Crystal Viper – Possession – 2013

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1428
Crystal Viper – Possession – 2013
Pologne

Crystal Viper est un un groupe plus ou moins connu dans le vaste monde métallique mondial. Mené d’une main de fer par Marta Gabriel, le groupe brandi la flamme du véritable Heavy Metal à bout de bras depuis ses tout débuts sans faiblir ni faillir à la tâche de tenir à bout de bras cette flamme originelle et éternelle avec brio. Le cinquième album de la discographie n’apportait certes rien de nouveau mais ses compositions étaient toujours sincères et honnêtes et le tout était fait avec la plus grande intégrité possible. Que demander de plus? De bons riffs, de bonnes compositions et une droiture exemplaire. C’est ce que Gabriel a toujours offert et c’est parfait comme ça. Un très bon album de pur Heavy Metal épique teinté de Power Metal pas trop chevaleresque qui fait amplement le travail et qui prouve que le style est encore bien en vie!

Deicide – In the Minds of Evil – 2013

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1427
Deicide – In the Minds of Evil – 2013
États-Unis

Deicide. Très souvent imité mais rarement égalé. Du moins, dans l’originalité de sa sonorité. Le pionnier du Death Metal Américain n’a plus vraiment besoin de présentations à moins d’être un novice en matière de musique extrême. Mis à oart au début des années 2000 avec deux albums désastreux consécutifs, Deicide a toujours livré la marchandise beau temps, mauvais temps avec des bons et de meilleurs albums en utilisant la même formule qui a contribué à faire du Death Metal ce qu’il est maintenant. Le onzième album de la discographie est un album un peu plus élevé que la moyenne des dix précédents et on peut aisé.ment dire que In the Minds of Evil est une réussite assez appréciable avec ses riffs bien aiguisés et sa rythmique d’une puissance phénoménale. Ce sera le dernier albun de jack Owens qui partira rejoindre Six Feet Under quelques années plus tard. In the Minds of Evil est une bonne le^con de Death Metal pas gentil pur à 100%. Un album qui prouve que Deicide est encore le pionnier qu’il a toujours été.

Hell – Curse & Chapter – 2013

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1426
Hell – Curse & Chapter – 2013
Angleterre

Le retour de la légendaire formation Hell en 2011 avait suscité un vif intérêt et un engouement pour le véritable Heavy Metal issu de la NWOBHM. Le groupe avait puisé dans ses compositions et idées des années 80 pour finalement être en mesure de sortir son premier album avec Andy Sneap tant à la production qu’aux guitares. Le succès fut retentissant, rafraichissant et très théâtral. Si bien que les Anglais avaient pu offrir un deuxième album tout aussi épique et haut en couleurs. Curse & Chapter était la suite logique du premier album avec une fois de plus des éléments datant du temps de David Hallway avec de nouvelles idées mélangées à de vieilles parties musicales datant des débuts du groupe. Le résultat fut une fois de plus puissant et frappant, Hell nous montrait comment faire du rai Heavy Metal pur et dur avec ses riffs incendiaires et complexes avec une technicité exemplaire et des arrangements incroyables. Le groupe mettra malheureusement fin à ses activités officiellement en 2018 après quatre années sans donner de nouvelles. Cette fin abrupte est toujours nébuleuse et sans réelles réponses de la part de ses membres mais le groupe restera à jamais gravé dans nos mémoires comme étant l’un des plus fantastiques groupes de pur Heavy Metal épique et bien ficelé! Comme quoi il est toujours judicieux de quitter quand on est au sommet. Un superbe album qui prouvait que le Heavy Metal est toujours bien vivant et plus puissant que jamais!

Pestilence – Obsideo – 2013

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1425
Pestilence – Obsideo – 2013
Pays Bas

Le retour de Pestilence en 2009 avait été mal accueilli notamment dû au fait que Patrick Memeli devenait le seul membre original à bord et avait fait prendre au groupe un virage musical que les fans avaient eu de la difficulté à accepter. Encore ce foutu changement qui venait brouiller les cartes. Obsideo faisait suite à Doctrine, album qui avait été descendu sur toute la ligne malgré ses qualités sonores et te ses prouesses techniques. Sur Obsideo, Pestilence augmentait sa technicité et ses textures granuleuses pour offrir dix compositions à la hauteur des attentes malgré des critiques négatives. Comme quoi le phénomène des détesteurs en ligne était déjà une plaie en 2013! Bien sûr que cet album n’est possiblement pas le meilleur de la discographie mais il est loin d’être un désastre, au contraire. On retrouvait l’essence même de Pestilence avec ses riffs complexes et a rythmique rapide et puissante bien ancrés sur des arrangements bien ficelés. Oui, Pestilence était devenu un peu plus difficile d’accès avec la complexité de ses pièces mais Obsideo demeure toutefois un très bon album de Death Metal technique qu’On se doit d’écouter attentivement. Ce sera le dernier avant une nouvelle séparation en 2014 et un retour une fois de plus mitigé par les fans en 2016. À écouter avec du son!

Cronian – Erathems – 2013

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1424
Cronian – Erathems – 2013
Norvège

Le projet Cronian réunissant Vintersorg et Øystein Garnes Brun de Borknagar en était à son troisième album qui s’éloignait de plus en plus de ce que les deux comparses avaient pu créer avec leurs projets respectifs. Le mot d’ordre était bien sûr la liberté totale de création sans vraiment chercher à se limiter ce qui avait eu comme effet de produire une musique de très haute qualité loin des standards. Progressif était le terme idéal pour définir ce troisième album qui avait tout de même les signatures familières des projets Vintersorg et Borknagar avec plus de mystérieux et d’orchestrations au fil des pièces. Cronian n’est pas le projet le plus connu de ses membres et il servait surtout à extérioriser des idées communes difficilement réalisables avec Borknagar. Erathems est vraisemblablement le plus abouti de la courte discographie avec la complexité de ses arrangements et le haut niveau d’écriture et surtout d’interprétation. Un superbe album à se mettre dans les oreilles si on aime le Prog un peu plus musclé, un genre de pont entre les groupes connexes des principaux instigateurs.

Falkenbach – Asa – 2013

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1423
Falkenbach – Asa – 2013
Allemagne

Vratyas Vakyas et son projet solo Falkenbach est l’un des excellents instigateurs du mouvement dit Viking Metal avec ses longues pièces épiques à la fois mélodiques, glorieuses et et puissantes. La musique n’a pas vraiment évolué depuis le premier album sorti en 1996 mais le compositeur a toutefois toujours livré des albums solides comme ce dernier en date, Asa. Ce sixième album était la continuité de ce qui avait été fait auparavant avec son Black Metal bien arrosé de Folk relatant les histoires des ancêtres dans un langage de l’ancienne Germanie pour mettre plus que véracité au concept. Si Falkenbach n,est pas des plus connus, il gagne à l’être à coup sûr pour la haute qualité des instrumentations et des arrangements biens ancrés dans une production claire et fluide. Bien que le bonhomme ait été fort productif de 1996 à 2013 en nous offrant un album aux 2 à 5 ans, le silence est bien installé depuis la sortie de Asa de la part du créateur qui ne donne plus de nouvelles depuis. Un ultime album à écouter attentivement en attendant le retour avec de la nouveauté. Définitivement un atout majeur dans la grande évolution métallique!

Avatarium – Avatarium – 2013

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1422
Avatarium – Avatarium – 2013
Suède

Le maitre incontesté du Doom Leif Edling a toujours eu des projets connexes à Candlemass. Il faut dire que le maître du riff est un prolifique compositeur et pour lui, pas question de rester à rien faire. C’est ainsi que le projet Avatarium est né entre deux sessions de Candlemass dans le but de faire ressortir ses idées débordantes, cette fois-ci avec une femme à la voix. Jennie-Ann Smith, une intervenante psychosociale d’un des plus gros hôpitaux de Stockholm, avait relevé le défi avec brio nous proposant sa voix chaude et profonde au fil des sept pièces de l’album qui était sorit sur Nuclear Blast. Cet album éponyme avait connu un vif succès et même si les similitudes avec Candlemass sont nombreuses, Avatarium avait réussi à se forger une sonorité propre en la faisant évoluer pour les albums suivants. Nul ne pouvait se douter alors que cette nouvelle entité était vouée à atteindre de hauts sommets dans les dix ans suivant ses débuts. Un superbe premier album à écouter avec attention et un haut débit sonore pour en apprécier toutes les subtilités.

Skeletonwitch – Serpents Unleashed – 2013

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1421
Skeletonwitch – Serpents Unleashed – 2013
États-Unis

Même si Skeletonwitch n’a jamais vraiment réussi à atteindre un certain statut plus important dans la vaste scène métallique mondiale, il n’en demeure pas moins que la formation Américaine se doit d’être mentionnée dans la grande évolution métallique pour l’ensemble de son œuvre. Avec son cinquième album, le groupe avait quelque peu noirci son Death/Thrash puissant et mélodique pour donner un peu plus de mystérieux à ses compositions. Certains diront de Serpents Unleashed est moins bon que les précédents albums mais en réalité, la même formule était appliquée avec une meilleure production ce qui donnait une sonorité moins crue et moins granuleuse et c’est possiblement ce fait qui était reproché au groupe. On ne se le cachera pas, Skeletonwitch ne réinvente pas grand-chose mais ses compostions sont bien ficelées avec des riffs mémorables et remplis d’entrain. On ne peut s’empêcher de taper du pied et de brasser de la tête en entendant les albums de la discographie et Serpents Unleashed ne fait aucunement exception à cette règle. Un très bon album de Death mélodique à la sauce Thrash avec des relents sombres et ténébreux qu’il faut écouter sans se poser de questions!

Warbringer – IV : Empires Collapse – 2013

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1420
Warbringer – IV : Empires Collapse – 2013
États-Unis

Faisant partie de la vague de la résurrection du Thrash Metal originel de la deuxième moitié des années 2000, Warbringer ne vouliat pas se contenter de demeurer un hommage au Thrash Metal des années 80. Sur son quatrième album, le groupe avait évolué vers une musique plus mélodique et plus technique avec des sonorités plus modernes et une présentation graphique fort différente de ce qui avait été proposé avec les albums précédents. IV : Empires Collapse est le seul album du groupe Américain sur le quel le logo emblématique n’apparait pas et sur un design de pochette diamétralement opposée à ce qu’on voit habituellement sur les pochettes typiques de Thrash Metal. Musicalement, le groupe nous offrait plus de finesse et plus de technicité ce qui contrastait avec la brutalité crue qui avait fait la renommées du groupe. Cependant, les racines mêmes du Thrash étaient toujours bien ancrées dans les compositions ce qui faisait de cet album un petit bijou d’originalité peut-être légèrement incompris par les fans pours et durs. Un vent de changement soufflait sur le groupe qui sera de courte durée car la sonorité originale reviendra avec les albums suivants. Tout de même un excellent album classique à n’en point douter!

Toxic Holocaust – Chemistry of Consciousness – 2013

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1419
Toxic Holocaust – Chemistry of Consciousness – 2013
États-Unis

Si vous êtes un amateur de Speed/Thrash Metal à la sauce noircie et fortement influencé par les formations pionnières des années 80, il est fort probable que Toxic Holocaust fasse partie de votre collection de CDs et de vinyles ou du moins de votre liste de lecture numérique. Avec ses riffs abrasifs et ses compositions plus que toxiques, Chemistry of Consciousness, cinquième album de la discographie, présentait un Toxic Holocaust tout aussi caustique que sur les albums précédents sans réel changement à la recette originale. Un excellent album qui remettait les vieilles sonorités sur la carte métallique avec aplomb et puissance. Parfait pour se donner un coup de fouet pour bien commencer la journée!

Necrophobic – Womb of Lilithu – 2013

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1418
Necrophobic – Womb of Lilithu – 2013
Suède

La formation Suédoise Necrophobic n’a plus vraiment besoin de présentations, du moins pour la majorité des amateurs de musique extrême et sombre qui creusent plus loin que Cradle of Filth ou Dimmu Borgir. Necrophobic, c’est un pionnier très important du Black/Death Metal qui cumule une impressionnante discographie sans réel mauvais album au fil des décennies. Vous me direz que le groupe n’a jamais vraiment changé ni même évolué au cours de sa carrière et vous aurez raison. Mais, à quoi bon tenter de changer sa recette quand elle est parfaite et qu’on en redemande à chaque sortie d’albums? Pourquoi demander à notre mère de changer sa recette de lasagne quand on en toujours raffolé? Womb of Lilithu, septième album des Suédois, réitérait cette fameuse recette avec les mêmes ingrédients et c’était parfait comme ça. Un autre très bon album de la part de Necrophobic qui prouvait qu’il était toujours maître de la situation et le pionnier ténébreux qu’il avait toujours été depuis ses débuts en 1990.

Die Krupps – The Machinists of Joy – 2013

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1417
Die Krupps – The Machinists of Joy – 2013
Allemagne

En 2013, la formation Allemande Die Krupps nous revenait avec un premier album complet en plus de 15 ans. The Machinists of Joy présentait une musique très mécanique et abrasive comme le groupe nous avait proposé de puis ses débuts en revisitant les sonorités qui avaient fait sa renommée depuis sa création en 1980. Tout comme Ministry, Die Krupps avait débuté en tant que formation Synth Wave avec des relents EBM et Industriels mais au fil de sa carrière et des albums, les Allemands avaient bifurqué vers une musique plus caustique en incorporant des éléments typiques du Heavy Metal devenant ainsi l’un des pionniers du Métal Industriel. The Machinists of Joy est évidemment très orienté « machine » avec ses claviers puissants et caustiques et sa rythmique saccadée et très entraînante formant un tout qui frappe assez fort. Un incontournable malheureusement passé sous les radars qui prouvait que l’Industriel et le Heavy Metal font bon ménage et peuvent offrir des sonorités incroyables et une force de frappe majeure!

Ihsahn – Das Seelenbrechen – 2013

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1416
Ihsahn – Das Seelenbrechen – 2013
Norvège

Ihsahn s’éloignait de plus en plus de ce qu’il l’avait rendu célèbre. Bien que certaines sonorités Black Metal persistaient dans ses compositions, le bonhomme avait pleinement embrassé le Progressif pour en faire son cheval de bataille et cette facette se faisait fortement entendre sur son cinquième album, Das Seelenbrechen. Le contraste était si évident que Ihsahn commençait à perdre ses anciens fans du temps de Emperor pour vraisemblablement s’en faire de nouveaux, cet album était passé plutôt inaperçu dans le vaste univers métallique ce qui est curieux vu sa haute qualité musicale et le perfection des arrangements. Étant donné que le changement déplait et fait un peu peur, la réaction du public était quelque peu prévisible. Das Seelenbrechen solidifiera les bases pour ;les albums suivants et fait intéressant, pour toute sa discographie solo, Ihsahn n’a jamais répété le même album deux fois. Il a toujours tenté de se renouveler ce qui est une excellente chose en bout de ligne car le Norvégien n’a jamais sorti de mauvais album. Même si Das Seelenbrechen demeure le moins connu de sa discographie, il demeure un incontournable classique intemporel!

Rivers of Nihil – The Conscious Seed of Light – 2013

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1415
Rivers of Nihil – The Conscious Seed of Light – 2013
États-Unis

Avec dux mini albums sortis de manière indépendante, la formation Américaine Rivers of Nihil avait abouti chez Metal Blade pour la sortie de son premier album, The Conscious Seed of Light et ainsi offrir au monde entier son Death Metal ultra technique et déstabilisant. Le groupe de la Pennsylvanie avait peaufiné des riffs complexes et très gras pour concevoir des compositions à la fois Progressives et très brutales. Jouissant d’une production en béton armé, ce premier album allait mettre le groupe sur la grande carte métallique extrême le faisant connaître d’un bout à l’autre de la planète. Un excellent album avec un quotient de difficulté assez élevé qui plaira à tout amateur de musique intense!

Oranssi Pazuzu – Valonielu – 2013

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1414
Oranssi Pazuzu – Valonielu – 2013
Finlande

Avant-Garde, Psychédélique, Chaotique. La formation Finlandaise Oranssi Pazuzu offre une musique difficile d’accès et très loin des standards préétablis depuis ses tout débuts en 2007. Au fil des albums, le groupe a su se réinventer en puisant profondément dans les racines de la musique Progressive et du Krautrock tout en mettant en avant plan des sonorités malsaines provenant du Black Metal cru et direct. Avec Valonielu, troisième album de la discographie, Oranssi Pazuzu passait chez Svart Records et allait être reconnu un peu partout sur la planète pour la richesse de ses textures musicales et des ses arrangements psychédéliques qui nous font voyager dans un délire cosmique à la fois dérangeant et angoissant. Bien évidement que ce groupe ne soit pas si connu, cela fait sans nul doute partie de la démarche artistique. Mais il est indéniable qu’il a ouvert la voie vers plus d’expérimentations qui ont permis de changer la musique avant-gardiste en la menant à un autre niveau cérébral. À écouter en demeurant bien concentré pour en savourer toutes les subtilités.

Dååth – The Deceivers – 2024

Dååth – Industrial Death Metal – États-Unis
The Deceivers – 2024
Metal Blade
9/10

En 2004 je faisais la découverte de la formation Américaine Dååth avec son premier album indépendant, Futility. Étant un fan de musique mécanique et Industrielle, j’avais accroché instantanément au son du groupe. Vingt ans plus tard, je suis toujours content de pouvoir écouter un nouvel album. Le groupe d’Atlanta nous revient avec un cinquième albums après une dizaine d’années d’absence.

The Deceivers reprends là où le groupe nous avait laissés en 2013 avec de nouveaux musiciens dont Krimh de Septicflesh à la batterie venant appuyer Elya Levi et Sean Zatorsky dans les arrangements et les compositions. Des les premières pièces on dénote un changement dans les compositions. Les claviers prennent beaucoup de place en avant plan et le côté joyeux de ceux-ci, mélangé à des riffs plus sombres, apporte un contraste plutôt intéressant au niveau des arrangements. La dualité entre le bien et le mal est palpable tout au long de l’album et les pièces ont une puissance plutôt enviable. On a aussi mis le paquet sur la production, c’est léché, bien poli et extrêmement puissant.

Bref, ce retour de Dååth est un succès sur toute la ligne. The Deceivers est un excellent album à la fois très technique, très vaporeux et surtout très mécanique. Moi, ça entre dans mes cordes et je mets c’est album en bonne position des tops 2024!

Composition : 9
Exécution : 9
Arrangements : 9
Production : 9
Appréciation : 9

The Vision Bleak – Witching Hour – 2013

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1413
The Vision Bleak – Witching Hour – 2013
Allemagne

Le duo The Vision Bleak avait remis le véritable Gothique sur la carte musicale de la musique sombre et ténébreuse. Au fil de ses albums, The Vision Bleak avait réussi à insuffler un vent nouveau en partant des racines mêmes du mouvement Goth des années 80 avec les Christian Death, Sisters of Mercy et autres Fields of the Nephilim en y ajoutant des riffs puissants et un côté beaucoup lus Heavy. S’appuyant sur divers thèmes reliés à l’horreur et à la littérature sombre, le duo avait visité les Loups Garous, les Vampires ou encore les Fantômes pour étayer des histoires qui cadraient parfaitement à sa musique. Le cinquième album intitulé Witching Hour s’attaquait aux Sorcières célèbres de l’histoire et de la littérature comme la fameuse pas fine dans Hansel et Gretel. Musicalement parlant, le groupe innovait au niveau des claviers en ajoutant des sonorités qui donnaient le ton au sujet à l’image d’une trame sore de film d’horreur. Schwadorf surprenait une fois de plus avec des riffs épiques et puissants sur lesquels le maître du picking traçait la ligne directrice de l’album au fil des pièces. The Vision Bleak continuait à nous offrir une qualité musicale sans failles. Décidément un groupe à découvrir si ce n’est déjà fait!

Sarke – Aruagint – 2013

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1412
Sarke – Aruagint – 2013
Norvège

Sarke est le pseudonyme de Thomas Berglie qui a fondé son projet solo en 2008 avec Nocturno Culto de Darkthrone à la voix. Après le premier album, un alignement complet avait été formé pour devenir un groupe à part entière. Avec Aruagint, Sarke poursuivait son ascension vers les sommets du Black Metal avec une musique à la fois abrasive et vaporeuse par moments empruntant des voies musicales tirées du Thrash metal, du Punk et même de la musique Progressive des années 70 pour créer des compositions originales avec une sonorité propre. Bien que les influences de Celtic Frost et Darkthrone se fasse sentir ici et là, le groupe trace son propre chemin pour offrir de la fraîcheur sombre avec des passages de claviers mélancoliques et des éléments nébuleux. Si vous ne connaissez pas encore Sarke et que vous aimez le Black Metal brut bien ficelé, Aruagint est un album à considérer dans votre liste d’écoute ainsi que la discographie complète du groupe.

Bodyfarm – The Coming Scourge – 2013

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1411
Bodyfarm – The Coming Scourge – 2013
Pays-Bas

Bodyfarm n’est peut-être pas la plus grosse ou la plus connue des formations de Death Metal. Mais comme dit l’adage : dans les petits pots les meilleurs onguents. Et comme je l’ai expliqué à maintes reprises ces quatre dernières années dans mon évolution métallique, c’est généralement grâce aux petits groupes que la musique extrême s’est développée. Sur son deuxième album, Bodyfarm montait en puissance et en qualité sonore avec des riffs plus gras et une production plus claire et fluide. The Coming Scourge fera connaitre le groupe Néerlandais dans toutes les petites sphères métalliques de la planète et prouvera sans nul doute qu’il est le digne successeur des pionniers comme Asphyx et Thanatos. Un album méconnu méritant de s’y attarder pour y découvrir un Death Metal pur et dur sans aucune prétention!

Týr – Valkyrja – 2013

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1410
Týr – Valkyrja – 2013
Danemark

Avec son septième album, la formation Danoise Týr était passée de Napalm records à Metal Blade avec un album digne de ce que le groupe nous avait habitués avec ses albums précédents. De très bons riffs puissants sur des compositions épiques qui relataient une fois de plus la vie des ancêtres, de leurs batailles et surtout de leur identité. Si on recherche du véritable Viking Metal, Týr est en lice pour être l’un des plus influents et des plus démonstratifs du genre et Valkyrja le prouvait amplement. Malgré certains passages un peu plus mous et plus doux, cet album reflétait tout de même le parcours du groupe depuis ses débuts. Si on est amateur de Folk metal mélangé à un Progressif mélodique, cet album est tout destiné à vous faire passer un soixante minutes agréables, si l’on compte les reprises de Iron Maiden et de Pantera dans le compte. Un très bon album à découvrir.

Ministry – From Beer to Eternity – 2013

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1409
Ministry – From Beer to Eternity – 2013
États-Unis

Al Jourgensen entrait dans sa deuxième retraite avec Ministry en offrant un album des plus critiqués et selon plusieurs, du pire album de la discographie, jusque-là… From Beer to Eternity réitérait le sujet sensible de la dépendance aux drogues et à l’alcool à laquelle Jourgensen faisait face ce qui avait résulté d’un album passablement décousu selon plusieurs. Mais dans les faits, From Beer to Eternity était un album rétrospective qui couvrait la majeure partie de la carrière d’oncle Al avec des sonorités qui revisitaient des albums phares comme The Land of Rape and Honey et des éléments de Revolting Cocks au fil des pièces. Après la sortie de cet album, Jourgensen était retourné à la retraite mais pour une courte durée puisque Ministry reviendra sur les rails en 2014, une année seulement après l’annonce de cette retraite. From Beer to Eternity n’est effectivement pas le meilleur album de la discographie mais il ne méritait pas tant de haine de la part des trolls de l’internet. C’est un album qui passe bien et qui prouve que Jourgensen était, à l’époque de sa sortie, un génie des arrangements et de la provocation.

Satyricon – Satyricon – 2013

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1408
Satyricon – Satyricon – 2013
Norvège

Depuis le temps que j’en parle, le changement avait osé frapper de nouveau en s’attaquant aux racines même du Black Metal originel. Avec son huitième album éponyme, la formation Norvégienne Satyricon s’était orientée vers un style plus Rock au détriment de l’éternelle noirceur crue à laquelle le groupe nous avait habitués. Cet album avait suscité autant de haine que d’amour de la part des fans et ce, à des opposés à 180 degrés. Mais diable, est-ce que cet album est mauvais ou non? Si on s’attendait à avoir un album typiquement Black Metal, oui, cet album peut paraitre mauvais. Mais si on a une oreille plus aiguisée et un esprit plus ouvert, on retrouve d’excellentes pièces bien structurées avec diverses textures atmosphériques et vaporeuses. Satyricon avait osé le changement et c’est plutôt réussi! À découvrir ou redécouvrir!

Rotting Christ – Pro Xristou – 2024

Rotting Christ – Melodic Black Metal / Gothic Metal – Grèce
Pro Xristou – 2024
Season of Mist
9,1/10

Rotting Christ est une incontournable figure de la musique extrême sombre depuis plus de trois décennies. Dès ses débuts typiquement Black Metal, la formation grecque a su se tailler une place enviable dans le vaste monde de la musique peu conventionnelle en influençant bons nombre de groupes et en contribuant au développement du Black Metal et du Gothic Metal avec sons style particulier qui misait plus sur la puissance et la lenteur que la vitesse excessive et les envolées de notes rocambolesques. Pro Xristou est le quatorzième album des frères Tolis qui sont les deux seuls maîtres à bord et la seule force au sein de Rotting Christ.

Rotting Christ ne plait pas à tous et Pro Xristou n’y fera pas exception. Si vous vous attendez à un album comme les premiers, passez votre chemin, cet album n’est définitivement pas pour vous. Le duo a depuis longtemps évolué et migré vers d’autres sonorités en misant plus sur la finesse que l’agressivité et les dix pièces incluses sont à l’image de ce que le groupe propose depuis une vingtaine d’années, c’est à dire de longues pièces vaporeuses avec des riffs simples mais très efficaces et des arrangements extraordinaires. Le son typique de Rotting Christ est toujours présent mais contrairement à son prédécesseur, les compositions sont plus orientées vers le grandiose que sur le brut avec des textures profondes et des éléments plus atmosphériques en formant un tout comme un album concept. Est-ce que cet album est l’un des meilleurs de la discographie? La réponse est non mais est-ce que le groupe a déjà produit un mauvais album? La réponse est aussi non. Les frères Tolis continuent à évoluer et expériemnter avec les sons et les idées tout en demeurant intègres et respectueux de leur idéologie et de leurs origines. La production est une fois de plus spectaculaire et l’aspect graphique est une fois de plus soigné et de très haute qualité.

Rotting Christ signe un autre excellent album qui se marie bien à sa discographie. Pro Xrstou offre tout ce qu’on se doit d’espérer de la part d’un groupe de cette tremper. Un album qui sera définitivement dans les tops de fin d’année.

Composition : 9
Exécution : 9
Arrangements : 9,5
Production : 9
Appréciation : 9

Gorguts – Colored Sands – 2013

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1407
Gorguts – Colored Sands – 2013
Canada

Gorguts est l’un de nos fleurons Québécois qui a largement contribué au développement de la musique dite extrême et surtout ultra technique et ce, à l’échelle mondiale. Il aura fallu attendre une douzaine d’années avant d’avoir un nouvel album suite à une séparation et un retour avec un nouvel alignement. Colored sands nous montrait un Gorguts en pleine possession de ses moyens et avec une évolution musicale qui prouvait que Luc Lemay est définitivement un génie de la composition et des arrangements. En s’entourant de musiciens chevronnés comme Kevin Hufnagel (Sabbath Assembly, Dysrythmia), Colin Marston (Behold the Arctopus, Dysrythmia) et de John Longstreth (Origin), Lemay avait remis Gorguts sur les rails avec un album incroyablement bien construit avec des riffs complexes et des textures déroutantes un peu à la manière de Obscura. Si vous ne connaissez pas encore Gorguts, il serait grand temps de vous y mettre pour découvrir un vaste étendu musical dans lequel la complexité est de mise. Un chef d’œuvre du Death Metal ultra technique à écouter sans réserve!

Uncle Acid and the Deadbeats – Nell’ ora blu – 2024

Uncle Acid and the Deadbeats – Psychedelic Rock / Doom Metal – Anglerterre
Nell’ ora blu -2024
Rise Above records
9,2/10

Depuis ses débuts en 2009, Uncle Acid and the Deadbeats n’a jamais cessé de nous étonner en nous proposant des albums incroyables. Faisant partie des pionniers du fameux retour aux années 70, Uncle Acid s’est démarqué sur la scène Doom et Psychedelic Rock au fil de ses albums sans jamais répéter quoi que ce soit mis à part cette soif de faire briller la flamme originelle des Black Sabbath et compagnie.

Il en faut de l’audace pour proposer un album comme Nee’ ora blu. Oui, on retrouve le Uncle Acid des albums précédents mais pour celui-ci, Kevin Starrs a pratiquement fait tout en solo, de la composition à l’écriture en passant par la performance musicale. Le compositeur a voulu rendre un vibrant hommage au cinéma Italien en particulier avec les styles Poliziotteschi (crime) et Giallo (horreur) en allant chercher des acteurs fétiches de ces styles pour mettre des extraits parlés tout au long de l’album qui fait office d’une parfaite bande sonore comme aurait pu retrouver dans les films Italiens des années 70. À la première écoute, je dois avouer que j’ai été quelque peu dérouté par la direction musicale entreprise sur cet album mais à force de l’écouter, je me rends compte que Starrs est tout un génie de la composition et des arrangements car il a su capturer à merveille l’essence même qui faisait de ces films cultes un élément indispensable du cinéma Italien de cette époque. Il ne faut pas se leurrer, cet album est assez long du haut de ses 78 minutes et si vous rechercher un album typique de Uncle Acid comme The Night Creeper ou Mind Control, vous serez possiblement déroutés voire déçus. C’est un album rempli d’ambiance tantôt vaporeuse, tantôt mystérieuse avec des textures profondes rappelant Ennio Morricone et des arrangements sombres qui prouvent une fois de plus ce génie musical commencé par Starrs avec som premier album.

Prenez votre temps pour apprivoiser la bête, vous n,en serez que récompensés. Pour ma part, J’ai été conquis et Nell’ ora blu fera partie des tops de 2024 et assez haut dans la liste.

Composition : 9
Exécution : 9,5
Arrangements : 9,5
Production : 9
Appréciation : 9

Watain – The Wild Hunt – 2013

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1406
Watain – The Wild Hunt – 2013
Suède

Le cinquième album de Watain avait déplu. Les fans n’étaient pas heureux de la tournure qu’avait pris le groupe et encore une fois le mot changement était à l’origine de tous les maux de la Terre. Dans ce cas-ci, Watain avait osé s’aventurer dans des contrées plus Progressives ce qui était inacceptable pour l’élite fanatique réfractaire à ce fameux changement. Autant The Wild Hunt avait été démoli, autant il avait été encensé. Certains trolls n’avaient pas hésité à traiter le groupe de poseurs qui faisaient de la musique à la Bon Jovi ce qui était loin d’être le cas, au contraire! Oui, The Wild Hunt est un album différent mais c’est tout de même un album incroyable à qui veut bien prendre le temps de l’écouter comme il se doit et à sa juste valeur. Depuis l’avènement des réseaux sociaux il est incroyable de constater le phénomène des détesteurs qui détestent uniquement pour détester, plus souvent en suivant les dires de certains « influenceurs » et ce, sur une multitude de sujets comme la musique, le cinéma et j’en passe. The Wild Hunt avait passé au tordeur de ces détesteurs absolument pour rien et surtout sans réels fondements. Prenons le temps de réécouter cet album avec nos propres oreilles et non celles de l’opinion de quelconque quidam en quête d’un maigre 10 minutes de gloire. Un excellent album malheureusement sous-estimé qui nous faire prendre conscience que le Black Metal n’est pas uniquement qu’une affaire de sonorités crues et de productions floues.

Revocation – Revocation – 2013

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1404
Revocation – Revocation – 2013
États-Unis

Avec son quatrième album, Révocation était tombé dans le panneau de la facilité malgré les éléments techniques. Le groupe avait opté pour une sonorité plus accessible pour les oreilles de la masse métallique s’approchant dangereusement du Metalcore et du Deathcore par moments. Est-ce que cet album était foncement mauvais? Pas vraiment mais suffisamment prévisible et ennuyeux pour que la troupe de David Davidson perde un peu de crédibilité au sein de la communauté métallique mondiale. Des faux pas, ça peut arriver à n’importe quel groupe mais il faut savoir réparer ce que Révocation réussira à faire avec ses albums suivants. Cet album éponyme sera le dernier sous l’étiquette Relapse et demeure à ce jour le plus faible de la discographie tout en contenant certains bons éléments ici et là.

Havok – Unnatural Selection – 2013

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1403
Havok – Unnatural Selection – 2013
États-Unis

La formation Américaine Havok est l’une des pierres angulaires du grand retour du Thrash Metal comme dans les années 80. Avec sa touche de modernité et son énergie électrisante, havok avait su faire revivre les temps glorieux des Exodus, Megadeth et Death Angel avec toute la fougue qui venait avec. Le troisième album, Unnatural Selection, est un album plus technique que la moyenne avec des riffs incendiaires et une rythmqiue qui frappe fort. Les compositions sont dignes des plus grands même si l’originalité n’est pas le créneau du groupe. Cet album deviendra en quelque sorte l’apogée de la discographie car le groupe aura de la difficulté à demeurer constant et surtout pertinent avec ses albums suivants. Qupiqu’il en soit, si vous recherchez un Thrash Metal incisif, rapide et comme dans le bon vieux temps, Unnatural Selection est un album à considérer. Bien entendu suffisamment influent pour avoir montré la voie à d’autres groupes de brandir la flamme Thrash des belles années!

Orphaned Land – All is One – 2013

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1402
Orphaned Land – All is One – 2013
Israël

Orphaned Land est un des pionniers de la musique métallique abrasive au Moyen Orient, une terre qui, rappelons-le, est très hostile à ce genre musical dû à l’omniprésence de la religion et de ses farouches factions extrémistes. All is One est le cinquième album du groupe Israélien et bien que montrant des signes plus accessibles au grand public, le groupe n’est pas entré directement dans la facilité et les sonorités purement mielleuses, au contraire! Plus accessible ne signifiait pas pour autant moins musclé mais le côté musique traditionnelle et symphonique prenait de plus en plus de place dans la msuqiue de Orphaned Land apportant ainsi des compositions majestueuses et riches en sonorités et textures diverses. Les éléments Progressifs prenaient aussi plus de place donnant un côté plus technique aux pièces au détriment de l’agressivité pure et simple des premiers albums. Il faut un certain courage pour proposer une telle musique dans un pays rongé par la religion mais le groupe a toujours chanté les religions Abrahamiques, la paix et l’unité. Un parfait exemple de persévérance et de détermination.

Jex Thoth – Blood Moon Rise – 2013

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1401
Jex Thoth – Blood Moon Rise – 2013
États-Unis

Bien que modérément connue, Jex Thoth est un figure emblématique du renouveau du Doom psychédélique et le Rock Occulte issu des années 70. La chanteuse avait fait ses débuts avec le premier album de Sabbath Assembly avant de fonder Totem qui deviendra finalement Jex Thoth en 2007. La formation pige dans les éléments des années 70 comme Black Sabbath et fait parité des groupes déclencheurs qui font revivre la belle époque originelle comme Blood Ceremony, Lucifer, Witchcraft, Avatarium, Uncle Acid & the Deadbeats et même Ghost. Musicalement parlant, ce deuxi;eme album apportait plus de finesse et de profondeur aux compositions, la lourdeur et les atmosphères vaporeuses étant en avant plan, le son général devient rapidement hypnotique et hallucinant au fil des pièces aves les riffs gras et lourds mélangés aux claviers aux sonorités chaleureuses comme le faisait Deep Purple à son apogée. Si vous ne connaissez pas encore Jex Thoth et que vous aimez le bon Doom originel, je vous conseille fortement de vous y mettre car vous allez manquer quelque chose de grandiose!