Behemoth – The Shit ov God – 2025

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1981
Behemoth – The Shit ov God – 2025
Pologne

La troupe de Nergal fait partie des formations de musique extrême que j’affectionne particulièrement depuis que j’ai vraiment découvert Behemoth avec Demigod en 2004. Non pas parce que je ne connaissais pas mais disons qu’à l’époque, le Death Metal ne faisait pas partie de mes préférences musicales. Toujours est-il que plus de vingt ans et sept albums plus tard, je suis toujours un fan inconditionnel du travail de Nergal avec son projet irrévérencieux. Bien sûr, j’ai découvert la discographie antérieure à Demigod et même si Behemoth n’est plus le groupe de Black Metal de ses débuts, le trio offre toujours des albums solides et très puissants. The Shit ov God ne fait pas exception, Nergal y va encore une fois avec ses émotions et sa haine indéfectible de la Chrétienté et de tout ce qui entoure cette religion. Sataniste convaincu, Nergal a eu plusieurs démêlés avec les autorités religieuses Polonaises au fil de sa carrière et le bonhomme se tient toujours debout face à cette institution hypocrite. The Shit ov God, ça dit tout : Nous sommes la merde de Dieu et Nergal se lâche lousse une fois de plus avec huit pièces mordantes et directes bien imprégnées de riffs un peu plus minimalistes qu’à l’habitude mais qui ont autant d’impact sur le message. Certains diront que Behemoth ramollit avec le temps, peut-être. Moi, j’appelle ça l’évolution au fil du temps et Nergal le prouve à merveille car The Shit ov God est un sacré bon album qui frappe fort et qui nous transporte dans des contrées sombres et vaporeuses. Le tout avec une super production moderne comme sur les précédents albums des vingt dernières années. The Shit ov God c’est un album de pur Behemoth et Nergal est rendu là dans son cheminement musical en tant qu’artiste et c’est très bien ainsi!

Hate – Bellvm Regiis – 2025

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1980
Hate – Bellvm Regiis – 2025
Pologne

Hate est, avec Behemoth et Vader, l’un des pionniers et porte étendards du Death Metal Polonais. Et comme ses deux acolytes, Hate est l’affaire d’un seul homme qui mène le projet dans le droit chemin depuis ses débuts avec une poigne de fer. Adam Buszko est le seul maître à bord et principal compositeur qui n’a jamais failli à la tâche de sortir des albums puissants en innovant au fil des trois dernières décennies. Bellvm Regiis est le treizième album de la discographie et bien que Hate garde toujours en tête de livrer sa sonorité originelle, il y a toujours un petit quelque chose de frais dans chaque album, celui-ci compris. Le secret réside dans des riffs dévastateurs, des arrangements riches en textures et une production irréprochable qui nous livre toute la splendeur et la toute-puissance des compositions. Hate nous donne une fois de plus une vibrante leçon de pur Death Metal noirci à la sauce irrévérencieuse en prônant l’ésotérisme et le mysticisme Slave, toujours avec cette aversion pour la chrétienté qui se fait largement écorcher au passage. Que demander de plus? Des compositions éclatées, des riffs qui frappent fort et une puissance sonore hors du commun qui prouvent que Hate est toujours le pionnier qu’il a toujours été! Grimpez le volume et laissez-vous aller!

Ghost – Skeletá – 2025

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1979
Ghost – Skeletá – 2025
Suède

Skeletá, c’est le sixième opus de Ghost. Certains disent que c’est la suite de Impera mais dans les faits, c’est beaucoup plus que ça. Même si Skeletá partage une certaine ligne directrice et certaines sonorités avec son prédécesseur, il est plus introspectif et plus profond que tout ce que Forge a pu faire en carrière avec Ghost mais aussi avec Subvision et MCC. Tobias revisite tout simplement son parcours musical et ses principales influences au fil des 10 pièces qui s’enchaînent comme un tout de plus de 46 minutes. On y retrouve Ghost bien évidement mais Forge creuse dans des éléments insoupçonnés de la plupart des amateurs du groupe. On retrouve donc des éléments purement Heavy Metal et Hard Rock qui rappellent tantôt Judas Priest ou Deep Purple, il revisite carrément des sonorités et des textures Gothic Rock et Post Punk des années 80 et bien évidement la grandeur des groupes AOR et Arena Rock qui ont fait la pluie et le beau temps durant ces grandioses années 80. Hormis la mielleuse ballade Guiding Lights, on a droit à un album musclé, épique et éclatant. Définitivement meilleur et plus sombre que Impera, toujours avec une production en béton armé qui fait ressortir les pièces avec puissance. Pour ceux qui seraient toujours tentés de dénigrer Ghost parce que ce n’est pas un groupe « Métal », détrompez-vous. Tobias Forge va au-delà d’une simple étiquette et il le prouve à merveille avec ce sixième album. Ghost est rendu gros et fait désormais partie des légendes de la musique Rock.

Benediction – Ravage of Empires – 2025

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1978
Benediction – Ravage of Empires – 2025
Angleterre

On aura beau louanger le Death Metal Américain et Suédois, il ne faut pas oublier que le genre s’est développé en même temps ailleurs dans le monde, notamment en Angleterre avec des formations comme Benediction qui, près de 35 ans après ses débuts, continue à nous en mettre plein la gueule. Ravage of Empires, neuvième de la discographie, nous en met justement plein les oreilles en nous assenant un bon coup de pelle en pleine face. Qui a dit que le Death de la vieille école était mort? Pas moi en tout cas parce que Ravage of Empires prouve hors de tout doute que les vieux routiers tiennent encore la route et ce, de manière magistrale avec des riffs bien gras et tranchants! Dave Ingram est toujours en pleine forme et le groupe n’a absolument rien perdu en puissance, au contraire! Il continue de nous frapper là ou ça fait mal avec onze pièces de pur Death Metal originel qui cogne dur. Les pièces ne pourraient pas sonner comme il se doit sans l’excellente production du réputé Scott Atkins qui sait exactement comme tirer profit de la sonorité d’un groupe comme Benediction. Ravage of Empires est toute une leçon de Death Metal et c’est grâce a ces groupes pionniers que le genre est rendu là où il est. À méditer et à écouter à très haut débit sonore!

Arch Enemy – Blood Dynasty – 2025

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1977
Arch Enemy – Blood Dynasty – 2025
Suède

Le treizième album de Arch Enemy marque la fin d’une époque pour le groupe qui entame sa quatrième évolution à la suite du départ de sa chanteuse Anissa White-Gluz à la fin de 2025. Blood Dynasty marque peut-être la fin d’une époque mais ne marquera vraisemblablement pas la fin du groupe car il marque également une sorte de renaissance pour la troupe de Michael Amott qui signe son meilleur album de l’ère White-Gluz avec des riffs plus musclés et un certain retour aux sources. Que nous réserve le futur et qui sera la nouvelle voix pour la nouvelle incarnation de la formation Suédoise? Nous le découvrirons sans doute en 2026 et en attendant, Blood Dynasty est un excellent album à se mettre dans les oreilles!

Cradle of Filth – The Screaming of the Valkyries – 2025

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1976
Cradle of Filth – The Screaming of the Valkyries – 2025
Angleterre

Cradle of Filth, ce mal aimé de la musique extrême, poursuit sa longue carrière avec un quinzième album digne de ce que Dani Filth et sa gang sont capables de nous offrir depuis les vingt dernières années. Avis à ceux qui espèrent encore que le groupe reviendra dans le bon vieux temps de Dusk and Her Embrace et Cruelty and the Beast, faites-en votre deuil, ça n’arrivera jamais. Cradle of Filth a pris un tournant Gothique et symphonique avec Damnation and a Day en 2003 et depuis, sa musique a évolué vers autre chose et The Screaming of the Valkyries nous plonge une fois de plus dans cet univers macabre initié il y a plus de deux décennies. Cradle of Filth, on aime ou pas, on a déjà aimé et on aime plus selon certains, chose est sûre c’est que la troupe du Suffolk énergise encore les fans et livre toujours la marchandise en soulevant les passions. The Screaming of the Valkyries est un des excellents albums de la discographie sortis durant ces vingt dernières années, il nous ramène un groupe en pleine forme avec des compositions bien ficelées et très bien arrangées et malgré des changements au niveau des membres du personnel, ça demeure toujours du Cradle of Filth pur et dur avec ses riffs mélodiques, sa vitesse bien dosée et son orchestration épique et glorieuse. Si vous êtes un fan du groupe, vous vous retrouverez en terrain connu, Cradle of Filth nous propose un album puissant et riche en textures diverses qui prouve que Dani Filth est toujours en pleine forme!

Warbringer – Wrath and Ruin – 2025

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1975
Warbringer – Wrath and Ruin – 2025
États-Unis

Le Thrash Metal est loin d’être révolu et n’est certainement pas qu’un genre appartenant exclusivement aux années 80. Le genre a bien sûr évolué depuis Kill ‘em All et Show no Mercy et bon nombre de groupes ont ravivé la flamme depuis la 2e moitié des années 2000 en modernisant le son et la technicité. Warbringer est un de ces groupes qui a pris sur lui de faire briller cette flamme originelle brûlante en nous offrant d’excellents albums de pureté métallique et d’agressivité musicale. Avec son septième album, est-ce que Warbringer est toujours aussi pertinent? La réponse est oui et pas à peu près! Wrath and Ruin est le septième album de la discographie depuis la fondation du groupe en 2004 et sérieusement, Warbringer signe ici l’album de sa carrière et le meilleur de toute la discographie! Le groupe a grandement maturé au fil des années et cet album nous présente des compositions qui frappent fort avec des riffs décapants, à la fois mélodiques et tranchants bien ancrés à une rythmique complexe et très puissante. Le quintette a pris cinq ans pour peaufiner son style et sa composition et ça paie. L’album précédent était sans doute le meilleur album du groupe en 2020 mais il est totalement éclipsé par Wrath and Ruin dont la production est sans reproches. L’album comporte huit pièces de pur Thrash Metal enflammé comme dans le bon vieux temps des pionniers du genre pour un total d’un peu plus de quarante minutes de défonce auditive qui donne envie de se brasser la tête et de taper du pied. Cru, franc et direct, sans aucun artifice ni supercherie!

Nite – Cult of the Serpent Sun – 2025

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1974
Nite – Cult of the Serpent Sun – 2025
États-Unis

Avec Cult of the Serpent Sun, on sent réellement que la formation Nite a maturé et a développé un style bien a elle avec des idées originales fortement influencées par le Heavy Metal originel mais aussi de Gothic Metal et de Black Metal dans la veine de Tribulation et Slaegt. Pour moi, ça me va parfaitement, c’est un genre que j’affectionne beaucoup et ces deux groupes font partie de ceux que je préfère. Donc Nite est venu naturellement me chercher avec ses riffs noircis et ses duos de guitares bien imbriqués dans une rhythmique entraînante, le tout formant des pièces épiques et glorieuses. Bref, un parfait mélange de la vieille et de la nouvelle école avec amplement de décapant et de mordant pour nous écorcher les tympans! La production est super claire et percutante ce qui rends justice aux compositions qui sont plus que bien ficelées. Cult of the Serpent Sun est un excellent album pour les amateurs de Heavy Metal noir et grinçant et prouve hors de tout doute que Nite est une jeune pousse à surveiller de très près dans les années à venir!

Ade – Supplicium – 2025

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1973
Ade – Supplicium – 2025
Italie

Ade a connu de nombreux changements de membres depuis ses débuts et il faut croire que le groupe est en fait un projet de Fabio Palazzola qui mène sa barque d’une main de fer. Supplicium est le cinquième album de la discographie et je ne comprends toujours pas pourquoi Ade n’a pas encore signé avec un label majeur pour aider à se propulser plus haut. Ce qui frappe le plus avec Supplicium c’est la production qui est nettement plus floue que sur les précédents albums et c’est dommage car elle camouffle des détails notamment au niveau des instrumentations traditionnelles qui fait le charme et l’originalité du son global du groupe. Mis à part cette lacune, Ade nous revient en pleine possession de ses moyens avec dix pièces puissantes et des riffs ultra techniques agrémentés des textures musicales issues d’un monde lointain dans lequel les Romains dominaient la quasi-totalité de l’Europe, de l’Afrique et du Moyen Orient. Une fois de plus Ade nous transporte dans un voyage dans le temps en relatant les histoires d’un empire déchu et à jamais disparu. Ade frappe fort avec un excellent album du pur Death Metal technique et brutal qui réitère le statut des Italiens pour ce type musical extrême.

Cryptosis – Celestial Death – 2025

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1972
Cryptosis – Celestial Death – 2025
Pays-Bas

Cryptosis peut paraître relativement nouveau dans le vaste monde du métal technique mais dans les faits, les origines du groupe Néerlandais remontent à un peu plus de dix alors qu’il officiait sous le nom de Distillator entre 2013 et 2020, année où le trio a changé de nom pour Cryptosis et de genre pour augmenter considérablement sa technicité et nous offrir un premier album explosif sous le nouveau pseudonyme en 2021.
Musicalement, Cryptosis ne change pas vraiment si ce n’est que les compositions sont plus fignolées et les arrangements plus étoffés avec une impeccable production qui fait ressortir les instruments en rendant les pièces plus puissantes et plus grandioses. Il faut dire tout de suite que Cryptosis entre dans la lignée des groupes influencés par Voïvod et Coroner comme Vektor, Droid ou encore Revocation mais avec une signature plus moderne et très originale. Cryptosis s’est forgé une sonorité bien définie en incorporant des synthétiseurs et du Mellotron au fil de ses pièces pour donner un effet plus vaporeux à son Thrash Metal incisif et très éclaté. Le groupe flirte beaucoup avec le Progressif avec ses textures diverses et ses structures complexes tout en gardant en tête de bien intégrer des riffs caustiques et une rythmique mordante pour offrir ce mélange hétéroclite qui demeure quand-même assez homogène malgré les disparités des styles et des éléments utilisés au fil de l’album. Est-ce que Celestial Death est meilleur que son prédécesseur? Je dirais un peu différent et tout aussi excitant musicalement! À écouter à haut débit sonore!

Sadist – Something to Pierce – 2025

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1971
Sadist – Something to Pierce – 2025
Italie

De prime abord, Sadist est une formation difficile d’accès principalement dû à ses mélanges hétéroclites de sonorités issues de divers milieux musicaux comme le Jazz et le Progressif pur et dur mais c’est surtout avec ses sonorités électroniques que le groupe trouve difficilement d’adeptes dans le vaste monde métallique. Pourtant, son Death Metal est très puissant et très technique et quand on écoute attentivement, les diverses textures s’imbriquant les unes dans les autres viennent former un tout incroyablement bien ficelé et évidemment très original. Malgré une production floue laissant un peu à désirer, Something to Pierce offre dix pièces complexes dans lesquelles le maître Tommaso Talamanca s’en donne à cœur joie en expérimentant avec les sons et les structures peu conventionnelles pour former un tout homogène. Sadist est maintenant devenu un duo avec des musiciens invités pour la basse et la batterie. Roberto Traverso, alias Trevor Nadir, occupe toujours le poste de vocaliste et est plus en forme que jamais. Something to Pierce c’est du pur Sadist totalement disjoncté comme nous avons toujours conne le groupe. Si vous aimez le Death Metal un peu chaotique avec des sonorités bizarres, ce dixième album est tout à fait indiqué pour vous faire passer un très bon moment d’émerveillement sonore!

Obscura – A Sonication – 2025

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1970
Obscura – A Sonication – 2025
Allemagne

Avec sa technicité exemplaire, la formation Allemande Obscura a en quelque sorte redéfini le Death Metal ultra technique moderne. Dès son premier album paru en 2006, Obscura s’est lancé dans la course de cette technicité incroyable devenant ainsi un des chefs de file en la matière. Malheureusement avec son cinquième album, non seulement le quatuor avait baissé en originalité et en qualité sonore avec une production fade, il avait été aussi accusé de plagiat de la part d’anciens membres, de quoi faire partir en vrille une carrière déjà bien remplie. A Sonication est loin d’être un mauvais album mais il marque la descente aux enfers d’un groupe qui était au sommet de son art. Est-ce qu’il saura se relever et à se remettre sur les rails? Seul l’avenir le dira mais en attendant, les six albums précédents sont à prendre en considération pour oublier ce désastre qu’est A Sonication.

Sacrifice – Volume Six – 2025

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1969
Sacrifice – Volume Six – 2025
Canada

Celui-là, on l’a attendu longtemps! Tellement longtemps qu’on avait fini par ne plus y croire mais cette longue attente en aura finalement valu la peine car Sacrifice nous revient plus en forme que jamais seize ans après la sortie de l’impeccable The Ones I Condemn. Pour ceux qui ne connaissent pas encore la légende Canadienne Sacrifice, il est plus que temps de s’y mettre et Volume Six est un spectaculaire point de départ pour commencer à visiter la discographie des Torontois. Parfois il est préférable de prendre bien son temps pour sortir un nouvel album afin de s’assurer qu’on fait bien les choses et d’éviter les déceptions. C’est ce que Sacrifice a fait, prendre son temps. Et c’est plus que payant car ce sixième album est une pure bombe de Thrash Metal comme seul le quatuor est capable de nous pondre. Cet album est la suite logique du précédent, on ne change pas la recette qui a fait ses preuves avec ses riffs mordants et sa rythmique rapide et puissante. On dit de Sacrifice qu’il fait partie du « Big 4 » Canadien mais en fait c’est beaucoup plus que ça! La légende du Thrash est toujours là à nous en donner pour notre rhume, ça fesse fort et c’est excellent d’un bout à l’autre. Les fans de la première heure auront de quoi être ravis car c’est exactement ce qu’ils attendent depuis seize ans : Du Sacrifice pur à 100% avec sa technicité, sa fougue et sa toute-puissance! Volume Six est une grosse leçon de Thrash Metal de la part de Titans du genre qui n’ont rien à envier à personne et qui prouvent une fois de plus leur statut de légende!

Avatarium – Between You, God, The Devil and The Dead – 2025

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1968
Avatarium – Between You, God, The Devil and The Dead – 2025
Suède

Avatarium a su se démarquer comme étant un chef de file du Doom Metal moderne dès son premier album paru en 2013 et même si Leif Edling ne fait plus partie du groupe depuis déjà un bon moment, Avatarium continue son évolution musicale comme un grand sans l’aide du Doomfather. Sur ce sixième album, Avatarium fait un léger retour dans son passé en nous offrant des éléments de ses débuts mais tout en continuant d’incorporer beaucoup d’éléments plus Rock à son Doom originel et en gardant le cap vers le futur en nous donnant de nouvelles textures et d’excellentes idées. Il ne faut toutefois pas se leurrer, le Avatarium sans Edling est fort différent, plus émotionnel et surtout plus léger au niveau des compositions et il est fort possible que le couple Smith/Jidell soit au cœur même de ce changement de direction en y ajoutant beaucoup plus leur touche personnelle que par le passé. Plus émotif ne veut pas nécessairement dire mauvais ou redondant, au contraire, les compositions ont maturé depuis le temps, on y ajoute des subtilités issues du Hard Rock des années 70 et plus de guitares acoustiques et du piano ici et là pour donner un effet plus organique aux pièces. La production est une fois de plus très solide et rends justice aux arrangements tout au long de l’album. Pour ceux et celles qui s’attendent à du vieux Avatarium avec ses éléments à la Candlemass, il y a toujours ce soubresaut Doom dans la musique du groupe mais on est loin du pur Doom fracassant des débuts du groupe, ce qui n’est pas un défaut en soi. Between You, God, The Devil and The Dead est un très bon album de la part des Suédois. Certes, pas le meilleur de la discographie mais suffisamment bon pour être définitivement à conseiller aux amateurs de pur Rock à saveur Doom Metal.

Opeth – The Last Will and Testament – 2024

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1968
Opeth – The Last Will and Testament – 2024
Suède

Qui ne connaît pas encore Opeth dans l’univers métallique mondial? Le groupe Suédois est comme on pourrait dire un incontournable et un grand innovateur dans le domaine du Death Metal Progressif. Mais, depuis Heritage paru en 2011, la partie Death Metal s’est envolée et a complétement disparu du son unique de la troupe du maître Mikael Åkerfeldt ne laissant que la partie Progressive intacte. Ce qui veut dire, bye bye les growls! Opeth, moi je suis un fan assez assidu depuis Blackwater Park, j’avais tellement aimé à l’époque de sa sortie que j’avais visité la discographie et j’étais devenu un fan instantané. Puis, au fil des albums suivants, le son s’était raffiné, les riffs s’étaient complexifiés et le groupe avait grandement évolué et mûri au point de n’avoir plus rien à offrir de très « métal » sans se répéter sans cesse. Ce qui a donné quatre albums axés sur le Prog pur et dur comme dans les années 70 avec la sonorité des éléments Prog qu’Opeth nous avait toujours donné. Mais, comble de surprise, ce bougre de Åkerfeldt nous a bien eu avec The Last Will and Testament, quatorzième album de la discographie! Sans nous ramener le fameux Death Metal des débuts, il nous a tout de même ramené son légendaire growl qui sort du plus profond de ses tripes et laissez-moi vous dire que c’est plus qu’apprécié! Musicalement, c’est toujours le Opeth Progressif des derniers efforts mais avec un peu plus de muscles et de tonus bien ancrés dans un album concept racontant la succession d’un quelconque quidam et de la bataille des héritiers. Très sérieusement, cet album est parfait d’un bout à l’autre et fait sans nul doute partie des meilleurs de toute la carrière du groupe, ni plus, ni moins. La production est incroyable et pour avoir essayé la version CD et la version double vinyles en 45 rpm, le son sur vinyle est beaucoup plus chaleureux et puissant ce qui rend cette production encore plus spectaculaire. Je suis tombé sur cul et c’est formidable de se péter les fesses sur le plancher en écoutant du Opeth!

Maat – From Origin to Decay – 2024

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1967
Maat – From Origin to Decay – 2024
Allemagne

Il y a de ces formations inconnues qui méritent amplement leur place dans la grande évolution métallique et même si Maat aborde le sujet de l’ancienne Égypte comme Nile, sa musique démure plus originale que bien d’autres groupes de Death Metal puissant. Si vous aimez la rapidité et les riffs influencés par les tonalités provenant du moyen orient, From Origin to Decay est tout à fait indiqué pour vous faire passer un excellent moment de pure défonce sonore. Un excellent album très bien produit qui dégage des atmosphères profondes et une puissance de frappe inégalée!

Thy Catafalque – XII: A gyönyörű álmok ezután jönnek – 2024

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1966
Thy Catafalque – XII: A gyönyörű álmok ezután jönnek – 2024
Hongrie

Le très prolifique Tamás Kátai nous présentait en 2024 le douzième album de son projet Thy Catafalque. Si vous ne connaissez pas encore Thy catafalque et que vous êtes un amateur de pure musique avant-gardiste, il est grand temps de lorgner les albums de la discographie! XII: A gyönyörű álmok ezután jönnek poursuit sur la lancée des albums précédents avec des sonorités issues de divers styles et des textures à couper le souffle. Le musicien est tout un génie de la composition et des arrangements, il est habile à jouer avec les sons et les effets et sait une fois de plus nous tenir en haleine d’un bout à l’autre de l’album avec ses éléments issus du Black Metal et les atmosphères vaporeuses provenant de la musique progressive des années 70 avec une de musique classique plus expérimentale. Je me plais à comparer Tamás Kátai à des pointures comme Mike Oldfield, Klaus Shulze ou encore Jean-Michel Jarre pour son approche de composition et son ouverture d’esprit musicale. Mais ici, les comparaisons s’arrêtent car Tamás Kátai joue beaucoup plus dans le domaine métallique puissant avec ses guitares incisives et sa rythmique qui frappe fort. La production est une fois de plus impeccable, claire et fluide ce qui rends justice aux pièces. Un autre excellent album pour Thy Catafalque et si vous aimez la musique peu commune qui sort des sentiers battus, XII: A gyönyörű álmok ezután jönnek est tout à fait indiqué pour vous faire passer une cinquantaine de minutes de pur voyage vers l’inconnu!

Tribulation – Sub Rosa in Aeternum – 2024

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1965
Tribulation – Sub Rosa in Aeternum – 2024
Suède

J’ai connu Tribulation avec The Horror mais à l’époque, cet album ne me disait rien et j’avais laissé tomber le projet de l’écouter attentivement. Toujours est-il que j’ai accroché instantanément sur The Formulas of Death qui montrait un changement assez radical dans la sonorité du groupe. Cette sonorité a évolué au fil des albums et Tribulation est l’un des meilleurs groupes de vrai Gothic Metal de la planète. Si vous n’êtes pas attiré par des sonorités et des éléments influencés par Sisters of Mercy, Killing Joke. Bauhaus ou Fields of the Nephilim, le son actuel de Tribulation risque de vous déplaire. Mais pas à moi! Car je suis un grand fan des groupes pionniers et Tribulation revampe à sa manière cette belle époque avec beaucoup plus de mordant! Sub Rosa in Aeternum est la suite logique de Hamartia (le mini album sorti en 2023) avec des riffs bien ficelés et des compostions froides remplies de textures sombres et de mélancolie à l’image du son originel. La production est impeccable et donne du tonus au style sans trop le rendre trop moderne.
Une fois de plus je suis vendu par un album de Tribulation qui marie le meilleur des deux mondes entre le métal noir et le rock gothique des années 80. Un superbe album pour les nostalgiques comme moi et ceux qui ne craignent pas d’embrasser leur petit côté corbeau!

Paganizer – Flesh Requiem – 2024

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1964
Paganizer – Flesh Requiem – 2024
Suède

On ne peut pas parler de Death Metal Suédois sans prononcer le nom de Rogga Johansson au passage. Le bonhomme fait partie des meubles et du développement du genre depuis la deuxième moitié des années 90 en cumulant de très nombreux projets dont Paganizer qui en est rendu à treize albums depuis ses débuts en 1998. Une fois de plus Paganizer brandit bien haut la flamme originelle du Death Metal Suédois avec des riffs bien gras sur lesquels la fameuse HM-2 est appuyée de sa légendaire sonorité granuleuse. Que de la pureté auditive qui prouve que le Death Metal se prote toujours très bien!

Sentient Horror – In Service of the Dead – 2024

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1963
Sentient Horror – In Service of the Dead – 2024
États-Unis

Même en provenant de Stockholm, la formation Sentient Horror n’a absolument rien de Suédois. Il s’agit ici tout bêtement de Stockholm au New Jersey mais la sonorité du groupe Américain provient tout de même de groupes Suédois comme Entombed, Grave et Dismember! Sur son quatri;eme album, In Service of the Dead, le quatuor nous offre une fois de plus une belle leçon de pur Death Metal qui frappe fort avec des riffs bien gras et une rythmique endiablée et percutante. J’entends déjà les élucubrations de trolls répétant que le groupe n’est pas original et blablabla. On le sait que Sentient Horror ne réinvente absolument rien et on s’en fout car il le fait avec brio et rends ainsi hommage aux pionniers en gardant la flamme originelle intacte. Que demander de plus? Grimpez le volume et laissez-vous aller!

Puteraeon – Mountains of Madness – 2025

Puteraeon – Death Metal – Suède
Mountaisn of Madness – 2025
Emanzipation Productions
8,6/10

La formation Suédoise n’est pas la plus connue de l’univers du Death Metal. Fondé en 2008, le quatuor compile cinq albums dans sa discographie et son dernier, Mountains of Madness, nous prouve une fois de plus que le groupe est à grandement considérer si on aime le Death Metal original et puissant.

J’ai connu Puteraeon en 2011 avec son premier album The Esoteric Order et je suis devenu un fan instantané si bien que je suis sa progression à chaque sortie d’album. Puteraeon n’offre pas vraiment la sonorité du Death Suédois habituel. Ses membres puisent leurs influences dans le Death/Doom à la Asphyx ou Hooded Menace avec des éléments issus bien sûr des Entombed, Grave ou encore Bloodbath pour bien graisser ses riffs et donner du tonus à ses compostions. Mountains of Madness poursuit ce que le groupe nous offre depuis ses débuts, on ne réinvente pas la roue mais c,est bien fait et ça rentre au poste avec une production claire et limpide.

Un excellent album de pureté Death Metal comme je l’aime! Mountains of Madness se retrouvera dans les tops 2025 de Hurlemort et je vous conseille fortement d’écouter ça si ne N’est pas encore fait!

Composition : 8,5
Exécution : 9
Atmosphère : 8,5
Production : 8,5
Appréciation générale : 8,5

Devin Townsend – Powernerd – 2024

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1962
Devin Townsend – Powernerd – 2024
Canada

Devin, ce cher Devin. Veut, veut pas, le bonhomme nous surprend à chaque album et ce bougre de joyeux luron réussi à se réinventer à chaque fois et à nous offrir que du frais! Devin Townsend, on aime ou pas c’est selon sa compréhension musicale et selon ses goûts, bien sûr. Le compositeur n’a jamais sorti deux fois le même album et PowerNerd ne fait pas exception à cette règle, si règle il y a dans le cas de Townsend et de ses idées multiples et disparates. Quand on est un artiste un peu disjoncté, pourquoi se limiter musicalement quand on peut s’éclater en expérimentant avec les textures, les sons et les styles? Townsend, c’est en plein ce qu’il fait en se foutant royalement de ce que les gens et les fans peuvent penser. Et c’est cet aspect du musicien qui est plus que plaisant! Une fois de plus, le grand Devin nous emmène dans un voyage éclaté dans lequel il n’y a définitivement pas de destination. Il joue avec diverses idées puisées de son parcours et de ses expériences en jonglant habilement avec toutes sortes de sons et d’effets bien imbriqués dans des compostions complexes mais très accrocheuses avec des arrangements à couper le souffle. La production est encore une fois impeccable et à la hauteur de ce que le maître se doit de nous offrir. Mais attention, cet album n’est pas un album typiquement « métal », il faut ouvrir son esprit et apprendre à naviguer dans des eaux troubles par moments mais aussi très calmes au fil des pièces. Si vous recherchez encore Strapping Young Lad, cet album est à proscrire de votre liste d’écoute! Un autre album extraordinaire pour notre Devin Townsend national! Plus Rock que Métal mais toujours avec la même intensité. À écouter attentivement pour savourer toutes les subtilités!

Oranssi Pazuzu – Muuntautuja – 2024

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1961
Oranssi Pazuzu – Muuntautuja – 2024
Finlande

Tant qu’à demeurer dans le psychédélique par suite de ma chronique de Blood Incantation, aussi bien y rester avec un album plus sombre mais excessivement explosif! Oranssi Pazuzu nous revient avec son sixième album intitulé Muuntautuja qui est totalement à la hauteur de la réputation du groupe Finlandais. Pour commencer, Oranssi Pazuzu ce n’est pas pour tout le monde. Il faut apprécier les mélanges mais aussi l’étrange et la non-conformité. Ce sixième album nous montre l’évolution du quintette qui pousse davantage ses éléments dits psychédéliques avec des sonorités très vaporeuses et des rythmiques hypnotisantes mais toujours sur un fond de Black Metal intense et disjoncté. Le choc entre la musique extrême et ses guitares tranchantes avec les textures atmosphériques des claviers prend tout son sens sur chaque pièce délivrée par une puissante machine bien huilée. La production aurait pu être un peu moins floue mais elle s’apprête quand-même très bien au style et à la sonorité du groupe. Mais attention, ce disque nous rend addictif dès la première écoute. Un excellent album dans la discographie du groupe qui est à écouter sans aucune modération!

Blood Incantation – Absolute Elsewhere – 2024

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1960
Blood Incantation – Absolute Elsewhere – 2024
États-Unis

Bon, Absolute Elsewhere c’est le troisième opus de Blood Incantation, groupe Américain qui a débuté sa carrière autour de 2011 en tant que groupe de Death Metal assez brutal et technique. Au fil des albums, le son s’est transformé et a évolué vers des idées plus progressives et avec ce troisième chef d’œuvre, car s’en est un, le quatuor nous propose tout un voyage musical! Oui, le Death Metal caverneux et profond est toujours de la partie mais les musiciens du groupe ont eu la brillante idée d’incorporer des éléments de Krautrock par moments et des sonorités vaporeuses à la Tangerine Dream tout au long de l’album. D’ailleurs, l’actuel leader de Tangerine Dream, Thorsten Quaeschning, joue des claviers sur cet album majestueux qui est composé de deux pièces de plus de 23 minutes chacune et qui, ma foi, offrent une toute nouvelle dimension au monde métallique d’aujourd’hui. Je suis un fan incontesté de la musique dans le genre de Tangerine Dream et je suis aussi un grand fan de Death Metal puissant et technique. Or, Absolute Elsewhere est un parfais mélange des deux et je peux comprendre que certains ont eu de la difficulté à apprivoiser la bête qui se veut plutôt indomptable pour ceux qui n’élargissent pas leur esprit plus loin que le simple Death Metal. J’aurais aimé une production plus fluide comme on ressent avec les éléments plus doux au détriment des parties Death qui sonnent un peu plus floues mais ce fait apporte un judicieux contraste de textures assez incroyables!

1349 – The Wolf & the King – 2024

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1959
1349 – The Wolf & the King – 2024
Norvège

En près de 30 ans de carrière, la formation Norvégienne 1349 ne s’est guère assagie. Avec son huitième album, le quatuor continue à nous démolir les tympans avec ses riffs tranchants et sa rythmique destructrice prouvant ainsi qu’il est toujours tout aussi influent dans le vaste monde du Black Metal. Certes, 1349 n’a pas une énorme discographie, on privilégie la qualité au lieu de la quantité et The Wolf & the King est une fois de plus un signe de qualité musicale sans compromis. Le compromis ne fait de toute façon pas bon ménage avec le vrai Black Metal et le groupe n’a jamais flanché sur ce point car il fait ce qu’il veut en se foutant totalement de ce que nous pensons. 1349 tout comme le Black Metal de cette trempe, on aime ou pas mais on ne peut pas rester insensibles à cette tornade sonore qui résiste toujours et encore au temps. Un autre excellent album sombre et dérangeant à écouter avec un maximum de volume!

Unleashed – Fire Upon Your Lands – 2025

Unleashed – Death Metal – Suède
Fire upon Your Lands – 2025
Napalm Records
9/10

Si vous ne connaissez pas encore Unleashed, il serait grand temps de vous y mettre si vous voulez prendre connaissance d’un pan important de l’histoire du Death Metal! Car Unleashed est un des pionniers du Death Metal typiquement Suédois qui existe depuis 1989, donc un vétéran du genre. La carrière du groupe a toujours été assez égale malgré quelques faux pas et quinze albums plus tard, la formation est toujours là à nous bombarder de ses riffs bien aiguisés!

Fire Upon Your Lands est donc le quinzième album de la discographie et très certainement dans le top 5 de celle-ci. Est-ce que la recette a vraiment changé depuis toutes ces années? Pas vraiment, Unleashed offre toujours la même formule à quelques points près. Le mot d’ordre est définitivement le riff à la fois mélodique et brutal avec une rythmique dévastatrice variant entre vitesse excessive et tempo plus modéré pour ajouter de la puissance à toute cette masse sonore. Je parle de masse sonore car la production y fait pour beaucoup sur cet album, c’est limpide, clair et étonnamment efficace. Certains diront que le groupe ne réinvente rien et c’est vrai. Mais une fois de plus, pourquoi tenter de réinventer ce que l’on a contribué à inventer? Pourquoi ne pas utiliser cette ressource et la faire briller? C’est exactement ce que fait Unleashed : Faire briller la flamme originelle de façon magistrale et c’est très réussi sur Fire Upon Your Lands.

Une autre belle réussite de la part des vétérans et un album qui se hissera assez haut dans les tops 2025 de Hurlemort! Allez, grimpez le volume et laissez-vous brasser la carcasse un peu car les vieux bonhommes nous donnent une autre grosse leçon métallique!

Composition : 9
Exécution : 9
Atmosphère : 9
Production : 9
Appréciation générale : 9

Satan – Songs in Crimson – 2024

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1958
Satan – Songs in Crimson – 2024
Angleterre

Depuis son retour en force en 2013 avec Life Sentence, Satan nous livre son Heavy Metal venimeux avec brio et étonnement à chaque sortie. Est-ce que Songs in Crimson poursuit la tradition de très bons albums de la part du groupe? La réponse est oui. Mais il faudra plusieurs écoutes pour bien assimiler le tout. Ce qui frappe dès les premières notes de Frantic Zero, c’est la production très crue et directe. Ça sonne très « old school » et après quelques écoutes on constate que cette production rend vraiment justice aux pièces et nous montre le groupe dans sa plus grande simplicité comme à ses débuts. Niveau composition, c’est du Satan pur à 100%, on ne déroge aucunement de la recette originale avec des riffs très techniques et des idées de composition de très haut niveau, on est en terrain très connu, c’est plaisant et c’est exactement ce à quoi il faut s’attendre d’un album de la part de Satan. Songs in Crimson estun excellent album de la part du groupe Anglais qui perpétue amplement ce qui a été entrepris aux tout débuts du Heavy Metal. Grimpez le volume et avis à la jeunesse : Prenez-en de la graine!

God Dethroned – The Judas Paradox – 2024

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1957
God Dethroned – The Judas Paradox – 2024
Pays-Bas

God Dethroned est un pionnier du Death Metal aux Pays Bas qui roule sa bosse depuis 1991. Le groupe n’a jamais offert de mauvais albums au fil de sa carrière et rendu à son douzième, le résultat est toujours tout aussi enlevant. Mais pourquoi diable The Judas Paradox est-il passé sous les radars en 2024? Pourtant le groupe passait de Metal Blade à Reigning Phoenix Music, une récente mais grosse pointure pour la musique extrême! Est-ce que la promotion a été défaillante? Possiblement pas car le groupe a tout de même sorti trois vidéoclips. Alors pourquoi ce douzième effort n’a-t-il pas eu de succès? Quoiqu’il en soit, The Judas Paradox prouve que God Dethroned est toujours le pionnier qu’il a toujours été avec des riffs sombres et une rythmique incendiaire. Un excellent album de pur Death Metal noirci à écouter sur le champ si ce n’est déjà fait!

Anciients – Beyond the Reach of the Sun – 2024

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1956
Anciients – Beyond the Reach of the Sun – 2024
Canada

Avec son troisième opus sorti tout droit de chez Season of Mist, le groupe Canadien Anciients met la barre haute au niveau de la technicité. Beyond the Reach of the Sun marque un changement assez important au sein de la formation car c’est le premier avec uniquement Kenneth Paul Cook à la voix à la suite du départ de Chris Dyck en 2017. Beyond the Reach of the Sun, on l’attendait avec impatience cet album. Huit ans, c’est long mais ça aura valu la peine d’attendre finalement car cet album est un pur chef d’œuvre. L’exploration progressive est poussée beaucoup plus loin redéfinissant la sonorité du groupe tout en gardant le cap sur ce qui avait été fait sur les deux albums précédents. C’est donc avec une légère évolution que le groupe nous revient avec des riffs toujours aussi complexes et des textures diverses qui agrémentent les compositions en mettant les arrangements en avant plan et un certain côté atmosphérique pas piqué des vers! La production est très impressionnante et rends toute la justice voulue aux dix excellentes pièces de l’album. Un autre chef d’œuvre signé Anciients qu’Il faut découvrir immédiatement!

Nile – The Underworld Awaits Us All – 2024

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1955
Nile – The Underworld Awaits Us All – 2024
Étas-Unis

Tout amateur de musique extrême, en particulier le Death Metal technique et brutal, se doit de connaître la formation Américaine Nile. Si ce n’est déjà fait, il est grand de s’y mettre et justement, pour s’y mettre bien comme il faut, le dixième album du légendaire groupe pionnier est tout à fait indiqué pour vous faire faire tout un voyage épique qui secoue pas mal! The Underworld Awaits Us All est ni plus ni moins le meilleur album de toute la discographie du groupe de la Caroline du Sud. Après pas loin de vingt ans passés chez Nuclear Blast, Nile se retrouve chez Napalm Records qui n’a pas lésiné sur la qualité tant sonore que graphique pour ce dixième opus. Ceux qui connaissent le groupe ne seront pas dépaysés. C’est du pur Nile, brutal, vicieux et complétement disjoncté avec des compositions majestueuses et une production incroyable. Au niveau technique, la troupe de Karl Sanders nous en met plein les oreilles en nous défonçant les tympans avec des riffs gras d’une complexité à faire peur. Le travail de George Kollias est tout à fait phénoménal et le place maintenant parmi les batteurs les plus rapides et talentueux du genre, une vraie bête qui joue avec une force de frappe et une précision hors du commun. The Underground Awaits Us All est un album d’une intensité remarquable et ce n’est pas pour les amateurs de musique douce. Il faut être prêt à se faire écorcher brutalement et à comprendre ce qui se passe. Un pur chef d’œuvre signé Nile!