Sabbath Assembly – A Letter to Red – 2019

Sabbath Assembly – Occult Rock – États-Unis
A Letter to Red – 2019
Svart Records
8,7/10

Sabbath Assembly nous offre son septième album en carrière. Intitulé A Letter to Red, ce nouvel album marque un retour aux sources pour le groupe. On délaisse le côté progressif pour conserver des sonorités plus 70’s rock.

Ce changement de cap du groupe apporte son lot de curiosité et de questionnements. Bien que l’album soit à la hauteur de ce que le groupe nous a habitué par le passé, il est un peu plus faible que les deux parutions précédentes. Jamie Myers nous offre encore une fois sa voix chaude et puissante mais la complexité des compositions a diminué de façon considérable, le groupe a choisi de diminuer les envolées spectaculaires pour se concentrer sur les riffs efficaces et accrocheurs. Les sonorités flyées et la mélancolie sont toujours présentes et la puissance du groupe n’a pas perdu de sa ferveur, la production est beaucoup plus fluide et claire que sur les précédentes parutions ce qui enlève un peu le charme et les sonorités granuleuses qui forgeaient le son de Sabbath Assembly.

A Letter to Red est néanmoins un très bon album de Hard Rock à la sauce 70’s, cet album plaira aux fans de la première heure sans aucun doute.

Composition: 8,5
Exécution: 9
Ambiance: 8,5
Production: 9
Appréciation Générale : 8,5

Vltimas – Something Wicked Marches In – 2019

Vltimas – Blackened Death Metal – Internationnal
Something Wicked Marches In – 2019
Season of Mist
9,1/10

Que se passe t-il lorsque l’on réunit David Vincent, Rune Eriksen et Flo Mounier? Une bombe musicale allaint Black Metal et Death Metal dans les plus pures traditions et un super groupe explosif nommé Vltimas.

C’est à grands coups de riffs étoffés et de rythmique martelante que Vltimas nous offr un premier album qui décoiffe et dévaste tout sur son passage. David Vincent nous livre une perforamnce vocale des plus percutantes et le niveau de composition est surprenant, Morbid Angel peut aller se rhabiller, Vincent fait ici un immense pied de nez à Trey Azagthoth. La production est une réussite à tout points de vue, l.album sonne et ça aide à rendre les pièces encore plus puissantes. Signe que cet album en est un de taille, les 38 minutes et les neuf pièces passent très rapidement, aucun moment de faiblesse ni de remplissage inutile, que de l’excellence d’un bout à l’autre.

Pour ceux qui doutaient encore de David Vincent, rassurez-vous il est encore présent et en pleine forme. Un excellent album qui sera haut dans les tops de 2019.

Composition: 9
Exécution: 9,5
Ambiance: 9
Production: 9
Appréciation Genérale : 9

Vorga – Radiant Gloom – 2019

Vorga – Black Metal – Allemagne
Radiant Gloom – 2019
Indepoendant
8,3/10

Vorga est une toute jeune formation Allemande fondée en 2016. Oeuvrant dans un créneau Black Métal près des origines, le groupe nous offre son premier EP intitulé Radiant Gloom paru de façon indépendante cette année.

Dès les premières notes de The Black Age on sait que nous aurons droit à de la musique de qualité avec une excellente production. Le quatuor est assez habile avec les riffs froids et a une très bonne maîtrise des instruments. Niveau composition, c’est très professionnel, on entends des relents de Immortal et même de Necrophobic au fil des quatre pièces de l’album tout en ayant une signature propre et une sonorité riche en textures. Le groupe mise sur une rythmique mid-tempo avec des mélodies bien ficelées.

Vorga signe un très bon premier effort, le groupe sera à surveiller de près pour la prochaine sortie. Si vous aimez le Black metal froid et sombre, Radiant Gloom est pour vous!

Composition: 8,5
Exécution: 8,5
Ambiance: 8
Production: 8,5
Appréciation Générale : 8

Rotting Christ – The Heretics – 2019

Rotting Christ – Melodic Black Metal – Grèce
The Heretics – 2019
Season of Mist
8,8/10

Rotting Christ est l’une de ces formations qui ne font pas les choses à moitié. Le groupe a toujours un quelque chose de différent à proposer d’album en album et se ressource assez régulièreement. Ayant d.buté sa carrière comme étant un groupe mélangeant le Grind et le Black Metal, les Grecs ont par la suite adopté une approche plus Gothique avec des albums comme Theogonia, Aelo ou Kata Ton Daimona Eaytoy pour revenir à un son plus près du Black Metal avec Rituals.

Treizième album du iroupe, The Heretics reprends exactement là où Rituals nous avait laissés en 2016 avec une musique répétitive et hypnotique alliant riffs mordants et lenteur vaporeuse. On reprends les rituels en y ajoutant une dose plus majestueuse et invocatrice tout en gardant l’essence même de Rotting Christ. The Heretics est un peu moins percutant que son prédécesseur mais concserve tout le charme et les textures sonores propres aux habitudes du groupe depuis les cinq ou six derniers albums. Rotting Christ garde toujours son cap en nous offrant l’excellence sonore et des textures musicales grandioses. Ici on a droit à des sonorités un peu médiévales avec des choeurs rappelant les chants grégoriens avec un soupçon d’éléments folk aux tendances païennes, ce qui n’est pas pour me déplaire.

The Heretics est une excellente offrande de la part de Rotting Christ, plus lente que d’habitude mais toujours aussi majestueuse. Un album qui plaira aux fans du groupe sans aucun doute!

Composition: 8,5
Exécution: 9
Ambiance: 9
Production: 9
Appréciation Générale : 8,5

Malevolent Creation – The 13th Beast – 2019

Malevolent Creation – Death Metal – États-Unis
The 13th Beast – 2019
Century Media
8,1/10

Le monde du Death Metal est devenu très vaste au fil des décennies et comporte d’innombrables groupes ayant fait leur marque depuis les débuts de ce sous-genre métallique à la fin des années 80. Les Floridiens de Malevolent Creation en sont à leur treizième album en carrière et la fondation du groupe datant de 1987 en fait l’un des pionniers du genre.

The 13th Beast s’inscrit dans la lignée de ce que le groupe nous a habitués d’album en album durant les 32 dernières années en maintenant toujours le cap avec la même agilité et le même genre. Ce nouvel album ne comporte pas de réelle surprise, onze nouvelle compositions taillées dans le même Métal que les précédents albums sans aucun changement de direction. Certains diront que c’est parfait comme ça mais en bout de ligne répéter le même album sortie après sortie peut relever de la redondance pure et dure. La production est très bonne et le niveau de composition est toujours aussi élevé, c’est du très bon Death Metal de la vieille école qui plaira aux fans de la première heure.

En résumé, The 13th Beast sonne comme tous les autres albums du groupe et sonne comme tous les groupes du même genre. Pas d’innovation ou d’idées nouvelles mais ça reste efficace et bien fait.

Composition: 8
Exécution: 8,5
Ambiance: 7,5
Production: 8,5
Appréciation Générale : 8

Front Line Assembly – Wake Up the Coma – 2019

Front Line Assembly – Industrial – Canada
Wake Up the Coma – 2019
Metropolis Records
8,5/10

Wake Up the Coma marque la sortie du 19e album studio de la formation Canadienne Front Line Assembly. Le Duo de Bill Leeb et Rhys Fulber en est une pionnière du genre, le duo oeuvrant dans cette cscène depuis plus de trois décennies. Bill Leeb a même fait partie de la légendaire formation Skinny Puppy à ses débuts sous le pseudonyme de Wilhelm Shroeder.

Ce nouvel album respire une fois de plus la marque de commerce de FLA, lourdement axé sur les claviers et sonorités diverses apportant tantôt des éléments atmosphériques et vaporeux, tantôt un martèlement continu où l’agressivité et la puissance sont à l’honneur. Mis à part la pathétique reprise de Rock Me Amadeus, la majorité des douze pièces de l,album sont efficaces et renferment de bonnes idées. On sent un essoufflement dans les compositions, possiblement dû à un manque d’inspiration par moments. Comme toujours, la production est excellente et rends justice au travail de Bill Leeb. L’album comprends également des invités surprises de taille dont Robert Gorl (DAF), Nick Holmes (Paradise Lost, Bloodbath) et Chris Connelly (Revolting Cocks, Ministry) qui apportent un petit plus à leur pièce respective.

Wake Up the Coma n’est pas un Gashed Senses & Crossfire ou un Tactical Neural Implant mais un album correct qui s’écoute plutôt bien malgré l’horripilante reprise de Falco dont on se serait totalement passé.

Composition: 8,5
Exécution: 8,5
Ambiance: 8,5
Production: 9
Appréciation Générale : 8

The Claypool Lennon Delirium – South of Reality – 2019

The Claypool Lennon Delirium – Psychedelic Rock/Experimental – États-Unis
South of Reality – 2019
ATO Records
9,7/10

Deuxième album studio pour The Claypool Lennon Delirirum qui pousse ici beaucoup plus loin la folie et l’expérimentation musicale qui avaient été engendrées sur Monoltih of Phobos en 2016. Pour ceux qui ne seraient pas familiers avec ce projet, la réponse à votre question c’est oui, il s’agit bien d’un prijet avec Les Claypool de Primus et Sean Lennon, fils de vous savez qui.

Sur South of Reality, le duo se partage une fois de plus l’instrumentation, les voix et la production. Sean Lennon prenant la guitare comme instrument principal et Les Claypool la basse, les deux jouant le reste des divers et nombreux instruments au fil des pièces. J’avais déjà mentionné par le passé que ce projet était un genre de clash entre The Beatles et Primus mais c’est beaucoup plus que ça. Le duo nage en plein délire psychédélique et très progressif et bien que certains éléments sonores provenant des Sgt. Peppers ou Revolver, les deux comparses puisent à même la source Progressive pour élaborer des pi`ces complexes et riches en sonorités diverses. Les King Crimson, Pink Floyd et autres sommités des années 70 font partie intégrante du son global de The Claypool Lennon Delirium, les arrangements étant époustouflants et les ambiances complètement disjonctées! Il est intéressant d’entendre le fruit de la rencontre de deux génies musicaux semblant à l’opposé l’un de l’autre, nous connaission déjà la qualité musicale de Claypool, mais celle de Lennon n’était à peu près pas connue, le fils de l’autre a autant de talent que son paternel et a un petit quelque chose de tordu provenant de sa mère créant ainsi un mélange explosif de sonorités et d’idées riches en couleurs!

South of Reality est supérieur à son prédécesseur et c’est un album que tout amateur de musique progressive et hors normes se doit d’écouter. Le début de 2019 était un peu mou en sorties jusqu’ici mais avec ce deuxième album, The Claypool Lennon Delirium vient rectifier le tir!

Composition: 9,5
Exécution: 10
Ambiance: 9,5
Production: 9,5
Appréciation Genérale : 10

Candlemass – The Door to Doom – 2019

Candlemass – Epic Doom Metal – Suède
The Door to Doom – 2019
Napalm Records
9/10

Décidément, Candlemass est encore une fois plein de surprise et en sors une de taille de son sac! Après avoir congédié Robert Lowe tout juste avant la sortie de Psalms for the Dead, Leif Edling avait annoncé que c’était le dernier album du groupe. Puis, contre toute attente, Candlemass sort coup sur coup deux mini albums en 2016 et 2018 avec Mats Levén à la voix et en décembre 2018, annonce que le chanteur original de la formation, Johan Längquist était de retour 32 ans après la sortie de Epicus Doomicus Metallicus et qu’un nouvel album verrait le jour au début 2019.

Et bien, le voici ce nouvel album! Intitulé The Door to Doom, ce nouvel opus nous transporte près de 30 ans dans le passé comme si c’était la suite directe du premier album qui avait fait fait couler beaucoup d’encre à l’époque. On y retrouve le Doom épique granuleux et lourd qui avait pris le monde du Métal par surprise en 1986 et on y retrouve Längquist plus en forme que jamais! La production a également puisé ses sources dans les débuts du groupe avec des sonorités un peu moins léchées que sur les derniers albums, on y retrouve une chaleur et une texture sonore plus près de ce que le Doom originel sonnait et ceci apporte un certain charme au tout. Le groupe se paie même une ballade avec des guitares acoustiques qui contraste avec la puissance des pièces que le groupe nous a habitué au fil des albums. En tout huit pièces de pur Candlemass qui perpétuent la tradition Doom qui avait été implantée par le groupe en 1986 et ce nouvel album prouve une fois de plus que Leif Edling et sa bande sont les maîtres incontestés de Doom traditionnel.

The Door to Doom se hissera haut dans les tops de 2019 et est déjà un classique du genre. A écouter sans réserve avec un maximum de volume!

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 9
Production: 8,5
Appréciation Genérale : 9,5

Ewigheim – Irrlichter – 2019

Ewigheim – Gothic Metal – Allemagne
Irrlichter – 2019
Massacre Records
8,9/10

J’avais découvert Ewigheim en 2016 avec le sixième album, Schlaflieder. Étant un grand fan de The Vision Bleak, j’avais beaucoup d’attentes car justement, Ewigheim comporte dans sa formation le duo derrière The Vision Bleak. L’album m’avait beaucoup déplu, le trouvant trop mou et trop mélancolique et je dois dire que je n’étais pas certain de réitérer l’expérience avec ce nouvel album.

Et bien je dois dire que Ewigheim est revenu sur la bonne voie avec Irrlichter qui comprends dix pièces de pur Gothic Metal dans la veine de The Vision Bleak avec des relents à la Sisters of Mercy période Floodland avec des sonorités rappelant Type O Negative par moments. Donc un album un peu plus musclé que son prédécesseur avec des des riffs mordants arrosés de cette tristesse qui fait du Gothique une musique froide et mélancolique. Le piano est à l’honneur sur cet album apportant des éléments un peu plus classique aux compositions du groupe qui utilise l’allemand comme langue pour le chant. Cet aspect donne l’impression de déjà entendu, dans Rammstein ou Die Apokalyptischen Reiter pour ne nommer que ceux-là.

J’ai bien aimé cet album dans son ensemble, la production est au rendez-vous et le niveau de composition est à l’image de ce que le duo nous habitue avec The Vision Bleak, Empyrium ou Sun of the Sleepless. Une belle réussite pour les amateurs de musique Gothique de la vieille école.

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 9
Production: 9
Appréciation Genérale : 8,5

Die Klute – Planet Fear – 2019

Die Klute – EBM/Industrial Metal – International
Planet Fear – 2019
Cleopatra Records
7,3/10

Die Klute est un tout nouveau projet Industriel Métal dans lequel on retrouve Dino Cazares de Fear Factory, Jurgen Engler de Die Krupps et Claus Larsen de Leather Strip. Ce projet est totalement axé sur les claviers et le martèlement typique associé à la musique industrielle, donc une musique très mécanique et saccadée.

Dès les premières mesures de l’album, nous savons à quoi nous aurons affaire, le son de die Krupps est très présent et c’est un peu malheureux dans un sens car Die Klute est une copiè/collé de Die Krupps en moins percutant et moins original. La présence de Dino Cazares se perd complètement dans l’océan de claviers minimalistes ce qui enlève un intérêt total pour un Métalleux recherchant avant tout les sonorités à la Fear Factory. Bien que comportant de très bonnes idées, celles-ci ont été surexploitées par le passé et Planet Fear sonne le réchauffé sur la majeure partie de l’album.

Ce premier album comporte toutefois de bonnes pièces mais ce n,est pas suffisant pour crier au chef d’oeuvre. Planet Fear ne se hissera pas au sommet avec les pionniers du genre mais demeure tout de même écoutable du début à la fin.

Composition: 7,5
Exécution: 7
Ambiance: 7
Production: 8
Appréciation Genérale : 7

Legion of the Damned – Slaves of the Shadow Realm – 2019

Legion of the Damned – Death/Thrash Metal – Pays-Bas
Slaves of the Shadow Realm – 2019
Napalm Records
8,5/10

L’annonce d’un nouvel album de la part de Legion of the Damned est toujours longue dans mon cas. Ce groupe provenant des Pays-Bas entre dans ma liste de groupes favoris tous styles confondus et je ne suis jamais déçu d’album en album.

Hormis Feel the Blade qui est une ré-édition du dernier album de Occult, Legion of the Damned en est à son sixième album studio et avec Slaves of the Shadow Realm, le groupe poursuit avec puissance ce qu’il entretient depuis des lustres. Bien que le groupe n’ait pas changé d’un iota depuis ses débuts en tant que Legion of the Damned en 2005, il n’en demeure pas moins qu’il est encore en mesure de nous livrer de la musique de haut calibre sans baisser d’intensité. Les membres du groupe ont toujours misé sur la simplicité et la force brute, ici pas d’incursions dans le monde du ultra technique, d’excellents riffs simples et bien ficelés reposant sur une force de frappe explosive. Les compositions sont brillamment construites et même si le groupe œuvre dans un Death/Thrash commun, l’originalité du son et la manière de rendre les pièces est unique au quatuor. Sur ce nouvel album on garde toujours le cap avec une musique crue et franche en misant plus sur les riffs que sur les ambiances, il faut que ça cogne dur et que ce soit dans ta face.

Une autre très belle réussite pour Legion of the Damned avec un album qui frappe là où ça fait mal. Grimpez le volume et faites vous aller la touffe!

Composition: 9
Exécution: 8,5
Ambiance: 8
Production: 8,5
Appréciation Genérale : 8,5

Changements dans la liste des critères pour 2019

Bonne année 2019 à tous!

De légers changements seront apportés cette année au niveau des critères et des notes données aux albums. La partie « Originalité » sera maintenant imbriquée dans la section « Composition ». Une nouvelle section voit aussi le jour afin de permettre de répartir un peu mieux les notes pour ainsi atteindre un résultat final plus près de la vérité. Donc, la section « Appréciation personnelle » viendra égaliser de façon plus juste le total des notes qui seront toujours sur une échelle de 10. Les notes seront toujours attribuées à la musique uniquement. L’aspect paroles et graphique ne seront pas pris en compte comme par le passé. En nous souhaitant une année de grand crûs!

Tops 2018

01-Voïvod – The Wake
02-Sigh – Heir To Despair
03-Augury – Illusive Golden Age
04-Loreena McKennitt – Lost Souls
05-Behemoth – I Loved You at Your Darkest
06-Voices – Frightened
07-Ghost – Prequelle
08-The Monolith Deathcult – Vergelding – Dawn of the Planet of the Ashes
09-Tribulation – Down Below
10-Ihsahn – Ámr
11-Thy Catafalque – Geometria
12-Satan – Cruel Magic
13-Masters Hammer – Fascinator
14-Rivers of Nihil – Where Owls Know My Name
15-Lucifer – Lucifer II
16-Sadist – Spellbound
17-Nightmarer – Cacophony of Terror
18-Magister Dixit – Their blood, Their sweat, their tears
19-The Antichrist Imperium – Volume II Every Tongue Shall Praise Satan
20-Immortal – Northern Chaos Gods
21-Radiant Knife – Science Fiction
22-Anaal Nathrakh – A New Kind of Horror
23-Age of Taurus – The Colony Slain
24-Herr Nox – Stargazer
25-Necrophobic – Mark Of The Necrogram
26-Ministry – AmeriKKKant
27-At the Gates – To Drink from the Night Itself
28-Spiral Skies – Blues For A Dying Planet
29-Iron Void – Excalibur
30-Black Tusk – TCBT
31-Weedpecker – III
32-Arkona – Khram
33-Frank X – From Planet X
34-Endarken – Tvoj je hram u srcu mom
35-Varsovie – Coups Et Blessure
36-Orange Goblin – The Wolf Bites Back
37-Sear Bliss – Letters From The Edge
38-Deicide – Overtures Of Blasphemy
39-Krisiun – Scourge Of The Enthroned
40-Uncle Acid and the Deadbeats – Wasteland
41-Bloodbath – The Arrow of Satan is Drawn
42-Bane – Esoteric Formulae
43-Watain – Trident Wolf Eclipse
44-Spirit of Rebellion – 2018 – The Reign of Denial
45-Ost+Front – Adrenalin
46-Voidhanger – Dark Days of the Soul
47-Iron Angel – Hellbound
48-The Konsortium – Rogaland
49-Chthonic – Battlefields of Asura
50-Unleashed – The Hunt For White Christ
51-Crescent – The Order of Amenti
52-Replicant – Negative Life
53-Ribspreader – The Van Murders, Pt. 2
54-Candlemass – House of Doom
55-Brimstone Coven – What Was And What Shall Be
56-Summoning – With Doom We Come
57-Judas Priest – Firepower
58-Strigampire – One Fix, Nine Clouds & Six Feet Deep
59-ASG – Survive Sunrise
60-U.D.O. – Steelfactory

The Monolith Deathcult – V2 – Vergelding – 2018

The Monolith Deathcult – Industrial Death Metal – Pays-Bas
V2 – Vergelding: Dawn of the Planet of the Ashes – 2018
Human Detonator Records
9,5/10

Il y a de ces groupes qui vous surprennent de par leur ingéniosité musicale et de par leur puissance. J’ai fais la connaissance de The Monolith Deathcult avec l’album Tetragrammaton en 2013 et je puis affirmer haut et fort que ce groupe fait partie de la catégorie mentionnée en début de texte. Bien que le mini album ayant suivi était plutôt fade, le groupe s’était très bien reprisavec V1 – Versus en 2017 et récidive de façon magistrale avec V2 – Vergelding cette année.

En partant, si vous n,aimez pas les claviers et la musique mécanique, passez votre chemin car The Monolith Deathcult s’inscrit dans la pure tradition de la musique Industrielle Métallique. A cheval entre Die Krupps et Fear Factory et Samael, la musique de The Monolith Deathculth a ce gros plus qui fait d’un band un band moyen ou extraordinaire. Le Death Metal est très présent mais le côté mécanique l’est tout autant, comme une version Death des pionniers Ministry incluant les échantillonnages, les riffs mordants et la rythmique réglée comme une horloge. Le groupe nous transporte une fois de plus dans un univers mécanique où s’entremêlent la douceur de la musique symphonique avec la brutalité du Death Métal tout en incorporant des passages électroniques à la limite du progressif par moments.

Ce nouvel album est une réussite sur toute la ligne et finit bien l’année 2018. Un album qui se retrouvera bien haut dans les tops de l’année.

Composition: 9,5
Exécution: 9,5
Ambiance: 9,5
Originalité: 10
Production: 9

Chthonic – Battlefields of Asura – 2018

Chthonic – Melodic Black/Dath/Folk Metal – Taiwan
Battlefields of Asura – 2018
Ciong Zo
8,6/10

Suite à la sortie de l’album Bù-Tik en 2013, Freddie Lim avait fondé son propre parti puis élu au gouvernement Taiwannais. Il aura fallu cinq ans pour voir la sortie d’un nouvel de Chthonic, ces derniers nous offrant son huitième album si on fait fi de l,album accoustique paru en 2014.

Battlefields of Asura s’inscrit dans la lignée des albums de Chthonic en nous offrant une fois de plus des compositions solides et originales où s’entremêlent Black et death Metal mélodqiue avec des éléments plus Progressifs. Comme à son habitude, Chthonic met l’emphase sur la musique traditionnelle de son pays en incorporant des sonorités et des instruments issus de ce folklore musical. Ajointons à tout ceci une bonne dose de symphonique, de la rapidité et beaucoup de mordant et vous obtiendrez le son unique du groupe. Ce nouvel album ne réinvente aucunement le style de Chthonic et même si cet album est un peu plus faible que Takasago Army et Bù-Tik, il n’en demeure pas moins très bon et au dessus de la moyenne.

Chthonic supplante une fois de plus certaines grosses pointures du genre et se classe encore une fois parmi les grandes formations symphoniques du monde Métallique.

Composition: 8,5
Exécution: 9
Ambiance: 8
Originalité: 8,5
Production: 9

Sadist – Spellbound – 2018

Sadist – Progressive Death Metal – Italie
Spellbound – 2018
Scarlet Records
9,2/10
Spellbound est le huitième album de la formation Italienne Sadist qui continue sur sa lancée d’excellence musicale. Une fois de plus, Sadist nous plonge dans un univers sonore fascinant dans lequel s’entremêlent Death Metal Technique puissant et Progressif des origines.

Bien que la production de Spellbound soit un peu plus floue que sur Hyaena, les onze pièces présentes sur l’album ont été composées de main de maître avec une exécution assez phénoménale. Une fois de plus l’aljout de claviers aux sonorités ambiantes vient parfaire le mélange Death Progressif du groupe en adoucissant certains passages et revenir en force avec une puissance de frappe hors du commun. Bien que le style du groupe a de forts penchants Death Metal inspiré de Death et Atheist, on retrouve de fortes influences du Prog Italien comme RDM et PFM avec quelques parcelles de Jazz tout au long de l’album. Bref, un excellent mélange de technicité et de brutalité.

Spellbound se retrouvera dans les tops albums de l’année, un album que je coseille fortement aux fans de musique éclatées et hors des standards pré-établis.

Composition: 9,5
Exécution: 9,5
Ambiance: 9
Originalité: 9
Production: 9

Sigh – Heir to Despair – 2018

Sigh – Avant Garde Metal – Japon
Heir to Despair – 2018
Spinefarm Records
9,7/10

Bien qu’initialement ayant débuté en tant que formation Black Metal, Sigh s’est aventuré vers des contrées plus éclatées musicalement au fil des albums. Imaginary Soundscapes avait ouvert la voie vers des textures musicales fort différentes en 2001 et depuis le groupe Japonnais ne cesse de nous étonner au gré de ses sorties d’albums.

Le nouvel album, Heir to Despair, ne fais aucunement abstraction des précédentes parutions poussant même la folie encore plus loin. Attention, Sigh est un groupe difficile d’accès si vous préférez demeurer dans certains standards sonores car ici on a affaire à une pure défonce musicale qui redéfinit les barrières. Bien que très Métal, Sigh jongle avec divers types d’instrumentations et de styles musicaux passant de la musique de films d’horreur des années 60 et 70 à du Rock and Roll pur et dur ajoutant des éléments Progressifs parfois Jazzy, parfois plus Funk. On jongle également avec tous les styles de Métal, Black, Death, Heavy, Power, Thrash et j’en passe. Bref, de la musique éclatée pour ceux qui sont ouverts d’esprit. Le nouvel album renferme neuf pièces dans la plus pure tradition de Sigh avec des riffs et des sonorités plus déments que jamais et jouissant d’une production en béton armé.

Un nouvel album qui plaira aux fans du groupe dont je fais partie. Un albumn qui se retrouvera très haut dans la liste des tops 2018.

Composition: 10
Exécution: 10
Ambiance: 9,5
Originalité: 10
Production: 9

Herr Nox – Stargazer – 2018

Herr Nox – Alternative Rock/Gothic Rock – Canada
Stargazer – 2018
Independant
9/10

Herr Nox nous arrive avec son premier album solo intitulé Stargazer, un album fort différent de ce qu’il a pu faire avec The Astroplex et Daedalean Complex. J’ai eu la chance de mettre la main sur cet album de la part de Herr Nox lui-même et après plusieurs écoutes de Stargazer, je suis tombé sous le charme de cette musique sombre et envoûtante.

Bien que certaines sonorités Métal soient présentent, le son général de l,album renferme plusieurs idées issues de différents mouvements et différentes époques. Les claviers sont à l’avant plan et les guitares un peu plus effacées donnant une certaine ambiance mécanique tout au long de l’album. I lfaut avoir un esprit ouvert pour s’aventurer dams la musique de Herr Nox, le Métalleux moyen risque de s’y perdre un peu car ici on touche à des instrumentations provenant tantôt du Post Punk et Synthpop, parfois du Black Metal et même du Progressif par moments. Les sons et idées qui se dégagent de l,album sont assez difficiles à catégoriser mais on pourrait aisément affirmer que des relents de Depeche Mode et Chameleons se font entendre au fil des pièces avec des passages rappelant Ihsahn et Arcturus. Un mélange très homogène de beaucoup de choses, d’instruments et d’idées dans lequel Herr Nox nous livre son talent pour la composition et arrangements avec brio et puissance.

Stargazer comprends huit pièces habilement ficelées avec une production sans faille. Du vrai travail de pro! Seul petit bémol : l’album passe tellement vite qu’on reste en suspend lorsqu’il est terminé.

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 9
Originalité: 9
Production: 9

Bane – Esoteric Formulae – 2018

Bane – Melodic Black/Death Metal – Serbie
Esoteric Formulae – 2018
Black Market metal label
8,8/10

Provenant de la Serbie mais maintenant établi à Montréal, la formation Bane avec à sa tête Branislav Panić nous offre son troisième album, Esoteric Formulae. Cet album est ma première incursion dans le monde musical de bane et je dois dire que je ne suis pas déçu, même que je suis étonné par la qualité musicale qui se dégage de cet album.

Branislav compose toutes les pièces et partitions tout en jouant de tous les instruments et vocaux ormis la batterie. Le son général de l’album oscille entre le Black et le Death mélodique dans la veine de Dissection et Thulcandra avec un son et des idées originales propres à Bane. Ici, on joue beaucoup avec les claviers pour apporter une dimension planante aux riffs rapides et à la rythmique puissante des dix pièces de l’album. La production est excellente ce qui donne du punch et du caractère aux pièces qui sont brillamment composées et arrangées avec un degré de virtuosité musicale assez élevée. C’est très bien exécuté et mené d’un main de maître d’un bout à l’autre de l’album.

Si comme moi vous aimez le Death mélodique noirci, Esoteric Formulae est tout indiquée pour égayer vos écoutes musicales. À écouter sans réserves!

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 9
Originalité: 8,5
Production: 8,5

Unleashed – The Hunt of White Christ – 2018

Unleashed – Death Metal – Suède
The Hunt for white Christ – 2018
Napalm Records
8,6/10

Le Death Metal Suédois regorge de groupes généralement fort excellents et la scène continue à se propager malgré le nombre incalculable de formations y prenant part. Unleashed est l’une de ces formations pionnières qui nous offre son 13e album depuis ses débuts en 1989.

La carrière de Unleashed a toujours été constante d’un album à l’autre ormis deux albums en milieu de discographie. The Hunt of White Christ est un album qui ne sort pas des standards du groupe, on ne régresse pas mais on évolue pas outre mesure. Ce nouvel album est efficace et maintient le groupe sur sa ligne sans en déborder une seule minute. De bonnes compositions, de bons riffs et une production solide.

Même si ce nouvel album ne réinvente pas la roue, il demeure tout de même un très bon album du groupe à écouter sans réserves.

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 8
Originalité: 8
Production: 9

Uncle Acid and the Deadbeats – Wasteland – 2018

Uncle Acid and the Deadbeats – Psychedelic Rock/Doom Metal – Angleterre
Wasteland – 2018
Rise Above
8,8/10

Le cinquième album pour les Anglais de Uncle Acid and the Deadbeats vient de sortir et déjà il fait partie des albums classiques du genre. Wasteland reprends immédiatement là où le groupe nous avait laissé avec The Night Creeper en 2015 perpétuant ainsi sa lancée vers les sommets de l’excellence musicale vintage.

Pour réussir à recréer l’essence et le son des années 70, ça prends du talent et une tonne d’idées. Ucle acid a tout ça et c’est avec des instruments issus de cette superbe période musicale que le groupe nous concocte un Rock psychédélique aux relents de Doom Metal, comme si The Stooges et Alcie Cooper avaient fait équipe avec Black Sabbath pour terroriser le fan de musique plus conventionnel. Ici on a toujours droit aux riffs sombres et fuzzés avec une rythmique solide et des vocaux granuleux aux sonorités « garage ». On retrouve touhjours une certaine similitude avec certaines pièces des Beatles comme Only a Northern Song ou It’s all Too Much ce qui est loin de me déplaire. L’utilistaion du B3 est sans nul doute une excellente idée pour rehausser le côté weirdo et coloré du groupe et l,orgue se marie à la perfection avec les guitares distorsionnées et les amplis qui craquent.

Je suis un très grand fan de Uncle Acid and the Deadbeats et ce nouvel album renforce cet engouement envers le groupe et le rock flyé des années 70.

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 9
Originalité: 9
Production: 8

Varsovie – Coups et Blessures – 2018

Varsovie – Post Punk – France
Coups et Blessures – 2018
Sundust Records
8,8/10

Le duo Français Varsovie nous reviens cette année avec son troisième album depuis sa formation en 2005. Coups et Blessures fait suite à l’heure et la Trajectoire (2015) et État Civil (2010). Varsovie nous offre un album plus mature et plus intense que ses deux prédécésseurs.

Le groupe puise une fois de plus dans ses racines Post Punk en nous concoctant des riffs tranchants et une rythmique rapide et solide avec des textes sombres et engagés. Ici on a vraiment droit à du Post Punk de qualité comme il se faisait à l’origine, d’ailleurs la France a toujours été un fort berceau pour ce type de musique encore présent et plus fort que jamais. Le parallèle avec Noir Désir est indéniable mais aussi avec des groupes comme Joy Division, Dead Can Dance et The Cure. Le groupe a tout de même un son propre à lui-même et une fougue assez impressionnante. Encore une fois la production est impeccable et le niveau de composition très élevé.

Ce nouvel album est tout simplement délectable et s’isncrit aisément parmi les classiques du Post Punk et Gothic Rock. A écouter sans réserves pour tous les amateurs de bonne musique bien ficelée.

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 8,5
Originalité: 8,5
Production: 9

Bloodbath – The Arrow of Satan is Drawn – 2018

Bloodbath – Death Metal – Suède
The Arrow of Satan is Drawn – 2018
Peaceville records
8,8/10

Sans aucun doute un Supergroupe, Bloodbath a vu plusieurs personnalités du monde du Métal défiler dans ses rangs depuis sa fondation en 1998. Originalement fondé par Mikael Akerfeldt (Opeth), Anders Nystrom (Katatonia), Jonas Renkse (Katatonia) et Dan Swano, l’alignement a changé au cours des années pour voir Peter Tagtgren (Hypocrisy), Per Eriksson (Katatonia), Martin Axenrot (Opeth) et depuis 2014, Nick Holmes (Paradise Lost)

Nous ne sommes jamais déçus par les sorties de Bloodbath et cette nouvelle parution ne fait pas exception. Nous avons toujours droit au son caractéristique du Death Metal Suédois avec le son sourd de la Boss HM-2 ainsi que les riffs dévastateurs propres au groupe mais sur cet album, une touche Black Metal fait son apparition dans le son global. La rythmique est toujours tout aussi solide et Nick Holmes fait un travail remarquable au niveau vocal. La production pourrait être un peu plus claire mais c’est ce qui fait le charme de Bloodbath et du style musical en général.

The Arrow of Satan is Drawn est un excellent album de Bloodbath qui plaira aux fans de la première heure. Attachez vos tuqyes avec de la broche car ça décoiffe pas mal!

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 9
Originalité: 8,5
Production: 8,5

Behemoth – I Loved you at your Darkest – 2018

Behemoth – Black Death Metal – Pologne
I Loved you at your Darkest – 2018
Mystic Productions
9,6/10

Il y a deux modes de pensée lorsque l’on est un musicien, auteur compositeur de surcroît. Le premier mode de pensée consiste à demeurer confortablement assis dans ce que nous faisons de mieux en gardant toujours la même optique d’album en album. Ceci réussi fort bien à plusieurs groupes et artistes et c’est correct comme ça. L’autre mode de pensée est l’évolution et l’expérimentation. Certes, plusieurs artistes empruntant cette voie se cassent la gueule aux yeux des fidèles mais la majorité qui font fi de ce que les gens pensent réussissent tout de même à sortir des trucs intéressants hors de leur zone de confort.

Behemoth est un très bon exemple de ce mode de pensée. Sur I Loved you at your Darkest, Nergal innove et expérimente en puisant dans son vaste bagage musical pour nous offrir l’album le plus ambitieux de la carrière du groupe. Les influences Gothic Rock et progressives se font désormais entendre dans les pièces de Behemoth avec des passages plus vaporeux et des structures musicales qui changent au gré des riffs. Ici on ose utiliser plus de mélodie, plus de sonorités et textures avec des guitares moins distorsionnées, parfois carrément « cleans ». Même si le vocal demeure celui de Nergal, ce dernier s’aventure dans des vocaux tout aussi « cleans » que les guitares peuvent l’être. Il y a une vide qui se dégage de cet album qui rappelle certains trucs de Fields of the Nephilim et des groupes du genre issus des années 80. Comme toujours, un très beau travail de composition, d,arrangements et de production, toujours avec cette noirceur qui caractérise le son de Behemoth.

Il est évident que les fans de longue date du groupe ne retrouveront pas le Behemoth d’antan, ce temps est derrière le groupe. Est-ce que cet album en est un bon? Assurément! Différent? Certes mais fort intéressant! Cet album suit les traces laissées par The Satanist en version évoluée. Un excellent album dans la discographie du groupe.

Composition: 10
Exécution: 10
Ambiance: 9,5
Originalité: 9,5
Production: 9

Anaal Nathrakh – A New Kind of Horror – 2018

Anaal Nathrakh – Industrial Black Metal/Grindcore – Angleterre
A New Kind of Horror – 2018
Metal Blade
9,1/10

Pour ceux qui ne savent pas encore, la première ligne de l’incantation du dragon prnoncée par Merlin fait aussi office de nom à un duo Anglais. Anaal Nathrakh est de retour avec son dixième album, A New Kind of Horror. En lisant certaines chroniques de cet album, je m’aperçoit qu’il est soit mal aimé, soit incompris. Chose certaine, c’est que le duo nous a toujours servi de la pure défonce musicale et c’est toujours le cas.

Sur cet album, on pousse plus loin le côté Industriel en ajoutant plus de mélodies attachée aux rythmes mécaniques et aux riffs sauvages au fil des dix pièces de l’album. L’utilisation de passages plus symphoniques qu’à l’habitude se font entendre ici et là et Dave Hunt pousse plus loin ses envolées vocales allant même jusqu’à la limite de ressembler à King Diamond par moments. Les riffs incisifs et la production démesurée de Mick Kenney sont toujours au rendez-vous et ce dernier explore de nouvelles avenues sonores fort intéressantes. Du son, il y en a et c’est très bien rempli!

A New Kind of Horror est un excellent album de Anaal Nathrakh certes plus difficile à assimiler que ses prédécesseurs mais cet album offre une qualité musicale exemplaire. Pour ma part, il se retrouvera dans mes tops 2018. Suis-je trop vendu d’avance? Je ne crois pas!

Composition: 9
Exécution: 9,5
Ambiance: 9
Originalité: 9
Production: 9

Deicide – Overtures of Blasphemy – 2018


Deicide – Death Metal – États-Unis
Overtures of Blasphemy – 2018
Century Media
8,8/10

As t-on vraiment besoin de présenter Deicide? Si ce nom n’est pas familier pour vous, soit vous n’êtes pas un amateur de Death Metal ou soit vous avez passé à côté de quelque chose. Overtures of Blasphemy est le douzième album du groupe et c’est un excellent point de départ pour le néophyte. Pour l’habitué, disons que cet album en est un solide, du Deicide à l’état pur!

Jack Owen étant parti en 2016, le groupe se devait de trouver un remplaçant à la hauteur. Mark English (Montrosity) remplit très bien ce rôle et bien qu’ayant un style différent de Owen, ça ne transparaît pas trop dans le son global de Deicide. Encore une fois Glenn Benton et sa troupe livrent la marchandise sur douze pièces qui frappent dur avec des riffs efficaces et accrocheurs, le tout basé sur une rythmique en béton armé. La production est une fois de plus excellente ce qui aide à clarifier les sonorités qui remplissent les pièces tout au long de l’album.

Overtures of Blasphemy est un excellent album de Deicide qui se classe dans les meilleurs de la discographie. Il aura également une place de choix dans les tops 2018. Allez mécréants, courez vous procurer cet album et rincez-vous les oreilles à grand coups de diableries sauvages!

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 8,5
Originalité: 8,5
Production: 9

Black Tusk – T.C.B.T. – 2018

Black Tusk – Sludge Metal – États-Unis
T.C.B.T. – 2018
Season of Mist
8,8/10

La formation Sludge Américaine Black Tusk délaisse Relapse records pour s’installer chez les Français de Season of Mist pour son cinquìme album intitulé T.C.B.T. qui signifie Taking Care of Black Tusk. Et oui, faites attention à Black Tusk car ça décoiffe et c’est puissant pas à peu près.

Ce cinquième album perpétue la rage sonore du groupe avec onze pièces rapides et incisives et une intro alliant riffs issus du Punk traditionnel avec des éléments parfois progressifs et une bonne dose Métallique abrasive à la Motörhead. La production est très bonne malgré la sonorité « sale » qui se dégage tout au long de l’album, ceci donne un certain charme à l’ensemble en apportant un côt. Cru et direct. J’ai connu la formation avec Pillars of Ash en 2016, album qui m,avait grandement plu, et ce nouvel album est tout à fait à la hauteur de son prédécesseur. Le talent de composition et d’arrangements sont là, le groupe utilise toutes ses ressources sans ajouter d’élément superflu, on va droit au but, c’est solide et efficace!

Les amateurs de ce genre se doivent d,écouter cet album, il aura une place de choix dans les tops 2018 de Hurlemort c’est clair et net!

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 9
Originalité: 9
Production: 8,5

Krisiun – Scourge of the Enthroned – 2018


Krisiun – Death Metal – Brésil
Scourge of the Enthroned – 2018
Century Media
8,8/10

La familiale formation Brésilienne Krisiun est de retour avec son onzième album. Scourge of the Enthroned est fidèle à ce que Krisiun livre depuis son premier album paru en 1995. Du Death Métal sauvage et puissant sans niaisage ni de taponnage.

Ce nouvel album n’offre pas de réelle surprise si ce n’est que la musique est toujours aussi captivante et décapante, ce qui étonne d’album en album. Krisiun est passé maître dans l’art du riff accrocheur et des structures musicales bien ficelées, toujours avec cette même furie et même fougue qu’à ses débuts. Huit pièces intelligemment bien composées avec une production solide et fluide. Supérieur à son prédécesseur qui avait déplu à certains, ce nouvel album s’inscrit dans les tops de la carrière du groupe et je dois avouer qu’il a détrôné The Great Execution dans mon cas.

Scourge of the Enthroned fait déjà partie des classiques du groupe et se hissera assez haut dans la liste des tops 2018. Montez le volume et laissez vous emporter par la hargne de Krisiun!

Composition: 9
Exécution: 9
Ambiance: 8,5
Originalité: 8,5
Production: 9

Voïvod – The Wake – 2018

Voïvod – Progressive Metal – Canada
The Wake – 2018
Century Media
9,8/10

Depuis la sortie de War and Pain en 1984, chaque nouvel album de Voïvod se fait attendre pour ma part avec impatience et fébrilité. On ne sait jamais à quoi s’attendre avec Voïvod et c’est le pourquoi que le groupe est mon favori depuis les tout débuts. Encore une fois Voïvod a réussi à me jeter à terre et cette fois de façon magistrale.

The Wake est un album ambitieux et complexe tant au niveau de la composition que des arrangements. Chewy et Rocky ont réussi à nous emmener dans des contrées hallucinantes avec des textures musicales complètement disjonctées où tout s’imbrique à merveille. Certes, Voïvod garde ses racines Thrash Metal tout au long de l’album mais on va beaucoup plus loin que ça. Le penchant progressif instauré avec Dimension Hatröss est d’autant plus présent que cette facette du groupe est en avant plan. On retrouve les influences progressives des King Crimson ou Van der Graaf Generator c’est indéniable mais aussi des sonorités plus post punk à la Killing Joke par moments et une bonne dose de Jazz ici et là au fil des huit pièces de l’album. Snake est plus en voix que jamais, Away est solide comme un métronome avec des parties de batterie inventives qui lui sont propres. Rocky est à sa place et bien présent dans cette marée sonore, il a repris le flambeau avec brio. Notons également une superbe production signée Francis Perron, on ne peut pas faire mieux avec un album des vétérans du Sci Fi Metal. L’intégration de violoncelle, de tymbales et même d’os ici et là apportent une dimension cosmique et tribale aux pièces. Le moment le plus intéressant de l’album est sans aucun doute la pièce de clôture de l’album. Sonic Mycelium est bâtie sur des éléments provenant des sept premières pièces bouclant ainsi l’album avec éclat.

The Wake est selon moi le meilleur album depuis The Outer Limits, le groupe est rendu à une nouvelle phase de sa carrière. Un immense travail de composition et d’arrangements a été réalisé ici prouvant que Voïvod est toujours le roi et maître du Métal progressif cosmique. Piggy serait bien fier de ce chef d’oeuvre.

Composition: 10
Exécution: 10
Ambiance: 10
Originalité: 10
Production: 9

U.D.O. – Steelfactory – 2018

U.D.O. – Heavy Metal – Allemagne
Steelfactory – 2018
AFM Records
8,2/10

Seizième album solo pour Udo Dirkschneider, Steelfactory garde la vitesse de croisière sur le « cruise control » n’offrant rien de mieux ni de pire que ses prédécesseurs. Udo a perdu beaucoup de membres au sein de sa formation lors des dernières années ce qui n’empêche pas le bohnomme de continuer sa route.

Steelfactory est un bon album de U.D.O. et un album ordinaire de Accept. Oui, vous avez bien lu. Bien que Udo ait fait deux années de tourné en jouant uniquement des classiques de Accept et que ce dernier ait décidé de tourner la page, il n’en demeure pas moins que la musique de U.D.O. est idnetique à celle de Accept, comme sur tous les albums précédents. Sur Steelfactory on a même droit à des photocopies de Living for Tonite et Dogs on Leads, mêmes structures, mêmes riffs même tout à la même place. Pour un chanteur qui veut mettre le passé de côté, ce n’est pas très réussi. Toujours est-il que bien que beaucoup trop long, Steelfactory comporte de bonnes pièces plus ou moins originales et de bonnes idées.

Udo réussi encore à rouler sa bosse mais ses meilleures années sont derrière lui. Il aurait intérêt à évoluer musicalement car l’ombre de Accept plane toujours sur lui.

Composition: 8
Exécution: 8,5
Ambiance: 8
Originalité: 7,5
Production: 9