Anaal Nathrakh – The Whole of the Law – 2016

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Anaal Nathrakh – Industrial Black Metal – Angleterre
The Whole of the Law – 2016
Metal Blade
9/10

La sortie d’un nouvel album de Anaal Nathrakh est toujours une excellente nouvelle en ce qui me concerne. Après avoir découvert le duo en 2007 avec Hell is Empty, and All the Devils are Here, j’ai attendu les sorties suivantes avec impatience. The Whole of the Law n’y faisant pas exception, l’écoute de ce nouvel album était à mettre en priorité et est un peu en avance sur la date de sortie.

Encre une fois Anaal Nathrakh nous en met plein les oreilles avec un de ses albums les plus dévastateurs des dix dernières années. Le Balck Métal Industriel du duo Anglais a atteint une brutalité sans pareil sur The Whole of the Law tout en gardant son côté mélodique qui fait la marque du groupe. Les parties vocales « clean » de Dave Hunt sont cette fois-ci mises plus à l’avant plan que sur Desideratum ce qui est une excellente chose.

Avec The Whole of the Law, Anaal Nathrakh prouve une fois de plus qu’il est le maître de la brutalité à l’état pur. Ce nouvel album démontre toute la puissance et l’agressivité contenue dans les deux personnages formant ce duo explosif et disjoncté. On ressent vraiment ce que ressentent les deux individus face à ce qui se passe actuellement sur la planète : Le chaos et la confusion totale. A noter la reprise époustouflante et sauvage de Powerslave de Iron Maiden. Je ne suis pas un grand amateur de reprises mais celle-ci arrive à point et Anaal Nathrakh a su se l’approprier totalement.

Re-Armed – The Era of Precarity – 2016

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Re-Armed – Death/Thrash Metal – Finlande
The Era of Precarity – 2016
Saarni Records
4/10

Avec son premier album Worldwide Hypnotize en 2012, Re-Armed s’inscrivait parmi les groupes émergents et rafraichissants avec son Thrash moderne et endiablé. J’avais apprécié cet album à sa juste valeur et le groupe avait un avenir prometteur. En 2014, Re-Armed quittait Massacre Records et sortait Rottendam sur un petit label sans grande envergure. On notait un net changement dans le son du groupe qui s’enlignait vers un Death mélodique à la sauce Gothenburg et cet album était très ordinaire et fort décevant.

En 2016, Re-Armed nous propose son troisième album sorti sur un obscur label Finnois, Saarni Records. Poussant plus loin la photocopie Gothenburg sur ce nouvel album, la formation Finnoise embrasse maintenant la calamité Metalcore si populaire chez les pseudos Métalleux en quête d’un quelconque sensation de puissance musicale. Bien que la production soit impeccable, cet album est rempli de riffs insipides et d’idées réchauffées osanst même rajouter des refrains mielleux et doucereux pour plaire à la masse.

Re-Armed est devenu une grenouille qui tente désespérément de devenir grosse comme le bœuf et c’est vraiment dommage. Je prédis une extinction rapide et virulente de cette espèce rendue nuisible pour le commun des mortels Métalloïdes. A absolument éviter!

Bastard Lord – Cosmic Tomb – 2016

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Bastard Lord – Psychedelic Doom Metal – États-Unis
Cosmic Tomb – 2016
Indépendant
6/10

Mon intérêt grandissant pour le Doom et le Stoner m’amène à découvrir et essayer de nouvelles formations et généralement je me fie à mon instinct et mon flair. Parfois mon flair est obstrué m’empêchant de bien respirer et de tomber sur des déceptions et des pertes de temps majeures.

La formation Américaine Bastard Lord est une de ces déceptions et l’écoute de Cosmic Tomb aura été non seulement une perte de temps mais aussi un puissant somnifère. Alliant le Doom Sabbathien à un Stoner psychédélique très vaporeux, Bastard Lord ne réussit aucunement à nous tenir en haleine si bien que l’on fini par perdre le fil conducteur et décrocher carrément de la musique en tant que tel. Les pièces sont très longues et remplies de riffs ordinaires et décousus avec un vocal lointain et pas toujours juste. Il y a certes quelques bonnes idées mais ne suffisent pas à nous faire embarquer dans l’ensemble.

Dommage car avec un nom comme Bastard Lord et sa présentation graphique vieillotte ça aurait pu avoir du potentiel mais bon, meilleure chance la prochaine fois!

Ribspreader – Suicide Gate – A Bridge to Death – 2016

ribspreader
Ribspreader – Death Metal – Suède
Suicide Gate – A Bridge to Death – 2016
Xtreem Music
8.5/10

Nouvel album pour Ribspreader qui effectue un retour après sa séparation en 2014. Suicide Gate – A Bridge to Death fait donc suite à Meathymns paru en 2014 qui avait eu un succès mitigé au sein de la grande sphère métallique. Ce nouvel album arrive à point et il est supérieur à son prédécesseur.

Je ne cacherai pas que Ribspreader est un groupe de Death Metal Suédois dans la plus pure tradition : Gros riffs gras alimentés par une Boss HM-2, une rythmique puissante et un vocal d’outre tombe. Certes, on ne réinvente pas du tout le genre mais ce n’était pas le but au départ puisque le groupe avait été mis sur pied en tant qu’un hommage au Death Metal Suédois.

Suicide Gate – A Bridge to Death comporte neuf pièces de pure défonce dans la veine des Bloodbath, Grave et Paganizer. Un excellent album qui se met en bonne position dans la liste des tops de 2016. Il est impératif d’écouter cet album avec un volume sonore élevé pour savourer tout la puissance générée par celui-ci.

Opeth – Sorceress – 2016

opethOpeth – Progressive Rock – Suède
Sorceress – 2016
Nuclear Blast
6.5/10

Opeth. Dans quel grand mystère s’est lancé Mikael Arkefeldt depuis quelques années? Selon lui c’est un retour aux sources et j’en conviens, il a pleinement raison en affirmant ceci. Damnation m’avait laissé de glace en 2003, les albums acoustiques sont loin d’être mon fort, Puis vinrent les watershed et Ghost Reveries que je n’avais pas vraiment apprécié, je trouvais que Opeth tournait en rond et ne savait plus où se lancer. Puis, avec Heritage, le groupe a fait un volte face à 180 degrés pour nous offrir un album de Hard Rock que j’avais tout de même apprécié. Pensant que c’était pour mieux rebondir, j’avais bon espoir que le prochain serait du Opeth pur et dur. Et non… Pale Communion était très… pâle et vraiment plate.

Avec Sorceress, je m’attendais à quelque chose d’un peu plus musclé mais non, Arkefeldt s’est encore lancé dans un album de Rock Progressif des années 70 avec une production actuelle. L’album contient de bons éléments en soi mais Opeth a définitivement perdu son originalité et sa fougue. J’aime bien le Rock Progressif des années 70 et je vais m’en tenir aux originaux comme Gentle Giant. Pas besoin de clones pour nous rappeler cette belle époque.

Il y a de fortes chances que les vrais proggeux aiment cet album de Opeth. C’est très bien fait et très fidèle au prog d’origine. Malheureusement je n’arrive aucunement à embarquer dans ce trip et avec Sorceress, je viens de me dompter. Opeth c’est terminé pour ma part, je vais me concentrer sur la discographie de Orchid à Blackwater Park et ça va être suffisant. Dommage, Arkefeldt est un excellent compositeur que je respecte énormément mais là, il ne me rejoint plus du tout.

Asphyx – Incoming Death – 2016

asphyxAsphyx – Death/Doom metal – Pays Bas
Incoming Death – 2016
Century Media
8.5/10

J’ai découvert Asphyx en 2012 avec l’excellent Deathhammer qui m’avait grandement accroché avec ses sonorités crues et profondes ainsi qu’avec la voix typique de Martin Van Drunnen. Quatre ans plus tard Asphyx nous reviens avec Incoming Death, un album qui ne passera pas inaperçu en 2016.

Le son Asphyx est toujours présent avec son Death/Doom particulier le son de la Boss HM-2 se fait grandement sentir et le mot d’ordre est encore le riff que le groupe maitrise une fois de plus. Petite différence cependant au niveau rythmique, le départ du batteur original Bob Baghus se fait sentir tout de même pas mal. Non pas que son remplaçant soit mauvais, au contraire, mais ce dernier est un batteur de type plus conventionnel rendant les pièces un peu plus carrées et plus structurées de façon standard.

Incoming Death est un excellent album à la hauteur de mes attentes, encore une fois Asphyx nous frappe en pleine figure et ça fesse!

The Mission – Another Fall From Grace – 2016

the-missionThe Mission – Gothic Rock/Post Punk – Angleterre
Another Fall From Grace – 2016
SPV
7/10

Bon, un nouvel album pour The Mission. Je ne savais même pas que le groupe existait encore et il semble que Wayne Hussey et Craig Adams soient toujours présents à l’appel. Ma dernière incursion à The Mission ne date pas d’hier. En fait, ça date du deuxième album Children paru en 1988. Oui j’ai été un grand fan de Sisters of Mercy de la belle époque Eldritch/Hussey/Adams/Marx et je le suis toujours. J’avais réussi à embarquer dans le God’s Own Medicine de The Mission. C’était un peu plus mou que Sisters of Mercy mais cet album était excellent. Children aussi avait de bons éléments et j’ai décroché par la suite.

Selon les dires de Wayne Hussey, Another Fall From Grace serait en quelque sorte le pont entre First and Last and Always et God’s Own Medicine. Là, je dis non. Ce nouvel album renferme de bons éléments de la belle époque, les mélodies sombres à la guitare 12 cordes si significatives de Hussey et la basse typique de Adams sont là comme dans le temps. Sauf que ça reste relativement assez doucereux et ça manque de punch. La voix de Hussey en « back vocals » a toujours été bonne mais pas tout au long d’un album.

Non pas que l’album soit moche, au contraire c’est très bon mais pièce par pièce, séparément. Il y a une énorme redondance tout au long de ce nouvel album et pratiquement toutes les pièces sont sur le même tempo et aucune d’entre elles n’apporte suffisamment de puissance et d’éclat pour arriver à la cheville d’une Marian ou Severina.

Malgré tous les efforts, The Mission n’a pas réussi à me convaincre d’un réel retour dans le passé. C’est malheureusement usé et pas très enlevant en bout de ligne.

Suicidal Tendencies – World Gone Mad – 2016

suicidalSuicidal Tendencies – Thrash Metal/Crossover – États-Unis
World Gone Mad – 2016
Suicidal Records
7/10

Les présentations n’étant plus à faire, allons droit au but : Un onzième album pour Suicidal Tendencies ou plutôt pour Mike Muir car ce dernier est le seul et unique membre original du groupe. Hormis Dean Pleasants qui est dans la formation depuis 20 ans, ce nouvel album présente trois petits nouveaux en 2016 dont Dave Lombardo. Est-ce que Dave apporte quelque chose de neuf au sein de Suicidal Tendencies? Mis à part son nom, aucunement.

World Gone Mad est de loin supérieur aux trois horreurs précédentes que Mike Muir avait osé présenter à ses fans. L’album renferme de très bonnes pièces à l’image de ce que le groupe nous avait habitué, le mélange Thrash Metal et Hardcore et y toujours présent et les pièces ont toujours le petit côté groovy qui a fait la renommée de Suicidal.

Malgré les excellents riffs et idées que comporte ce nouvel album, les onze pièces ne suffisent pas à faire lever la sauce qui est étirée depuis longtemps. Les étourdissants et horripilants solos de guitare n’aident aucunement à faire avaler cette nouvelle galette. World Gone Mad n’est pas un mauvais album mais il demeure que c’est du réchauffé et remâché maintes fois. Relativement monotone et très peu enlevant. Mais bon, ceci est ma perception! Meilleure chance la prochaine fois. Sauf qu’il n’y aura possiblement pas de prochaine fois pour ma part.

Steve Grimmett’s Grim Reaper – Walking in the Shadows – 2016

grim-reaperSteve Grimmett’s Grim Reaper – Heavy Metal – Angleterre
Walking in the Shadows – 2016
Dissonance Productions
7/10

Dans les années 80, Steve Grimmett et Nick Bowcott nous prenaient par surprise avec leur formation Grim Reaper. Le premier album, See You in Hell, est depuis un classique du genre et le suivant, Fear No Evil, a tout de même réussi a demeurer à la même hauteur que le premier album explosif du groupe. Le troisième album marquait le passage du groupe sur un « major » en l’occurrence RCA propulsant le groupe encore plus haut dans la grande sphère Heavy Metal de l’époque. Après des batailles juridiques avec Ebony Records, le groupe se séparait en 1988.

Steve Grimmette a eu plusieurs formations au fil des décennies pour finalement adopter son propre nom en 2006 et le transformer en Steve Grimmett’s Grim Reaper avec le même alignement et sans aucun membre original de Grim Reaper. Sans avoir de réelles attentes face à Walking in the Shadows, j’étais tout de même curieux d’entendre ce que ce supposé nouvel album de Grim Reaper allait donner.

Bien que le fond soit pratiquement similaire à ce que Grim Reaper nous avait habitué à l’époque de son apogée, Walking in the Shadows est un album de NWOBHM ordinaire et sans éclat. Il y a certes de très bons riffs et de bonnes pièces mais on sent que Steve Grimmett est à bout de souffle et manque de voix par moments et l’album est constitué en majeure partie de pièces de remplissage. En fait, la nouvelle mouture de grim reaper joue du Hard Rock de radio en plus Heavy.

Même si cet album n’offre rien de spectaculaire, il renferme tout de même quelques bons moments et vaut la peine que l’on y jette une oreille ou deux. Mais, nous sommes vraiment loin de l’original et Walking in the Shadows passera sans doute inaperçu dans le flot des excellents albums 2016. Dommage mais c’est la vie!

Cortexiphan – Iniquitous – 2016

cortexiphanCortexiphan – Technical Death Metal – États-Unis/Italie
Iniquitous – 2016
Indépendant
7.5/10

Quand on est un grand fan de Science Fiction comme moi et que l’on voit passer un album d’un groupe nommé Cortexiphan, le déclic se fait assez rapidement et la curiosité prends tout aussi rapidement le dessus. Utiliser le nom du légendaire et dangereux produit inventé par Walter Bishop et William Bell, c’est du pur génie! Mais est-ce que la musique de Cortexiphan est à la hauteur du nom? Oui et non en même temps.

Oui parce que le groupe utilise tellement de notes dans ses compositions que imaginer le cerveau qui bouillonne sous l’influence du Cortexiphan doit à peu près donner le même résultat. C’est assez explosif merci! Cortexiphan n’y va pas de main morte en matière de riffs et de changements en ajoutant un tel flot de notes que ça en devient étourdissant par moments.

Bien que la majeure partie de l’album renferme d’excellentes idées et que le tout soit réglé comme une horloge, le petit côté Deathcore qui se dégage du son global du groupe me tape un peu sur les nerfs. Oui, je sais que je reviens souvent là-dessus mais j’ai beau essayer, cet aspect de la musique extrême me déplait sans bon sens. Reste que Cortexiphan offre une musique originale et bien structurée que bien des amateurs de technicité vont assurément apprécier.

Pour terminer, si vous ne savez pas encore ce qu’est le Cortexiphan, soit vous avez manqué une des meilleures séries de Science Fiction réalisée par J.J Abrams ou soit vous dormiez au gaz pendant l’écoute de celle-ci! La série Fringe qui se déroule en cinq saisons est un incontournable à écouter le plus vite possible!

Centinex – Doomsday Rituals – 2016

centinexCentinex – Death Metal – Suède
Doomsday Rituals – 2016
Agonia Records
8/10

Bien que formée en 1990 et ayant une discographie de 9 albums, la formation suédoise Centinex m’était totalement inconnue jusqu’ici. C’est donc avec son plus récent album, Doomsday Rituals, que je fais connaissance avec cette formation Death Metal.

Le Death Metal proposé par Centinex est relativement commun et entre dans la catégorie de groupes comme Grave, Necrophobic ou encore Nominon. Le groupe évolue en terrain assez connu mais même si l’originalité n’est pas son cheval de bataille il n’en demeure pas moins que le groupe délivre un excellent Death Metal gras et pas gentil du tout.

Doomsday Rituals s’étale sur dix pièces pour former un album court de 32 minutes intenses et sauvages. Les riffs sont entraînants et la rythmique est très solide. Cet album ne révolutionnera pas le genre mais il est efficace et s’écoute fort bien d’un bout à l’autre. Une valeur sûre pour les amateurs de gros Death graisseux et puissant.

Stargate SG-1 – 1997-2008

sg-1Stargate SG-1 – 1997-2007 (10 saisons)
Action/Aventure/Drame
Avec : Amanda Tapping, Christopher Judge, Michael Shanks
États-Unis/Canada
MGM
8.5/10

Je sais, je suis en retard et à vrai dire, je suis en retard dans plusieurs séries aussi. Mieux vaut tard que jamais selon le dicton et bien que la série Stargate SG-1 ait été diffusée de 1997 à 2008, ce n’est qu’en 2016 que j’en ai pris conscience. Oui, je connaissait l’existence de la série et oui je suis fan du film initial paru en 1994 qui a engendré la série. Avant 2009 je n’étais pas un maniaque de séries, ni de télévision car pour moi manquer un épisode et/ou devoir attendre une semaine avant d’en écouter un deuxième me faisait littéralement suer. Mais avec les joies que procurent Internet j’ai vu que c’était possible de suivre une série saison après saison en un cours laps de temps.

Étant un grand amateur de science fiction, je me suis dit que Stargate serait possiblement une valeur sûre pour égayer mes fins de soirée en revenant du travail. J’ai été agréablement surpris de costater que la série n’était pas aussi quétaine que je me l’imaginais, au contraire! Car en plus du volet science fiction, il y a trois autres volets qui m’ont toujours fascinés dans cette série : L’histoire, l’archéologie et les religions avec les mythes et tout ce qui vient avec.

L’ennemi numéro 1, les Goa’uld sont décrits dans la série comme étant de faux dieux partageant tout ce qui figure dans les mythes Égyptiens avec les Anubis, Osiris ou encore Apophis. Ces faux dieux sont en fait des symbiotes qui parasitent le corps des humains pour être en mesure de survivre et étendre leur pouvoir dans les confins des galaxies. Bien que le mythes Égyptiens y soient fortement décrits, certains Goa’uld proviennent des mythes et Dieux Grecs, Chinois et même Celtiques.

L’équipe SG-1 se promène de planète en planète cia la porte des étoiles et tombent sur des civilisations issues des mythes et légendes Terriennes. Par exemple, le peuple Asgard personnifie les Dieux Scandinaves comme Thor et Loki. Certaines peuples ont des similarités avec les peuples de l’époque médiévale et on pousse même l’audace d’insérer les mythes de l’Atlantide qui feront l’objet d’une série sœur ainsi que des légendes Arthuriennes avec Merlin et Morgane.

Quelques points ont cependant retenu mon attention de façon un peu négative. Il aurait été intéressant de s’attaquer à la religion Catholique en mettant ses personnages dans le même bateau extra-terrestre mais possiblement que ça aurait écorché trop de gens et la série n,aurait pas pu survivre avec un tel sujet. Un autre point qui me titille et qui se produit dans Atlantis, les peuples des autres planètes sont capables de communiquer avec les Terriens comme s’il y avait une langue universelle… Un petit bonjour et tout le monde se comprends. Un peu bizarre mais bon, pour les besoins de la cause, j’imagine que c’était plus facile ainsi pour les séries.

J’ai bien aimé SG-1 et je suis présentement dans la troisième saison de Atlantis, série sœur qui est tout aussi intéressante et qui fera l’objet d’une future chronique. A suivre!

Warfather – The Grey Eminence – 2016

warfatherWarfather – Death Metal – Etats-Unis
The Grey Eminence – 2016
Greyhaze Records
8.5/10

Avec son premier album, Orchestrating the Apocalypse, Steve Tucker et son projet Warfather donnait un coup d’épée dans l’eau. Les compositions étaient chaotiques et menaient nulle part et la production était assez médiocre pour se demander ce qui clochait avec l’ancien/nouveau frontman de Morbid Angel.

Avec The Grey Eminence, Tucker réajuste le tir et nous offre un album à la hauteur de ce que l’on doit s’attendre. Un Death Metal sauvage et incendiaire à mi-chemin entre le « old school » et le Death technique d’aujourd’hui. Bien que les ressemblances avec Morbid Angel sont indéniables, il demeure que Warfather a sa propre signature et son propre son. Le niveau des compositions est assez élevé et les riffs sont originaux faisant de cet album une réussite en la matière.

Cette fois-ci, la production est beaucoup plus léchée et l’album montre un changement de guitariste et de batteur, deux inconnus qui sont très solides et apportent la puissance nécessaire au groupe tout au long de l’album. Warfather est maintenant à prendre au sérieux, The Grey Eminence fait largement oublier le flop monumental du premier album.

Brujeria – Pocho Aztlan – 2016

brujeriaBrujeria – Death Metal/Grindcore – Mexique
Pocho Aztlan – 2016
Nuclear Blast
8/10

Seize longues années séparent le nouvel album de Brujeria d’avec son prédécesseur. Pocho Aztlan arrive le jour de l’indépendance du Mexique avec ses paroles incisives envers le gouvernement et le trafic de drogues. On retrouve dans le groupe deux Britaniques de renom, Hongo et el Cynico qui sont nul autres que Shane Embury de Napalm Death et Jeff Walker de Carcass.

Pocho Aztlan est le premier et seul album de Brujeria dont je prends connaissance. J’avais certes entendu certaines pièces à Réanimation mais mes souvenirs de ce groupe sont relativement assez flous pour que je sois dans l’incapacité de comparer ce nouvel album avec ceux du passé. N’étant pas un fanatique de Grindcore, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre de la part de Brujeria et j’ai été agréablement surpris. Pocho Aztlan est très diversifié et surtout assez sauvage et pas gentil du tout.

Bien que le Death Metal soit en avant plan, on y recèle des influences diverses comme l’industriel avec les multiples échantillonnages ainsi que le punk pur et dur de par l’énergie qui se dégage tout au long de l’album. On joue beaucoup avec les textures de guitares et on mélange les voix gutturales avec des voix « clean », ce qui apporte des sonorités assez intéressantes. Point de vue composition c’est entrainant et assez efficace quoique pas très original en bout de ligne. Le fait de chanter en Espagnol rappelle grandement Asesino tandis que les riffs ont de fortes tendances Napalm Death.

Pocho Aztlan est tout de même un album qui s’écoute bien et qui rentre dans le tas. Ça frappe fort et c’est parfait comme ça!

Blood Red Throne – Union of Flesh and Machine – 2016

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Blood red Throne – Death Metal – Norvège
Union of Flesh and Machine – 2016
Candlelight
8.5/10

Curieusement, Union of Flesh and Machine est le premier album de Blood Red Throne que j’écoute. Je connais la formation de nom depuis plusieurs années mais je ne m’étais jamais arrêté à écouter ce que le groupe avait à offrir. Il est possible que j’ai entendu certaines pièces à Réanimation à un moment ou un autre mais ce huitième album est mon incusrsion dans le monde du groupe Death Metal Norvégien.

Je dois avouer que je suis resté surpris en entendant cet album. Je ‘attendais à du Death Metal Mélodique mais je me suis plutôt frappé à un mur brutal fort entrainant! Le Death Metal de Blood Red Throne entre dans la veine des Bloodbath, Aeon, Vomitory ou encore Vader tout en ayant sa propre signature sonore. C’est dans les dents et excellent.

Les pièces comporte des très bons riffs accrocheurs sur une rythmique ultra solide et puissante. Il y a une forte de dose de technicité et de complexité dans les arrangements, les musiciens savent jouer et connaissent leur instrument respectif. L’intro parlé de la pièce Patriotic Hatred est par contre vraiment « cheap » et sans aucune conviction, on dirait une annonce radiophonique d’un quelconque album K-Tel. Mais hormis ce détail, cet album s’écoute bien d’un bout à l’autre. Du bon Death Metal bien gras qui détruit tout sur son passage et lequel on peut « headbanger » sans retenue.

Spirit of the Forest – A Void in the Fields of Silence/La Nature Oubliée – 2016

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Spirit of the Forest – Black Metal – Canada
A Void in the Fields of Silence/La Nature Oubliée – 2016
Scum Productions
9/10

Après plus de 6 ans le séparant de Kingdom of Despair, j’ai enfin pu mettre la main sur A Void in the Fields of Silence/La Nature Oubliée, le tout nouvel album de Spirit of the Forest. Il aura fallu près de trois ans en enregistrement et mixage pour achever ce nouvel opus. Six ans c’est long à attendre un album mais cette attente aura valu la peine!

Le groupe démontre une maturité accrue sur cet album montant son évolution de plusieurs crans pour aboutir sur dix pièces frôlant la perfection musicale. Les compositeurs n’y sont pas allés de main morte pour peaufiner cet album, les partitions des divers instruments démontrent encore une fois le talent énorme de ces musiciens pour la composition et les arrangements, c’est du grand art. Bien que le groupe officie dans un créneau très Black Métal, les divers changements de tempo et les grandes envolées de guitares mélangées à une partition de basse époustouflante mènent le groupe loin des standards généralement associés à ce type de Métal obscur.

C’est avec une excellente production et une rythmique des plus solides que Spirit of the Forest lance son troisième album qui est de loi le plus complet de la discographie. On y recèle beaucoup d’éléments folk mais aussi des influences plus progressives au fil de l’album avec des instruments divers comme les claviers, la flûte ou les guitares acoustiques. A Void in the Fields of Silence/La Nature Oubliée est un des meilleurs albums Québécois de 2016 et Spirit of the Forest peut aisément rivaliser avec les grands noms du genre à l’échelle internationale. Un album à se procurer sans hésitation si vous aimez votre métal intelligent et rempli de surprises!

Darkthrone – Arctic Thunder – 2016

darkthroneDarkthrone – Black/Heavy/Speed Metal – Norvège
Arctic Thunder – 2016
Peaceville
8.5/10

Les présentations ne sont vraiment plus à faire depuis le temps. Darkthrone a eu au cours de sa carrière différentes passes et ses détracteurs avides de la période Tr00 Kvlt du duo ont eu de la difficulté à accepter ces changements. Mon incursion dans la musique de Darkthrone s’est faite avec The Cult is Alive en 2006 et chaque sortie d’album est attendue depuis.

Le duo revient avec avec un son plus Black Metal que son prédécesseur The Underground Resistance. Les influences Celtic Frost sont toujours présentes et les sonorités Heavy et Speed Metal aussi. On ralenti également le tempo sur plusieurs pièces apportant quelques soubresauts de Doom ici et là ce qui n’est pas pour me déplaire, au contraire. Le son « old School » granuleux et authentique fait toujours partie de Darkthrone, le groupe se tient encore loin de la super production et c’est tant mieux.

Arctic Thunder c’est du Darkthrone pur et dur, point final. Un autre excellent album délivré par Fenriz et Nocturno Culto qu’il faut absolument écouter à volume élevé. Du vrai métal comme dans le temps!

Blood Diamond – Saviours – 2016

blood-diamondBlood Diamond – Sludge/Stoner Metal – Pays Bas
Saviours – 2016
Independant
8/10

Je découvre depuis peu le monde du Sludge Metal. J’avais toujours eu une certaine appréhension pour ce genre au fil des années trouvant que ce sous genre du Doom comportait trop d’éléments Hardcore dans les sonorités. En apprivoisant peu à peu le style, j’apprends à assimiler les différences entre les groupes et les mélanges au sein de ce genre extrême pour finir par apprivoiser la bête tranquillement.

Bien qu’ayant de très fortes sonorités issues du Hardcore de la vieille école, la formation Hollandaise Blood Diamond offre tout de même d’excellents passages plus Doom et Stoner avec un son très granuleux et abrasif. La majorité des pièces sont beaucoup plus rapides que dans le Doom proprement dit et les influences Black Sabbath se font sentir tout au long de l’album. Le mot d’ordre de l’album tourne autour des riffs gras et puissants formant des pièces fort intéressantes avec de bons séquences plus mélodiques à certains endroits.

Sans être spectaculaire, Saviours demeure un bon album entrainant comportant de très bonnes pièces. Il me faudra possiblement encore du temps pour avaler la partie Hardcore qui traîne dans le fond de la musique de Blood Diamond mais j’ai déjà un bon pas de fait en ce sens.

Thy Catafalque – Meta – 2016

thy-catafalqueThy Catafalque – Avant Garde Metal – Angleterre
Meta – 2016
Season of Mist
9/10

Décidément Tamás Kátai, le cerceau derrière Thy Catafalque, ne chôme pas! Suite à la sortie de l’excellent Sgùrr paru en 2015, le talentueux compositeur a sorti un album solo, un album sous le nom Neolunar et Meta en 2016! Trois styles différents mais tous aussi excellents les uns des autres. J’ai découvert le musicien en 2015 justement avec Sgùrr et je suis tombé sous le charme de son immense talent.

Meta reprends là où Thy Catafalque nous avait laissé avec Sgùrr. Urania débute en force avec ses sonorités Black Metal peu conventionnelles. Siraly nous transporte vers des contrées lointaine avec ses vocaux féminins et son atmosphère vaporeuse alors que sur 10⁻²⁰ Ångström, le musicien s’amuse à mélanger plusieurs styles et sonorités pour former une pièce captivante et progressive qui sort de l’ordinaire. L’album se poursuit de la même manière avec tantôt des éléments symphoniques entremêlées de tendances Folk et de plusieurs éléments électroniques tout en gardant une approche très Black Métal tout au long de l’abum.

La surprise de l’album est la très majestueuse Malmok járnak qui nous plonge dans un délire de plus de 21 minutes. Encore une fois Tamás Kátai prouve qu’il est un très grand compositeur et ce dernier laisse amplement transparaître sa passion musicale sur chaque note et chaque parcelle de musique au fil de l’album. Meta est une très grande réussite qui se classe parmi les meilleures sorties 2016. Si vous avez un esprit fermé cet album est définitivement pas pour vous. Par contre, si vous aimez explorer et voyager au travers la musique, Meta offre un superbe voyage dans d’autres dimensions.

Warcraft – 2016

warcraftWarcraft – 2016
Action/Aventure/Fantastique
Avec : Travis Fimmel, Paula Patton
Directeur : Duncan Jones
Universal Pictures
8.5/10

L’adaptation cinématographique de jeux vidéo est devenu monnaie courante et il n’était donc guère surprenant que la série Warcraft se retrouve justement au cinéma dû à son immense caract`re fantastique. Je vais remettre les pendules à l’heure pour éviter toute confusion quant à ma chronique : Je n’ai jamais joué à ces jeux vidéo et ne connaissant aucunement l’univers auquel ces jeux sont rattachés, c’est uniquement en amateur de cinéma fantastique que ma chronique est écrite. La comparaison avec la fameuse série de jeux s’arrête donc ici.

L’histoire de Warcraft se déroule évidement dans un monde fantastique et totalement fictif où s’entrecroisent nombre de bestioles comme des griffons et des loups géants et dans lequel évolue plusieurs races issues de nombreux récits fantastiques. Les Orcs, Elfes et autres Nains côtoient les Humains, tout ce concept n’est donc aucunement nouveau. Ici, tout comme dans la mythique trilogie du Seigneur des Anneaux, les Orcs sont l’ennemi numéro un. Ce qui change par contre, c’est l’aspect développé autour des Orcs qui au final ne sont guère différents des Humains. Ce sont des créatures ayant une grande intelligence, vivant en clans avec des familles. Les Orcs sont forcés d’envahir le monde des Humains car leur propre monde a été détruit par la magie de leur chef suprême.

S’en suivent les éternelles batailles, alliances, trahisons, histoires d’amour et tout ce qui est cliché dans un film Américain. Mais, bien que l’originalité ne soit pas au rendez-vous, il demeure que ce film est très bien fait point de vue image et que le scénario se tient et est captivant au niveau de l’histoire. Warcraft ne ré-invente aucunement le genre mais est suffisamment efficace pour qu’une deuxième partie vaille la peine d’être créée. Un bon divertissement pour les amateurs de magie et de fantastique dont je fais partie, j’attends donc le prochain film avec grand enthousiasme.

Ghost – Popestar – 2016

ghostGhost – Heavy Metal / Rock – Suède
Popestar – 2016
Spikefarm Records
7/10

Bon, il est arrivé le tant attendu Popestar de Ghost. Je dois dire en partant que je ne suis pas un grand amateur de reprises et que je n’avais pas vraiment aimé If You Have Ghosts paru suite à Infestissumam en 2013. Je dois également rappeler que je suis un très grand fan de Ghost et ce depuis le tout début en 2010 avec Opus Eponymous.

Autant j’ai pu encenser les trois albums, autant j’ai eu de la difficulté à assimiler les deux mini albums. Ce qui caractérise Popestar à l’instar de If You Have Ghosts c’est l’ajout d’une pièce originale en entrée du dit mini album. Square Hammer est une pièce comme Ghost a su en créer depuis sa création. Une excellente pièce qui reste dans la tête et qui risque de prendre les radios rock comme CHOM d’assaut. C’est en fait un single pour nous faire patienter jusqu’en 2017 pour le nouvel album.

Le mini album est également composé de quatre reprises. La première est Nocturnal Me de Echo & the Bunnymen qui figurait sur le très classique Ocean Rain, cet album qui renferme The Killing Moon. Je dois avouer que la version de Ghost de cette pièce est fort réussie et pour une reprise, je suis agréablement surpris. S’en suit une pièce vaporeuse reprise d’un duo qui m’était totalement inconnu ( et l’est toujours d’ailleurs ). I Believe de Simian Mobile Disco a originalement été enregistrée par ses créateurs en 2007 et personellement, je n’ai aucunement aimé cette pièce, tant l’originale que cette reprise de Ghost. L’incursion dans les années 80 se fait avec le classique de Eurythmics, Missionary Man. Cette pièce marquait un changement pour Eurythmics à l’époque et bien que Ghost ait quelque peu musclé la pièce il n’en demeure pas moins que la pièce en tant que tel n’est toujours pas convaincante même chantée par Papa Emeritus III. La pièce de clôture demeure dans le créneau New Wave/Post Punk avec une reprise de Bible du groupe Suédois Imperiet. Parue en 1981, cette pièce aurait très bien pu être composée par Mike & the Mechanics et même par Ghost, elle demeure également pas très convaincante.

Les membres de Ghost sont de grands fans du New Wave et Post Punk des années, c’est bien connu. Outre la reprise de Echo & the Bunnymen, je me serais attendu à des reprises de groupes un peu plus sombres comme Joy Division, Bauhaus ou encore The Cure mais Ghost en a décidé autrement et Popestar est un objet de collection uniquement. Heureusement, Square Hammer vient sauver cette sortie décevante.

Black Wizard – New Waste – 2016

black-wizardBlack Wizard – Stoner/Doom Metal – Canada
New Waste – 2016
Listenable Records
9/10

Décidément, le Doom originel m’a bel et bien attiré dans son filet en 2016. Une autre excellente découverte, cette fois Canadienne, vient de me jeter en bas de ma chaise tant de sa qualité sonore que de par ses compositions. Black Wizard et son troisième album New Waste est un album à découvrir immédiatement.

Black Wizard puise son énergie et ses superbes idées à même la source des pionniers comme Black Sabbath, Deep Purple et Pentagram avec des soubresauts Classic Rock à la Cream et même Uriah Heep par moments offrant une puissante combinaison de gros Rock musclé et de Heavy Metal originel. Les musiciens ont un très grand talent pour la composition et les arrangements, les progressions musicales sont très intéressantes voire même surprenantes par moments. Le groupe ose même rajouter quelques éléments plus psychédéliques ici et là enforcissant l’atmosphère globale de l’album.

New Waste est une perle rare qui s’inscrit à la suite des classiques du genre au même titre qu’un Master of Reality, Machine Head, Demons and Wizards ou même Psalm 9. Black Wizard est un groupe à prendre fortement au sérieux, je prédis une ascension fulgurante au cours des prochains mois. A écouter sans réserve!

Beelzefuzz – The Righteous Bloom – 2016

beelzefuzzBeelzefuzz – Doom Metal / Hard Rock – États-Unis
The Righteous Bloom – 2016
Abstract Distribution
8.5/10

Belle découverte cette semaine avec la formation Américaine Beelzefuzz et son deuxième album The Righteous Bloom. Les sonorités issues des années 70 sont devenues monnaie courante dans le vaste monde du Hard Rock et Métal et ce retour offre des possibilités fort intéressantes.

Comme son nom l’indique, Beelzefuzz mise énormément sur le fuzz pour nous offrir un son lourd et riche en saturation de guitares et une basse grasse et profonde. Avec une voix typique des grands groupes Hard Rock classiques, le mélange est parfait. On y recèle plusieurs influences au niveau des compositions. Outre les Black Sabbath et Pentagram, des similarités avec Lynyrd Skynyrd, Uncle Acid and the Deadbeats et même The Beatles se font entendre au gré des pièces de l’album.

The Righteous Bloom est un album à considiérer si vous aimez le gros son des années 70 avec une excellente production. Une belle réussite qui propulsera Beezefuzz parmi les excellents groupes du genre.

ADX – Non Serviam – 2016

adxADX – Heavy/Speed Metal – France
Non Serviam – 2016
Ultim’ Records
7/10

Constater que des vieux groupes existent toujours donne parfois un choc. On se remémore les bons moments passés à écouter leurs albums et les souvenirs de jeunesse refont surface. Parfois, la surprise est de taille et fort agréable mais il arrive cependant que cette surprise de taille soit fort décevante.

Il est très loin derrière le premier album de ADX. Exécution était en 1985 l’un des albums Heavy Metal Français les mieux construits et innovateurs. Le groupe avait sorti deux autres albums tout de même intéressants en 1986 et 1987 mais avait faibli royalement avec un album en anglais en 1990. Un retour avec Résurrection en 1998 avait été catastrophique. J’ai été étonné d’apprendre que ADX était de retour depuis 2008 et que Non Serviam était le cinquième album depuis ce retour!

La curiosité l’a emporté et j’ai pris le temps d’écouter ce Non Serviam. ADX officie toujours dans le créneau Heavy/Speed Metal avec des riffs tantôt rapides et parfois plus lents avec une rythmique assez puissante pour décoiffer ceux qui ont encore des cheveux. Malgré de très bons riffs éparpillés ici et là au gré des pièces, ADX ne réussit pas à convaincre suffisamment pour certifier que Non Serviam est un excellent album.

Non Serviam manque de robustesse et surtout d’originalité, ADX remâche les mêmes ingrédients que dans les années 80 sans réussir à nous servir un album qui en jette. Ce n’est pas mauvais mais c’est loin de l’excellence. Les parties vocales sont parfois douloureuses pour les oreilles et les compositions sont très ordinaires comme si le groupe était débutant en écriture et que les pièces de cet album étaient des démos qui ne verront pas vraiment le jour. Bref, Non Serviam n’est pas vraiment convaincant et ne figurera pas dans ma liste d’écoute.

Revocation – Great is our Sin – 2016

revocationRevocation – Technical Death/Thrash Metal – États-Unis
Great is our Sin – 2016
Metal Blade
7.5/10

J’ai fait la connaissance de Revocation avec Chaos of Form en 2011, album que j’avais tout de même apprécié. Tetratogenesis, le mini album paru sur Scion A/V m’avait fort supris de par son côté progressif et ses excellentes idées. L’album éponyme m’avait totalement rebuté avec ses sonorités et ses structures penchant vers le Deathcore, si bien que j’ai passé mon chemin pour Deathless en 2014.

Comme je suis du genre à parfois laisser la chance au coureur, j’ai pris la peine d’écouter ce nouvel album intitulé Great is our Sin. On retrouve un peu le Revocation de Chaos of Form avec la touche progressive de Tetratogenesis avec une excellente production. Il n’y a rien à redire sur le talent de compositeur de David Davidson, le gars est bourré de talent tant sur son instrument que pour sortir des riffs.

Je suis partagé cependant entre la technicité spectaculaire et la plasticité du son global de Revocation. Bien que les pièces soient bien structurées et fort bien arrangées, il demeure un petit quelque chose de vide dans la musique du groupe, le feeling n’est pas au rendez-vous. On pousse des notes pour pousser des notes et le petit fond « core » est toujours présent ce qui me tape royalement sur les nerfs. Revocation semble encore une fois jouer la carte du pseudo progressif comme tous ces groupes à la mode qui se targuent d’être Métal progressif.

Il subsiste tout de même beaucoup de Death et Thrash Metal dans la musique du groupe mais cette musique est tellement sursaturée de notes sur une surproduction stérile que ça en devient inintéressant et très ordinaire. Revocation est un groupe Métal à la mode, ni plus, ni moins. Je ne déteste pas mais ça ne m’emballe pas vraiment.

X-Men: Apocalypse – 2016

x-menX-Men : Apocalypse – 2016
Action/Aventure/Sci-Fi
Avec : James McAvoy, Michael Fassbender
Directeur : Bryan Singer
20th Century Fox
9/10

X-Men est la série de Marvel la plus profitable et sans aucun doute la meilleure de toute la franchise. On ne cesse d’être étonnés à chaque sortie de film et Apocalypse n’y fait pas exception. Apocalypse est le 8e film de la série X-Men et encore une fois, le résultat est époustouflant.

Apocalypse est le troisième film de la série revampée qui nous montre le passé des X-Men et leurs origines. Dans ce nouveau film nous voyons enfin la connaissance avec Scott Summers ( Cyclops ), Storm et Jean Grey. Cette dernière est brillamment interprétée par Sophie Turner connue pour son rôle de Sensa Stark dans la série Game of Thrones. Chose curieuse, on y fait également la connaissance de Kurt Wagner en Nightcrawler (Diablo en français) ce qui est un peu bizarre puisque les X-Men font la rencontre de ce dernier dans le film X2 qui se passe 20 ans plus tard… Pourquoi les X-Men ont-ils oublié leur rencontre avec Kurt 20 ans auparavant? Ce bout de scénario ne colle pas vraiment mais ce n’est pas si grave en bout de ligne.

Les X-Men font face au premier mutant, En Sabah Nur ou Apocalypse qui es le plus puissant de tous les mutants. Le film s’ouvre sur l’Egypte, 3600 ans avant JC et nous montre les origines de cet être maléfique qui ne souhaite qu’une chose, conquérir le monde et rendre ses habitants sous son contrôle. Il enrôle Ororo Munroe qui deviendra Storm, Psylocke, Angel et finalement Magneto pour former ses 4 chevaliers et ainsi détruire le monde. Bien sûr, Mystique parvient à faire entendre raison à Magneto et Charles Xavier et Jean Grey parviennent à stopper le vilain mutant ancestral.

Les scènes d’action sont à couper le souffle et dans Apocalypse, on discerne de plus en plus les personnages. Notons une petite participation de Wolverine l’instant d’un massacre intégral et de sa rencontre avec Jean Grey…

Captain America: Civil War – 2016

captain-americaCaptain America : Civil War
Action/Aventure/Sci-Fi
Avec : Chris Evans, Robert Downey Jr.
Directeur : Anthony Russo, Joe Russo
Marvel Studios
9/10

La franchise Captain America prends des tournures des Avengers dans le troisième volet de la série du célèbre Justicier au bouclier indestructible. Étant jeune, Captain America faisait partie de mes Superhéros favoris et je n’ai pas eu trop de difficultés à embarquer dans la série de films. Chris Evans campe brillamment le rôle du capitaine et la série est l’une des meilleures de Marvel à ce jour.

Dans Civil War, on voit les Avengers se diviser et s’affronter. C’était certes prévisible à un moment ou un autre mais quoi de meiux que l’affrontement pour revenir encore plus forts? Les Avengers ont à affronter un ennemi insoupçonné qui fait énormément de dégats au sein de l’organisation. Cet ennemi est un gringalet sans envergure et surtout sans pouvoir dont la famille a été décimée lors d’un affrontement entre les Avengers et un de leurs nombreux ennemis. Évidement, l’avorton réussi à tout mettre en œuvre pour diviser les Avengers avec les Antions Unies qui réussissent à prendre le contrôle sur l’organisation des justiciers. Le clan de Iron Man signe l’accord tandis que le clan de Steve Rogers refuse catégoriquement de signer cet accord et devient hors la loi.

On retrouve encore une fois un Tony Stark imbu de lui-même et égocentrique. Steve Rogers est toujours fidèle à ses convictions, ce qui tranche curieusement avec le message Américain voulant que tous ses patriotes doivent être dociles à la patrie. Ce nouveau film du Captain America sert de pont entre deux films des Avengers, c’est très réussi et totalement captivant. Il y a quelques longueurs ici et là mais rien de bien majeur qui nous fait perdre le fil. Les scènes d’action et de combats sont puissants et le côté humoristique est toujours présent. Une autre excellente production signée Marvel!

Pain – Coming Home – 2016

pain
Pain – Industrial Metal/Rock – Suède
Coming Home – 2016
Nuclear Blast
6.5/10

Que se passe t-il avec Peter Tägtgren? Un ramollissement extrême a frappé le cerveau de la légende Death Metal Suédoise. Son projet Industriel Pain est en descente infernale depuis 2008 et après le très moyen Cynic Paradise et le médiocre You Only Live Twice, Pain est de retour avec Coming Home.

Ce nouvel album est moins pire que son prédécésseur certes mais guère mieux que Cynic Paradise dans les faits. Tägtgren semble s’américaniser avec des sonorités pratiquement empruntées au country Américain, notamment avec la pièce d’entrée d’album où l’on peut entendre de la « slide guitar » nous donnant l’impression d’être dans le désert du Nevada avec les buissons séchés qui roulent au gré du vent. Les guitares acoustiques sont aussi monnaie courante sur cet album avec des ballades mielleuses et sans aucune saveur.

Les pièces les plus « heavy » sont sans réel intérêt et aucunement enlevantes. Où est passé le Pain qui misait sur les claviers et l’industriel pur et dur? Pain fait maintenant dans le petit Rock musclé pour matantes en se donnant des airs plus durs sur certains riffs dans quelques pièces. Peter Tägtgren l’a échappé et c’est très dommage.