Vreid – Welcome Farewell – 2013

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1374
Vreid – Welcome Farewell – 2013
Norvège

Avec un titre comme Welcome Farewell pour son sixième album, nous étions en droit de nous demander si ce n’était pas un réel adieu de la part de Vreid. Heureusement, ce n’était pas le cas et le groupe Norvégien nous offrait un autre excellent album de pur Black Metal mélodique comme il a toujours fait depuis la coupure entre Windir et la nouvelle entité. Curieusement, malgré son statut du temps de Windir, Vreid n,a jamais réussi à percer et à monter plus haut dans la grande sphère métallique mondiale. Si on étudie bien ce qui tourne autour du groupe et de son idéologie, il est fort probable que ce soit par choix car en demeurant plus petit et sur de plus petits labels, on continue à contrôler la quasi-totalité de son œuvre et Welcome Farewell prouvait à merveille ce point. Vreid a toujours fait ce qu’il voulait, sans compromis et continuait dans la même veine avec son sixième album. Est-ce que Vreid a été suffisamment influent depuis le début de sa deuxième carrière? Bien sûr que oui, en offrant du matériel original et propre à lui-même, le groupe a su répandre son venin en contaminant certains groupes qui ont suivi pour faire perdurer la flamme noire du Black Metal mélodique. Un excellent album à se mettre dans les oreilles avec des riffs épiques et amplement de vitriol pour corroder n’importe quelle âme sensible.

Hideous Divinity – Unextinct – 2024

Hideous Divinity – Technical Brutal Death Metal – Italie
Unextinct – 2024
Century Media
9,1/10

L’Italie est un berceau important et fort prolifique en matière de Death Metal Technique et a forgé de nombreux groupes fort connus dans le domaine incluant Hideous Divinity qui sort son épingle du jeu de façon magistrale depuis la sortie de son premier album en 2012. Initialement formé par des membres et ex-membres de Hour of Penance, Ade et Aborted, la formation a vu plusieurs autres membres influents se joindre à elle au fil des années et des sorties d’albums. Unextinct est le cinquième album de la discographie et vraisemblablement le plus mature à ce jour.

Le groupe Italien nous avait habitué à de la musique de qualité, brutale et très technique certes mais d’une très grande valeur artistique dans tous les sens du terme. Unextinct ne fait pas exception à cette règle établie dès les débuts du groupe qui nous en met plein les oreilles avec des riffs incroyablement bien ficelés et des compositions d’une complexité exemplaire. Sans vraiment dire que cet album est le meilleur de la discographie, disons qu’il a un petit avantage sur les précédents albums. On ne change pas vraiment la recette mais on l’améliore unp eu plus en y ajoutant divers ingrédients sonores jusqu’ici inexploités. La production est puissante et fluide et ce n’est pas une production de la vieille école. Elle offre une sonorité très moderne qui peu sembler plus froide mais en bout de ligne, ça sonne comme une tonne de briques. Vigoureux, solide et riche en sonorités et en textures diverses. Tels sont les créneaux de ce superbe album.

Décidément, les Italiens n’ont pas fini de nous étonner et ce cinquième album de Hideous Divinity le prouve à merveille. Un excellent album qui sera hissé assez haut dans les tops de 2024!

Composition : 9
Exécution : 9,5
Arrangements : 9
Production : 9
Appréciation : 9

Portal – Vexovoid – 2013

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1373
Portal – Vexovoid – 2013
Australie

La musique de Portal peut paraître chaotique voire non écoutable pour une oreille non avertie. Il est vrai que cette musique extrême est difficile d’accès et peut prendre plusieurs écoutes avant de bien assimiler ce qui se passe tellement les pièces et les albums sont sursaturés en instrumentations et en éléments dissonants. Vexovoid, quatrième album du groupe Australien, nous plongeait une fois de plus dans les abysses de l’enfer en nous hypnotisant avec ses riffs discordants et grinçants bien emmitouflés dans une rythmique vaporeuse et décousue. Même si certains ont crié au génie, d’autres ont eu l’impression contraire en qualifiant le groupe et cet album d’abomination pure et simple. Pourtant, si on écoute attentivement, tout se tient parfaitement dans une harmonie ténébreuse dans laquelle l’expérimentation est la clé pour ouvrir la voie de la raison et de l’occulte. Un album infernal fort influent pour la musique d’avant-garde et le Death Metal plus extrême que l’extrême lui-même! Si vous n’avez pas peur de vous retrouver dans les abîmes sans fond à la recherche des Titans et que vous êtes prêts à rencontrer le Cthulhu, cet album est tout à fait indiqué pour vous faire voyager dans les tréfonds de la Terre.

Deicide – Banished By Sin – 2024

Deicide – Death Metal – États-Unis
Banished By Sin – 2024
Reigning Phoenix Music
8,6/10

Deicide est un gros nom du vaste monde métallique et pour un métalleux averti, ne pas connaître ne serait-ce que de nom ce groupe légendaire relève de l’hérésie pure. J’ai lu certaines critiques négatives face à la pochette supposément créée par IA et personnellement, je m’en balance car comme à mon habitude, ce qui est important c’est le contenu, pas le contenant. Rendu à son treizième album, est-ce que Deicide est toujours aussi intéressant en tant que créateur de contenu? Voyons ce que Banished By Sin a à nous offrir.

Les détesteurs seront toujours des détesteurs peut importe la qualité musicale proposée. Deicide n’a jamais vraiment flanché en termes de contenu sauf peut-être pour In Torment in Hell en 2001 mais ceci est du passé qui a servi de leçon à Glen Benton. Banished By Sin c’est du Deicide comme on s’attends de la part du groupe, De la musique brutale qui frappe fort, des riffs bien gras et bien lourds et une rythmique puissante qui ravage tout. Ici, on ne nous sert rien de vraiment nouveau si ce n’est qu’une nouvelle approche au niveau des guitares avec le petit nouveau Taylor Nordberg qui semble apporter une certaine brise plus fraîche au sein de la formation Floridienne. La production est excellente, c’est limpide, puissant et tout est à sa place ce qui rends justice aux pièces.

Deicide signe ici un très bon album à la hauteur de son nom. Banished By Sin est un album court, cru et direct qui ravira tant les fans de la première heure que tout amateur de Death Metal brutal qui frappe fort.

Composition : 8,5
Exécution : 9
Arrangements : 8
Production : 9
Appréciation : 8,5

Suffocation – Pinnacle of Bedlam – 2013

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1372
Suffocation – Pinnacle of Bedlam – 2013
États-Unis

Disons les choses comme elles sont. Qu’on aime ou pas, Suffocation a tout de même été une pierre angulaire en influençant directement le cours de l’histoire métallique en étant non seulement un pionnier du Death Metal mais un précurseur du Death Metal brutal, du Death Metal technique et avec ses « breakdowns », le groupe a même contribué à influencer un genre à part qui est devenu le Deathcore. Le groupe Américain a une longue feuille de route en carrière malgré une discographie réduite, le groupe préférant prendre son temps entre deux albums pour bien faire les choses. Pinnacle of Bedlam, septième album des New Yorkais, nous proposait ce que le groupe nous avait toujours proposé : Une musique intense, brutale et extrême. Bien sûr, le son avait peut-être changé quelque peu depuis les débuts mais pas suffisamment changé pour ne plus retrouver les origines et l,art de faire du Death Metal. Pinnacle of Bedlam c’est des riffs avec du mordant, une rythmique puissante et des compositions enlevantes. Que demander de plus? Même si plusieurs membres originaux n’étaient plus dans le décor, le sons caractérisé par Hobbs et Mullen était toujours présent et l’intégrité du groupe aussi. À écouter avec du son, sur un bon support audio.

Hate – Solarflesh : A Gospel of Radiant Divinity – 2013

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1371
Hate – Solarflesh : A Gospel of Radiant Divinity – 2013
Pologne

Hate a toujours été reconnu pour sa musique abrasive et brutale. Le groupe a gardé la même sonorité depuis ses tout débuts sans vraiment changer quoi que ce soit tout en étant capable d’évoluer avec les années et les albums et en demeurant intègre. Le huitième album du groupe Polonais ne faisait pas exception à la tradition de Death Metal puissant et ravageur imposé par son leader Adam Buszko qui mène la danse depuis 1991. Hate est un pionnier du genre et un chef de file en la matière dans son pays avec entre autres Behemoth. Solarflesh : A Gospel of Radiant Divinity est un de ces albums qui ne sont peut-être pas en haut de liste de discographies mais il demeure un album vrai, bien fait et tout à fait dans les cordes qu’on attend d’un groupe de la trempe de Hate. Des riffs gras et bien musclés avec une rythmique de feu c’est tout ce que ça prend pour concevoir des pièces dignes de ce nom et c’est totalement réussi. Un album qui prouvait que Hate est toujours le groupe influent qu’il a toujours été.

Voïvod – Target Earth – 2013

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1370
Voïvod – Target Earth – 2013
Canada

Après le décès de Piggy en 2005, les membres de Voïvod avaient sorti deux albums posthume avec Jason Newsted et l’avenir du groupe semblait plutôt incertain. Mais en 2008 l’arrivée de Chewy et le retour de Blacky avaient changé la donne apportant un nouveau souffle de vie au groupe Québécois. Le résultat fut des plus électrisants et des plus incroyables avec la sortie de Target Earth qui revisitait certaines sonorités du temps de Dimension Hatröss. On retrouvait Voïvod comme si Pîggy était toujours présent avec une toute nouvelle approche musicale et la touche de Dan Mongrain qui avait réussi avec brio à chausser les souliers du défunt Piggy. Sans que personne ne s’en rende vraiment compte, Target Earth venait de paver une nouvelle voie pour Voïvod, une voie qui conduira le groupe à un succès planétaire retentissant avec les albums suivants et avec une reconnaissance bien méritée après plus de trente ans de carrière. Ce sera le seul et unique album avec Blacky qui quittera le groupe une nouvelle fois en 2014. Target Earth prouvait que Voïvod était de retour pour de bon et était toujours aussi influent et très important pour le développement de tous les genres métalliques.

Air Raid – Night of the Axe – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1369
Air Raid – Night of the Axe – 2012
Suède

Rien ne se perd, rien ne se crée. Cet adage est aussi vrai dans le gigantesque monde métallique mondial dans lequel on peut constater certains retours en arrière pour mieux remettre en avant plan. La formation Suédoise Air raid avait fait de son créneau musical un épique retour aux années 80 alors que le Heavy Metal originel pur et dur régnait en maître incontesté sur l’embryonnaire monde métallique de l’époque. Night of the Axe, premier album du jeune groupe, nous en mettait plein les oreilles avec un Heavy Metal digne des plus grands pionniers du genre avec des riffs bien aiguisés, une rythmique de feu et bien sûr la fameuse voix haut perchée qui vient rendre le tout le plus glorieux et épique possible. Certains diront que Air Raid n’est nullement original et ils auront raison sur toute la ligne. Mais le but ici n’était pas d’être original mais bien de rendre hommage aux pionniers et de tenter de remettre le genre originel sur la carte et d’en perpétuer sa flamme éternelle. Air Raid arrivait en grandes pompes pour faire revivre les premiers instants des Judas Priest, Riot ou encore Iron Maiden avec un son plus moderne et une puissance à revendre. À écouter haut et fort!

Incantation – Vanquish in Vengeance – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1368
Incantation – Vanquish in Vengeance – 2012
États-Unis

L’art du Death Metal, ça se travaille mais ça prend surtout une détermination et un talent certain pour être en mesure de sortir du lot et influencer tout un genre. La formation Américaine Incantation est une des formations pionnières de la musique extrême à avoir non seulement influencé un genre tout entier mais à avoir contribué à mettre en avant plan une technicité exemplaire sur un fond de sauvagerie sonore sans compromis. Son neuvième album, Vanquish in Vengeance, faisait foi de ce talent exceptionnel qui nous donnait une musique à la fois abrasive et percutante. Le groupe n,a jamais failli à la tâche et a toujours su livrer la marchandise sur tous ses albums et celui-ci perpétuait cette tradition d’excellence dans le domaine. À écouter sans retenue avec un débit sonore élevé pour en savourer chaque parcelle!

Aeon – Aeons Black – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1367
Aeon – Aeons Black – 2012
Suède

Aeon est l’une de ces formations méconnues et totalement sous-estimées qui ont forgé le Death Metal à grand coups de riffs sombres pour contribuer à façonner le genre et à le rendre comme il est aujourd’hui. Avec un technicité assez élevée et un style de composition unique, Aeon avait réussi à se tailler une petite place dans les méandres du Death Metal Suédois notamment grâce à son quatrième album, Aeons Black. Avec cet album, Aeon se frottait à de grosses pointures comme Deicide et Cannibal Corpse en frais de qualité musicale et de droiture rythmique mais malgré tout le bon vouloir et une musique digne de ce nom, le groupe n’a malheureusement jamais été en mesure de monter plus loin dans les hautes sphères métalliques. De plus, certains amateurs avaient descendu cet album pour aucune raison apparente, signe que le monde des « critiques » est rempli de trolls avides de haine et de négativité. Aeons Black est un excellent album de pur Death Metal noir qui rivalise amplement avec les plus grands noms de genre et qui a contribué à sa façon à le tenir bien en vie.

Grand Supreme Blood Court – Bow Down Before the Blood Court – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1366
Grand Supreme Blood Court – Bow Down Before the Blood Court – 2012
Pays-Bas

Grand Supreme Blood Court est un genre de supergroupe mettant en vedette des membres de Asphyx, Hail of Bullets et Siege of Power dont le légendaire martin Van Drunen à la voix. Le seul et unique album perpétue ce qui avait été initié au début des années 90 aux pays-Bas avec justement les Asphyx, Thanatos, Pestilence et autres Sinister en proposant un Death / Doom Metal incisif, gras et extrêmement puissant. Cet album renferme tout le vitriol voulu pour mettre du mordant dans votre écoute quotidienne de musique extrême et pour corroder vos tympans et votre cerveau par le fait même. Tout le savoir-faire Néerlandais en termes de Death Metal était réuni pour faire de cet album un classique instantané. Le projet finira par avorter en 2015, chaque membre retournant à ses projets initiaux. Une bonne nouvelle est toutefois tombée en 2024, le groupe se réunit pour un spectacle, est-ce que nous auront la chance de voir un deuxième album voir le jour? Croisons les doigts! En attendant, rabattons-nous sur ce seul et unique album pour en apprécier chaque note et chaque coup de tonnerre rythmique!

Bodyfarm – Malicious Ecstasy – 2024

Bodyfarm – Death Metal – Pays-Bas
Malicious Ecstasy – 2024
Edged Circle Productions
8.7/10

On ne pourra pas dire que Bodyfarm a chômé durant la dernière année! Avec un album sorti en février 2023, le groupe Néerlandais nous offre un mini l’album de quatre nouvelles pièces et de pièces en spectacle un an après.

Malicious Ecstasy est la suite logique de ce qui a précédé, pas de réelles surprise au niveau de la sonorité et des compositions, Bodyfarm continue à livrer ce qu’il fait de mieux, soit un Death Metal tranchant, puissant et avec des éléments mélodiques pour bien pimenter le tout. Le groupe poursuit sur les traces laissées par les Asphyx, Sinister et Hail of Bullets pour perpétuer la flamme noire du Death Metal Néerlandais avec une production claire et limpide. Les quatre nouvelles pièces auraient très bien pu se retourner sur Ultimate Abomination mais les offrir en mini labum fait toujours plaisir aux fans et donne des signes que le groupe est toujours bien en vie. Le son des pièces live est assez surprenant et démontre l’énergie livrée par le groupe lors de ses concerts qui doivent décidément être mémorables.

Un très bon mini album qui prouve que Bodyfarm est toujours en pleine possession de ses moyens et demeure un chef de file de la nouvelle vague du Death Metal des Pays-Bas.

Composition : 8.5
Exécution : 9
Arrangements : 8.5
Production : 9
Appréciation : 8.5

High on Fire – Cometh the Storm – 2024

High on Fire – Stoner/Sludge/Doom Metal – États-Unis
Cometh the Storm – 2024
HNRK Records
8.7/10

Curieusement, même si je connais le nom de High on Fire depuis longtemps, je ne me suis jamais arrêté à écouter un des albums de la discographie. Il faut dire que j’adore le Doom mais quand on incorpore du Stoner et surtout du Sludge, je déchante généralement assez vite. Je ne suis pas un grand fan de ces deux genres, sauf exceptions. Alors pourquoi m’attarder sur Cometh the Storm, neuvième album du groupe Américain? Tout simplement parce que je l’ai reçu via le Gimme Metal Vinyl Club du mois d’Avril et qu’après quelques écoutes, je suis resté agréablement surpris!

J’ai rapidement compris que High on Fire était le groupe de Matt Pike de Sleep et que le bonhomme est définitivement une grosse pointure fort influente dans le genre, j’ai onc mis le focus sur cet aspect afin de solidement m’imprégner de la musique contenue sur cet album qui dure près d’une heure au total, ce qui est assez long pour un album. À ma grande surprise, je m’attendais à du Stoner pur et dur mais la musique de High on Fire va plus loin que ça. Oui, on décèle le Stoner et le Sludge mais pas dans le sens de musique vaporeuse faite sous l’influence de quelconque substance qui fait planer. C’est gras, lourd et brillamment composé avec des riffs incisif taillés au couteau et une rythmique d’une puissance de frappe assez dévastatrice. La production est en béton armé ce qui rends justice aux pièces, ici pas de fuzz ou de sonosrités mollassonnes : Les guitares ont une distorsion et une tonalité incroyables! Bien que les compositions soient relativement lentes, le taux d’agressivité est assez impressionnant comme si on avait un groupe de Punk qui se la joue à la manière de Motörhead avec la puissance de frappe de Mastodon.

Il est clair que je vais revisiter la discographie u groupe en sens inverse, mieux vaut tard que jamais comme on dit. Cometh the Storm va décidément se retrouver dans les tops de 2024!

Composition : 8.5
Exécution : 9
Arrangements : 8.5
Production : 9
Appréciation : 8.5

Beheaded – Never to Dawn – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1365
Beheaded – Never to Dawn – 2012
Malte

Il aura fallu sept ans pour que la formation Maltaise Beheaded nous offre enfin son quatrième album. L’attente aura-t-elle valu la peine? Bien sûr que oui! Beheaded nous offrait une autre bombe dévastatrice de Death Metal brutal et technique avec suffisamment de puissance pour attiser le feu sacré de la musique extrême. Malgré une production qui manquait un peu de gras, Beheaded avait réussis à sortir un très bon album qui reposait sur des compositions solides, des riffs incendiaires et une rythmique très droite. Une excellente leçon de Death Metal pas gentil du tout et un album à écouter le volume au fond!

The Vision Bleak – Weird Tales – 2024

The Vision Bleak – Gothic Metal – Allemagne
Weird Tales – 2024
Prophecy Productions
9.2/10

En entendant Descend Into Maelstrom en 2010, je venais de retrouver des sonorités familières comme si je retournais dans le temps où je découvrais The Sisters of Mercy pour la première fois en 1986. Le mélange de cette sonorité Gothique de l’époque avec une puissance métallique incroyable était venu directement me chercher si bien qu’ne l’espace de quelques semaines j’avais visiter toute la discographie du duo Allemand et The Vision Bleak était entré dans ma liste de groupes favoris à vie. Depuis, j’attends chaque sortie avec impatience et ce septième album ne faisait pas exception d’autant plus que ma curiosité était piquée face à une seule pièce de plus de quarante minutes.

The Vision Bleak a redéfini le terme Gothique et ici, je ne parle pas du Gothique de pacotille que l’on voit dans les concerts de Combichrist. Je parle du vrai Gothique dans toute sa splendeur, sa tristesse et son allure effrayante issue de la fin des années 1700. The Vision Bleak, c’est ça. L’esthétique de Dracula, Frankenstein, les recoins sombres éclairés par des réverbères dont la lumière faiblarde se reflète sur les rues en pavé des villes du 18e siècle. Weird Tales ne comporte qu’une seule pièce de près de quarante deux minutes qui fait une synthèse de tout ce que le duo a pu raconter depuis ses débuts en 2001 avec la même fougue et la même délicatesse musicale que sur les albums précédents. Le talent de compositeurs de Schwadorf et Konstanz est encore une fois à la hauteur des attentes et les arrangements sont à couper le souffle. Sur Weird Tales, le duo joue plus avec les contrastes que sur le riff brut donnant une atmosphère glauque et théâtrale à l’unique pièce séparée en douze chapitres un peu comme une trame sonore de film d’épouvante se passant à Londres au temps des calèches et des chapeaux haut de forme. Le duo joue de tous les instruments, Shwadorf officiant sur les cordes, les vocaux gras et les claviers tandis que Konstanz prends soin des vocaux chantés et de la batterie. La production est une fois de plus incroyablement fluide et claire sans compter l’énorme travail au niveau des arrangements.

Weird Tales est un autre chef d’œuvre de la part du duo The Vision Bleak et même si mon préféré demeure encore Set Sail to Mystery, je m’étonne toujours devant un nouvel album du groupe. Weird Tale sera placé bien haut dans les tops de 2024!

Composition : 9
Exécution : 9.5
Arrangements : 9
Production : 9.5
Appréciation : 9

Valborg – Nekrodepression – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1364
Valborg – Nekrodepression – 2012
Allemagne

Bizarre et hors de portée? Pour le commun des mortels, valborg peut effectivement paraître complètement disjoncté voire chaotique et bruyant. Mais, pour l’oreille avertie d’un amateur de musique plus extrême, le trio Allemand est tout sauf chaotique et difficile d’accès. Expérimental et Avant-Garde seraient les deux termes appropriés pour décrire Valborg et son Doom / Death Metal caustique et hors des sentiers battus. Sur son quatrième album, Nekrodepression, le trio nous faisait voyager dans un univers sombre rempli de mélancolie où la dépression était au centre du tourbillon sonore proposé. Valborg n’a jamais joué la carte de la vitesse et s’est toujours abstenu de nous balancer des envolées de notes préférant les riffs moins complexes mais très hypnotiques et répétitifs pour nous faire partir très loin dans cette aventure musicale hors des standards préétablis. Valborg n’est pas fait pour la population en général mais pour ceux qui veulent vraiment se tenir sous la surface du vaste iceberg de la musique. Nekrodepression c’est une plongée vers les bas-fonds océaniques à l’opposé de ce que l’on voit de ce vaste iceberg. À écouter attentivement!

Shining – Redefining Darkness – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1363
Shining – Redefining Darkness – 2012
Suède

Redéfinir la noirceur, est-ce possible pour un musicien, auteur compositeur? Pourquoi pas! Niklas Kvarforth avait intitulé ainsi son huitième de Shining et sans redéfinir la noirceur elle-même, il avait réussi à pondre un album d’une noirceur malsaine, comme seul Shining savait le faire. Redefining Darkness offrait six pièces mélancoliques et sombres ornées de riffs bien aiguisés mais tout aussi mélodiques à la fois ce qui donnait un contraste asse lugubre dans l’l’ensemble. Kvarforth livrait une panoplie d’émotions bien assises sur un paysage sonore atmosphérique et glauque d’une extrême beauté. Shining avait une fis de plus réussi à cracher son désespoir à la face de l’humanité et qu’on aime ou pas, c’est tout à fait divin. À écouter quand on est de bonne humeur pour pouvoir retourner dans la pénombre et de s’imprégner d’une forte dose de tristesse pure et dure.

Cradle of Filth – The Manticore and Other Horrors – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1362
Cradle of Filth – The Manticore and Other Horrors – 2012
Angleterre

Ayant déjà une feuille de route assez impressionnante et une évolution souvent critiqueé négativement au fil des sorties d’albums, Cradle of Filth continuait tant bien que mal à exercer une forte influence sur le vaste monde métallique, sur la musique dite extrême en particulier. Son dixième album officiel avait créé certains remous au sein de la communauté métallique, plusieurs fans affirmant que le groupe était en train de s’essouffler voire de manquer totalement d’inspiration. Était-ce vrai? Était-ce si flagrant? Oui et non. Il est vrai que les belles années du groupe étaient derrière et que la sonorité originale des débuts n’était plus au rendez-vous mais la troupe de Dani Fitlh avait en quelque sorte évolué et migré vers d’autres horizons peut-être plus accessibles pour les amateurs de musique plus extrême mais le groupe était loin d’être accessible à la majorité de la population! The Manticore and Other Horrors nous présentait un Cradle of Filth en pleine possession de ses moyens qui était encore capable de nous pondre de petits bijoux avec des riffs incendiaires et des arrangements à couper le souffle. Le vieux Cradle of Filth comme dans le temps n’existe plus depuis belle lurette, il faut nous y faire et apprendre à apprécier cette évolution. Un excellent album abrasif qui prouvait que Dani Filth était encore la référence du genre.

Enslaved – RIITIIR – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1361
Enslaved – RIITIIR – 2012
Norvège

Peu importe si on aime ou non Enslaved, une chose est sûre : Le groupe Norvégien n,a jamais cessé d’étonner au fil de ses albums. Plus le groupe évoluait, plus il nous emmenait dans un voyage sonore à couper le souffle à chaque nouvel album et RIITIIR avait véritablement coupé le fil qui reliait le groupe à ses origines purement Black Metal même si certains soubresauts subsistaient toujours dans le son global. RIITIIR nous présentait Enslaved sous un nouveau jour avec de nouvelle atmosphères et de textures, une signature unique qui se poursuivra sur les albums suivants et qui mènera les Norvégiens vers de très hauts sommets dans le vaste monde métallique. Enslaved est un exemple à suivre pour ceux qui désirent n’en faire qu’à leur tête sans se soucier de quoi que ce soit. Enslaved se doit d’être reconnu pour son côté purement artistique dans lequel aucun compromis n,est possible. À écouter attentivement sans rien faire d’autre qu’écouter.

Anaal Nathrakh – Vanitas – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1360
Anaal Nathrakh – Vanitas – 2012
Angleterre

Anaal Nathrakh n’a jamais fait dans la dentelle et n’a jamais voulu faire de compromis. Tout ce qui a toujours importé pour le duo Anglais c’était de faire une musique la plus extrême possible avec des textes qui font réfléchir et qui dérange, surtout l’establishment. Force est de constater que les deux protagonistes ont réussi sur toute la ligne au courant de leur carrière avec des albums de plus en plus extrêmes et brutaux à chaque sortie dérangeant ainsi le cours de l’histoire métallique. Vanitas, septième album de la discographie, offrait une musique chaotique, à la limite violente mais avec des arrangements à couper le souffle et des riffs parfois mélodiques, souvent très incisifs avec la voix de Dave Hunt qui passant de très caustique à très douce et mélodique en l’espace de quelques mesures ce qui conférait aux pièces certains éléments de pur Heavy Metal au travers de cette ébullition sonore que le groupe proposait. Anaal Nathrakh ce n,est pas pour tout le monde, les éléments Industriels mélangées à des rythmiques tirées du Grindcore peuvent en laisser plusieurs perplexes mais il est important de mentionner le groupe dans la grande évolution métallique pour son influence démesurée et l’héritage musical énorme qu’il laisse aux générations suivantes et contribuer au développement de cette musique dite extrême. Vanitas est un autre excellent album du groupe Anglais qu’il faut écouter au moins une fois dans sa vie!

Arkaik – Metamorphignition – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1359
Arkaik – Metamorphignition – 2012
États-Unis

Arkaik est l’une de ces formations ayant poussé le bouchon de la technicité beaucoup plus loin. Son premier album avait suffisamment suscité de l’intérêt pour que Unique Leader s’intéresse au groupe Américain en le signant pour ses quatre albums suivants. Metamorphignition est le troisième de la discographie et possiblement le plus accompli du groupe avec des éléments très brutaux et ultra techniques bien enveloppés dans des atmosphères vaporeuses et éthérées qui viennent mettre un certain flou fort intéressant aux compositions. Il est sans dire que ce niveau technique est très élevé et avait même dépassé ce qui se faisait à l’époque, devenant ainsi un groupe très influent dans le milieu élitiste de la musique extrême complexe. Metamorphignition redéfinissait la notion même d’ultra technique et cet album est à prendre en considération si vous êtes un amateur de prouesses hypnotisantes sur les instruments avec un haut niveau de composition.

Sabbath Assembly – Ye Are Gods – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1358
Sabbath Assembly – Ye Are Gods – 2012
États-Unis

Le deuxième album de Sabbath Assembly montrait de gros changements tant au niveau musical qu’au niveau de l’alignement à proprement parler. Jamie Myers de Hammers of mSifortune avait rejoint les rangs du groupe au poste chanteuse en remplacement de Jex Thoth, partie fonder son propre groupe et seul le batteur David Christian demeurait des musiciens du premier album. On y voyait aussi l’apparition de Kevin Hufnagel (Gorguts) qui rejoindra officiellement le groupe pour le troisième album. Ye Are Gods continuait sur la lancée des écrits et des hymnes de la philosophie de la « Process Church of the Final Judgement » en incorporant le texte rituel de la plus grande messe sainte de l’église noméée « Sabbath Assembly » d’où le groupe tient son nom. Pour couronner le tout, c,ette grande messe est officiè par nul autre que Genesis P. Orridge (Throbbing Gristle, Psychic TV) en tant que grand(e) prêtre(sse) tout au long de l’album. Bien que pas très metal dans le sens du terme, Ye Are Gods proposait les prémices de ce qui s’en venait pour Sabbath Assembly. Cet album était le deuxième d’une trilogie qui se terminera avec l’album suivant qui fera faire au groupe un virage à 180 degrés tant musicalement que pour les sujets abordés. Notons également le passage vers Svart records pour ce deuxième album, ce qui aidera grandement le groupe à se faire connaître un peu plus sur la scène internationale. Ye Are Gods est un incontournable de la nouvelle vague de Rock Occulte qui était apparue au milieu des années 2000. À écouter bien tranquille sans distractions.

Sinister – The Carnage Ending – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1357
Sinister – The Carnage Ending – 2012
Pays-Bas

Sinister est l’une des formations pionnières du Death Metal en Europe et aux Pays-Bas. Avec une longue feuille de route et quelques aléas de la vie en cours de route, Sinister a pratiquement toujours délivré la marchandise avec une technicité exemplaire et une sauvagerie sonore qui montrait comment le Death Metal se devait d’être joué. The Carnage Carnage, le dixième album des Néerlandais, réaffirmait la notoriété de Sinister avec des compositions puissantes et des riffs gras et bien aiguisés. Le groupe n’avait plus rien à envier à quiconque et malgré le fait que le son n’évoluait pas vraiment, tout était toujours fait à la perfection. Un excellent album de pur Death Metal pur et dur à mettre sur sa liste d’écoute si ce n’est déjà fait!

Witchcraft – Legend – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1356
Witchcraft – Legend – 2012
Suède

Après trois incroyables albums sortis sous Rise Above records, la formation Suédoise était passé chez Nuclear Blast pour son quatrième album, Legend. Le groupe tournant autour de Magnus Pelander fait partie des premiers groupes de la nouvelle vague de la relance du Rock Occulte issu des années 70 inspiré par Black Sabbath, vague qui avait commencé à déferler au tournant des années 2000. Witchcraft est l’un des instigateurs de cette nouvelle mouture avec les Blood Ceremony, Jex Thoth ou encore Uncle Acid and the Deadbeats qui nous ramenaient dans les belles années où le Rock régnait en roi et maître. Sur Legend, on retrouvait un Witchacraft plus mature et plus inspiré que jamais qui commençait à flirter avec certains éléments Progressifs ici et là. Legend allait paver la voie à Nucleus, l’utome album qui consacrera le groupe de façon magistrale. Si vous aimez les vieilles sonorités originelles avec un souffle de modernité, Witchcraft est définitivement à considérer et Legend est un excellent point de départ pour une incursion dans ce merveilleux monde occulte et psychédélique. À écouter en se laissant bercer par les riffs incisifs et granuleux!

The Devin Townsend Project – Epicloud – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1355
The Devin Townsend Project – Epicloud – 2012
Canada

Devin Townsend, on aime ou on n’aime pas. Quoiqu’il en soit, le bonhomme fais jaser depuis ses tout débuts et na, jamais sorti deux albums similaires. Le grand Devin se renouvelle à chaque album et nous étonne toujours avec ses idées puisées dans divers styles et divers milieux nous concoctant à chaque fois une expérience musicale hors du commun. Epicloud étonnait bien sûr et avec un titre comme celui-là, les sonorités nuageuses et vaporeuses étaient bien placées pour refléter ce titre évocateur. Certaines personnes avaient trouvé cet album trop fromageux mais en fait, ces personnes n’avaient tout simplement pas compris le concept sonore de cet album incroyable. Le thème était évidemment les cieux avec un grand voyage vers ce qu’on appelle le Paradis, donc les atmosphères angéliques étaient de mise pour illustrer musicalement les treize pièces de l’album, pièces qui s’imbriquent les unes dans les autres pour former un tout complétement disjoncté comme seul le grand Devin est capable de nous pondre. Avis aux détracteurs : Ouvrez votre esprit et sortez de votre torpeur et réécoutez cet album attentivement, vous y découvrirez tout un monde fascinant à explorer! Une fois de plus, du très grand Devin Townsend!

Grave Digger – Clash of the Gods – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1354
Grave Digger – Clash of the Gods – 2012
Allemagne

Grave Digger en a fait du chemin depuis Heavy Metal Breakdown, son premier album paru en 1984. Le groupe Allemand na, toutefois jamais eu le succès escompté à l’époque et curieusement, je n’ai pas tellement suivi la carrière du groupe depuis ce premier album possiblement par manque d’intérêt même si je sais pertinemment que Grave Digger a été et est toujours un gros nom du Heavy Metal Allemand qui a influencé le cours de l’histoire. C’est en 2012 avec Clash of the Gods que j’ai renoué avec la formation et reculé dans la discographie pour découvrir tout un monde de Heavy Metal pur et dur avec des compositions enlevantes et dignes du genre. Ce quinzième album avait frappé fort et rpuvait que le Heavy Metal était toujours en bonne santé et que les vieux routiers étaient toujours en forme et prêt à livrer une ultime bataille pour porter la flamme bien haut. Riffs incendiaires, rythmique solide et duels de guitares acérées, que voulons-nous de plus pour un album du genre? Avec Clash of the Gods Grave Digger m’avait reconquis comme il l’avait fait avec son premier album en 1984. À écouter avec de la puissance sonore pour découvrir un excellent album de Heavy Metal comme le genre se doit d’être joué!

Grave – Endless Procession of Souls – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1353
Grave – Endless Procession of Souls – 2012
Suède

Le fameux son granuleux du Death Metal Suédois a rapidement franchi les frontières Scandinaves pour se répandre tel un virus malsain sur toute la planète dès les débuts des années 90. Grave est l’une de ces formations pionnières à avoir contribué à répandre cette sonorité sauvage avec des albums puissants et des compositions à la fois agressives directes. Son dixième album, Endless Procession of Souls, pourrait aisément être considéré comme étant le chef d’œuvre de sa discographie tant les pièces étaient ravageuses et enlevantes sans aucun remplissage au travers cette marée bouillonnante de riffs incisifs. Bien évidement que Grave ne réinventait pas le genre car il ne sert à rien de réinventer ce que l’on a contribué à inventer. Grave est toujours demeuré fidèle à lui-même et toujours demeuré intègre dans sa démarche musicale et Endless Procession of Souls faisait foi de cette domination métallique bien contrôlée par le groupe depuis ses débuts. Un incontournable du Death Metal pur et dur qu’il faut absolument connaître pour bien comprendre son importance sur le l’évolution métallique mondiale.

Korpiklaani – Manala – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1352
Korpiklaani – Manala – 2012
Finlande

Avec Manala, Korpiklaani était vraiment revenu sur le droit chemin en nous offrant son Folk Metal incisif comme à ses débuts avec toutefois une touche un peu plus moderne. Ce huitième album était chaté à 100% dans la langue maternelle du groupe ce qui conférait au pièces un petit côté un peu plus barbare et plus festif. Musicalement parlant, Korpiklaani n’évoluait pas tellement, on se retrouvait en terrain connu et il prouvait ainsi qu’il était toujours le groupe de Folk par excellence pour les « partys » et les soirées arrosées de métalleux désireux de s’éclater au nom des Vikings partis faire des batailles épiques. Manala se hisse très haut parmi les meilleurs albums de la discographie du groupe Finlandais et c’est un album à écouter le volume au fond!

Vintersorg – Orkan – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1351
Vintersorg – Orkan – 2012
Suède

Vintersorg, de son vrai nom Andrea Hedlund, a toujours été un musicien hors pair et un compositeur fort prolifique ayant œuvré avec des formations telles que Borknagar, otyg ou encore Cronian. Mais c’est avec son projet solo que le musicien Suédois s’est fait le plus connaître avec ses mélanges de styles passant de Viking Folk Metal au plus pur Progressif au fil de ses albums. Orkan est le huitième album de la discographie du projet Vintersorg et aidé de Mathias Marklund, son compatriote des 30 dernières années, Hedlund avait une fois de plus réussi l’exploit de nous concocter un album presque parfait. L’aventure en Anglais qui avait duré le temps de trois albums était révolue depuis huit ans, Vintersorg préférant revenir au Suédois comme à ses débuts et honnêtement c’est un excellent choix car ça sonne beaucoup mieux en Suédois, la langue maternelle apporte un petit côté plus mordant et plus près des éléments dits Vikings proposés. Avec cet album, il n’y avait plus aucun doute quant à la capacité de Hedlund de composer des hymnes épiques et de faire des arrangements dignes de ce nom. Orkan est un excellent album qu’il nous faut connaître si on aime la musique cérébrale et complexe remplie de riches textures sonores!

Nile – At the Gate of Sethu – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1350
Nile – At the Gate of Sethu – 2012
États-Unis

Par sa complexité, sa brutalité et sa sonorité extrême, Nile a toujours divisé les amateurs. Certains y voyaient un groupe des plus géniaux alors que d’autres étaient outrés par tant de bruit et de chaos musical. Le septième album du groupe Américain ne faisait pas exception à cette règle mais cette fois-ci ce qui était reproché au groupe c’était la piètre qualité de sa production. Il est vrai que sur At the Gate of Sethu la production peut sembler un peu floue et plus caverneuse que sur les précédents albums mais il est possible que le trio ait voulu se doter d,une sonorité de la vieille école justement pour des rasions d’ambiance générale qui cadrait mieux avec les compositions plus brutales et plus profondes. Musicalement parlant, les compositions de cet album étaient du pur Nile sans réel changement, le groupe faisait ce qu’il faisait le mieux en jouant la carte de la brutalité et de la sauvagerie sonore avec comme fond le fameux thème de l’ancienne Égypte qui avait soutenu le groupe depuis ses tout débuts. At the Gate of Sethu est très loin d’être un mauvais album comme certains pourraient affirmer et en le réécoutant attentivement, on y découvre de petits bijoux de riffs et d’arrangements qui prouvent une fois de plus que Nile est toujours tout aussi influent pour le Death Metal puissant et ultra technique.