particulière afin de me faire une opinion sur ce qu’est devenu Death Angel au fil du temps.

Bien que le groupe pige dans ses racines pour forger les pièces de l’album, le Thrash Metal proposé sur The Evil Divide est générique et passablement usé. Mais certains riffs demeurent efficaces et les pièces sont bien structurées. Ce qui est vraiment agaçant par contre c’est la touche moderne à la limite du Metalcore qui vient tout démolir. L’utilisation de cette pathétique recette n’aide en rien en bout de ligne si ce n’est que de tenter de séduire un public plus jeune qui ne connait absolument rien au Métal.

The Evil Divide manque énormément d’éclat et est d’un ennui mortel de A à Z. Death Angel est désormais un groupe à la mode et la mode dans le Métal, c’est un sacrilège. Passons à autre chose maintenant.

Virus – Memento Collider – 2016

virus
Virus – Avant-Garde Rock/Metal – Norvège
Memento Collider – 2016
Karisma Records
9/10

J’ai un plaisir et un étonnement assez grand de constater que l’ouverture d’esprit est grandissante au sein de la scène Métal Internationale. En fait, cette ouverture d’esprit a toujours existé mais elle est malheureusement voilée par trop d’œillères et de restrictions bornées sur la surface et les modes. Oui, que vous le vouliez ou non, il y a des modes dans la grande scène Métal et une bonne portion de Métalleux sont embourbés dans ces modes au gré des tendances laissant voir uniquement ce qui se passe à la surface.

Heureusement, il y a des musiciens qui osent creuser et s’engouffrer dans les profondeurs de l’inconnu. Issu de la formation Ved Buens Ende, le trio Norvégien Virus ose en nous offrant son quatrième album intitulé Memento Collider. Je découvre tout juste le trio avec ce nouvel album et c’est toute une découverte! Je m’attendais à une musique beaucoup plus Black Metal mais contrairement à mes suspicions, Virus est loin du Black Metal conventionnel. Le groupe évolue plutôt dans un genre de Rock à tendances Jazz et Progressif rappelant par moments Voïvod mais beaucoup plus expérimental.

L’utilisation de guitares dissonantes pratiquement « cleans » apporte un aspect assez particulier aux rythmes non conventionnels et aux envolées de basse. L’usage de la distorsion est quasi inexistante et il est intéressant de constater que la puissance est tout de même au rendez-vous. Aucun vocal « harsh », tout est au naturel avec une essence un peu torturée rendant le tout très homogène et distinctif. Virus a son propre son, son propre style et une comparaison est somme toutes difficile à élaborer.

De très bonnes compositions avec ds arrangements époustouflants sur une rythmique des plus solides, voilà ce que nous réserve Memento Collider. Cet album est destiné aux amoureux de musique qui sort des standards et non à l’amateur de Métal ordinaire fermé et borné. A écouter en demeurant concentré pour apprécier toutes les subtilités des six pièces de l’album.

Neolunar – Neolunar – 2016

neolunar
Neolunar – Darkwave/Jazz Noir – Angleterre
Neolunar – 2016
Indépendant
8.5/10

J’ai toujours un très grand respect et voué une grande admiration pour les musiciens multi-instrumentistes, surtout ceux qui ont la grande capacité à composer et d’ouvrir leur esprit à plusieurs genres musicaux sans se soucier des étiquettes.

Tamás Kátai que l’on connait pour son excellent projet Thy Catafalque est l’un de ces musiciens que j,ai découvert en 2015. Cet excellent compositeur nous offre un tout nouveau projet appelé Neolunar avec un tout premier album éponyme. Ici, oubliez le métal, nous sommes aux antipodes avec une musique oscillant entre le Darkwave et le Jazz Noir. Les claviers et les ambiances vaporeuses sont en avant plan et les expérimentations sont le point de mire du projet Neolunar. Bien que le style et le soent du projet soient uniques et difficiles à comparer, je me lance en affirmant qu’il y a certaines similitudes avec The Legendary Pink Dots et The Tear Garden dans l’approche musicale et les arrangements sonores.

Tamás Kátai est un étonnant compositeur et je réitère mon affirmation lors de ma chronique de Sgurr de Thy Catafalque en 2015, ce musicien est décidément de la trempe d’un Mike Oldfield et d’un Edward Ka-Spel. Je lève mon chapeau à tant de créativité musicale!

The Claypool Lennon Delirium – Monolith of Phobos – 2016

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The Claypool Lennon Delirium – Psychedelic Rock/Experimental – États-Unis
Monolith of Phobos – 2016
ATO Records
9/10

Voici un duo qui risque fort de ne pas passer inaperçu! A quoi fallut-il s’attendre en réunissant Les Claypool et Sean Lennon? A tout et à rien en même temps! Connaissant fort bien le travail de Claypool avec Primus et de son génie musical et sachant très bien que Lennon n’est pas seulement le fils de papa, je n’attendais pas moins qu’un album explosif et riche en sonorités.

Sur Monolith of Phobos nous sommes servis à souhaits! L’usage d’instruments vintage comme le Mellotron et l’Autoharp donne le ton à la musique du duo. A prime abord rock psychédélique, l’expérimentation est également à l’avant plan pour nous faire voyager dans des contrées totalement capotées.

Nous connaissons tous le talent de bassiste de Les Claypool mais ce qui est surprenant ici c’est le talent multi-instrumentiste de Sean Lennon qui est un excellent guitariste mais également un très bon batteur. Le mélange Primus, The Beatles et The Residents se fait sentir tout au long des pièces, Lennon et Claypool se partageant les parties vocales d’une pièce à l’autre. Du pur génie musical!

Cet album est destiné à ceux qui n’ont pas peur de sortir des standards et qui aiment la musique riche en sons et en arrangements complètement disjonctés! Monolith of Phobos est un excellent album à savourer note par note en prenant son temps pour décortiquer se qui se passe entre nos deux oreilles. Solide!

Les Indiens – Shaman UFO – 2016

les-indiensLes Indiens – Stoner Psychedelic Rock – Canada
Shaman UFO – 2016
Sexy Sloth
8/10

Je ne sais plus trop comment j,ai abouti sur Shaman UFO de la formation Québécoise Les Indiens ni le pourquoi j’ai pris la décision d’écouter cet album. J’avais eu vent de ce nom il y a quelques années et je n’avais nullement prêté attention à la musique du groupe croyant que c’était un de ces nombreux groupes Québécois à saveur pop rock qui tentent d’envahir les ondes radiophoniques pour l’ultime quête d’un Félix.

Bref, j’ai écouté Shaman UFO et avec les premières notes de Sauvage j’ai compris que j’avais eu un jugement un peu trop hâtif face au groupe. Les Indiens, c’est pesant et très lent. Du Stoner explosif et puissant qui déferle telle une vague dévastatrice. Le tout mélangé avec du rock psychédélique issu des années 70 dans la veine de Hawkwind.

J’ai bien aimé les sept pièces de l’album, c’est vraiment bien composé et dosé, l’ajout de claviers vintage apporte un touche plus spatiale au son du groupe. J’ai un peu freiné sur le côté francophone des paroles et la façon saccadée de les livrer , ça sonne un peu bizarre à mes oreilles mais en bout de ligne ce détail finit par disparaître au fil des pièces, le côté musical prends grandement le dessus.

Shaman UFO est un très bon album à considérer et est une preuve que le rock est loin d’être mort au Québec.

Alienadept – Industrial Twilight Revisited – 2016

alienadept
Alienadept – Industrial Black Metal – Espagne
Industrial Twilight Revisited – 2016
Indépendant
6/10

Je suis un amateur et un fier défenseur des mélanges de toutes sortes et de tous styles. Je trouve aberrant de se limiter en musique et de focuser sur une seule et unique voie. Il y a des mélanges qui sont grandioses, d’autres pas mal moins. C’est un peu le cas de Alienadept qui nous arrive d’Espagne avec un mélange de Black Metal et d’industriel un peu cheap sur les bords.

Industrial Twilight Revisited comporte de très bons riffs et de bonnes idées mais l’ensemble manque cruellement de contenu. La partie Black Metal comporte beaucoup de sonorités Nu Metal avec des guitares lourdes et accordées très bas avec des riffs saccadés comme si Korn était derrière la musique du « one man band ». La partie Industrielle n’est pas vraiment Industrielle en soit, on a droit à du Techno avec des sons issus de claviers bon marché, ce n’est pas très convaincant et réussi de ce côté.

Pour la voix, le chanteur a choisi de mettre une distorsion sur l’ensemble de ses parties vocales, c’est correct mais ici on se contente de défiler du texte en hurlant dans un micro à peu près n’importe comment. La mixture globale sonne comme un groupe de simili Goths qui tente d’être le plus sombre possible.

Au final, cet album n’est pas très réussi et ne lève tout simplement pas. Trop de sonorités à saveur plus commerciale se font entendre au fil de l’album et les arrangements sont beaucoup trop plastique pour que Alienadept soit vraiment pris au sérieux. Dommage, les idées sont là mais ne sont pas exploitées au maximum.

Ade – Carthago Delenda Est – 2016

adeAde – Death/Folk Metal – Italie
Carthago Delenda Est – 2016
Xtreem Music
9/10

Troisième album pour la formation Italienne Ade. Comme son titre l’indique, Carthago Delenda Est se veut un album concept qui décrit la prise et destruction de Carthage. Ce nouvel album nous présente deux nouveaux membres au sein du groupe, Commodvs à la batterie et Traianvs à la voix ainsi qu’un nouveau label, Xtreem Music.

Ce nouvel album ne comporte pas de réelles surprises au niveau musical, il est la suite logique de l’excellent Spartacvs paru en 2013 avec une production légèrement plus puissante. Le groupe démontre son habituelle habileté à composer des chefs d’oeuvre avec des arrangements époustouflants. Le choc des opposés est frappant et grandement intéressant, d’un côté un Death Metal technique et destructeur et de l’autre des sonorités venues des ancêtres Romains. Pour ceux qui sont familiers avec la série Rome, la trame sonore de cette série est similaire à ce que Ade utilise dans ses pièces pour apporter le cachet Romain et ses légions meurtrières.

C’est donc en grand conquérant que Ade nous livre son plus récent album et ainsi prendre d’assaut la planète entière et nous imposer sa force brutale et sa splendeur. A écouter immédiatement sous peine d’être jeté aux lions. Morituri te Salutant!

Castle – Welcome to the Graveyard – 2016

castleCastle – Heavy/Doom Metal – États-Unis
Welcome to the Graveyard – 2016
Prosthetic Records
8.5/10

Avec un nom accrocheur et un titre d’album éloquent, la formation Américaine Castle et son tout récent quatrième album intitulé Welcome to the Graveyard avait de fortes chances de m,attirer musicalement. Ajoutons à cela une voix féminine et un style axé vers le Doom, il n’en fallait pas plus pour que je jette une oreille attentive à Castle que je ne connaissais aucunement.

Et bien, me voilà conquis! Castle donne dans un genre dans lequel je nage depuis quelques années et qui me surprends de jour en jour au fil de mes découvertes. Avec un habile mélange de Heavy Metal et de Doom, le tout servi à la sauce traditionnelle, Castle nous ponds un album pas piqué des vers avec une grande prédisposition pour la composition et les arrangements bruts et puissants. On recèle beaucoup d’influences des années 70, en l’occurrence Black Sabbath, mais aussi beaucoup de Heavy Metal Traditionnel dans la veine de Angel Witch.

De gros riffs bien gras et très vintage avec d’excellents solos appuyés par une rythmique solide et percutante. La voix de Elizabeth Blackwell se situe entre celles de Ann Wilson et de Janis Joplin apportant un souffle contagieux aux huit pièces de l’album. Welcome to the Graveyard est un excellent album obscur à mettre dans sa collection et à écouter sans retenue. Je suis passé à côté des trois premiers albums du groupe mais soyez assurés que je vais rapidement effectuer un retour en arrière, Castle est une valeur sûre et entre directement dans mes cordes.

Lord Vicar – Gates of Flesh – 2016

lord-vicarLord Vicar – Doom Metal – Finlande
Gates of Flesh – 2016
The Church Within Records
8.5/10

Il y a des déclics qui prennent beaucoup de temps avant de survenir. J’ai mis beaucoup de temps avant d’apprivoiser le Death Metal et c’est à force d’en écouter que j’ai compris que cette musique était tout sauf du bruit et de la cacophonie. Depuis que j’écoute de la musique, 45 ans et des poussières, j’ai toujours été attiré par la musique rapide au détriment des ballades et autres lenteurs de même acabit. Le Doom a donc été un style musical auquel il m’a fallu un temps fou à m’habituer et surtout accrocher. Mais ceci est une autre histoire que je pourrais éventuellement élaborer.

Toujours est-il que j’ai écouté le tout récent album de Lord Vicar, Gates of Flesh. J’avais entendu parler de ce groupe Finnois auparavant mais je n’avais pas accroché à sa musique étant possiblement dans un tout autre « mood » au moment de la sortie du dernier album Signs of Osiris en 2011. Et bien, Gates of Flesh est une belle surprise, je ne m’attendais pas à ce type de musique de la part de Lord Vicar.

Pour être lent, c’est lent et aucunement agressif. Tout se joue avec les harmonies de guitares et de basse basées sur une rythmique simple mais puissante avec une voix très mélancolique. L’influence des années 70 se fait sentir mais Lord Vicar a sa propre sonorité misant sur le minimalisme et l’efficacité plutôt que sur le flot de notes et le m’as-tu vu. Il y a certaines touches presque Gothiques par moments ce qui ajoute de la noirceur aux pièces.

Si vous aimez la lenteur et la mélancolie, Gates of Flesh est pour vous. Pour ma part, je vais écouter les deux albums précédents du groupe pour me faire une idée plus globale sur celui-ci.

The Legendary Pink Dots – Pages of Aquarius – 2016

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The Legendary Pink Dots – Experimental Rock/Post Punk – Hollande
Pages of Aquarius – 2016
Metropolis Records
9/10

Plus de 20 albums et près de 25 ans séparent Malachai, dernier album que j’ai écouté au complet, et Pages of Aquarius. J’avais jeté une oreille à The Creature that Tasted Sound en 2012 mais j’avais trouvé cet album tellement trop expérimental que mon écoute avait pris une fin abrupte à la deuxième pièce.

Pages of Aquarius est le 43e album du groupe excluant les 20 mini albums, le tout sorti entre 1981 et 2016. Edward Ka-Spel est donc toujours fort actif comptant, en plus des albums des Pink Dots, près de 40 albums solo, 6 albums avec The Tear Garden et 6 autres avec Mimir. C’est donc une discographie fort considérable dont j’ai manqué un peu plus de la moitié!

En écoutant Pages of Aquarius je me suis senti comme à l’époque des The Maria Dimension et The Crushed Velvet Apocalypse comme si ce nouvel album était la suite. Un genre de saut intemporel, le temps s’étant possiblement figé depuis les 25 dernières années. Pages of Aquarius est un album de Pink Dots comme dans le temps, sans réelle surprise mais tout en ayant justement plusieurs surprises sonores. C’est comme ça The Legendary Pink Dots. On joue avec les sons, les ambiances, passant d’un genre à l’autre pour former un tout homogène et complètement flyé.

Pages of Aquarius est un des excellents albums de 2016 que je recommande aux vrais amateurs de musique qui n’ont pas peur de s’aventurer dans des pistes sinueuses et impraticables. Je vais possiblement tenter de reculer dans le temps pour entendre la vingtaine d’albums que j’ai manqué, mais ça risuqe de prendre du temps, beaucoup de temps… Ka-Spel va probablement en pondre 5 autres avant que je réussisse à passer au travers de la moitié de la discographie!

Mindcrushers – Born n Doom – 2016

mindcrushersMindcrushers – Heavy/Thrash Metal – Italie
Born in Doom – 2016
Independant
5/10

Lorsque je sélectionne des albums à écouter et ensuite chroniquer j’établis certains critères de sélection. Le premier critère étant d’écouter rapidement un extrait de l’album à savoir si la musique proposée sonne bien et peut entrer dans mes cordes. Ensuite si l’étape numéro un a passé, je jette un œil au côté professionnel du groupe en question, imagerie, graphisme, session de photo pour m’assurer que je ne tomberai pas sur un groupe de fond de cour qui veut percer sans un minimum de professionnalisme. Des logos et des pochettes vraiment « cheaps » accompagnés d’un session photo tout aussi « cheap » deviennent assez dissuasifs dans la majorité des cas.

Il arrive parfois qu’un groupe réussit à se glisser entre les mailles et atterrisse dans mon lecteur et soit une erreur monumentale. Le groupe Italien Mindcrushers malgré un son et une présentations décents s’est avéré être malheureusement pénible pour mon oreille. Bien que de bonne idées soient présentes dans les compositions, que la production soit correcte et que la présentation globale soit également correcte, Mindcrushers échoue sur toute la ligne au niveau interprétation.

La rythmique n’est pas toujours droite, les riffs et les changements sont très carrés et ce qui frappe le plus ce sont les guitares désaccordées surtout au niveau des mélodies et solos. Ce dernier point ne passe tout simplement pas et démontre que Mindcrushers est un groupe d’amateurs sur toute la ligne. Quand tu est incapable d’accorder tes instruments pour un enregistrement, ça en dit long sur ta qualité de musicien.

Born in Doom est à éviter totalement, on passe à un autre appel…

Necronomicon – Advent of the Human God – 2016

necronomiconNecronomicon – Black/Death Metal – Canada
Advent of the Human God – 2016
Season of Mist
8.5/10

Il y a belle lurette que j’ai écouté un album de Necronomicon au complet. En fait, ça date de 2003 avec le deuxième album The Sacred Medicines. Je n’avais pas vraiment aimé l’album suivant, The Return of the Witch et carrément passé outre Rise of the Elder Ones paru en 2013.

Advent of the Human God est donc le cinquième album de la formation Montréalaise et lorsque j’ai entendu l’extrait Crown of Thorns il y a quelques mois je me suis dit que ce nouvel album serait possiblement un album à ne pas passer à côté. Mon instinct a donc eu raison car ce nouvel album est excellent et majestueux! Les pièces s’enchainent à la vitesse de l’éclair et sans s’en rendre compte l’album se termine nous laissant en plan à se demander pourquoi c’est déjà terminé. Il est vrai que l’album est un peu court avec ses 40 minutes mais il n’y a rien d’inutile et aucun remplissage.

Necronomicon utilise des passages symphoniques dans ses compositions les rendant plus puissantes et plus grandioses, les vocaux sont bien utilisés comme dans The Fjord donnant un aspect plus lugubre à la pièce. Notons la reprise de Innocence and Wrath de Celtic Frost en clôture d’album qui n’a pas été dénaturée et qui rends justice aux pionniers de Black Metal.

Advent of the Human God est un excellent album d’une très grande puissance, un beau retour pour Necronomicon!

Wolf Hoffmann – Headbangers Symphony – 2016

wolf-hoffmannWolf Hoffmann – Classical/Heavy Metal – Allemagne
Headbangers Symphony – 2016
Nuclear Blast
8/10

Mélanger la musique Classique avec le Heavy Metal, ce n’est pas vraiment une nouveauté me direz vous et vous avez parfaitement raison. N’empêche que Wolf Hoffmann a été un des premiers à intégrer le Classique dans une pièce de Heavy Metal en utilisant la Marche Slave de Tchaikovsky et Fur Elise de Beethoven dans la désormais célèbre pièce Metal Heart de Accept en 1985.

Hoffmann avait sorti un album de musique classique dans les années 90 et récidive en 2016 avec Headbangers Symphony, un second disque de musique classique où cette fois-ci le Heavy Metal est plus à l’avant plan. Ce n’est pas très surprenant de la part de Wolf Hoffamnn que de sortir un album du genre car le bonhomme est un très grand amateur de musique Classique au départ.

On reconnaît aisément le jeu et le son de Hoffmann qui a eu recours à un petit orchestre symphonique pour son album. Donc, c’est du vrai et ce n’est aucunement synthétique. Ici, on se contente de revisiter les airs plus que connus des Beethoven, Mussorgsky, Albinoni, Mozart, Bizet, Bach ou encore Vivaldi. Rien de vraiment déroutant, le tout sur une base un peu plus puissante et pas vraiment plus bruyantes que les originales.

Pour le métalleux qui n’a aucune connaissance en musique Classique, cet album est un bon point de départ pour apprécier ces œuvres qui résistent au temps mais les véritables versions jouées par un orchestre symphonique reconnu demeurent toujours celles à écouter pour savourer pleinement ces incontournables de la musique. Headbangers Symphony est un bon album pas très original je le concède, mais qui peut aider à ouvrir certains esprits réticents.

Outlying – Frameworks for Repression – 2016

outlyingOutlying – Melodic Death Metal – Canada
Frameworks for Repression – 2016
Indépendant
8.5/10

Les fondations de la formation Bécancouroise Outlying remonte à aussi loin que 2003 et a connu bon nombre de changements de musiciens gravitant autour de Fred A. Dubeau, le cerveau derrière le projet Outlying. Frameworks for Repression suit Scars of Daylight paru en 2011 étant le premier album qui marque une formation stable depuis 2012.

Outlying a maturé depuis Scars of Daylight. Le son s’est raffiné et les compositions ont pris du volume. Sans être totalement différent que son prédécesseur, Frameworks for Repression est beaucoup plus puissant tant au niveau compositions et arrangements qu’au niveau production. Sachant très bien que Fred A. Dubeau est responsable de tout dans la production de l’album, je suis resté fort estomaqué par sa qualité professionnelle. Il y a du travail là-dedans et ce travail transparait au fil des pièces. Quand c’est fait avec passion, pas le choix d’aboutir sur un produit de qualité en bout de ligne.

Musicalement, Outlying joue la carte de la mélodie et surtout de la mélancolie avec des compositions très bien structurées et des arrangements très intéressants le tout basé sur une rythmique très solide et réglée au quart de tour. Le niveau d’interprétation des musiciens est assez élevé, nous avons droit à des riffs accrocheurs, des envolées de basse impressionnantes et une batterie qui cogne dur. Le niveau de technicité est assez appréciable, tout est bien dosé et on ne tombe pas dans le piège du flot de notes superflu. Fred A. Dubeau passe du « growl » aux vocaux « cleans » avec aisance apportant même des mélodies vocales ici et là au fil des pièces.

Je lève mon chapeau à Outlying qui signe ici un excellent album que je recommande vivement à tous les amateurs de Death Metal Mélodique. Frameworks for Repression est sans nul doute de calibre international.

Denner / Shermann – Masters of Evil – 2016

denner-shermannDenner/Shermann – Heavy Metal – Danemark
Masters of Evil – 2016
Metal Blade
8.5/10

Les deux guitaristes originaux de Mercyful Fate Michael Denner et Hank Shermann sont maintenant réunis à nouveau pour partager leurs exceptionnels riffs incendiaires comme à l’époque de Melissa et Don’t Break the Oath. Pour ceux qui ne connaissent pas ces deux individus, dépêchez-vous à faire connaissance car ce sont deux véritables pionniers du Métal dans la plus pure tradition.

Masters of Evil fait suite à un mini album, Satan’s Tomb, paru en 2015. Musicalement on retrouve le duo de guitaristes dans l’univers qu’ils ont contribué à échafauder et polir avec Mercyful Fate. Du pur Heavy Metal de la première heure avec des riffs endiablés et une énergie à l’état brut. Bien que Mercyful Fate et King Diamond soient les principales comparaisons, nous retrouvons des sonorités à la Judas Priest par moments. La voix du chanteur Sean Peck (Cage, Death Dealer) est assez versatile y allant même de similitudes avec la voix de Ozzy sur certains passages.

Masters of Evil est un très bon album de Heavy Metal traditionnel destiné aux amateurs du genre. Au risque de me répéter, un autre album créé par des bonhommes qui ont participé à l’évolution du Métal et ayant de l’expérience à revendre. Rien à voir avec les clones qui pullulent depuis plusieurs années. Exigeons l’original!

Cauchemar – Chapelle Ardente – 2016

cauchemar
Cauchemar – Heavy/Doom Metal – Canada
Chapelle Ardente – 2016
Nuclear War Now! Productions
8.5/10

Cauchemar est une formation Montréalaise de Heavy/Doom Metal dans la plus pure tradition. Ayant vu le jour en 2007, le groupe signe son deuxième album complet, Chapelle Ardente, sous l’étiquette Nuclear War Now! Productions.

Le monde du Doom est en pleine forme et Cauchemar se hisse dans les rangs des excellentes formations qui naviguent dans les eaux troubles de cette musique lente et lugubre. Chapelle Ardente monte d’un cran le niveau des compositions comparativement à Tenebrario paru en 2013. Nous avons droit a des compostions de haut calibre plaçant ainsi le groupe dans cette liste d’excellence musicale. Ce qui est étonnant de la part de Cauchemar c’est que toutes les compositions sont en Français, un pari difficile à tenir que Annick Giroux a su relever avec brio.

Musicalement, on ressent diverses influences issues de la fin des années 70, débuts 80. Certes certaines sonorités provenant des pionniers tels Black Sabbath ou Pentagram sont présentes mais ce qui m’a frappé le plus c’est l’étrange sensation de revenir à une époque glorieuse où j’écoutais les groupes Français Sortilège, Blasphème ou Vulcain. Cauchemar malgré ses fortes racines Doom a tout de même une très bonne dose de Heavy Metal pur et dur dans sa sonorité globale.

J’avais rencontré Annick Giroux lors du Metal Massacre Festival au Spectrum en 2005 et ce qui m’avait frappé le plus en jasant avec cette très jeune demoiselle c’était son esprit très « old school ». Décidément cette demoiselle n’est pas née à la bonne époque. Le son originel elle a ça dans le sang et ça transparait énormément dans la musique de Cauchemar.

Un excellent album 100% Québécois comme à la belle époque de ma jeunesse. A écouter sans aucune réserve, Cauchemar nous montre comment faire du vrai Métal. Prenez-en pour votre rhume, c’est totalement authentique avec de tr;es bons riffs et un son de guitare dont je suis jaloux!

The Order of Israfel – Red Robes – 2016

the-order-of-israfelThe Order of Israfel – Doom Metal – Suède
Red Robes – 2016
Napalm Records
8.5/10

C’est ma première incursion dans la musique des Suédois The Order of Israfel. Red Robes est le deuxième album du groupe qui compte dans ses rangs Tom Sutton (Church of Misery, Night Viper). The Order of Israfel joue un Doom Metal inspiré directement à la source avec une puissance tout de même assez appréciable.

Œuvrant dans le même créneau que les Black Sabbath, Pentagram et autres Trouble, la caractéristique première qui saute aux oreilles est la voix de Tom Sutton. Certains diront que sa voix n’est pas à la hauteur et qu’il sonne faux par moments, ce qui n’est pas loin de la vérité à vrai dire, mais qui n’est pas sans rappeler Lee Dorian de Cathedral dans la façon de chanter. Ceci peut sembler désagréable au début mais on y fait rapidement abstraction lorsque l’on se concentre sur la musique elle même.

Red Robes est excellent d’un bout à l’autre et nous fait découvrir diverses sonorités et changements tout en demeurant dans la lenteur et la profondeur caverneuse. Un 58 minutes qui passe rapidement avec des riffs gras et une rythmique solide qui démontre la puissance du Doom à l’état brut. Tom Sutton est un sacré compositeur et n’a rien à envier aux pionniers du genre. A écouter à haut débit sonore pour faire peur aux enfants du voisinage qui nous réveillent à l’aube avec leurs pleurnicheries incessantes.

Candlemass – Death Thy Lover – 2016

candlemassCandlemass – Epic Doom Metal – Suède
Death Thy Lover – 2016
Napalm Records
8.5/10

Comme quoi seuls les fous ne changent pas d’idée : Leif Edling avait annoncé suite à la sortie de Psalms for the Dead en 2012 que ce serait le dernier album de Candlemass mais que le groupe continuerait à faire des tournées. Ce dernier s’est ravisé quelques années plus tard précisant qu’il était prêt à enregistrer de nouveau avec Candlemass. Excellent nouvelle finalement!

Le légendaire groupe Suédois vient tout juste de sortir un min album de quatre pièces intitulé Death Thy Lover coïncidant avec le 30e anniversaire du premier album Epicus Doomicus Metallicus. Ce nouvel enregegistrement est le premier avec le « nouveau » chanteur Mats Levén qui n’est pas si nouveau que ça ayant participé aux sessions démos de King of the Grey Islands tout juste avant que Robert Lowe ne joigne la formation en 2006.

Death Thy Lover est à la hauteur de ce que l’on s’attend de la part de Candlemass : 25 minutes épiques, lourdes et sombres dans la plus pure tradition de ce que le groupe nous sert depuis plus de 30 ans. On s’habitue rapidement à la voix de Levén qui est légèrement différente de celle de Lowe mais tout aussi puissante et bien placée dans la musique de Candlemass. Les riffs sont toujours la principale force du groupe et la puissance est toujours au rendez-vous. Seul bémol qui n’en est pas vraiment un, j’aurais aimé une pièce un peu plus rapide dans la veine de If I Ever Die ou Dancing in the Temple (Of the Mad Queen Bee) mais c’est juste un petit caprice de fan inconditionnel.

Bien que trop court, ce mini album nous fera patienter en attendant un éventuel album complet et en espérant que Candlemass ne nous fasse pas attendre un autre quatre ans avant une nouvelle sortie!

Frostbite – Etching Obscurity – 2016

frostbiteFrostbite – Progressive Black Metal – Canada
Etching Obscurity – 2016
Tmona Records
8.5/10

Le Métal Québécois se porte bien. Très bien même. Nous pouvons nous péter les bretelles et être fiers car il y a de nombreuses formations de qualité dans tous les styles de la grande famille Métallique et il y en a pour tous les goûts. J’ai eu la chance de recevoir le deuxième album de la formation Montréalaise Frostbite via son bassiste que je connais pour son excellent travail avec Obtenebris, groupe qui nous avait agréablement surpris à Réanimation il y a quelques années.

Avec Etching Obscurity, Frostbite frappe fort, avec l’intro à la guitare acoustique j’ai su que cet album serait de qualité. Justement, la guitare acoustique semble être un élément de prédilection pour Frostbite, son utilisation revient à plusieurs reprises au cours de l’album ce qui n’est pas pour me déplaire. La musique de Frostbite est sombre et est axée sur les mélodies de guitares et de basse, le groupe a un très haut niveau de composition et d’arrangements offrant de belles textures et ambiances.

Etching Obscurity comporte onze excellentes pièces à mi-chemin entre le Progressif et le Black Metal avec des teintes de Vreid, de Nachtmystium et même Tribulation par moments tout en ayant ses sonorités propres rendant le tout très original et fort intéressant. Lorsque j’écoute un album et que celui-ci défile rapidement, c’est un très bon signe. Avec ses 45 minutes, Etching Obscurity ne renferme aucune longueur et s’écoute d’un bout à l’autre à la vitesse de l’éclair.

Une très belle découverte pour ma part, de très bonnes pièces, de bons changements, des riffs entraînants et captivants avec des arrangements et des effets qui montent la composition plus haut, voilà tous les ingrédients réunis pour faire d’un album une réussite. Frostbite a compris tout ça et Etching Obscurity est un album à se mettre dans les oreilles le plus rapidement possible.

Mother Feather – Mother Feather – 2016

mother-featherMother Feather – Garage Rock/Pop Cock Rock – États-Unis
Mother Feather – 2016
Metal Blade
5/10

En voyant le premier vidéoclip pour sa chanson éponyme et constatant que le groupe était sous l’étiquette Metal Blade, j’avais de très fortes attentes envers le premier album du groupe Américain Mother Feather. Je m’attendais à du Garage Rock musclé et puissant avec des tendances Glam des années 70.

Mon écoute de l,album a été un désenchantement total et une véritable déception. Mis à part quelques bonnes idées assez flyées, de bons riffs ici et là et la pièce titre, Mother Feather entre dans un créneau tellement pop qu’on dirait un mélange de Lady Gaga et Katty Perry sur l’acide. Aucun tonus, aucun éclat, juste du maudit pop rock rose bonbon plate à vomir.

Je ne comprends aucunement comment il se fait que Metal Blade se rabaisse à signer de la mollesse comme Mother Feather. Espérer que ça lève sur le marché commercial et que ça rapporte de l’eau au moulin? Si vous aimez les photocopies très pales d’un amalgame entre T-Rex, The Stooges et New York Dolls, Mother Feather est pour vous chers amateurs de fast food réchauffé. Pour les autres, comme moi, rabattons-nous sur les originaux au lieu de perdre notre temps avec des insignifiances musicales sans intérêt.

Montgolfiere – Montgolfiere – 2016

montgolfiereMontgolfiere – Progressive/Psychedelic Rock – Suède
Montgolfiere – 2016
PRC Music
9/10

Premier album éponyme pour la formation Suédoise Montgolfiere. Le groupe m’a attiré de par son nom et sa présentation graphique et je ne regrette en rien mon choix. On nage en plein délire vaporeux et psychédélique et on effectue un voyage temporel sans précédent : Retour au début des années 70 avec tout ce qui vient avec.

Montgolfiere s’inscrit dans la lignée des grands maîtres du Progressif atmosphérique avec une musique où le fuzz et les ambiances éthérées sont à l’honneur. Majoritairement instrumental, ce premier album est un pur chef d’oeuvre du genre et passe au travers du temps sans compromis. Le nom du groupe évoque très bien le son généré par ses membres qui ont un talent indéniable pour la composition et les arrangements complexes.

On joue beaucoup avec les textures musicales et les changements de tempo aérant ainsi les pièces et donnant l’impression de flotter dans les airs. Ce premier album éponyme est fort réussi et je le recommande aux amateurs de Rock Progressif de la vieille école. A écouter attentivement pour explorer toutes les subtilités imbriquées tout au long de l’album.

Grand Magus – Sword Songs – 2016

grand-magusGrand Magus – Heavy/Doom Metal – Suède
Sword Songs – 2016
Nuclear Blast
8.5/10

Sword Songs est le premier album que j’écoute de la formation Suédoise Grand Magus. J’avais sans doute entendu parler du groupe auparavant mais il est fort possible que le son ne m’ait pas accroché avant aujourd’hui, je n’étais possiblement pas dans le « mood » épique et valeureux mais il n’est jamais trop tard pour bien faire, découvrir et avouer nos torts.

Sur cet album Grand Magus oscille entre le Heavy Metal épique dans la veine de Manowar, Judas Priest ou même Iron Maiden par moments et le Doom traditionnel à la Candlemass et compagnie. Sword Songs comporte neuf pièces puissantes avec un haut degré de composition, plusieurs hymnes guerriers et une excellente production.

Grand Magus utilise les sonorités traditionnelles qui ont fait du Heavy Metal une musique glorieuse et rassembleuse. Le résultat rend justice au genre et perpétue les lettres de noblesse du Métal originel.

Combichrist – This is Where Death Begins – 2016

combichristCombichrist – EBM/Industrial Metal – États-Unis
This is Where Death Begins – 2016
Metropolis Records
9/10

Malgré ses treize années d’existence et huit albums studio, Combichrist est une formation que j’ai tardé de connaître. J’avais grandement apprécié We Love You paru en 2014 avec son mélange Industriel, Folk, Metal et EBM. La formation nous offre cette année This is Where Death Begins, album qui ne passera pas inaperçu.

Combichrist pousse plus loin sa sonorité Métal avec ce nouvel album tout en gardant ses racines EBM. Le savant mélange de guitares agressives avec les claviers offre des sonorités fort intéressantes et une puissance explosive. Combichrist démontre qu’il a sa place aux côtés des Ministry, Nine Inch Nails, Di Krupps ou KMFDM en tant que groupe innovateur et influent.

This is Where Death Begins est un excellent album à écouter sans réserves. Excellents riffs, très bonne production, originalité et sonorités diverses au menu. Une grosse dose Industrielle et Métallique qui décape au maximum!

Last in Line – Heavy Crown – 2016

last-in-lineLast in Line – Heavy Metal/Hard Rock – États-Unis
Heavy Crown – 2016
Frontiers Records
5.5/10

Je suis généralement septique et assez frileux face aux Super Groupes. Vous savez, ces groupes formés de soit disant vedettes issues de diverses formations connues et qui ont connu la gloire en faisant des albums plus ou moins influents? Habituellement ces Super Groupes ne font pas grand chose de bon malgré un statut qui impressionne la masse.

Last in Line est l’un de ces Super Groupes. Oui, le nom du groupe a quelque chose à voir avec le célèbre deuxième album de Dio. En fait, ce sont les même musiciens qui ont joué sur les trois premiers albums de Dio, soir Vivian Campbell (Def Leppard), Jimmy Bain (Rainbow) et Vinny Appice (Black Sabbath, Heaven and Hell) avec un nouveau chanteur pas trop connu répondant au nom de Andrew Freeman.

Last in Line avait été initialement créé comme un hommage à Dio se contentant de jouer les albums Holy Diver, The Last in Line et Sacred Heart en spectacle. Les musiciens ont par la suite décidé de composer un nouvel album pour poursuivre ce qui avait été laissé en 1985. Et bien, Heavy Crown comporte quelques bonnes pièces et l’album rappelle tout de même l’esprit qui se dégageait avec Dio.

Mais, venant d’un Super Groupe avec des Super Musiciens, cet album est lamentable au niveau compositions. Last in Line joue un Heavy Metal monotone et sans saveur à la limite du fromage en grains. Les pièces sont très génériques et aucunement originales malgré une interprétation juste et une très bonne production. Pour faire un résumé rapide, c’est plate à mort et ça ne lève pas du tout.

Heavy Crown a été conçu pour aller chercher les mononcles et les matantes qui sont convaincus d’être de véritables amateurs de Heavy. Last in Line serait parfait en première partie de Nickelback.