Saxon – Carpe Diem – 2022

Saxon – NWOBHM – Angleterre
Carpe Diem – 2022
Silver Lining Music
8,4/10

Bon, je sais que je suis quand-même pas mal en retard pour la chronique du nouvel album de Saxon, ça m’avait complètement échappé même si je l’ai écouté dès sa sortie en février dernier. Je me rattrape près de six mois plus tard avec mon appréciation de ce 24e album des vétérans Anglais pionniers du NWOBHM.

Bon, Saxon ne réinvente plus rien depuis belle lurette mais ce n’est pas vraiment dérangeant car le groupe n’a plus rien à prouver depuis longtemps de toute façon. Carpe Diem, c’est du pur Saxon comme Saxon nous a toujours livré, soit des compositions solides, des riffs qui arrachent et une forte dose de pur Heavy Metal et on ne peu pas avoir de Métal plus originel que ça. Pour des bonhommes de cet âge avec l’expérience que les membres du groupe ont accumulé depuis les 44 dernières années, c’est assez spectaculaire de les voir toujours aussi en forme en livrant toujours la marchandise sans faillir. Est-ce que Carpe Diem est un des meilleurs albums de la discographie? Bien sûr que non mais c’est un album à la hauteur des attentes, ça rentre au poste et c’est 45 minutes bien investies.

Je lève mon chapeau à Saxon qui est toujours présent pour donner de solides leçons de Heavy Metal, Carpe Diem en est la preuve!

Composition : 8
Exécution : 9
Arrangements : 8
Production : 9
Appréciation : 8

Magna Carta Cartel – The Dying Option – 2022

Magna Carta Cartel – Experimental Alternative Rock – Suède
The Dying Option – 2022
Vernal Vow Records
9,1/10

Magna Carta Cartel ou MCC ça ne dit possiblement pas grand-chose au commun des mortels. Cependant, le groupe Suédois a eu une bonne presse depuis son retour en 2017 principalement due au fait que son membre fondateur a fait son « coming out » en tant que Nameless Ghoul justement en 2017. MCC a été fondé en 2006 par les frères Martin et Arvid Persner auxquels se sont joints Simon Sodeberg et Tobias Forge. Vous commencez à suivre maintenant? Et oui, MCC est étroitement lié à Ghost et MCC a dû se mettre en pause en 2009 suite à la sortie de son premier album pour que ses membres puissent se consacrer à Ghost.

Suite à son retour, MCC a sorti un mini album intitulé The Demon King et un « single » nommé Sway. The Dying Option est donc le deuxième album officiel du groupe qui reprends à peu près là où il avait laissé après Goodmorning Restrained tout en améliorant sa sonorité et en changeant légèrement de cap musicalement parlant. MCC ne s’est jamais mis de balises à proprement dit, du progressif planant de Goodmorning Restrained aux sonorités plus alternatives de The Demon King, Martin Persner a toujours gardé en tête que son projet se devait d’évoluer et éviter de focusser sur un seul et unique style. C’est pourquoi que The Dying Option est un album beaucoup plus alternatif que les précédentes parutions mettant les guitares vaporeuses et les claviers atmosphériques à l’avant plan dans un savoureux mélange dans lequel la rapidité est mise à l’écart au profit de pièces plus douces qui nous transportent dans un grand rêve éveillé. C’est bien beau tout ça me direz-vous, mais est-ce que ça ressemble à Ghost? Oui et non. Certains éléments « pop » qui se retrouvent dans la musique de Ghost sont aussi présent dans la musique de MCC, surtout pour l’influence de Abba mais la ressemblance entre les deux entités s’arrête là. MCC a sa sonorité propre et trace son propre chemin et ce deuxième album propulsera le groupe plus loin, peut-être pas aussi loin que Ghost mais assez loin pour que sa marque sot faite sur la musique et qu’on se souvienne encore longtemps des frères Persner.

The Dying Option est un excellent album de guitares à l’état pur et force est de constater que Omega a toujours été un excellent compositeur. Un album qui se retrouvera dans les tops 2022!

Composition : 9
Exécution : 9
Arrangements : 9
Production : 9,5
Appréciation : 9

Ibaraki – Rashomon – 2022

Ibaraki – Extreme Progressive Metal – États-Unis
Rashomon – 2022
Nuclear Blast
9,3/10

Ibaraki est une préfecture Japonaise située sur la côte est du Japon, c’est aussi un démon des histoires de la période Heian qui a servi de nom pour le projet solo de Matt Heafy, leader du groupe Américain Trivium. Heafy a voulu visiter ses racines Japonaises en changeant de style musical en optant pour un mélange de musique Progressive assez extrême et de Black Metal. On peut dès maintenant entendre le résultat sur le tout premier album du projet qui comprends une collaboration avec Ihsahn.

Autant le dire tout de suite, je ne suis pas un fan de Trivium, loin de là. Mais, je respecte assez le travail de Matt Heafy pour avoir décidé de prêter une oreille attentive à son projet solo. Je ne suis pas déçu! Rashomon est un album qui entre directement dans mes cordes musicales et qui contient amplement de sonorités diverses et des structures complètement hors des sentiers battus dignes des grands maîtres du Métal Progressif comme Opeth ou Enslaved. Il n’y a pas à dire, Heafy a un talent naturel pour la composition et c’est un pur génie des arrangements. Certains éléments symphoniques sont imbriqués ici et là au fil des pièces les rendant encore plus majestueuses. On passe de la pure défonce musicale au sonorités plus douces de guitares acoustiques ornementes de violons ou encore de la brutalité sonore aux relents atmosphériques avec des styles complètement à l’opposé de tout ce qui peut s’apparenter au Métal. La production est sans failles, ça sonne, c,est puissant et tout est à sa place. Ce premier album solo, c’est purement du grand art musical point final.

Rashomon fera partie des tops de 2022 et un album qui restera dans l’histoire métallique et est déjà un classique à en devenir. Chapeau Monsieur Heafy!

Composition : 9
Exécution : 9,5
Arrangements : 9,5
Production : 9,5
Appréciation : 9

Jungle Rot – A Call to Arms – 2022

Jungle Rot – Death Metal – États-Unis
A Call to Arms – 2022
Unique Leader
6,8/10

Déjà un onzième album pour la formation Américaine Jungle Rot qui semble une fois de plus stagner dans son confort sans rien changer à sa recette. La surprise étant passée depuis un bon moment, allons tout de même voir ce qui se passe avec a Call to Arms.

Jungle Rot a laissé Victory Records au profit de Unique Leader ce qui pourrait avoir pour effet de pouvoir enfin mettre le groupe sur la carte des plus grands joueurs du Death Metal Américain. Ce qu’on remarque le plus en écoutant ce nouvel album c’est que la production est puissante et claire, ça sonne très bien mais une production à elle seule ne réussi pas toujours à faire avaler la pilule. On se doit de dire les vrais affaires, Jungle Rot remâche encore les mêmes riffs et les mêmes structures linéaires depuis les trois derniers albums, l’effet de surprise créé par What Horror Awaits, Kill on Command et Terror Regime est loin derrière. Ce n’est pas mauvais en soi mais c’est devenu excessivement réchauffé au point d’en devenir agaçant.

Jungle Rot ne marquera pas une fois de plus l’histoire et c’est peut-être voulu. Je trouve toutefois dommage qu’un groupe qui avait le vent dans les voiles à la mi 2010 aurait pu devenir plus gros s’il avait tenté une petite évolution musicale. Mais au lieu de ça, le groupe nous ressert encore la même sauce fade depuis 2015. Dommage, vraiment dommage.

Composition : 6
Exécution : 8
Arrangements : 6
Production : 9
Appréciation : 5

Kreator – Hate Über Alles – 2022

Kreator – Thrash Metal – Allemagne
Hate Über Alles – 2022
Nuclear Blast
9/10

Si vous ne connaissez pas encore Kreator, ne serait-ce que de nom, c’est soit que vous êtes vraiment un petit nouveau dans le monde Métallique ou soit que vous en avez manqué un méchant bout. Hate Über Alles est le quinzième album du groupe Allemand depuis sa création en 1984 et cet album était plus qu’attendu puisque l’album précédent, Gods of Violence, date de 2017! Il ressemble à quoi ce Hate Über Alles? Allons voir dans les prochaines lignes de quoi il en retourne exactement.

Je sais pertinemment que Kreator est rendu loin de Pleasure to Kill et dans un sens, c’est tant mieux. Si vous êtes encore convaincus que Kreator n’a rien fait de bon depuis 1986, cessez de lire ici car toute lecture sera vaine pour vous convaincre. Kreator a un peu changé de son et a surtout évolué dans les années 90 à partir de Renewal et ce, jusqu’à Endorama. Cette partie de la carrière du groupe en a laissé plusieurs en froid avec Mille Petrozza jusqu’à ce que la décison de revenir à un son plus Thrash soit prise pour l’album Violent Revolution en 2001. Depuis, le quatuor Allemand cumule les albums puissants et très près de ses racines tout en tentant de se réinventer et de sortir du lot, ce qu’il a réussi à merveille. Hate Über Alles, c’est ni plus ni moins du pur Kreator avec ses riffs bien aiguisés et sa rythmique puissante et rapide et parlant de rythmique, notons l’ajout de Frédéric Leclercq (ex- Dragonforce) à la basse. Niveau production, c’est très réussi, ça sonne et c’est très bien balancé, ce qui rends justice aux pièces. Justement, ces pièces, elles sont brillamment composées et les arrangements sont parfaits tout au long de l’album qui ne contient aucune pièce de remplissage.

Les détracteurs vont s’en donner à cœur joie dans le délire de descendre cet album, quant à moi je le dis, cet album est excellent d’un bout à l’autre, c’est du Kreator à 100%, c’est du pur Thrash Metal Teuton, ça brasse et c’est parfait comme ça! Un album qui fera le top 2022 de Hurlemort à une très haute position.

Composition : 9
Exécution : 9,5
Arrangements : 8,5
Production : 9
Appréciation : 9

Sadist – Firescorched – 2022

Sadist – Progressive Death Metal – Italie
Firescorched – 2022
Agonia Records
9,7/10

Comment ça vous ne connaissez pas encore Sadist? Bon ok, certains d’entre vous connaissez le groupe Italien mais pour les autres, il est grand temps de s’y mettre et le neuvième album Firescorched est tout indiqué pour commencer avec le groupe. Même s.il est un peu méconnu dans la grande scène Métallique mondiale, Sadist est tout de même un pionnier du Death Metal Progressif et très éclaté et ce, d’aussi loin que 1993 avec son premier album qui avait frappé très fort à sa sortie.

Ce neuvième album marque en quelque un retour aux sources du groupe Italien avec ses racines très Death Metal et ses riffs très techniques tout en continuant à nous en mettre plein les oreilles avec des prouesses sonores remplies de claviers atmosphériques et des structures complètement disjonctées et bien que le groupe nous a toujours fourni des albums de très haute qualité, Firescorched s’inscrit dans la discographie comme étant l’un des plus surprenants et surtout l’un des meilleurs à ce jour. La production et les arrangements sont irréprochables et les divers éléments de claviers ajoutent un côté mystérieux et vaporeux au riffs de guitares incendiaires tout au long de l’album. On se rends rapidement compte que Tommasso Talamenca est tout un compositeur et que Roberto Traverso est tout un vocaliste!

Firescorched va inévitablement faire partie des tops 2022 et si cet album est votre première expérience avec Sadist, je vous invite à visiter la discographie du groupe, vous ne serez aucunement déçus!

Composition : 10
Exécution : 10
Arrangements : 9,5
Production : 9,5
Appréciation : 9,5

Watain – The Agony & Ecstasy of Watain – 2022

Watain – Black Metal – Suède
The Agony & Ecstasy of Watain – 2022
Nuclear Blast
8,7/10

Watain est l’un des chefs de file de la vague Black Metal issue du début des années 2000 et depuis son arrivée dans la grande scène métallique mondiale, le groupe a réussi à se tailler une place bien haute parmi les gros noms du genre. Le groupe n’a jamais vraiment déçu au fil de ses albums, hormis The Wild Hunt qui avait été critiqué parce qu’Il était très différent de ce que le groupe avait fait auparavant.

Qu’en est-il du septième album du groupe Suédois? Et bien, The Agony & Ecstasy of Watain, c’est du pur Watain qui nous garroche un Black Metal puissant et bien produit en pleine gueule. Bien que le groupe ne se réinvente pas vraiment, il nous livre ce qu’il a fait de mieux depuis Lawless Darkness paru en 2010. Nous avons en quelque sorte droit à un certain retour aux sources avec ce nouvel album qui deviendra l’un des excellents albums de la discographie du groupe en se plaçant dans des positions de choix dans les tops 2022. Les mélodies de guitares sont toujours à l’honneur et les riffs ravageurs sont bien assis sur une rythmique percutante et ultra solide, c’est professionnel au maximum et ça arrache!

Ce nouvel album prouve que Watain est toujours bien en vie et plus en forme que jamais. The Agony & Ecstasy of Watain est en plein dans mes cordes en matière de Black Metal et je le recommande vivement aux amateurs de musique froide et sombre qui en jette!

Composition : 9
Exécution : 9
Arrangements : 8,5
Production : 8,5
Appréciation : 8,5

Abbath – Dread Reaver – 2022

Abbath – Black Metal – Norvège
Dread Reaver – 2022
Season of Mist
6,5/10

Après toute la saga pathétique entourant Abbath et les chicanes internes qui ont conduit au départ et au retour de la sorcière Mia Wallace au sein de la formation, je ne savais pas trop quoi penser à propos de la sortie d’un troisième album pour le projet solo de Abbath. J’avais apprécié les deux premiers albums à leur juste valeur mais que dire de Dread Reaver?

Est-il possible que je sois tout simplement tanné de ce type de black Metal réchauffé? En premier lieu, je dois avouer que la production est vraiment faible, cet album sonne comme de la merde en canne, tout est tellement sursaturé que l’on peine à identifier les mélodies et les divers instruments. Niveau composition, c’est du Abbath pur et dur comme seul Abbath sait nous remâcher depuis belle lurette, on revisite toujours les mêmes riffs et les mêmes structures musicales depuis les vingt dernières années. Il y a certes de bons riffs tout au long de l’album mais en bout de ligne ça demeure d’un ennui mortel et les trente-neuf minutes ont l’air de dure une éternité.

Dommage mais cet album ne m’a vraiment pas emballé ni convaincu. Un album à oublier pour ma part et une réelle déception pour les sorties 2022.

Composition : 6
Exécution : 8.5
Arrangements : 6
Production : 6
Appréciation : 6

Slaegt – Goddess – 2022

Slaegt – Black/Heavy Metal – Danemark
Goddess – 2022
Century Media
8,8/10

Comme à chaque année, 2022 m’aura fait découvrir de nouveaux groupes et artistes musicaux qui m’étaient jusqu’ici inconnus. Mon ami Dominic Naud me suggère des nouveautés sur une base régulière et le nouvel album de la formation danoise Slaegt fait partie de la liste. Goddess est le cinquième album du groupe depuis ses débuts en 2011, voyons de quoi il retourne.

Dès la première pièce, Deceived by an Amethyst, j’ai été frappé par le mettre ressemblance avec Tribulation ce qui augure très bien compte tenu que la formation Suédoise est une de mes préférées dans la grande famille Métallique. La deuxième pièce nous propose un Speed Metal bien norici avec des éléments très techniques au niveau des guitares, ça rentre au poste et ça sonne très « old school ». À partir de cette pièce, on sent tranquillement l’influence de pur Heavy Metal se faire sentir. Décidément, c’est pas mal dans mes cordes! En tout, l’album compte six pièces qui, hormis Stabat Bloody Stabat, ont des longueurs variant entre les six et onze minutes, chaque pièce étant différente les unes des autres pour finir par former un tout qui se tient à merveille.

Bien sûr, Slaegt réinvente absolument rien mais ses choix de mélanges forment une sonorité propre et unique qui nous fait voyager au travers de divers sous genres Métalliques et parfois dans le Rock des années 70. Un album qui fait du bien à écouter et qui procure un quarante minutes de pur défonce Métallique à l’état pur!

Composition : 9
Exécution : 9
Arrangements : 8
Production : 9
Appréciation : 9

Septicflesh – Modern Primitive – 2022

Septicflesh – Symphonic Death Metal – Grèce
Modern Primitive – 2022
Nuclear Blast
9,9/10

Depuis son grand retour avec Comunion en 2008, Septicflesh ne cesse de nous étonner d,album en album, accumulant chef d’œuvre par-dessus chef d’œuvre. Le chef de file et pionnier du Métal extrême symphonique récidive avec son onzième album et perpétue sa tradition de qualité musicale et sonore.

J’ai écouté l’album en format deux vinyles de 180 grammes et la première impression laissée dès les premières notes c’est que ça sonne en *insérer ici un juron typiquement Québécois qui commence par un T*. La production est juste incroyable comme pour les parutions précédentes depuis Comunion. Le niveau de composition est toujours aussi élevé peut-être même encore plus élevé que sur le précédent album, Codex Omega. Christos Antoniou n’a pas lésiné sur la qualité de l’impressionnante orchestration jouée une fois de plus par le Philarmonique de Prague. La présentation graphique est encore une fois des plus réussies, la pochette de la version vinyle est beaucoup plus impressionnante que celle de la version CD, du grand art visuel et surtout du grand Septicflesh avec un album d’une puissance inégalée!

Le parfait mélange de brutalité et de sensibilité musicale fait de cet album un des tops de l’année 2022 et fort possiblement le meilleur album de la discographie de Septicflesh.

Composition : 10
Exécution : 10
Arrangements : 10
Production : 9,5
Appréciation : 10

Cauchemar – Rosa Mystica – 2022

Cauchemar – Heavy/Doom Metal – Canada
Rosa Mystica – 2022
Temple of Mystery Records
8,6/10

Qui a dit que le Métal chanté en Français n’était pas une bonne idée? Il est vrai qu’au Québec, chanter du Métal en Français ce n’est pas très commun mais la formation Québécoise Cauchemar réussi très bien dans la langue de Molière et son troisième album, Rosa Mystica, nous le prouve une fois de plus.

Sur ce troisième opus, Cauchemar poursuit avec son Doom Metal avec ses éléments de pur Heavy Metal et le son de la vieille école est toujours tout aussi présent que sur les précédentes parutions. Le groupe y va même d’une pièce plus rapide en ouverture d’album, rapidité qui se poursuivra sur la pièce suivante. Le mot d’ordre sur ce nouvel c’est le riff et les riffs, il y en a des excellents tout au long des pièces de l’album! La production a cependant été mise un peu de côté comparativement à Chapelle Ardente. Ça sonne « Old School » mais ça manque de punch et de puissance surtout au niveau de la batterie et de la voix. L’ajout de sonorités d’ogue dans le style B3 apporte une belle touche très 70’s au son global de Cauchemar ce qui est loin de me déplaire.

Une troisième offrande digne de ce nom pour Cauchemar qui continue de perpétuer la flamme de la vieille école à bout de bras!

Composition : 9
Exécution : 9
Arrangements : 8,5
Production : 8
Appréciation : 8,5

Labyrinth of Hungry Ghosts – 2022

Arkaik – Technical Death Metal – États-Unis
Labyrinth of Hungry Ghosts – 2022
The Artisan Era
8.3/10

Bon, le Death Metal a évolué pas mal depuis ses débuts vers la fin des années 90. La technicité a été grandement améliorée depuis les trois dernières décennies et aujourd’hui nous assistons à une sursaturation de groupes ultra techniques qui en mettent de plus en plus au point où c,en set rendu pratiquement une mode.

La formation Américaine Arkaik est l’une de ces formations extrêmement techniques qui nous vomissent des notes plus que nous sommes capables d’en assimiler et ce sixième album nous le prouve une fois de plus. Pour ajouter à cette surdose de technicité, nous avons droit à une production des plus synthétique qui fait sonner le groupe comme une machine réglée au quart de tour. Justement, les membres de Arkaik sont des machines sur leurs instruments, ça en fait peur! Le groupe est en mesure de nous livrer de bons riffs avec de belles idées, le tout exécuté à la perfection, pas de place à l’erreur, on se doit d’être à la milliseconde près ce qui enlève toute saveur musicale et chaleur sonore. Comme dit le dicton, trop c’est comme pas assez, il faut savoir doser. Il est cependant évident que les amateurs de musique très technique et de Métal plus moderne vont sans aucun doute apprécier ce nouvel album mais pour ma part, je décroche rapidement même si je suis émerveillé par les prouesses des musiciens.

Dommage, j’avais bien aimé Metamorphignition en 2012 mais depuis, Arkaik m’a vraiment perdu dans son flot démesuré de notes et de changements.

Composition : 8
Exécution : 9.5
Arrangements : 9
Production : 8
Appréciation : 7

Midnight – Let There be Witchery – 2022

Midnight – Black/Speed Metal – Étas-Unis
Let There be Witchery – 2022
Metal Blade Records
8,3/10

Garder une formule gagnante sans évoluer peut tout aussi bien être une bonne qu’une mauvaise chose. Dans le cas du « one man band » Midnight, garder la même recette dans le même moule est quand-même une bonne formule et ça s’entends une fois de plus sur le nouvel album, Let There be Witchery.

Bon. Midnight, on le sait que ça ne réinvente pas du tout la roue et ça n’apporte absolument rien de nouveau à la grande famille Métallique. On prend un petit peu de vieux Venom, amplement de Motörhead et une bonne dose de Toxic Holocaust, on brasse un peu la mixture et on obtient des pièces qui arrachent et qui sont vraiment efficaces. Bref, du vieux métal comme dans le temps, des riffs simples, de l’attitude à revendre et une droiture musicale sans pareil. La production est un peu granuleuse pour donner l’illusion d’être dans les années 80 et le tour est joué.

Un autre bon album pour Midnight qui perpétue sans prétentions la flamme d’antan avec brio. Pas une grosse révélation mais du plaisir sonore pour se faire aller la tignasse et taper du pied!

Composition : 8
Exécution : 9
Arrangements : 8
Production : 8,5
Appréciation : 8

Rammstein – Zeit – 2022

Rammstein – Neue Deutsch Harte/Industrial Metal – Allemagne
Zeit – 2022
Universal Music

Est-ce que Rammstein a encore besoin de présentations? Si oui, il serait grand temps que vous sortiez de votre tanière car vous en avez manqué un méchant bout. Les maîtres de la controverse et de la provocation nous arrivent avec leur huitième album en carrière et demeurent toujours aussi fidèles à eux-mêmes.

Zeit nous fait amplement oublier les écarts du précédent album sans titre sorti en 2019, le groupe revient dans le droit chemin même si l,album en général est mois agressif que ce que nous sommes habitués d’entendre. Contrairement au passé, le groupe nous présente trois pièces plus lentes et surtout plus sensibles en début d’album, soit la totalité de la face A. Il faut attendre la quatrième pièce pour que ça commence à bouger et à devenir plus entraînant. Les orchestrations et les arrangements sont toujours tout aussi époustouflants, je m’étonne à chaque album de la qualité des sonorités utilisées au fil des pièces, le claviériste est tout simplement un génie et c’est sur ses machines que tout se passe. Même si certaines personnes pourraient trouver que Rammstein compose de la musique simple en ne se basant que sur les riffs de guitare, il n’en est absolument rien. Les compositions du groupe sont d’une complexité où tout est à sa place et dans lesquelles chaque instrument est d’une importance capitale. Encore une fois, le tout est chanté en Allemand ce qui donne tout un impact aux pièces.

Le groupe a les moyens et ça parait. La production est tout simplement incroyable, le double vinyle en 45 rpm sonne comme une machine de guerre bien huilée, c’est puissant et ça frappe fort! Un des excellents labum de la discographie de Rammstein qui se retrouvera haut dans les tops 2022.

Composition : 9
Exécution : 9,5
Arrangements : 9,5
Production : 9,5
Appréciation : 9

Hällas – Isle of Wisdom – 2022

Hällas – Progressive Rock/Hard Rock – Suède
Isle of Wisdom – 2022
RMV Grammofon
9.8/10

La semaine dernière, mon ami Dominic Naud m’a envoyé un message me suggérant fortement d’écouter le groupe Suédois Hällas et son plus récent album, Isle of Wisdom. Après avoir entendu le premier extrait de l’album, Elusion’s Gate, je suis tout simplement tombé en bas de ma chaise et j’ai commandé le vinyle illico presto.

Hällas visite les grands maîtres du Hard Rock et du Progressif des années 70 et c’est tellement bien réussi qu’on croirait que cet album est sorti en 1972 de par sa production et ses sonorités de guitares et surtout de claviers. D’ailleurs, ces claviers sont omniprésents tout au long de l’album et des pièces qui le forment, nous transportant vers un majestueux voyage dans le temps où le Rock flyé et technique était régnait en roi. Sur Isle of Wisdom, outre les références très progressives, on retrouve des éléments proto-metal, folk et beaucoup d’influences de rock psychédélique de cette belle époque glorieuse. On nage entre Gong et Gentle Giant en passant par Deep Purple et des groupes plus récents comme Blood Ceremony, Lucifer et Witchcraft. Bref, musicalement très éclaté et surtout très près de l’originel, ce qui prouve une fois de plus que le Rock est loin d’être mort. Mention plus qu’honorable à la présentation graphique qui est dignes des grands albums des années 70.

Je ne nierai pas que j’ai un fort penchant pour ce type de musique et cet album sera classé très haut dans mes tops 2022. Je suis tellement tombé sur le cul et sous le charme que je me suis commandé les trois albums précédents…

Corpsegrinder – Corpsegrinder – 2022

Corpsegrinder – Death Metal/Hardcore – États-Unis
Corpsegrinder – 2022
Perseverance Media Group
8.3/10

Quand l’annonce que George Fisher sortirait un album solo est sortie, je m’attendais à un autre album de Cannibal Corpse mais sous un autre nom. En fait, seul Erik Rutan de Cannibal Corpse participe à ce premier album et la sonorité générale est assez différente de celle de Cannibal Corpse malgré certaines ressemblances.

Pourquoi faire un album solo? Aucune idée mais en bout de ligne, Corpsegrinder offre un très bon album axé sur des riffs simples mais brutaux. Le tout est typiquement Death MEtal mais une ambiance plus centrées vers le Hardcore de la vielle école donnant ainsi un impact qui frappe fort aux pièces de l’album. La production est excellente, ça sonne fort et bien puissant et malgré une très grande similitude entre les pièces de l’album, ça s’écoute plutôt bien. Le but n’était vraisemblablement pas de réinventer le genre mais de faire un album efficace qui nous rentre dedans.

Corpsegrinder n’est pas un grand album de Death Metal mémorable mais ça fait la job et c’est plaisant d’un bout à l’autre. À écouter avec un maximum de son pour en apprécier toute la puissance.

Composition : 8
Exécution : 8.5
Arrangements : 8
Production : 9
Appréciation : 8

Mirror – The Day Bastard Leaders Die – 2022

Mirror – Heavy Metal – Chypre
The Day Bastard Leaders Die – 2022
Cruz del Sur Music
9/10

La formation Heavy Metal Mirror nous sert son troisième album cette année. Le groupe de Chypre poursuit sur sa lancée musicale de qualité avec The Day Bastard Leaders Die, un genre d’hommage direct au NWOBHM des années 80.

J’avais découvert le groupe en 2015 avec son premier album éponyme et j’étais tombé sous le charme instantanément. L’album suivant était tout aussi explosif et à la hauteur de mes attentes et je dois avouer que ce nouvel album n’est pas piqué des vers lui non plus! Les deux membres originaux sont de vieux routiers avec une grande expérience avec divers groupes depuis la fin des années 80 et c’est avec cette expérience que Mirror nus livre un Heavy Metal originel puissant et incisif comme à la belle époque. Avec The Day Bastard Leaders Die, le groupe gagne en maturité, les compositions sont plus sombres et plus percutantes et la production digne des grands de l’époque. Bref, du Heavy Metal à son meilleur comme il se doit d’être joué.

Cet album figurera dans les tops 2022 pour la finesse de ses riffs et de la qualité des compositions. Mirror est un groupe qui gagnera à être reconnu en 2022!

Composition : 9
Exécution : 9
Arrangements : 9
Production : 9
Appréciation : 9

Immolation – Acts of God – 2022

Immolation – Death Metal – États-Unis
Acts of God – 2022
Nuclear Blast
8.5/10

Immolation est une grosse pointure du Death Metal Américain et le groupe New Yorkais a été une large influence sur le genre et un pionnier qui a bouleversé toute une génération de musiciens. Onze albums en carrière ce n’est pas rien et Immolation peut se vanter d’avoir eu une belle carrière pratiquement égale depuis ses débuts en 1991. Acts of God en fait foi, c’est un album qui fait honneur à l’héritage laissé par le groupe au fil des décennies.

Sans réinventer quoi que ce soit, Immolation s’illustre encore une fois dans ce qu’il fait le mieux : Un Death Metal brutal et technique qui arrache pas à peu près. Le niveau de composition est toujours aussi élevé et les riffs toujours aussi puissants. La production est infaillible, ça sonne comme un groupe de cette envergure se doit de sonner sans trop de flaflas technologiques, c’est intense et on aime ça comme ça. Pourquoi réinventer une recette qui marche bien et qui a fait ses preuves? Immolation nous sert un excellent Death Metal qui décape, point final.

Acts of God n’est pas le meilleur ni le pire de la discographie du groupe. C’est un album qui aura sa place dans les tops 2022 et une très bonne leçon sur le comment on doit jouer du Deatgh Metal en 2022 : Avec honnêteté et passion.
Composition : 8.5
Exécution : 9
Arrangements : 8
Production : 9
Appréciation : 8

Satan – Earth Infernal – 2022

Satan – NWOBHM – Angleterre
Earth Infernal – 2022
Metal Blade Records
9.4/10

Depuis son retour fracassant en 2013, Satan ne cesse de nous étonner d’album en album en démenant fidèle à lui-même et en propageant la véritable flamme de la NWOBHM bien haut. En 2022, le quintette nous revient avec un quatrième album depuis son éclatant retour et laissez-moi vous dire que Earth Infernal se hissera bien haut dans les tops cette année.

En 2013 avec Life Sentence, Satan avait repris exactement là où il avait laissé avec Court in the Act en 1983, laissant de côté Suspended Sentence et sa brève vie sous le nom Blind Fury. Le groupe avait gardé tout de l’époque, de la production aux compositions complexes et originales et depuis Life Sentence, on garde toujours cette production de la vieille école dans laquelle les « triggers » et autres artifices technologiques sont proscrits. Sur Earth Infernal on continue sur cette lancée, ça sonne comme dans le temps mais ça sonne aussi très de notre époque. En vinyle c’est encore plus chaleureux et le format rends justice aux pièces de l’album. Compositions qui sont d’autant plus remarquables, Steve Ramsey et Russ Tippins forment tout un duo de guitaristes qui savent forger des riffs incroyablement originaux et surtout très techniques compte tenu du style musical présenté. Brian Ross est plus en forme que jamais, sa voix chaude et unique se marie tellement bien avec les riffs de guitare qu’on en reste estomaqué à chaque pièce.

Il est dommage que Satan soit un groupe méconnu de la majorité des Métalleux car son apport au Heavy Metal et surtout à la scène NWOBHM est sans contredit des plus importantes et le groupe n’a absolument rien à envier à quiconque, il est en mesure de donner de sérieuses leçons à de grands groupes établis depuis des décennies. Possiblement le meilleur album de la discographie du groupe, un bon coup de pied dans les parties, ça fesse fort!

Composition : 9.5
Exécution : 9.5
Arrangements : 9.5
Production : 9
Appréciation : 9.5

The Legendary Pink Dots – The Museum of Human Happiness – 2022

The Legendary Pink Doits – Experimental Rock – Pays-Bas
The Museum of Human Happiness – 2022
Metropolis Records
9.5/10

The Legendary Pink Dots a eu une carrière incroyablement prolifique depuis ses débuts en 1980. Dans sa version officielle, la discographie des Pink Dots ne compte pas moins de 46 albums et 26 mini albums mais cette discographie s’étends bien au-delà car la formation offre régulièrement des albums numériques qui ne sont pas vraiment compilés dans ladite discographie, du moins celle des médias. Se rajoute à cette discographie imposante, plus d’une quarantaine d’albums et une vingtaine de mini albums sous le nom Edward Ka-Spel sans compter les enregistrements de projets connexes tels que The Tear Garden et Mimir. Le cœur des Pink Dots est composé de Edward Ka-Spel et Phil Knight (The Silverman) depuis les tout débuts avec des musiciens qui se greffent au délire musical au fil des années.

Pour ma part, je suis un fan fini du groupe depuis ma rencontre avec Any Day Now en 1988 et depuis, aucun album ou enregistrement ne m’a déplu ou déçu. Il est important de mentionner que la musique des Pink Dots est très expérimentale mais garde le cap sur les émotions et la sensibilité musicale ce qui pourrait dérouter un auditeur non habitué à la folie musicale et aux dérives liées à l’expérimentation. On ne sait jamais vraiment à quoi s’attendre avec un nouvel album mais on sait que ça demeure toujours du Legendary Pink Dots. Le 46e album, The Museum of Human Happiness ne fait aucunement exception à la règle. Tout est permis et le trio actuel s’en donne à cœur joie avec des éléments issus de certains albums passés. Ka-Spel et The Silverman puisent dans près de 42 ans de production musicale tout en tentant de nouvelles sonorités. Le « clash » entre les claviers « vintage » et les claviers modernes donnent des idées fantastiques au point de vue créatif et les guitares viennent ajouter un peu de mordant à cette vaste aventure sonore.

En puisant dans une vaste discographie de près dune centaine d’albums on pourrait avoir tendance à se répéter un brin mais dans le cas de Legendary Pink Dots, cette répétions est à peine perceptible au fil des sorties et ce nouvel album est là pour prouver ce fait. Ce n’est pas pour tout le monde mais si comme moi vous aimez les sonorités grandioses et les structures musicales disjonctées, The Museum of Human Happiness est tout indiqué pour égayer vos soirées d’écoute! Un album qui se retrouvera haut perché dans le top 2022 de Hurlemort.

Composition : 9.5
Exécution : 9.5
Arrangements : 9.5
Production : 9.5
Appréciation : 9.5

Ghost – Impera- 2022

Ghost – Progressive Rock/Hard Rock – Suède
Impera – 2022
Loma Vista Recordings
9,5/10

Le cinquième chapitre vient de s’ouvrir pour Ghost. Avons-nous encore besoin de faire les présentations? Je crois que non. Aimée ou non, la troupe de Nameless Ghouls avec son chef Papa Emeritus IV continue de faire parler d’elle et avec Impera, Ghost monte aux sommets des « charts » à travers la planète. Avant de commencer la chronique pour de vrai, je me dois de dire les vrais affaires : Ghost n’est plus le groupe de Opus Eponymous et ce n’est pas un groupe Métal, point final.

Donc, le Cardinal Copia a été promu Pape et devient ainsi Papa Emeritus IV, premier d’une nouvelle lignée. Sur Impera, Tobias Forge nous offre des pièces différentes tout en gardant l’essence même de Ghost. Comme pour les albums précédents, le son évolue et nous transporte vers des styles appartenant au passé, en particulier les années 80. Tantôt on flirte avec le Glam pour bifurquer vers des sonorités qui avaient fait les beaux jours des groupes de « Arena Rock » ou AOR Adult Oriented Rock) avec toujours ces mélodies accrocheuses dont Forge est capable de nous pondre. Le côté Progressif entamé sur Meliora est poussé plus loin et encore une fois, la production nous en met plein les oreilles, ça sonne incroyablement bien, on a droit à un mur de guitares et les claviers sont bien à leur place pour apporter toutes les atmosphères désirées pour chaque pièce de l’album. Impera, c’est la suite des choses et cette évolution est tout simplement majestueuse.

Je suis un fan fini depuis la sortie de Opus Eponymous en octobre 2010 et je m’assume pleinement. Impera est pour moi un autre autre chef d’œuvre de Ghost qui se retrouvera bien haut dans les tops 2022 de Hurlemort. Vous n’aimez pas? Pas besoin d’en faire un plat, je n’en ai absolument rien à foutre.

Composition : 9,5
Exécution : 9,5
Arrangements : 9,5
Production : 9,5
Appréciation : 9,5

Voïvod – Synchro Anarchy – 2022

Voïvod – Progressive Metal – Canada
Synchro Anarchy – 2022
Century Media
9.9/10

Après une attente interminable pour la version CD de Synchro Anarchy, je suis maintenant en mesure de vous donner mon appréciation de ce nouvel album de Voïvod. Century Media a bel et envoyé ma copie le 8 février, soit quelques jours avant la sortie officielle. Le colis a été ramassé par Postes Canada le 10 et me l’a livré le 22… Donc merci à postes Canda pour votre rapidité légendaire.

En 2018, notre quatuor Québécois avait mis la barre haute avec son album The Wake qui a valu à Voïvod de gagner son premier Juno en plus de 35 ans de carrière. En 2018, The Wake avait causé beaucoup de surprises et le fait même de tenter d’égaler ce chef d’œuvre avec un autre album relevait fort probablement de la science-fiction. Or, la science-fiction c’est justement la spécialité de Voïvod depuis ses débuts en 1982. Je suis toujours un fan fini du groupe depuis la sortie de War and Pain en 1984 et j’attends encore chaque sortie d’album avec impatience depuis. Avec Synchro Anarchy, Voïvod N,a pas seulement égalé The Wake, le groupe s’est carrément surpassé pour nous offrir un album encore plus complexe et plus complet que son prédécesseur revisitant la quasi-totalité des périodes de sa carrière. On le dit depuis Target Earth, Chewy est le digne successeur de Piggy et sa touche personnelle au son de Voïvod est tout simplement phénoménale. Ce qui retient le plus l’attention sur Synchro Anarchy c’est la basse. Rocky est tout un bassiste et son jeu est juste incroyable car non seulement il vient appuyer la rythmique de Away, il vient également compléter les riffs tordus et complexes de Chewy. Snake est dans une forme extraordinaire et ça s’entends tout au long de l’album!

Serait-ce le meilleur album de Voïvod à ce jour? Du moins depuis les années 2000 à mon humble opinion. À moins qu’une bombe musicale ne frappe la planète la planète Métallique en 2022, synchro Anarchy est en lice pour être l’album de l’année et ainsi gagner un autre Juno et qui sait, peut-être que l’ADISQ va se réveiller cette année!

Composition : 10
Exécution : 10
Arrangements : 10
Production : 9,5
Appréciation : 10

Top 35 2021

Encore une fois en ce début d’année, il est grand temps de dévoiler les albums qui ont réussi à se classer dans la liste des meilleurs albums 2021 selon Hurlemort. Cette année nous avons droit à un top 35 et bien entendu certains albums n’ont pas été retenus pour faire partie de cette liste exhaustive et surtout bien personnelle. Beaucoup de vieux routiers se sont classés ainsi que quelques petits nouveaux qui seront à surveiller dans un avenir pas si lointain.

TOP 35 2021

01 – Thy Catafalque – Vadak
02 – Cryptosis – Bionic Swarm
03 – Enslaved – Caravans To The Outer Worlds
04 – Sarke – Allsighr
05 – Iron Maiden – Senjutsu
06 – Tribulation – Where the Gloom Becomes Sound
07 – Weedpecker – IV – The Stream of Forgotten Thoughts
08 – Lucifer – Lucifer IV
09 – Jess and the Ancient Ones – Vertigo
10 – Aeon – God Ends Here
11 – Cannibal Corpse – Violence Unimagined
12 – Ministry – Moral Hygiene
13 – Accept – Too Mean to Die
14 – Fear Factory – Aggression Continuum
15 – Between the Buried and Me – Colors II
16 – Herr Nox – Where Shadows Fade
17 – E-Force – Mindbender
18 – Hate – Rugia
19 – Devil Electric – Godless
20 – Rivers Of Nihil – The Work
21 – Nawather – Kenz Illusion
22 – Asphyx – Necroceros
23 – Kanonenfieber – Menschenmühle
24 – Einherjer – North Star
25 – Cradle of Filth – Existence is Futile
26 – The Monolith Deathcult – Vernedering – Connect the Goddamn Dots
27 – Gary Numan – Intruder
28 – Crypta – Echoes Of The Soul
29 – At the Gates – The Nightmare Of Being
30 – 1914 – Where Fear and Weapons Meet
31 – Memoriam – To the End
32 – Vreid – Wild North West
33 – Darkthrone – Eternal Hails
34 – Die Apokalyptischen Reiter – The Divine Horsemen
35 – Crescent – Carving the Fires of Akhet

Unleashed – No Sign of Life – 2021

Unleashed – Death Metal – Suède
No Sign of Life – 2021
Napalm Records
8,3/10

Unleashed est l’une des formations pionnières du Death Metal Suédois et est bien entendu un vétéran mondial du genre. Malgré certains hauts et bas au fil de sa carrière, le groupe a su demeure suffisamment constant pour offrir de bons albums depuis ses débuts en 1991. No Sign of Life est le quatorzième album du groupe et quatorze albums en trente ans de carrière, ce n’est pas rien!

Je vais dire les vrais affaires en partant comme ça on aura l’heure juste tout de suite. Bien que cet album compte de très bonnes idées et d’excellents riffs, il ne réussi pas à nous emballer comme certains albums du passé de Unleashed. La production manque cruellement de punch et malheureusement à cause de cet aspect, les pièces sonnent fades même si le groupe est parvenu à composer du très bon stock pour cet album. C’est loin d’être mauvais, au contraire mais ça nous laisse un peu pantois en écoutant le tout. Mais heureusement, le travail de composition est quand même à la hauteur et l’album ne contient pas vraiment de pièce de remplissage.

No Sign of Life est un bon album de Unleashed qui ne passera pas à l’histoire mais qui offre un très bon divertissement sonore.

Composition : 8,5
Exécution : 9
Arrangements : 8
Production : 8
Appréciation : 8

Hate – Rugia – 2021

Hate – Blackened Death Metal – Pologne
Rugia – 2021
Metal Blade Records
9/10

Moins nombreux sont les groupes qui gardent une certaine constance d’album en album sans sombrer dans les profondeurs du manque d’imagination. La formation Polonaise Hate est une de ces formations qui tentent de constamment se surpasser et cette année c’est toujours le cas avec son douzième album qui ma foi, frappe très fort!

Hate, ce n’est pas pour les doux. Le groupe joue dans un créneau très brutal et surtout très sombre et ne fait surtout pas dans la dentelle. Sur Rugia, on continue à délivrer toute cette sauvagerie sonore qui a fait la marque de commerce de Hate avec des riffs incisifs et des arrangements bien cousus et une rythmique qui démolit tout sur son passage. Pour un groupe qui nous sort des albums aux deux ou trois ans, c’est assez spectaculaire de toujours livrer la marchandise sans montrer de signe de faiblesse.

Rugia sera dans les tops de l’année comme étant l’un des albums de Death Metal les plus sauvages et captivants d’un bout à l’autre. Un excellent album de la discographie du groupe qu’il faut écouter immédiatement!

Composition : 9
Exécution : 9
Arrangements : 9
Production : 9
Appréciation : 9

1914- Where Fear and Weapons Meet – 2021

1914 – Blackened Death Metal – Ukraine
Where Fear and Weapons Meet – 2021
Napalm Records
8,7/10

Where Fear and Weapons Meet est ma toute première incursion dans la musique du groupe Ukrainien 1914. Cet album est le troisième depuis la fondation du groupe en 2014, fondation qui coïncide avec les 100 ans du début de la première guerre mondiale, sujet dont le groupe a fait son cheval de bataille.

Je serais passé encore une fois à côté de 1914 si mon ami Dominic Naud ne m’en avait pas parlé. C’est donc avec des oreilles toutes fraîches que je traite cet album qui suffisamment plus pour que je daigne reculer dans le passé pour prendre connaissance des deux précédents albums. Where Fear and Weapons Meet c’est plus d’une heure de pure défonce musicale alliant Death Metal puissant teinté de Black Metal mais avec en prime de la musique classique en format orchestre symphonique tout au long des pièces de l’album. Le tout est agrémenté de passages en Allemand qui relatent cette première guerre dévastatrice. Hormis l’intro et le outro un peu trop longs et l’inutile petite pièce Coward à tendance folk Américain, cet album est brillamment composé et arrangé. On a droit à des riffs dignes de ce nom et l’orchestration est tout à fait majestueuse. Niveau production, rien à redire, c’est impeccable et ça sonne vraiment bien.

Donc, 1914 est une belle découverte pour moi et ce troisième album vaut amplement la peine d’être écouté et ainsi découvrir le groupe et ses précédentes parutions.

Composition : 9
Exécution : 9
Arrangements : 8
Production : 9
Appréciation : 8,5

Sarke – Allsighr – 2021

Sarke – Black/Thrash Metal – Norvèege
Allsighr – 2021
Soulseeker Records
9,5/10

Sarke en a parcouru du chemin depuis son premier album paru en 2009. Quelques douze années et six albums plus tard, le projet de Thomas Berglie (Sarke) et de Ted Arvid Skjellum (Nocturno Culto) est toujours tout aussi pertinent et significatif qu’à ses débuts. Cette année, le projet a beaucoup muri en nous offrant un septième album digne de ce nom, Allsighr ce n’est ni plus ni moins un chef d’œuvre du Métal, point.

Le groupe a toujours mélangé un paquet de sonorités pour rendre son Black Metal plus intéressant que bien d’autres en incorporant entre autres des structures musicales moins standard et des claviers qui apportent une atmosphère plus lugubre aux compositions. Sur Allsighr, le groupe se lâche lousse avec les claviers en les mettant en avant plan plus que jamais et en nous offrant des compositions bien ficelées et des arrangements à couper le souffle. Cet album est ambitieux et démontre à quel point les musiciens du groupe sont prêts à nous en mette plein les oreilles pour aller plus loin dans leur cheminement musical.

Ce nouvel album de Sarke est tout simplement délectable et sera fortement bien placé dans les tops 2021. Si vous ne connaissez pas encore le groupe, il serait grand temps de vous y mettre!

Composition : 10
Exécution : 9,5
Arrangements : 9,5
Production : 9
Appréciation : 9,5

Exodus – Persona Non Grata – 2021

Persona Non Grata – 2021
Nuclear Blast
7,8/10

Bon, étant un vieux Métalleux ayant connu les débuts de la fabuleuse aventure au début des années 80, j’ai connu Exodus avec la sortie de Bonded by Blood il y a près de 37 ans. Ce premier album avait frappé très fort à l’époque et il demeure encore aujourd’hui parmi mes albums Métal préférés de tous les temps. J’avais déchanté avec l’arrivée de Steve Souza en remplacement de Paul Baloff et délaissé complètement le groupe jusqu’à Tempo of the Damned en 2005, album qui m’avait laissé de glace. La période Rob Dukes m’avait fait renouer avec Exodus mais le retour de Souza en 2014 m’avait une fois de plus rebuté. J’ai tout de même tenté l’écoute du nouvel album Persona Non Grata et voici mes impressions.

Le gros problème avec Exodus ce n’est pas tant la musique en tant que tel mais bel et bien Steve Souza. Sa voix nasillarde me rebute et m’horripile au plus haut point, tellement que c’est tout le groupe qui fini par me taper sur les nerfs en bout de ligne. Musicalement parlant, je n’ai pas grand-chose à reprocher aux compositions et au jeu des membres du groupe, ça rentre au poste et c’est bien exécuté même si ça sonne un peu le réchauffé par moments. Gary Holt est capable de créer des bons riffs accrocheurs et la rythmique est solide mais rien ne m’accroche vraiment pour me faire sourciller ou me faire dire « wow ». Il y a des moments au fil des pièces où Souza change de timbre de voix ce qui m’a agréablement surpris mais malheureusement il revient à sa voix de nez ce qui détruit tout dans le mauvais sens du terme.

Je ne pourrais pas dire si j’aime ou non cet album car musicalement ça me plait mais la partie vocale est suffisamment irritante pour me le faire détester. Chose certaine, Exodus aurait dû rester avec Rob Dukes.

Composition : 7
Exécution : 9
Arrangements : 7
Production : 9
Appréciation : 7

Lucifer – Lucifer IV – 2021

Lucifer – Heavy/Doom Metal/Rock – Internationnal
Lucifer IV – 2021
Century Media
9,2/10

Le regain pour les sonorités des années 70 ne date pas d’hier mais on peut constater une recrudescence de groupes qui s’adonnent au passé comme si ce passé était justement le modèle à suivre. La formation Lucifer avec à sa tête la belle et talentueuse Johanna sadonis s’est fait un devoir de nous plonger dans ce passé lointain dès son premier album en 2014 et sept années plus tard est toujours aussi pertinent avec son quatrième opus.

Sur Lucifer IV le groupe a maturé bien qu’il ait gardé sensiblement la même formule depuis Lucifer II en offrant des riffs grinçants sur une rythmique puissante et des mélodies vocales obscures et très axées sur les années 70 un peu à la manière de Jefferson Airplane. En fait, Lucifer est influencé par les Black Sabbath et autres groupes occultes des années 70 mais aussi par de grandes pointures du Hard Rock ce qui donne des pièces avec une vielle âme et un côté sombre qui peut donner le cafard. Bref, une sonorité de la vieille école mais qui est toujours très d’actualité. Lucifer est une des excellents groupes du genre actuellement et chaque écoute du nouvel album est un réel plaisir.

Pour ma part, je suis vendu au groupe depuis le premier album et le groupe est demeuré constant depuis en nous offrant que du bon sur chaque album et Lucifer IV ne fait pas exception. Un album grandiose qui fera partie des tops 2021.

Composition : 9,5
Exécution : 9,5
Arrangements : 9
Production : 9
Appréciation : 9

U.D.O. – Game Over – 2021

U.D.O. – Heavy Metal – Allemagne
Game Over – 2021
AFM Records
8,4/10

Déjà un dix-septième album en carrière solo pour Udo Dirkschneider depuis 1987 ce qui fait sept album de plus qu’avec Accept. Le bonhomme qui aura 70 ans bien sonnés en avril 2022 a eu une très longue carrière musicale et est devenu une véritable icône du Heavy Metal et une très évidente influence pour le genre.

Dix-sept albums en trente-quatre ans, ça fait une moyenne d’un album aux deux ans ce qui n,est pas rien! Udo ne chôme donc pas et il a toujours cette même passion et mourra probablement sur une scène ou du moins, continuera fort probablement jusqu’à sa toute fin. Game Over, c’est du U.D.O. point final. On pourrait lui reprocher de ressembler beaucoup à Accept mais dans le fond, son groupe n’est-il pas une continuité de Accept? Toujours est-il que Game Over bien que légèrement long, renferme de petits bijoux de Heavy Metal pur et dur avec des riffs épiques et des refrains accrocheurs comme seul Udo peut nous servir. On ne réinvente absolument rien et on s’en fout royalement! Bonnes chansons, bons riffs et excellente production, que demander de plus?

Game Over est un autre très bon album de U.D.O. sans réelle prétention, on va droit au but et c’est réussi comme à chaque album. Un plaisir pour les oreilles et une bonne dose de headbanging assurée!

Composition : 8
Exécution : 9
Arrangements : 8
Production : 9
Appréciation : 8