Fear Factory – Genexus – 2015

fear-factory-genexusFear Factory – Industrial Metal – USA
Genexus – 2015
Nuclear Blast
8.5/10

Il y en a de l’eau qui a coulé sous les ponts depuis la fusion du Métal et de l’Industriel dans les années 80. Depuis Ministry, bon nombre de formations ont emboîté le pas donnant généralement des résultats fort convaincants. Formée en 1990, la formation Américaine Fear Factory incarne le véritable Métal Industriel et a toujours été constante au fil des sorties d’albums réalisant quelques uns des grands chef d’oeuvres du genre au passage.

Burton C. Bell et Dino Cazares ont dès leurs débuts côtoyé des pionniers de l’Industriel et il n’est guère étonnant de voir apparaître des noms comme Al Jourgensen (Ministry) et Rhys Fulber (Frontline Assembly) sur la nouvelle parution intitulée Genexus. Produit par Fulber ainsi que Andy Sneap (Hell), Genexus sonne comme une machine très bien huilée et rodée tant elle est impeccable. Généralement, tout ce que Sneap touche se transforme en un mur de son infranchissable.

Musicalement, c’est du Fear Factory, rien de déstabilisant. C’est efficace, puissant et rempli de sonorités diverses qui, comme à l’habitude, sont grandement intéressantes. Genexus est de loin supérieur aux deux dernières parutions du groupe qui semblait manquer un peu de souffle sur Mechanize et The Industrialist. A l’exception faite d’une trop longue ballade un peu sirupeuse, la totalité de l’album est excellent et est à la hauteur de ce que l’on attend de Bell et Cazares.

Un très beau retour pour Fear Factory en 2015, notons également l’arrivée d’un petit nouveau dans la formation en la personne de Tony Campos (Asesino, Ministry, Prong, Static-X) qui appuiera les compositions du groupe avec son jeu de basse unique.

Lindemann – Skills in Pills – 2015

lindemann-skills-in-pillsLindemann – Industrial Metal – Allemagne
Skills in Pills – 2015
Warner
8.5/10

Cette année nous avons pu assister au mariage artistique entre Peter Tagtgren (Pain, Hypocrisy) et Till Lindemann (Rammstein). A première vue, cette union pourrait paraître surprenante mais en regardant de plus près cette fusion entre deux monstres de la musique bruyante est loin d’être si étonnante connaissant leur goût prononcé pour la provocation.

Utilisant le nom Lindemann, possiblement pour faciliter la mise en marché, le duo nous offre un premier album intitulé Skills in Pills. Je dois immédiatement mettre en garde les Métalloïdes conservateurs : Tagtgren ne penche pas du côté de Hypocrisy mais plutôt de Pain pour les compositions de cet album. Si vous avez en aversion les synthétiseurs et la musique électronique, cessez de lire à partir d’ici.

Les comparaisons avec Rammstein ou Pain fusent déjà sur les médias sociaux et avec une certaine raison. On reconnaît facilement le style de Peter Tagtgren et la voix de Till Lindemann est identique à Rammstein. D’où le terme mariage en début de cette chronique. Donc, nous ne sommes aucunement dans une contrée inconnue, les amateurs des deux formations vont se retrouver aisément, c’est une parfaite fusion entre les deux.

J’entends déjà les détracteurs se faisant un malin plaisir à démolir le duo à savoir si c’est original ou non déblatérant sur toutes les raisons qui poussent les amateurs de haine gratuite à envahir Facebook de leur venin assassin. Oui, c’est du déjà entendu tant du côté de Rammstein que du côté de Pain mais cet album est excellent d’un bout à l’autre, c’est efficace et brillamment composé. Des pièces accrocheuses qui nous restent dans la tête, des riffs lourds et un martèlement continu qui frappent fort. Tout ceci pimenté de l’humour noir de Till Lindemann, chanté en Anglais de surcroit.

Skills in Pills ne révolutionnera pas le genre c’est évident mais il est grandement efficace et sans prétention. Attention aux excès de vitesse si vous l’écoutez en voiture.

Die Krupps – V-Metal Machine Music – 2015

die-krupps-v-metal-machine-Die Krupps – Industrial Metal/EBM – Allemagne
V-Metal Machine Music
Hollywood Records
7/10

Le mélange entre le EBM (Electronic Body Music) ou encore l’Industriel avec le Métal n’est pas une chose qui vient de surgir de nulle part. Cette fusion s’est créée vers le milieu des années 80 avec entre autres Ministry, KMFDM et Nine Inch Nails. La formation Allemande Die Krupps a ensuite emboité le pas au début des années 90 ayant eu dans ses rangs des musiciens issus de groupes tels que Angelwitch, Heathen et même Exodius avec le remplaçant de Rick Hunolt, Lee Altus.

Die Krupps est de retour en 2015 avec la suite du très excellent The Machinists of Joy paru en 2013 intitulée V-Metal Machine Music. Drôle de titre j’en conviens mais qui reflète néanmoins ce qui se trouve sur ce nouvel album. La carrière de Die Krupps a été en dents de scie au fil des sorties d’albums plus souvent qu’à leur tour plutôt inégaux et prenant même une grande pause de près de douze ans entre 1997 et 2009.

Après quelques écoutes de V-Metal Machine Music, je dois conclure que comparativement à son prédécesseur qui était un album presque parfait, la toute nouvelle parution est très inégale recelant des moments forts mais aussi d’autres moment très faibles. Le côté captivant n’est pas au rendez-vous et les pièces semblent interminables. L’album donne l’impression d’avoir été composé à la va-vite pour honorer un contrat et l’essoufflement se fait malheureusement sentir tout au long du défilement des pièces.

L’album a beau se nommer V-Metal Machine Music, la sur-utilisation des guitares vient embrouiller le côté machine et certains riffs deviennent carrément inutiles. Pas suffisamment Métal et pas suffisamment Industriel. L’album comporte quand même de très bonnes pièces mais comporte également beaucoup de remplissage.

En espérant que Die Krupps saura rectifier le tir pour le prochain album car celui-ci est une déception. Je retourne donc à The Machinists of Joy en attendant la prochaine sortie du groupe.

Enslaved – In Times – 2015

enslaved-in-timesEnslaved – Black Progressif/Viking Metal – Norvège
In Times – 2015
Nuclear Blast
9/10

Lorsqu’il est question d’un nouvel album ou d’une nouvelle écoute d’album j’ai toujours appliqué une règle qui en général s’avère être véridique : La règle de la première écoute qui détermine si je vais aimer un album ou non. Il arrive cependant que cette règle soit outre passée pour quelque raison que ce soit et que je me risque à écouter un album une deuxième fois plusieurs mois plus tard selon les recommandations d’autres maniaques de musique comme moi. Rendu à cette étape, ça passe ou ça casse. Littéralement.

Je ne suis pas un grand amateur de Enslaved, du moins je ne l’étais pas jusqu’à maintenant. RIITIIR ne m’avait guère enchanté en 2012 et Axioma Ethica Odini était passé tout droit deux ans auparavant avec une brève écoute de quelques pièces à Réanimation durant nos conversations hors ondes. Toujours est-il que l’infâme Dr. Pendragon et le Rockmaster, deux dinosaures de l’animation à CFOU, m’ont tour à tour suggéré de donner une seconde chance à In Times pour l’apprécier pleinement.

J’ai donc donné cette seconde chance durant mes vacances d’été alors que je m’installait tranquillement dans mon nouveau palais. La deuxième écoute m’avait paru beaucoup plus intéressante mais la troisième m’a frappé de plein fouet. Comment ai-je pu manquer un tel chef d’œuvre à la première écoute? Ceci demeure encore un mystère total.

Je découvre vraiment Enslaved pour la première fois et l’expérience est une pure merveille pour les oreilles. Ici, nous ne tombons pas dans le cliché du Black Metal traditionnel, des éléments Progressifs sont fortement présents et intelligents supportés par une furie sombre et guerrière naviguant entre deux eaux. J’avais de la difficulté avec la voix « clean » du claviériste qui tranche avec la voix criarde et puissante du guitariste mais après quelques écoutes, tout s’imbrique parfaitement et l’effet donne l’impression d’une constante bataille entre deux forces de la nature, entre le bien et le mal. In Times ne s’écoute pas pour se brasser la couette et n’est aucunement destiné à l’amateur de Métal fermé d’esprit. Pour reprendre les paroles remplies de sagesse du Rockmaster, il s’agit ici de musique cérébrale donc à écouter avec ses pleines facultés en ne faisant rien d’autre que écouter.

Il est certain que je vais redonner une chance aux deux précédents albums car j’ai vraisemblablement manqué quelque chose un moment donné et qui sait, j’oserai peut-être reculer plus loin pour prendre connaissance du passé de Enslaved.

Arcturus – Arcturian – 2015

arcturus-arcturianArcturus – Avant-Garde Metal – Norvège
Arcturian – 2015
Prophecy Productions
9.5/10

Le Métal est aujourd’hui rendu très vaste et comporte de nombreuses branches distinctes qui se regroupent ici et là selon les influences des musiciens. Malheureusement, la grande famille du Métal n’a pas échappé à l’infiltration commerciale et est infesté de faussetés qui ruinent carrément l’idéologie et la raison d’être du Métal. Pour moi, il y a deux types de musiciens Métalloïdes : Celui qui fait du Métal pour faire du Métal s’accrochant désespérément à ce qui s’est fait par le passé en clonant littéralement les sommités qui ont fait la renommée du genre et il y a l’autre : Celui qui tente par tous les moyens de rendre le Métal intéressant et qui innove en faisant fi des balises et des standards.

Ce qui m’amène à jaser d’un groupe Norvégien dont la réputation n’est plus à faire et qui prône amplement les valeurs du deuxième musicien Métal. Arcturus, après s’être reformé en 2011 pour quelques tournées, est de retour en 2015 avec la suite de Sideshow Symphonies paru il y a maintenant 10 ans. Sorti au début mai 2015, Arcturian reprends là où son prédécesseur s’était terminé en 2005 et c’est en grande forme que la formation renoue avec son Métal d’avant-garde cosmique.

Comme par le passé, Arcturus se surpasse étonnamment au niveau composition mais c’est surtout avec les arrangements et les instruments choisis que Arcturian frappe fort. Très progressif et très froid en même temps, l’album nous transporte au fil des pièces dans l’infini et dans un univers parallèle grandiose. Les claviers sont prédominants créant une atmosphère hors du commun sur des riffs à tendance Black Metal qui sortent des frontières généralement associées à ce type de Métal noir.

ICS Vortex (Borknagar, Dimmu Borgir) se lance dans des envolées lyriques extraordinaires tout au long de l’album sur lequel règne certaines sonorités rappelant Pink Floyd du temps de Syd Barrett. Arcturian sera sans nul doute hissé dans mon top 5 des albums 2015, c’est un excellent retour pour Arcturus et je vous encourage fortement à ouvrir vos œillères afin de découvrir cet album et de l’apprécier à sa juste valeur.

Iron Maiden – The Book of Souls – 2015

iron-maiden-the-book-of-souIron Maiden – Heavy Metal – Angleterre
The Book of Souls – 2015
Parlophone
8.5/10

Iron Maiden? J’avais presque oublié l’existence de ce groupe légendaire qui m’avait procuré d’excellents moments de pur Heavy Metal dans les années 80. Je dois ici avouer que j’avais cessé de suivre la formation après Somewhere in Time, sixième album du groupe en 1986. À cette époque, je commençais à m’éloigner du Métal pour explorer d’autres horizons musicaux et Iron Maiden avait été relégué aux oubliettes. Certes, j’avais eu vent de quelques pièces issues des albums suivants comme l’horripilante Can I Play with Madness, Bring Your Daughter… to the Slaughter ou encore Fear of the Dark mais les écoutes de ces pièces étaient uniquement par curiosité et mon intérêt pour la légende était disparu.

Lors du retour de Bruce Dickinson dans la formation en 2000, j’ai tenté une écoute de Brave New World mais sans réel succès. J’ai néanmoins donné la chance au coureur avec tous les albums suivants en tentant d’écouter partiellement chacun des trois autres albums où j’ai trouvé des éléments intéressants mais pas suffisamment pour créer un engouement quelconque, peut-être que je n’étais tout simplement pas prêt à accorder un soupçon d’importance à Iron Maiden.

Avec tout le battage médiatique autour du double album The Book of Souls et mon retour vers le Heavy Metal traditionnel avec Hell et Satan, je me suis dit que je pourrais tenter une écoute approfondie du dit album juste pour voir de quoi il en retourne. J’ai été surpris. Vraiment surpris. Est-ce parce que je suis prêt à affronter de nouveau ce type de Métal? Est-ce parce que Maiden n’avait pas sorti de bon album depuis des lunes? Quoi qu’il en soit, The Book of Souls me fais retrouver le bon vieux Iron Maiden de mes souvenirs. C’est en quelque sorte un retour aux sources avec plus de maturité.

Un album studio double de plus de 90 minutes c’est un projet ambitieux voire même casse cou, mais Steve Harris et ses acolytes ont gagné leur pari. Aucune pièce inutile, aucun remplissage, de longues pièces épiques, des plus courtes plus entrainantes et surtout beaucoup de feeling et de grands moments musicaux. Dickinson signe même une longue pièce épique de 18 minutes à donner des frissons.

The Book of Souls est un album très réussi et son écoute m,a donné l’envie de revenir en arrière pour prêter une oreille ou même les deux à ce que j’ai manqué depuis Somewhere in Time. Si vous êtes un fan de Maiden de la première heure, The Book of Souls ravivera la flamme en vous.

Slayer – Repentless – 2015

slayer-repentlessSlayer – Thrash Metal – USA
Repentless – 2015
Nuclear Blast
8.5/10

Il s’en est passé des choses, malheureuses pourrait-on ajouter, au sein de la formation doyenne Slayer depuis la sortie de World Painted Blood en 2009. Jeff Hanneman ayant contracté une fasciite nécrosante (bactérie mangeuse de chair) suite à une morsure d’araignée avait dû se retirer du groupe durant son rétablissement. Mais comble de malheur, ce dernier a succombé à une cirrhose du foie due à sa consommation d’alcool en 2013. Gary Holt, grand chef suprême de Exodus a depuis 2011 rejoint les rangs de Slayer et Dave Lombardo, membre fondateur, a été congédié en 2014 suite à une mésentente contractuelle. Il a été remplacé par Paul Bostaph qui effectue un retour dans la formation.

Lorsque l’on est une grosse machine de la pointure de Slayer, on compte beaucoup de supporteurs mais aussi énormément de détracteurs bien pensants. En effet, plusieurs grands connaisseurs doutaient qu’un nouvel album soit à la hauteur avec uniquement 50% des membres originaux présents sur le dit album. Repentless est sorti au début Septembre, le 11 plus précisément car Slayer aime bien les dates spéciales pour ses sorties d’albums, battant des records de ventes et se hissant en 3e position du top 200 du prestigieux Billboard.

Slayer est une des rares formations métal qui a su rester intègre tout au long de sa carrière. A quoi doit-on s’attendre de la part d’un pionnier qui a chamboulé littéralement la façon de faire du métal ? Personnellement, je m’attends à ce qu’un géant de cet envergure soit à la hauteur de son nom et garde la tête haute. Repentless ne réinvente nullement Slayer mais continue de garder la formation dans sa vitesse de croisière et de tenir le cap. C’est du Slayer, ni plus, ni moins. De la vitesse, de la lourdeur, des textes incendiaires et des riffs à la Slayer. On y recèle même quelques passages plus Death mais au final, ces passages ont été influencés jadis par les précurseurs du genre : Slayer.

Repentless est un excellent album de Thrash pas gentil qui rappelle à l’ordre la multitude de petits groupes qui essaient de faire du vrai Thrash « comme dans le temps ». Slayer règne encore et est le maître incontesté du supposé « Big 4 ».

Ghost – Meliora – 2015

Ghost-Meliora
Ghost – Heavy Metal/Rock – Suède
Meliora – 2015
Loma Vista records
9.5/10

Même si théoriquement Opus Eponymous, premier album de la formation Suédoise Ghost, est sorti à la fin 2010, c’est sur la liste 2011 que cet album s’était hissé au premier rang de mes tops de l’année avec une note de 9.5/10. En 2013, le deuxème opus Infestissumam était passé en deuxième position juste derrière Voïvod avec également une note de 9.5/10.

Après avoir été forcé de prendre le psuedonyme de Ghost B.C. pour des raisons légales en Amérique du Nord, voici que Ghost nous revient en 2015 sans le B.C. et avec un troisième album intitulé Meliora. Meliora signifie meilleur en latin mais est-ce que ce nouvel album est vraiment meilleur que son prédécesseur? La réponse est oui et non en même temps. Oui parce que les nouvelles pièces sont encore plus flamboyantes au niveau des arrangements et de la qualité de production et non parce que l’album n’a pas su créer l’effet de surprise suscité par Infestissumam et qu’il est cruellement trop court.

Donc, Meliora n’est pas meilleur mais égal aux deux premiers albums et Ghost continue sa lancée vers une domination totale de la planète. CHOM FM présente même le premier extrait Cirice en ondes, c’est peu dire! Alors, qu’en est-il de cet album au final? Papa Emeritus et sa bande de ghoules s’aventurent cette fois-ci dans des sonorités plus pop par moments ce qui tranche étrangement avec les guitares incisives et les ambiances plus froides dégagées tout au long de l’album. Aucune mauvaise pièce ni de remplissage inutile, tout est bien dosé avec certains passages plutôt étonnants. Nous avons même droit a un clin d »oeil à Slayer dans la pièce Cirice.

Encore une fois Ghost frappe fort et Meliora se hissera sans l’ombre d’un doute dans le top 5 de Hurlemort pour 2015.

In Flames – Whoracle – 1997

in-flamesDepuis que je suis sorti de ma léthargie métallique il y a 15 ans, j’en ai fais des découvertes et c’est la période où j’ai écouté le plus de Métal en terme de temps. La grande famille de la Métallurgie musicale a changé considérablement depuis la naissance du genre originel, le tout s’est scindé en plusieurs sous genres allant de doucereux à extrêmement brutal. Ceux qui me connaissent pourront vous dire que j’ai une profonde aversion envers le Power Metal et cette aversion s’est propagée au Death Metal Mélodique. Du moins, à quelques exceptions près… Les pionniers de ce genre avaient apporté un nouveau souffle en mélangeant les mélodies du Heavy Metal à la brutalité du Death Metal créant ainsi ce qui est devenu le Death Métal Mélodique. Une de ces formations, In Flames, avait retenu mon attention sur le tard et j’ai tout de même apprécié son album Whoracle que je pourrais aisément qualifier de chef d’oeuvre du genre.

La Chronosphère: Dimanche 6 Septembre 2015
In Flames – Jotun – 1997

Dictated – The Deceived – 2014

dictatedDictated – Death Metal – Pays Bas
The Deceived – 2014…………5/10
Metal Blade

Metal Blade est un label pionnier qui a signé un bon nombre de bons et de mauvais groupes depuis sa création en 1982. Brian Slagel a souvent eu du flair par le passé mais le label dilue de plus en plus misant sur le marketing et les ventes d’albums au détriment de la qualité musicale.

Dictated a tout pour un excellent coup de pub. Un nom de band accrocheur, une présentation graphique tape à l’oeil et par dessus tout, un duo de guitaristes féminin. Les deux guitaristes sont excellents sans l’ombre d’un doute. La production est en béton malgré l’utilisation à outrance des « bass boost » qui est rendu une vague des plus agaçantes qui sévit présentement dans le Deathcore et autres soi disant musiques extrêmes à la mode (!). Ce type de production est tellement désagréable qu’elle suffit pour finalement détester le produit dans son entièreté.

Point de vue compositions, c’est du remâché et réchauffé. Du Death Metal copié/collé empruntant des riffs et des structures à des groupes bien établis comme Grave, Coldworker ou Sinister. De la redondance en quantité phénoménale et des pièces interminables.

Une pure création commerciale pour aller chercher un public sans réelle connaissance du métal. Un produit à la mode et jetable après usage.

Accept – Blind Rage – 2015

AcceptAccept – Heavy Metal – Allemagne
Blind Rage – 2014…………………7.5/10
Nuclear Blast

Accept a effectué un puissant retour en 2010 avec un nouveau chanteur, Mark Tornillo. Avec deux albums puissants, Blood of the Nations en 2010 et l’excellent Stalingrad en 2012, Accept s’est littéralement replanté les pieds bien solidement dans la grande sphère Métallique mondiale. Cette année, la formation nous offre le troisième album avec Tornillo sur l’étiquette Nuclear Blast.

Je me dois de dire les vraies affaires : Blind Rage est musicalement ce que l’on attends de Accept, reprenant ce qui a fait la renommée et le son du groupe avec Restless and Wild, Balls to the Wall et Metal Heart. Des similarités avec Head Over Heels ou Midnight Mover ainsi que certaines sonorités issues d’albums plus ancients comme I Am a Rebel ou Breaker font de cet album un agréable moment de pur Heavy Metal Teutonique.

Mais, car il y a un mais, cet album est un peu plus mou que ses deux prédécesseurs et comporte malheureusement quelques faiblesses notamment au niveau des cœurs qui sont plus « cheezy » qu’à l’habitude ainsi que certains passages qui frôlent le « Arena Rock » comme la pièce The Curse. Une certaine approche plus Power Metal se fait sentir tout au long de l’album, ce qui devient un peu agaçant à la longue.

Certains diront que cet album est extraordinaire. Oui, pour ceux qui préfèrent un côté plus doucereux du métal. Je trouve quant à moi cet album ordinaire. Je ne dis pas que Blind Rage est médiocre mais c’est loin d’être le meilleur album qu’Accept nous a offert durant sa carrère. Mark Tornillo prends sa place et c’est parfait comme ça mais les vocaux mielleux n’ont selon moi pas leur place dans Accept.

Vader – Tibi et Igni – 2014

vaderVader – Death/Thrash Metal – Pologne
Tibi et Igni – 2014……………9/10
Nuclear Blast

Vader est de retour en 2014 avec Tibi et Igni, un album à la hauteur de la réputation du groupe Polonais. Digne successeur de l’excellent Welcome to the Morbid Reich je dirais que cet album est meilleur sur certains points que la dernière parution datant de 2011.

Revenant avec la même formule destructrice qui a fait la notoriété de Vader par la passé, quelques éléments plus épicés s’ajoutent ici et là au fil de l’album ajoutant un peu de mordant et de piquant aux 10 pièces présentées. Comme toujours nous avons droit à un mur de son, une rythmique sans faille et des riffs qui nous rentrent dedans.

Un album qui sera marquant pour la scène métal en 2014 et également dans la carrière de Vader. A écouter à haut volume, bien évidement!

Septicflesh – Titan – 2014

septicfleshSepticflesh – Atmospheric/Symphonic Death Metal – Grèce
Titan – 2014……………..9/10
Season of Mist

Le voici enfin ce nouvel opus de Septicflesh! 3 ans après la sortie de l’excellent The Great Mass, les frères Antoniou nous reviennent avec la suite logique de son prédécesseur. Titan est plus fignolé et plus percutant que The Great Mass et se hisse au rang des meilleures sorties de 2014.

Le côté symphonique est beaucoup plus présent sur cet album et le quatuor renoue également avec ses racines plus gothiques, surtout au niveau des guitares et des ambiances sombres. Cette dernière parution est égale à la précédente et la vitesse de croisière de Septicflesh continue sur sa lancée depuis la parution du chef d’oeuvre Sumerian Daemons paru en 2003.

La complexité des arrangements symphoniques donnent une touche encore plus majestueuse aux sonorités Death Metal et chaque instrument est à sa place sans obstruer quelque sonorité que ce soit. La production est comme toujours tout aussi spectaculaire.

Attention, l’écoute de cet album peut entraîner une dépendance malsaine ayant pour effet de reculer dans le temps pour faire une surdose avec la discographie complète…

Plastic Noise Experience – Therapy – 2014

Plastic-noise-ExperiencePlastic Noise Experience – EBM – Allemagne
Therapy – 2014……………….9/10
Alfa matrix

Étant un grand amateur de musique EBM et Industrielle issue du début des années 80, j’ai été agréablement conquis par cette découverte ayant pour nom Plastic Noise Experience. Bien qu’existant depuis le début des années 90, ce « one man band » Allemand m’était malheureusement inconnu jusqu’à ce jour.

Therapy, sorti sur Alfa Matrix plus tôt cette année, est un album de 11 pièces de pur EBM rappelant les premiers albums de Front 242 et The Klinik avec une touche beaucoup plus dévastatrice et abrasive. La voix distortionnée vient écorcher les claviers aux sonorités d’autrefois et le martèlement continu de la batterie qui n’est pas sans rappeler certains rythmes des premières parutions de Skinny Puppy.

Si vous aimez les synthétiseurs dans la plus pure tradition et qu vous n,avez pas peur de vous faire égratigner les tympans, Therapy est un album de très haute qualité qui s’écoute vraiment bien.

Die Apokalyptischen Reiter – Tief.Tiefer – 2014

darDie Apokaliptischen Reiter – Heavy Metal/Hard Rock – Allemagne
Tief.Tiefer – 2014…………………………….4/10
Nuclear Blast

Il est révolu le temps où Die Apokaliptischen Reiter nous offrait des albums frappants et forts intéressants. Après le très décevant Licht paru en 2008, il y avait de l’espoir à un retour aux sources avec Moral & Wahnsinn qui contenait quand même du bon matériel.

Depuis le départ de Pitrone en 2008, le groupe semble avoir perdu toute force créatrice et s’enfonce dans une mixture réchauffée et sans réelle saveur. Tief.Tiefer est un album execrable d’une inutilité monstre. Un double album de près de 75 minutes de somnifères extra forts.

Mon coup de masse 2014, je ne suis pas certain de renouveler mon expérience avec un prochain album.

Triptykon – Melana Chasmata – 2014

triptykonTriptykon – Gothic/Doom/Death/Black Metal – Suisse
Melana Chasmata – 2014…………….9.5/10
Prowling Death Records

Les présentations sont-elles encore à faire? Tom Warrior, Celtic Frost, Hellhammer, ça vous dit quelque chose? Non? Tant pis. Oui? Et bien voici le deuxième album de Triptykon et pour ceux qui n’on pas encore compris, Triptykon c’est la suite de Celtic Frost avec Tom Gabriel Fisher à la barre.

Melana Chasmata est la suite de Eparistera Daimones qui était la suite de Monotheist sorti sous le pseudonyme Celtic Frost. Melana Chasmata est supérieur à son prédécesseur, il est plus heavy, plus rapide et beaucoup plus noir. On reconnaît certains éléments qui ont fait de Celtic Frost sa marque de commerce comme les solos distinctifs de Fischer et les changements de tempo soudains. Les ambiances plus glauques se marient bien avec le son lourd et puissant des guitares et la rythmique est solide comme du roc. Encore une fois, Triptykon nous livre des pièces très longues, entre 5:50 et 12:25 ce qui est loin d’être un défaut puisque cet album s’écoute de A à Z sans longueurs. A noter que la pochette est encore une fois une œuvre de H.R.Giger.

Le meilleur album 2014 à ce jour pour ma part.

Combichrist – We Love You – 2014

combichristCombichrist – EBM – Norvège / USA
We Love You – 2014……………8.5/10
Metropolis Records

J’ai connu Combichrist grâce à NCIS. Oui, oui, NCIS! La jolie goth technicienne de laboratoire Abby Scuito écoutait ce combo électronique dans un des épisodes de la première saison et j’ai voulu explorer d’avantage étant un amateur de ce type de musique.

We Love You est la toute dernière parution de ce one man band Norvégien maintenant basé à Atlanta. Bien que le terme EBM colle parfaitement à Combichrist, ce nouvel album explore cependant d’autres facettes musicales en incorporant certains éléments du métal, de l’industriel, du folk, du punk et de l’alternatif. C’est très agressif en général mais aussi assez sombre. Un martèlement en continu qui donne envie de tout détruire. Une bonne dose d’adrénaline pour ceux qui n’ont pas peur des claviers et de la musique dite de robots.

A écouter le volume dans le fond!

Behemoth – The Satanist – 2014

behemothBehemoth – Death/Black Metal – Pologne
The Satanist – 2014………….8.5/10
Nuclear Blast

La troupe de Nergal revient en force cette année, soit 5 ans après la sortie de l’excellent Evangelion, avec un album puissant et sombre ayant pour titre The Satanist dans lequel se dégage avec force la fureur la plus démoniaque que Behemoth a créé depuis ses débuts.

Dès les premières notes de Blow your Trumpets Gabriel, le ton de l’album est donné et les ténèbres nous envahissent au fur et à mesure que les pièces s’enchaînent. Behemoth fait place à la simplicité des riffs sur The Satanist et mets plutôt l’emphase sur les arrangements et les ambiances donnant un aspect largement plus malsain à la totalité de l’album, les pièces gravitant autour d’un seul point central : l’agressivité.

La leucémie de Nergal a vraisemblablement eu un effet majeur sur la composition de l’album car on y ressent une rage et une amertume à donner froid dans le dos. The Satanist sera dans mon top 2014 à coup sûr, un classique à en devenir sans aucun doute.

Legion of the Damned – Ravenous Plague – 2014

legionofthedamnedLegion of the Damned – Death/Thrash Metal – Pays-Bas
Ravenous Plague – 2014…….8.5/10
Napalm Records

C’est avec un changement majeur au sein de sa formation que Legion of the Damned nous présente son cinquième album, sixième si l’on tient compte de Feel the Blade qui est en fait une ré-édition de Elegy for the Weak de Occult. Lorsqu’on change de guitariste, en l’occurrence le principal compositeur, il faut parfois s’attendre à un changement de direction musicale et c’est exactement ce qui était redouté de la part de Legion of the Damned.

Et bien non! Twan van Geel a très bien repris le rôle que jouait Richard Ebisch dans la formation et Ravenous Plague est tout simplement la suite logique de Descent Into Chaos paru en 2011. Toujours avec les même type de riffs destructeurs et la même rythmique incendiaire, cet album marque non seulement un changement de guitariste mais également un changement de label. Après 5 parutions avec le label Allemand Massacre Records, voici que Legion of the Damned se retrouve sous la bannière de Napalm Records, possiblement un grand pas pour le groupe pour vraisemblablement plus de visibilité.

Legion of the Damned est un des groupes Metal que j’admire le plus et je suis loin d’être déçu avec Ravenous Plague, un départ explosif en 2014!

Parquet Courts – Light up Gold – 2013

parquetcourtsParquet Courts – Garage Rock/Post Punk – USA
Light up Gold – 2013…………….8/10
What’s your Rupture?

Parquet Courts est une formation New Yorkaise mélangeant le Garage Rock et le Post Punk d’une manière assez rafraichissante. Certains pourraient tenter de cataloguer Parquet Courts comme étant un groupe pour Hipsters mais en vérité, il n’en est rien.

Avec des guitares « cleans », une basse à une note et une batterie réglée comme un métronome, la musique de Parquet Courts a des tendances de Velvet Underground ou REM des débuts avec une touche typique des groupes de guitares des années 80 comme The Godfathers ou Pixies par moments. La majorité des pièces sont rapides et entraînantes. C’est simple, direct et vraiment efficace.

Grandement recommandé aux amateurs de Punk Garage.

Future – Abyss – 2013

FutureFuture – Coldwave/Noise/Shoegaze – France
Abyss – 2013……………8/10
Independant

Comme quoi le retour de la pureté des années 80 est loin d’être une malédiction, voici une formation Française qui nous ramène au temps où Jesus and Mary Chain nous indiquait la voie à suivre avec ses guitares stridentes et ses chansons vaporeuses. Oui, Future est bel et bien inspiré par les frères Reid.

Des ambiances planantes du Coldwave en passant par la mélancolie du Shoegaze et s’arrêtant de temps à autres sur des passages assez Noise, Abyss porte fièrement son titre car avec les 4 pièces contenues sur ce EP, le voyage vers les fonds sous-marins est plutôt direct. Le nom du groupe est une antithèse de la musique proposée et c’est parfait comme ça!

J’attends la suite avec impatience puisque le duo prépare actuellement un premier album.

Paganizer – World Lobotomy – 2013

paganizerPaganizer – Death/Thrash Metal – Suède
World Lobotomy – 2013…………….8/10
Cyclone Empire

Paganizer est une autre formation de Death Metal entraînant provenant de la Suède. Or, la Suède est incontestablement le berceau du Death Metal mondial de par la quantité et la qualité de ses formations. Il est évident que cette formation innove en aucune façon de par ses compositions ou le son global de sa musique mais c’est rudement bien mené, c’est très efficace et c’est excellent, point.
Cyclone Empire est un label moins connu ici au Québec, les albums n’étant pas distribués de ce côté-ci de l’Antlantique. N’en demeure pas moins que ce label Allemand a un don pour nous dénicher des perles comme Bodyfarm, Puteraeon ou Facebreaker pour ne nommer que ceux-ci. Paganizer en est à son neuvième album depuis sa formation en 1998, le troisième sur Cyclone Empire.
La formation livre un Death/Thrash dans la lignée de Grave avec des riffs entraînants et « catchy » et une rythmique réglée comme une pendule. Le son des guitares est très gras voire même un peu sale conférant aux pièces un cachet Death ‘n Roll fort intéressant.

Un très bon album de Death sans prétentions que je recommande grandement.

Die Krupps – The Machinists of Joy – 2013

diekruppsDie Krupps – EBM/Industrial Metal – Allemagne
The Machinists of Joy – 2013…………..8/10
Metropolis Records

Le nom Die Krupps fait référence à la dynastie et riche famille industrielle Allemande Krupps qui était la principale famille industrielle d’avant la deuxième guerre mondiale. Die Krupps c’est aussi une formation pionnière du EBM/Industriel Allemand du début des années 80 jusqu’à la fin des années 90. La formation est aussi reconnue pour ses collaborations avec Nitzer Ebb ainsi que la fondation de Propaganda, une autre formation pionnière Allemande.

Alors voici en cette fin d’année 2013 un tout nouvel album intitulé The Mashinists of Joy, soit 16 ans après la sortie du dernier opus à tendences très Métal, Paradise Now. The Mashinists of Joy propose un amalgame de tout ce que la formation a proposé au cours de sa carrière. Les rythmes EBM de type « dancefloor » sont ici savamment mélangés à des claviers abrasifs autant que mélodiques entre autres sur la pièce Robo Sapien. Le martèment Industriel est présent tout au long de l’album et la production est sans failles. L’utilisation d’instruments plus traditionnels comme la guitare et la basse rends la musique de Die Krupps encore plus explosive.

Si vous êtes amateurs de musique électronique agressive dans la veine de Nitzer Ebb, Front Line Assembly, Front 242 ou même certains albums de Samael, cet album est fortement à considérer.

She Past Away – Belirdi Gece – 2013

shepastawayShe Past Away – Post Punk/New Wave/Gothic Rock – Turquie
Belirdi Gece – 2013…………..9/10
Remoov Records

Décidément le retour aux années 80 semble bien ancré en proposant une myriade d’excellents groupes et albums! She Past Away est une autre preuve que le retour aux sources est une excellente chose. Originaire de la Turquie, She Past Away combine tous les ingrédients nécéssaires pour concocter un album où la noirceur est l’élément central. Le Post Punk, le New Wave, le Gothic Rock et même le EBM se retrouvent et se mélange sur ce magnifique album.

Bien que le nom du groupe soit dans la langue de Shakespeare, le duo chante dans sa langue maternelle ce qui apporte une touche encore plus mystérieuse et sombre aux compositions. La basse et la batterie électronique des années 80 sont à l’avant plan laissant les guitares et les claviers nous envouter avec leur ambiance respective. Certaines comparaisons pourraient être apportées pour mieux situer cette formation et se donner une opinion plus éclairée. Même si She Past Away évolue avec sa sonorité distincte, des éléments de Sisters of Mercy, Joy Division et même Trisomie 21 sont clairement identifiables, les influences ne mentent pas.

Une belle trouvaille pour les nostalgiques de cette glorieuse période sombre qu’était les débuts du New Wave et du Gothique des années 80.

Iceage – You’re Nothing – 2013

iceageIceage – Punk/Post Punk – Suède
You’re Nothing – 2013…………….9/10
Matador Records

Il y a un regain pour le son des années 80 tant pour le Métal que pour le Punk, le Post Punk ou le New Wave. Personnellement je n’ai rien contre, au contraire car ce retour aux sources signifie que la non-conformité est au rendez-vous et la jeunesse lance un cri strident à tous ces pseudos artistes, musiciens et maisons de disques se disant underground mais propageant des normes pré-étables et une fausse rébellion au sein du « mainstream ».

Tout comme Savages et Holograms, Iceage nous réveille et nous sort d’une léthargie avec des sonorités abrasives, crues et directes dans la plus pure tradition de la fin des années 70 et le début des années 80. des similitudes avec Joy division se font sentir ici et là avec une rage Punk rappelant parfois Sonic Youth ou Husker Dü, You’re Nothing est un cri du cœur qui sort des tripes et nous montre comment la musique underground se doit d’être.

Pas de mélodies mielleuses ni d’artifices inutiles, unique des guitares tranchantes, une rythmique qui cogne dur et de la grosse noirceur. Je recommande vivement cet album à tous ceux qui en ont assez du côté commercial de l’industrie musicale avec ses standards pré-établis.

Sarke – Aruagint – 2013

SarkeSarke – Black/Thrash Metal – Norvège
Aruagint – 2013……………..8/10
Indie Recordings

Voici le troisième album du projet Sarke qui inclut également Nocturno Culto mieux connu pour son travail avec Darkthrone. Il est intéressant de constater que la scène Black Métal Norvégienne est en évolution voyant plusieurs musiciens transiter et migrer vers d’autres horizons musicaux comme le Rock et le Progressif. Sarke est une de ces formations qui délaisse le son des années 2000 pour incorporer des doses plus techniques et plus innovatrices dans les compositions.

Aruagint est la suite logique de Oldarhian avec les mêmes sonorités de Black/Thrash Metal tout en accentuant le côté plus Rock déjà présent dans les précédents albums. Le Progressif est maintenant fortement imbriqué dans la musique de Sarke, le niveau de technicité est relevé d’un cran et la voix granuleuse de Culto se prête admirablement à Sarke.

La formation poursuit sa vitesse de croisière, Aruagint est un excellent album pour les amateurs de musique qui aiment le changement.

Gorguts – Colored Sands – 2013

gorgutsGorguts – Avant Garde Death Metal – Canada
Colored Sands – 2013……………..9/10
Season of Mist

Les années 90. Une décennie où je me suis aventuré dans d’autres styles musicaux, délaissant pratiquement le Métal pour y revenir au début de la décennie suivante. Donc, un peu plus de 10 ans sans métal et avec un blanc total de ce qui s’est passé. Ma rencontre avec Gorguts s’est donc faite en 2012 lors du Trois-Rivières Metalfest.

Or, voici que Gorguts nous présente un nouvel album, 12 ans après la sortie du dernier album de la formation, album que je me suis empressé d’écouter pour tenter de combler un certain manque de culture métallique et ainsi comprendre ce qu’est Gorguts.

La première chose qui m’a frappé en écoutant Colored Sands, ce sont les structures progressives coupées au couteau et les ambiances planantes tout au long de l’album. Le mélange d’agressivité avec de riches couleurs musicales donne quelque chose d’unique et d’une ingéniosité grandiose. Luc Lemay est un puissant compositeur et l’intelligence des orchestrations est à couper le souffle. La comparaison avec la musique classique est tellement évidente que la pièce symphonique The Battle of Chamdo sonne pratiquement Métal.

La production est bien léchée sans être aseptisée comme bon nombre de productions de nos jours. Colored Sands est un des meilleurs albums de 2013 et sans contredit Gorguts est une très belle découverte pour moi.

Toxic Holocaust – Chemistry of Consciousness – 2013

toxicholocaustToxic Holocaust – Speed/Thrash/Black Metal – USA
Chemistry of Consciousness – 2013…………….8.5/10
Relapse

Joel Grind nous revient en 2013 avec un nouvel album de Toxic Holocaust. A l’époque où certains groupes de Thrash Metal tanguent dangereusement vers la médiocrité, le remâché voire la simili copie de ce qui s’est déjà fait, Toxic Holocaust résiste toujours et nous relance une fois de plus avec un album à la hauteur de nos attentes.

Chemistry of Consciousness reprends exactement là où Command and Conquer avait laissé avec des riffs qui décapent, des pièces solides et une énergie foudroyante. Aucune évolution, aucun changement, l’auditeur reste en terrain connu, c’est simple mais direct et efficace. Une bonne tape sur la joue aux imitateurs et aux semblants de Thrashers aux jeans serrés et espadrilles blanches.

Une bombe métallique, du vrai, du pur Métal qui démolit tout. A t-on besoin de plus que ça?

Falkenbach – Asa – 2013

falkenbachFalkenbach – Viking/Black/Folk Metal – Allemagne
Asa – 2013…………….8.5/10
Prophecy Productions

Nouvel album pour le « one man band » Falkenbach. Asa est une suite logique de Tiurida et quelque peu supérieur à ce dernier. Rien ne sort des balises dans lesquelles Falkenbach aavance au fil des albums, nous sommes en terrain connu, le son et le genre musical est exactement le même que sur les précédents albums.

Rien d’original me direz-vous. Oui et non, tout dépends de notre conception et notre vision musicale. Garder une formule gagnante n’est pas toujours synonyme de redondance et dans ce cas-ci, Falkenbach nous livre un autre excellent album teinté de Folk Viking et de Black Metal. La production est excellente et les atmosphères sont toujours aussi grandioses.

A écouter calmement, en allant au lit pour partir au pays des rêves.

Necrophobic – Womb of Lilithu – 2013

necrophobicNecrophobic – Death/Black Metal – Suède
Womb of Lilithu – 2013…………………….7.5/10
Season of Mist

7e album pour le trio Suédois Necrophobic. Womb of Lilithu n’apporte pas de gros changements au niveau structure et originalité, une bonne production de Death/Black Metal efficace.

Avec beaucoup moins d’impact que son prédéceseur Death to All, Womb of Lilithu renferme néanmoins d’excellentes pièces rapides et bien exécutées. Les guitares sont incisives et les vocaux, surtout les « backs » donnent une ambiance assez sombre. Ce ne sera certes pas un album marquant mais il vaut quand-même la peine d’être écouté à quelques reprises.