Killing Joke – Post Punk/Industrial Metal – Angleterre
Pylon – 2015
Spinefarm
9.5/10
Est-ce que Killing Joke a encore besoin de présentations? La formation anglaise fondée en 1978 a une carrière fort remplie en poussant les limites de son art et incorporant divers genres musicaux comme l’Industriel, le Métal, le New Wave, le Punk et le Gothic Rock. Cette formation a grandement influencé d’autres entités musicales issues de divers milieux telles Metallica, Nine Inch Nails et Nirvana. Bref, Killing Joke est une grosse pointure de la musique underground en général et a légué à cette contre culture un bagage impressionnant.
Au fil des années, Killing Joke a subi quelques changements au niveau des musiciens ayant à son bord des sommités telles que Paul Raven (Ministry), Martin Atkins (Ministry, P.I.L., N.I.N) et même Dave Grohl (Nirvana, Foo Fighters). La formation a mis fin à ses activités en 1996 pour revenir en 2002. Suite au décès de Raven en 2007, l’alignement original composé de Jaz Coleman, Geordie, Youth et Paul Ferguson s’est reformé pour de bon et a lancé trois albums dignes de mention depuis 2010.
En 2015, Pylon, 17e album du groupe voit le jour faisant partie d’une trilogie réunissant les excellents Absolute Dissent (2010) et MMXII (2012). Avec Pylon, Killing Joke frappe encore plus fort que ses prédécesseurs en nous offrant un album parfait et sans contredit l’un des meilleurs de sa longue carrière. Avec son agressivité, ses riffs accrocheurs et percutants ainsi que ses textes toujours aussi ravageurs et dénonciateurs, Pylon est en lice pour la nomination de l’album de l’année 2015.
Les dix pièces qui composent l’album frôlent toutes l’excellence et certaines d’entre elles dont I Am the Virus, War on Freedom et Autonomous Zone sont de parfaits exemples de la perfection dont Killing Joke est capable de livrer. Si vous êtes dans les théories du complot et tout ce qui vient avec, Pylon vous éclairera sur plusieurs sujets (tout comme les albums précédents) et vous fera prendre conscience que le monde dans lequel nous vivons est une grosse illusion.
Peuple Terrien, réveille-toi et prends ta destinée en mains!























Ma révélation de la 2e décennie du 21e siècle est sans contredit la formation Suédoise Ghost. Mélangeant plusieurs styles, de hard rock à new wave en passant par des saveurs plus pop et imbriquant le tout dans certaines sonorités métalliques, Ghost a su ramener le théâtral à l’avant plan avec ses costumes, son concept et ses brillantes compositions accrocheuses. En gardant ses membres anonymes, une touche de mysticisme s’ajoute au tout pour créer une entité propre. Les avis sont partagés face à la formation, on aime ou on aime pas. Pour ma part, Papa Emeritus et ses Nameless Ghouls entrent directement dans mes critères musicaux et Ghost s’est habilement infiltré dans mon top 10 èa vie des groupes que je préfère. La complexité des arrangements et l’intelligence des compositions me ramène à différentes époques et curieusement, les éléments inclus dans les trois albums de la formation sont puisés dans les diverses sources qui ont construit mon cheminent musical depuis le début des années 70. Je suis un fan fini de Ghost et je l’assume pleinement n’en déplaise à ses détracteurs. En faisant des recherches sur le passé des 3 Papa Emeritus, j’ai découvert un auteur/compositeur fort prolifique et d’un talent incroyable pour la composition musicale. Subvision en est un parfait exemple avec ses étranges sonorités rappelant certaines pièces de Ghost. Oups, j’en ai trop dit….
Des influences j’en ai énormément, mes capsules quotidiennes en témoignent grandement. Être influencé par un musicien issu de deux groupes différents provenant de deux époques différentes relève d’une probabilité plutôt faible mais c’est arrivé. Après deux EP et un album grandioses sortis vers le milieu des années 80 et un changement de cap musical pour le deuxième album qui demeurait tout de même excellent malgré sa différence de style, Thomas Gabriel Fischer aussi connu sous le pseudonyme Tom G. Warrior a lancé Celtic Frost dans un mur en choisissant de réorienter son groupe vers le glam si populaire à la fin des années 80. Celtic Frost est une de mes principales influences jusqu’à l’épouvantable Cold Lake et les 4 premières sorties du groupe demeurent encore aujourd’hui d’actualité et ont admirablement vieilli. C’est en 2006, avec une interminable attente que Celtic Frost revient avec Monotheist, un album à la hauteur des dites attentes qui est en quelque sorte le prologue de se qui s’en venait par la suite.
Dans les années 80 le mouvement Gothique était un genre auquel je m’identifiait avec des groupes phares comme Bauhaus, The Cure, The Sisters of Mercy ou encore Joy Division. Ces groupes étaient enveloppés dans la noirceur et le côté théâtral renforçait le mythe qui tournait autour du mouvement proprement dit. Dans les années 2000 j’ai été estomaqué de constater que le mouvement « Gothique » était rendu très fashion et vraiment quétaine, mélangeant une partie des looks tirés du glam, du death rock, d’extra-terrestre et d’Edward Scissorhands. Je trouvais ( et je trouve toujours ) le Gothic Metal très loin des racines du genre et que cette nouvelle mouture était en fait une parodie « cheap » du mouvement tel qu’il est apparu à la fin des années 70. En 2010 j’ai fais la découverte d’un duo Allemand nommé The Vision Bleak et en écoutant l’album Set Sail to Mystery qui venait de paraître, j’ai eu un coup de foudre instantané. Le son, le look, l’ambiance, tout était réuni comme à l’époque des grands mais avec un son très pesant et des riffs puissants. Les groupes ayant réussi ce tour de force sont peu nombreux, The Vision Bleak fait partie de la continuité du mouvement Gothique tel qu’il était à ses débuts. Je me suis procuré la discographie complète du groupe et chaque album est une oeuvre en soi et chaque sortie est une réussite totale. Je suis vendu et je suis un fan fini, ce groupe fait partie de mon top 10 à vie tous styles confondus.
Lorsque j’étais co-animateur de Réanimation, j’en ai découvert des groupes par centaines et j’en ai fais découvrir à mon bon ami le Dr Pendragon. Voyant ma réticence farouche face au Death Metal Extreme, ce bon Docteur usant de sa sagesse légendaire m,avait dit: « Un moment donné, le déclic va se faire et tu vas tout comprendre à propos du Death ». Ce déclic s’est fait en 2010 avec Atheist et son album réunion Jupiter. Le mélange Progressif/Jazz/Death Metal m’avait scié les jambes tant la complexité des arrangements et des partitions étaient complexes et curieusement, tout était limpide et compréhensible dans ma tête, comme si une partie de mon cerveau avait ouvert une grande porte pour laisser filtrer ce flux de données autrefois cryptées. Un monde musical nouveau m’était offert sur un plateau d’argent et depuis ce jour, le Death Metal est devenu le genre Métallique que je préfère.
Le Métal originel a eu une évolution fulgurante depuis ses premiers balbutiements vers la fin des années 70. De Hard Rock à Heavy Metal, le genre s’est ensuite divisé pour créer le Speed Métal qui a scindé en deux genres distincts, d’un côté le Power Metal plus épique et chevaleresque et de l’autre le Thrash Metal, sauvage et guerrier. Oublions les chevaliers et les contes de fées et concentrons-nous sur les sauvageons barbares. Le Thrash s’est ensuite divisé en deux autres parties, l’une très noire et froide qui est devenue le Black Metal et l’autre très brutale et brulante devenant le Death Metal. Chacun de ces genres a migré dans des sous genres qui forment aujourd’hui le Métal que l’on connait avec ses branches interminables. Alors que certains genres sont revenus à la mode, comme par exemple le Thrash originel, avec ses groupes se complaisant dans le copier/coller de ce qui a déjà été fait look inclus, d’autres tirent profit des racines pour améliorer et évoluer créant de nouvelles sonorités.
Il y a 5 mois je commençais l’écriture quotidienne de mon parcours musical de ma naissance à aujourd’hui, ce parcours a été large en différents styles et a forgé le musicien et le maniaque de musique que je suis avec mes idéologies, ma culture et ma vision de la musique en général. Ceux d’entre vous qui me lisez avez pu constater mon penchant pour la musique bien faite, de qualité et surtout non standard. Les mélanges de sonorités sont ce que je préfère par dessus tout et l’ajout d’instruments sortant du basique guitare, basse, batterie renforce ma curiosité et ce penchant pour les bizarreries. Nous avons visité de nombreux pays et constaté les différentes cultures Métalliques à travers le monde mais en ces temps noirs où la guerre est omniprésente au Moyen Orient, j’étais bien loin de m’imaginer que le Métal puisse être représenté sur ce coin du globe.