Aux alentours de 1993, j’ai redécouvert un groupe de ma jeunesse qui allait devenir mon préféré à vie. J’ai consacré une grande partie de cette décennie exclusivement aux Beatles à peu de choses près, je suis devenu collectionneur, devenu membre du RQAB, allé à des conventions, décortiqué chaque son de chaque chanson et en connaître l’histoire par coeur. Lors de l’émission Tous pour un qui portait sur les Beatles, je me suis surpris à réussir toutes les questions mais trouver faciles bon nombre d’entre elles. L’influence des Fab Four sur moi est énorme et indéniable, le quatuor est selon moi le plus formidable groupe de toute l’histoire du Rock. Pour ma part, reprendre une chanson des Beatles est un sacrilège et peu d’artistes ont réussi à rendre pleinement justice aux pièces reprises. J’ai eu droit à de grosses surprises à la sortie de l’anthologie dont deux nouvelles pièces mais aussi bon nombre de pièces enregistrées à l’époque qui n’ont jamais vu le jour sur un disque. Encore aujourd’hui quand il s’agit de discuter Beatles, vous avez intérêt à connaître le sujet avant d’en débattre.
La Chronosphère: Lundi 10 Août 2015
The Beatles – That Means a Lot – enr: 1965 / sortie: 1996

Ma passion pour l’histoire et la musique traditionnelle a mis une grande dame sur ma route au début des années 90. Ma rencontre avec sa voix chaude et puissante, ses textes historiques et avouons-le, épiques ainsi que la musicalité incroyable de ses compositions ont fait de Loreena McKennitt une des artistes se hissant au sommet de ma liste des grands musiciens de ce monde. Loreena McKennitt s’imprègne de la culture Celtique en voyageant et faisant des recherches dans des pays comme l’Irlande ou l’Espagne avant de composer un album et cette culture transparait dans sa musique donnant l’impression d’un retour dans le passé. Ses albums sont un véritable cours d’histoire, on pourrait qualifier cette grande dame de barde moderne aux allures de la Dame du Lac.
Lorsque le Grunge est apparu au tournant des années 90, j’étais perplexe face à ce nouveau genre musical. Certaines sonorités de groupes tels Soundgarden, Alice in Chains, Stone Temple Pilots et Pearl Jam étaient intéressantes mais pas suffisamment pour m’accrocher à un niveau élevé. Mais quand j’ai vu le clip de Smells Like Teen Spirit de Nirvana je suis tombé sur le derrière et je me suis dis qu’on tenait quelque chose de solide. En creusant dans le passé de Nirvana, j’ai tout de suite été ébranlé par ce son cru rappelant certains éléments de Black Sabbath, Sonic Youth, Big Black et Pixies. Je ne voyais pas un groupe de Grunge mais bien la suite logique et l’évolution de la musique Alternative et du Punk avec une pincée de Métal en fusion.
Rares sont les artistes Québécois qui m’ont accroché, du moins les artistes qui sont sur la sellette et en avant plan. J’ai toujours trouvé que la culture musicale d’ici était très pauvre et sans réelle imagination suivant tous le même chemin proposé par l’ADISQ et autres hypocrisies de même acabit. Certes, les Beau Dommage, Offenbach, Corbeau, Octobre et les nombreux groupes progressifs des années 70 étaient là, une chance, mais il aura fallu attendre le début des années 90 pour voir apparaître une icône du rock Québécois avec son irrévérence, ses textes intelligents et surtout une musique qui Rock vraiment. Avec ses Doc Martens, ses influences punk et son attitude de Rockstar dévergondée, Jean Leloup a réussi à ramener le Rock and Roll en avant plan, faisant un doigt d’honneur à tous ces pseudos artistes se pavanant devant les matantes pour vendre leur musique insipide. Moi, je l’aime Jean Leloup et il a été une grande influence pour ma musique.
Lorsque j’étais jeune le Jazz faisait partie de l’univers sonore général à la maison. J’ai donc grandi avec les Wynton Marsalis, Miles Davis, Dave Brubeck, Oscar Peterson et j’en passe. Sans vraiment le vouloir ou y penser, le Jazz fait réellement partie de mes influences musicales et se reflète vraisemblablement dans mes compositions ici et là. Je dois donc dire merci à mes parents pour m’avoir inculqué cette culture musicale qui m’a amené à cheminer vers des musiques moins standard et selon moi plus intelligentes et pleines de contenu riche en sonorités.
Au début des années 90 j’ai fais connaissance avec un groupe Américain très avant-gardiste qui utilisait l’art avec un grand A sous toutes ses coutures pour produire plus de soixante albums en carrière. Formé en 1969, The Residents a commencé à expérimenter avec des rubans à bobines et divers instruments et ainsi créer une musique unique qui démolissait les standards musicaux de l’époque tout en focusant sur l’art avec leurs costumes, leurs pochettes d’albums et autres imageries utilisées dans un concept global qui rendait les membres du groupe anonymes.
Le Hardcore pur d’origine avec sa férocité et ses engagements politiques et sociaux a, selon moi, bien mal évolué au cours des décennies qui ont suivi diluant le genre et le plongeant dans la violence gratuite un peu à la manière du Hip Hop. Des groupes comme Dayglo Abortions ont lutté et travaillé fort pour garder le genre intègre et loin des modes en frappant là où ça faisait vraiment mal s’attirant plus souvent qu’à leur tour les foudres des hautes sphères gouvernementales. Le groupe était dérangeant et cette mission à été un succès sur toute la ligne. L’album Feed us a Fetus montrant Ronald et Nancy Reagan devant une assiette dans lequel était couché un fœtus a fait couler beaucoup d’encre et chacune des 22 pièces composant cet album était criant de vérité. Encore aujourd’hui, cet album est toujours d’actualité et nous fais prendre conscience que la population préfère jouer à l’autruche et se laisser manger la laine sur le dos par ses dirigeants plutôt que de dénoncer et agir…
Le Punk a évolué et migré vers de nombreux sous-genres forts variés depuis sa création au milieu des années 70. New Wave, Gothic Rock, Post Punk ou encore Rock Alternatif sont les principales sous branches. Le Punk a aussi migré vers une branche beaucoup plus dure, rapide et abrasive qui est devenue le Hardcore. Formée en 1979, la formation Américaine Hüsker Dü a été dans les premières à faire du Punk plus corrosif et inclure des paroles beaucoup plus politiques mais la formation ne s’est pas contentée de stagner dans le Hardcore proprement dit puisque ses musiciens ont continué à ne pas renier leurs influences Classic Rock et ont intégré de la mélodie dans leurs compositions flirtant parfois avec le Rock Alternatif et le Post Punk. Hüsker Dü a largement contribué à faire évoluer le style en influençant directement des groupes comme Pixies et Nirvana.
La plus forte concentration de musique Alternative a toujours été originaire de l’Europe, spécialement de l’Angleterre. Les États-Unis ont été plus lents à adopter cette grande famille musicale mais ont tout de même été le bassin de plusieurs groupes influents. Formé au milieu des années 80, la formation de Boston Pixies a été pionnière d’un nouveau son qui mélangeait le Surf Rock des 60’s, le Hard Rock et le Noise Rock pour éventuellement influencer des groupes comme Nirvana, Radiohead, Blur ou encore Weezer. Pixies a frappé fort avec les albums Surfer Rosa et Doolittle se dotant d’une notoriété certes modeste mais mondialement connue. En composant une musique unique et non standard, Black Francis et sa bande ont ouvert la voie à de nouveaux horizons rendant une facette de la musique underground plus accessible à un plus large public et ainsi ouvrir une brèche dans le mainstream pour permettre à des groupes désormais notoires de s’y installer confortablement.
Les mélanges de styles, les sonorités mécaniques, les textes revendicateurs et la non conformité face au mainstream ont toujours été des valeurs qui m’attiraient et que je prône encore aujourd’hui en tant que musicien et compositeur. La formation Américaine Big Black réunissait ces valeurs et j’ai immédiatement embarqué dans la musique et les textes de Steve Albini. Utilisant des guitares agressives et tranchantes, une batterie électronique martelante et puissante et n’ayant pas peur d’utiliser des effets sur la voix, Big Black a été un précurseur du rock Industriel gardant toujours en tête d’avoir le contrôle sur sa carrière, sa musique et sa création artistique évitant soigneusement les labels majeurs afin de ne pas tomber dans le piège commercial comme bon nombre de groupes à cette époque. Steve Albini est devenu producteur par la suite réalisant notamment le albums Surfer Rosa de Pixies et In Utero de Nirvana. L’attitude et la voix laissée par Big Black est un modèle à suivre pour demeurer intègre et fidèle à la notion même de la musique underground.
Après leur passage houleux dans The Sisters of Mercy et leur départ précipité du groupe, Wayne Hussey et Craig Adams ont formé The Sisterhood dans l’intention de sortir un album avec plusieurs pièces écrites pour Sisters of Mercy. Avec une poursuite de 25 000 £, Andrew Eldritch s’est accaparé le nom The Sisterhood. Hussey et Adams ont donc opté pour The Mission comme nom de groupe avec les résultats que l’on connait aujourd’hui.
Le Garage Punk est une autre facette de la musique Alternative ayant le Punk pour origines mais cette fois directement inspiré du rock du début des années 60. Tirant son nom d’une famille de monstres dans les Pierrafeu, la formation Montréalaise The Gruesomes a été prolifique entre 1985 et 1990 sortant deux excellents albums et un mini album sur le label OG Records appartenant à Déjà Voodoo. Le look et le son des années soixante a été la marque de commerce du groupe et l’énergie dégagée sur scène était contagieuse. J’ai toujours apprécié le rock sale et cru et The Gruesomes a été une grande inspiration dans mon jeu de guitare et de basse.
Vers le milieu des années 80, le Indie Rock était une entité underground pratiquement inaccessible au commun des mortels jusqu’au jour où les médias se sont intéressés d’un peu trop près à ce genre musical à la fin des années 90 pour ainsi devenir une musique à la mode très prisée par les hipsters. A l’époque, le terme Indie Rock était pratiquement inexistant, le terme Alternatif étant plus utilisé pour désigner ce genre. Provenant de Leeds en Angleterre, The Wedding Present est arrivé au début de la vague d’origine avec ses guitares tranchantes et ses tempos rapides et une voix feutrée fort différente des voix habituelles connues des autres groupes du même style.
Tout comme le Métal, le monde de la musique Alternative est scindé en plusieurs catégories, certes différentes, qui finissent toujours par se rejoindre à une seule source: Le Punk. Tout comme le Gothic Rock, le Indie Rock est issu du Post Punk en combinant des éléments et influences des groupes de guitares des années 60 dans la veine des Beatles, des Rolling Stones, The Animals ou The Kinks. Avec ses partitions de basse définissant la mélodie et les guitares Rickenbacker sursaturées, la formation The Mighty Lemon Drops a grandement contribué à définir le son du Indie Rock tel qu’il est aujourd’hui grâce à son premier album, Happy Head, que l’on peut qualifier de chef d’oeuvre et d’album significatif du genre. Le son des Lemon Drops a par la suite donné des groupes encore plus importants et a défini les sonorités des villes Anglaises comme Manchester.
Le Post-Punk et le Gothic Rock sont étroitement liés puisque le dernier est issu du premier. Les deux genres sont une réponse plus positive au Punk et entrevoient un mince filet de futur comparativement au genre d’origine. Le Post-Punk étant plus expérimental et le Gothic Rock plus sombre, il arrive parfois que des groupes combinent des éléments des deux genres pour former une nouvelle entité. Quand on parle de Gothic Rock, plusieurs ont en tête The Sisters of Mercy. Mais, ces derniers ne sont aucunement les instigateurs du mouvement proprement dit puisque le groupe puise ses sources dans des formations comme The Stooges ou The Velvet Underground.
J’ai eu ma première guitare en Avril 1987 et je n’avais jamais joué de cet instrument auparavant. En Juin de la même année je devenais second guitariste dans un groupe de New Wave à Nicolet. Bien que ma partition de guitare était plus que limitée, Thieves Like Us de New Order a été la première chanson que j’ai joué avec un groupe. Je n’étais pas très sûr à savoir si j’aimais ou non cette pièce et le style musical s’y rattachant mais petit à petit j’ai appris a apprécier le style et à connaître New Order plus en profondeur. Le côté plus « dance » de ce groupe me plaisait beaucoup moins mais le son et les partitions de la basse venaient me chercher. J’ai appris à apprécier New Order lorsque j’ai su que ce groupe était en fait Joy Division nouvelle version.
La musique Industrielle Canadienne a eu un impact fort important sur ce genre à l’échelle mondiale notamment grâce à Skinny Puppy. Un des membres d’origine de ces pionniers a d’ailleurs fondé au milieu des années 80 une formation d’envergure qui a marqué considérablement ce mouvement. Sans connaissance musicales et ne jouant d’aucun instrument, Bill Leeb s’est joint à Skinny Puppy au début de leur carrière pour fonder Front Line Assembly quelques années plus tard. Leeb a su se tailler une place sur la scène mondiale avec une sonorité propre et unique fleurtant même avec le Métal sur certains albums et l’influence laissée par Front Line Assembly est indéniable et très importante pour la musique électronique underground.
Lorsque j’étais un Metalhead pur et dur dans la première moitié des années 80, la majorité des mes confrères avaient en totale aversion les synthétiseurs et tout style de musique utilisant ces épouvantables machines. Selon eux, l’utilisation de ces boites de plastique était un sacrilège dans le métal et l’existence même de ces instruments était une abomination. Encore aujourd’hui en 2015, j’observe encore ce phénomène chez certaines personnes, ce qui est triste dans un sens quand on connait l’étendue des possibilités de ces machines infernales. Ces merveilleuses machines ont eu un effet contraire pour moi. Un ami avait un DX7 et j’ai été tout de suite émerveillé par tant de possibilités ce qui m’a amené à assimiler assez facilement ces instruments et les musiques qui les utilisaient.
Le Gothic Rock et le Post Punk sont deux mouvements distincts qui se chevauchent régulièrement. Ces deux styles sont un peu une réponse plus terre à terre au mouvement punk et nombreuses sont les formations qui ont forgé ces tendances. La formation Anglaise The Danse Society est une formation pionnière pour les deux genres car elle mélangeait adroitement les caractéristiques de chacun en incorporant des éléments électroniques du New Wave et du Synthpop. La formation a connu son apogée avec son deuxième album, Heaven is Waiting et a peu à peu sombré dans l’oubli suite à son troisième album. Une réunion a eu lieu en 2009 qui a résulté en deux albums sans toutefois atteindre des résultats significatifs. The Danse Society demeure tout de même un incontournable et les deux premiers albums méritent amplement leur statut culte dans le monde underground.
Dans les prochains jours, je vais vous parler de quelques formations qui m’ont un peu moins influencé mais qui ont eu une certaine importance dans mon cheminement musical. Il se peut qu’il y ait des « flashbacks » ou retours en arrière dans certains cas. Reculons en 1987 alors que je terminais mon secondaire. Ma rencontre avec deux punks ( chose très rarissime à Nicolet ) m’avait fait découvrir un nouvel univers et de nombreux groupes underground. Parmi ceux-ci, il y avait une formation Anglaise, instigatrice du mouvement Gothic Rock Londonien appelé Batcave. Le Batcave était en fait un bar underground où se produisaient des groupes obscurs comme Bauhaus pour ne citer que celui-ci. Alien Sex Fiend est né dans ce bar et a été fondé par Nick Fiend qui y travaillait. La sonorité du groupe était nouvelle et incorporait des éléments Industriels mélangé au Gothic Rock d’origine. Possiblement une des premières formations de Deathrock, Alien Sex Fiend offrait une musique minimaliste avec des paroles de mauvais goût et généralement très offensantes.
Souvent confondu avec l’Industriel, le EBM ( Electronic Body Music ) d’origine puise tout de même une de ses sources dans des formations comme Throbbing Gristle. Avec un côté plus rythmé et plus accessible, ce type de musique électronique est surtout issu de groupes comme Kraftwerk, DAF et Die Krupps. Au début des années 80 le genre était dans son tout jeune âge et ses principaux instigateurs tels Front 242 ou Skinny Puppy ont tôt fait de créer des rejetons qui allaient influencer le mouvement pour élargir les possibilités sonores et s’implanter sur toutes les pistes de danse underground de la planète. Basée sur une rythmique réunissant basse et batterie, la formation Anglaise Nitzer Ebb a changé le style en mélangeant l’électronique et le punk pour se doter d’un son très agressif et très mécanique. Le look très militaire durant les concerts apportait une dimension oppressante donnant l’illusion d’être structuré et très propre malgré le ton violent et révolutionnaire dégagé par le groupe. Même si Nitzer Ebb est Anglais, la sonorité du groupe a contribué a influencer le » Neue Deutsche Härte » dans lequel est issue la controversée formation Rammstein.
Dans l’ébullition de la musique Industrielle, plusieurs formations importantes ont vu le jour et ont sculpté à leur manière les racines d’un genre qui aujourd’hui est rendu très élargi. Comme ses cousins Allemands de Einstürzende Neubauten, la formation Anglaise Test Dept. a fait sa renommée en utilisant des bouts de ferraille et autres objets trouvés en guise d’instruments misant sur les percussions et la rythmique pour composer. L’utilisation d’instruments plus traditionnels comme la cornemuse et l’ajout de chorale et de partitions militaires dans certaines pièces ont donné le ton à un nouveau genre tout en incorporant des paroles revendicatrices et révolutionnaires. Test Dept. est un autre chef de fil de l’Industriel pur et dur et son influence a rapidement fait évoluer le mouvement de façon significative. Mon penchant pour les mélanges de styles et la bizarrerie musicale font de Test Dept. une formation qui m’a donné des idées à mettre en pratique dans mes créations sonores.
Mon faible pour l’expérimentation musicale m’a amené à découvrir des projets obscurs qui m’ont inspiré directement pour mes compositions. J’ai depuis longtemps éliminé les limites établies qui normalisent les standards et j’ai appris à me centrer sur ce que j’aimais comme sonorités et à me foutre carrément de ce que les autres pensent musicalement. Les innombrables collaborations m’ont fait découvrir un projet très dérangeant réunissant Skinny Puppy et à;Grumh!… répondant au nom de A Chud Convention. Le seul et unique enregistrement de ce projet est un 12″ intitulé Sorrow qui inclus deux longues pièces déroutantes et minimalistes mettant l’accent sur les voix plutôt que l’instrumentation.
Durant l’explosion de la musique électronique underground au milieu des années 80, de nombreuses collaborations entre musiciens issus de différents groupes ont mené à plusieurs projets d’envergure qui sont loin d’être passés inaperçus. Une de ces légendaires collaborations est une union entre çEvin Key de Skinny Puppy et Edward Ka-Spel de The Legendary Pink Dots. Le duo a sorti de nombreux albums sous le pseudonyme The Tear Garden au quel se sont greffés au fil des albums les autres membres des deux groupes pour ainsi obtenir le parfait mélange entre les deux, un genre de Skinny Pink Dots ou The Legendary Pink Puppy pour faire une explication courte. Le premier EP, The Tear garden et le premier album, Tired Eyes Slowly Burning sont deux incontournables classiques pour les amateurs de musique étrange et hors des sentiers battus.
Bien que les origines de la musique Industrielle remonte au début des années 70 avec des formations comme The Velvet Underground et Kraftwerk et un peu avant avec Revolution 9 des Beatles, les premiers balbutiements significatifs de cette musique chaotique tournent autour de 1975 avec en t^te de liste Throbbing Gristle qui a grandement contribué à implanter ce nouveau genre dans la musique underground. Souvent associé au mouvement punk anarchiste, l’Industriel était au départ une forme d’art et d’expression très contemporaine qui a résulté en un style musical propre lors de son explosion au début des années 80. Il est évident que Throbbing Gristle n’est pas à la portée de tous mais son influence et sa participation à l’évolution musicale sont indéniables, l’oeuvre du groupe a été un grand pas pour la musique hors normes et une référence en la matière. Encore aujourd’hui les albums de Throbbing Gristle semblent figés dans le temps et sont toujours aussi d’actualité qu’il y a 40 ans.
Quand on parle de musique Industrielle il est de mise de ne pas passer à côté d’une formation Allemande qui a largement contribué à forger le véritable mouvement Industriel. Outre les instruments traditionnels tels les guitares, basse, claviers, Einstürzende Neubauten utilise de la matière première comme des bouts de métal et des outils en guise d’instruments. Très axé sur la percussion, l’utilisation d’objets non usuels pour créer de la musique apporte un cachet très Industrie et très mécanique se rapprochant grandement de ce que l’on peut entendre dans une usine ou un chantier. Le tout chanté en allemand et parfois en Anglais avec la voix un peu nasillarde de Blixa Bargeld. Il est intéressant de noter que Bargeld a été le guitariste de Nick Cave and the Bad Seeds de 1983 à 2003.
En parcourant mes fichiers musicaux à la recherche de l’élu d’aujourd’hui, je me suis aperçu que j’avais eu un oubli majeur dans mon influente ligne de temps sonore. Comme bon nombre d’entre vous le savez, je suis un très grand amateur de musique folklorique et quand je parle de folklore je ne parle pas de Monsieur Pointu ou André Lejeune. Je parle de la véritable flamme traditionnelle dans la plus pure des formes et provenant de diverses cultures issues de différentes parties du globe. La majeure partie de la musique traditionnelle Québécoise provient du folklore Irlandais, généralement très festif et enjoué mais aussi très mélancolique et ayant un gros faible pour ce type de musique, son mélange avec le punk m’a interpellé sans trop de difficultés.
La musique industrielle n’aurait jamais été la même sans l’apport considérable d’une autre formation Belge sur cette musique riche en sonorités. C’est à grands coups de claviers abrasifs, de martèlement continu et de vocaux agressifs que le duo à;Grumh!… a établi sa notoriété et étendu son influence sur de nombreuses formations du genre par la suite. Son legs musical a été d’une importance capitale pour les générations qui ont suivi.
J’ai toujours eu un très gros penchant pour la musique rapide et ce, depuis mon tout jeune âge. De Ned Landry au Rêve du Diable en passant par The Beatles jusqu’au Speed Metal, je préférais de loin les pièces avec un tempo très élevé. Petit à petit, j’ai commencé à apprécier des styles plus lents et mélancoliques, notamment avec The Cure et The Legendary Pink Dots. Le Doom Metal est un sous genre qui m’était pratiquement inconnu, Trouble étant un des rares groupes de ce genre a m’avoir accroché à l’époque. Donc, c’est sur le très tard que j’ai apprivoisé la lenteur extrême et c’est la formation Suédoise Candlemass qui m’a ouvert l’esprit à cette branche plus glauque du Métal. Bien qu’ayant entendu parler de ce groupe Suédois depuis le milieu des années 80, ce n’est qu’en 2007 avec King of the Grey Islands que le déclic s’est fait et qui a fait de Candlemass une des entités musicales que j’affectionne particulièrement. Les riffs géniaux, de la pesanteur, du grandiose. Tout est présent dans la musique du groupe pour forger des albums épiques et incroyablement excellents.
Un autre projet, celui-ci beaucoup plus important, incluant Al Jourgensen a vu le jour en 1983 et contrairement aux croyances populaires, Oncle Al n’est pas l’instigateur mais a été invité à se joindre à la nouvelle formation en tant que producteur. Richard 23 ( Front 242 ) et Luc Van Acker se sont rencontrés en 1983 et ont fondé Revolting Cocks. Célébrant dans un bar de Chicago la toute nouvelle association ainsi créée, Jourgensen et ses deux acolytes ont été pris dans une bagarre générale dans le bar et le propriétaire les expulsant du bar s’est exclamé: « I’m calling the police! You guys are a bunch of revolting cocks! » donnant ainsi le nom au groupe.