L’Évolution Métallique selon Sinistros #658
Behemoth – Satanica – 1999
Pologne
La formation Polonaise Behemoth s’était doté d’une solide réputation dans le monde du Black Metal avec ses trois premiers albums. Avec Satanica, Nergal et ses acolytes avaient commencé à flirter avec le Death Metal tout en gardant sa profonde noirceur et ses éléments symphoniques pour augmenter sa puissance de frappe et se forger une sonorité propre. C’est avec cet album que le groupe a commencé à être connu à l’International et ainsi devenir l’un des meneurs du Métal extrême en Pologne. C’est aussi à partir de cet album que Nergal a débuté ses démêlés avec les autorités religieuses et politiques de son pays, notamment dû au fait de la nature Satanique de ses textes et de son engagement envers le Satanisme. Satanica était le point de départ d’un grand changement chez Behemoth et le premier album à propulser le groupe dans les hautes sphères du Métal Extrême.

L’Évolution Métallique selon Sinistros #657
L’Évolution Métallique selon Sinistros #656
L’Évolution Métallique selon Sinistros #655
L’Évolution Métallique selon Sinistros #654
L’Évolution Métallique selon Sinistros #653
L’Évolution Métallique selon Sinistros #652
L’Évolution Métallique selon Sinistros #651
L’Évolution Métallique selon Sinistros #650
L’Évolution Métallique selon Sinistros #649
On ne pourra pas dire que Peter Tagtgren n’a jamais essayé d’évoluer et d’expérimenter. Au lieu de stagner avec une sonorité unique tout au long d’une carrière, il a réussi à se réinventer à chaque album de Hypocrisy et son sixième album éponyme le prouvait une fois de plus. Sur cet album, Tagtgren délaissait quelque peu la vitesse et la sauvagerie pour des sonorités plus vaporeuses et atmosphérique tout en gardant son côté puissant et très lourd avec des pointes rapides au fil des pièces tout en peaufinant ses mélodies et ses structures musicales. Certains diront de cet album que ce serait le « peak » de la discographie du groupe. Quoiqu’il en soit, cet album était tout un chef d’œuvre de Death Metal mélodique qui a été très influent pour la suite des choses.
Le troisième album de Arch Enemy marquait plusieurs nouveautés tant dans l’alignement que dans le son en général. C’est sur Burning Bridges que Sharlee D’Angelo a fait ses débuts avec le groupe et c’est aussi sur cet album que Johan Liva a livré sa dernière performance sur disque avec son groupe avant d’être remplacé par une chanteuse. Point de vue sonorité, le groupe gardait son côté mélodique tout en durcissant le ton dans les rythmiques pour offrir un album sauvage et décapant. Certains diront de Burning Bridges que c’est l’album ultime de Arch Enemy, chose certaine, c’est l’album qui a officialisé le saut du groupe dans les hautes sphères métallique mondiales. Définitivement un chef d’œuvre du Death Metal mélodique Suédois et un incontournable du Métal tous styles confondus.
L’Évolution Métallique selon Sinistros #646
L’Évolution Métallique selon Sinistros #645
L’Évolution Métallique selon Sinistros #644
L’Évolution Métallique selon Sinistros #643
L’Évolution Métallique selon Sinistros #642
L’Évolution Métallique selon Sinistros #641
Die Apokalyptischen Reiter poursuivait son mélange de Folk et de Death Metal sur son deuxième album, Allegro Barbaro. La folie musicale du groupe était montée d’un cran et la brutalité sonore était encore plus palpable. Le quatuor mettait les claviers encore plus en avant plan pour accentuer les guitares abrasives et la voix de Fuchs qui passait régulièrement de tr`s guttural à très « clean ». Il faut dire que le ce chanteur a toute une voix et est en mesure de livrer la marchandise. La provocation était aussi au rendez-vous avec des titres évocateurs et des paroles incisives dignes des grands groupes de Punk de la fin des années 70. Un album qui préparera la sonorité légendaire du groupe qui même s’il a toujours été plutôt méconnu, est d’une importance capitale pour l’évolution Métallique et le mélange des genres.
L’Évolution Métallique selon Sinistros #639
La machine de guerre Suédoise Marduk était très bien huilée à la sortie de son sixième album et le groupe signait, sur Panzer Division Marduk, son album le plus accompli en carrière malgré certaines réticences de certains fans de Métal qui n’acceptaient pas le changement (encore ce mot épouvantable) et l’évolution musicale. Marduk devenait de plus en plus technique et de plus en plus mélodique en même temps et cette dualité sonore avait créé un style de Black Metal extrêmement puissant et sauvage. La rapidité et les riffs acérés étaient de mise, le tout bien ancré sur une production des plus solides qui accentuait cette puissance et ce sentiment de domination totale. Marduk est sans nul doute l’un des grands du Black Metal Scandinave et Panzer Division Marduk le prouvait amplement. Un album fort influent et à la hauteur de ce que le Black Metal se doit d’être.
Il est vrai que la formation Italienne Lacuna Coil n’a aucune agressivité métallique à proprement parler mais avec son tout premier album, In a Rêverie, il est fort probable que l’agressivité musicale n’était tout simplement pas au programme pour les compositions de la formation Italienne. Le groupe avait plutôt opté pour des sonorités plus douces avec des éléments pseudo Gothiques avec des soubresauts Doom mais le Rock prenait plus de place que le côté Métal donnant ainsi un album vaporeux et léger à la limite de la musique commerciale musclée. Christina Scabbia en était à ses débuts et sa voix n’était pas encore celle que l’on connait aujourd’hui. La raison pour laquelle je place cet album dans la liste de l’évolution Métallique c’est parce qu’il a tout de même eu une bonne influence sur des groupes à sonorité Gothique au tournant des années 2000 et que cet album nous montrait la voie vers des sonorités plus doucereuses dans le Métal, sonorités qui pouvaient faire partie de la grande famille métallique. Un album pour ceux qui préfère quand ça ne brasse pas trop avec juste un peu de mordant pour se sentir puissant!
La deuxième vague du Black Metal Scandinave avait commencé à s’implanter vers la fin des années 90 notamment avec des projets comme le « one man band » Taake. Host, le génie derrière le projet, a rapidement gravi les échelons pour devenir l’un des principaux instigateurs de cette nouvelle vague de Métal froid et très noir. Sa grande sensibilité musicale mélangée à une détresse palpable et une sauvagerie sonore y étaient pour quelque chose et le résultat fut plus qu’explosif. Comme ses prédécesseurs qui s’inspiraient des groupes des années 80, Takke puisait ses racines directement dans le Black Metal originel du début des années 90 pour le faire évoluer vers un côté à la fois mélodique et puissant. Ce premier album n’était que le début d’une belle série d’albums embrumés d’une beauté musicale sans pareil. Notons que Taake signifie brume et que c’est aussi le nom d’une tribu qui vivait dans les environs du lieu de naissance de Host. Host signifie Automne en Norvégien et couplé à son nom de projet, nous pouvons aisément dire que le bonhomme a réussi à faire sonner sa musique comme ses deux noms d’artiste!
Sur Sleep of the Angels, Rotting Christ avait définitivement laissé tomber son côté Black Metal pour pleinement embrasser ses sonorités Gothiques qui allaient perdurer pendant quelques années et quelques albums de plus. Le groupe préférait utiliser la sensibilité pour ses compositions et le groupe, devenu uniquement un duo avec les frères Tolis, avait beaucoup plus de marge de manœuvre pour aller dans la direction qu’il voulait sans se soucier de ce qui pourrait arriver. C’est ce qu’on appelle le sens artistique. Prendre des risques pour évoluer musicalement ce n’est pas donné à tout le monde et Rotting Christ était l’un de ces groupes qui se floutaient de se casser la gueule. Le duo faisait ce qu’il voulait et le réussissait très bien. Ce cinquième album est un exemple de perfection musicale qui consacrait ainsi le groupe comme étant un chef de file mondial du Métal Gothique. Une réussite sur toute la ligne qu’il faut découvrir le plus rapidement possible!
En 1998, un nouveau sous genre Métallique est officiellement né et c’est sans nul doute grâce à une formation obscure du Massachussetts. Bien que Temptation of Our Own Demise soit classé comme étant une compilation, cet album de Fortydaysrain comportait de nouvelles pièces ainsi que des pièces provenant d’un premier démon et d’un EP tout aussi obscurs que le groupe en question. Avec des riffs chaotiques et des « blast beats » sauvages, Fortydaysrain avait été l’instigateur du véritable Metalcore et avait ouvert la porte à de nombreux groupes à se lancer dans cette nouvelle aventure musicale. Bien sûr, tout ceci n’a absolument rien à voir avec le Metalcore d’aujourd’hui, la sauvagerie sonore était au rendez-vous et le mélange entre le Hardcore brutal et le Métal extrême donnait une toute nouvelle dimension à la grande famille métallique. Même si Fortydaysrain est demeuré un groupe plutôt inconnu ayant eu une très courte carrière, il est indéniable que l’avènement de ce groupe mythique a fait évoluer les choses pour le tournant des années 2000. Certains membres du groupe iront, peu après sa séparation, fonder une pointure du Metalcore Américain nommé Cannae.
Vers la fin des années 90, certaines personnes pensaient que le Heavy Metal était bel et bien mort, d’autres pensaient qu’il y avait un genre de « revival » qui se faisait alors que dans les faits, le Heavy Metal n’a jamais cessé d’exister. Le genre est plutôt redescendu là où il se devait d’être : Dans les profondeurs des abysses loin des succès « mainstream » à se raffiner et évoluer en tant que genre pionnier. La formation Américaine The Lord Weird Slough Feg était lune de ces formations qui tenait bien haut la flamme perpétuelle du Heavy Metal originel tout en faisant évoluer le genre pour son passage dans les années 2000. Twilight of the Idols était arrivé dans un monde en plein changement dans lequel le Grunge était en train de s’essouffler et malgré le peu de reconnaissance qu’il a eu au fil de sa carrière, The Lord Weird Sliugh Feg est devenu l’un des piliers du Heavy Metal plus moderne. Oui, le groupe est méconnu encore aujourd’hui mais il a tellement été et est toujours tout aussi important pour le Heavy Metal pur et dur. Si vous ne connaissez pas encore le groupe, il serait grand temps de vous y mettre car vous allez passer à côté de quelque chose de grandiose au niveau musical!
Le projet Limbonic art n’est pas le plus connu de la scène Black Metal Scandinave mais son approche musicale et surtout lyrique a grandement contribué à faire évoluer les choses. Son troisième album, Epitome of Illusions, montrait un groupe qui avait mûri avec des compositions de plus en plus étoffées et incroyablement bien ficelées. Les parties symphoniques qui s’imbriquaient dans un Black Metal froid étaient de plus en plus mieux orchestrées nous transportant vers des mondes cosmiques avec des ambiances planantes et vaporeuses. Epitome of Illusions est un album digne des grands du Balck Metal et mérite amplement sa place parmi les pionniers du genre.
La tornade Brésilienne Krisiun avait grandement accéléré son tempo sur son deuxième album faisaient de celui-ci un énorme point de départ pour le Death Metal en Amérique du Sud. Apocalyptic Reveletaion était un album ultra rapide avec des riffs caustiques qui défiaient pratiquement la gravité. La complexité musicale était aussi une nouvelle facette du groupe qui montait de plusieurs crans son jeu et ses structures musicales pour parfaire son Death Metal brutal et incendiaire. Cet album valu à Krisiun de signer avec Century Media dès son album suivant consacrant ainsi le groupe vers des sommets du Death Metal Mondial. Un excellent album décapant qu’on se doit d’écouter le plus rapidement possible si ce n’est déjà fait!
Les pays de l’Amérique du Sud ont pris un certain temps à s’imposer sur la grande scène Métallique Mondiale. Certes, quelques groupes comme Sepultura ou Krisiun avaient réussi à faire une percée dans leur style respectif mais un groupe provenant de la Colombie, c’était plutôt rare, surtout un groupe de Black Metal pur et dur. Inquisition avait commencé sa carrière comme étant un groupe de Thrash Metal moyen parmi tant d’autres mais avait évolué vers le Black Metal sombre et caustique pour son premier album. Bien sûr, en écoutant pour la première fois la musique de Inquisition on se demandait ce qui se passait avec la voix de canard du chanteur mais cette facette prenait rapidement le bord lorsqu’on s’attardait à la musique elle-même. Les riffs abrasifs et froids étaient la pierre angulaire des compositions du groupe et même si la production était déficiente, il se dégageait une atmosphère glauque et malsaine tout au long des pièces. Into the Infernal Regions of the Ancient Cult est devenu un album culte dans le milieu du Black Metal influençant à sa manière plusieurs autres groupes par la suite.
La Pologne est connue mondialement pour plusieurs raisons, des mauvaises et de meilleures. Faisons fi du côté ultra religieux du pays et concentrons-nous sur le meilleur côté : Le Death Metal. Avec Behemoth, Hate est un des pionniers du Death Metal Polonais et son deuxième album prouvait que le groupe allait être connu et deviendrait l’une des grandes puissances du Death Metal Mondial. Avec ses riffs gras et explosifs, le groupe a su placer ses pions pour dévaster la planète entière et ce deuxième album n’était que la pointe de l’iceberg. Le groupe connaîtra une légère baisse avec son troisième album mais ce recul serait pour mieux rebondir et ainsi perpétuer la flamme du Death Metal brutal et incendiaire.