Legion of the Damned – Sons of the Jackal – 2007

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1038
Legion of the Damned – Sons of the Jackal – 2007
Pays-Bas

C’est avec son deuxième album, Sons of the Jackal, que Legion of the Damned a enfin pu se faire connaître et être reconnu à sa juste valeur. Sous le nom de Occult, le groupe avait sorti cinq albums et malgré le faite qu’il ait été un pionnier dans son pays dès le début des années 90, le groupe est pratiquement demeuré dans l’ombre pendant plus d’une décennie. Le fait est que tant pour Occult que Legion of the Damned, le groupe est toujours demeuré intègre et na jamais fait de compromis. Ici, pas de place pour les poseurs, on livre riff incendiaire par-dessus riff incendiaire avec une rythmique qui défonce tout. Sons of the Jackal est l’album le plus accompli du groupe avec des compositions qui frappent fort et qui ne pardonnent pas. Encore aujourd’hui, Legion of the damned n’est pas le plus connu des groupes œuvrant dans le créneau Death/Thrash Metal mais c’est possiblement une bonne chose en soi car l’attrait de la popularité n’étant pas présent, cela permet au groupe de focusser sur ce qui est le plus important : Composer d’excellentes pièces sans se soucier de quoi que ce soit. Pas de compromis, pas de pitié!

Cruachan – The Morrigan’s Call – 2006

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1037
Cruachan – The Morrigan’s Call – 2006
Irlande

Lorsqu’on parle de musique Celtique en général, on est loin de s’imaginer que ce genre ancestral pourrait bien se marier avec du Métal extrême. Pourtant, la formation Irlandaise Cruachan a réussi cet exploit avec brio dès son premier album. Avec The Morrigan’s Call, cinquième album de sa discographie, Cruachan prouvait encore une fois qu’il était le maître de la musique Celtique en format métallique. En écoutant la première pièce, Shelob, on constate que le groupe n’a jamais eu l’intention de demeurer toujours sombre, cette pièce est très festive et surtout très joyeuse. Dans les faits, même si Cruachan a des racines très médiévales, sa musique a évolué vers un Folk plus traditionnel comme on en trouvait au 17e et 18e siècle avec les violons et autres instruments plus « modernes » qui ont contribué au développement de la musique traditionnelle Irlandaise. Fait intéressant, la musique traditionnelle Québécoise découle directement de celle des Irlandais. Plus on avance avec les pièces de l,album, plus on retrouve les éléments de la culture Celte surtout au niveau des flûtes et de la façon de jouer des pièces mélancoliques comme la très douce Coffin Ships. The Morrigan’s Call est un excellent album qui mérite le détour et qui nous montre que Cruachan est un de ces groupes qui prennent la musique de leurs ancêtres au sérieux et qui la perpétuent avec passion.

Devin Townsend – The Hummer – 2006

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1036
Devin Townsend – The Hummer – 2006
Canada

Tout comme pour Devlab, Devin Townsend avait choisi de composer des pièces avec des structures et des sonorités plus ambiantes qui s’éloignaient grandement de la sauvagerie sonore et la folie musicale qui étaient les marques typiques de Townsend. Alors, dis-nous Sinistros, pourquoi parles-tu de ces albums dans ton évolution métallique su justement ils ne sont pas très « Métal »? Parce que Devin Townsend, en expérimentant avec les sons, a permis à bon nombre de musiciens issus de la grande famille métallique à élargir leurs horizons et par le fait même à faire évoluer musicalement cette grande famille. Townsend sortait de sa zone de confort et nous faisait prendre conscience qu’on pouvait jouer avec différentes textures et sonorités en imbriquant divers genres avec le métal plus traditionnel. Le grand Devin nous montrait aussi une façon de composer différente tout en s’inspirant d’artistes qui avaient inspiré plusieurs musiciens à façonner le Heavy Metal et ses sous genres. On a qu’à penser à Tangerine Dream par exemple ou encore des groupes progressifs expérimentaux des années 70 comme Magma pour comprendre que Townsend ne faisait que revenir aux sources pour mieux rebondir sur les albums suivants. The Hummer est un album très relax qui nus fait voyager dans l’espace qui nous entoure que dans notre for intérieur. Pas Métal mais fortement influent pour la suite des choses!

Cloak – Black Flame Eternal – 2023

Cloak – Gothic Black Metal – États-Unis
Black Flame Eternal – 2023
Season of Mist
8,8/10

Cloak est une formation Américaine que je découvre cette année avec son troisième album, Black Flame Eternal. Curieusement, cette formation était passé sous mon radar depuis 2017 et pourtant, Season of Mist n’a jamais eu l’habitude de ne pas faire de publicité pour ses protégés. C’est donc avec une oreille nouvelle que je découvre ce groupe originaire d’Atlanta.

Première chose qui frappe dès les premières notes c’est le petit air familier à la Tribulation qui vient à mon esprit, ce qui est loin de me déplaire étant fan de la formation Suédoise depuis ses tout débuts. Au fil des pièces on dénote plusieurs influences de Black Metal notamment du côté de Dissection et Watain sans réellement dire que c’est du copier/coller car Claok a une sonorité originale et propre au groupe. Le niveau de composition est de haut calibre, le groupe sait jouer la carte de la complexité sans tomber dans la technicité extrême, on joue avec les mélanges de sons de guitares passant de distorsion à « clean », souvent les deux en même temps, caractéristique présente chez des groupes Gothiques des années 80 comme The Sisters of Mercy ou Fields of the Nephilim. La production est excellente, ça sonne à l’ancienne sans « triggers » ni superflu technologique, on y va droit au but avec une bonne touche moderne pour faire sonner le tout comme un groupe se doit de sonner en 2023.

Black Flame Eternal me donne le désir d’aller visiter les deux albums précédents, il figurera dans les tops 2023 de Hurlemort. Je le recommande fortement pour les amateurs de bonne musique noircie qui frappe fort.

Composition : 9
Exécution : 9
Arrangements : 8
Production : 9
Appréciation : 9

Solitude Aeturnus – Alone – 2006

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1035
Solitude Aeturnus – Alone – 2006
États-Unis

Solitude Aeturnus n’est pas un nom très connu dans les hautes sphères métalliques, le groupe Américain étant demeuré dans l’ombre durant toute sa carrière et n’ayant jamais pu se retrouver plus haut. Il est fort probable que le but n’a jamais été de devenir un groupe qui attire les masses mais plutôt une entité qui préférait faire la musique de son choix et de faire fi des standards établis. Quoiqu’il en soit, le groupe est une grosse pointure dans le domaine de Doom Metal et a été fort influent tout au long de sa carrière. Son dernier album en fait foi avec des riffs épiques et des pièces grandioses dignes des grands noms du genre. Alone fut effectivement le tout dernier album du groupe même si la fin de celui-ci s’est effectuée en 2011. Alone fut un autre chef d’œuvre de la discographie qui permettra à son chanteur Robert Lowe de rejoindre Candlemass après la sortie de Alone. Si vous ne connaissez pas encore Solitude Aeturnus, je vous conseille fortement de vous y mettre pour découvrir tout un monde de pur Doom lent et froid qui a influencé bon nombre de musiciens à opter pour cette voie de mélancolie et de tristesse musicale.

Coldworker – The Contaminated Void – 2006

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1034
Coldworker – The Contaminated Void – 2006
Suède

Bien qu’ayant eu une assez courte carrière en demeurant dans l’ombre de ses collègues Suédois, la formation Coldworker a réussi à sortir du lot dès son premier album en offrant un Death Metal original et puissant. Coldworker avait été préssenti pour devenir le chef de file de la nouvelle génération de groupes de Death Metal typiquement Suédois et ça s’entends clairement sur The Contaminated Void avec ses riffs techniques et sa puissance de frappe réglée comme une horloge. Les membres du groupe n’étaient pas des inconnus, certains d’entre eux évoluaient ou avaient évolué avec entre autres Vomitory, Cut Up, The Project Hate MCMXCIX ou encore Nasum. Ce premier album reflète amplement l’évolution du fameux son Death Metal gras de la Suède et est à écouter avec un fort débit sonore pour en mesurer l’impact!

Martyr – Feeding the Abscess – 2006

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1033
Martyr – Feeding the Abscess – 2006
Canada

Avec son troisième et dernier album, la formation Trifluvienne Martyr avait poussé le bouchon de la technicalité encore plus loin. Le groupe était déjà une référence en la matière et l’intégration d’éléments plus Jazz dans ses compositions allait tout simplement renforcer son statut de grande influence mondiale dans le domaine du Death Metal ultra technique. Daniel Mongrain n’a jamais caché son amour inconditionnel pour Voïvod, la reprise de Brain Scan avec en prime Blacky à la basse le témoigne grandement et même si Feeding the Abscess était en quelque sorte le chant du cygne pour le groupe, il ne serait pas pour autant oublié par la suite, au contraire! Daniel Mongrain rejoindra Voïvod en 2008 et Martyr sera mis en arrêt définitif en 2012. Si vous aimez les envolées progressives et très Jazz avec un Death Metal abrasif et puissant, Feeding the Abscess est tout indiqué pour vous faire passer de très bons moments de pure défonce musicale.

Melechesh – Emissaries – 2006

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1032
Melechesh – Emissaries – 2006
Israël

Melechesh est l’un de ces groupes pionniers moins connus du grand public ayant grandement contribué à faire avancer la musique extrême en incorporant des éléments issus du passé. Dans les faits, Melechesh est l’un des premiers groupes mondiaux à avoir incorporé des éléments de la culture et de la musique du Moyen Orient dans un Black Metal vicieux et caustique à la même époque où Nile faisait de la culture Égyptienne son cheval de bataille. Ayant dû fuir son pays d’origine, Melechesh avait réussi à établir une notoriété dans les sphères métallqiues underground de la planète et son quatrième album, Emissaries, allait tout simplement faire reconnaître le groupe comme étant une sommité du genre rivalisant avec des pointures comme Septicflesh, Rotting Christ et bien sûr Nile. L’influence de Melechesh permettra à d’autres groupes d’emprunter cette voie et de ne pas craindre les autorités dictatrices de certains pays ultra religieux. Tout un album et tout un exemple à suivre pour se tenir debout contre l’adversité.

Borknagar – Origin – 2006

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1031
Borknagar – Origin – 2006
Norvège

Borknagar avait créé toute une surprise et surtout toute une commotion dans le vaste milieu métallique mondial avec la sortie de son album Origin. D’une part, les amateurs qui s’attendaient à un album Black Metal Progressif de la part du groupe ont vu leurs ardeurs grandement diminuées en l’entendant. D’une autre part, Origin avait plu à une bonne majorité de fans qui attendaient un album comme celui-là depuis longtemps. Origin était en fait un album 100% acoustique et totalement Folk, d’où son titre qui faisait référence aux origines des ancêtres et de leur musique. Les détracteurs n’avaient tout simplement pas compris que c’était toujours le même Borknagar mais sans distorsion sur les guitares et sans « growls ». Les structures musicales étaient les mêmes et le groupe se permettait même de pousser encore plus loin ses arrangements ce qui faisait de cet album une remarquable pièce maîtresse dans sa discographie. Est-ce que cet album a pu être influent pour l’évolution métallique? Bien évidemment! Origin a montré la voie à d’autres formations de même acabit et a surtout enseigné qu’on pouvait élargir ses horizons musicaux et toujours rester fidèle à soi-même tout en demeurant pertinent et créatif. Un excellent album très mollo à écouter pour s’évader dans nos pensées.

Krux – II – 2006

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1030
Krux – II – 2006
Suède

Le nom de Krux n’est pas très connu dans le grand monde du Métal mondial. Pourtant, ce groupe Suédois est un supergroupe tournant autour de Leif Edling de Candlemass. C’est connu depuis la deuxième moité des années 80, Edling est un fin compositeur et toute une machine à riffs. Le bonhomme a tellement d’idées, qu’il ne peut pas toutes les utiliser pour Candlemass, donc plutôt que de mettre ces dites idées de côté, il fonde de nouvelles entités avec d’excellents musiciens pour sortir des albums mémorables et épiques. Sur le deuxième album de Krux, Leif Edling s’était entouré de Peter Stjärnvind (Entombed) à la batterie, Jörgen Sandström (The Project Hate MCMXCIX), Fredrik Åkesson (Opeth, Ghost) à la guitare, Mats Levén (ex-Candlemass) à la voix et Carl Westholm (Avatarium, Candlemass) aux claviers. Ces talentueux musiciens avaient rendu les pièces de Edling comme elles se devaient de sonner avec des textures froides et glauques comme tout bon groupe de Doom épique se doit de sonner. Krux était en fait un croisement entre Candlemass, Avatarium et Abstrakt Algebra et le résultat était tout simplement incroyable, prouvant ainsi que Leif Edling a toujours été un génie de la composition et un maître incontesté du Doom Metal. Un album parfait pour voyager intérieurement et avoir une bonne dose de puissance musicale en pleine face!

God Dethroned – The Toxic Touch – 2006

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1029
God Dethroned – The Toxic Touch – 2006
Pays-Bas

God Dethroned n’a jamais été un groupe des plus reconnus dans la vaste scène métallique mondiale. Pourtant, le groupe des Pays Bas roule sa bosse depuis 1991 et a sorti pas moins de onze albums en carrière. Tous ces albums ont la particularité d’être toujours constants et intéressants et le septième album, The Toxic Touch, ne faisait pas exception à cette règle. Sur cet album, le groupe nous livrait une autre bombe incendiaire avec des riffs à la fois grinçants et mélodiques bien assis sur une force de frappe des plus puissantes et des arrangements relativement complexes. Certains diront que God Dethroned ne réinvente en rien le Death Metal et ils auront raison. God Dethroned était là dès les tout débuts du genre et a contribué à son développement dans son pays au même titre que les Asphyx, Sinister, Pestilence ou Thanatos. Alors si le groupe ne réinvente rien c’est parce qu’il fait ce qu’il a initié dès les balbutiements du Death Metal en Europe. Aussi simple que ça. The Toxic Touch est un autre excellent album de la part de God Dethroned qu’il faut écouter pour bien comprendre l’évolution du Death Metal Européen et de son impact sur le genre à travers le monde.

Vomitory – All Heads are Gonna Roll – 2023

Vomitory – Death Metal – Suède
All Heads are Gonna Roll – 2023
Metal Blade records
8.8/10

Le voici enfin arrivé ce nouvel album de Vomitory! Pour faire une histoire courte, Vomitory s’était séparé en 2013 et s’est reformé en 2018. All Heads are Gonna Roll est donce le premier album depuis la sortie de l’excellent Opus Mortis VIII paru en 2011. Donc, près de douze années se sont écoulées entre ces deux albums et il était grand temps que le groupe nous en offre un nouveau.

Avais-je des attentes? Peut-être. Sont-elles comblées? Absolument. Point de vue musical, aucune réelle surprise, Vomitory nous garroche son légendaire Death Metal puissant et bien gras avec des riffs bien aiguisés et une rythmique infernale. C’est cru, franc et direct, pas de taponnage et pas de tétage, on va droit au but sans fioritures inutiles. Cependant, la production a monté d’un cran ce qui rends justice aux dix pièces de l’album, c’est fluide et bien équilibré, du moins pour du Death Metal à sauce Suédoise. La voix de Erik Rundqvist me semble un peu moins profonde qu’auparavant mais c’est peut-être justement dû à la production. Quoiqu’il en soit, le groupe assure au maximum sur cet album et même s’il ne réinvente pas le genre, il le rend bien et reste fidèle à lui-même en offrant toute l’excellence dont les membres sont capables de livrer.

Vomintory joue dans un registre de Death Metal que j’aime beaucoup, vitesse, changements de tempos et intensité. On ne tombe pas dans le trop technique et on garde le cap sur l’essentiel : Créer de bonnes pièces pour faire lever la foule en spectacle. Un retour fort réussi pour Vomitory qui se retrouvera dans les tops 2023 de Hurlemort!

Composition : 9
Exécution : 9
Arrangements : 8
Production : 9
Appréciation : 9

Anaal Nathrakh – Eschaton – 2006

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1028
Anaal Nathrakh – Eschaton – 2006
Angleterre

Anaal Nathrakh, ce n’est pas fait pour tout le monde tant sa musique est extrême. Le troisième album, Eschaton, était à la hauteur de ce que nous attendions du duo Anglais : Percutant et difficile d’accès pour le commun des mortels. Encore une fois le mélange de riffs mélodiques avec la mécanique Industrielle et la sauvagerie Grindcore portait ses fruits faisant de Eschaton un album d’une intensité sans pareil. Anaal Nathrakh ne faisait aucun compromis, on y allait à fond la caisse et on utilisait tout l’espace disponible pour remplir les pièces. Mais derrière cet extrémisme sonore se cachait un discours philosophique anti-autoritaire et nihiliste qui remettait tout en question. Le duo poursuivait son ascension dans les milieux de la musique extrême et continuera à nous pondre d’excellents albums jusqu’à aujourd’hui. À écouter en demeurant concentré sur ce qui se passe pour percevoir toutes les textures et tous les sons qui nous assaillent de toutes parts. Un petit bijou du genre à avoir dans sa collection!

Týr – Ragnarok – 2006

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1027
Týr – Ragnarok – 2006
Iles Faroe

Týr (qui se prononce Twir) avait pris le monde métallique par surprise dès son premier album en mélangeant habilement le Death Metal mélodique avec des éléments de la musique traditionnelle de son Île natale. Avec Ragnarok, nos valeureux Vikings allaient plus loin en utilisant des pièces traditionnelles complètes ancestrales et de pièces ancestrales Danoises ainsi que certaines chansons du patrimoine des iles Faroe. Le tout bien évidement ajusté à une sonorité plus grinçante et plus percutante avec des riffs bien aiguisés et des arrangements bien ficelés. Týr représentait parfaitement ce que le Viking Metal se devait d’être en relatant non seulement les histoire des peuples ancestraux et leur manière de vivre mais aussi par sa culture musicale et générale. Si vous ne connaissez pas encore le groupe, il serait de s’y mettre car il a été et continue à être très influent dans le milieu de la musique Folk Metal. Ragnarok est un excellent album rempli de textures musicales incroyables!

Amon Amarth – With Oden on Our Side – 2006

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1026
Amon Amarth – With Oden on Our Side – 2006
Suède

Bien que Amon Amarth ait toujours été musicaleement classé dans la branche du « Melodic Death Metal », il est important de préciser que le groupe Suédois a été en quelque sorte un précurseur de ce qu’on appelle Viking Metal, notamment grâce à ses riffs épiques et ses paroles sur la vie des ancêtres. With Oden on Our Side, sixième album du groupe, perpétuait cette vision historique en nous offrant une fois de plus des compositions majestueuses qui donnent envie de partir sur un champ de bataille. Les membres ne changeaient pas vraiment la recette initiée au milieu des années 90 mais embellissaient et redécoraient leurs compositions pour se doter d’un nouveau souffle rafraichissant qui évitait l’impression de déjà entendu et de réchauffé souvent présent chez les groupes de même genre. Amon Amarth prouvait une fois de plus son statut de groupe majeur dans le genre et son influence se propageait à grande vitesse sur d’autres groupes avides de grandiose!

Suffocation – Suffocation – 2006

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1025
Suffocation – Suffocation – 2006
États-Unis

Comment essayer de se réinventer lorsqu’on a été l’un des pionniers du Death Metal et qu’on a sans vraiment le savoir, influencé un autre genre nommé Deathcore? Au milieu des années 2000 suffocation avait pris le taureau par les cornes pour tenter de changer un peu et d’évoluer. Son album éponyme avait suscité une certaine déception chez les fans de longue date car on lui reprochait d’être plus tranquille et moins rapide. Moins rapide ne veut toutefois pas dire moins brutal et moins technique. Au contraire, l’évolution du groupe Américain se mesurait en technicité et en brutalité. Les riffs étaient de plus en plus complexes et la rythmique frappait de plus en plus fort et la finesse d’exécution était beaucoup plus palpable. N’en déplaise à ses détracteurs, ce cinquième album de Suffocation était excellent d’un bout à l’autre et prouvait une fois de plus que le groupe de New York était encore l’un des maitres du Death Metal brutal technique. Le groupe poursuivra sur ce chemin jusqu’à nos jours en nous offrant de très bons albums sortie après sortie.

Mastodon – Blood Mountain – 2006

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1024
Mastodon – Blood Mountain – 2006
États-Unis

Blood Mountain avait pris les fans de Mastodon par surprise. Après deux albums incroyables qui mélangeait le Doom avec un Sludge froid et intense, Mastodon s’aventurait vers des sonorités audacieuses et des genres fort différents de ce que le groupe avait proposé sur Remission et Leviathan. Cette évolution musicale avait conduit le groupe à délaisser Relpase Records pour signer avec Reprise, un label majeur parent de Warner Bros. Donc, plus de budget et plus de flexibilité musicale. Sur cet album, Mastondon visitait les tribus préhistoriques et avait imbriqué des rythmes tribaux dans ses compositions. En plus de flirter vers des idées plus complexes, le groupe s’enlignait vers une musique plus Progressive à haute teneur psychédélique tout en gardant l’essence de ses deux premiers albums. Les fans des débuts avaient été déroutés par ces changements et certaines d’entre eux avaient crié au scandale, descendant au maximum ce troisième album. Pourtant, Blood Mountain nous montrait un Mastodon plus mûr et plus inspiré que jamais et la voie du groupe était tracée pour le mener loin dans les hautes sphères métalliques de la planète. Le changement fait peur mais est nécessaire pour évoluer et c’est ce que Mastodon a fait : Changer pour mieux évoluer musicalement. Un excellent album à découvrir si ce n’est déjà fait!

Incantation – Primordial Domination – 2006

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1023
Incantation – Primordial Domination – 2006
États-Unis

Après 8 albums, le nom d’Incantation n’était plus à faire dans le monde du Death Metal mondial. En tant que pionnier du genre, les preuves du groupe étaient faites depuis longtemps et sa réputation le précédait. Primordial Domination, huitième album du groupe Américain, poursuivait la lancée initiée au début des années 90 sans vraiment changer la formule établie depuis plus d’une décennie. Encore une fois, à quoi bon changer une recette quand elle a fait ses preuves et que les fans en redemandent encore et encore? Des riffs gras et puissants, une rythmique qui change de tempo passant de très lourd à très rapide en l’espace de quatre mesures, une voix gutturale profonde et des compositions enlevantes qui nous rentre dedans. Que demander de plus? Incantation avait été jusque-là très constant dans ses sorties et gardera cette constance jusqu’à nos jours. Un excellent album qui fait partie des classiques du genre et qui rends la flamme Death Metal encore plus intense.

Keep of Kalessin – Katharsis – 2023

Keep of Kalessin – Melodic Black/Death Metal – Norvège
Katharsis – 2023
Back on Black
9.2/10

La formation Norvégienne a connu des hauts et des bas au cours de sa carrière. Une séparation en 2000 et un retour en 2003 avait vu la formation changer drastiquement tant au niveau des membres que du son, menant ainsi les Norvégiens vers les sommets du Black Metal en tant que groupe influent. Depuis la sortie de Epistemology en 2015, c’est pratiquement le silence radio de la part du groupe. Mis à part un mini album désastreux sorti en 2016 de manière indépendante, Keep of Kalessin est demeuré caché depuis les sept dernières années.

2023 marque le retour de la formation avec un septième album intitulé Katharsis, sorti plus tôt cette année sur le label Anglais Back on Black, label qui se spécialise dans les rééditions de vinyles. Alors, qu’en est-il de Katharsis? Sorti en mars 2023, ce nouvel album semble avoir passé sous les radars et sans réelle publicité ce qui n’aide pas la cause d’un groupe. Personnellement, j’ai pris connaissance de sa sortie il y a environ un mois tout à fait par hasard en consultant Metal Archives pour mon Évolution Métallique alors que je faisais la chronique reliée à Armada de 2006. Après plusieurs écoutes, je dois avouer que Katharsis m’a beaucoup plu, c’est du Keep of Kalessin à son meilleur avec de légers changements au niveau de la sonorité. Nous avons toujours droit aux riffs complexes et à la rythmique rapide et directe mais sur cet album, les claviers prennent un peu plus de place que sur les précédents albums sans toutefois prendre toute la place. La production est une fois de plus spectaculaire, ça sonne et c’est puissant. Les arrangements ayant toujours été la force du groupe sont une fis de plus impeccables et démontrent tout le génie de composition de Obsidian Claw.

Je ne comprends pas pourquoi cet album n’a pas été plus médiatisé et pourquoi le groupe n’esty plus sur un label majeur comme Indie Recordings. En espérant que Katharsis rejoigne les fans de longue date pour que le groupe puisse remonter à la surface et revenir au sommet des groupes du genre. Katharsis est un excellent album qui se retrouvera assez haut dans le top 2023 de Hurlemort.

Composition : 9.5
Exécution : 9.5
Arrangements : 9
Production : 9
Appréciation : 9

Goatwhore – A Haunting Curse – 2006

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1022
Goatwhore – A Haunting Curse – 2006
États-Unis

Les deux premiers albums de Goatwhore avaient permis au groupe de suffisamment se démarquer pour lui assurer une bonne place dans la grande scène métallique mondiale. Cette montée parmi les grands du Black Metal aura valu au groupe Américain de signer avec Metal Blade Records pour sn troisième album et ainsi bénéficier de plus de budget pour la production et la publicité pour être en mesure de grimper les échelons plus rapidement. Avec A Haunting Curse, Goatwhore avait justement grimpé les échelons plus rapidement grâce à des riffs tranchants et une rythmique incendiaire sur des compositions dans lesquelles se mélangeaient habilement le Black, le Death et le Thrash Metal pour forger une sonorité propre au groupe de la Nouvelle Orleans. Goatwhore continuera jusqu’à aujourd’hui à nous pondre d’excellents albums intenses qui cognent dur mettant le groupe en position d’influenceur de la musique noircie. Un excellent album et un excellent groupe à découvrir si ce n’est déjà fait!

Vader – Impressions in Blood – 2006

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1021
Vader – Impressions in Blood – 2006
Pologne

Est-ce qu’un groupe doit impérativement chercher à changer sa sonorité pour pouvoir évoluer et sortir de nouveaux albums dignes de ce nom? Tout dépend du groupe et du genre. La formation polonaise vader n’a jamais vraiment tenté de changer quoi que ce soit dans sa formule, ne serait-ce que des musiciens de temps à autre. Résultat, le groupe a toujours été en mesure de livrer d’excellents albums de Death Metal puissant. Impressions in Blood était le huitième album et Vader continuait à nous assommer avec des riffs bien aiguisés et une rythmique qui défonce tout. Pas original vous me direz? Probable mais c’est le son que Vader, en tant que pionnier du genre, nous livrait d’album en album. Pourquoi changer une recette quand elle fonctionne à merveille et qu’on est en mesure de ne pas se répéter? Impressions in Blood livrait ce que Vader avait à livrer et c’était parfait comme ça! Le groupe était toujours influent et ne faillira aucunement avec les sorties suivantes. Grimpez le volume et encaissez la tornade Vader!

Iron Maiden – A Matter of Life and Death – 2006

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1020
Iron Maiden – A Matter of Life and Death – 2006
Angleterre

Après toutes ces années, Iron Maiden continuait son chemin en nous offrant toujours de bons albums. Certains diront que les meilleurs jours du groupe étaient loin derrière et ils auront raison mais les sorties d’albums du groupe étaient loin d’être mauvaises. Au contraire, A Matter of Life and Death nous montrait un Iron Maiden toujours en pleine forme et en pleine possession de ses moyens. Bien sûr que le son de la troupe de Steve Harris avait changé depuis les tout débuts mais on reconnaissait toujours le Iron Maiden des belles années. Sans être un album spectaculaire, A Matter of Life and Death s’inscrivait comme l’un des meilleurs albums du groupe dans les années 2000. Maiden, ça vieillissait très bien et ça continue de bien vieillir. Les membres du groupe étaient encore capables de composer des chefs d’œuvres et livraient encore la marchandise au niveau interprétation. Est-ce que Iron Maiden est le plus grand groupe de Heavy Metal de tous les temps? La réponse est probablement oui, du moins dans le top 5 mondial! Un très bon album à écouter pour ses arrangements et ses mélodies dignes de ce que Maiden est capable de nous concocter!

Die Apokalyptischen Reiter – Riders on the Storm – 2006

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1019
Die Apokalyptischen Reiter – Riders on the Storm – 2006
Allemagne

La formation Allemande Die Apokalyptischen Reiter poursuivait sur sa lancée d’excellence avec son sixième album. Riders on the Storm offrait une fois de plus un habile mélange et de sonorités Folk et de musique classique. Le petit côté Industriel était toujours présent sur la majorité des pièces avec des claviers en avant plan qui créaient des atmosphères uniques et incomparables bien ancrées sur des riffs et des rythmiques sauvages et puissantes. Bein que Die Apokalyptischen Reiter n’ait jamais été un groupe des plus connus, il n’en demeure pas moins important pour le développement des mélanges de styles dans le métal plus extrême. Riders on the Storm fut le dernier album à offrir ce style unique avant que le groupe ne bifurque vers des sonorités plus Heavy Metal et Hard Rock sur les albums suivants. Un excellent album fort influent et fort important pour l’évolution métallique mondiale.

Terrorizer – Darker Days Ahead – 2006

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1018
Terrorizer – Darker Days Ahead – 2006
États-Unis

L’histoire de Terrorizer est remplie de soubresauts et d’événements rocambolesques. La formation originale aura duré deux ans, nous offrant un album mémorable de pur Death Metal originel teinté de Grindcore. Ça se passait entre 1987 et 1989, donc Terrorizer est un pionnier du genre. Le groupe se reforme en 2005 autour de Jesse Pintado et Pete Sandoval avec deux nouveaux venus en remplacement de Oscar Garcia et David Vincent. Darker Days Ahead n’avait pas plu, mais pas du tout. Du moins, aux détesteurs qui ne retrouvaient pas le vrai Terrorizer de la fin des années 80. Oui, ce deuxième album était largement différent de ce que le groupe faisait à ses débuts. Un peu normal, les membres restants avaient vieilli et évolué musicalement et deux autres membres participaient à la composition faisant en sorte que le son d’origine du groupe avait changé. En réécoutant attentivement cet album, on découvre de petits bijoux de riffs Death Metal bien gras et bien ficelé et de très bonnes pièces d’un bout à l’autre des douze pièces. On s’aperçoit aussi que cette haine et ce dénigrement n’étaient nullement fondés et étaient alimentés par des trolls avides d’attention. Darker Days Ahead est différent et on s’en fout royalement. Est-ce un bon album? Bien sûr. Est-ce que Terrorizer continuait à être influent dans le milieu du Death Metal? Bien évidement. Alors, allons réécouter cet album et réjouissons-nous d’avoir un Death Metal brut et direct à se mettre dans les oreilles!

Lamb of God – Sacrament – 2006

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1017
Lamb of God – Sacrament – 2006
États-Unis

Avec son quatrième album, Lamb of God avait pris une tournure qui déplaisait un peu dans la grande sphère métallique. Sur Sacrament, on reprochait notamment au groupe de se ramollir au profit d’une sonorité plus commerciale, ce qui était totalement vrai. L’apparition d’éléments Metalcore réchauffés comme les « breakdown » à une note ou les cœurs mielleux et les voix plus « clean » avaient fait de Lamb of God un groupe parmi tant d’autres qui remâchait ses vieux riffs et nous les présentait comme si c’était nouveau et rafraichissant. Dans les faits, il y avait tout de même de bonnes idées et de bonnes pièces sur Sacrament mais la production diluée et pratiquement « radio friendly » faisait de cet album une déception totale. Certes, le groupe allait chercher de nouveaux fans mais le mal était fait. Cette sonorité doucereuse se transposerait sur l’album suivant avant que le groupe reprenne le droit chemin. Donc Sacrament, sans être un faux pas pour le groupe, est un album moyen sans grande envergure et sans réel intérêt mais il a tout de même permis d’aller chercher une nouvelle clientèle et de l’initier à une musique un peu plus dure.

Gorod – Leading Vision – 2006

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1016
Gorod – Leading Vision – 2006
France

Le Death Metal technique a grandement évolué au fil des décennies depuis que la formation Death avait monté la barre plus haute permettant aux musiciens de se surpasser et de devenir de plus en plus talentueux. La formation Française Gorod est l’une de ces formations qui ont pris le taureau par les cornes pour prendre se dépasser et monter cette technicité de plusieurs échelons. Avec Leading Vision, Gorod perptuait ce qu’il avait entrepris avec son premier album tout en repoussant les barrières. Le groupe avait réussi à créer un Death Metal ultra technique qui se tenait debout avec des mélodies évitant ainsi de tomber dans le piège de pousser des notes pour pousser des notes. Les musiciens étaient capables de composer d’excellents riffs fort complexes mais aussi d’introduire des passages plus « standards » pour nous faire taper du pied ou branler de la tête. Sans être à proprement dit Progressif, Gorod flirtait avec des éléments provenant de cette facette musicale en changeant subitement de tempo et de signature. Leading Vision est un excellent album qui a été et qui est encore aujourd’hui d’une influence rtès importante pour le développement de la musique extrême plus technique.

Ghost – Phantomime – 2023

Ghost – Progressive Rock / hard Rock – Suède
Phantomime – 2023
Loma Vista Recordings

Ceux qui me connaissent savent que je suis un grand fan de Ghost et que j’ai une certaine aversion pour les reprises. Voilà que Tobias Forge nous offre un troisième mkini album de reprises en 2023. Je fais quoi? Dilemme. Je l’ai acheté, bien évidement et en vinyle de surcroit. Donc, c’est avec un mélange d’appréhension et de curiosité que j’attendais Phantomime.

Contrairement aux deux précédents min albums de reprises, If You Have Ghosts et Popestar, je connaissais déjà les cinq pièces contenues sur cette galette. See no Evil initialement du groupe Punk Television est en ouverture et la reprise est quand-même réussie, la version de Ghost donne un peu plus de tonus à la pièce mais ce qui saute immédiatement aux oreilles c’est la voix nasillarde de Forge, voix qui tappera un peu sur les nerfs sur toutes les pièces du mini album. S’en suit Jesus He Knows Me de Genesis qui avait été offerte à Pâques avec un vidéoclip et tout un concept tournant autour d’un télé-évangéliste débauché. La version de Ghost est quand même efficace et bien rendue, cette version pourrait bien initier les jeunes à de la plus vieille musique. Hanging Around de Stranglers est la pièce qui retient le plus l’attention, Tobias Forge revient avec sa voix des précédents albums, les claviers sont bruts et donnent une touche plus grinçante à ce classique. La reprise que les métalleux attendaient est Phantom of the Opera, grand classique de Iron Maiden. D’emblée vraiment moins puissante que la version originale et sans réel gros changement, cette reprise nous montre que Forge ne renie pas ses origines Métalliques mais demeure pas très convaincante, le son de Ghost n’est pas vraiment présent et la voix nasillarde vient dénaturer ce chef d’œuvre. Pour finir, on a droit à une endormante version de We Don’t Need Another Hero de Tina Turner. Pourquoi avoir choisi une telle pièce en reprise? Honnêtement, j’aime mieux ne pas le savoir. Cette pièce était ennuyeuse à l’origine, elle l’est toujours avec la version de Ghost et n’est d’aucune utilité pour ce mini album.

Bien que la production sonne très bien, elle manque de profondeur et de puissance. Je sais, vous me direz que je n’aime pas les reprises en partant et beaucoup de fans aimeront sans nul doute ce EP. Vous avez raison. Phantomime aidera une bonne majorité de fans à patienter jusqu’au changement de pape cet automne et à la sortie d’un sixième album de pièces originales. Je ne mets pas de notes car ce sont des reprises et je ne sais pas trop comment noter ça. Je m’attendais à ne pas trop « triper » sur Phantomime, il ne tournera pas souvent dans le futur mais ça demeurera une belle pièce dans ma collection. Qui sait, peut-être un jour je ferai la paix avec les reprises et que je l’apprécierai –à sa juste valeur?

Deicide – The Stench of Redemption – 2006

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1015
Deicide – The Stench of Redemption – 2006
États-Unis

En 2004, peu après la sortie de Scars of the Crucifix, les frères Hoffman avaient dû quitter Deicide pour des raisons de partage financier entre les membres du groupe qui faisait suite au nouveau contrat avec Earache Records. Jack Owen venait de quitter Cannibal Corpse et fut engagé pour la suite des événements. S’en suivi un nouvel album en 2006 remettant Deicide sur les planches avec un nouvel alignement et une toute nouvelle fougue qui allait perdurer jusqu’à nos jours. Selon Glenn Benton, le fait que les frères Hoffman ne soient plus présents avait grandement amélioré l’ambiance au sein de la formation et The Stench of Redemption le montrait très bien. Deicide avait retrouvé toute sa splendeur avec des compositions qui frappaient dur comme dans les premiers temps du groupe. On peut aisément affirmer que ct album fur un tout nouveau départ pour Deicide et plus rien ne pourrait arrêter Glenn Benton et Steve Asheim de perpétuer la flamme Death Metal initiée une quinzaine d’années plus tôt. Un excellent album qui prouvait que Deicide était toujours le groupe influent qu’il avait toujours été.

Cradle of Filth – Thornography – 2006

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1014
Cradle of Filth – Thornography – 2006
Angleterre

Cradle of Filth allait une fois de plus subir les foudres de certains métalleux avec Thornography. Le changement. Encore ce mot qui fait peur. À ce stade, Cradle of Filth N’était plus le groupe Black Metal de ses débuts, il avait évolué vers d’autres horizons sonores tout en gardant son côté plus extrême. Bien sûr que les compositions étaient plus mélodiques et un peu plus accessibles pour un auditoire plus large. Et après? Cradle of Filth ne s’adressait toujours pas à la majorité de la population et continuait à livrer une musique grinçante et inaccessible au commun de la population. Oui, le nouveau son allait chercher plus de monde dans la grande sphère métallique et voilà le pourquoi de cette hargne envers Dani Filth et ses musiciens : Le groupe n’était plus un groupe obscur prisé par une élite de soi-disant « Trve Black Metul » mais un groupe majeur qui faisait évoluer la musique plus sombre et plus extrême en la faisant accepter par de plus en plus d’adeptes. Dans les faits, ce que l’on reprochait à Cradle of Filth c’était que ce qui était de la musique extrême une dizaine d’années auparavant était devenu une certaine norme et que grâce à des albums comme Nymphetamine et Thornography, de plus en plus de jeunes et moins jeunes avides de Métal découvraient une musique plus noire et moins accessible. Thornography est un excellent album de Cradle of Filth remplie d’excellents riffs, de très bonnes idées et d’arrangements incroyables. Un incontournable pour l’évolution métallique!

Slayer – Christ Illusion – 2006

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1013
Slayer – Christ Illusion – 2006
États-Unis

6 Juin 2006 (06-06-06, 666), Slayer sortait en grande pompe son dixième album en carrière. Depuis la sortie de Diabolus in Musica en 1998, le groupe essuyait les foudres de ses fans à chaque sortie d’album. Christ Illusion était le troisième à subir des critiques négatives de la part de certains métalleux. On reprochait à Slayer de ne plus être Slayer et de faire un Thrash Metal générique en utilisant des riffs initialement inventés par… Slayer. Le réseau Internet était déjà bien établi depuis une bonne dizaine d’années et les bien penseurs s’en donnaient à cœur joien derrière leurs écrans. Oublions un instant Diabolus in Musica qui fut possiblement un écart de conduite à la Turbo de Judas Priest et concentrons-nous sur les albums suivants. God hate Us All était un très bon album de Slayer avec des riffs à la Slayer. Christ Illusion aussi. Cet album était un album de Slayer et en plus il marquait le retour de Dave Lombardo à la batterie, que de mander de plus? Slayer est le maître incontesté du Thrash Metal et l’instigateur du Métal extrême qui plus est. En vieillissant et en cheminant dans le temps, n,importe quel groupe ou artiste essaie de se réinventer un brin et comme plusieurs groupes pionniers, les belles années de Slayer étaient loin derrière. Mais, est-ce que le groupe méritait de se faire accrocher par des fans mécontents, fans qui n’avaient probablement pas conne le groupe dès ses débuts? Christ Illusion n,est pas le meilleur album de la discographie, j’en conviens. Mais c’est un album de Slayer pur à 100% avec des riffs et des idées comme Slayer a toujours fait. Écoutez-cet album avec des oreilles plus ouvertes, vous finirez par crier SLAYEEEEEEEEER !! À un moment ou un autre de votre écoute!