L’Évolution Alternative selon Sinistros #100
The Stranglers – Rattus Norvegicus – 1977
Angleterre
Aussi connu sous le nom de The Stranglers IV, Rattus Norvegicus est le premier album du groupe Anglais The Stranglers. Cet album deviendra le plus vendu de l’époque Punk au Royaume Uni et atteindra des sommets jusqu’à être certifié Or. Rattus Norgvegicus servira de pont entre le Punk et le New Wave et certaines parties du Gothique Rock notamment grâce aux textures utilisées par le groupe et sa façon de composer des structures plus complexes au fil de ses pièces. Ce premier album ouvrira la voie à un groupe en pleine possession de ses moyens qui sera tout un influenceur au cours de sa carrière. À écouter sans réserve pour la qualité de ses textes et de ses riffs et arrangements. Un incontournable classique de la musique Alternative!
L’Évolution Alternative selon Sinistros #99
The Damned – Music For Pleasure – 1977
Angleterre
Pour son deuxième album, The Damned avait curieusement tenté de recruter Syd Barrett pour produire l’album. Devant le refus de ce dernier, le groupe s’était tourné vers Nick Mason, un autre choix un peu douteux, pour la production. Music For Pleasure n’avait aucunement frappé dans les « charts » Britanniques et fut reçu très timidement. Selon les critiques, cet album manquait de tonus et comportait peu de pièces dignes de ce nom pour permettre au groupe de poursuivre ce qu’il avait commencé avec son premier effort percutant. Music For Pleasure fut un échec cuisant et deviendra plus un artefact Punk respectable et un document historique plutôt qu’un grand album.
L’Évolution Alternative selon Sinistros #98
Klaus Schulze – Mirage – 1977
Allemagne
Aussi sous-titré « An Electronic Winter Landscape » par son compositeur, Mirage est le huitième album de grand maître Klaus Schulze. Une fois de plus, Schulze nous transporte dans des contrées lointaines en nous faisant voyager avec les sons et les textures en réussissant à nous faire vivre ce voyage de façon presque réel. Schulze a toujours eu la capacité à mettre en musique des paysages ou des sensations et sur Mirage, on se sent vraiment dans une plaine de glace et de froid dans l’immensité d’un hiver intense, loin du bruit et de la vie au quotidien. Le bonhomme prouve ici une fois de plus qu’il est le maître inconditionnel de la musique électronique avec ses atmosphères poignantes et profondes. Il demeure également l’influenceur qu’il a toujours été en contribuant au développement de cette musique mécanique qui migrera vers de nombreuses entités et de genres au fil des années.
L’Évolution Alternative selon Sinistros #97
The Clash – The Clash – 1977
Angleterre
The Clash est souvent considéré à tort comme étant le premier groupe Punk, du moins en Angleterre. Dans les faits, si on se fie aux sorties d’albums, The Clash serait le troisième après Buzzcocks et The Damned à offrir un album digne d’être catégorisé comme étant typiquement Punk. Même si ce premier album éponyme est effectivemnt un album de pur Punk à proprement parler, sa musique n’avait pas la même vivacité et la même agressivité que ses pairs de l’époque. Le groupe mené par Joe Strummer et Mick Jones avait des pièces plus fignolées et sa sonorité était plus accessible. En utilisant des éléments du Rock and Roll traditionnel et certaines sonorités issues entre autres du Reggae, The Clash s’était forgé une réputation de rassembleurs avec des hymnes joyeux avec des refrains faciles à retenir sur lesquels une foule pouvait chanter en chœur avec le groupe. Ce formidable album atteindra la 12e place des « charts » Britanniques et ouvrira la voie à plusieurs groupes et artistes qui suivront pour le développement de la musique Punk sous toutes ses formes. Ce premier effort est ce qui se rapproche le plus du Punk Rock qui est encore aujourd’hui joué et célébré à travers une multitude de groupes partout sur la planète. Cet album influencera également sans l’ombre d’un doute d’autres musiciens à expérimenter avec le Reggae pour ainsi créer le Ska Punk.
L’Évolution Alternative selon Sinistros #96
The Boomtown Rats – The Boomtown Rats – 1977
Irlande
Initialement fondée en tant que groupe de Punk Rock, la formation Irlandaise The Boomtown Rats a embrassé divers styles au fil de ses albums passant du Punk à saveur Pop au New Wave coloré. Malgré son statut de pionnier, la carrière du groupe sera toutefois éclipsée par les œuvres de charité de son célèbre chanteurm Bob Geldof. Fortement influencé par The Velvet Underground, le premier album du groupe avait visé dans le mille en connaissant un certain succès commercial se rendant jusqu’`la position 16 des « charts » Britanniques. Cet excellent album ne trouvera pas preneur en Amérique du Nord laissant The Boomtown Rats un parfais inconnu de notre côté de l’Atlantique mais il sera néanmoins bien acceulli dans les milieux plus obscurs et deviendra un incontournable influenceur pour la musique New Wave.
L’Évolution Alternative selon Sinistros #95
Television – Marquee Moon – 1977
États-Unis
Il y a de ces groupes qui ont une carrière très courte mais qui imposent leur influence pour faire avancer les choses. La formation New-Yorkaise Television avec Tom Verlaine en avant plan a connu une très courte durée de vie mais son premier album, Marquee Moon, a profondément révolutionné la musique Alternative, en particulier le Punk, le Post Punk Punk et le New Wave. Jouant initialement la carte du Art Rock, le groupe s’est rapidement forgé une sonorité propre en visitant le Jazz et certaines textures issues des années soixante pour offrir une musique complexe qui contrastait avec le minimalisme du Punk de l’époque. Le groupe utilisait divers accordements, des modes moins standards et des harmonies provenant de gammes descendantes conférant ainmsi au groupe une sonorité unique et très technique. Marquee Moon influencera une vaste partie de la musique Alternative et ouvrira la voie aux musiciens désireux d’expérimenter et de ne surtout pas se laisser charmer par la facilité des standards établis. Un incontournable chef d’œuvre d’une richesse musicale sans pareil à écouter si vous n’avez pas peur de sortir des sentiers battus!
L’Évolution Alternative selon Sinistros #94
Talking Heads – 77 – 1977
États-Unis
Sire Records a longtemps été un inportant pourvoyeur de musique Alternative et a été en quelque l’instigateur de mouvements comme le Punk avec Ramones et le New Wave avec Talking Heads. Le label voyait grand et avait du flair et en signant le groupe New Yorkais Talking Heads pour son premier album, il avait largement contribué à mette la musique New Wave sur la grande carte mondiale. Initialement fondé en tant que groupe jouant la carte de l’expérimentation sonore, Tlaking Heads avec David Byrne à sa tête, est rapidement devenu un eblême et un gfrand pionnier de la musique dite Alternative en combinant des styles disparates comme le Punk, le Progressif et certaines textures de musiques du Monde. Le résultat de son premier album fut assez fracassant. 77 avait pris le monde de la musique d’assaut et en avait changé les règles. Alors que les groupes Punk arborait une tenur élaborée tout en ayant une attitude rebelle et parfois violente, Talking Heads quant à eux avaient misé sur un look plus sobre de type « clean cut » avec une musique plus accessible et plus colorée en prenant bien soin de demeurer positif et de voir un avenir prometteur au lieu de ne rien voir du tout pour le futur. Le New Wave était officiellement né et cet album avait ouvert la voie à tout un monde musical dans lequel tout était permis!
L’Évolution Alternative selon Sinistros #93
Split Enz – Dizrythmia – 1977
Nouvelle Zélande
Le Art Rock c’est quoi au juste? En fait, c’est la migration du Rock Progressif vers la musique Alternative, ni plus ni moins l’ancêtre de tout ce qui est inclus dans ce qu’on appelle Alternatif, du New Wave au Post Punk mais avec les éléments techniques et complexes du Prog pur et dur. Avec son troisième album, la formation Néo-Zélandaise Split Enz se rapprochait de plus en plus du New Wave et du Post Punk avec des textures plus colorées et plus éclatées. C’est aussi le premier album sans les membres fondateurs Phil Judd et Mike Chuun laissant Tim Finn seul aux commandes, ce qui pourrait expliquer certains changements dans la sonorité du groupe. Cet album ouvrira la voie vers des idées et sonorités plus Pop sur l’album suivant sur lequel le groupe embrassera pleinement le New Wave pour de bon. Un excellent album qui sert de pont entre l’ancien et le nouveau Split Enz et un incontournable pour le développement de la musique dite Alternative.
L’Évolution Alternative selon Sinistros #92
Sex Pistols – Never Mind the Bollocks – 1977
Angleterre
Le Punk Anglais est né avec Buzzcocks et The damned. Le Punk tout court est officiellement apparu avec le premier album de Ramones à New York. Mais, que serait devenu le Punk sans Sex Pistols? Deux ans et demi de carrière, un seul album plus que révolutionnaire et une irrévérence sauvage que nul n’avait osé franchir avant Johnny Rotten. La troupe réunissant Paul Cook, Glen Matlock, Steve Jones et John Lydon ont révolutionné l’accoutrement typiquement Punk grâce au magasin Sex de Vivienne Westwood et sans Malcom McLaren le tout n’aurait pas pu se concrétiser. Steve Jones avait en quelque sorte hérité de la Gibson Les Paul de Sylvain Sylvain de New York Dolls, il avait aussi volé du matériel directement dans le camion de David Bowie, Seuls Matlock et Cook savaient jouer d’un instrument et Lydon était arrivé pour faire exploser le mouvement avec son attitude et ses paroles incisives en s’attaquant directement à la monarchie avec God Save the Queen. L’anarchie devint la marque de commerce du Punk pur et dur avec Anarchy in the UK et le No Future devint l’emblème même du Punk. Bien que jouant la quasi-totalité des pièces de l’album, Glen Matlock fut remplacé par un ami de Lydon, Sid Vicious qui ne savait absolument pas jouer de la basse. Personnage destructeur et accro à l’héroïne, ce dernier deviendra l’icône absolue du Punk et son attitude violente deviendra un symbole de la révolution contre l’establishment. Sex Pistols éclatera en mille morceaux lors de leur seule et unique tournée Américaine, Vicious finira par assassiner sa conjointe Nancy Spungen et décédera d’une surdose devenant ainsi une légende. Avec Never Mind the Bollocks, le Punk revendicateur et provocateur s’était établi en ouvrant toute grande la porte à plusieurs autres groupes et divers styles avec entre autres Siouxie Sioux qui était dans l’entourage du groupe à cette époque. John Lydon formera P.I.L. qui deviendra un groupe hyper important de la musique Post Punk. Un incontournable « game changer » qui a fait tout exploser qu’il faut absolument écouter une fois dans sa vie!
L’Évolution Alternative selon Sinistros #91
Ramones – Rocket to Russia – 1977
États-Unis
Pour son troisième album, Ramones avait obtenu un budget de près de 30 000$ de la part de Sire Records. La majeure partie de ce montant fut dépensé en production et ça s’entends au fil des pièces. C’était plus léché, ça sonnait mieux et le groupe New-Yorkais était devenu la tête de liste du mouvement Punk. L’été 1977 fut une période de grands bouleversements où le Punk s’était enraciné et avait pris des proportions démesurées avec une multitude de groupes qui avaient émergé et trouvé des contrats de disques. Rocket to Russia sera le premier album de Ramones à figurer une ballade avec Here Today, Gone Tomorrow, pièce beaucoup plus lente et sans distorsion sur la guitare. Ce fut également le dernier album avec Tommy Ramone à la batterie qui quittera le groupe en 1978 pour se consacrer à la production. L’influence Surf Rock se faisait largement ressentir tout au long de l’album, si bien qu’une version musclée de Surfin Bird de Trashmen figure vers la fin de l’album. Sans changer sa sonorité initiale, le quatuor évoluait et peaufinait ses textures et sa manière de composer tout en gardant en tête son côté minimaliste dans ses riffs et ses structures. Dans les faits, Ramones proposait tout simplement un Rock and Roll explosif et irrévérencieux et Rocket to Russai illustre parfaitement cet aspect musical qui influencera le Punk à l’échelle mondiale.
L’Évolution Alternative selon Sinistros #90
The Jam – In the City – 1977
Angleterre
The Jam est une entité un peu bizarroïde ayant eu une carrière plutôt courte et ayant exploré plusieurs styles au fil de ses albums. Sur son premier, In the City, le trio Anglais avait assez de couilles pour être Punk mais le New Wave musclé était plus prédominant avec un fort penchant pour ce qu’on appelle le « mod revival » qui est en fait un retour vers les sonorités des années 60. Ce premier album avec ses sonorités et ses textures un peu rétro donnera le ton à certains groupes de la musique Alternative qui recréeront délibérément ce qui se faisait dans les années 60 avec les complets et cravates en redonnant un peu plus de tonus au genre. The Jam sonnait un peu comme The Beatles durant la période à Hambourg alors qu’ils s’habillaient en cuir et joueint sept heures par jour. The Jam reprendra justement Slow Down qui était une reprise maîtresse des Beatles. Écoutez le Live in Hamburg et vous comprendrez le parallèle. The Jam était aussi grandement influencé par The Who surtout au niveau de l’énergie et la puissance de ses pièces. Un incontournable pour la musique Alternative qui était en pleine ébullition. On grimpe le volume et on se laisse décaper les tympans par les guitares grinçantes et la rythmique de feu de ce groupe légendaire!
L’Évolution Alternative selon Sinistros #89
Kraftwerk – Trans Europa Express – 1977
Allemagne
Avec son sixième album, Kraftwerk avait en quelque sorte raffiné sa sonorité mélodique et électronique en utilisant plus de séquenceurs au niveau rythmique et en s’orientant vers des éléments beaucoup plus minimalistes avec des parties vocales occasionnelles manipulées électroniquement. Trans Europa Express s’inspirait directement du service ferroviaire Européen et la disparité entre la réalité et l’apparence qui est une philosophie typiquement Platonique. Le quatuor avait composé des pièces plus simplistes et embrassaient des textures plus pop malgré un tout demeurant toujours fidèle au tournant que le groupe avait effectué avec Autobahn. Le Krautrock des débuts était complétement disparu, l’expérimentation faisait place à des structures plus définies et des pièces plus élaborées et surtout plus structurées. Un superbe album qui redéfinissait la musique électronique et qui influencera une grosse partie de la musique Alternative et à l’utilisation des machines et des synthétiseurs comme instruments principaux.
L’Évolution Alternative selon Sinistros #88
The Damned – Damned Damned Damned – 1977
Angleterre
Même si l’on doit l’attitude et l’accoutrement typiquement Punk aux Sex Pistols, Buzzcocks et The Damned ont été les premiers groupes Punk à endisquer en Angleterre. Damned Damned Damned, premier album de The Damned avait été sévèrement jugé par la critique et le tout premier album Punk à être sorti en Angleterre avec toute l’irrévérence et le chaos musical que le genre apportera à la musique plus « underground ». Curieusement, cet album atteindra la 34e position des « charts » Britanniques, ce qui laisse entendre que ‘un certain pan de la population en avait ras le bol et que du changement musical devait s’opérer. Certains soi-disant bien-pensants de l’industrie du disque avaient prédit une obsolescence rapide du groupe et que cette nouvelle sonorité était vouée à l’échec et à disparaître. C’est ce même manque de vision qui avait refusé The Beatles chez Decca en 1962 en prétendant que les groupes de guitares étaient dépassés. Ce type de négation et de refus donneront encore plus de gaz au mouvement Punk qui finira par adopter une haine totale pour les standards et surtout « l’establishment ». Un album très important pour le développement du Punk et de la musique Alternative en général, en particulier le Gothic Rock à en devenir.
L’Évolution Alternative selon Sinistros #87
Ramones – Leave Home – 1977
États-Unis
Le Punk découle directement des Ramones, avec ses riffs primitifs et sa rytmique rapide, le groupe New Yorkais incarnait la force brute et l’énergie d’un genre qui perdurera encore cinquante ans plus tard. Le deuxième album du groupe était la suite directe du premier sans aucun changement dans la sonorité, sonorité qui ne changera aucunement au fil des albums et des années. On dénotait toutefois une certaine évolution qui se ressentait au fil des pièces. Johnny Ramone avait voulu enregistrer les pièces dans l’ordre dont elles avaient été composées pour justement montrer cette évolution avec des pièces plus sophistiquées tout en gardant intacte la sonorité d’origine. Un deuxième album flamboyant et énergique!
L’Évolution Alternative selon Sinistros #86
Klaus Schulze – Body Love – 1977
Allemagne
Body Love est le septième album studio de Klaus Schulze et aussi la trame sonore du film porno du même nom du réalisateur Italien Lasse Braun (Alberto Ferro). Cette trame sonore est en fait la suite de ce que Schulze avait fait sur ses précédents albums et n’avait somme toute rien à voir avec la pornographie à proprement parler. On y retrouve les séquenceurs et les éléments électroniques avec les textures et les sonorités propres à Schulze qui mettait l’emphase sur la dualité des percussions, des sons mécaniques et des atmosphères futuristes et glauques tout au long des trois longues pièces de l’album. Schulze réaffirmait son statut de pionnier de la musique électronique et continuait à expérimenter avec les instruments et les diverses façons de les utiliser. Un autre chef d’œuvre du grand maître qui a permis à la musique Industrielle et expérimentale de se développer et de prendre son envol. À écouter attentivement et en se laissant porte par cette vague sonore sans pareil!
L’Évolution Alternative selon Sinistros #85
Elvis Costello – My Aim is True – 1977
Angleterre
Elvis Costello, de son vrai nom Delean McManus, est une drôle de bibitte qui, dès son premier album a touché à plusieurs genres pour bien s’implanter dans le monde de la musique Alternative. My Aim is True, son premier album, présentait des éléments de New Wave, de Punk, de Pop et de R&B pour former un tout qui allait influencer bon nombre d’artistes à évoluer vers des sonorités plus éclatées et plus positives que ce que le Punk proposait. Avec une approche très années 50, Costello s’est rapidement bâti une solide réputation et même si son style de compositions était plus orienté vers le succès commercial avec beaucoup de textures pop, le bonhomme est un pionnier dans son genre et a permis au New Wave de révolutionner le monde de la musique vers la fin des années 70.
L’Évolution Alternative selon Sinistros #84
Dead Boys – Young, Loud and Snotty – 1977
États-Unis
Dead Boys est un des premiers groupes Punk aux États-Unis et surtout l’un des plus violents et turbulents de cette époque. Formé des cendres de Rocket From the Tombs, la formation originale de Dead Boys comprenait un certain Stiv Bators à la voix. Ce dernier sera beaucoup plus connu par la suite pour avoir fondé et mené le groupe Gothic Rock Lords of the New Church. Ce premier album de Dead Boys est l’exemple même de ce que le Punk était à ses débuts : Irrévérencieux, sauvage et destructeur. Même si le groupe n,est pas le plus connu de la scène Punk en général, il se doit d’être considéré comme un élément clé du mouvement, surtout pour son côté « destroy » et anarchiste. Young, Loud and Snotty ouvrira la voie au Punk plus dévastateur et plus rapide et influencera bon nombre de groupes à la révolution tant musicale que politique qui déferlera sur la planète. Cet album verra le jour pratiquement en même temps que celui d’un groupe Anglais qui poussera l’irrévérence à son paroxysme et qui mettra le Punk sur la carte avec les tenues et l’attitude révolutionnaire du « No Future ».
L’Évolution Alternative selon Sinistros #83
Buzzcocks – Spiral Scratch – 1977
Angleterre
Buzzcocks fut un des premiers, sinon le premier, groupes Punk Anglais à enregistrer et officiellement endisquer. Le mini album Spiral Scratch sortira dix mois avant le fameux Never Mind the Bollocks des Sex Pistols. Avec ces quatre pièces, le ton était donné et l’irrévérence venait de prendre place dans le vaste monde musical Anglais. Avec ses riffs caustiques et ses guitares tranchantes, Spiral Scratch est rapidement devenu la base même du Punk typiquement « British » et avec Pete Shelley et Howard Devoto à la barre du groupe, le genre et l’attitude allaient rapidement faire des petits jusqu’à initier un mouvement révolutionnaire qui perdurera pendant des décennies et qui engendrera plusieurs sous genres du Pop Punk au New Wave en passant par le Punk pur et dur. Buzzcocks est un élément hyper important pour le développement de la msuique duite Alternative et Spiral Scratch n’était que le début d’une grande aventure qui prendra des proportions démesurées!
L’Évolution Alternative selon Sinistros #82
Vangelis – Albedo 0.39 – 1976
Grèce
Alors que sur Heaven and Hell Vangelis flirtait avec les chœurs et la musique classique, sur son quatrième album, le compositeur ajoutait des harmoniques issues du Blues et du Jazz au travers ses éléments électroniques. Dès les premières notes de Pulsar, on snetait que quelque chose de spectaculaire allait se passer et cette pièce deviendra l’une des plus connues de Vangelis. Niveau concept, la physique de l’espace était au cœur de l’album et le thème fut inspiré par l’albedo de la planète Terre qui est la proportion de lumière reçue quoi est rejetée dans l’espace. Dans le cas de la terre, sa réflexion est de 39%. Assez flyé me direz-cous, oui et ça cadre très bien avec Vangelis et sa musique atmosphérique. L’album franchira le cap de la position 18 du palmarès Anglais et deviendra le premier top 20 pour Vangelis. L’usage des séquenceurs et des synthétiseurs sera des plus influents tant dans la musique Alternative que dans divers sous genres de la musique expérimentale et hors normes. Un album extraordinaire à écouter attentivement!
L’Évolution Alternative selon Sinistros #81
The Runaways – The Runaways – 1976
États-Unis
The Runaways fut un des tout premiers groupes entièrement féminins à embrasser la musique plus agressive et à percer dans le domaine malgré les difficultés rencontrées dans ce monde pratiquement dominé par les hommes. Réunissant entres autres Joan Jett et Lita Ford qui connaîtront plus tard chacune une carrière très prolifique, The Runaways, sous l’emprise musclée du gérant Kim Fowley, avait réussi à mélanger le Hard Rock avec des éléments de Punk montrant ainsi la dualité et les contrastes entre les guitaristes Jett et Ford. Pour compléter la formation, Cherie Currie fut demandée à auditionner avec une pièce de Suzi Quatro mais le groupe ne sachant pas jouer la pièce Fever fut contraint à improviser avec Joan Jett qui composa Cherry Bomb qui est un jeu de mots avec le prénom de la chanteuse. La pièce deviendra un succès instantané et propulsera le groupe à travers les États-Unis. En 2003, selon la biographie de Cherie Currie, les notes de la réédition de l’album et selon Jackie Fox elle-même, il fut révélé que cette dernière ne jouait pas la basse sur l’album car Kim Fowley la refusait catégoriquement. La basse fut plutôt enregistrée par Nigel Harrisson de Blondie. Bien que grandement tiré vers le Hard Rock pur et dur, cet album présentait tout de même certains éléments associés au Punk, surtout au niveau de l’attitude et des textes caustiques chantées par Cherie Currie.
L’Évolution Alternative selon Sinistros #80
The Residents – The Third Reich ‘n Roll – 1976
États-Unis
Avec le slogan « Why The Residents Hate the Beatles » en référence à la pochette de leur premier album, The Residents avait sorti The Third Reich ‘n Roll, son deuxième album, comme étant un album de reprises de succès Rock ‘n Roll des années soixante en affirmant que la jeunesse mondiale avait subi un lavage de cerveau de la part des artistes de Rock and Roll. En a résulté un album irrévérencieux et très caustique de deux longues pièces qui sont des collages de déconstruction de succès comme In-A-Gadda-Da-Vida, A Horse With No Name ou encore Hey Jude, le tout servi à la sauce humoristique connue du groupe. L’irrévérence avait été à son paroxysme et avait créé une commotion dû à l’Imagerie Nazie de la pochette et de la photo du groupe qui dénonçait en réalité une forme de contrôle conformiste et dangereusement traditionnel des compagnies de disques en associant l’industrie musicale au régime Nazi. Un album clé de ce qui deviendra la musique expérimentale et Industrielle dans lesquelles plusieurs artistes prendront des looks reliés à des régimes fascistes tout en luttant contre la lutte de ces dits régimes et leurs idéologies. À écouter si vous ne craignez pas la bizarrerie sonore et la musique expérimentale qui décape!
L’Évolution Alternative selon Sinistros #79
Tangerine Deam – Stratosfear – 1976
Allemagne
Initialement mixé par Nick Mason de Pink Floyd, Tangerine Dream avait dû abandonner le mixage original de son album Stratosfear à la suite de disputes avec Virgin Records. Qu’à cela ne tienne, l’album fut tout de même sorti et fut un succès mitigé malgré l’excellence des compositions. Certains critiques disaient respecter le travail de Tangerine Dream mais que ses membres devraient plutôt laisser le côté électronique à Kraftwerk et éviter ces longs voyages « space music » qui deviennent soi-disant monotones. Mais qui se soucie vraiment des critiques? Surtout pas les artistes en tout cas! Les trois membres du groupe avaient soudé leurs influences acoustiques et électroniques comme jamais pour forger une sonorité aux textures vaporeuses et plus mordantes avec de la distorsion sur les guitares et des instruments plus naturels comme la flûte et la guitare classique au travers des textures mécaniques hallucinantes et oppressantes. Certaines sonorités contenues sur cet album deviendront des précurseurs de la musique Trance avec son côté hypnotique et répétitif. Un excellent album différent pour Tangerine Dream qui continuait d’explorer les sons et les textures en se réinventant.
L’Évolution Alternative selon Sinistros #78
Ramones – Ramones – 1976
États-Unis
Depuis le début de ma chronique l’évolution alternative selon Sinistros, je parle beaucoup de Proto Punk et de ces artistes qui ont contribué à migrer vers le Punk. Mais au fait, le Punk, il est arrivé quand? Le 23 avril 1976. Le Punk a soufflé ses cinquante chandelles il y a quelques jours et nous devons le genre et ses dérivés à un groupe New-Yorkais irrévérencieux et bourré d’énergie. Tirant son nom directement de Paul McCartney qui prenait le pseudonyme de Paul Ramon durant les premiers temps des Silver Beetles avant que le groupe devienne The Beatles, Ramones est né dans une cour d’école et ses membres avaient tous pris le nom de famille Ramones en guise de noms scéniques. Prenez des pièces « up tempo » allant jusqu’à 160 bpm, une guitare tranchante, des riffs incendiaires inspirés directement du Rock and Roll des années 50, une batterie primitive et plus ou moins droite et une voix particulière qui débite des paroles sur la violence, l’usage de drogues et même le Nazisme, le tout sur un ton très humoristique et vous obtenez le tout premier album Punk de l’histoire de la musique. La révolution était lancée et ce n’était que le début! À partir de ce moment historique du 23 avril 1976, cette révolution allait se propager à une vitesse folle à travers la planète. Alors que les groupes de Prog tentaient d’être le plus technique possible en nous faisant ingurgiter de force des pièces interminables, Ramones avaient décidé de faire tout le contraire. Riffs minimalistes, apprentissage des instruments sur le tas et courtes pièces crues, franches et directes, voilà la recette qui allait changer le monde de la musique caustique à jamais! Le Punk était officiellement né et rien ne pourrait l’arrêter au grand dam de ses détracteurs!
L’Évolution Alternative selon Sinistros #77
Patti Smith Group – Radio Ethiopia – 1976
États-Unis
Radio Ethiopia est le deuxième album de Patti Smith et le premier de trois à être crédité Patti Smith Group. Smith avait choisi le producteur reconnu Jack Douglas dans l’espoir de faire de ce deuxième album un succès commercial. En a résulté un album très bien produit avec beaucoup de vitriol sur les guitares et des compositions enflammées qui ont valu à Smith des critiques négatives de la part des magazines spécialisés. Plusieurs de ces bien-pensants de l’industrie musicale arguaient que Patti Smith s’était vendue et que le producteur avait délibérément mis l’accent sur les guitares abrasives en étouffant la voix de Smith. Certains y voyaient une forme de Heavy Metal sans la dépression qui venait avec le genre à cette époque mais curieusement des décennies plus tard, Radio Ethiopia est considéré comme étant un incontournable de la musique Punk et un album à posséder dans sa collection. Effectivement, cet album est un classique et est rapidement devenu fort influent pour le développement de la musique Alternative et un élément clé pour le Punk tout court. Heavy, puissant et très rebelle seraient les trois mots qui décriraient parfaitement ce superbe album innovateur!
L’Évolution Alternative selon Sinistros #76
Klaus Schulze – Moondawn – 1976
Allemagne
Moondawn est le sixième album de Klaus Schulze et le premier à être entièrement composé dans ce qu’on appelle le style de l’école de Berlin mieux connu sous le nom Krautrock qui est un vaste genre expérimental issu de la fin des années 60 et début 70. C’est également le premier album de Schulze sur lequel apparaît le batteur Harald Grosskopf, figure éminente de la musique électronique Allemande. Moondawn poursuit la lancée de Schulze dans l’expérimentation musicale avec des textures très atmosphériques et planantes brillamment composées avec des synthétiseurs et des séquenceurs de renommée prouvant ainsi le statut du compositeur comme étant l’un des grands maîtres de la musique électronique qui influencera un nombre incalculable de genres et sous genres issus tant de la musique Progressive qu’Alternative, de l’Ambient à l’Industriel. Un des chefs d’œuvre de Schulze et une pierre angulaire de sa discographie qu’il faut connaître et écouter au moins une fois dans sa vie.
L’Évolution Alternative selon Sinistros #75
Jean-Michel Jarre – Oxygène – 1976
France
Oxygène, troisième album du compositeur Français Jean-Michel Jarre, est un album qui a mené à la révolution des synthétiseurs dans les années 70. C’est aussi l’album qui a permis à Jarre de percer dans le vaste monde musical et de s’y installer en tant que grand pionnier. Ce troisième album a été entièrement enregistré et produit dans l’appartement de Jarre où se trouvait son studio et ce dernier en tant que révolutionnaire avait ultime bon nombre de synthétiseurs qui deviendront des éléments clés de la musique électronique et des machines classiques qui contribueront à cette révolution sonore jusqu’à la miniaturisation des instruments de ce type. Le génie de Jarre n’était encore qu’à ses débuts mais cet album ouvrira toutes grandes les frontières vers un nombre infini de possibilités, de sonorités et de genres qui exploseront dans les mois suivant la sortie de l’album. Un album incroyable riche en textures qui nous fait sentir que nous sommes directement au cœur de cet oxygène si vital pour la vie. À écouter en se fermant les yeux pour bien analyser ce qui se passe au fil des six parties de cet album majestueux!
L’Évolution Alternative selon Sinistros #74
Can – Flow Motion – 1976
Allemagne.
Avec Flow Motion, son septième album, la formation Allemande Can explorait de nouveaux horizons musicaux en intégrant des rythmes Disco et Reggae à la complexité de ses pièces. Flow Motion était aussi le premier des quatre albums à paraître sur Harvest Records et bien que les critiques fussent favorables, les fans quant à eux étaient mitigés face au changement de direction musicale. Mais en bout de ligne, on retrouvait une fois de plus le Can des débuts avec son lot de textures bizarroïdes et ses expérimentations disjonctés et malgré une production plus claire et plus accessible, Can demeurait le pionnier qui influencera non seulement la musique Progressive mais aussi plus isuers sous genres de la musique Alternative comme le Punk, le Post Punk et le New Wave, comme quoi le cosntat que le Prog et l’Alternatif sont étroitement liées l’un à l’autre!
L’Évolution Alternative selon Sinistros #73
Blondie – Blondie – 1976
États-Unis
Si vous ne connaissez pas encore la formation Américaine Blondie et sa charsimatique chanteuse Debby Harry, vous avez passé à côté de quelque chose dans la grande évolution alternative. Blondie est fort probablement l’un des tout premiers groupes typiquement New Wave avec une bonne dose de Punk aux allures des années 60. Son premier album éponyme n’ayant pas connu de succès avait forcé le groupe à quitté sa maison de disque et à signer avec Chrysalis Records qui ressortira ce premier effort un an plus tard avec le deuxième album. Avec ses mélodies accrocheuses, ses guitares tranchantes et ses claviers rétros omniprésents, Blondie avait bien implanté les bases du New Wave et du Punk Rock par le fait même et le groupe se doit d’être considéré comme étant l’un des pionniers des deux genres. Curieusement, le New Wave avait été inventé en réponse plus positive au Punk, comme quoi les deux genres sont finalement étroitement liés l’un à l’autre et n’auraient pu exister et se développer l’un sans l’autre. C’étai le début d’une nouvelle grande aventure qui allait révolutionner le monde de la musique à jamais!
L’Évolution Alternative selon Sinistros #72
Klaus Sculze – Timewind – 1975
Allemagne
Timewind est le cinquième album solo de Klaus Schulze et le premier sur lequel le compositeur utilise des séquenceurs, instruments qui seront repris sur tous ses albums suivants. Comme pour les précédents albums, cet album ne comprte que deux très longues pièces et cette fois-ci, Schulze a choisi de rendre un certain hommage à Richard Wagner. Bayreuth est le nom de la ville Bavaroise dans laquelle Wagner a eu un Opéra, construit pour la première performance de son fameux « Ring Cycle » et Wahnfried est le nom de la maison de Wagner à Bayreuth et le terrain sur lequel il a été inhumé en 1883. Wahnfried est aussi le nom que Schulze se donnait pour plusieurs de ses albums. Musicalement parlant, Timewind poursuit la tradition vaporeuse et atmosphérique des albums précédents avec de longues pièces envoûtantes dans lesquelles Schulze nous fait voyager de l’intérieur vers des mondes parallèles inexplorés. Le compositieur prouve une fois de plus son génie musical en continuant de paver la voie à ce qui deviendra le Drone et même tout un pan de la musique Alternative électronique. Un excellent choix pour relaxer tranquillement pendant près d’une heure en se laissant bercer par le vent et les atmosphères étranges des synthétiseurs!
L’Évolution Alternative selon Sinistros #71
Vangelis – Heaven and Hell – 1975
Grèce
La dualité a très souvent frappé l’imaginaire de Vangelis et ce, dès ses débuts avec la formation Aphrodite Child. Il était donc naturel pour le compositieur de faire un album concept sur la dualité, spécialement celle entre le ciel et l’enfer. Heaven and Hell, son troisième album solo si on ne compte pas ses albums de trames sonores, marquait bien des changements et une évolution dans son univers sonore. Ce fut le premier album à être enregistrée et produit dans son studio Nemo, studio que’il utilisera jusqu’en 1987. Heaven and Hell s’éloignait des structures Progressives de son précédent album Earth, Vangelis préférant s’enligner plus vers un genre de musique classique jouée avec des synthétiseurs ce qui donnait un effet assez magistral pour bien illustrer cette dualité entre le bien et le mal tout au long de l’album. Ces illustrations sonores viennent s’entrechoquer en textures incroyables, alors que le ciel est marqué par des éléments plus tranquilles et plus vaporeux, l’enfer quant à lui est rempli de percussions et d’éléments d’avant-garde. Notons aussi la présence de Jon Anderson à la voix sur la pièce So Long Ago, So Clear qui clos la partie 1 et par le fait même, la face A de l’album. Un excellent album orchestral qui influencera bon nombre de musiciens à développer la musique plus hors normes par la suite.