The Antichrist Imperium – Volume III – Satan in His Original Glory – 2022

The Antichrist Imperium – Progressive Black / Death Metal – Angleterre
Volume III – Satan in His Original Glory – 2022
Apocalyptic Witchcraft Recordings
9.3/10

Le monde du Balck Metal a grandement évolué depuis ses premiers pas vers le milieu des années 80. De nos jours, nous assistons à ses mutations et un raffinement du genre qui n’était pas dans les plans initiaux. L’Angleterre est actuellement le berceau d’une nouvelle vague de métal extrême noirci et ultra technique et certains musiciens gravitent autour de cette nouvelle sphère musicale. C’est le cas notamment de David Gray et de Samuel Loynes qui sont tout deux fort actifs sur la grande scène Anglaise avec les formations Akercocke, Voices, Anaal Nathrakh et The Antichrist Imperium. Ce dernier a sorti plus tôt cet automne son troisième album et croyez-moi, le groupe ne fait pas dans la dentelle mais réussi à incorporer des éléments subtils dans une brutalité musicale sans pareil.

Bien évidemment, The Antichrist Imperium nage dans le thème du Satanisme pour et dur et Volume III – Satan in His Original Glory réitère le discours du groupe depuis ses tout débuts en 2010. Musicalement parlant, le groupe n’e sera pas pour l’amateur de Métal plus traditionnel, la musique de The Antichrist Imperium est éclatée, technique et très diversifiée. On n’hésite aucunement à mélanger les growls et les voix plus douces, les guitares abrasives et les cordes sans distorsion, les claviers atmosphériques et différentes façons d’amener les sonorités entre elles. Les compositions du groupe peuvent paraître un peu déroutantes pour un néophyte mais si on aime le moindrement sa musique un peu plus intelligente que la moyenne, on risque d’en prendre pour son rhume. Le mot d’ordre ici est la polyvalence des textures musicales à l’image de plusieurs groupes Progressifs Extrêmes, donc pas de riffs standards ni de structures banales ou déjà entendues. Le niveau de production est excellent tout comme le niveau des musiciens, c,est droit, riche en sonorités et c’est tout simplement brutal, un vrai coup de pelle dans la face.

The Antichrist Imperium signe ici son meilleur album de sa courte discographie, c’est une superbe évolution qui mérite amplement qu’on s’arrête durant les 52 minutes proposées afin d’en savourer chaque parcelle. Un album qui sera très haut dans mon top 2022!

Composition : 9.5
Exécution : 9.5
Arrangements : 9
Production : 9
Appréciation : 9.5

The Lord Weird Slough Feg – Traveller – 2003

L’Évolution Métallique selon Sinistros #824
The Lord Weird Slough Feg – Traveller – 2003
États-Unis

Avec son quatrième album, The Lord Weird Slough Feg délaissait on thème Celtique pour s’embarquer dans un album concept aux allures futuristes basées sur le jeu Traveller. Le cerveau derrière le groupe nous en mettait plein les oreilles avec des riffs glorieux et épiques bien ancrées sur une rythmique des plus solides, le tout formant des compositions de pur Heavy Metal digne des grands noms du genre. Bien sûr que The Lord Weird Slough Feg n’a jamais été et ne sera probablement jamais un groupe hyper connu mais c’est un détail sans importance car depuis le début de cette évolution métallique que je répète que ce sont les groupes plus méconnus qui ont forgé le Métal et pavé la voie à ceux qui sont devenus plus gros. La troupe de Scalzi a beaucoup apporté tant au Heavy Metal qu’au Prog Metal ou encore le Folk Metal. Il est intéressant de mentionner que durant cette période, Mike Scalzi et son compatriote John Cobett faisaient tous deux partie de Hammers of Misfortune. Les deux comparses finiront par se séparer et poursuivre leur carrière avec chacun son groupe respectif.

Old Man’s Child – In Defiance of Existence – 2003

L’Évolution Métallique selon Sinistros #823
Old Man’s Child – In Defiance of Existence – 2003
Norvège

De la soixantaine d’albums sortis pour l’année 1980, c’étaient plus de 3200 albums qui étaient sortis en 2003. Cette année 2003 fut marquée au fer rouge comme étant une excellente année de grands crus et en janvier, le bal avait été parti avec l’incontournable In Defiance of Existence de Old Man’s Child. Même si Galder avait joint Dimmu Borgir quelques années auparavant, son projet Old Man’s Child était toujours tout aussi vivant et plus en forme que jamais. Galder avait fait appel à Nicholas Barker pour la batterie de l’album donnant ainsi une force de frappe exceptionnelle aux compositions. Le côté symphonique avait été mis encore plus en avant plan et les riffs de Galder étaient encore plus mémorables et incisifs que par le passé faisant de cet album fort possiblement le summum de la carrière de Old Man’s Child. Une autre réussite musicale dans le monde du Black Metal et un album digne de ce nom. À écouter bien évidement avec un volume lus élevé pour en savourer chaque note et constater la toute puissance que Old Man’s Child pouvait relâcher!

Paganizer – Dead Unburied – 2002

L’Évolution Métallique selon Sinistros #822
Paganizer – Dead Unburied – 2002
Suède

Même si la formation Suédoise Paganizer n’est pas des plus connues dans le vaste monde du métal extrême, il faut tout de même souligner son apport important au son Death Metal Suédois, notamment grâce à l’utilisation de la fameuse pédale Boss HM-2. Certes, on pourrait qualifier Paganizer de groupe de seconde zone mais dans lesfaiys, c,est plustôt un groupe de la seconde vague du Death Metal en Suède. Après avoir sorit un premier album plus qu’ordinaire, la formation s’était remise d’aplomb avex son deuxième album et grâce à Dead Unburied, son troisième album, le groupe a pu se tailler une belle place dans l’univers Métallique Suédois. Depuis, la formation gravite autour de Rogga Johansoon, seul véritable maître à bord et personnage qui fait également partie d’innombrables groupes ou projets. Pas connu? Non mais assez influent pour avoir propagé la flamme du gros Death Metal gras et incisif!

Bloodbath – Resurrection Through Carnage – 2002

L’Évolution Métallique selon Sinistros #821
Bloodbath – Resurrection Through Carnage – 2002
Suède

Après un mini album explosif sorti deux ans plus tôt, le supergroupe Bloodbath avait offert un premier album complet qui avait pris le monde du Death Metal par surprise avec ses riffs granuleux et la voix d’outre-tombe de Mikael Akerfeldt. On parle de supergroupe dans le cas de Bloodbath car le groupe avait été formé par des membres de Katatonia en guise de projet connexe de pure tuerie musicale. Outre Akerfledt à la voix, Dan Swano, Anders Nystrom et Jonas Renkse formaient le cœur même de Bloodbath et ce premier album suivait exactement la direction que ses membres s’étaient fixés dès le mimi album. Ce sera le dernier enregistrement de Akerfeldt avec la formation avant son retour en 2008 pour un autre mini album et un album complet. Bloodbath fait partie de ces influenceurs du Death Metal qui ont été plus qu’importants pour le développement du genre en Scandinavie et partout sur la planète.

Amon Amarth – Versus the World – 2002

L’Évolution Métallique selon Sinistros #820
Amon Amarth – Versus the World – 2022
Suède

Versus the World est souvent considéré comme étant la pierre angulaire du Death Metal mélodique et fort possiblement le meilleur album de Amon Amarth, point. Le groupe Suédois a toujours eu ses défenseurs et ses détracteurs, on aime ou on n’aime pas. Quoiqu’il en soit, il est indéniable que Amon Amarth est un des pionniers du Death Metal plus mélodique et il est reconnu pour avait popularisé le terme Viking Metal même si dans les faits, il est très loin de cette étiquette épique et glorieuse. Il est vrai que la musique de Amon Amarth peut sembler générique et répétitive au fil des albums mais il ne serait pas le premier ni le dernier groupe à recevoir cette affirmation. Est-ce bien composé? Oui! Est-ce bien produit? Oui! Est-ce bien exécuté? Bien évidemment! Est-ce que le groupe a exercé une influence sur le monde métallique mondial? Sans aucun doute. Versus the World était la suite logique des précédents albums, le groupe livrait toujours la marchandise et aidait la scène métal à se développer, point final. Réécoutons attentivement cet album pour en savourer chaque note, aussi fraîches soient elles et tentons de l’apprécier à sa juste valeur!

Opeth – Délivrance – 2002

Rock Down 13 ©
L’Évolution Métallique selon Sinistros #819
Opeth – Délivrance – 2002
Suède

Deliverance, sixième album studio de Opeth, était en tout point la suite logique de son prédécesseur Blackwater Park. L’évolution du groupe grandissait et les sonorités devenaient de plus en plus progressives tout en gardant la source même du Death Metal qui avait fait de Opeth sa renommée. Sur Deliverance, le groupe avait opté pour moins de pièces mais avait augmenté leur durée qui totalisait près de soixante-deux minutes pour seulement six pièces. Avec Deliverance, on sentait que Opeth commençait tranquillement à changer et à incorporer des éléments plus Hard Rock par moments, Michael Akerfeldt n’avait jamais caché son amour et ses influences issues des années soixante-dix et ces influences commençaient à transparaître au travers les pièces de cet album. C’est aussi à partir de cet album que Opeth a été reconnu mondialement en tant que tête d’affiche. La suite allait en laisser plusieurs perplexes mais n’en serait pas moins spectaculaire!

Malevolent Creation – The Will to Kill – 2002

L’Évolution Métallique selon Sinistros #818
Malevolent Creation – The Will to Kill – 2002
États-Unis

Dès ses premiers instants, nous savions que Malevolent Creation ne ferait pas dans la dentelle. Pour mieux servir la cause du Death Metal extrême, le groupe avait quitté Buffalo pour la Floride pour devenir un des pionniers du Death Metal Américain avec ses confrères de Cannibal Corpse et Morbid Angel. Huit albums plus tard, Malevolent Creation nous proposait toujours un Death Metal de qualité, brutal à souhait et toujours tout aussi influent. Certains diront du groupe qu’il ne se réinventait pas d’album en album, c’est vrai. Mais, quand tu es un pionnier et que tu livres toujours la marchandise, est-ce que se réinventer devient nécessaire? Aucunement! Le groupe est toujours demeuré intègre et fidèle à lui-même faisant de The Will to Kill un autre album mémorable de la discographie du groupe. Et le plus beau dans tout ça? C’est que Malevolent Creation continuera à livrer la marchandise jusqu’à nos jours sans broncher ni changer de cap en nous offrant toujours la même qualité musicale qu’à ses débuts. Un album incroyable que l’on doit impérativement écouter si on est un fan de Death Metal qui frappe fort!

Nachtmystium – Reign of the Malicious – 2002

L’Évolution Métallique selon Sinistros #817
Nachtmystium – Reign of the Malicious – 2002
États-Unis

Nachtmystium c’est le projet de Blake Judd, personnage qui se fera surtout connaître pour ses déboires avec la justice et sa consommation de drogues dures. Derrière ce personnage paumé se cache toutefois un génie musical sans pareil qui avait tout le talent pour aller loin dans le vaste monde métallique. Son premier album cachait des trésors de riffs et de structures musicales incroyables sous une production lamentable et une rythmique chancelante qui accélérait et décélérait au gré des notes tout au long de l’album. Le pourquoi je parle de cet album est fort simple : Reign of the Malicious est un avant-goût de ce que Blake Judd est capable de livrer, ce dernier corrigera le tir avec les parutions suivantes pour avoir une meilleure production et surtout une rythmique droite. Cet album n’est pas une horreur, loin de là mais il aurait gagné plus de points avec une production plus solide que celle proposée à l’image des groupes de Black Metal lo-fi de l’époque.

Asesino – Corridos de Muerte – 2002

L’Évolution Métallique selon Sinistros #816
Asesino – Corridos de Muerte – 2002
États-Unis

Le terme « supergroupe » est utilisé lorsque plusieurs musiciens relativement très connus unissent leurs forces pour créer une nouvelle entité, généralement en projet connexe de leurs projets respectifs. Le trio Asesino est un de ces « supergroupes » qui a vu le jour en 2001 et comportant Dino Casares et Raymond Herrera de Fear Factory et Tony Campos de Static X et qui jouera plus tard avec entre autres Fear Factory, Ministry et Prong. Le premier album du trio Californien en avait pris plusieurs par surprise avec ses riffs incisifs, ses coutres pièces concises et sa rythmique explosive. Outre le mélange brutal de Death Metal et de Grindcore qui se dégageait de la musique du groupe, c’est son humour noir caustique qui retenait le plus l’attention. On pourrait qualifier Asesino de S.O.D. des années 2000 dû au ton acerbe des pièces et des paroles extrêmement acide. Corridos de Muerte est un album méconnu qui mérite une plus ample reconnaissance tant son influence a été considérable pour la suite des choses. À écouter et à prendre avec un grain de sel, le trio ne se prend pas au sérieux, au contraire!

Immolation – Unholy Cult – 2002

L’Évolution Métallique selon Sinistros #815
Immolation – Unholy Cult – 2002
États-Unis

Immolation fait partie des pionniers du Death Metal à l’échelle mondiale et son évolution musicale s’est effectuée rapidement et de manière spectaculaire. Chaque sortie était plus extrême et technique que la précédente et rendu à son cinquième album, le groupe avait ateint une maturité hors du commun. Le groupe New-Yorkais n,a jamais joué un Death Metal typique et standard, sur Unholy Cult on réitérait cette facette en augmentant la technicité et les structures complexes pour former un tout à la fois chaotique et très bien agencé. On pourrait qualifier Immolation comme étant du Death Metal un peu bizarre mais c,est tout là la beauté de la chose, le groupe a toujours exploré de nouvelles avenues sonores et n’a jamais hésité à composer des pièces complètement disjonctées avec des riffs inaccessibles aux oreilles du commun des mortels. Un excellent album qui a changé la face du Death Metal à sa façon!

Behemoth – Zos Kia Cultus (Here And Beyond) – 2002

L’Évolution Métallique selon Sinistros #814
Behemoth – Zos Kia Cultus (Here And Beyond) – 2002
Pologne

Le sixième album de Behemoth est probablement celui de toute la discographie qui aura fait couler le plus d’encre et fait parler de lui en bien tant qu’en mal. Du Black Metal des débuts ne subsistait que quelques parcelles noircies, la troupe de Nergal avait opté définitivement pour un Death Metal brutal et savamment bien concocté laissant les fans de la première heure pantois et déroutés. Zos Kia Cultus (Here And Beyond) fut le passage vers le « nouveau » Behemoth et ouvrira la porte à Demigod et les albums suivants qui laisseront une marque indélébile tant dans la carrière du groupe que dans toute la grande sphère du Métal extrême. Nous avions déjà eu vent de quelques incursions plus symphoniques sur de précédentes parutions du groupe mais cette fois-ci, Nergal en mettait beaucoup plus que par le passé en jonglant avec des sonorités et des styles forts différents de ce qu’il nous avait offert par le passé. Cet album est tout simplement un chef d’œuvre métallique dans lequel la brutalité et la finesse musicale se côtoient de façon magistrale. Un must pour les fans de musique complexe et bien structurée.

Satyricon – Volcano – 2002

L’Évolution Métallique selon Sinistros #813
Satyricon – Volcano – 2002
Norvège

À mon signal, déchainez l’enfer. C’est avec cette phrase que s’ouvre Volcano, cinquième album de Satyricon. Certains reprochaient au groupe de s’éloigner du Black Metal depuis un moment et plusieurs critiques négatives se faisaient entendre à propos du groupe. La raison? Eh bien oui, vous avez deviné, le changement! Satyricon ne stagnait pas dans la même formule d’album en album et tentait de se réinventer à chaque fois, optant pour des styles et sonorités différentes à chaque fois, ce que le groupe à magistralement réussi. Volcano était plus cru que son prédécesseur et avait une petit côté plus « Rock and Roll » mais la noirceur et les riffs incisifs étaient toujours au rendez-vous et même si cet album n’est peut-être pas le meilleur de la discographie du groupe, il n’en demeure pas moins intéressant et captivant pour autant. Satyricon jouait la carte de la finesse et de la complexité avec des éléments contrastants plus minimalistes donnant ainsi un superbe mélange de musique originale et incroyablement bien ficelée. Qu’on se le dise : Volcano était toute une réussite métallique et un classique intemporel qui aidait Satyricon à exercer son influence sur le vaste monde métallique.

Grave – Back From the Grave – 2002

L’Évolution Métallique selon Sinistros #812
Grave – Back From the Grave – 2002
Suède

Quant on connait un tant soit peu le Métal extrême et qu’on a réussi à creuser un peu plus profond dans nos recherches sonores, on connait forcément la sonorité caractéristique du fameux Death Metal Suédois. Armés d’un ampli, une guitare et la célèbre Boss HM-2, Grave, tout comme cette génération de groupes Suédois, ne faisait pas dans la dentelle avec ses riffs gras et Back From the Dead était un parfait exemple de graisse musicale à la sauce Suédoise. Bien que le groupe n’ait jamais changé de cap et ait toujours conservé la même formule, est-il nécessaire de focusser sur cet aspect? Non car Grave a toujours livré la marchandise en demeurant bien assis confortablement dans ce qu’il faisait le mieux : Un Death Metal entrainant et pas gentil mais surtout rassembleur. Donc, pourquoi changer une formule gagnante? Écoutons ce Back From the Grave et nous aurons toutes les réponses à ces questions. Grimpez le volume et laisser vous emporter par la vague qui déferle!

Cathedral – The VIIth Coming – 2002

L’Évolution Métallique selon Sinistros #811
Cathedral – The VIIth Coming – 2002
Angleterre

Qu’on le veuille ou non, le Doom est un sous genre métallique tout aussi extrême que le Death Métal ou le Death Metal. Au lieu de la vitesse excessive et de la brutalité pure et dure, la lenteur et la finesse est à l’honneur et je ne le répèterai possiblement jamais assez, le Doom est véritablement un sous genre de musique extrême à sa manière. Cathedral a été l’un des piliers du Doom Metal pur et dur et Lee Dorian s’est fait un devoir de perpétuer le genre non seulement avec son propre groupe mais en créant Rise Above Records, un label majoritairement dédié à la musique lente au relents des années 70. La carrière de Cathedral a été longue et prolifique et continuait sur sa lancée de haute qualité musicale avec son septième album en 2002. Bien que le groupe n’ait jamais bifurqué de sa trajectoire initiale, il nous a toujours donné des albums mémorables et originaux avec des pièces brillamment bien construites sous les riffs riffs incroyables de Gaz Jennings. The VIIth coming est un autre chef d’œuvre du groupe Anglais et comme pour tous les albums précédents, il laissera sa marque tant dans la carrière de Cathedral que dans le monde métallique entier. À écouter immédiatement si on veut découvrir ou redécouvrir une musique bien faite et intemporelle.

Valborg – Der Alte – 2022

Valborg – Progressive Doom / Death Metal – Allemagne
Der Alte – 2022
Prophecy Productions
8.8/10

Fondé en 2002, Valborg est l’une de ces formations peu connues qui méritent toute notre attention, si on est un tant soit peu désireux de découvrir un Métal différent et une musique abrasive et plutôt minimaliste. J’ai connu la formation Allemande en 2017 avec son sixième album Endstrand et depuis J’attends chaque nouvelle sortie avec impatience.

D’entrée de jeu, Valborg ce n’est pas pour tout le monde et il faut avoir un esprit ouvert à la musique un peu plus mécanique et bizarre car de la bizarrerie mécanique, il y en a en masse sur Der Alte le plus récent album du trio. On utilise des riffs très minimalistes certes mais tellement caustiques que ça dilue le cerveau! Ces riffs un peu bizarroïdes sont bien assis sur une rythmique toute aussi minimaliste mais réglée comme une horloge et très mécanique, à la limite de la musique Industrielle par moments. Ajoutons à cela une forte dose de vocaux torturés et on obtient un parfait mélange de folie pure et de puissance musicale. Valborg nose pas entrer dans la vitesse pure, on se contente de jouer la carte de la lenteur plus dans le mid-tempo avec des éléments plus Doom. Certains seraient tentés de demander à quoi Valborg peut bien ressembler, je dirais à Valborg avec de fortes influences de Celtic Frost et Triptykon dans la manière d’aborder les structures musicales et l’intensité qui se dégage des pièces mais l’originalité du groupe est bel et bien au rendez-vous.

Si vous n’avez pas froid aux yuex et que vous aimez les défis sonores, Valborg est fortement conseillé pour vous sortir de votre zone de confort et pour découvrir une musique agressive unique en son genre. Moi, j’adore ça et ce nouvel album va forcément faire partie de mes tops 2022!

Composition : 9
Exécution : 9
Arrangements : 8.5
Production : 8.5
Appréciation : 9

Despised Icon – Consumed by Your Poison – 2002

L’Évolution Métallique selon Sinistros #810
Despised Icon – Consumed by Your Poison – 2002
Canda

Pour cette capsule je vais délibérément ouvrir une parenthèse que je M’étais juré de ne pas ouvrir dans cette évolution métallique. La raison est fort simple car les Québécois de Despised Icon sont des précurseurs qui ont forgé un genre à part entière, genre qui suscite bien des débats dans la grande famille métallique. Bien que Consumed by Your Poison soit un amalgame de Death Metal Brutal et de Grindcore, le son global du groupe oscillait vers une nouvelle entité qui deviendra indéniablement vers ce qu’on appelle maintenant le Deathcore et veut, veut pas, Despised Icon est un des premiers groupes du nouveau genre à l’échelle mondiale. L’alignement du premier album changera quelque peu par la suite avec Alex Erian qui prendra le poste de chanteur laissé vacant par Marie-Hélène Landry et le son du groupe migrera définitivement vers ce nouveau genre en pleine ébullition. Je sais, certains d’entre vous tout comme moi pensons que le Deathcore ne fait pas partie de la grande famille métallique et c’est la raison pour laquelle cette chronique sera la seule et unique à traiter de Deathcore. Je voulais souligner le fait que Despised Icon est un pionnier dans son genre et même si le Deathcore est à l’opposé de ce que le Métal devrait être, Consumed by Your Poison mérite sa place dans la grande évolution métallique.

Shadows Fall – The Art of Balance – 2002

L’Évolution Métallique selon Sinistros #809
Shadows Fall – The Art of Balance – 2002
États-Unis

Si le Metalcore originel avait dû demeurer tel qu.il était dès ses balbutiements, ce serait sans nul doute grâce à Shadows Fall qui, avec son troisième album, continuait de perpétuer cette flamme du renouveau métallique. Ce n’est pas pour rien qu’on avait attribué au groupe un genre inexistant répondant au nom de New Wave of American Heavy Metal. Avec The Art of Balance, Shadows Fall avait plus de Thrash Metal dans les veines que de Metalcore et plusieurs se demandaient si le groupe de Boston ne finirait pas par devenir le prochain Anthrax ou voire le prochain Metallica. Il n’en fut rien en bout de ligne mais Shadows Fall a su tirer son épingle du jeu en demeurant intègre à lui-même, du moins jusqu’à la deuxième moitié des années 2000. The Art of Balance est un album important dans l’évolution métallique car il a permis à toute une génération de jeunes à s’intéresser à autre chose que le Metalcore commercial et à embrasser le Métal plus underground.

Hate Eternal – King of All Kings – 2002

L’Évolution Métallique selon Sinistros #808
Hate Eternal – King of All Kings – 2002
États-Unis

Le Métal dit extrême avait pris tout un tournant au début du 21e siècle. Les groupes devenaient de plus en plus techniques et surtout de plus en plus rapides au point aù on se demandait si cette façon de jouer était vraiment humaine. Et bien oui, cette musique extrême était composée et jouée par des humains et Hate Eternal avait poussé le bouchon encore plus loin dès son premier album paru en 1999. Sur King of All Kings, cet extrémisme musical allait toujours plus loin avec des riffs ultra techniques et une structure musicale des plus complexes et même si Hate Eternal est demeuré depuis dans l’ombre de ses pairs Floridiens comme Morbid Angel et Cannibal Corpse, il est indéniable qu’il a réussi à changer la face du métal à sa façon. Ce deuxième album en est la preuve irréfutable et cet album se doit de se retrouver dans toutes les collections si on est un amateur de Death Metal noirci qui cogne dur.

In Flames – Reroute to Remain – 2002

L’Évolution Métallique selon Sinistros #807
In Flames – Reroute to Remain – 2002
Suède

In Flames avait effectué tout un changement drastique sur son sixième album et ce volteface à 180 degrés n’avait pas plu aux fans de l’époque, Reroute to Remains ne plait toujours pas aux fans de la première heure. La formation Suédoise avait tout simplement voulu embrasser le marché Américain en proposant un album très commercial, à l’image des groupes de Metalcore qui avaient été influencés par les albums précédents du groupe. Le résultat fut éloquent, Reroute to Remains est un album beaucoup plus accessible pour le commun des mortels et a marqué au fer rouge le moment où le groupe et le « Swedish Death Metal » sont devenus « radio friendly ». Est-ce que cet album était si mauvais que ça? Pour un amateur de musique doucereuse et commerciale, pas vraiment mais pour un Métalleux pur et dur fan de la première heure, cet album fut une totale catastrophe et un affront démesuré de la part de In Flames. Les parties vocales gentilles et rose bonbon ainsi que les riffs faciles et emmerdants faisaient maintenant partie du répertoire de In Flames et le groupe ne serait plus jamais perçu comme sa glorieuse époque. Reroute to Remain a planté le clou dans le cercueil de In Flames dans la grande Évolution Métallique et le groupe accumulera platitude par-dessus platitude pour les 20 années qui suivront cette horreur musicale.

Rotting Christ – Genesis – 2002

L’Évolution Métallique selon Sinistros #806
Rotting Christ – Genesis – 2002
Grèce

Nombreux sont les groupes ayant eu une formidable discographie presque sans failles et Rotting Christ en est une preuve flagrante. Ce duo de diablotins Grecs avait encore récidivé avec un extraordinaire septième album intitulé Genesis. Le fait le plus intéressant dans le cheminement de Rotting Christ c’est qu’il se réinventait à chaque album tout en gardant son essence unique. Genesis fut un autre chef d’œuvre signé par les frères Tolis et sur celui-ci ces derniers n’ont pas hésité une seule seconde à incorporer encore plus d’éléments dits classiques comme des chœurs et encore plus de claviers bien ancrés à des riffs mémorables et une rythmique réglée comme une montre Suisse. Le mélange de noirceur, de mélancolie et d’agressivité était une fois de plus surprenant mais ce qui seait encore plus surprenant dans les années suivantes c’est que le groupe ne fléchira jamais et nous offrira toujours une qualité musicale plus que supérieure à la moyenne. Si vous ne connaissez pas encore Rotting Christ, il serait grand temps de vous y mettre car c’est un des plus grands groupes de Métal Extrême depuis les débuts de cette formidable Évolution Métallique!

Agalloch – The Mantle – 2002

L’Évolution Métallique selon Sinistros #805
Agalloch – The Mantle – 2002
États-Unis

La formation Américaine Agalloch avait frappé très fort en 2002 avec son deuxième album The Mantle. Depuis sa sortie, cet album est considéré comme étant un incontournable du Folk Metal mondial et est devenu un classique instantané dès sa sortie. Avec The Mantle, Agalloch avait grandement évolué vers des sonorités très atmosphérqiues avec des une noirceur empruntée au Black Metal ce qui valu augroupe de devenir l’un des pionniers du Black Metal Atmosphérique qui fera des petits au cours des années suivantes. Des groupes comme Alcest ou Fen n’auraient possiblement pas pu se développer sans The Mantle tant cet album a été d’une influence capitale pour l’Évolution Métallique. Ici, pas de vitesse excessive, pas d’agressivité et pratiquement pas de distorsion. On utilise les guitares acoustiques pour donner une sonorité plus naturelle aux compositions du groupe. Agalloch ne sera jamais un groupe de grande envergure au sens propre du terme mais son côté très underground et parfois peu accessible fera du groupe une référence fort importante pour la suite.

Revocation – Netherheaven – 2022

Revocation – Death/Thrash Metal – États-Unis
Netherheaven – 2022
Metal Blade
7,9/10

Révocation est une de ces formations avec laquelle je suis mitigé au fil des parutions depuis Chaos of Form en 2011. Jusqu’à Teratogenesis, J’avais un beau penchant pour le groupe mais l’album éponyme m’avait tellement rebuté en 2013 que j’étais passé outre Deathless. Depuis, j’ai écouté un album sur deux et ce huitième album me laisse encore un peu perplexe.

Bien que David Davidson soit un musicien et compositeur fort talentueux et bien que Netherheaven comporte de très bonnes idées et d’excellents riffs, on dirait une fois de plus que Davidson nous en met plein la vue avec une technicité exemplaire mais oublie et laisse de côté le feeling ce qui résulte à un Métal agressif et technique plutôt générique comme plusieurs groupes de cette génération nous servent depuis une bonne dizaine d’années. La production est extraordinaire, le jeu des musiciens est incroyable mais on a droit à beaucoup de remplissage et les compositions sonnent vide et plastique plus souvent qu’autrement ce qui a pour effet de nous laisser avec un réel manque d’un petit quelque chose de capital. En résumé, cet album ne m’a pas surpris et fait lever de ma chaise. C’est loin d’être mauvais mais tout ce talent aurait pu être utilisé à bon escient.

Netherheaven résume une fois de plus le pourquoi Revocation demeure toujours un groupe de seconde zone depuis ses débuts et qu’il ne parvient pas à s’élever plus haut dans la grande sphère métallique. Dommage car ce groupe a toujours eu le potentiel pour aller bien plus loin.

Composition : 7
Exécution : 9,5
Arrangements : 7
Production : 9
Appréciation : 7

Nile – In Their Darkened Shrines – 2002

L’Évolution Métallique selon Sinistros #804
Nile – In Their Darkened Shrines – 2002
États-Unis

Nile avait rapidement obtenu une certaine notoriété dans le vaste monde du Death Metal brutal notamment dû à sa musique extrêmement technique et ses mélanges d’éléments inspirés de la musique de l’ancienne Égypte. Sur son troisième album, la technicité augmentait encore plus et le chaos musical s’installait au fil des pièces. Plusieurs fans n’avaient pas apprécié cet album à sa sortie possiblement à cause de la technicité et de la folie musicale tout au long de l’album, pourtant In Their Darkened Shrines est un des albums les plus techniques de cette époque et a même pavé la voie pour la suite des choses. Autant les années 80 avaient été reconnues pour sa course à savoir qui jouerait le plus vite, autant le début des années 2000 était une compétition de technique musicale hors de commun. Ce troisième album de Nile est un parfait exemple de cette course effrénée vers cette technicité inhumaine qui contiunuera d’évoluer au fil des années qui suivront. Un excellent album à découvrir tant pour l’histoire métallique que pour notre culture personnelle.

Meshuggah – Nothing – 2002

L’Évolution Métallique selon Sinistros #803
Meshuggah – Nothing – 2002
Suède

Avec Nothing, Meshuggah avait complètement implanté sa sonorité qui sera connue sous le nom involontaire de Djent. Ce quatrième album comportait des idées musicales peu communes avec des riffs saccadés et relativement simplistes mais ces riffs bien assis sur un rythmique chaotique et à 180 degrés en complexité donnaient des compositions disjonctées et surtout difficiles d’accès. Meshuggah, on aime ou on n’aime pas et ses albums peuvent parfois paraître être du n’importe quoi mais en écoutant attentivement, on ressent le fil conducteur sur leque toutes les pièces du puzzle s’imbriquent parfaitement. Avec des prototypes de guitares à 8 cordes Nevborn qui se désaccordaient sans cesse, le groupe avait dû enregistrer l’album avec des 7 cordes accordées plus bas et non contents du résultat final, l’album fut réenregistré en 2006 avec des guitares 8 cordes Ibanez conçues spécialement pour le groupe. Nothing demeure néanmoins un solide album du groupe et c’est avec celui que le Djent a vraiment pris naissance.

Dark Tranquillity – Damage Done – 2002

L’Évolution Métallique selon Sinistros #802
Dark Tranquillity – Damage Done – 2002
Suède

Le monde métallique doit beaucoup au mouvement Death Metal mélodique de Gothenburg en Suède notamment avec la formation Dark Tranquillity qui continuait à influencer la planète à grands coups de riffs incisifs sur son sixième album, Damage Done. Le groupe avait encore beaucoup à offrir mais son règne achevait tranquillement. Damage Done fut le dernier album digne de ce nom pour le groupe avant de se tourner lentement mais sûrement vers des sonorités plus commerciales qui, ironiquement, étaient influencées par des groupes qui avaient eux-mêmes été influencés par Dark Tranquillity. Certes, les heures de gloire du groupe étaient loin derrière mais Damage Done fut un album haut en couleurs et en textures musicales qui restera gravé à jamais dans la grande évolution métallique.

Pain – Nothing Remains the Same – 2002

L’Évolution Métallique selon Sinistros #801
Pain – Nothing Remains the Same – 2002
Suède

Pain, le projet solo de Peter Tagtgren avait pris de l’ampleur avec le troisième album et le projet avait surtout pris de la maturité. Tagtgren avait volontairement délaissé les vocaux agressifs pour laisser la place à des vocaux sans modulation granuleuse dans le timbre. Pain s’enlignait tranquillement vers la recherche de nouvelles audiences et l’augmentation des claviers sur cet album et les voix plus douces allaient forcément atteindre un nouveau public avec les mélodies et les sonorités plus mécaniques. Adoucir sa sonorité ne veut pas nécessairement dire devenir mou et sombrer dans le côté commercial de la musique. Pain avait réussi à pallier puissance et mélodies accrocheuses dans une même chanson et avait réussi l’exploit à transmettre cette facette à tout l’album qui deviendra le point de départ du nouveau Pain. Un excellent album rempli de sonorités riches et amplement de punch pour susciter l’intérêt du plus difficile des métalleux. À écouter avec un bon niveau sonore pour en apprécier chaque parcelle!

Vintersorg – Visions From the Spiral Generator – 2002

L’Évolution Métallique selon Sinistros #800
Vintersorg – Visions From the Spiral Generator – 2002
Suède

Une grande portion de la population mondiale pense que la musique Métal n’est en fait que du bruit ou une passade d’adolescent prépubère qui s’estompera à l’âge adulte. Pour cette populace, les musiciens dans le Métal ne savent pas jouer et ne font que rendre gloire à Satan. Cependant, dans les faits, plusieurs de ces musiciens Métal sont en fait des génies musicaux qui influencent le cours de l’histoire à grands coups de compositions dignes des grands compositeurs classiques et façonnent d’une certaine manière la musique pop tant prisée par les gens dits normaux qui découvrent des chefs-d’œuvre du Métal 36 ans après leur sortie grâce à une série ou une publication sur Tik Tok. Mais Sinistros, veux-tu bien me dire où est-ce que tu t’en vas avec ça en cette 800e capsule consécutive? Tout simplement que Vintersorg en est tout un génie de la musique moderne qui a fait grandement évoluer tant le métal que la musique Progressive et par la bande certaines sonorités comprises dans des styles plus populaires. Avec son quatrième album, Andreas Hedlund était devenu non seulement une sorte de légende métallique mais un pionnier du Métal Progressif qui a fait avancer les choses de manière spectaculaire au tournant des années 2000. Visions From the Spiral Generator était une fois de plus un album audacieux pour Vintersorg qui visitait des éléments issus du passé savamment mélangés à des éléments sonores d’aujourd’hui faisant de la musique d projet un puissant hommage au passé lointain, au présent et au futur. Écoutez cet album en prenez-en de la graine!

Incantation – Blasphemy – 2002

L’Évolution Métallique selon Sinistros #799
Incantation – Blasphemy – 2002
États-Unis

Le sixième album de Incantation n’avait pas fait l’unanimité à sa sortie, c’était peut-être dû à sa production floue ou au léger changement dans le style de compositions du groupe. Toujours est-il qu’il y a et aura toujours des mécontents quelque soit le groupe ou l’album. On peut le dire sans cachotteries : Blasphemy n’est pas le meilleur album de la discographie du groupe mais il n’est quand même pas mauvais au point de le dénigrer. Oublions la production merdique un instant. Est-ce que l,album renferme des riffs incroyablement bien ficelés? Bien sûr! Est-ce que l’album contient de bonnes pièces au fil de ses 75 minutes? Mais oui même si cet album aurait gagné à être un peu plus court avec certains remplissages en moins. Tout ce qui compte à la fin c’est d’avoir un album qui se tient et qui est tout de même plaisant à écouter et c’est exactement ce que le groupe nous a proposé avec Blasphepmy. Incantation continuait à être une référence en matière de Death Metal et était toujours tout aussi influent qu’à ses débuts. Blasphemy gagne à être connu et mérite une seconde chance en le réécoutant attentivement!

Origin – Informis Infinitas Inhumanitas – 2002

L’Évolution Métallique selon Sinistros #798
Origin – Informis Infinitas Inhumanitas – 2002
États-Unis

Origin est l’une de ses formations qui ont chamboulé la musique extrême au tournant des années 2000. Son premier album en avait surpris plus d,un dans le bon et mauvais sens, si bien que le groupe avait réajusté le tir avec Informis Infinitas Inhumanitas tout en augmentant le degré ultra technique et brutal de ses compositions. Il était évident que Origin ce n’était pas pour tout le monde comp0te tenu du chaos sonore qui se dégageait de pièce en pièce. Les bases du Death Metal plus que technique avaient déjà été fondées mais Origin avait fait en sorte que cet extrémisme musical ne se perde pas, au contraire! Ce deuxième album avait poussé d’autres musiciens à pousser la machine pour faire augmenter ce niveau de technicité et dès lors, le « Technical Death Metal » était devenu un sous genre à part entière. Un album qui n’est pas conseillé pour les doux ou ceux qui aiment leur métal un peu plus standard!