Klaus Schulze – Body Love 2 – 1977

L’Évolution Alternative selon Sinistros #106
Klaus Schulze – Body Love 2 – 1977
Allemagne

Body Love Vol 2, neuvième album de Klaus Schulze, n’était pas un album consacré à la partie 2 du film porno du même nom car en fait, il n’y a eu qu’un seul film Body Love. Hormis Stardancer II qui est un « remix » de la pièce Stardancer qui se trouvait sur le premier album, toutes les pièces étaient nouvelles et avaient été composées dans le même style que son prédécesseur avec ses textures vaporeuses et ses longues structures très atmosphériques. Klaus Schulze réitérait son génie musical et assoyait une fois de plus son statut de grand maître de la musique électronique qui faisait voyager hors de notre subconscient. Une autre très belle réussite du compositeur Allemand à écouter bien tranquillement en se laissant porter par les douces vagues sonores de cet album tout aussi majestueux que tous les autres de sa grande discographie!

Klaus Schulze – Mirage – 1977

L’Évolution Alternative selon Sinistros #98
Klaus Schulze – Mirage – 1977
Allemagne

Aussi sous-titré « An Electronic Winter Landscape » par son compositeur, Mirage est le huitième album de grand maître Klaus Schulze. Une fois de plus, Schulze nous transporte dans des contrées lointaines en nous faisant voyager avec les sons et les textures en réussissant à nous faire vivre ce voyage de façon presque réel. Schulze a toujours eu la capacité à mettre en musique des paysages ou des sensations et sur Mirage, on se sent vraiment dans une plaine de glace et de froid dans l’immensité d’un hiver intense, loin du bruit et de la vie au quotidien. Le bonhomme prouve ici une fois de plus qu’il est le maître inconditionnel de la musique électronique avec ses atmosphères poignantes et profondes. Il demeure également l’influenceur qu’il a toujours été en contribuant au développement de cette musique mécanique qui migrera vers de nombreuses entités et de genres au fil des années.

Klaus Schulze – Body Love – 1977

L’Évolution Alternative selon Sinistros #86
Klaus Schulze – Body Love – 1977
Allemagne

Body Love est le septième album studio de Klaus Schulze et aussi la trame sonore du film porno du même nom du réalisateur Italien Lasse Braun (Alberto Ferro). Cette trame sonore est en fait la suite de ce que Schulze avait fait sur ses précédents albums et n’avait somme toute rien à voir avec la pornographie à proprement parler. On y retrouve les séquenceurs et les éléments électroniques avec les textures et les sonorités propres à Schulze qui mettait l’emphase sur la dualité des percussions, des sons mécaniques et des atmosphères futuristes et glauques tout au long des trois longues pièces de l’album. Schulze réaffirmait son statut de pionnier de la musique électronique et continuait à expérimenter avec les instruments et les diverses façons de les utiliser. Un autre chef d’œuvre du grand maître qui a permis à la musique Industrielle et expérimentale de se développer et de prendre son envol. À écouter attentivement et en se laissant porte par cette vague sonore sans pareil!

Klaus Schulze – Moondawn – 1976

L’Évolution Alternative selon Sinistros #76
Klaus Schulze – Moondawn – 1976
Allemagne

Moondawn est le sixième album de Klaus Schulze et le premier à être entièrement composé dans ce qu’on appelle le style de l’école de Berlin mieux connu sous le nom Krautrock qui est un vaste genre expérimental issu de la fin des années 60 et début 70. C’est également le premier album de Schulze sur lequel apparaît le batteur Harald Grosskopf, figure éminente de la musique électronique Allemande. Moondawn poursuit la lancée de Schulze dans l’expérimentation musicale avec des textures très atmosphériques et planantes brillamment composées avec des synthétiseurs et des séquenceurs de renommée prouvant ainsi le statut du compositeur comme étant l’un des grands maîtres de la musique électronique qui influencera un nombre incalculable de genres et sous genres issus tant de la musique Progressive qu’Alternative, de l’Ambient à l’Industriel. Un des chefs d’œuvre de Schulze et une pierre angulaire de sa discographie qu’il faut connaître et écouter au moins une fois dans sa vie.

Klaus Sculze – Timewind – 1975

L’Évolution Alternative selon Sinistros #72
Klaus Sculze – Timewind – 1975
Allemagne

Timewind est le cinquième album solo de Klaus Schulze et le premier sur lequel le compositeur utilise des séquenceurs, instruments qui seront repris sur tous ses albums suivants. Comme pour les précédents albums, cet album ne comprte que deux très longues pièces et cette fois-ci, Schulze a choisi de rendre un certain hommage à Richard Wagner. Bayreuth est le nom de la ville Bavaroise dans laquelle Wagner a eu un Opéra, construit pour la première performance de son fameux « Ring Cycle » et Wahnfried est le nom de la maison de Wagner à Bayreuth et le terrain sur lequel il a été inhumé en 1883. Wahnfried est aussi le nom que Schulze se donnait pour plusieurs de ses albums. Musicalement parlant, Timewind poursuit la tradition vaporeuse et atmosphérique des albums précédents avec de longues pièces envoûtantes dans lesquelles Schulze nous fait voyager de l’intérieur vers des mondes parallèles inexplorés. Le compositieur prouve une fois de plus son génie musical en continuant de paver la voie à ce qui deviendra le Drone et même tout un pan de la musique Alternative électronique. Un excellent choix pour relaxer tranquillement pendant près d’une heure en se laissant bercer par le vent et les atmosphères étranges des synthétiseurs!

Klaus Schulze – Picture Music – 1975

Version 1.0.0
L’Évolution Alternative selon Sinistros #63
Klaus Schulze – Picture Music – 1975
Allemagne

Picture Music est le quatrième album solo du grand maître Klaus Shulze. Cet album est le premier sur lequel on peut entendre Schulze sur une batterie depuis son implication dans la formation Ash Ra Tempel. Picture Music reste fidèle au style de Schulze avec ses ambiances vaporeuses, ses sonorités envoûtantes et ses textures hypnotisantes bien ancrées dans de longues pièces de plus de vingt minutes. Bien évidemment, la musique de Schulze n’est pas faite pour les amateurs de danse ni les afficionados de la musique en conserve que l’on retrouve dans le top 40 mais pour ceux qui recherchent la nature même de la musique avec un grand M et qui n’ont pas froid aux yeux, Klaus Shculze est fortement à considérer pour vous faire voyager dans des mondes tant colorés qu’obscurs. Picture Music est, comme son titre l’indique, parfait pour voir des images défiler dans sa tête durant une écoute en tout quiétude sans dérangement extérieur à sa bulle. Un album qui influencera bien sûr certaines parties de la musique électronique vaporeuse qui se retrouve au sein même de la vaste musique Alternative qui suivra quelques années après la sortie de ce fantastique album!

Klaus Schulze – Blackdance – 1974

L’Évolution Alternative selon Sinistros #56
Klaus Schulze – Blackdance – 1974
Allemagne

Sur son troisième album, Klaus Schulze avait effectué quelques changements tant au niveau composition qu’au niveau de l’instrumentation. Bien que Blackdance proposait toujours cette musique ambiante très près de l’infini cosmos, Schulze avait, pour la première fois, utilisé de véritables synthétiseurs pour être en mesure d’aller chercher plus de textures et de sonorités diverses. L’utilisation d’orgues était une fois de plus au menu mais le compositeur avait agrémenté ses pièces avec une guitare acoustique douze cordes, un piano et diverses percussions. Mais ce qui tranchait le plus avec ses deux premiers albums c’était d’avoir un artiste invité sur la pièce Voices of Syn avec Ernst Walter Siemon aux parties vocales, une première pour Schuzle qui sortait de son confort uniquement instrumental pour inclure un chanteur. Blackdance poursuivait ce que le maître de la musique électronique avait commencé et prouvait ainsi que Schulze était non seulement tout un compositeur mais aussi un grand influenceur de la musique expérimentale qui mènera vers d’autres genres comme l’Industriel, le Drone et autre sous genre connexe bien implantés dans la musique faite avec des machines.

Klaus Schulze – Cyborg – 1973

L’Évolution Alternative selon Sinistros #41
Klaus Schulze – Cyborg – 1973
Allemagne

Dans toute cette quête de renouveau sonore et de révolution musicale, force est d’admettre que les Allemands ont été des précurseurs et l’Allemagne regorgeait d’artistes visionnaires ayant véritablement la passion et l’audace de vouloir changer les choses et de les faire évoluer. Il faut dire que Berlin a toujours été une ville « aux mœurs légères » même pendant les deux grandes guerres et que l’art y a toujours été en avance sur son temps au grand dam des gens à l’esprit fermé baignant dans les traditions et la rigidité conservatrice. L’énigmatique Klaus Schulze est un de ces personnages dont la vision musicale dépassait à peu près tout ce qui se faisait de standard et qui faisait réfléchir. Long de près de cent minutes, le double album Cyborg, deuxième de la discographie de maître Schulze, nous transportait dans un univers sonore à la fois vaporeux et mécanique avec des textures nous faisant voyager dans un monde robotique et hypnotisant avec quatre pièces oscillant entre vingt-deux et vingt-cinq minutes de pure émerveillement auditif. L’orgue, toujouyrs en avant plan, était cette fois accompagné d’effets et de synthétiseurs qui donnaient cette sensation mécanique un peu oppressante. Klaus Schulze, ce n’est pas pour tous mais si votre esprit est ouvert à l’expérimentation et les sons astraux, Cyborg est définitivement un album fortement à considérer et un album pionnier qui ouvrira la voie à la musique drone, sous genre de la musique industrielle.

Klaus Schulze – Irrlicht – 1972

L’Évolution Alternative selon Sinistros #27
Klaus Schulze – Irrlicht – 1972
Allemagne

Klaus Schulze est connu pour être un des pionniers de la musique électronique et un des instigateurs du Krautrock. Ayant fait partie de Tangerine Dream durant un cours moment, Schulze est devenu un artiste solo après le tout premier album du célèbre groupe Allemand. Bien que le bonhomme soit connu pour ses albums à très haute teneur électronique, il n’avait aucun synthétiseur en sa possession à l’époque de Irrlicht, son tout premier album. L’utilisation d’orgues électriques brisés et modifiés, d’un enregistrement d’une pratique d’un orchestre symphonique et d’un amplificateur endommagé pour filtrer les sons et ainsi les altérer avaient jeté les bases sur ce que l’on pourrait qualifier du tout premier album Drone. Ses expérimentations et ses atmosphères glauques et vaporeuses conduiront directement au développement non seulement de la musique électronique en tant que tel mais surtout de la musique Industrielle qui verra le jour quelques années après la sortie de cet album. Irrlicht brisera des barrières musicales et nous conduira vers un monde riche en textures diverses dans lequel tout est devenu possible sans se soucier de quoi que ce soit. À ce jour, Irrlicht est toujours un album hyper important et encore d’actualité!