Septicflesh – Titan – 2014

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1456
Septicflesh – Titan – 2014
Grèce

Septicflesh est l’un des piliers du métal dit symphonique et ses racines remontent à aussi loin que 1990. Le cœur du groupe est formé depuis ses débuts par les frères Spiros et Christos Antoniou et de Sotiris Vayenas qui sont toujours demeurés les principaux compositeurs au fil des albums. Titan est le neuvième album de la discographie. Il démontrait une fois de plus le grand talent de composition du groupe mais aussi de ses arrangements grandioses. Il faut dire que la composition est faite de manière symphonique en premier lieu à laquelle les membres incorporent les éléments Death Metal qui apportent la puissance aux pièces avec des éléments plus atmosphériques pour faire des contrastes incroyables. Titan est un autre chef d’œuvre offert par le trio infernal et l’on se doit d’écouter ne serait-ce qu’une seule fois pour prendre conscience de l’étendue du génie de ces trois bonhommes!

Mastodon – Once More ‘Round the Sun – 2014

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1455
Mastodon – Once More ‘Round the Sun – 2014
États-Unis

Mastodon a rapidement grimpé les échelons pour devenir les des plus influents groupes du Stoner Prog Metal. Le groupe Américain en a fait du chemin depuis Remission et a constamment évolué en expérimentant et en évitant de répéter deux fois le même album. Once More ‘Round the Sun, sixième album de la discographie nous montre un peu toutes les facettes de Mastodon depuis ses débuts en mélangeant habilement des éléments de toutes les périodes du groupe. Possiblement pas un essentiel de la discographie mais à grandement considérer si on est un fan de musique intelligente bien structurée.

Incantation – Dirges of Elysium – 2014

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1454
Incantation – Dirges of Elysium – 2014
États-Unis

Incantation n’est pas un nouveau venu dans la grande sphère métallique mondiale. Au contraire! Les racines du groupe remontent à 1989 alors que le Death Metal en était à ses premiers instants et on peut aisément affirmer que cette formation est pionnière dans le vaste univers du Death Metal. Dirges of Elysium est le dixième album de la discographie et bien que la sonorité du groupe n’ait pas vraiment changé au fil des trois dernières décennies, le groupe a su garder son intégrité en offrant toujours des albums à la hauteur des attentes. Comme tout ensemble musical, il y a de meilleurs albums que d’autres dans une discographie et sans être en tête de liste, Dirges of Elysium se classait dans la moyenne avec d’excellentes compositions et surtout une énergie vitale et sauvage qui poussaient les riffs gras à nous rentrer dedans comme une train. Si on est un tant soit peu fan de Death Metal, Incantation est une formation à ne pas prendre à la légère et Dirges of Elysium un album à considérer pour se donner une bonne dose de puissance et un bon coup de pelle en pleine face. Le Death Metal c’est comme ça que ça doit être joué!

Mayhem – Esoteric Warfare – 2014

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1453
Mayhem – Esoteric Warfare – 2014
Norvège

Les frasques et les déboires entourant le mythique groupe Mayhem sont loin derrière depuis belle lurette. Le groupe Norvégien est passé à autre chose depuis le premier album et bien que la discographie soit relativement courte, il est important de comprendre que Mayhem a toujours su livrer la marchandise et de la qualité musicale au fil de ses albums. Esoteric Warfare remettait sur la carte la troupe de Hellhammer, Atilla et Necrobutcher après plus de sept années d’absence depuis la sortie de Ordo ad Chao. Musicalement, Mayhem ne sortait pas de sa zone de confort et continuait à livrer un Black Metal malsain avec des riffs bien aiguisés et des structures complexes qui n’avaient rien à envier à quiconque. Le quintette prouvait une fois de plus qu’il était toujours le maître de genre du jeu et le pionnier incontesté qu’il a toujours été. Un album un peu déroutant mais rempli d’intensité sans aucun répit entre les dix pièces qu’il contient.

Vader – Tibi et Igni – 2014

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1452
Vader – Tibi et Igni – 2014
Pologne

Si vous ne connaissez pas encore le nom de Vader, il est fort probable que vous ne soyez pas un amateur de Star Wars et dans le cas qui nous intéresse ici, un amateur de Death Metal. Vader est, avec Behemoth, un des pionniers de la musique extrême en Pologne qui a une longue feuille de route à son actif et une discographie assez impressionnante. Est-ce que Vader a déjà produit un mauvais album? Loin de là! La formation Polonaise est toujours demeurée relativement constante au fil de ses albums. Il y en a de plus faibles et de plus majestueux amis règle générale, cette constance a été payante pour le groupe. Rendu à son douzième album, la troupe de Piotr Paweł Wiwczarek perpétuait sa sonorité initiée avec son premier album en 1992 sans vraiment changer la recette. Tibi et Igni proposait une fois de plus un Death Metal saupoudré de Thrash rapide avec des riffs incendiaires et une rythmique puissante qui prouvait une fois de plus que Vader était toujours le pilier du genre qu’il avait toujours été. Ce douzième album est souvent considéré comme étant l’un des moments forts de la discographie du groupe et un excellent point de départ pour commencer son incursion dans la musique du groupe. À écouter sans retenue avec le maximum de débit sonore pour en ressentir tous les effets!

Die Apokalyptischen Reiter – Tief.Tiefer – 2014

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1451
Die Apokalyptischen Reiter – Tief.Tiefer – 2014
Allemagne

Dès ses tout débuts avec Soft and Stronger en 1997, Die Apokalyptischen Reiter avait apporté un gros vent de fraîcheur dans levaste monde métallique notamment grâce à ses multiples changements de styles passant du Death Metal au Heavy Metal en passant par le Rock et le Folk pour agrémenter sa musique abrasive. La réussite du groupe résidait sur sa capacité à innover et à se réinventer à chaque album. Son neuvième album, Tief.Tiefer en était un que l’on pourrait considérer d’audacieux avec un album double séparé avec d’une part la sonorité habituelle du groupe et de l’autre avec des versions acoustiques de vielles chansons parues sur les différents albums précédents. Bien que la partie acoustique fût quasi inutile, le disque nuéro était rempli de surprises musicales qui pouvaient nt en laisser plusieurs perplexes. Beaucoup plus « pop » que ses prédécesseurs, Tief contenait des ingrédients un peu déroutants s’apparentant parfois à des éléments de la musique Techno avec des guitares moins puissantes qu’auparavant et il était clair que le groupe tentait de percer un marché plus large. Pour finir, après plusieurs écoutes, cet album est assez divertissant, très différent certes mais suffisamment intéressant pour s’y arrêter en laissant de côté ses préjugés. Bien sûr, il est loin d’être le meilleur album de la discographie mais il n’est pas une abomination. Le groupe reviendra à ses bonnes vieilles pantoufles avec l’album suivant.

Sinister – The Post-Apocalyptic Servant – 2014

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1450
Sinister – The Post-Apocalyptic Servant – 2014
Pays-Bas

Sinister est un des principaux pionniers du Death Metal Néerlandais et un des pionniers du Death Metal mondial tout court. La carrière du groupe est bien remplie et son membre fondateur Aad Kloosterwaard n’a jamais failli à la tâche en offrant toujours des albums mémorables et bien construits, du moins presque. The Post-Apocalyptic Servant, onzième album de la discographie, n’échappait pas à cette règle de qualité musicale, le son brutal et granuleux de Sinister était toujours présent et même si le style n’avait pas vraiment évolué au fil des albums, son Death Metal était toujours tout aussi pertinent qu’à ses débuts et reflétait exactement ce que Sinister se devait d’être en tant que pionnier incontesté du Death Metal Européen. Rapidité, puissance et compositions enlevantes, que demander de plus? On met le disque, on le part et on se brasse la tête pendant quarante-cinq minutes de pure sauvagerie sonore. Merci Sinister pour cette douce musique de nuit qui a fait évoluer tout un genre!

Master’s Hammer – Vagus Vetus – 2014

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1449
Master’s Hammer – Vagus Vetus – 2014
République Tchèque

Master’s Hammer est une formation méconnue et surtout très sous-estimée au niveau de la musique sombre et expérimentale. Pourtant, le groupe figure parmi les plus influents du Black Metal dont les origines remontent à 1987, avant même que le Black Metal soit officiellement inventé. Son sixième album, Vagus Vetus était paru sous l’étiquette Jihosound Records, la propre étiquette du groupe qui a pratiqueemnt toujours sorti ses albums de manière indépendante. Bien que la musique de Master’s Hammer puisse paraître inaccessible et un peu bizarre par moments, il est important de mentionner qu’elle a influencé le mouvement Black Metal Scandinave et ses principaux acteurs. Vagus Vetus était la suite de ce que le groupe avait entreprit avec ses claviers omniprésents et ses guitares tranchantes. Une fois de plus, le groupe nous offrait des structures très avant-gardiste et des éléments sortis des sentiers battus. Bref, un autre excellent album à découvrir si ce n’est déjà fait et à écouter avec un maximum d’attention pour bien saisir tout ce qui se passe au fil des pièces.

Hour of Penance – Regicide – 2014

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1448
Hour of Penance – Regicide – 2014
Italie

Le Death Metal Technique est un sous genre à part entière qui, comme son nom l’indique, mélange un Death Metal très brutal avec une technicité d’exécution plus qu’exemplaire. La formation Italienne Hour of Penance a grandement amélioré son jeu depuis son prenier album paru en 2003 devenant l’un des groupes les plus emblématiques de ce genre musical extrême. Regicide, sixième album de la discographie, est souvent considéré comme étant un chef d’œuvre du genre voire un des meilleurs albums de Death Metal Technique. Si vous aimez les « blast beat » à profusion, les envolées de guitares et les riffs ultra complexes, Hour of Penance est définitivement à considérer. Mais attention, Regicide ce n’est pas pour les doux, c’est assez intense et extrêmement brutal. Un superbe album qui a en quelque sorte redéfini le mot « technique » en musique et ce, pour tous les instruments et tous les musiciens inclus sur l’album. À écouter très attentivement pour en décortiquer toutes les subtilités!

Vallenfyre – Splinters – 2014

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1447
Vallenfyre – Splinters – 2014
Angleterre

La carrière de Vallenfyre aura été plutôt courte avec ses sept années d’existence et seulement trois albums mais la formation Anglaise aura tout de même eu le temps de nous imprégner d’un vent de fraîcheur avec un Death Metal malsain teinté de Doom et beaucoup de noirceur. Century Media avait flairé la bonne affaire en signant le groupe pour son premier album, album qui avait frappé très fort dans le vaste monde métallique mondial. Le chaos sonore se poursuivait sur Splinters, deuxième album de la discographie avec des riffs puissants et froids bien assis sur une rythmique lourde et oppressante et une production granuleuse et profonde. Certes, Vallenfyre n’obtiendra jamais la reconnaissance qu’il méritait mais son originalité avait tout de même réussi à influencer une toute nouvelle génération de musiciens en redéfinissant le Death Metal en l’emmenant dans une abysse sans fin. Un excellent album pour bien partir sa journée avec un maximum de textures sombres d’une froideur à faire frémir les plus endurcis!

Maat – As We Create the Hope from Above – 2014

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1446
Maat – As We Create the Hope from Above – 2014
Allemagne

Après Nile et Melechesh qui relataient respectivement les légendes de l’Égypte et du Moyen Orient, plusieurs groupes se sont lancés dans la même voie faisant de leur créneau les vestiges du passé de pays comme l’Égypte, Israel, l’Italie et j’en passe. Ce qui se faisait déjà avec les groupes Scandinaves qui racontaient les histoires de leurs ancêtres se propageait comme une trainée de poudre à plusieurs autres très ancienne nations et empires. Maat est le nom de l’ancienne déesse Égyptienne de la vérité, de la justice et de l’harmonie mais c’est également le nom d’une formation de Death Metal extrême Allemande qui, comme Nile, avait comme thème l’Égypte ancienne. Peu original me direz-vous? En effet, pour le thème on repassera car il a déjà été utilisé à plusieurs reprises. Sauf qu’au niveau musical, Maat se défends de n’être qu’une pâle copie grâce à un Death Metal brutal bien ficelé et très bien exécuté avec des riffs relativement assez techniques et une production solide comme le roc. Malgré des similitudes avec des groupes comme Behemoth, Vader et bien sûr Nile, le groupe Allemand tire tout de même ses idées propres dans diverses influences au niveau des sonorités et réussi avec brio à fournir une musique intelligente et riche en textures diverses. Un excellent premier album à écouter si on est un fan de pur Death Metal bien gras et très puissant!

Arkona – Yav – 2014

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1445
Arkona – Yav – 2014
Russie

Rendu à son septième album, la formation Russe Arkona n’avait plus vraiment besoin de présentations. Ceux qui avaient à connaître connaissaient, les autres passaient à côté tout simplement ou allaient découvrir plus tard l’influence majeure apportée par Masha, fondatrice et maître du projet. Sur Yav, le groupe s’orientait de plus en plus vers des textures plus Progressives tout en gardant ses origines Black Metal intactes et ses racines Folk en avant plan mais avec des sonorités plus modernes et plus vaporeuses en incorporant des claviers aux instruments traditionnels utilisés avec les éternelles guitares électriques. À la première écoute, Yav pouvait paraître un peu déroutant avec ses structures bizarres qui s’éloignaient du Folk pur et dur des premiers albums mais après plusieurs écoutes, on découvrait un album incroyablement bien composé qui suivait une certaine évolution vers des compositions plus techniques, facette qui avait été entreprise avec l’album précédent, Slovo. Arkona prouvait une fois de plus sa suprématie sur le monde du Folk Metal et sa grande influence sur la belle évolution métallique mondiale. À écouter sans retenue pour y découvrir de superbes arrangements et des textures musicales plus élevées que la moyenne.

Puteraeon – The Crawling Chaos – 2014

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1444
Puteraeon – The Crawling Chaos – 2014
Suède

Le Death Metal et la Suède ne font qu’un, c’est bien connu. Tout un mouvement a été initié dans ce pays Scandinave, mouvement qui nous a donné des albums mémorables en brutalité et en puissance. Puteraeon est l’une des plus récentes formations issue de la nouvelle vague de Death Metal typiquement Suédois à faire briller la sonorité originelle du début des années 90. Armés de la célèbre Boss HM-2, Puteraeon poursuivait son ascension avec son troisième album, The Crawling Chaos. Bien que le groupe ne réinventât aucunement le genre, il avait tout de même réussi à imbriquer certaines idées qui lui sont propres tout en gardant en tête de perpétuer cette flamme brûlante qui dévastait tout sur son passage depuis ses premiers soubresauts avec Grave et Entombed. Un excellent album de pur Death Metal granuleux à souhait fait par des passionnés pour des passionnés de ce genre de musique caustique. À vos hautparleurs ou vos casques d’écoute, grimpez le volume et découvrez la toute-puissance de Puteraeon!

Archspire – The Lucid Collective – 2014

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1443
Archspire – The Lucid Collective – 2014
Canada

Bien que son premier album soit passé un peu inaperçu, il avait tout de même réussi à faire obtenir un contrat avec Season of Mist à la formation Canadienne Archspire. The Lucid Collective s’était placé assez haut dans les tops de 2014 grâce à des riffs ultra complexes, des textures chaotiques, de la rapidité extrême et des compositions compliquées et difficiles à suivre pour le commun des mortels. Le groupe de Vancouver avait donc rapidement grimpé les échelons du Métal Extrême en devenant l’un des chefs de file Canadiens dans le domaine tout en s’exportant facilement à l’étranger pour devenir un groupe à surveiller. The Lucid Collective nous montrait à quel point les membres de Archspire étaient sérieux et surtout doués pour la technicité de haute voltige. Un excellent album de pure défonce musicale qui mérite amplement sa place dans le vaste monde de l’évolution métallique.

Sarke – Endo Feight – 2024

Sarke – Black/Thrash Metal – Norvège
Endo Feight – 2024
Soulseller Records
9,5/10

Si vous êtes un amateur de Balck Metal à la sauce plus Thrash et que vous ne connaissez pas encore Sarke, il serait grand temps de vous y mettre et de rattraper le temps perdu. Le projet a été initié par Thomas Berglie et Ted Arvid Skjellum dont les noms de scènes sont respectivement Sarke et Nocturno Culto. À se duo se sont greffés au fil des ans et des albums plusieurs musiciens provenant de groupes tels Satyricon, Enslaved, Tulus ou encore Khold pour être en mesure d’avoir une formation digne de ce nom. Le groupe a toujours livré de très bons albums depuis ses débuts en 2008 et endo Feight, huitième album de la discographie, ne fait aucunement exception à cette règle de qualité musicale.

Bien que le groupe ait gardé à peu près la même sonorité depuis son tout premier album, il a tout de même réussi à évoluer au fil des années afin de se réinventer et de ne pas nous servir le même album deux fois. Sur Endo Feight, on a misé sur les claviers et les atmosphères plus vaporeuses et une approche plus Rock par moments avec des riffs plus complexes et des structures à la limite du Progressif sans toutefois s’éloigner de la route initialement tracée par les deux compères. Endo Feight est en quelque sorte un album un peu plus introspectif et très cosmique avec des passages rappelant Pink Floyd par moments sans tomber dans le piège du hippie rock des années 70. La production est une fois de plus des plus solides, les instruments sont tous à leur place et ça sonne très large, à l’image de l’infini cosmos.

Endo Feight est sans contredit l’album le plus complet et le plus abouti du projet Sarke. Même si Ja,ime tout de ce que le groupe à pu faire depuis ses débuts, je dois mentionner que j’ai eu une belle surprise avec ce huitième album qui entrera parmi mes favoris du groupe et un des très bons albums de 2024 qui se classera assez haut dans les tops de fin d’année.

Composition : 9,5
Exécution : 9,5
Arrangements : 9,5
Production : 9,5
Appréciation : 9,5

Triptykon – Melana Chasmata – 2014

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1442
Triptykon – Melana Chasmata – 2014
Suisse

Le nom de Tom G. Warrior, de son vrai nom Thomas Gabriel Fischer, n’est plus à faire dans le vaste monde métallique. Si ce nom ne vous dit rien et que vous vous considérez comme étant un métalleux, il serait temps de faire vos devoir et de vous initier à la culture métal. Le deuxième album de Triptykon reprenait ce qui avait été fait sur le précédent et aussi ce qui avait été produit sur le tout dernier album de Celtic Frost, Monotheist. Melana Chasmata était la suite logique avec ses riffs lourds et sa puissante section rythmique bien assis sur la voix sauvage de Fischer. Cet album réitérait le fait que le bonhomme était toujours le musicien influent qui avait contribué à établir les bases du Balck Metal avec Hellhammet et Celtic Frost dans les années 80. Melana Chasmata prouvait aussi que Triptykon était l’un des groupes les plus Heavy de la planète avec ses relents de Doom, de Death et de Black Metal avec les soubresauts Gothiques qui avaient toujours fait partie de l’univers de la trinité initiée en 1983 avec Hellhammer. Un album qui frappe fort et qui est un incontournable pour l’évolution métallique à l’échelle mondiale. Allons, à vos devoirs et surtout, grimpez le volume pour sentir la toute puissance ténébreuse vous envahir!

E-Force – The Curse… – 2014

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1441
E-Force – The Curse… – 2014
France

Avec son exil en France, Eric Forrest a pu tirer un trait sur son passer et se focusser sur le présent et le futur avec son projet E-Force. The Curse…, troisième album du projet nous montrait un E-Force en pleine possession de ses moyens qui effectuait un retour aux sources avec des éléments apparentés à Voïvod tout en se forgeant sa propre identité avec un Thrash Metal sauvage et bien posé. Le résultat fut immédiat et direct dans les dents avec des riffs incendiaires et une rythmique percutante qui frappait très fort. E-Force n,est peut-être pas le groupe le plus connu de la grande évolution métallique mais son apport à la musique complexe et abrasive n’est pas à négliger et The Curse… était là pour nous le rappeler. Un excellent album qui fouette en plein visage qu’on se doit d’écouter avec un bon débit sonore pour en apprécier la toute-puissance!

Sabbath Assembly – Quaternity – 2014

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1440
Sabbath Assembly – Quaternity – 2014
États-Unis

Quaternity est le troisième et dernier album de la trilogie dédiée à « The Process Church of the Final Judgement » initié avec Restored to One en 2010. Cette Quaternité mettait l’emphase sur Lucifer, le Christ, Jéhovah et Satan en parallèle avec les quatre chevaliers de l’apocalypse et tout ce qui vient avec le jugement dernier. Cet album fut également le dernier avec des sonorités plus Folk et le premier du groupe avec Kevin Hufnagel (Gorguts, Dysrhythmia) comme membre à temps plein à la guitare et comme compositeur. Bien que non Métal, cet album offrait certaines sonorités et textures qui ouvriront la voie aux albums suivants et qui feront de Sabbath Assembly l’un des piliers de la nouvelle vague de Rock Occulte qui est apparue au début des années 2010 avec les Uncle Acid, Ghost, Jex Thoth et Blood Ceremony. Quaternity est un album mélancolique et très déroutant qui mérite d’être écouté attentivement pour l’excellence de sa composition et de ses arrangements, mais surtout pour la voix chaude de Jamie Myers.

The Oath – The Oath – 2014

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1439
The Oath – The Oath – 2014
Allemagne

The Oath a été une formation ayant une durée de vie extrêmement courte. Peu connue de la majorité de la communauté métallique, le duo féminin avait tout pour percer et devenir une grosse pointure Internationale. Grâce à ses riffs granuleux et à la voix chaude de sa chanteuse, The Oath avait concocté des compositions dignes des grands noms du Doom Metal et s’Apprêtait à devenir l’une des figures de la vague 70’s avec les Ghost, Jex Thoth et Blood Ceremony pour n’en nommer que quelques-uns. Son seul et unique album aura frappé Non seulement très fort mai il aura ouvert la voie à quelque chose d’encore plus gros. Le duo se séparera quelques semaines après la sortie de l’album pour des raisons obscures n’ayant jamais été expliquées par ses membres. Linnéa Olsson, guitariste du groupe ira rejoindre Beastmilk qui deviendra Grave Pleasures et la chanteuse Johanna Sadonis prendra le taureau par les cornes en se retroussant les manches pour fonder son propre groupe, Lucifer. The Oath aura ouvert la voir pour Sadonis et son projet Lucifer qui montera rapidement les échelons pour devenir l’un des groupes les plus influents de la nouvelle vague du Rock Occulte initiée quelques années plus tôt. The Oath est un excellent album qui aurait tout aussi bien pu être le tout premier album de Lucifer. À écouter sans réserve!

Ribspreader – Meathymns – 2014

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1438
Ribspreader – Meathymns – 2014
Suède

Rogga Johansson frappait une fois de plus en 2014 avec l’un de ses projets de pur Death Metal Suédois. Cette fois-ci, Johansson avait tout fait en solo sur le cinquième album de Ribspreader. Meathymns avait été composé et entièrement interprété par le mâitre du rif lui-même perpétuant ainsi la sonorité typique du fameux son granuleux associé au Death Suédois. Même si Ribspreader n’est pas le projet le plus réputé du monde métallique Suédois, il est tout de même fort important d’en parler pour minimalement faire connaître les origines mêmes de cette sonorité si intense. Un très bon album à écouter le volume dans le fond pour la puissance de ses riffs et le son caverneux qu’il dégage. Un incontournable du genre!

Nervosa – Victim of Yourself – 2014

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1437
Nervosa – Victim of Yourself – 2014
Brésil

Le vaste monde métallique est majoritairement composé de musiciens masculins depuis les tout débuts. Certes, plusieurs formations comptent des femmes dans leur alignement ce qui est plus courant. Les formations féminines à 100% sont plus rares surtout lorsqu’il s’agit de métal plus extrême. Nervosa est l’une de ces formations féminines qui a su s’imposer dès son premier album avec des riffs incendiaires et des pièces puissantes et énergiques dignes des grands noms du Thrash et du Death Metal. Victim of Yourself était sorti sur label assez majeur, en l’occurrence Napalm Records, permettant ainsi au trio Brésilien se tailler une place à l’échelle mondiale et de gagner de nombreux fans à travers le globe. Force est de constater que les demoiselles en avaient dedans et étaient d’excellentes compositrices et des musiciennes hors pair. Un premier album qui prouve amplement que les femmes ont leur place dans le monde métallique et qu’elles sont aussi, sinon plus, capables que les hommes d’évoluer dans ce genre de musique extrême et d’y faire leur place.

The Lord Weird Slough Feg – Digital Resistance – 2014

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1436
The Lord Weird Slough Feg – Digital Resistance – 2014
États-Unis

Il y a de ces groupes méconnus qui laissent un impact significatif sur le développement de la musique en général. Dans le vaste éventail métallique, certains groupes moins connus font des pieds et des mains pour sauvegarder un genre et préserver la survie des origines. C’est ce que The Lord Weird Slough Feg fait depuis ses débuts en 1990. Au fil de ses albums, la troupe de Mike Scalzi a toujours su livrer un Heavy Metal pur et dur teinté de Folk et brandir la flamme originelle à bout de bras. La discographie du projet a été généralement fort bien accueillie et ce, sans l’apport de gros budgets pour monter plus haut dans la grande sphère mondiale. Lors de son seul passage chez Metal Blade, Scalzi avait proposé un album différent et peut-être un peu moins inspiré que ses précédents efforts, comme si le fait d’être sur une étiquette majeure avait refroidi les ardeurs du compositeur. Mais il faut le dire tout de suite, Digital Resistance n’est pas un mauvais album pour autant car il contient d’excellents riffs et de superbes idées, peut-être mal exploitées en bout de ligne mais pas de là à rendre le produit fini comme étant une abomination comme certains se plaisent à affirmer. Le groupe avait misé plus sur un Hard Rock plus musclé qu’un Heavy Metal explosif rendant ce neuvième album un peu moins crédible que les précédents. Ce sera le seul et unique album à figurer dans le catalogue Metal Blade. Pour le suivant, le retour sur Cruz Del Sur Music apportera aussi un retour aux sources pour Scalzi qui corrigera le tir en revenant à ce qu’il faisait le mieux, soit une musique puissante et décapante avec des textes un peu plus songés.

Artificial Brain – Labyrinth Constellation – 2014

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1435
Artificial Brain – Labyrinth Constellation – 2014
États-Unis

La technicité dans le Death Metal s’est considérablement développée au cours des 25 dernières années et plus particulièrement depuis les années 2010 alors que nombreuses formations adhéraient à cette facette musicale et ainsi prouver au monde entier que la musique métal extrême n’était pas seulement du bruit et de l’incohérence musicale. La formation Américaine Artificial Brain avait déniché un contrat chez Profound Lore grâce à un mini album de deux pièces qui allait conduire le groupe à devenir l’un des acteurs du Death Metal ultra technique de la dernière décennie. Labyrinth Constellation, premier album du groupe, proposera des compositions hors normes avec des structures complexes et des riffs difficiles à reproduire, le tout bien ancré sur une rythmique dévastatrice et des sonorités vaporeuses tout au long de l’album. L’habile mélange de Death Metal explosif avec un Progressif sophistiqué viendra changer la donne dans le vaste monde métallique mondial. Ce premier album placera Artificial Brain parmi les gros noms du genre comme Gorguts ou Atheist. Un excellent album qui ouvrira des portes pour la suite des choses!

Cynic – Kindly Bent to Free Us – 2014

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1434
Cynic – Kindly Bent to Free Us – 2014
États-Unis

Cynic a surtout été connu en 1993 pour son premier album Focus qui avait redéfini les lois de la technicité dans le vaste monde métallique en instaurant les bases de ce qui allait devenir le métal extrême. Le groupe était revenu en 2006 après sa séparation en 1994 avec un album plus axé vers des sonorités Jazz et Fusion, sonorités qui se répèteront et évolueront sur Kindly Bent to Free Us en 2014. Cet album était plutôt audacieux et en avait laissé plusieurs perplexes avec son orientation plus Rock Progressif qui n’avaient plus rien à voir avec les débuts du groupe. Quoiqu’il en soit, ce troisième album offrait des idées lumineuses remplies de textures très intéressantes et même si Cynic s’éloignait de la brutalité musicale, cet album contenait tout de même de superbes éléments ultra techniques à prendre en considération. Une belle façon de démontrer qu’on peut s’aventurer ailleurs tout en demeurant crédible auprès de la communauté métallique. À écouter en demeurant attentif à ce qui se passe car c’est assez riche en sonorités diverses!

Mayan – Antagonize – 2014

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1433
Mayan – Antagonize – 2014
Pays-Bas

Le mélange de la musique dite Symphonique avec son antagoniste extrême issu de la grande famille métallique remonte à très loin dans le temps, pratiquement jusqu’aux débuts du Heavy Metal. Plusieurs formations se sont illustrées dans ce domaine au fil des décennies chacune d’entre elle apportant son grain de sel pour faire évoluer ce mélange avec plus de puissance et de grandiose. La formation des Pays-Bas Mayan est l’une de ces nouvelles entités à tenter de faire de ce fameux mélange une réussite et le deuxi;eme album du groupe apportait une certaine dose de véracité au genre avec des idées nouvelles puisées dans le Death Metal, le Power Metal et la musique classique. Il est étonnant que Mayan n’ait toujours pas réussi à percer dans ce domaine malgré le fait d’être signé sur Nuclear Blast. Antagonize offre de très bonnes idées et suffisamment de puissance pour être en mesure de monter au sommet mais il y a une petit quelque chose qui empêche le groupe d’atteindre cet ultime objectif. Bien évidemment, les parties chantées en mode Power Metal pourraient en rebuter plus d’un mais on peut aisément faire abstraction de cet aspect si on se concentre sur l’instrumentation et les arrangements qui sont de haut calibre. Est-ce que Mayan pourra un jour défoncer les barrières pour se rendre plus loin? L’avenir le dira et en attendant ce moment, je vous invite à écouter Antagonize qui offre de superbes compositions bien ficelées qui méritent amplement leur place dans la belle grande évolution métallique.

Behemoth – The Satanist – 2014

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1432
Behemoth – The Satanist – 2014
Pologne

Behemoth est une figure très emblématique de la musique extrême. Ayant fait ses débuts en tant que formation purement Black Metal, Nergal et ses sbires ont évolué vers un Death Metal puissant mais toujours empli de noirceur malsaine avec le Satanisme en tête de liste des sujets abordés. Il faut dire que Nergal est un Sataniste convaincu et ses démêlés avec les autorités religieuses Polonaises n’ont fait que renforcer son désir de choque et de provoquer. Après avoir vaincu un cancer, le personnage clé du groupe s’est livré sur le dixième album du groupe. Intitulé The Satanist, cet album explore la vision de la chose que Nergal entrevoit et met en lumière plusieurs facettes de cette religion considérée comme hérétique. Musicalement parlant, Behemoth commençait à s’attirer les foudres de ses fans des débuts notamment dû aux changement de direction musicale qui s’éloignait de plus en plus du Black Metal originel au profit d’un Death Metal noirci très technique dans lequel s’entremêlait des passages plus symphoniques ce qui amenuisait l’espoir de certains de retrouver les sonorités des débuts, chose qui ne reviendra fort possiblement jamais. Avec The Satanist, Behemoth avait pris plus de gallon au sein de la communauté métallique mondiale et allait se tailler une solide place au sommet de la musique dite extrême. Nergal a toujours réussi à mette ses idées en mudique et à influencer le cours de l’histoire métallique et The Satanist prouvait que le compositeur avait plus d’un tour dans son sac pour continuer à être le pilier qu’il a toujours été sans se répéter et en explorant de nouvelles avenues au grand dam des détesteurs. Un excellent album d’une très grande puissance avec des arrangements à couper le souffle!

Primal Fear – Delivering the Black – 2014

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1431
Primal Fear – Delivering the Black – 2014
Allemagne

Primal fear n,est pas un groupe de Power Metal comme les autres. Dans les faits, le groupe Allemand se rapproche plus du Heavy Metal avec des réminiscences de Speed Metal des premiers instants alors que Accept et Judas Priest avaient jeté les premières ébauches d’un genre à en devenir. Delivering the Black, dixième album de la formation, livrait une fois de plus ses riffs puissants et ses arrangements bien ficelés dans des compositions plus épiques les unes des autres et bien que le groupe Nait jamais vraiment changé d’orientation musicale, il a toujours su livrer la gloire éternelle du Heavy Metal pur et dur ce qui s’entendait clairement sur Delivering the Black. Ralf Scheepers a une des voix les plus puissantes du Heavy et du Power Metal et est facilement reconnaissable grâce à son timbre particulier. Si vous aimez la pureté originelle avec de la puissance à revendre, Primal Fear est grandement à considérer et Delivering the Black est un excellent album pour se plonger dans la musique du groupe. Un album important pour l’évolution métallique et un must pour les amateurs du genre.

Suicidal Angels – Divide and Conquer – 2014

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1430
Suicidal Angels – Divide and Conquer – 2014
Grèce

Suicidal Angels est une de ces formations qui avaient tout pour aller loin mais que le sort en avait décidé tout autrement. Avec un premier album plein de promesses en 2007, le groupe avait signé avec Nuclear Blast pour l’album suivant mais avait été contraint de changer de de maison pour ses albums suivants, tombant dans une zone moins enviable vers le chemin du sommet. Pourtant, les Grecs ont toujours livré un Thrash Metal énergique et puissant et chacun de leurs albums valait le détour. Divide and Conquer, cinquième album de la discographie, ne faisait pas exception à la qualité musicale du groupe qui offrait une fois de plus d’excellents riffs bien acérés avec plus de mordant qu’il n’en faut pour créer des pièces enlevants et entraînantes. Il est vrai que Suicidal Angels était fortement inspiré par les pionniers du Thrash Metal comme Slayer, Kreator ou encore Exodus mais le groupe brandissait la flamme originelle à bout de bras avec une belle touche de modernité qui n’avait rien à envier à quiconque. Un groupe asse méconnu qui mérite amplement sa place dans la belle grande évolution métallique et un album à découvrir pour sa qualité sonore et ses riffs qui décapent!

Legion of the Damned – Ravenous Plague – 2014

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1429
Legion of the Damned – Ravenous Plague – 2014
Pays Bas

Avec Ravenous Plague, cinquième album officiel de sa discographie, Legion of the Damned opérait de gros changements tant au sein de son organisation qu’au niveau de son entreprise. Le principal compositeur Richard Ebisch avait quitté le groupe peu après la sortie de Descend Into Chaos en 2011 ce qui ne laissait présager rien de bon pour la suite des choses. Twan Van Geel avait pris la place et les souliers étaient gigantesques à porter. Est-ce que Legion of the Damned allait changer de sonorité avec un nouveau compositeur? Eh bien, pas le moindre du monde! Van Geel avait su prendre sa place tout en gardant l’essence même du groupe avec ses riffs dévastateurs offrant ainsi aux fans dix nouvelles compositions incisives qui frappaient très fort à l’image de ce que le groupe avait donné ses débuts en tant qu’Occult au début des années 90. De plus, avec Ravenous Plague, la troupe de Maurice Swinkels était passée chez Napalm Records augmentant ainsi sa visibilité et son budget pour la production. Legion of the Damned revenait plus fort que jamais avec un excellent album qui demeure encore à ce jour figé dans le temps en prouvant que le groupe Néerlandais est toujours le pionnier du Death/Thrash Metal noirci qu’il a toujours été. Grimpez le volume et brassez-vous la tête!

Nocturnus AD – Unicursal – 2024

Nocturnus A.D. – Death Metal – États-Unis
Unicursal – 2024
Profound Lore Records
8,9/10

Mike Browning est une figure emblématique du Death Metal Américain ayant œuvré dans des formations comme Morbid Angel et Nocturnus, le bonhomme se doit d’être considéré comme étant un pionnier du genre. En 1992, la majorité des membres de Nocturnus avaient acquis les droits sur le nom du groupe et avaient renvoyé Mike Browning de son propre groupe ce qui avait eu pour effet d’annuler le contrat de disques avec Earache Records. Browning allait fonder After Death en 2008 qui se transforma en Nocturnus AD en 2013 pour poursuivre ce qui avait été initié à la fin des années 80.

Unicursal est le deuxième album de cette mouture de Nocturnus qui garde les éléments essentiels qui avaient fait du groupe ce qu’il était, en particulier au niveau des claviers. Ce qui frappe le plus en écoutant cet album c’est le retour exceptionnel dans un passé pas si lointain dans leque le Death Metal originel était en train de bouillir et se transformer avec des groupes comme Nasty Savage, Death ou encore Morbid Angel. Cette essence est palpable tout au long de l’album bien mélangées à des idées plus modernes et on n’hésite pas à utiliser des instruments percussifs comme le Djembe pour obtenir des textures différentes comme sur l’excellente Mesolithic qui est une fresque presque Progressive qui nous transporte avec technicité dans la préhistoire. La production en béton et les arrangements de claviers apportent une touche atmosphérique à cette puissance musicale tout au long de l’album en prenant juste assez de place pour de pas dénaturer cette essence originelle qui frappe fort.

Bien sûr, Nocturnus relève des formations légendaires et sa nouvelle version en tant que Nocturnus AD n’est pas des plus connues mais ce deuxième album amplement vaut le détour. Les fans du Death Métal des débuts se retrouveront amplement dans les riffs complexes et les expérimentations sonores de cet album qui se retrouvera assurément dans les tops de fin d’année de Hurlemort.

Composition : 9
Exécution : 9
Arrangements : 9
Production : 8,5
Appréciation : 9