Gorguts – Pleiades’ Dust – 2016

gorgutsGorguts – Technical/Avant Garde Death Metal – Canada
Pleiades’ Dust – 2016
Season of Mist
9.5/10

Ayant été en dehors de la scène Métal de 1990 à 2001, j’ai manqué une très grande partie de l’histoire reliée à cette scène et surtout manqué l’évolution qui a conduit au Métal extrême. J’avais certes entendu parlé de Gorguts sans toutefois m’y attarder. J’ai découvert le groupe en 2012 lors de son passage au Trois-Rivières Métalfest et ce que j,avais vu et entendu m,avait complètement abasourdi.

C’est avec Colored Sands de 2013 que j’ai vraiment fait la connaissance de Gorguts. L’album s’était classé en 11e position des tops Hurlemort avec une note de 9/10. Lorsqu’il a été annoncé que Luc Lemay reviendrait avec un album comportant seulement une seule longue pièce, j’ai trouvé l’idée fort intéressante et j’ai attendu Pleiades’ Dust avec une certaine impatience.

Gorguts ne fait pas dans le Métal standard, au contraire, il s’en éloigne complètement. Sur Pleiades’ Dust, le niveau composition est à un sommet extrêmement élevé, c’est un véritable chef d’œuvre où se mélange d’innombrables ambiances et sonorités. On joue avec les sons et les tempos, on passe de la brutalité au calme plat pour rebondir avec une étonnante puissance. Luc Lemay semble composer comme si c’était de musique de la musique classique et ça transparait dans sa musique. On passe par toute une gamme d’émotions au fil de cette pièce de près de 33 minutes.

Au niveau paroles, Lemay s’inspire de l’histoire, sur Pleiades’ Dust c’est du livre « House of Wisdom » que l’inspiration provient et c’est du Moyen Orient dont il est question. Gorguts est la preuve que le Métal se doit d’être une musique intelligente et loin d’être toujours dans le créneau Satanique comme la majorité des gens pensent. Pleiades’ Dust est un des meilleurs albums de 2016, je le recommande fortement à tous ceux qui n’ont pas peur de sortir des standards établis.

Accu§er – The Forlorn Divide – 2016

accuserAccu§er – Thrash Metal – Allemagne
The Forlorn Divide – 2016
Metal Blade
8.5/10

Jouissant d’une longue carrière de près de 30 ans, les Allemands Accuser sont de retour avec un nouvel album intitulé The Forlorn Divide. Même si la formation a une trentaine d’années d’existence, elle est passée sous les radars à l’instar de ses confrères de Destruction et Kreator. Le groupe a tout de même résisté au temps et nous sert son dixième album. Il est important de noter que Accuser est resté inactif de 1995 à 2010.

The Forlorn Divide est un très bon album de pur Thrash Metal ayant de solides bases de la vieille école. Mais ce qui distingue cet album c’est qu’il ne sonne pas le réchauffé comme une vaste majorité de groupes clones sévissant actuellement dans la vague Thrash à la mode. Accuser ajoute de fortes doses de modernité allant même flirter avec le Death Metal par moment conférant à sa sonorité une puissance accrue et originale.

Tout tourne autour des riffs et de la rapidité avec quelques touches techniques rappelant Revocation. La production est excellente, on se heurte à un mur de son. Les musiciens sont à l’aise sur leurs instruments, l’interprétation et les compositions sont sans failles. Aucune longueur inutile, tout est à sa place. The Forlorn Divide est un très bon moment de sauvagerie bien dosée.

Accuser est une autre preuve que les vieux routiers sont les maîtres incontestés du Métal, apprenez les jeunots, voici une très belle leçon de Métal à l’état brut!

B-Movie – Climate of Fear – 2016

b-movieB-Movie – Post Punk/New Wave – Angleterre
Climate of Fear – 2016
No Emb Blanc
8.5/10

Actif dans la première moitié des années 80 B-Movie était pressenti pour devenir un pillier du monde Post Punk et New Wave tout comme ses camarades de The Cure, Depeche Mode ou même Tears for Fears. L’histoire en a décidé autrement, le groupe qui nous a donné l’hymne Nowhere Girl s’est éteint après un album en 1985. Le groupe était de retour en 2013 avec un nouvel album suffisamment consistant pour que la formation puisse continuer et nous offrir Climate of Fear en 2016.

B-Movie n’a pas changé, le groupe nous sert un Post Punk solide et fort bien composé avec des familiarités venant de Joy Division, Modern English, A Flock of Seagulls ou encore Echo and the Bunnymen avec des claviers inspirés de Kraftwerk. La majorité des pièces de l,album varie entre tempo rapide et mid-tempo le tout étant très entraînant et surtout grandement convaincant. De belles lignes de basse assises sur une batterie droite comme une barre avec des guitares cristallines rehaussées de la voix particulière de Steve Hovington.

Climate of Fear est un bon album qui nous fait revivre les sonorités du passé, B-Movie est en pleine forme et en pleine possession de ses moyens.

The 69 Eyes – Universal Monsters – 2016

the-69-eyesThe 69 Eyes – Gothic Rock – Finlande
Universal Monsters – 2016
Nuclear Blast
8/10

Malgré ses plus de trente ans de carrière, je ne connaissais nullement la formation Finnoise The 69 Eyes. Le groupe est passé sous mon radar toutes ces années et curieusement, il s’agit d’un des plus gros groupes de Gothic Rock. Comme il n’est jamais trop tard pour la découverte musicale, je prends connaissance du douzième album, Universal Monsters.

Bien qu’ayant un très fort accent Gothic Rock, The 69 Eyes donne plus dans un mélange de Rock and Roll et de Punk avec des soupçons Hard Rock et Glam et le ton donné à la musique n’est pas sans rappeler Motley Crüe et Hanoi Rocks et parfois The Stranglers avec une voix oscillant entre Billy Idol et Peter Steele. Sur Universal Monsters, The 69 Eyes offre un Rock sombre somme toute assez musclé et entraînant.

La production est excellente et le pièces sont remplies de riffs accrocheurs. Les musiciens du groupe sont de très bons compositeurs et les arrangements bien orchestrés. Par contre, The 69 eyes a un arrère goût Pop qui peut agacer à la longue. Ce n’est pas très perceptible mais le côté commercial pour faire vendre des albums est bien présent.

Universal Monsters est un bon album Rock qui s’écoute bien. Pas de révolution majeure, juste du bon Rock noirci bien exécuté et accrocheur.

Schizo – Rotten Spiral – 2016

schizoSchizo – Thrash/Black Metal – Italie
Rotten Spiral – 2016
Punishment 18 Records
8.5/10

Le trio Italien Schizo est un des groupes pionniers du Métal extrême Italien avec Necrodeath et Bulldozer. A ses débuts, le groupe avait même demandé à Chuck Shuldiner de joindre ses rangs mais ce dernier était trop occupé avec ses propres projets.

Scizo est de retour cette année avec un nouvel album incisif intitulé Rotten Spiral. Le groupe mise sur des riffs accrocheurs, crus et secs à la limite du primitif basés sur une rythmique puissante et rapide de pur Thrash Metal de la vieille école. Une forte teinte sombre vient englober le tout pour offrir un mélange explosif et dévastateur.

Rotten Spiral est un album très cours mais concis. On va droit au but et on ne traîne aucumeneent en longueur au fil des huit pièces et de ses 39 minutes incendiaires. Du très bon Métal sans prétentions et sans artifices. Un Thrash norici direct dans les dents très bien composé avec une production claire et efficace.

Destruction – Under Attack – 2016

destruction
Destruction – Thrash Metal – Allemagne
Under Attack – 2016
Nuclear Blast
8/10

Under Attack, quatorzième album pour la légende allemande Destruction. Le trio qui fait partie du Big Teutonic 4 et qui est un des pionniers du Thrash Metal, est toujours présent et en forme. Mike et schmier se tiennent encore debout pour attiser le feu du Thrash et l’entretenir.

Le précédent album, Spiritual Genocide, semblait avoir été fait à la sauvette et sans réelle conviction, un peu comme si Destruction avait été forcé de sortir un album à tout prix sans que l’inspiration soit au rendez-vous. Sur Under Attack, le trio semble respirer un peu plus et nous offre un Thrash Metal honnête et sans prétentions.

Pas de réelle surprise sur cet album, inutile de préciser que Destruction ne sortira pas un autre Infernal Overkill mais est encore en mesure de concocter un bon album à la hauteur de la réputation du groupe. On ne réinvente absolument rien, c’est Destruction et c’est très bien comme ça. C’est motivant de voir que des vieux bonhommes font encore ce qu’ils aiment le plus en perpétuant la flamme Métallique.

The 5th Wave – 2016

the-5th-wave
The 5th Wave – 2016
Avec : Chloe Grace Moretz, Nick Robinson, Liev Schreiber
Directeur : J Blakeson
Columbia Pictures
5/10

Lorsque j’avais vu la bande annonce de The 5th Wave en allant voir le dernier Star Wars en Décembre dernier, je m’étais persuadé que ce film avait de possibles bons côtés et méritait d’être vu. Je suis assez trippeux de films de science fiction et j’ai un gros penchant pour les extra-terrestres. The 5th Wave est en fait une adaptation d’un roman de Rick Yancey en trois volets dont le dernier est prévu pour cette année.

Je ne sais pas pour les romans pour ne pas les avoir lu mais le film est un gâchis total. Une perte de temps monumentale et d’une platitude épouvantable. L’histoire aurait pu être bonne, quoique ultra cliché et peu originale, mais les acteurs sont si mal dirigés et le fil tellement décousu que c’en est déconcertant. En fait, The 5th Wave est un film de science fiction de type catastrophe pour ados au même titre que la série Twilight.

Petite histoire d’amour à l’eau de rose d’une adolescente qui doit choisir entre le joueur de football de son école et le bellâtre de fond de bois qui est un extra terrestre qui décide de se rebeller contre les siens par amour pour la jeune blondinette. Complètement pathétique et inutile. Les scènes d’action sont d’une mollesse dérangeante et le film traîne en longueurs plus souvent qu’autrement. Le film se termine au moment où ça devient un peu plus intéressant nous laissant évidement dans le doute qu’une suite est à venir.

The 5th Wave est au final un film médiocre qu’il vaut mieux d’oublier. Dépenser de grosses sommes pour une suite serait purement du gaspillage.

Axevyper – Into the Serpent’s Den – 2016

axevyper
Axevyper – Heavy Metal – Italie
Into the Serpent’s Den – 2016
Iron Shield Records
7/10

Le monde du Métal subit des retours dans le passé à intervalles quasi régulières. Parfois, je me pos la question à savoir si certains retours ne sont pas uniquement pour une question de « fashion » et de mode. Musicalement parlant les retours dans le passé peuvent être excellents quand on s’approprie correctement les sonorités d’époques lointaines. On ne peut aucunement cacher ses origines et c’est très bien ainsi. Je remarque cependant une propension et une mode, car c’en est une au final, à revenir avec les looks des années 80 avec les « sneakers » blancs, les jeans délavés serre couilles, les affreuses lunettes d’aviateur, les moustaches à la Spinal Tap et les colifichets issus de la glorieuse époque de la naissance du Heavy Metal. On dira ce qu’on voudra, le monde du Métal n’échappe pas aux modes et tendences et devient superficiel au final. On peut jouer croche, du moment qu’on a le look, nous sommes cools.

axevyper

Pourquoi je vous parle de ceci ce matin? Parce que je suis tombé sur une formation de Heavy Metal Italienne nommée Axevyper. C’est en voyant une photo du groupe que ma curiosité a été piquée. Tellement kitsch et quétaine que je me suis demandé si c’était une parodie ou c’était un groupe sérieux. C’est en faisant quelques recherches sur la nouvelle vague de groupes Heavy Metal que j’ai réalisé que c’était du sérieux. Axevyper n’est pas seul au monde à arborer fièrement l’accoutrement du Métalleux typique des années 80. On est en 2016 et ça fait peur.

Musicalement, Axevyper est un clone de Iron Maiden des débuts en un peu plus rapide. Les compositions sont quand même assez intéressantes et bien exécutées, il y a un talent évident chez les musiciens du groupe, la production est bonne et en général les pièces s’écoutent plutôt bien malgré le son très réchauffé. Là où ça casse, c’est au niveau de la voix. Une imitation de Bruce Dickinson pas toujours juste et à la limite du supportable.

Je ne sais pas si c’est parce que je suis rendu vieux, mais pour moi les années 80 c’était il y a 35 ans, c’était une belle époque remplie de souvenirs qu’il vaut mieux reléguer au passé. Je sens revenir sous peu les coupes Longueuil, les franges sur les manteaux de cuir, les mocassins et les cheveux crêpés.

Camel of Doom – Terrestrial – 2016

camel-of-doomCamel of Doom – Stoner/Doom Metal – Angleterre
Terrestrial – 2016
Solitude Productions
8.5/10

Le doom est un sous genre du Métal que j’apprécie de plus en plus au fil des années. Les ambiances oppressantes et cette lourde lenteur ont fini par me captiver voire même influencer ma façon de composer de la musique.

Je découvre cette semaine la formation Anglaise Camel of Doom. Oui, c’est un drôle de nom pour un groupe mais au final on s’en fout un peu car ici, c’est la musique qui nous intéresse. Fait surprenant, le fondateur du groupe, Kris Clayton n,avait que 13 ans lors de la formation de son groupe en 2000. Terrestrial est le quatrième album complet du groupe qui a également sorti autant de EPs depuis sa création.

Camel of Doom joue dans la lenteur extrême et les pièces de plus de dix minutes. Les ambiances de claviers vaporeux s’imbriquent parfaitement aux guitares rythmiques lourdes et la rythmique profonde et puissante. Le groupe joue également beaucoup avec les effets de délai et de réverbération sur les notes plus aiguës des guitares solos créant des ambiances cosmiques assez déroutantes. Les changements de tempos graduels sont aussi une signature du groupe au fil des pièces et on constate que les membres sont d’excellents musiciens pour réussir à garder le tempo de la sorte.

Il y a un réel talent pour la composition et les arrangements. La production offre des effets saisissants dans plusieurs passages au fil de l’album, je peut dire que Terrestrial est un album bien monté et complet sous toutes ses coutures. Une bien belle découverte pour ma part!

Aborted – Retrogore – 2016

aborted_retrogoreAborted – Death Metal – Belgique
Retrogore – 2016
Century Media
8.5/10

En février dernier je faisais la chronique de Termination Redux, mini album de cinq pièces lancé par la formation Belge Aborted. Voilà que deux mois plus tard, les Belges nous lancent le plat de résistance, Retrogore, en pleine figure.

Retrogore reprends là où Aborted nous avait laissé en plan en Février. Un album dévastateur et vraiment solide tournant autour d’un seul et unique point : Le Riff avec un grand R. Le groupe joue énormément sur les textures de guitares avec des riffs incendiaires et puissants solidement basés sur une batterie et une basse bien ancrées dans le plancher. Les changements de tempo sont monnaie courante sur l’album et la production est en béton armé.

J’aime bien les échantillonnages un peu rétro laissés à des endroits stratégiques au fil de l’album donnant un effet très film d’horreur à l’album. Retrogore est une très belle réussite et un excellent album de Death Metal explosif avec un fort goût de revenez-y. Pour les amateurs de gros Death Metal rapide, étourdissant et graisseux à souhaits.

Vektor – Terminal Redux – 2016

vektorVektor – Progressive Thrash Metal – États-Unis
Terminal Redux – 2016
Earache
9.5/10

La formation Américane Vektor m,avait littéralement jeté en bas de ma chaise avec son deuxième album Outer Isolation en 2011. Ses thèmes cosmiques et son logo étrangement familier avaient piqué ma curiosité mais c’est en entendant ce Thrash Metal Progressif fortement inspiré de nos Québécois Voïvod que j’étais resté abasourdi.

Je l’attendais avec impatience ce nouvel album. Et ma foi, je suis loin d’être déçu, Terminal Redux est l’album le plus explosif et le plus spectaculaire de 2016. Vektor signe son chef d’oeuvre et prends une tournure encore plus progressive en incorporant des éléments issus des années 70 dans son Thrash furieux et ultra technique. Un léger fond Voïvodien subsiste en arrière plan mais Vektor se forge une sonorité propre explorant d’autres avenues nous transportant dans l’espace infini.

Terminal Redux comprends 4 pièces de plus de 8 minutes incluant Recharging the Void, une pièce épique et grandement Progressive de 13 minutes injectée de doses massives de Rush et Pink Floyd. En tout 10 pièces grandioses totalisant 73 minutes de pure orgie sonore intergalactique. Je trouve fort satisfaisant de constater que des groupes comme Vektor sont en mesure de créer quelque chose de nouveau en se basant sur le passé sans entrer dans le piège de la copie et du réchauffé. Il y a de l’espoir dans la scène Métal mes amis!

Avec Terminal Redux, Vektor réinvente le Thrash Metal et le propulse vers des sommets inégalés. Cet album vient d’entrer dans le panthéon des incontournables au même titre que les Nothigface, Reign in Blood ou To Mega Therion. Vektor vient de détrôner Voïvod et son Post Society de la tête des meilleures sorties 2016. L’élève vient de dépasser le maître et Terminal Redux est à écouter impérativement si vous tenez à votre culture Métal.

Deadpool – 2016

deadpool
Deadpool – 2016
Action/Aventure/Comédie
Avec : Ryan Reynolds, Morena Baccarin
Directeur : Tim Miller
20th Century Fox
8/10

Deadpool est un « superhéros » de l’univers Marvel qui m’était totalement inconnu jusqu’à l’annonce fort médiatisée du long métrage portant son nom. Je suis un assez grand amateur des superhéros, en l’occurrence ceux de Marvel, donc Deadpool avait piqué ma curiosité un brin et un certain intérêt à visionner le film avait pris place dans mon esprit. C’est chose faite, je l’ai vu le Deadpool.

L’idée que le personnage s’adresse à la caméra pour discuter directement au public est une bonne idée même si cette facette a déjà été exploitée à maintes reprises dans le passé. Le principe BD est au rendez-vous et c’est plutôt bien. Les flashbacks aident grandement à cerner le personnage qui est au départ un petit voyou qui donne des tapes sur la gueule pour survenir à ses besoins. Divers clins d’œil aux autres superhéros de Marvel se font au cours du film, surtout les X-Men qui sont écorchés au passage. Voir Colossus et Negasonis Teenage Warhead ainsi que le manoir de Xavier laisse entrevoir un Deadpool 2 axé sur les X-Men.

L’action ne manque pas, les effets sont saisissants et les arrêts sur image sont spectaculaires. Le fond de l’histoire et le scénario sont quand-même assez bons et le jeu des acteurs plutôt corrects. La distribution n’est pas grandiose mais les acteurs font le travail demandé. Il y a quelques passages où la vulgarité prends une tournure légèrement juvénile mais ceci colle au personnage qui n’est finalement qu’un grand enfant. A noter que la trame sonore est assez nulle à la limite d’un total agacement et que la traduction française Québécoise est tout aussi nulle. Un visionnement dans sa version originale Anglaise doit très probablement atténuer les effets juvéniles mentionnés plus haut.

Même si Deadpool est un film surévalué, il n’en demeure pas moins qu c’est un bon divertissement. Pas le meilleur de la franchise Marvel mais il est loin d’être le pire. Quoique fait pire que Fantastic Four serait assez gênant!

Transdusk – Terra Ultra – 2016

transduskTransdusk – Industrial Metal / Synth Wave – États-Unis
Terra Ultra – 2016
Indépendant
8/10

J’ai toujours affirmé que les mélanges de genres étaient une excellente source de renouveau et que les esprits fermés devaient souffrir en silence de mariner constamment dans la même soupe musicale. Je suis un amateur de musique et ce, de différents styles. Les mélanges d’Industriel et de Métal m’ont toujours plu et lorsque l’on incorpore certains éléments issus de la culture New Wave, ça ne peut que rendre une musique plus intéressante.

Le « one man band » Américain Transdusk en fait des mélanges. Avec une sonorité très cyber, T.S. Moth jongle avec les claviers et les guitares pour offrir une entité spéciale où de nombreuses influences se frappent entre elles pour exploser dans un choc colossal. Les Ministry, Devo, The Young Gods et même Gary Newman se côtoient sur Terra Ultra pour former dix pièces uniques, solides et très mécaniques. Transdusk offre toute une ambiance et T.S. Moth est un excellent compositeur.

Malgré que les pièces soient excellentes, la voix est quant à elle très faible. T.S. Moth se contente de parler dans un micro ce qui devient fort agaçant au fil des pièces. Des harmonies vocales donneraient plus d’impact aux compositions et une voix de type « growl » augmenterait grandement les parties plus agressives.

Terra Ultra est néanmoins un album fort intéressant qui vaut grandement la peine.

Amon Amarth – Jomsviking – 2016

amon-amarthAmon Amarth – Melodic Death Metal – Suède
Jomsviking – 2016
Metal Blade Records
6/10

Bon, en partant faire une chronique sur un album de Amon Amarth est un peu singulier venant de ma part. Le Death Métal Mélodique et moi, ça fait deux et tout comme avec le Power Metal, il r`gne depuis de nombreuses années une imcompatibilité musicale entre mon cerveau et ces types de Métal. Mais en 2016, même si je ne prends au grand jamais de résolutions, j’ai pris la décision de donner la chance aux coureurs et de tenter d’établir des liens voire même un certain contact avec des styles Métalliques que je n’affectionne pas particulièment.

Je connais Amon Amarth depuis le début des années 2000. J’entends quelques pièces de temps à autres issues de la discographie du groupe qui compte maintenant dix albums avec cette nouvelle sortie intitulée Jomsviking. Je n’ai jamais accroché à la musique du groupe mais j’ai tenté une écoute complète avec le nouvel album.

Étant souvent affublée du terme Viking Metal, je m’attendais à une musique beaucoup plus musclée et surtout à tendances guerrières avec des hymnes épiques donnat l’impression de vivre une grande épopée. Ma première sensation en écoutant l’album et les images qui me sont venues en t^te au fil des pièces ont été plus du genre fermiers Vikings travaillant au champ et enfants tournoyant autour des jupes de mamans affairées aux diverses tâches du village. Pas de colosses guerriers allant conquérir le monde à bord de leurs effroyables Drakkars au rendez-vous.

Musicalement, c’est très bien composé et l’album comporte de nombreux riffs accrocheurs mais fortement prévisibles et frisant à quelques reprises une quétainerie douteuse digne des groupes de fromage Métal qui sortent des riffs pour les petites filles. Mon expérience Amon Amarth n’a aucunement été convaincante et Jomsviking confirme ce que j,ai toujours ressenti face au groupe. C’est mou, gentil et ennuyant sans bon sens.

Il en faut pour tous les goûts, je le concède. Amon Amarth ne fait décidément pas partie des miens.

Counter-World Experience – Pulsar – 2016

counter-world-experienceCounter-World Experience – Progressive Metal/Jazz – Allemagne
Pulsar – 2016
Hänsel & Gretel
6.5/10

Ma rencontre avec Couter-World Experience s’est faite en 2012 avec l’album Music for Kings. Étant de nature curieuse et ouvert d’esprit, j’avais grandement apprécié le mélange de Métal Progressif et de Jazz offert par le trio Allemand au point de hisser l’album en cinquième position du top 70 2012 de Hurlemort.

Voici que quatre années plus tard, Counter-World Experience nous offre son sixième album intitulé Pulsar. En apprenant la nouvelle qu’un nouvel album du groupe venait de sortir je me suis immédiatement procuré l’album pour l’écouter au plus sacrant me rappelant que Music for Kings m’avait plu. Toujours la même formule instrumentale Progressive et Jazz et toujours les même sonorités que sur le précédent album.

A ma grande déception, Pulsar sonne fade et sans âme comme si le groupe venait d’embarquer dans cette vague de pseudo Progressif à la mode pour montrer notre savoir faire et nous lancer des prouesses musicales uniquement pour épater la galerie. Cet album sonne vide et est rapidement tombé sans intérêt au fil des pièces, la chaleur musicale et les ambiances de Music for Kings sont disparues au profit d’une musique stérile et sans vie.

Il est fort dommage d’avoir mis quatre ans pour sortir un album aussi plate et endormant. Comme quoi la technicité c’est bien beau mais ça n’aide pas forcément à créer de la bonne musique. Meilleure chance la prochaine fois.

Ash Code – Posthuman – 2016

ash-codeAsh Code – Post-Punk/Coldwave – Italie
Posthuman – 2016
Manic Depression Records
8.5/10

Le Post-Punk et le Coldwave sont toujours bien en vie et pour preuve bon nombres de formations d’origine sévissent toujours en 2016. de nouvelles entités ont également pris leur place au fil des ans et les Italiens de Ash Code font partie de cette nouvelle génération de la vague froide.

Avec un habile mélange de claviers, de guitares et de drum machine, Ash Code nous replonge directement à la source première avec ses sonorités issues des années 80 qui ne sont sans rappeler les Joy Division et The Stranglers, sonorités qui ont fait du mouvement Post Punk une influence majeure pour la musique underground.

Le petit côté minimaliste ajoute à la froideur musicale générée par le trio, les claviers avec arpéggiateurs aidant grandement à définir cette sonorité mécanique qui se dégage au fil des pièces. Oui, ces sonorités nous les avons entendues à plusieurs reprises chez de nombreuses formations mais on s’en fout au final, Ash code fait un excellent travail, ses pièces sont accrocheuses et l’ambiance est au rendez-vous. Que demander de plus?

Youth Code – Commitment to Complications – 2016

youth-code
Youth Code – EBM/Industrial – États-Unis
Commitment to Complications – 2016
Dais Records
9.5/10

Ma passion pour la musique EBM et Industrielle est pratiquement aussi intense que pour la musique Métal. J’ai découvert cette musique intense et explosive vers la fin des années 80 avec les Skinny Puppy, Front Line Assembly, Front 242, Ministry, Eintuerzende Neubauten, Test Dept. ainsi que plusieurs autres formations tournant autour de ces sonorités. Étant déjà amateur de Métal à cette époque, le pont s’est fait très facilement vers ce style musical et mon amour pour les claviers et machines m’a littéralement attiré vers le côté mécanique et malsain généré par les ambiances glauqes de cette musique unique.

C’est en voyant les dates de tournées de Skinny Puppy que j’ai découvert le duo américain Youth Code au début de 2014 alors que le groupe faisait partie de la tournée. En entendant le premier album éponyme du duo, je suis tombé à la renverse et je suis tombé immédiatement sous le charme de Youth Code, cet album est venu me chercher par les tripes et j’attends depuis la suite avec impatience.

Il est enfin arrivé le nouvel album. Sur Commitment to Complications, Youth Code monte le ton d’un cran en nous offrant un album très agressif et destructeur. On ressent les influences Métal et Hardcore du couple Sara Taylor et Ryan George sur les onze pièces de ce nouvel album. Les claviers sont oppressants et brutaux et la voix distorsionnée de Taylor rempli son rôle à merveille, comme un cri sauvage à la face du monde.

Youth Code se sert de ses influences pour créer un son original gardant la flamme puissante à l’image des pionniers du genre. Les Metalheads ouverts d’esprit pourront se retrouver dans ce chaos dévastateur car l’essence Métallique est présente tout au long de l’album. Commitment to Complications est une réussite sur toute la ligne, un album féroce qui frappe directement dans les dents. Procurez-vous cet album ainsi que le premier, Youth Code est en voie de devenir une des références majeures du genre au même titre que Skinny Puppy ou Front Line Assembly.

Black Mountain – IV – 2016

black-mountainBlack Mountain – Hard Rock – Canada
IV – 2016
Jagjaguwar
9/10

Le retour aux sources s’effectue généralement par périodes pour fermer une boucle et revenir quelques décennies plus tard. Le retour des années 70 s’est effectué il y a quelques années en offrant une multitude de formations toutes aussi excellentes les unes que les autres. Vers la fin des années 70/ débuts 80, certains groupes de Hard Rock ont embrassé la mode des synthétiseurs pour rendre leur son un peu plus pop en flirtant parfois avec des sonorités New Wave et s’attirant les foudres des puristes.

Black Mountain de Vancouver opte, aur son 4e album, pour une approche issue de cette période colorée de la musique Rock en misant beaucoup sur les claviers et les sonorités légèrement pop de cette flamboyante décennie qu’était les années 80. On pourrait qualifier Black Mountain de Hippies Technologiques utilisant des parcelles sonores empruntées ici et là à Rush, Led Zeppelin ou Pink Floyd lorsque ceux-ci ont commencé à utiliser les claviers. Donc, les sons familiers des Subdivisions ou The Wall sont bien imprégnés dans la musique de Black Mountain qui fait même une brève incursion dans le New Wave avec des éléments rappelant Echo and the Bunnymen et New Order dans la pièce Cemetery Breeding.

Les années 70 étaient réputés pour incorporer le Folk dans la musique Rock et Black Mountain s’approprie avec brio cette facette plus Peace and Love notamment dans la pièce You Can Dream qui n’est pas sans rappeler Working Class Hero de John Lennon. IV est un excellent album qui revisite une époque musicale hautement critiquée mais qui a fait avancer grandement la musique Rock dans son ensemble. A écouter sans réserves pour tous les amateurs de Prog, de Hard Rock et de mélanges pas très orthodoxes.

Deviant Process – Paroxysm – 2016

deviant-processDeviant Process – Progressive Death Metal – Canada
Paroxysm – 2016
PRC Music
9/10

Le Québec est maintenant connu pour sa scène Métal extrême et surtout son Death Metal Technique et nous pouvons être fiers de la qualité Métallique Québécoise et de ses musiciens incroyables. Justement, la formation Deviant Process de Québec entre dans la cour des grands avec un premier album explosif intitulé Paroxysm avec une qualité sonore et technique hors pair qui rivalise aisément avec les gros noms du Death Metal Progressif et ultra technique.

Avec un habile mélange de Death Metal, de Progressif et de Jazz, Paroxysm se classe haut dans la liste des excellentes sorties 2016 et par le fait même dans les meilleures sorties Québécoises jusqu’ici. Même si le niveau technique est grandement élevé, Deviant Process ne tombe pas dans le piège de pousser des notes uniquement pour montrer son niveau de dextérité Tout est savamment pensé et audible, les changements de tempo sont faits avec intelligence et les riffs sont vraiment accrocheurs malgré leur complexité.

Le groupe ajoute des guitares dissonantes rappelant Voïvod par moments ainsi que des guitares acoustiques ici et là adoucissant l’atmosphère pour revenir avec une brutalité sauvage démontrant l’habileté déconcertante des musiciens sur leurs instruments respectifs. Deviant Process est une belle surprise pour ma part et je recommande vivement Paroxysm à tous les amateurs de musique bien ficelée et à haute teneur sonore.

Angerseed – The Proclamation – 2016

angerseedAngerseed – Death Metal – Hongrie
The Proclamation – 2016
Nail Records
8/10

L’originalité semble être devenu un très gros problème dans la grande scène Métal mondiale. Bien que le Métal se porte merveilleusement bien comptant d’innombrables richesses musicales, il n’en demeure pas moins que le marché est sursaturé et fortement dilué. Beaucoup de groupes misent sur la même formule se copiant aisément pour avoir sa part de gloire.

La formation Death Metal Angerseed de Hongrie en est à son premier album intitulé The Procalmation. Bien que ses compositions soient à la hauteur de ce qu’on attends et que la production sois excellente, le groupe remâche une recette déjà bien établie et qui a fait ses preuves à maintes reprises. Mais, Angerseed est maître de ce qu’il fait et le fait très bien. Bonnes compositions bien ficelées et une interprétation sans failles.

The Proclamation est un bon album de Death Metal qui ne révolutionne pas le genre mais qui s’écoute très bien d’un bout à l’autre.

The Sexorcist – This is Erotic Body Music – 2016

the-sexorcistThe Sexorcist – EBM/Electro – Allemagne
This is Erotic Body Music – 2016
Out of Line
8/10

L’EBM (Electronic Body Music) a pris plusieurs tangentes au fil des 30 dernières années. Certaines formations ont gardé à l’esprit l,essence originelle du genre instauré par Front 242 et compagnie au début des années 80. D’autres ont bifurqué vers un genre plus pop et « dance » oubliant pratiquement le son des origines.

The Sexorcist est à cheval entre les deux mondes. Avec des claviers rappelant les pionniers du genre, le côté dark est présent dans les cinq pièces de This is Erotic Body Music. En revanche, on retrouve sur les cinq pièces du mini album une partie légèrement trop « dance » un peu agaçant avec des sons de claviers un peu cheap par moments.

L’expérimentation n’est pas au rendez vous et le son global n,est pas des plus originaux. The Sexorcist demeure cependant très écoutable malgré les petits défauts sonores. En espérant que dans le futur le duo saura être un peu plus musclé et apporter un peu plus de mordant dans ses pièces.

Surgical Meth Machine – Surgical Meth Machine – 2016

surgical-meth-machine
Surgical Meth Machine – Industrial Metal – États-Unis
Surgical Meth Machine – 2016
Nuclear Blast
9/10

Même si on ne sait pas trop si Ministry a été réellement abandonné par Oncle Al, ce dernier nous sert un nouveau projet dans lequel il joue de tous les instruments. Surgical Meth Machine est relativement assez similaire à Ministry, on reconnaît la signature de Jourgensen mais en beaucoup moins gentil ce qui est en fait un euphémisme car Ministry n’a jamais été réputé pour être gentil et doux.

Sur son album éponyme, Al Jourgensen signe son album le plus heavy et incisif de sa longue carrière. Les six premières pièces sont un martèlement en continu le tout lancé une pièce après l’autre sans interruption. L’ultime irrévérence survient dans la pièce Unlistenable qui est en quelque sorte le cinquième volet de la série TV Songs qui avait débuté sur le single Jesus Built my Hotrod en 1991. Sur cette pièce, Al écorche Iron Maiden, Megadeth, Lamb of God et Nickelback poussant son humour caustique à un niveau des plus élevés. Notons également la présence de Jello Biaffra sur l’excellente I Don’t Wanna.

L’album s’adoucit avec Gates of Steel qui est une reprise de Devo et un hymne Punk Indusriel teinté de New Wave suivi de Spudnik qui emploie le même thème musical avec un long solo de guitare digne de Lynyrd Skynyrd. On poursuit avec deux pièces expérimentales, Just Go Home et Just Keep Going et l’album se termine avec I’m Invisible, une pièce à haute teneur de psychédélique et fort différente de ce que Al Jourgensen nous avait habitués jusqu’ici.

Surgical Meth Machine est un classique à en devenir comme l’ont été The Land of Rape and Honey, The Mind is a Terrible Thing to Taste et Psalm 69. Un très grand album de Métal Industriel qui prouve que Jourgensen est encore présent et en pleine forme. Attention, cet album ne s’adresse pas à tous! Même si ça décape et ça décoiffe, Surgical Meth Machine a une très haute teneur en synthétiseurs et autres machines du Diable.

Muscles on the Move – Schon – 2016

muscles-on-the-moveMuscles on the Move – EBM – Autriche
Schon – 2016
Indépendant
7.5/10

Muscles on the Move est une des nombreuses formations EBM qui perpétue la flamme du genre électronique puisant ses sonorités à même la source primaire issues du début des années 80. Provenant d’Autriche, le duo nous sert un premier album intitulé Schon.

Misant sur le minimalisme des claviers, la musique de Muscles on the Move repose sur le côté rythmique et martelant utilisant les « synth bass » et le « drum machine » pour composer ses pièces. On rajoute à ça la voix grave et granuleuse usuelle dans le EBM et de la répétition à profusion pour façonner les 13 pièces de l’album.

Fortement influencé par Nitzer Ebb, Front 242 et Frontal, la formation a de la difficulté à maintenir une originalité qui lui est propre. Bien que toutes les pièces écoutées de façon isolée les unes des autres soient tout de même bonnes, il n’en demeure pas moins que Muscles on the Move sonne le réchauffé et le déjà entendu et Schon devient lassant voire même emmerdant lors d’une écoute complète d’un bout à l’autre. Les pièces sont longues et ne finissent plus manquant d’un petit quelque chose d’accrocheur et d’original.

L’écoute d’une pièce de temps à autre dans une sélection mélangée passe très bien mais un album complet n’est malheureusement pas recommandé à l’instar des Front 242 ou Nitzer Ebb qui ont une originalité et un fil conducteur entre les pièces de leurs albums. Bref, Schon est un peu trop minimaliste et manque d’éléments déclencheurs.

Merlin – Electric Children – 2016

merlinMerlin – Psychedelic Doom – États-Unis
Electric Children – 2016
Poisoned Mind Records
8.5/10

Magiciens, Fuzz et psychédélique. Trois éléments essentiels pour forger les bases solides d’un groupe Doom aux influences des années 70. Merlin s’approprie ces éléments pour façonner une musique complètement disjonctée, lourde et provenant d’un lointain souvenir.

Electric Children est un habile mélange influencé par Uncle Acid, Black Sabbath, Electric Wizard et Goblin s’étalant sur plus de 50 minutes et 8 pièces de pure lourdeur psychédélique et magique où les guitares et basse avec fuzz sont à l’honneur. On nage en plein délire vaporeux comme en plein trip sur les champignons.

Bien que par moments on a l’impression que Merlin s’aventure dans un jam où le fil se perd, le tout se tient à merveille et nous transporte vers un voyage astral des plus flyés. La pièce Interlude donne une légère pause à l’album avec des synthétiseurs rappelant Kraftwerk en version plus occulte, ce qui tranche avec le son global de l’album mais donne un effet de pont entre deux pièces. L’album se termine par Tales of the Wasteland, une longue pièce de plus de 23 minutes dignes des grands noms du genre.

Electric Children est un excellent album puisé à même les sources originelles du rock occulte. A écouter sans réserves, de préférence à jeun pour éviter les mauvais voyages.

Mortiis – The Great Deceiver – 2016

mortiisMortiis – Industrial Rock – Norvège
The Great Deceiver – 2016
Omnipresence
8/10

Il y a belle lurette que j’avais entendu parler e Mortiis. En fait depuis The Grudge paru en 2004, album qui m’avait laissé de marbre à l’époque. C’est en entendant un extrait du plus récent album que j’ai réalisé que Mortiis était encore en vie et que l’écoute de The Great Deceiver valait possiblement la peine.

Mortiis demeure dans le même créneau Rock Industriel qui avait été entamé en 2001 avec The Smell of Rain. Cette fois-ci, le son est beaucoup plus Heavy se rapprochant plus du Métal que du Rock dans la majorité des pièces de l’album. On joue beaucoup avec les machines et les échantillonnages pour monter les riffs tournant autour des pièces en ajoutant des instruments plus standards comme la guitare et la basse.

Musicalement, Mortiis est loin de révolutionner quoi que ce soit. Bien que l’album soit tout de même assez solide comportant de nombreuses bonnes pièces, il demeure que ça sonne un peu le réchauffé et les références à Ministry et Nine Inch Nails sont énormes. L’album manque légèrement de puissance et sonne un peu fade, la production y est vraisemblablement pour quelque chose.

The Great Deceiver est un album correct qui s’écoute plutôt bien mais ne franchira pas le cap du top 100 2016.