Ayant adopté le Heavy Metal comme principale source d’alimentation musicale, ma recherche vers de nouvelles sonorités allait bon train. Une connaissance m’avait fait écouter Ozzy Osbourne « Bark at the Moon » pensant m’emmener dans les recoins les plus obscurs des ténèbres. Bien qu’ayant apprécié certaines pièces de l’album, j’ai dû me rendre à l’évidence que ma réticence envers Ozzy était fondée depuis longtemps. Sa mascarade était fausse et à la limite de la quétainerie.
Quelques jours plus tard, un ami me faisait écouter le premier album d’une formation Danoise avec comme leader un chanteur maquillé et une voix qui devait faire peur à Satan lui-même. Le Roi Diamant avait un registre de plusieurs octaves et pouvait chanter des notes très hautes. Suivant le Satanisme de Anton Lavey, King Diamond reflétait très bien ses paroles dans la musique de Mercyful Fate. L’ambiance obscure de Melissa a ouvert la voie à plusieurs groupes par la suite et a redéfini les règles dans le Heavy Metal.
La Chronosphère: Lundi 4 Mai 2015
Mercyful Fate – Black Funeral – 1983
Le capitalisme est imbriqué dans toutes les couches de la société Nord Américaine et Européenne et la musique n’y fait malheureusement pas exception. Durant la grande révolution Métallique, les grosses compagnies de disques ayant flairé les signes de piastre et les profits à engranger à la pelle ont délibérément créé un style qui allait faire mal pour le véritable Métal. Maquillés comme des filles chromées « bumper à bumper » et vêtus de dentelles et autres frivolités pas très masculines, des garçons se sont prostitués en formant d’innombrables groupes de glam métal dans le but de plaire à une clientèle féminine disait-on à l’époque.
En réponse à cette nouvelle mode, une formation Américaine a exagéré la chose pour parodier cette vague de rockers efféminés. Le leader de cette formation s’est un jour rendu en cour contre le PMRC avec Leslie Gore à sa tête pour défendre la musique Heavy Metal. Dee Snider et sa bande de tordus ont amené le Métal à un autre niveau et se sont tenus debout face aux détracteurs. Musicalement très Rock And Roll et offrant une musique et des textes intelligents, Twisted Sister a réussi à s’infiltrer dans le mainstream avec son hymne punk désormais célèbre et ainsi faire taire les mauvaises langues. Cette formation est un modèle inspirant pour son honnêteté et sa détermination.
La Chonosphère: Dimanche 3 Mai 2015
Twisted Sister – Burn in Hell – 1984
La mascarade dans le vaste monde du Heavy Metal est à prendre avec un grain de sel, surtout si un groupe en met et beurre épais. La provocation n’est pas née de la dernière pluie et l’aspect théâtral morbide et largement teinté d’horreur non plus. En pleine inquisition métallique, Leslie Gore avait pris panique envers une formation Américaine qui justement avait poussé le théâtral, le péché ( possiblement les 7 en même temps ) et l’attitude rock star à l’extrême.
Le concept général du groupe en question reposait sur le sexe, l’alcool, l’horreur, la provocation pure et le rock and roll. Je dois dire un gros merci à Blackie Lawless et Chris Holmes pour ce premier album éponyme. Parfait au niveau musical et avec une imagerie flamboyante, cet album m’a influencé de par ses mélodies accrocheuses et ses riffs incendiaires ainsi que par la voix unique de Blackie Lawless. Ce dernier m’a appris qu’une bonne mise en scène pouvait être géniale et efficace. Il m’a aussi appris les choses à ne pas faire suite au succès. Surtout rester humble et honnête en tant que musicien et de ne pas tomber dans l’attitude de rock star.
La Chronosphère: Samedi 2 Mai 2015
W.A.S.P. – I Wanna be Somebody – 1984
Encore étourdi par la sonorité de Kill ’em All, Bob me fait écouter l’autre album. La pochette arborait Satan sous son aspect de bouc et un pentagramme d’épées ensanglantées dans une roue en bois. L’épée du bas est dans les mains du bouc et le logo du groupe au nom très évocateur trône en grosses lettres à l’intérieur du dit pentagramme. Minimaliste mais sacrément efficace! Les références au Malin sont aucunement subtiles avec des titres comme Evil has no Boundaries, The Antichrist ou encore Black Magic.
Clous, maquillage et croix inversées sont fortement présents dans l’accoutrement des 4 individus qui ont forgé cet album à grands coups de riffs incisifs, de solos stridents, de rythmique assourdissante et de vocaux à glacer le sang. Certaines âmes bien pensantes affirmaient à l’époque que ce style et surtout ce groupe ne dureraient pas. En revanche, moi j’avais compris que cet album allait devenir une révolution et dicterais la marche à suivre pour l’évolution de la grande famille du métal. Le Speed Metal venait de naître et le métal plus extrême était là pour rester.
La Chronosphère: Vendredi 1er Mai 2015 – Le Diable nous guide pas à pas…
Slayer – Evil has no Boundaries – 1983
Anecdotes dans un article écrit en novembre 2012
1983 fut une année de grands bouleversements tant au niveau Métal que dans ma jeune vie d’ado en quête de musique énergique à l’état brut. Ce fut une année remplie de nouvelles sonorités et le début d’une nouvelle ère musicale : Le Speed Metal.
En 1983 à Nicolet, nous étions une minuscule poignée de jeunes loups à aimer la musique Heavy Metal et idolâtrer des groupes comme Quiet Riot, Def Leppard ou Iron Maiden et il était fort difficile de se procurer des albums qui sortaient des standards musicaux de l’époque, notamment dû au manque de disquaires dans notre charmante petite ville.
Je me souviendrai jusqu’à mon dernier souffle de cette heure de diner de Janvier 1984 où le côté obscur pris possession de mon âme. Bob, un ami métalloïde un peu dérangé, m’avait agrippé à la sortie du dernier cours du matin en me disant « Viens me rejoindre à la bibliothèque, j’ai de quoi à de faire écouter ». Rendu à la bibliothèque, Bob m’entraîne dans un de ses locaux que l’on peut emprunter pour diverses activités avec un tourne-disque relativement assez primitif ainsi que deux vinyles de groupes que je ne connaissais pas du tout : Metallica et Slayer.
Dès les premières notes de Evil Has No Boundaries j’ai compris que Def Leppard et Quiet Riot deviendraient de l’histoire ancienne et seraient relégués aux oubliettes… Le son, l’a rapidité et l’agressivité, le Diable, le look, tout était-là, attendant juste le bon moment pour faire peur au reste de l’école!
Pour faire peur, nous avons fait peur. Vraiment peur. Comme dans toute polyvalente de cette époque, il y avait de temps à autres des activités spéciales sur l’heure du midi, incluant les fameux concours de lipsync. Et oui, avant de jouer dans de vrais bands, j’ai fais des concours de lipsync. Celui-ci était d’autant plus mémorable car Bob et moi-même, aidés de quelques acolytes que je ne connaissais pas vraiment, avons fait peur au reste de l’école…
Le squelette du lab de bio, le cercueil, les croix inversées, le pentagramme, le sang, les clous, la blondasse en petite tenue, le sacrifice humain ( théâtral, bien sûr ) et le discours Satanique entre Evil Has No Boundaries et The Antichrist ont non seulement réussi à faire verdir les quelques 600 personnes présentes à l’auditorium, notre prestation nous a valu aucun applaudissement et de sévères reproches venant de certains professeurs de catéchèse… Encore aujourd’hui, il m’arrive de croiser d’anciens camarades de classe de cette époque et cette prestation refait encore surface dans les discussions!
Un fait intéressant à noter sur la version Canadienne de Show No Mercy sortie sur Banzaï Records, la pièce « Agressive Protector » figure sur l’album. Cette pièce .tait tirée de la compilation « Metal Massacre III » de 1983 sous le titre de « Agressive Perfector »
Un midi de Janvier 1984 l’ami Bob me traîne à la hâte à la bibliothèque. Ayant emprunté une table tournante « portative », nous allons dans un petit local. C’est à ce moment que cet énergumène me présente non pas une mais deux nouveautés qui allaient plus tard révolutionner la façon de faire du Heavy Metal. A voir les pochettes, les noms de groupes et leur logo respectif, l’allure des musiciens mais surtout les titres d’albums et de chansons, je sentais que je serais transporté dans un niveau beaucoup plus élevé de musique pas très gentille.
Dès les premières notes de « The Four Horsemen » avec ses guitares tranchantes et sa sonorité crue et sèche, j’ai compris que je venais de m’enfoncer plus loin dans les profondeurs de la musique « underground ». J’ai aussi compris que cet album qui résonnait dans mes oreilles allait diviser les amateurs de musique forte. Metallica, tout comme Def Leppard, s’est mérité ma théorie des 3 premiers albums. Suite au décès de Cliff Burton, cette formation allait changer au point de devenir le groupe le plus « vendu » de l’histoire du métal. Autant j’ai pu aimer les trois premiers albums qui m’ont énormément influencé, autant je peux détester ce que ces larrons sont devenus. Dans les années 80, Metallica était détesté par la majorité. Au tournant des années 90, cette majorité est tombée en amour avec l’album noir…
La Chronosphère: Jeudi 30 Avril 2015 – Riffs ’em All!
Metallica – The Four Horsemen – 1983
Autre texte écrit en 2012:
Kill ‘Em All a été pour moi, et vraisemblablement pour plusieurs autres Métalloïdes de cette époque, un album clé et surtout culte qui a fait évoluer le Métal de façon drastique avec sa rapidité et sa sonorité très crue et sèche. Les guitares incisives et la basse en avant plan ont carrément changé la façon de jouer et il est indéniable que Kill ‘Em All est l’album qui a révolutionné la musique puissante en devenant un pionnier du Thrash Metal.
Ma découverte de Metallica s’est faite le même midi où j’avais découvert Slayer, au début de Janvier 1984. C’est avec les premiers riffs de « The Four Horsemen » que mon initiation eu lieu et c’est cette même pièce qui solidifia mon allégeance pour la musique rapide et destructrice. Nous étions à une époque de grands bouleversements dans la manière de jouer et de composer, la scène Métal étant, contrairement à aujourd’hui, une scène à l’échelle mondiale avec ses groupes venant des quatre coins de la planète avec leurs sonorités distinctes.
Cette période de bouleversements a également eu un effet sur les amateurs. Lorsque le métal a commencé à changer pour devenir plus méchant et rapide, nous avons assisté à une séparation au sein de la communauté métallique. Certains ont préféré évoluer vers les profondeurs des abîmes, d’autre ont préféré stagner et rester conservateurs au Métal « mou » comme Scorpions. Il est d’autant plus ironique de constater que Metallica à cette période de sa carrière restait intègre de par sa conduite et sa musique et allait chercher les vrais fans de Métal pur et dur. Il a été plutôt triste de constater par la suite que les vrais fans de Metallica ont été abandonnés au profit des amateurs de Métal « mou ».
Reste que Kill ‘Em All ainsi que les deux parutions suivantes de Metallica demeurent encore aujourd’hui des incontournables du Métal qui ont influencé bon nombre de musiciens. La fin tragique de Cliff Burton en 1986 aurait dû mettre fin au groupe mais l’histoire en a décidé autrement.
Dans le monde du Heavy Metal les pochettes et les logos ont toujours eu une importance capitale. L’image des musiciens aussi. Cheveux longs, cuir, clous, chaines et tout l’attirail qui rends un groupe imposant. Ajoutons à ça une scène monstrueuse avec lumières, fumigènes et pétards avec des guitaristes se relançant les solos sur une chorégraphie parfaitement synchronisée. Pour agrémenter le tout, il faut de la puissance, de la rapidité et un chanteur charismatique. Ma rencontre avec Rob, KK et Glenn s’est faite avec le magazine Québec Rock qui avait publié un article sur le satanisme dans le rock. Quelques jours plus tard, Bob, un voyou un peu dérangé me faisait écouter un nouvel album intitulé Defenders of the Faith. Cet album est un incontournable dans mon cheminement. Le côté sombre et occulte m’attirait naturellement.
La Chronosphère: Mercredi 29 Avril 2015 – Le côté obscur de la musique
Judas Priest – Freewheel Burning – 1984
Aujourd’hui il est plus que facile de découvrir des albums car les nouveautés autant que les vieilleries nous sont offertes sur un plateau d’argent. Internet nous permet de télécharger sans recherche ardue l’album de notre choix. On l’aime, on l’achète, on aime pas, hop à la corbeille. Mais ceci, heureusement, n’a pas toujours été ainsi. Dans les années 80, nos découvertes étaient très risquées car il fallait acheter un album avant de l’écouter. On pouvait trouver de véritables trésors mais parfois notre investissement était une catastrophe.
Un jour en allant au disquaire des Galeries à Nicolet avec quelques copains, je suis tombé sur un disque avec une pochette pas trop attirante mais le logo et le nom du groupe étaient cools. Après quelques échanges entre nous au sujet de ce disque, le poilu propriétaire de la boutique nous a affirmé que cet album était très Heavy et par le fait même excellent. Mon risque a été payant ce jour là puisque Wolf Hoffmann est devenu un de mes guitaristes favoris et son groupe a eu une influence majeure sur moi. A partir de cet instant, mon idée de vouloir former un band commençait à germer dans mon esprit et ma passion pour les guitares était née.
La Chronosphère: Mardi 28 Avril 2015
Accept – Balls to the Wall – 1983
Mon introduction au Heavy Metal étant chose faite, il me fallait maintenant partir à l’assaut de cette nouvelle entité bruyante et dérangeante pour le commun des mortels. A cette époque, une petite ville comme Nicolet comptait peu d’initiés à ce nouveau genre de Hard Rock. Nous avons appris rapidement à nous reconnaître et à fraterniser échangeant nos connaissances et nos découvertes au sein du minuscule cercle « d’adorateurs du diable ».
Quiet Riot fut une de ces premières découvertes avec l’album Metal Health. En plus de renfermer des virtuoses à la guitare et à la basse, la voix de Kevin DuBrow avait quelque chose de méchant et reflétait beaucoup l’image et le concept gravitant autour de la folie. Metal Health et Condition Critical ont été deux albums qui m’ont grandement influencé et qui m’ont permis de descendre plus creux dans les méandres des abîmes métalliques.
La Chronosphère: Lundi 27 Avril 2015
Quiet Riot – Metal Health – 1983
Bien avant que Muchmusic et Musique Plus voient le jour alors que le vidéoclip était encore à ses premiers balbutiements, Terry David Mulligan animait Good Rockin’ Tonite à CBC et si mes souvenirs sont exacts l’émission passait le Jeudi soir à 22h. C’est à cette émission et également à CHOM que j’ai découvert une formation Anglaise qui allait grandement m’influencer de par sa puissance, ses guitares et ses harmonies vocales. C’est aussi la première formation qui s’est méritée ma théorie des 3 premiers albums.
Ayant découvert Def leppard avec le 3e album, Pyromania, j’ai ensuite reculé dans le temps et ainsi constater que les deux premiers étaient encore meilleurs. Suite à l’accident peu banal de Rick Allen qui avait perdu un bras, la formation a pris 4 ans pour revenir avec les résultats que l’on connait aujourd’hui. N’empêche que les trois premiers albums sont 3 albums de hard Rock/Heavy Metal pur et dur qui ont laissé leur marque, du moins pour ma part!
La Chronosphère: Dimanche 26 Avril 2015 – Retour au Heavy pour de bon.
Def leppard – Rock! Rock! (Till You Drop) – 1983
Le documentaire « Urgh! A Music War! » ouvrait avec un trio Anglais avec un nom autoritaire. A cette époque l’internet et Musique Plus n’existant pas, il nous fallait acheter des magazines en papier ( oui, ça existait ) pour trouver de l’information. L’un de ces magazines, très bien fait d’ailleurs, se nommait Québec Rock. Je me souviens avoir lu une entrevue avec Marjo qui affirmait qu’elle trouvait ce groupe Anglais « déprimant ». Ma curiosité était piquée car je voulais savoir ce qu’un groupe avec un nom comme The Police avait de si déprimant.
En les voyant performer dans le documentaire j’ai tout de suite compris que Marjo était complètement dans le champ. J’ai donc enfourché mon 10 vitesses CCM Or et je me suis rendu chez le petit disquaire du centre-ville à Nicolet. The Police venait tout juste de sortir ce qui allait devenir le meilleur album de sa carrière. Le son de la batterie et de la basse sont venus me chercher instantanément et la diversité des instrumentations et des pièces font de Synchronicity un des meilleurs albums dans mon cheminement musical.
La Chonosphère: Samedi 25 Avril 2015
The Police – Synchronicity – 1983
Bien que le Hard Rock et la musique du Diable m’interpellaient, mon esprit curieux était également attiré vers d’autres musiques tout aussi étranges et parfois assez colorées. Les étiquettes musicales m’étaient totalement inconnues à cette époque et mon bas âge faisait que l’identification à un mouvement particulier n’était pas encore au rendez-vous. Lors des premiers balbutiements de la télé payante vers la fin 1982 début 1983, TVEC et Premier Choix étaient les alternatives francophones à First Choice. Il y a eu un documentaire fascinant sur l’émergence de la nouvelle musique intitulé « Urgh! A Music War » qui incluait bon nombre d’artistes de la scène New Wave et Punk de l’époque. Je me souviens avoir été totalement hypnotisé par un drôle de personnage avec un costume futuriste qui mélangeait le rock et l’opéra pour me rendre compte qu’un vinyle de ce dit personnage trainait dans la collection de mes parents. Mon intérêt pour les fusions musicales et l’étrangeté artistique ne datent donc pas d’hier…
La Chronosphère: Vendredi 24 Avril 2015 – Fusions et bizarreries
Klaus Nomi – Total Eclipse – 1981
Au tournant des années 80 la grande famille du rock s’est métamorphosé avec de nouveaux styles forts différents les uns des autres. Alors que la tendance s’enlignait vers les synthétiseurs, le hard rock demeurait toujours fidèle à ses racines en gardant les guitares en avant plan. Un jour un ami d’enfance demeurant non loin de chez moi est arrivé avec une nouveauté qui allait attiser la flamme et ma passion pour le Heavy Metal. Une pochette toute noire, des guitares en furie, une rythmique sonnant comme le tonnerre, une voix éraillée et stridente, des cloches de l’enfer et un concept global gravitant autour d’un écolier hyperactif maltraitant à outrance une Gibson SG: Back in Black et AC/DC avaient tout pour épouvanter mon entourage et pour la première fois de ma vie une petite voix intérieure m’incitait à lever le volume et m’assoir devant les hauts parleurs afin de recevoir la puissance infernale. Le déclic suprême s’était enclenché à tout jamais…
La Chronosphère: Jeudi 23 Avril 2015 – La toute puissance m’appelle
AC/DC – Hells Bells – 1980
Bien que les sonorités bruyantes et puissantes m’attiraient de plus en plus, les ambiances sombres et les longues pièces planantes suscitaient un grand intérêt également. Le principe d’album concept a toujours été quelque chose qui avait une importance capitale dans un album. En tant que musicien compositeur, j’attache toujours une énorme importance au fil conducteur entre les pièces d’un album et l’idée du concept ne se limite pas seulement à la musique en tant que tel. L’imagerie, les paroles et le choix des titres est tout aussi important pour raconter une histoire d’un bout à l’autre d’un album. Ce principe ancré en moi provient possiblement d’un album conceptuel des plus réussis et qui est un grand classique de la culture rock. Avec sa pochette minimaliste, ses 4 faces comportant des pièces géniales imbriquées l’une dans l’autre et le film qui met en image la trame sonore, The Wall m’a ouvert encore plus l’esprit et l’a préparé pour une exploration musicale encore plus profonde.
La Chronosphère: Mercredi 22 Avril 2015 – L’importance du concept et du Tout.
Pink Floyd – Comfortably Numb – 1979
Plus mes découvertes musicales progressaient, plus je constatais mon attirance vers la musique rapide et puissante. L’Angleterre a longtemps été une contrée prolifique pour tous genres de rock et est reconnue pour avoir été le précurseur de plusieurs genres issu de cette grande famille. Certains groupes issus du début des années 70 ont la réputation d’avoir été les instigateurs du mouvement Heavy Metal en rendant le Hard Rock plus puissant et en accélérant les tempos tout en jouant de plus en plus fort. Ian Paice, batteur sous-évalué, a été un pionnier en montant d’un cran la façon de jouer de la batterie. Il a été un des premiers à utiliser les doubles « bass drums » à une vitesse incroyable pour l’époque ce qui a ouvert la voie à bien d’autres batteurs par la suite et qui a changé la face du rock une décennie plus tard.
La Chronosphère: Mardi 21 Avril 2015 – La vitesse ne tue pas nécessairement…
Deep Purple – Fireball – 1971
Mon exploration des profondeurs des abimes s’est poursuivie avec un album rouge arborant une tête de serpent. Le nom du groupe était très étrange et le titre de l’album quelque peu dérangeant. Ce que cet album contenait par contre était totalement enlevant et très satisfaisant pour mes oreilles. Une musique quelque peu brutale avec des gros sons de guitare, une rythmique puissante et bruyante et une voix éraillée à faire peur aux grands mamans de l’époque. Que dire des musiciens avec leur maquillage et leur accoutrement bizarre? Alice Cooper m’a montré le chemin à emprunter pour la découverte de trucs de plus en plus heavy et hors normes. Dès lors, il était clair que le Diable avait pris possession de mon âme. Du moins selon certaines personnes ayant la foi…
La Chronosphère: Lundi 20 Avril 2015 – L’Antre du Diable
Alice Cooper – Under my Wheels – 1971
Vers la fin des années 70, un oncle m’avait donné une pile de vinyles légèrement abimés mais toujours fonctionnels. Cette pile de vinyles contenait des noms de groupes et des pochettes assez attirantes pour risquer de leur prêter une oreille plus qu’attentive. Dans les prochains jours, je vous ferai découvrir ce qui se cachait dans ce trésor et l’impact qu’il a eu sur moi.
Ce matin, nous prenons le taureau par les cornes en commençant cette épopée avec un disque qui a été une énorme révélation au niveau instrumentation et arrangements mais aussi de par ses ambiances et ses changements drastiques dans une même pièce. Avec cet album, j’ai réalisé qu’un musicien de talent n’avait aucune limite à partir du moment où celui-ci enlève ses œillères et élargit son esprit à du non standard.
La Chronosphère: Dimanche 19 Avril 2015: Le saut vers l’infini
Yes – Heart of the Sunrise – 1971
La musique classique et le jazz ont toujours été présents chez moi d’aussi loin que mes souvenirs puissent m’emmener, c’est à dire vraiment loin dans le passé. L’espace et la science fiction étant des sujets qui me tiennent à coeur, une autre trame sonore, celle-ci beaucoup plus importante et épique, m’a montré le chemin vers d’autres avenues musicales qui se refléteront plus tard dans mes compositions. John Williams est un brillant et prolifique compositeur du 20e siècle et sans lui et sa musique, Star Wars n’aurait sans doute pas eu autant d’impact.
La Chronoshère: Samedi 18 Avril 2015 – On passe en vitesse lumière
John Williams – Star Wars Cantina Band Theme – 1977
L’espace et la science fiction m’ont toujours fasciné. Vers la fin des années 70 il y avait une série que je qualifierais de culte et qui captait mon attention en me faisant rêver de grands voyages intersidéraux. Le thème de cette série mélangeait le classique, un peu de funk et une guitare avec un fuzz extraordinaire. La distorsion m’appelait de plus en plus et m’entraînait avec elle dans des endroits reculés, loin de la musique préfabriquée et sans âme…
Cosmos 1999 m’a sans aucun doute influencé non seulement au niveau musical avec son thème et sa trame sonore mais aussi sur la passion d’aller voir plus loin et de m’intéresser à ce qui se passait hors de mon champ de vision.
La Chronosphère: Vendredi 17 Avril 2015 – Un saut dans l’espace
Cosmos 1999 – Thème et trame sonore de la série – 1975
Un des plus grandioses albums du 20e siècle a été composé et enregistré entre 1970 et 1972 par un jeune homme de 19 ans. Musicien hors pair et brillant compositeur, Mike Oldfield a joué de plus de 20 instruments sur ce désormais classique et influent album instrumental nommé Tubular Bells.
L’orchestration et les arrangements donnent la chair de poule et cet album figure dans mon top 5 à vie tous styles confondus. Fait à noter, le thème principal de la partie 1 a été repris pour le légendaire film l’Exorciste. Beaucoup plus tard, un certain groupe de Speed Metal Californien reprenait ce thème en ouverture de son premier album…
La Chronosphère: Jeudi 16 Avril 2015
Mike Oldfield – Tubular Bells – 1973
Vers la fin des années 60 le Québec a cessé d’être mouton et de copier ce qui se faisait à l’étranger avec sa panoplie de groupes formés dans le même moule et sans originalité. L’émergence du rock progressif a grandement contribué à sortir des sentiers battus et ainsi devenir un chef de file en matière musicale.
Bien qu’ayant eu un succès avec la pièce Conception, l’album Fu Manchu de Robert Charlebois est passé inaperçu pour plusieurs amateurs de rock progressif ce qui est très dommage vu la qualité de compositions et surtout les super musiciens qui sont présents sur cet album dont un certain Christian St-Roch, possiblement le meilleur batteur de cette époque! Ma passion musicale vient peut-être du côté paternel puisque Christian est le cousin de mon père et que la famille Gagnon regorge d’excellents musiciens.
Quoiqu’il en soit, Fu Manchu nous emmène dans un autre univers et j’ai des frissons à chaque fois que j’entends cet album. Un pur chef d’œuvre qui se classe dans mon top 10 à vie.
La Chronosphère: Mercredi 15 Avril 2015
Robert Charlebois – Le mur du son – 1972
Les années 70 regorgent d’albums qui ont marqué l’histoire de la musique. Le rock était à cette époque en pleine révolution et l’esprit créatif de cette décennie était très élevé et influent pour les autres décennies à venir. Bridge over Troubled Water du duo Américain Simon & Garfunkel m’a grandement influencé grâce à ses arrangements, ses harmonies vocales et surtout la grande qualité des compositions mélangeant le folk et le rock en incorporant divers instruments non traditionnels.
La Chonosphère: Mardi 14 avril 2015
Simon & Garfunkel – Cecilia – 1970
Après la découverte des Beatles, mon intérêt pour le rock s’est accentué et la fouille dans les vinyles de mes parents m’ont procuré de longues heures d’écoute et d’analyse. Certains disques et/ou chansons m’étaient familiers pour les avoir entendus auparavant. Un des albums qui avait retenu mon attention à cette époque provenait d’un légendaire groupe Québécois. En plus des harmonies vocales grandioses, toutes les chansons étaient en français. Le premier album de Beau Dommage reste encore aujourd’hui un de mes albums préférés.
La Chonosphère: Lundi 13 avril 2015
Beau Dommage – Le Picbois – 1974
Les séries télévisées et les films ont tous une bande sonore. Parfois banales, souvent géniales, ces bandes sonores sont tout aussi essentielles que le scénario ou le jeu d’acteurs. Plusieurs thèmes et bandes sonores ont influencé ma créativité musicale dont un en particulier qui reste gravé dans ma mémoire et qui, sans que je m’en rende compte, a influencé ma façon de jouer de la basse. J’avais oublié d’inclure cette pièce car dans l’ordre chronologique elle s’insère entre Ned Landry et Le Rêve du Diable, les souvenirs remontant à la rue St-Hubert à Montréal.
La Chronosphère: Dimanche le 12 avril 2015 – Petit pas en arrière vers 1975
The Ventures – Hawaii Five-O – 1968
Mon ouverture musicale s’est élargie avec la découverte d’un groupe qui a révolutionné la musique moderne. Une première expérience avec le « stéréo » et les guitares électriques qui ont totalement changé ma perception de la musique et qui m’a donné la volonté et le désir d’explorer le monde des vinyles. Ce groupe est devenu ma référence et s’est hissé au numéro 1 de ma liste tous styles confondus.
La Chronosphère: Samedi 11 avril 2015 – 1977, une année de découvertes majeures.
The Beatles – Taxman – 1966
Qui dit violon dit folklore et ce chaleureux instrument est venu me chercher en 1977 en grande partie grâce à Gervais Lessard. Ce musicien, qui a su préserver la véritable musique traditionnelle Québécoise, demeure encore à ce jour une de mes principales influences en tant que musicien. Le Rêve du Diable fait partie de mon top 3 à vie des formations qui m’ayant le plus influencé.
La Chronosphère: Vendredi 10 avril 2015 – Retour en 1977
Le Rêve du Diable – Rivière Jaune – 1977
Le voyage musical se poursuit avec celui qui a vraiment tout déclenché. Notez ma prédisposition pour la vitesse et le flot continu de notes « shreddées ». Ce violonneux du Nouveau Brunswick a eu une influence majeure sur le musicien que je suis maintenant.
Ned Landry – Rubber Dolly – 1958
Autres anecdotes relatées le 5 Novembre 2011
Je vous avais parlé, dans le précédent article de la Chronosphère, du tout premier album qui m’a influencé et qui indéniablement a totalement changé et forgé ma perception de la musique. Il s’agit d’une compilation des meilleurs moments d’un « violonneux » du Nouveau Brunswick nommé Ned Landry.
Cet album m’avait été donné par mon Grand-Père paternel, Charlemagne qui jouait du violon à ses heures. Dès les premières notes de « The Old Man and Old Woman » j’ai été totalement conquis! Vraisemblablement quétaine pour certains, Ned Landry a réveillé la bête qui sommeillait en moi et je suis loin de trouver sa musique quétaine, au contraire! C’était ni plus ni moins que du folklore à tendances Irlandaises jouée à la manière des Canadiens Anglais de souche Francophone avec de forts accents de Hillbilly.
Ce qui est étonnant chez Ned Landry était sa façon de jouer du violon. Aujourd’hui dans le métal nous pourrions enployer le terme « shredding » pour décrire ce qu’il faisait avec son archet et ses doigts. Je comprends maintenant pourquoi par la suite je suis toujours tombé sous le charme de musiques non conventionnelles et à tendances assez rapides. Ned Landry jouait un genre de « speed metal » dans les années 50!
Bref, Ned Landry a été et est encore aujourd’hui une très grosse influence sur ma façon de jouer de la musique. Ned Landry a célébré son 90e anniversaire en février 2011. En fouillant sur Internet à propos de Ned Landry, les archives étant assez rares malheureusement, je suis tombé par hasard sur deux pièces que je n’avais jamais entendues. L’une d’entre elles se nomme « Devil among the Tailors » et l’autre « Maple Sugar ». Deux pièces qui ont été jumelées par la suite sur un album de 1975 d’un des plus grands groupes folkloriques Québécois, groupe qui a eu une influence majeure et décisive sur ma musique.
La Chronosphère: Mardi 7 avril 2015 – Retour en 1974 — Mercredi 8 avril 2015 – Mise sur pause en 1973 – 1974
Mon premier tourne-disque fut un tourne disque Mickey Mouse. Je devais avoir 5 ou 6 ans. J’avais reçu de la part d’un oncle un super 45 tours pour pouvoir utiliser le tourne disque. Quel supplice mes parents ont dû endurer!
À la même époque, un autre 45 tours tournait de façon abusive sur le légendaire tourne disque Mickey. D’un côté, Gentleman Cambrioleur de Jacques Dutronc et de l’autre côté, le thème d’ouverture de la série Arsène Lupin. Certains ici vont probablement se rappeler de cette série. Pas moi par contre!
Autres anecdotes relatées le 22 Octobre 2011
Mon voyage musical se poursuit dans les débuts des années 70. Je me souviens avoir eu à un certain Noël, 1974 ou 1975, un magnifique tourne-disque Mickey Mouse! Mes souvenirs quant à la réception de ce cadeau sont floues mais je crois que c’était à un Noël passé chez mes Grands-Parents paternels à Rivière Bleue.
Mais, avec un tourne-disque, ça prends des disques, sinon ça sert pas à grand chose! Or, j’avais reçu en cadeau, deux 45 tours et un album, pour être en mesure d’utiliser le dit tourne-disque.
Était-ce une bonne idée que de donner un tourne-disque et des disques à un petit garçon de 4 ou 5 ans? Dans un sens, oui pour le développement musical mais dans l’autre, pour les parents ça devait être assez agaçant!
L’un des 45 tours en question était celui de la trame sonore de la série télé « Arsène Lupin » dont la chanson « Gentleman Cambrioleur » était chantée par Jacques Dutronc. Une pièce quand même pas si mal mais qui a joué possiblement trop souvent, surtout que le son du tourne-disque ne devait pas être très Hi-Fi…
L’autre 45 tours est un peu plus « quétaine »… Une chanson de Hughes Auffray qui a pour titre « Hasta Luego ». Cette dernière devait être vraiment, mais vraiment un supplice pour mes parents…
Quant à l’album, mon premier en fait et que j’ai toujours, il fera l’objet d’un article à lui seul étant donné son importance vis à vis mes influences musicales.
La chronosphère, Lundi 6 avril 2015: Retour en 1969
Tous les musiciens et/ou maniaques de musique ont commencé quelque part, un moment donné, avec une révélation auditive qui a fait chambouler leur vie. Du moins j’imagine que c’est comme ça. D’aussi loin que je puisse me rappeler, la musique a toujours coulé dans mes veines. J’ai beau creuser au plus profond de mes souvenirs, j’ai la conviction que je n’ai jamais pu imaginer un monde sans musique
Bien sûr, au fil du temps j’en ai écouté et joué énormément et je continue toujours à en écouter et à en jouer. J’ai eu des « passes », du Rêve du Diable aux Beatles, du métal à l’alternatif, de l’industriel au punk, juste pour en nommer quelques unes. Curieusement, ces « passes » ont perduré en s’imbriquant les unes aux autres ce qui aujourd’hui ,je crois, me donne un bagage musical extraordinaire.
Avec la Chronosphère, je vais vous emmener avec moi dans le temps pour une visite guidée de mon bagage musical.
Autres anecdotes relatées le 10 Octobre 2011:
Le voyage à travers les temps commence avec le premier album à vie de mon bagage musical. Ma mère, étant enceinte de moi, faisait jouer cet album lorsque le petit Sinistros à en devenir brassait sa cage un peu trop fort. L’effet était semble t-il assez concluant car une fois venu au monde, cet album servait à m’endormir. Il jouait tellement souvent que 2 copies ont été déclarées pertes totales dans les premièrs années de mon existence! J’ai même le souvenir de m’être endormi au son de El Condor Pasa étant très jeune.
J’ai réussi à mettre la main sur une copie originale impeccable en vinyle il y a plusieurs années. Encore aujourd’hui, lorsque j’entends cet album, une foule d’images et de souvenirs me viennent en tête. On pourrait presque dire que ça me vire à l’envers, mais dans le bon sens, évidemment! Donc, en résumé, Los Calchakis est le tout premier d’une longue série de musiciens et d’albums qui ont forgé mon éveil musical et inconsciemment, cette inspiration s’est intégrée en parcelles à ma musique.
Un gros merci à mes parents pour ça!
Dictated – Death Metal – Pays Bas
The Deceived – 2014…………5/10
Metal Blade
Metal Blade est un label pionnier qui a signé un bon nombre de bons et de mauvais groupes depuis sa création en 1982. Brian Slagel a souvent eu du flair par le passé mais le label dilue de plus en plus misant sur le marketing et les ventes d’albums au détriment de la qualité musicale.
Dictated a tout pour un excellent coup de pub. Un nom de band accrocheur, une présentation graphique tape à l’oeil et par dessus tout, un duo de guitaristes féminin. Les deux guitaristes sont excellents sans l’ombre d’un doute. La production est en béton malgré l’utilisation à outrance des « bass boost » qui est rendu une vague des plus agaçantes qui sévit présentement dans le Deathcore et autres soi disant musiques extrêmes à la mode (!). Ce type de production est tellement désagréable qu’elle suffit pour finalement détester le produit dans son entièreté.
Point de vue compositions, c’est du remâché et réchauffé. Du Death Metal copié/collé empruntant des riffs et des structures à des groupes bien établis comme Grave, Coldworker ou Sinister. De la redondance en quantité phénoménale et des pièces interminables.
Une pure création commerciale pour aller chercher un public sans réelle connaissance du métal. Un produit à la mode et jetable après usage.
Accept – Heavy Metal – Allemagne
Blind Rage – 2014…………………7.5/10
Nuclear Blast
Accept a effectué un puissant retour en 2010 avec un nouveau chanteur, Mark Tornillo. Avec deux albums puissants, Blood of the Nations en 2010 et l’excellent Stalingrad en 2012, Accept s’est littéralement replanté les pieds bien solidement dans la grande sphère Métallique mondiale. Cette année, la formation nous offre le troisième album avec Tornillo sur l’étiquette Nuclear Blast.
Je me dois de dire les vraies affaires : Blind Rage est musicalement ce que l’on attends de Accept, reprenant ce qui a fait la renommée et le son du groupe avec Restless and Wild, Balls to the Wall et Metal Heart. Des similarités avec Head Over Heels ou Midnight Mover ainsi que certaines sonorités issues d’albums plus ancients comme I Am a Rebel ou Breaker font de cet album un agréable moment de pur Heavy Metal Teutonique.
Mais, car il y a un mais, cet album est un peu plus mou que ses deux prédécesseurs et comporte malheureusement quelques faiblesses notamment au niveau des cœurs qui sont plus « cheezy » qu’à l’habitude ainsi que certains passages qui frôlent le « Arena Rock » comme la pièce The Curse. Une certaine approche plus Power Metal se fait sentir tout au long de l’album, ce qui devient un peu agaçant à la longue.
Certains diront que cet album est extraordinaire. Oui, pour ceux qui préfèrent un côté plus doucereux du métal. Je trouve quant à moi cet album ordinaire. Je ne dis pas que Blind Rage est médiocre mais c’est loin d’être le meilleur album qu’Accept nous a offert durant sa carrère. Mark Tornillo prends sa place et c’est parfait comme ça mais les vocaux mielleux n’ont selon moi pas leur place dans Accept.