Turisas – The Varangian Way – 2007

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1065
Turisas – The Varangian way – 2007
Finlande

Le monde du Folk Metal s’étendait de plus en plus et nombreux furent les groupes à adhérer à ce mouvement. La formation Turisas avait été formée vers la fin des années 90 sous le nom de Köyliö mais avait rapidement changé son nom pour Turisas et devenir le groupe que l’on connait aujourd’hui. La musique de Turisas utilisait beaucoup d’éléments Folk issus de la musique traditionnelle Finlandaise mais aussi une forte dose de musique symphonique qui apportait le côté épique et glorieux aux compositions du groupe. Certains diront que Turisas avait opté pour le chemin commercial du Folk et ils auront raison. Malgré de bons riffs typiquement axés sur le Death Mélodique et certains éléments de Black Metal, Turisas avait des pièces très accessibles au non initié et avait des textures sonores qui tirait plus sur les licornes que les trolls mais était-ce bien grave? Pas vraiment. Turisas avait réussi à tirer son épingle du jeu et était capable d’offrir de très bonnes pièces pour justement initier le plus de gens possible au genre et au métal en général. The Varangian Way eut suffisamment d’influence pour que le groupe soit reconnu du moins à travers l’Europe. Un très bon album pas trop agressant pour l’oreille avec de très bonnes pièces accrocheuses qu’il faut écouter au moins une fois dans sa vie!

Sigh – Hangman’s Hymn – Muzikalische Exequien – 2007

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1064
Sigh – Hangman’s Hymn – Muzikalische Exequien – 2007
Japon

Sigh a dès son premier album été une bibitte difficile à apprivoiser pour le commun des métalleux. Le terme avant-garde résume plutôt bien la musique des Japonais qui n’ont jamais cessé d’évoluer et d’expérimenter à chaque album. Certaines de ces sorties ont été plus connues que d’autres ou ont suscité plus d’intérêt maisen bout de ligne, Sigh a défoncé des frontières musicales à chaque sortie d’album. Hangman’s Hymn – Muzikalische Exequien, septième de la discographie, était un genre de requiem morbide dans lequel se mélangeaient comme toujours diverses issues de nombreux styles ou courants musicaux mais avec une forte orientation vers la musique classique sur un fond de Black Metal complètement disjoncté. Bien sûr, cette sortie est demeurée dans l’ombre et avait semé la confusion chez certains fans malgré la finesse des compositions et les arrangements incroyables menés d’une main de maître par Mirai Kawashima. Un album très sous-estimé que l’on doit prendre en considération et qui fait partie des chefs d’ouvres du groupe. Près de quarante-cinq minutes de pure folie musicale à écouter bien concentré sur ce qui se passe.

Municipal Waste – The Art of Partying – 2007

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1063
Municipal Waste – The Art of Partying – 2007
États-Unis

Le Thrash Metal avait connu une résurgence dans la première moitié des années 2000 et il fallut peu de temps pour que ce grand retour enflamme la planète métallique. Qui dit Thrash Metal doit aussi parler de Crossover, genre qui avait eu ses lettres de noblesse au milieu des années 80 notamment avec les D.R.I, S.O.D. et Crumbsuckers. Avec le retour du Thrash, le Crossover était lui aussi réapparu et des groupes comme Municipal Waste étaient les instigateurs de cette nouvelle vague. The Art of Partying, troisième album du groupe Américain, reprenait le type d’hymnes rapides et sauvages qui avaient été originalement générés par les pionniers des débuts mais à la sauce plus moderne. Bien sûr, Municipal Waste ne réinventait absolument rien mais il le faisait avec conviction et avec la flamme tenue à bout de bras pour faire revivre les sonorités de l’époque. The Art of Partying est un pur album de Crossover Thrash avec ses courtes pièces incisives et directes et ses riffs minimalistes endiablés. Que demander de plus? Party!

Samael – Solar Soul – 2007

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1062
Samael – Solar Soul – 2007
Suisse

Samael avait quitté le monde du Black Metal depuis plusieurs albums et avait entreprit de changer radicalement de cap au niveau musical. Le groupe expérimentait avec les machines et s’était dirigé vers des sonorités plus Industrielles au grand désarroi de certains fans. Toutefois, le groupe avait réussi à s’implanter comme étant l’un des chefs de file du Métal Industriel en gardant une forte portion de sa musique axée sur les guitares incisives mais en mettant les claviers et les orchestrations symphoniques en avant plan donnait ainsi un savoureux mélange frais et plus qu’intéressant. Bien sûr, si on n’a pas trop l’esprit ouvert, Samael peut paraître un groupe étrange difficile à catégoriser, ce qui est en bout de ligne une excellente chose. Les frère Locher faisaient ce qu’ils voulaient et mettaient l’emphase sur le côté créatif et artistique plutôt que sur la confortable facilité pour attirer le plus de gens possible. Alexandre Locher était passé maître de L’orchestration et des arrangements en utilisant ses machines infernales au maximum pour solidifier les riffs et les parties vocales de son frère Michel. Solar Soul deviendra rapidement l’un des meilleurs albums de la discographie des Suisses prouvant ainsi que Samael est un influenceur musical incroyable et hors normes. Allez, à vos hauts parleurs ou casques d’écoute, Solar Soul est un impératif et un incontournable du genre et de la grande famille métallique planétaire!

Shining – V: Halmstad (Niklas angående Niklas) – 2007

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1061
Shining – V: Halmstad (Niklas angående Niklas) – 2007
Suède

Il faut avoir un mal de vivre énorme pour réussir à transposer en musique tant de tristesse et de désespoir. Niklas Kvarforth est un de ces personnages qui voit la beauté dans la noirceur et la détresse intérieure. Plus le bonhomme avançait dans sa carrière musicale, plus il sombrait dans cette souffrance et plus elle se reflétait dans ses compositions. V: Halmstad (Niklas angående Niklas) était à ce jour de 2007 l’album le plus noir de Shining avec des riffs dépressifs, une voix torturée et un discours suicidaire hors du commun. Je suis étonné que Kvarforth soit encore en vie de nos jours tant ses pensées étaient tourmentées à cette époque. Quoiqu’il en soit, il est tout un compositeur étant capable de créer des sonorités dans lesquelles une énorme sensibilité peut transparaître aux côtés d’une sauvagerie musicale sur de longues pièces tantôt langoureuses et lentes en passant par de la rapidité extrême en l’espace de quelques mesures. Si vous ne connaissez pas encore Shining et son type de Black Metal, je vous conseille de vous y mettre mais attention, c’est triste à mourir mais d’une excellence musicale sans pareil.

Akercocke – Antichrist – 2007

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1060
Akercocke – Antichrist – 2007
Angleterre

Le nom de Akercocke n’est pas des plus prononcés quand il s’agit de discuter des groupes les plus influents du Death Metal mondial. Pourquoi? Tout simplement parce que le groupe Anglais est toujours demeuré fidèle à son sens artistique et a toujours misé sur la musique au lieu de miser sur sa popularité. Antichrist, cinquième album du groupe, faisait évoluer la sonorité et les compositions en les rendant encore plus techniques et plus disjonctées et c’est en partie pourquoi Akercocke est toujours demeuré dans l’ombre. Pourtant, musicalement parlant, Akercocke a définitivement apporté un grand vent de changement dans le Death Metal et a tout simplement contribué a changer les sonorités qui y sont habituellement rattachées grâce à des idées qui sortaient des sentiers battus et des atmosphères à glacer le sang. Akercocke, c’est de l’art musical avec un grand A, le groupe ne s’est jamais soucié de quoi que ce soit et a tenu tête à toute une industrie qui se limite aux standards préétablis. Antichrist sera le dernier album de la formation avant sa séparation en 2012. Heureusement pour nous, un retour in extremis s’est effectué en 2017 avec la sortie d’un sixième album digne de ce nom! À écouter les yeux fermés et en ouvrant tout grand notre esprit.

Devin Townsend – Ziltoid the Omniscient – 2007

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1059
Devin Townsend – Ziltoid the Omniscient – 2007
Canada

Nous n’étions pas au bout de nos surprises avec le grand Devin Townsend. Après deux albums atmosphériques et expérimentaux, le bonhomme était de retour avec un album disjoncté digne de ses plus grands délires musicaux. Ziltoid the Omniscient nous faisait voyager dans une folie cosmique qui tournait autour du personnage de Ziltoid, genre d’extra-terrestre qui sait tout et qui nous manipule comme des marionnettes. Musicalement parlant, Townsend nous transportait dans un univers sonore comme seul lui sait le faire avec des atmosphères spatiales et une technicité hors du commun planétaire. Ceux qui connaissent bien Devin Townsend savent que le musicien est un sacré compositeur et un incroyable interprète et c’est dabs cette optique que Ziltoid the Omniscient a été créé. Une fois de plus tout un chef d’œuvre musical de la part de grand gourou!

U.D.O. – Mastercutor – 2007

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1058
U.D.O. – Mastercutor – 2007
Allemagne

Mastercutor était le onzième album de U.D.O ce qui en fait un de plus qu’avec sa formation originale Accept. Depuis son départ précipité de Accept, Udo avait pris le taureau par les cornes et s’était retroussé les manches pour continuer sa carrière. Le bonhomme avait, dès son premier album, réussi à s’imposer et à faire de son projet U.D.O. la suite logique de Accept et ainsi gagner de nombreux fans à travers la planète. Est-ce que U.D.O a déjà fait un mauvais album? Pas du tout. La preuve, Mastercutor était un autre très bon album de notre Teuton préféré. Avec des riffs puissants sur une rythmique réglée au quart de tour, Udo réitérait sa position de meneur et de leader du Heavy Metal originel et allait livrer la marchandise jusqu’à nos jours. Mastercutor est un album sous-évalué et surtout méconnu qui vaut amplement la peine d’être découvert!

Megadeth – United Abominations – 2007

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1057
Megadeth – United Abominations – 2007
États-Unis

Pour plusieurs fans et de métalleux en général, United Abominations marquait en quelque sorte tout un retour pour Megadeth. Un retour me demanderez-vous? Dans les faits, c’était un retour aux sources avec des compositions dignes des premiers chefs d’œuvres de Mustaine. Il marquait également le retour d’une formation complète avec James Lomenzo à la basse et les frères Drover à la guitare et à la batterie. Même si ce onzième effort n’avait pas été aussi « populaire » que Countdown to Extinction ou Youthanasia, c’est sur celui-ci qu’on retrouvait une des pièces les plus connues du groupes, avec un titre en français de surcroit. À tout le monde fut effectivement la pièce la plus populaire de toute la discographie du groupe de Los Angeles. Musicalement parlant, c’était du bon vieux Megadeth, technique et complexe comme seul Dave Musitaine était capable de nous livrer. Bien sûr, on ne réinventait pas le Thrash mais Megadeth étant un des pionniers du genre, cet album passait très bien et était le bienvenu.

Immolation – Shadows in the Light – 2007

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1056
Immolation – Shadows in the Light – 2007
États-Unis

Le Death Metal, ce n’est pas pour tout le monde et c’est tant mieux comme ça. En demeurant dans l’ombre du « mainstream », ce genre métallique a pu évoluer de façon spectaculaire au fil des décennies en nous offrant d’excellentes formations qui perdurent encore aujourd’hui. Fondé vers la fin des années 80, la formation Américaine Immolation est l’une des pionnières du Death Metal extrême mondial et sa sonorité s’est transformée d’album en album, œuvrant dans une musique tantôt brutale, tantôt technique sans dériver de sa route en restant fidèle à lui-même près de 35 ans plus tard. Shadows in the Light, septième album du groupe pourrait aisément être considéré comme étant un des meilleurs de sa discographie avec ses riffs complexes et sa rythmique brutale qui frappe dur. Immolation avait maîtrisé l’art de la composition extrême depuis un bon bout de temps et continuait sur sa lancée avec autant d’entrain qu’à ses débuts. Immolation est un groupe phare de la scène Death Metal planétaire et Shadows in the Light le prouvait avec brio.

Vreid – I Krig – 2007

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1055
Vreid – I Krig – 2007
Norvège

Avec son troisième album, Vreid avait atteint un niveau de maturité assez élevé et les traces de Windir ne se faisaient plus sentir dans les compositions du groupe. I Krig qui signifie « À la guerre » était un choix de titre judicieux et décrivait très bien l’atmosphère crue et directe de l’album. Vreid avait rapidement atteint des sommets avec son art prouvant ainsi qu’on peut se relever après un énorme coup dur. Le niveau de composition était devenu plus qu’appréciable faisant de Vreid un incontournable du Black Metal mélodique et un gros joueur dans le domaine. Sans être trop techniques, les riffs avaient un certain niveau de complexité tout en gardant le cap vers le plus important : Créer des riffs mordants et des textures intéressantes pour peuafiner les compositions. Vreid était devenu un groupe à prendre au sérieux et son passage chez Indie Recordings l’aiderait à se tailler une bonne place dans les influenceurs du genre pour les sorties suivantes.

Pain – Psalms of Extinction – 2007

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1054
Pain – Psalms of Extinction – 2007
Suède

Peter Tagtgren était devenu un producteur aguerri et un nom très connu dans la grande sphère métallique mondiale dû `s ses nombreux projets dont Hypocrisy et Pain. Parlons-en de Pain. Ce projet avait toujours divisé les fans pour des raisons louables mais fort probablement pour des raisons d’incompréhension et de fermeture d’esprit. Mélanger des claviers et des éléments électroniques à du Métal, mais quel sacrilège! Heureusement, Pain avait plus de défenseurs que de détracteurs. Tagtgren avait sorti quatre excellents albums avant Psalms of Extinction et la sonorité de Pain avait évolué au fil des albums devenant de plus en plus accessible avec le temps. Accessible? Oui, c’est un bien grand mot, Pain ne jouait toujours pas à la radio et était loin de plaire à la masse non métalleuse. Mais pour quelqu’un qui cherchait à élargir ses horizons musicaux, Pain était un très bon point de départ et ce cinquième album une bonne porte d’entrée vers un monde plus Heavy. Les sonorités Gothiques des années 80 étaient très présentes sur cet album mais avec une touche plus mécanique et plus acérée. L’usage des claviers était faite de manière intelligente sans prendre toute la place et justement en laisser pour les guitares. Sans être le chef d’œuvre de sa discographie, Psalms of Extinction est un excellent album de Pain qui continuait à influencer bon nombre de musiciens à tenter les mélanges de styles et à jouer avec les machines diaboliques pour obtenir de nouvelles textures musicales.

Vomitory – Terrorize Brutalize Sodomize – 2007

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1053
Vomitory – Terrorize Brutalize Sodomize – 2007
Suède

Vomitory fait partie de la première vague du Death Metal Suédois et par le fait même, le groupe fait partie des pionniers et des innovateurs du genre. Le nom du groupe est un peu idiot me direz-vous. J’en conviens. Le titre d’album Terrorize Brutalize Sodomize est un titre tout aussi idiot rétorquerez-vous. J’en suis pleinement conscient et je suis d’accord. Mais avec le recul, quel est le but initial du Death Metal? Choquer, apeurer et terroriser pour la plus grande joie des fans du genre. Est-ce que Vomitory a tous ces qualificatifs? Bien évidemment! Musiclameent parlant, cet album ne réinventait aucunement quoi que ce soit et comme tous les autres albums de la discographie, ce n’était nullement le but. Sur sixième album, Vomitory continuait sur sa lancée de brutalité sonore avec un Death Metal puissant et des riffs bien gras conçus pour nous faire brasser la touffe (du moins pour ceux qui en ont une) et de nous donner une sensation forte pour faire évacuer le trop plein. Écouter un album comme celui-ci en se levant à 6h00 du matin libère toutes le tensions et nous permet de bien commencer la journée. Que de mander de mieux? Un excellent album de pur Death Metal dans les dents mené de main de maître par un pionnier du genre.

Vintersorg – Solens rötter – 2007

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1052
Vintersorg – Solens rötter – 2007
Suède

Au tournant des années 2000, Vintersorg était passé à l’anglais pour trois de ces albums, possiblement pour tenter de mieux percer le marché Nord-Américain. Était-ce une bonne stratégie? Peut-être que oui mais peut-être pas tant que ça. Bien que ces trois albums étaient des chef d’œuvres, il manquait un élément crucial dans la musique de Vintersorg : Sa langue maternelle. Avec Solens rötter, Andreas Hedlund revenait au Suédois pour ses textes et signait une autre pièce maîtresse de sa discographie. Le Progressif avait pris le dessus depuis un bon moment mais les sonorités grinçantes des débuts mélangées à un Folk originel étaient toujours bien présentes au fil des pièces faisant de celles-ci un incroyable mélange assez avant-gardiste et en dehors des normes métalliques préétablies. Vintersorg n’hésitait pas à utiliser des claviers et des textures issues de la musique classique pour agrémenter et mettre un peu plus de grandiose dans ses compositions et ainsi se développer un style à part et bien à lui. Est-ce que Vintersorg a déjà sorti un album qui laissait à désirer? La réponse est non. Le bonhomme a toujours tout mis en œuvre pour n’offrir que de la qualité musicale et prendre des risques pour faire évoluer le genre tout entier et faire fi de l’appel de la grande popularité. Intègre Vintersorg? Bien évidement et Solens rötter est là pour nous le rappeler!

Marduk – Rom 5:12 – 2007

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1051
Marduk – Rom 5:12 – 2007
Suède

Le Black Metal a, dès ses premiers soubresauts, toujours été une musique extrême et incisive hors de la portée des gens se proclamant normaux. Cette musique noire se doit d’être blasphématoire et anticonformiste dans les plus pures des formes, c’est également un pied de nez aux autorités religieuses peu importe leur provenance et leur allégeance. La formation Suédoise Marduk qui fait partie de la première génération du Black Metal originel avait fait de ces facettes son cheval de bataille en poussant plus loin ces sujets tabous qui font frémir les croyants de ce monde. Rom 5:12 ou Romains, Chapitre 5 : Verset 12 qui parle un peu du péché originel était un titre judicieux et irrévérencieux pour un album rempli d’agression sonore et de riffs acérés. Marduk signait un autre excellent album et continuait d’exercer son influence sur le monde du Black Metal mondial tel un démon haut gradé au service de Satan. Marduk n’a jamais failli à sa mission de maintenir la flamme noire des ténèbres et a toujours pondu de très bons albums, celui-ci y compris. Allez mécréants, prosternez-vous devant le grand maître!

Ensiferum – Victory Songs – 2007

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1050
Ensiferum – Victory Songs – 2007
Finlande

Ensiferum poursuivait son périple en quête de sonorités traditionnelles pour concocter des compositions épiques et dignes de porter la flamme du Folk Metal bien haut. Le groupe Finlandais avait durci le ton sur ce troisième album en jouant plus vite et en proposant des pièces plus puissantes avec des riffs ravageurs plus axés sur lr Thrash Metal que le Power Metal des précédents albums. Musicalement parlant, Ensiferum se rapprochait plus de ses compatriotes de Korpiklaani que de Finntroll au niveau de la similitude avec des pièces plus joyeuses et festives. Le titre judicieux de Victory Songs reflétait très bien ce que le groupe avait voulu traduire en musique, les grandes batailles, les légendes et le fantastique relié aux ancêtres étaient tout à l’honneur au fil des neuf pièces de l’album. Ensiferum réitérait sa place comme chef de file du Folk Metal et était devenu suffisamment influent pour donner des leçons à ceux qui suivront la voie.

Arkona – Kob’ – 2023

Arkona – Pagan/Folk/Black Metal – Russie
Kob’ – 2023
Napalm Records
9.5/10

Аркона (Arkona) roule sa bosse depuis plus de vingt ans. Initialement fondé autour de Masha Scream, Maria Arkhipova de son vrai nom, Arkona est rapidement monté en grade pour devenir l’un des chefs de file de la scène Folk Metal mondiale. Le groupe Russe nous sert son neuvième album en carrière et signe un autre chef d’œuvre de sa discographie.

Kob’ est la continuité de l’évolution musicale de Arkona. Avec Yav, la musicienne avait incorporé des éléments plus progressifs à son Folk Black Metal ce qui avait brouillé un peu les cartes à la l’époque. Le Prog avait persisté sur l’album suivant mais revient un peu moins en force sur ce nouvel opus. En fait, Arkona effectue un retour aux sources en mettant son Black Metal incisif à l’avant plan tout en ajoutant de nouvelles sonorités ambiantes et vaporeuses aux compostions. Le son de Arkona a changé depuis ses débuts et oui, le Folk est moins présent que sur les premiers albums mais, c’est ça l’évolution. Il faut savoir se réorienter pour éviter de stagner et c’est ce que Masha tente de faire depuis les trois derniers albums. La production est encore une fois à la hauteur des attentes, ça sonne, c’est brillamment arrangé en laissant planer un genre d’incantation tout au long des huit pièces qui forment un tout homogène en s’imbriquant les unes dans les autres.

Kob’ est un excellent album intense qui prouve que Arkona est toujours maître de sa destinée et de ses compositions. Aucun compromis n’est accepté et c’est tant mieux. Kob’ fait déjà partie des meilleurs albums de la discographie du groupe et il se retrouve bien haut dans les tops 2023.

Composition : 9.5
Exécution : 9.5
Arrangements : 9.5
Production : 9.5
Appréciation : 9.5

Dimmu Borgir – In Sorte Diaboli – 2007

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1049
Dimmu Borgir – In Sorte Diaboli – 2007
Norvège

In sorte Diaboli fut le dernier album digne de ce nom pour Dimmu Borgir avant que le groupe ne sombre dans une débandade incompréhensible et pathétique. Certains diront que le groupe avait déjà commencé à se perdre depuis quelques albums déjà mais dans les faits, In Sorte Diaboli malgré certaines faiblesses était un bon album de Dimmu Borgir. Oublions tout de suite le côté Black Metal. La troupe de Shagrath n’était plus dans ce genre depuis un bon bout de temps mais cela ne l’empêchait pas de pondre d’excellentes pièces et la majorité des neuf compositions commençant toutes par « The » étaient dignes d’une écoute et d’une qualité musicale appréciable. Le côté symphonique avait pris le dessus mais le groupe était toujours en mesure de composer de très bons riffs et de faire des arrangements intelligents. Mais, les bonne années de Dimmu Borgir étaient loin derrière. On s’aventurait de plus en plus vers une facette plus commerciale et on sentait la catastrophe arriver à grands pas. Ce sera le cas avec l’album suivant qui plantera le premier clou dans le cercueil de la crédibilité du groupe et celui qui suivra qui en refermera le couvercle.

Thy Catafalque – Alföld – 2023

Thy Catafalque – Avant Garde Metal – Hongrie
Alföld – 2023
Season of Mist
9.4/10

Kátai Tamás, de son nom de scène Tamás Kátai, roule sa bosse dans la grande scène métallque mondiale depuis plus de trente ans et pourtant, le bonhomme demeure encore aujourd’hui presque inconnu. Son projet le plus prolifique à ce jour est Thy Catafalque qui cumule à ce jour onze albums en carrière depuis ses tout débuts en 1998. Originalement parti en tant que duo œuvrant dans une Black Metal expérimental, Thy Catafalque est devenu un projet solo en 2011 avec l’album Rengeteg et depuis, le projet a pris une tangente beaucoup plus avant-gardiste en incorporant des éléments électroniques et issus de divers styles complètement hors de la grande sphère métallique.

Je l’attendais avec impatience ce onzième album. Après quelques écoutes, je peux affirmer que je suis loin d’être déçu, comme à chaque sortie d’album Sgùrr, album avec lequel j’ai connu le projet. Sur Alföld, on revient un peu aux sources en revisitant le bon vieux Black Metal, du moins sur la face A. Beaucoup de guitares puissantes avec des riffs gras et incendiaires mais toujours entremêlés des atmosphères planantes et cosmiques avec certains éléments presque Folk par moments, surtout au niveau du chant féminin une fois de plus effectué par Martina Veronika Horváth. Les vocaux de type « growls » sont effectués par des chanteurs invités qui gravitent autour de Kátai Tamás depuis plusieurs années. Le niveau de composition est aussi élevé que par le passé, ici c’est un véritable travail d’artiste qui ne fait aucun compromis. J,ai souvent comparé le compositeur à Mike Oldfield pour certaines façons de composer et d’arranger les parties musicales et je réitère une fois de plus cette comparaison. La production est irréprochable, ce qui aide grandement à la qualité des pièces contenues sur l’album. Kátai Tamás est encore une fois constant en nous livrant un autre chef d’œuvre musical.

Si vous ne connaissez pas encore le projet, je vous invite fortement à vous y mettre immédiatement si vous aimez la musique plus progressive et riche en textures musicales diverses. Un autre excellent album de 2023 qui se retrouvera assurément dans les tops de fin d’année!

Composition : 9.5
Exécution : 9.5
Arrangements : 9
Production : 9.5
Appréciation : 9.5

Mayhem – Ordo Ad Chao – 2007

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1048
Mayhem – Ordo Ad Chao – 2007
Norvège

L’Ordre par le Chaos. Cette citation définit très bien ce que Mayhem essayait de traduire en musique. Malgré une légère faute de frappe intentionnelle dans son titre, Ordo Ad Chao fut le résultat d’un travail de génie pour le guitariste Blasphemer qui en était à son deuxième album, avec la légendaire formation Norvégienne. Ce quatrième album nous montrait un Mayhem plus expérimental et plus chaotique que jamais avec des compositions complexes et très incisives sur une production floue et vaporeuse. Le groupe continuait à être tout aussi influent et prouvait une fois de plus qu’il était le pionnier du Black Metal Scandinave qu’il avait toujours été. Bien que plutôt difficile d’accès aux non-initiés, Ordo Ad Chao est un album mémorable et très important pour l’évolution du Black Metal en général et surtout un album à prendre en considération si on est un tant soit peu curieux et intéressé à connaître cette évolution. Un autre album important pour Mayhem qui ne se répétait pas d’une sortie à une autre.

Sadist – Sadist – 2007

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1047
Sadist – Sadist – 2007
Italie

Après l’album catastrophique Lego, la formation Italienne Lego avait tellement eu de difficulté à se remettre de ce cuisant échec qu’il avait opté pour une séparation en 2001. La poussière aura pris quatre ans à retomber et une reformation de groupe fut envisageable en 2005. Le grand retour de Sadist s’est effectué en 2007 avec la sortie de son album éponyme qui ramenait les Italiens dans le droit chemin avec un spectaculaire retour aux sources. Les compostions étaient à nouveau concentrées sur l’ultra technique avec un niveau plus élevé qu’auparavant et l’échec de Lego n’eut pas seulement de mauvais côtés. Les éléments Industriels visités sur cet album avaient en quelque sorte trouvé leur place dans la musique du groupe et le mélange était tout simplement incroyable. Les claviers étaient utilisés avec une intelligence remarquable sans prendre trop de place mais avec une présence suffisamment grande pour permettre de jouer avec diverses sonorités planantes et atmosphériques au travers de textures parfois Jazzy et généralement très Progressives, le tout bien assis sur un Death Metal d’une puissance incomparable. Sadist était de retour avec un excellent album et apprenait de ses erreurs. Les albums suivants allaient être à la hauteur de ce que le groupe pouvait livrer et même s’il n’est pas des plus connus à l’échelle mondiale, le groupe Italien est toujours tout autant influent dans le domaine du Death Metal ultra technique.

Arkaik – Existential Chaos – 2007

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1046
Arkaik – Existential Chaos – 2007
États-Unis

Au tournant des années 2000 le niveau de technicité augmentait à grande vitesse chez les musiciens de musique extrême créant ainsi de nouvelles entités et de nouveaux sous-genres qui allaient monter la barrière encore plus haute. La formation Américaine Arkaik était justement l’une de ces formations qui avaient poussé le bouchon plus loin avec son premier album Existential Chaos. Même si ce premier album était passé un peu sous les radars à l’époque, il avait tout de même contribué à ce que le groupe se fasse remarquer par certains labels et finir par signer avec Unique Leader pour son deuxième album. Existential Chaos contenait suffisamment de structures complexes et de riffs ultra techniques pour permettre au groupe de se hisser parmi les chefs de file de la nouvelle génération et de se faire prendre au sérieux dans la vaste scène métallique mondiale. Comme je l’explique depuis les débuts de cette évolution métallique, ce sont généralement de plus petits groupes qui ouvrent la voie pour de plus gros à venir et Arkaik fait partie de ces petits groupes ayant contribué à faire évoluer un genre en plaçant les échelons plus haut. Un très bon album qui allait ouvrir les portes toutes grandes pour ce qui allait suivre.

Finntroll – Ur jordens djup – 2007

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1045
Finntroll – Ur jordens djup – 2007
Finlande

Bien qu’il soit toujours demeuré inaccessible au commun des mortels, Finntroll est l’un des plus importants groupes de Folk Metal sur la planète et son influence a été et est toujours fort importante pour le développement du genre. Initialement, le groupe Finlandais utilisait des éléments de la musique traditionnelle de son pays, la Polka, pour agrémenter des compositions noires et très puissantes relatant les mythes et légendes de la Finlande. À la suite de l’énorme succès de son troisième album Nattfödd, le groupe avait quitté Spinefarm Recordas pour signer avec Century Media et ainsi s’assurer une distribution internationale et par le fait même une reconnaissance mondiale. Peu après la sortie de Nattfödd, le groupe avait dû licencier Wiska pour diverses raisons et le remplacer par Vreth au poste de chanteur. Ur jordens djup présentait un Finntroll encore plus puissant et encore plus intéressant qu’auparavant avec des compositions encore plus étoffées et toujours plus sombres et dans les dents. Le groupe qui chantait en suédois pour faire plus Troll allait faire sa place partout sur la planète et son influence s’étendra davantage pour solidifier sa position de pionnier du genre.

Type o Negative – Dead Again – 2007

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1044
Type o Negative – Dead Again – 2007
États-Unis

Dead Again fut le septième et dernier album de Type O Negative. Comme pour les parutions précédentes, Peter Steele et sa gang nous offraient des pièces riches en sonorités et en surprises. Dès les premières notes de la pièce titre on constate que le groupe est toujours en pleine forme et est encore capable de livrer la marchandise, cette pièce est une excellente ouverture d’album rapide, simple mais qui frappe fort. Le groupe nous plonge dans diverses textures musicales tout au long de l’album avec des éléments psychédéliques par moments et de la puissance à revendre. La rapidité est de mise sur cet album avec des changements de tempo à couper le souffle. Type O Negative est demeuré constant durant toute sa carrière en n’offrant que de la qualité musicale et Dead Again fermait avec brio cette fulgurante carrière. Un album magistral qui permettra à Peter Steele de partir cers l’au-delà la tête haute en 2010. Type O Negative laisse derrière lui tout un héritage et un bagage musical qui aura influencé plusieurs genres dont le Doom Metal et le Gothic Metal. Un groupe extrêmement important pour la grande évolution métallique.

Dååth – The Hinderers – 2007

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1043
Dååth – The Hinderers – 2007
États-Unis

Le premier album de Dååth avait permis au groupe de se retrouver avec un contrat sur l’étiquette majeure Roadrunner Records. The Hinderers montrait le groupe sous un autre jour, plus accompli et surtout beaucoup plus intéressant avec son mélange de Death Metal mélodique et d’industriel. Les compositions étaient plus étoffées et plus raffinées ce qui laissait présager que le groupe d’Atlanta irait loin dans un futur assez rapproché. Curieusement, cet album avait reçu des critiques pas très élogieuses de la part de certains fans fort probablement dû à ce fameux facteur du changement. Pourtant, The Hinderers regorge d’excellents riffs et surtout d’idées innovatrices qui sortaient du lot faisant de cet album le meilleur de la courte discographie du groupe, comme quoi les opinions peuvent diverger d’un individu à l’autre dans cette belle grande scène mondiale. The Hinderers n,aura toutefois pas le succès escompté par Roadrunner qui laissera tomber le groupe avant la sortie de l’album suivant. The Hinderers est un excellent album riche en sonorités qui vaut largement la peine qu’on s’y attarde.

Crystal Viper – The Curse of Crystal Viper – 2007

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1042
Crystal Viper – The Curse of Crystal Viper – 2007
Pologne

Qui affirmait que le Heavy Metal était mort? Bien que le genre soit tombé dans les tréfonds de la musique underground dans les années 90, le Heavy Metal et par la bande tous les sous genres métalliques sont devenus encore plus forts et plus puissants. La première moitié des années 2000 fut marquée par une recrudescence de groupes voulant reprendre le flambeau du Heavy Metal et permettre à cette grande flamme de s’élever bein haut comme à la belle époque des pionniers. La formation Polonaise Crystal Viper avec Marta Gabriel à sa tête était un de ces groupes à brandir à nouveau la flamme du Heavy Metal pur et dur avec un premier album fort réussi. Sans réinventer le genre, Crystal Viper offrait néanmoins des compositions livrées avec passion et dignes des grands noms qui ont forgé le Heavy Metal à grands coups de riffs bien aiguisés. Le groupe Polonais reprenait les hymnes originels en y ajoutant sa propre touche pour faire revivre la pureté métallique à l’état brut. Un excellent premier album à se mettre dans les oreilles si vous ne connaissez pas encore le groupe!

Legion of the Damned – Poison Chalice – 2023

Legion of the Damned – Death/Thrash Metal – Pays-Bas
Poison Chalice – 2023
Napalm Records
8.8/10

Ma rencontre avec Legion of the Damned s’est faite en 2007 avec la sortie du deuxième album Son of the Jackal. À l’époque, j’avais visité la discographie de Occult ainsi que le premier album après le changement de nom pour Legion of the Damned et j’étais tombé sous le charme du groupe Néerlandais. Depuis, chaque sortie est pour moi un cadeau et Poison Chalice ne fait pas exception. Je l’attendais depuis plusieurs mois, le vinyle a été retardé en production et la date initiale de sortie avait été repoussé de quelques semaines. Mais là, je l’ai et au moment d’écrire ces lignes, J’en suis à ma quatrième écoute. Allons voie ce que ça donne.

Dès les premières notes de Saints in Torment, on note tout de suite un gros changement dans la façon de faire du groupe. On a opté pour une intro tranquille au lieu de partir l’album en trombe comme par le passé. Ma première écoute m’a laissé perplexe car j’avais l’impression de ne plus reconnaître Legion of the Damned pour une raison qui m’échappe. Peut-être parce que cet album est dans le tapis d’un bout à l’autre, qu’Il contient des solos de guitare en duel et que les guitares misent sur la mélodie. En fin de compte après quelques écoutes, je me suis aperçu que Poison Chalice c’était du Legion of the Damned pur à 100% comme sur Son of the Jackal et comme sur tous les autres albums du groupe. Ici, pas de place pour les poseurs. On y va à fond de train avec une rythmique rapide et dans les dents, des riffs incendiaires qui détruisent tout sur leur passage et une voix qui nous invective et nous rentre dedans pour que ça fasse mal. J’ai réalisé que j’avais encore sur le cœur le départ de Richard Ebisch mais que finalement, Twan van Geel avait vraiment pris la place et s’était approprié le poste de principal compositeur depuis presque dix ans et force est de constater qu’il a très bien repris le flambeau. Le niveau de composition est même un peu plus élevé que par le passé et la production frappe fort sans bon sens.

Poison Chalice est à l’image de ce que le groupe nous balance depuis ses tout débuts sous le nom de Occult et que treize albums plus tard, Legion of the Damned ne fléchi aucunement. Un excellent album dans la discographie qui se retrouvera dans les tops 2023 de Hurlemort!

Composition : 9
Exécution : 9
Arrangements : 8
Production : 9
Appréciation : 9

Lifelover – Erotik – 2007

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1041
Lifelover – Erotik – 2007
Suède

Comme je l’ai mentionné à maintes reprises depuis le début de mon évolution métallique, pour être influent, nul besoin d’être un gros groupe. Dans la majorité des cas, ce sont les plus petits groupes moins connus qui en ont influencé d’autres qui sont devenus plus gros par la suite. Plusieurs de ces petits groupes ont préféré s’en tenir au côté artistique de leur cheminement en demeurant dans l’ombre. La formation Suédoise Lifelover en est une parmi tant d’autres ayant préféré rester caché du grand public mais dont la discographie a été riche en expérimentation musicale ayant été frot influente pour la grande scène métallique mondiale. Avc son deuxième album, Erotik, le groupe avait misé sur des sonorité très sombres et très froides à cheval entre le Black Metal et le Rock dépressif fortement influencé par le Shoegaze. Le résultat est époustouflant, mélancolique et surtout d’une tristesse et d’un désespoir désarmants. Les éléments Post-Punk inclus dans les compostions du groupe apportaient une tout autre dimension aux sonorités Black Metal et sans le vouloir, Lifelover avait contribué à créer un tout nouveau genre qui émergera sous le sobriquet de Post Black Metal. Erotik est un excellent album de musique à la fois sensible et grinçante, à écouter avec attention pour en savourer chaque note.

Rotting Christ – Theogonia – 2007

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1040
Rotting Christ – Theogonia – 2007
Grèce

Il m’arrive régulièrement d’avoir des discussions sur la musique avec des gens plus ou moins connaissants ou tout simplement amateurs de f=divers styles musicaux. Il arrive très souvent que cette discussion porte sur la constance des groupes à sortir de bons albums et généralement, le constat de ces gens est que peu de groupes sont capables d’avoir une discographie parfaite. C’est en partie vrai mais aussi très faux car des groupes qui ont une excellente constance au fil de leurs sorties, j’en connais beaucoup dont Rotting Christ. Theogonia est le neuvième album du groupe Grec et jusque-là, le duo des frères Tolis n’avait jamais failli à sa mission de ne sortir que des albums dignes de ce nom. Certains diront que le groupe a changé au fil du temps ce qui est normal pour un groupe car l’évolution est nécessaire et souvent bénéfique pour tout musicien auteur compositeur. Mais, malgré ces changements de sonorités, Rotting Christ a toujours livré une musique de qualité et na, jamais tenté de devenir populaire. Le mot d’ordre a toujours été de composer des pièces grandioses et c’était toujours le cas sur Theogonia, sur le quel le duo se réinventait une fois de plus en explorant diverses facettes musicales pour nous en mettre plein les oreilles. Rotting Christ continuera de livrer la marchandise pour toutes les autres parutions suivantes pour ainsi être en mesure de s’affirmer en tant que leader du genre et avoir une discographie incroyablement riche. Un album à découvrir ou à redécouvrir pour le plaisir de vos oreilles!

Moonsorrow – V: Hävitetty – 2007

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1039
Moonsorrow – V: Hävitetty – 2007
Finlande

Avec son cinquième album, la formation Finlandaise Moonsorrw avait frappé un grand coup. J’entends les non intitiés dire » Voyons donc, deux tounes de 30 minutes? Ça se danse pas ça! ». Eh bien non, Moonsorrow comme la vaste majorité des groupes de la grande famille métallique, ça ne se danse pas. V: Hävitetty nous montrait un Moonsorrow encore plus cérébral et Progressif que sur les parutions précédentes mais aussi beaucoup plus sombre et mélancolique. L’idée d’offrir de très longues pièces m’a toujours plu car j’aime les progressions lentes et atmosphériques, Moonsorrow avait fortement bien réussi ce coup-là, Certains fans avaient eu de la difficulté avec cet album probablement dû au fait de cette interminable progression maussade qui apportait une riche atmosphère sombre remplie de textures diverses. Sans dire que cet album est le meilleur de la discographie, on peut aisément affirmer qu’il est loin d’être le pire, dépendamment des goûts de tout un chacun. Quoiqu’il en soit, Moonsorrow est toujours demeuré un pilier et un puissant représentant de la musique Folk noircie et grinçante et V: Hävitetty en est la preuve incarnée.