Ketha – #!%16.7 – 2015

kethaKetha – Experimental/Technical Death Metal – Pologne
#!%16.7 – 2015
Instant Classic
6.5/10

La formation Polonaise Ketha est de retour cette année avec un mini album avec un drôle de titre : #!%16.7. Un peu bizarre tout comme la musique répartie en 12 pièces variant de 0.35 secondes à 2 minutes 31. Suite logique de 2nd Sight paru en 2012? Pas vraiment. Le côté technique démesuré est toujours présent mais utilisé fort différemment.

Ce EP renferme de bonnes idées certes mais ces idées sont lancées un peu aléatoirement sans réel fil conducteur, un peu comme un ramassis de riffs non terminés rajoutés bout à bout pour créer un longue pièce de 17 minutes coupée en 12 parties. L’écoute de ces 17 minutes semble interminable et est relativement chaotique pour le cerveau. Le terme expérimental s’applique aisément mais parfois, trop c’est comme pas assez.

Mais, il y a de bons riffs et de bonnes idées, surtout au niveau des arrangements. Ketha a inclus des cuivres ici et là pour donner du gras au son global qui oscille entre le Death Metal technique et le Jazz Fusion avec une malheureuse touche de cette mode artificielle appelée Djent. Oui, les prouesses musicales sont au rendez-vous et sont assez spectaculaires mais au final ça sonne vide, plastique et sans âme. Artificiel.

Rien de vraiment captivant au final, je qualifierais même de blasant ce mini album au titre imprononçable. Dommage, 2nd Sight était pourtant fort intéressant. Peut-être est-ce un moment d’égarement et que le prochain album sera plus à la hauteur.

Honeymoon Disease – The Transcendence – 2015

honeymoon-diseaseHoneymoon Disease – Hard Rock – Suède
The Transcendence – 2015
Napalm Records
9/10

Je ne sais pas ce qui se passe en Suède présentement mais la vague des années 70 qui déferle présentement est assez incroyable. Honeymoon Disease est le petit nouveau fraichement arrivé avec un premier album, The Transcendence, totalement époustouflant! Deux gars, deux filles ( tiens donc, ça me rappelle vaguement un autre groupe Suédois des années 70… ). du bon gros Hard Rock et un album explosif.

Le quatuor ne se contente pas seulement de jouer du Hard Rock comme dans le temps, il le fait comme si le groupe était né à la mauvaise époque. Deep Purple rencontre Thin Lizzy avec des soubresauts d’UFO et de Motörhead des débuts. C’est rapide, incisif et mortellement entraînant. Honeymoon Disease y va avec le strict nécessaire sans flaflas ni de saveurs artificielles. Des guitares qui tranchent, une basse prédominante, une batterie qui percute sans ménagement et une voix chaude voilà les ingrédients requis pour faire du vrai Rock qui égratigne et qui frappe fort.

The Transcendence est un début assez fracassant pour un nouveau groupe, la barre a été hissée très haute et ce groupe a un avenir fort prometteur. Mets ça dans ta pipe Gene Simmons, le Rock est loin d’être mort et Honeymoon Disease vient de nous donner une bonne leçon de pur Rock and Roll.

Lost Soul – Atlantis: The New Beginning – 2015

lost-soulLost Soul – Technical Death Metal – Pologne
Atlantis : The New Beginning – 2015
Apostasy Records
9/10

Comme vous le savez sans doute déjà, je suis toujours à l’affût de nouveautés et c’est toujours un immense plaisir que de découvrir une nouvelle formation qui excelle dans son art. Dans le cas de Lost Soul, ce n’est pas vraiment un nouveau groupe puisque celui-ci a été formé en 1990 mais pour moi c’est une nouveauté car je ne connaissais absolument pas cette formation Polonaise.

Lost Soul entre dans la lignée des groupes techniques à l’image de formations telles Nile, Behemoth, Ade ou encore Morbid Angel. Sur Atlantis : The New Beginning, Lost Soul embrasse un côté historique avec une civilisation lointaine et disparue : Les Atlantes. Il est d’autant plus intéressant que le concept de l’album repose sur des mythes du passé à la manière de Nile et Maat avec la civilisation Égyptienne ou Ade avec les Romains. Ce concept se marie très bien avec la brutalité musicale et la puissance guerrière qui découle de la musique de Lost Soul.

Les dix pièces de l’album s’imbriquent l’une dans l’autre à la perfection et sont reliées entre elles par un solide fil conducteur durant 52 minutes d’émerveillement et de surprises sonores. Les arrangements et la production sont sublimes et rendent justice haut la main aux compositions originales du groupe. Certains passages avec des vocaux « cleans » ainsi que des chœurs grandioses apportent une dimension et une sensation de grandeur et d’extrême puissance.

Atlantis : The New Beginning se taille une place de choix parmi les meilleurs albums de l’année. Je vais dès maintenant m’attaquer aux quatre précédents albums de la formation et entrer dans son univers sonore imposant.

Skinless – Only the Ruthless Remain – 2015

skinlessSkinless – Brutal Death Metal – États-Unis
Only the Ruthless Remain – 2015
Relapse
8/10

Il y a maintenant belle lurette la dernière fois où j’ai entendu Skinless. C’était lors de la sortie de son deuxième album Forshadowing our Demise paru en 2001 et qui laissant franchement à désirer pour ne pas dire médiocre. A cette époque j’avais mis de côté cette formation Américaine et je n’en avais aucunement entendu parler par la suite.

C’est un peu par hasard en parcourant les recoins sombres de la cyber cité Internet que j’ai découvert que Skinless existait toujours et venait de pondre un nouvel album. Pourquoi ne pas risquer une petite écoute vite faite? On ne perds rien d’autant plus que je suis resté assez ébahi face à cet album. Un excellent Death Metal bien gras et fort brutal avec des passages denses et écrasants.

De très courte durée ( 35 minutes pour sept pièces ), Only the Ruthless Remain est un album qui s’écoute sans longueurs et est captivant d’un bout à l’autre. De bons gros riffs visqueux sur une rythmique nette et précise avec des vocaux profonds teintés de quelques passages « cleans » qui tranchent dans le bouillonnement féroce de cette mixture épaisse et graisseuse.

Je découvre donc un tout autre Skinless avec ce nouvel album que je recommande aux amateurs de Death Metal pas gentil.

Thulcandra – Ascension Lost – 2015

thulcandraThulcandra – Melodic Black/Death Metal – Allemagne
Ascension Lost – 2015
Napalm Records
8/10

Ce qui était au départ un excellent clone de Dissection s’est transformé petit à petit en une entité bien distincte. La formation Allemande Thulcandra excelle au niveau composition et ses musiciens sont de véritables virtuoses de leur instrument respectif.

Ascension Lost est le troisième album du groupe et est à l’image des deux premiers. Les fans de Dissection se retrouveront en Terre connue, la formule demeurant sensiblement la même depuis la sortie de Fallen Angel’s Dominion en 2010. Même si l’on croirait entendre Dissection, Thulcandra ajoute tout de même sa touche personnelle sur cet album pour tranquillement se dissocier de son mentor.

Ce nouvel album n’est pas meilleur ni pire que le précédent. Le même type de riffs et d’arrangements sont utilisés avec la même production. Thulcandra est égal à lui même et ne se surpasse pas d,un album à l’autre. Bien que le talent de composition soit indéniable et que les pièces soient très bonnes, certaines longueurs apparaissent à quelques reprises laissant planer une légère redondance d’une pièce à l’autre.

Ascension Lost est un bon album qui ne révolutionne pas le Metal et ne deviendra certes pas un classique mais il vaut le détour et une écoute attentive pour s’imaginer avoir un nouvel album de Dissection à écouter.

E-Force – Demonikhol – 2015

e-forceE-Force – Thrash Metal – Canada
Demonikhol – 2015
Mausoleum Records
8.5/10

E-Force est le projet de Eric Forrest mieux connu pour sa participation aux albums Negatron et Phobos de Voïvod. Suite à son départ de Voïvod, Eric Forrest forme E-Force en 2001 avec des musiciens Québécois. Au fil des années, le groupe a subi de nombreuses transformations et s’établit en France après son premier album.

The Curse…, paru en 2014 est le premier album de la formation auquel j’ai prêté une oreille et ce que j’avais entendu m’avait surpris par la qualité et l’originalité des compositions. L’album m’avait plu au point de vouloir récidiver avec Demonikhol cette année et je suis loin d’être déçu!

Eric Forrest nous démontre clairement ses talents de compositeur sur cet album qui est de loin supérieur à son prédécesseur. Un Thrash Metal original avec des guitares dissonantes rappelant Voïvod et Vektor et une rythmique solide et très entraînante. E-Force mise sur la simplicité et l’efficacité plutôt que la complexité et le déluge de notes. Il y a un petit côté cyber qui transpire des pièces ce qui donne une ambiance légèrement mécanique. La tendance punk se fait aussi sentir tout au long de l’album ce qui n’est pas pour me déplaire. Forrest est en pleine possession de ses moyens tant à la voix qu’à la basse apportant un degré d’agressivité bien dosé.

Petite ombre au tableau que j’avais noté sur le précédent album et qui se retrouve une fois de plus sur celui-ci : L’usage excessif des solos de guitare tranche fortement avec le reste et vient plus souvent qu’autrement couper des riffs et des progressions intéressantes ce qui m’agace un peu par moments. Mais, ceci s’efface très rapidement quand on plonge à fond dans l’univers des onze pièces de l’album.

Je recommande vivement Demonikhol et je suis d’avis que E-Force est une formation mésestimée qui mérite amplement qu’on s’y attarde dès maintenant.

Keep of Kalessin – Epistemology – 2015

keep-of-kalessinKeep of Kalessin – Black/Death Metal – Norvège
Epistemology – 2015
Indie Recordings
9/10

J’ai fais la connaissance de Keep of Kelessin en 2006 avec le très excellent Armada. L’album suivant, Kolossus était un tantinet moins spectaculaire mais demeurait tout de même un très bon album. J’ai été fort déçu lors de la sortie de Reptilian en 2010 qui était un album sans âme et sans réelle conviction. Keep of Kalessin sonnait vide et semblait vouloir entrer dans la masse de groupes qui sacrifienr leur côté artistique pour embrasser le monétaire.

Le nouvel album, Epistemology, nous montre un Keep of Kalessin en version trio avec Obsidian Claw à la voix en remplacement de Thebon congédié en 2013. Tout un retour pour la formation Norvégienne qui nous offre un album solide et très intéressant au point de vue composition et arrangements. Les vocaux « cleans » se marient parfaitement avec les riffs et la rythmique donnant un résultat original et surprenant par moments.

Keep of Kalessin se donne à fond sur cet album signant 5 pièces sur 8 entre 7 et 10 minutes de pure orgie sonore. Même si le groupe a changé de cap pour nous offrir un son plus mélodique, il n’en demeure pas moins que c’est très agréable pour les oreilles et que c’est brillamment composé. Il y a du travail là-dedans et ça paraît.

Je suis une fois de plus ravi cette année de constater que l’excellence est toujours au rendez-vous dans la grande scène Métal. Il y a encore beaucoup de musiciens qui se soucient de la qualité musicale et qui font en sorte que la grande famille du Métal puisse évoluer et non régresser. Epistemology est évidement fortement conseillé et est à écouter non stop à haut débit de décibels. Enlevez vos bouchons avant l’écoute pour apprécier pleinement toutes les subtilités présentes au fil des pièces.

Power from Hell – Devil’s Whorehouse – 2015

power-form-hellPower from Hell – Black/Thrash/Speed Metal – Brésil
Devil’s Whorehouse – 2015
Hell’s Headbangers – 2015
5/10

Lors des premiers balbutiements du Speed Metal au début des années 80, tout était très nouveau tant pour les musiciens que pour les producteurs. Beaucoup de groupes ont émergé à cette époque et les moyens étaient très limités, peu de studios étaient disposés à enregistrer une telle musique avec si peu de moyens financiers. Les producteurs de l’époque avaient à jongler avec des sonorités et une rapidité jusqu’alors inégalée ce qui a donné des classiques très imparfaits mais qui avaient un certain charme et pour l’époque, on s’en foutait un peu. Le Metal avait franchi une nouvelle barrière et l’évolution allait suivre son cours au fil des albums et du temps.

Nous assistons actuellement à un retour aux sources avec plusieurs formations qui font revivre la belle époque de mon adolescence. Une forte concentration de ces formations se contente de copier/coller le genre originel et l’appliquer à la sauce d’aujourd’hui. Les studios et la technologie d’enregistrement sont beaucoup plus faciles d’accès pour les groupes désireux sortir un disque de qualité. Pour les plus débrouillards, un album peut même être enregistré et mixé dans un petit studio maison à peu de frais et donner des résultats tout à fait professionnels.

Power from Hell du Brésil est l’un de ces groupes, un « one man band » dans ce cas-ci, qui mise littéralement sur la glorieuse époque des Possessed, Destruction ou Kreator. Quand je dis littéralement, c’est de par la sonorité, les riffs, la production et le savoir faire. Pour la sonorité, Power from Hell n’est ni plus ni moins qu’un clone de Possessed avec certains relents de Slayer de la période de Show No Mercy avec des riffs pas très originaux mais qui font le travail amplement. Du Speed Metal comme dans le temps sans innovation. J’imagine que c’est le but premier de la part du gars derrière le projet.

C’est au niveau de la production et du savoir faire que j’ai un énorme blocage qui se transforme au fil des pièces en torture monumentale. Je veux bien croire que l’on veuille recréer l’ambiance d’origine mais la production de cet album est justement aussi nulle que les productions d’origine avec des musiciens incapables de garder le rythme. Nous arrivons bientôt en 2016 et je ne conçois vraiment pas qu’un groupe puisse être à l’aise à sortir un produit de piètre qualité tant au niveau sonore que du point de vue talent sur les instruments.

Au final, bien qu’il y ait de bonnes idées ici et et là cet album manque de puissance et cruellement de justesse ce qui devient irritant à la longue. Je sais fort bien que plusieurs Metalloïdes amateurs de « old school » vont apprécier Power from Hell. Pour ma part je trouve désolant de se limiter en tant que musicien et d’accepter le minimum. Je vais possiblement me faire lancer des roches mais c’est mon opinion et elle n’engage que moi en bout de ligne. J’ai quand-même donné une note de 5/10!

Jess and the Ancient Ones – The Second Psychedelic Coming: The Aquarius Tapes – 2015

jess-and-the-ancient-onesJess and the Ancient Ones – Psychedelic Rock – Finlande
Second Psychedelic Coming : The Aquarius Tapes – 2015
Svart Records
9/10

Après avoir fait un début fracassant avec son premier album fortement influencé par le NWOBHM en 2012, Jess and the Ancient Ones a bifurqué de sa sonorité d’origine pour nous offrir un rock plus psychédélique sur le mini album Astral Sabbat en 2013. Jess et sa troupe osent maintenant s’aventurer vers des sonorités plus anciennes sur second Psychedelic Coming : The Aquarius Tapes et nous offre une œuvre magistrale remarquable tant point de vue composition que par ses ambiances d’une autre époque.

Sur ce nouvel album, la formation Finnoise nous frappe de plein fouet avec des influences de Surf, de Blues, de Hard Rock, de Progressif ayant comme principale particularité de sonner très 60’s avec des éléments 70’s notamment avec l’orgue Hammond en avant-plan. L’utilisation des trois guitares et de leur partitions respectives donnent une rigidité et une solidité aux pièces tabdis que la basse et la batterie ajoutent de la profondeur et une rythmique puissante.

La voix de Jess est toujours aussi chaude et fortement présente rattachant toutes les autres composantes pour former un tout bien équilibré et vraiment génial. Le côté occulte est toujours là et les thèmes païens comme Samhain sont toujours le point central du groupe. L’album comporte 9 excellentes pièces aux tempos variés dont une imposante pièce de plus de 22 minutes pour clore le tout.

Décidément, le rock occulte se porte à merveille et Jess and the Ancient Ones vient de signer tout un chef d’oeuvre du genre.

The Man from U.N.C.L.E. – 2015

the-man-from-uncleThe Man from U.N.C.L.E. – 2015
Action/Aventure/Comédie
Avec : Henry Cavill, Armie Hammer, Alicia Vikander
Réalisatieur : Guy Ritchie
Warner Bros.
8.5/10

The Man from U.N.C.L.E. Est une adaptation de la série télévisée des années 60 avec David McCallum (NCIS) et Robert Vaughn. Le film reprends les personnages de Napoleon Solo et Illya Kuryakin, deux espions ennemis durant la guerre froide devant faire équipe pour une mission conjointe entre les Etats-Unis et l’URSS.

Dès les premières minutes du film on se retrouve plongé dans l’univers du début des années 60 tant par le style du film que par cadence cinématographique typique de ces belles années. Les costumes et les décors aidant, on se croit vraiment transporté dans l’univers de 1963. Rien n’a été laissé au hasard, même les clichés prévisibles de cette époque sont présents donnant un petit côté kitsch au film. C’est très bien réussi à ce niveau.

Je n’ai jamais visionné la série originale mais de ce que j’ai pu constater, les ressemblances des acteurs est frappante dans la version 2015 qui est digne des films d’espionnage à la James Bond du temps de l’illustre Sean Connery. Bon jeu d’acteur, bon jeu de caméra et excellent divertissement. Henry Calvill (Man of Steel) et Alicia Vikander (Ex Machina) sont excellents dans leurs rôles respectifs. Le film est rempli de clins d’œils cinématographiques avec trame sonore des plus originales en prime.

Un excellent film à visionner pour les amateurs de cinéma « vintage » remis au goût du jour.

Maze Runner: The Scorch Trials – 2015

maze-runner2Maze Runner : The Scorch Trials – 2015
Action/Sci-Fi/Thriller
Avec : Dylan O’Brien, Kaya Scodelano, Thomas Brodie-Sangster
Réalisatieur : Wes Ball
20th Century Fox
8/10

Dans la première partie de Maze Runner (Le Labyrinthe), l’histoire tournait autour d’une troupe de jeunes ayant été laissés à eux même non loin d’un labyrinthe n’ayant pas de possibilité de s’échapper. La compagnie, Wicked, derrière tout ça cherche à trouver un antidote à un virus ayant frappé la planète.

The Scorch Trials débute là où le premier volet s’est terminé. Thomas et sa bande d’amis s’apperçoivent que plusieurs autres labyrinthes existaient et que des expériences sont menées sur les gens provenant de ces labyrinthes. Découvrant la vérité, Thomas s’échappe avec quelques autres amis et ainsi débute une chasse à l’homme de la part de Wicked pour récupérer les fugitifs.

Ce deuxième volet m’a un peu pris par surprise. L’action se déroule dans le nouveau Monde devenu apocalyptique et le fameux virus transforme ceux qui l’attrapent en Zombies. Le fameux virus peut être stoppé par une substance se trouvant dans le cerveau de ceux qui sont immunisés. Ce nouveau volet de saga comporte plus d’action que le précédent volet et la suite de l’histoire est tout de même assez originale et non prévisible.

Détail un peu surprenant, les Zombies dans ce film sont rapides, mais vraiment très rapides et semblent se réveiller avec la lumière. Contrairement aux Zombies habituels, ceux-ci sont même capables de grimper afin de poursuivre leur proie. J’ai bien aimé The Scorch Trials qui augure très bien pour le troisième volet The Death Cure dont la sortie est prévue pour 2017.

Saxon – Battering Ram – 2015

saxonSaxon – NWOBHM – Angleterre
Battering Ram – 2015
UDR Music
8.5/10

Force est de constater que les vieux routiers et les légendes du Métal qui sont toujours actifs sont généralement en pleine forme et en totale possession de leurs moyens. Il est tout aussi intéressant de constater que ces bonhommes bottent encore les culs des plus jeunes et ce, de façon magistrale.

Saxon, tout comme Priest, Maiden et Accept est une des formations originelles du Heavy Metal pue à 100%. Avec une carrière fort bien remplie et 21 albums plus tard, la troupe de Biff Byford est toujours en service et plus en forme que jamais. Le nouvel album Battering Ram est un exemple parfait de pied de nez face à la jeunesse laissant dire «  Hey, on est encore debout et on réussi même à vous surpasser ».

Avec ses 11 pièces et ses 50 minutes dépassées, Battering Ram frappe dans les dents avec son Heavy Metal Tradionnel flirtant parfois avec le Speed Metal. Excellents riffs de guitare et une rythmique des plus solide. Saxon est depuis longtemps passé maître en composition et le groupe transmet son savoir faire haut la main au fil des pièces. La voix de Byford est toujours aussi puissante et imposante.

Comme toute bonne formation Heavy Metal classique, on ne peut passer à côté de l’ajout de ballades. Je ne suis pas un amateur de ballades et ça m’énerve toujours un peu mais Saxon les rends quand même bien ce qui limite l’exaspération qui m’habite habituellement lors de l’écoute de ces doucereuses chansons.

Battlering Ram est un incontournable du vrai Heavy Metal en 2015 et je le conseille vivement ne serait-ce que pour en prendre pour votre rhume et vous faire comprendre ce qu’est le vrai Métal.

Rivers of Nihil – Monarchy – 2015

rivers-of-nihilRivers of Nihil – Technical Death Metal – États-Unis
Monarchy – 2015
Metal Blade
8.5/10

Le Death Metal technique est depuis plusieurs années devenu une certaine référence en matière de Death Metal. Bien que plusieurs groupes oeuvrant dans cette optique musicale soient plus enclins à être techniques pour être techniques sans se soucier outre mesure du « feeling », certains réussissent à combiner habilement les deux facettes pour offrir une musique unique.

Rivers of Nihil, avec son deuxième album Monarchy, entre dans un créneau de musique remplie de notes à outrance avec des changements de tempo élaborés et déroutants tout en gardant un esprit musical et une ligne directrice plus uniforme pour éviter de faire une musique sans âme et axée sur le talent exclusif de ses musiciens.

Au départ vraiment très étoffé, le Death Metal de Rivers of Nihil comporte tout de même des structures plus entraînantes à l’image de groupes comme Suffocation ou Decapitated tout en nous assommant sous des virtuosités assourdissantes à la manière de Meshuggah ou Gojira. Un bon compromis entre les deux avec une grosse dose d’originalité qui fait du son du groupe un son relativement unique et innovateur.

Bien entendu, il faut être apte à assimiler et maîtriser ce type de Death car le degré de folie musicale est assez monstrueuse. Les partitions doivent être remplies de taches noires difficiles à déchiffrer. Un bon album bien dosé avec plusieurs moments renversants et plutôt convaincants. J’aime bien finalement!

Napalm Death – Apex Predator-Easy Meat – 2015

napalm-deathNapalm Death – Grindcor/Death Metal – Angleterre
Apex Predator – Easy Meat – 2015
Century Media
8/10

J’ai toujours eu beaucoup de difficulté avec le Grindcore et j’ai encore une certaine réticence face à ce type musical très extrême. Il y a tout de même quelques exceptions qui m’agacent moins et qui réussissent à m,accrocher. Alors que plusieurs formations se complaisent dans les pièces de moins d’une minute vomissant des paroles pré pubères à propos de vagins et de rectums sur des notes aléatoires et sans cohérences, d’autres s’organisent pour mettre en valeur l’extrémisme musical en pondant des pièces intelligentes et surtout audibles.

A la base, le Grindcore découle du Hardcore Punk et les pionniers du genre, en l’occurence Napalm Death, ont contribué à garder le genre en vie en évitant de sombrer dans la médiocrité anale généralement associée aux groupes issus de cette facette du Métal. Jouissant d’une carrière fort prolifique et en général relativement assez égale, Napalm Death récidive en 2015 avec un nouvel album intitulé Apex Predator – Easy Meat.

Bien que je ne suis pas le plus grand fan du groupe, j’ai pu apprécier plusieurs pièces au fil de leurs quinze albums et ainsi constater qu’il y a un grand talent de composition au sein de la formation. Ce nouvel album fait suite à Utilitarian paru en 2012, album qui était beaucoup moins rapide et qur j,avais aimé d’un bout à l’autre. Apex Predator – Easy Meat est un peu un retour aux sources pour Napalm Death avec des pièces très rapides et sauvages rempli d’excellents riffs et toujours le même discours engagé qui fait réfléchir.

Une bonne grosse dose de brutalité qui nous brasse et nous secoue les puces. Cru, franc et direct.

Escarre – Une Voûte sans Clef – 2015

escarreEscarre – Avant-Garde Metal – Canada
Une Voûte sans Clef – 2015
Dusktone
9/10

J’ai toujours un immense plaisir à découvrir des groupes et des musiciens de talent travaillant dans le bon sens pour faire évoluer la musique et expérimenter avec les sonorités. L’ouverture d’esprit musicale est mon cheval de bataille depuis plus de 45 ans et je suis heureux de constater qu’il y a encore des musiciens qui tentent de se séparer du lot de la standardisation.

La découverte de la formation Québécoise Escarre est une de ces découvertes qui vous prennent par surprise et qui vous jettent à terre de par la qualité des compositions mais surtout de par les arrangements complètement flyés et riches en sonorités diverses. Bien que Escarre soit musicalement près d’être classifié comme Avant-Garde Metal, de très importantes portions de la musique est directement issue du Rock Progressif qui me rappelle les belles années du prog Québécois qui régnait en roi et maître dans les années 70.

Techniquement complètement folle et disjonctée, la musique de Escarre intègre des claviers typiquement psychédéliques des années 70 et des sonorités souvent utilisées dans les films d’horreur de cette belle époque. La voix, généralement « clean » est loin dans le mix ce qui confère aux pièces un effet vaporeux comme si nous étions dans un rêve un peu flou et agité. Les amateurs de Métal plus méchant seront aussi comblés car l’album laisse planer un fond de Black Metal omniprésent qui se marie fort bien avec l’ensemble.

Une Voûte sans Clef est un colossal travail de composition, de recherche sonore et d’arrangements. Un album qui sort des sentiers battus qui se démarque avec brio de ce qui se fait présentement en matière de Métal ici au Québec. C’est ce que j’appelle un chef d’oeuvre musical sans hésiter.

Black Oath – To Below and Beyond – 2015

black-oathBlack Oath – Heavy/Doom Metal – Italie
To Below and Beyond – 2015
Independant
8.5/10

Ma première incursion dans ce que l’on appelle le Doom fut à une époque fort lointaine avec le désormais très culte Psalm 9 de Trouble en 1984. Pendant plusieurs années par la suite j’ai tenté de retrouver cette sonorité unique dans d’autres formations mais en vain. L’accès à des boutiques spécialisées en matière de Métal était difficile et l’avènement du Speed Metal avait accaparé toute mon attention. Ce n’est qu’au tournant des années 2000 que j’ai pu retrouver la puissance du Doom avec entre autres Candlemass, groupe qui figure parmi mes favoris à ce jour.

Black Oath, originaire d’Italie, m’est apparu un peu par hasard il y a quelques semaines. Avec un nom comme celui-là, une petite voix intérieure me disait de tenter le coup et de creuser plus loin afin d’approfondir mes connaissances dans l’immensité de ce genre musical obscur et abyssal. A priori, je ne m’attendais pas à ça et j’ai dû écouter l’album une deuxième fois pour être certain que mon choix était bon.

La musique de Black Oath oscille entre le Heavy Metal Traditionnel et le Doom comme si Trouble et Candlemass avaient fusionné avec une grosse touche de rock occulte. Les guitares sont légères pour un groupe de ce type et la voix vient adoucir le tout. La lenteur est la principale facette du groupe qui mise sur des riffs plus complexes et des idées empruntées au Heavy Metal d’origine. Quelques soupçons de progressif se font entendre ici et là et le mélange de ces ingrédients ont un petit quelque chose d’addictif.

To Below and Beyond est un album magique avec d’excellentes idées et une production de très haute qualité. On ressent une certaine nostalgie de la belle époque du Métal originel qui nous prends par les tripes et nous donne une seule envie : Réécouter l’album encore et encore à répétition.

Cradle of Filth – Hammer of the Witches – 2015

cradle-of-filthCradle of Filth – Extreme Gothic Metal – Angleterre
Hammer of the Witches – 2015
Nucelar Blast
8.5/10

Cradle of Filth est sur le déclin le plus total depuis maintenant sept longues années. La descente avait commencé à s’effectuer à partir de Godspeed on the Devil’s Thunder, album quand même bon avec de très bonnes pièces mais qui laissait ressentir un certain essoufflement et un manque d’idées. Darkly, Darkly, Venus Aversa, l’album suivant était fortement réchauffé et le manque d’inspiration était vraiment palpable. En 2012, l’horreur musicale était à son comble avec la sortie d’un album instrumental consistant de reprises de classiques du groupe avec un simili orchestre symphonique joué par un clavier Casio. La même année le groupe sortait un nouvel album, The Manticore and Other Horrors, tout aussi pathétique et insipide. Dani Filth et sa bande étaient tombés dans la clownerie la plus totale.

2015 arrive et Cradle of Filth revient avec de nouveaux musiciens. Celui ayant le plus d’ancienneté étant Marthus, le batteur depuis 2006. Dani Filth est donc le seul membre original du groupe. Je ne sais pas pourquoi j’ai pris la décision d’écouter le nouvel album, Hammer of the Witches sachant que le groupe était fini et que c’était vraisemblablement une perte de temps monumentale.

Et bien, je me suis trompé! Cradle of Filth est de retour comme à ses beaux jours avec un album puissant, rapide et des riffs très intéressants. Les deux nouveaux guitaristes y sont possiblement pour quelque chose, parfois un regard extérieur contribue à ramener les choses à l’ordre. Donc un album à tendances beaucoup plus Black Metal. Le côté quétaine et mou est disparu laissant place à de la fureur et un son plus cru.

Certaines pièces s’étirent en longueur un peu mais ce détail s’oublie quand même assez rapidement vu la qualité des compositions. Les fans de la belle époque seront comblés, c’est un beau retour pour Cradle of Filth et espérons que la formation continuera dans cette voie dans le futur.

Ant-Man – 2015

ant-manAnt-Man – 2015
Action/Aventure/Sc-Fi
Avec : Paul Rudd, Michael Douglas, Evangeline Lilly
Réalisateur : Peyton Reed
Marvel Studios
9/10

Ant-Man est un superhéros qui m’était totalement inconnu jusqu’ici. Je n’avais donc aucune attente envers le film et voyant le nom de Michael Douglas dans la liste des acteurs principaux je n,avais aucune raison de ne pas tenter ma chance et de visionner ce film qui m’avait préalablement recommandé par notre cher Dr Pain Pendragon qui est une excellente référence cinématographique.

Comme le titre l’indique, le héros du film est un homme fourmi. Donc ayant la capacité de rétrécir. L’histoire met en place un père cambrioleur qui a de la difficulté à voir sa fille dû à ses frasques et ses séjours en prison. Jusqu’ici, rien de bien original. Peu de temps après sa sortie de prison, il fait la rencontre de l’ex patron d’une compagnie fabricant des armes, un peu comme Stark Corp.. Ce dernier lui propose un boulot en échange de quoi il pourra voir sa fille comme il le désire.

Le boulot en question est de revêtir un costume et de devenir Ant-Man afin de cambrioler la fameuse compagnie d’armement. C’est à partir de là que le film décolle vraiment. Les effets sont complètements à couper le souffle et le scénario grandement original. Un excellent film de superhéros qui offre un tout aussi excellent divertissement!

A noter les insertions de l’Hydra et des Avengers qui laissent supposer que Ant-Man reviendra sans aucun doute dans un avenir rapproché. Encore une fois nous avons droit à un caméo de Stan Lee, ce qui est rendu une tradition dans les films Marvel. Ant-Man est un superhéros très original qui vaut la peine de prendre en considération par tout amateur de ce type de films. Excellent!

Fantastic Four – 2015

fantastic-fourFantastic Four – 2015
Action/Aventure
Avec : Miles Teller, Michael B. Jordan, Kate Mara, Jamie Bell
Réalisateur : Josh Trank
20th Century Fox
7/10

Les 4 Fantastiques ont été mes préférés de l’univers Marvel lorsque j’étais jeune. Lorsqu’un film avait été annoncé au début des années 2000, j’étais fébrile et impatient de voir mes héros de jeunesse prendre vie au grand écran. Malheureusement les deux films ont été très décevants pour ne pas dire médiocres. Suite au rachat de Marvel par Disney en 2009, les films Marvel sont devenus pour la plupart tous excellents et montrent les superhéros comme ils se doivent d’être. Mais pour les 4 Fantastiques cela semble être plus difficile, encore une fois.

La nouvelle version 2015 met en vedette de jeunes acteurs plus ou moins connus qui ont un certain talent et qui risquent de monter dans la grosse sphère Hollywoodienne. L’histoire de cette nouvelle mouture est tout de même intéressante, l’idée de transporter les futurs Fantastiques dans une dimension parallèle est originale et le comment ces jeunes gens ont obtenu leurs pouvoirs est relativement séduisant.

Le gros problème du film tourne autour du temps qui est mis à nous montrer les principaux personnages, partant de Reed Richards et Ben Grimm au début de l’adolescence jusqu’à la rencontre avec Sue et Johnny Storm ainsi que de Victor von Doom. On passe les trois quart du film sur les personnages et l’invention convoitée par le gouvernement tandis que le dernier quart du film se concentre sur l’action proprement dite où l’affrontement avec Victor von Doom ne dure que quelques maigres minutes et n’est nullement enlevante.

Historiquement le film nous plonge dans l’univers scientifique qui ont conduit les 4 Fantasiques à devenir ce qu’ils sont mais point de vue action le film est une énorme déception et manque totalement de contenu. Vingt minutes supplémentaires auraient été suffisantes pour sauver le film mais en bout de ligne on assiste une fois de plus à un échec total pour emmener les 4 héros vers de plus hauts sommets. En espérant que le deuxième volet soit à la hauteur des attentes car pour le moment c’est complètement raté.

Motörhead – Bad Magic – 2015

motorheadMotörhead – Heavy Metal/Hard Rock – Angleterre
Bad Magic – 2015
UDR Music
8/10

Lemmy est le symbole même du Rock amd Roll et possiblement le plus grand rocker de tous les temps. Cette légende du Hard Rock et du Metal aura 70 ans le 24 Décembre et malgré une année 2015 difficile point de vue santé, l’icône moustachue tient toujours debout et continue à faire des albums et des concerts.

Bad Magic est le 23e album de Motörhead et étonnamment, ce 23e album demeure toujours dans la courbe constante que Motörhead a su garder tout au long de son existence. Motörhead a pratiquement autant d’albums que les Rolling Stones et plus que AC/DC ce qui est tout de même assez spectaculaire.

Avec Bad Magic, nous avons encore une fois droit à du Motörhead pur et dur. Du bon gros Rock and Roll puissant de la part du groupe qui joue le plus fort sur la planète. L’album est rapide et toutes les pièces sont bonnes avec de bons riffs de guitares et la basse de Lemmy qui est toujours aussi assourdissante. Bref, du Motörhead point final. Petite ombre au tableau cependant, la production laisse quelque peu à désirer donnant l’impression que l’album a été mixé à la sauvette en plusieurs étapes. On dirait une compilation par moments et sur certaines pièces, les instruments se confondent. Parfois la guitare se perd dans le mix tandis que sur certaines pièces, la basse manque de puissance apportant un flou sonore par moments.

Mais, c’est du Rock and Roll et du Motörhead ça sonne toujours un peu sale et granuleux. Lemmy est toujours présent et il démontre qu’il est encore Dieu dans la grande famille du Rock.

https://www.youtube.com/watch?v=4hNQxMqZLbM

Stahlmann – Co2 – 2015

stahlmannStahlmann – Neue Deutsche Härte – Allemagne
Co2 – 2015
AFM Records
7/10

Depuis l’apparition du genre Neue Deutsche Härte en 1994, nombreux sont les clones de Rammstein à avoir vu le jour en Allemagne. Combinant l’Industriel, parfois le techno avec le Métal, les groupes issus de ce genre ont tôt fait de se faire une réputation populaire et ainsi se hisser dans les palmarès Allemands et un peu partout sur la planète.

Fondé en 2008, Stahlmann est ce qui se rapproche le plus du clonage Rammsteinien allant même jusqu’à clamer leur statut de nouveau Rammstein. Co2 est le quatrième album de Stahlmann que j’avais découvert en 2014 avec Adamant, album synthétique et sans réelle innovation mais comportant tout de même de bonne pièces entraînantes.

Co2 est somme toute la suite de Adamant en étant une copie conforme à celui-ci. Aucune évolution, même son et même type de pièces dans un ordre pré-établi d’avance. L’album comporte plusieurs bonnes chansons réchauffées certes, mais efficaces avec de bons riffs et un tempo rapide. Rien de surprenant mais c’est tout de même assez bon. Les synthétiseurs sont parfois un peu mous voire à la limite du quétaine mais ça passe quand même sans trop d’exaspération au fil des pièces.

Jusqu’ici ce n’est pas mauvais, on retrouve plusieurs pièces décentes qui attirent aisément l’attention mais rien qui nous permette de retenir notre souffle. L’album compte de nombreux remplissages comme les très inutiles ballades soporifiques et ultra clichés Die Klinge et Spiegebild dont on se srait grandement passé.

Au final Stahlmann est conseillé aux inconditionnels de ce type de musique et aux gens qui font leur entrée dans le monde du Metal Industriel. Pour les autres, comme moi, Rammstein demeure encore la meilleure formation vers qui se tourner. Les clones réchauffés sont toujours moins intéressants que les versions originales.

Mammoth Storm – Fornjot – 2015

mammoth-stormMammoth Storm – Stoner/Doom Metal – Suède
Fornjot – 2015
Napalm Records
8.5/10

Un Mammouth c’est gros et forcément lourd. Une tempête laisse généralement certains débris et cause des dégâts. Imaginez alors une tempête de mammouths. Imaginez tout un troupeau qui détruit tout sur son passage piétinant et écrabouillant tout ce qui se trouve dans leur chemin. Mammoth Storm sonne comme ça.

Le Doom est un sous genre du Métal qui n’est pas à la portée de tous dû à sa lenteur et sa tendance à faire ressortir un certain désespoir à travers des sonorités puissantes et caverneuses. Mammoth Storm avec son album Fornjot réussi avec brio le tour de force de nous faire ressentir les grands espaces et l’infiniment vaste.

Alliant le très lent et très lourd avec des riffs d’une puissance démesurée, Mammoth Storm se distingue dans le Doom de par ses guitares profondes et ses mélodies désespérées donnant l’impression d’un vide total, le néant absolu. C’est très profond et la voix ayant quelques similitudes avec celle de Jaz Coleman (Killing Joke) nous ramène à la réalité. L’effet de contraste est saisissant et fort agréable. Contrairement à de nombreuses entités de même acabit, Mammoth Storm ne tombe pas dans la redondance et la répétition. Chaque note et chaque parcelle sonore est bien dosée créant un solide fil conducteur tout au long de l’album.

Fornjot est le parfait exemple qui démontre que la lenteur et la lourdeur peuvent être plus percutantes que la vitesse et le flot de notes continu. Cet album est excellent d’un bout à l’autre et Mammoth Storm est un groupe à découvrir et à considérer dans sa collection. Je vais suivre de très près cette formation dans le futur et en attendant la prochaine sortie, je vais faire trembler les murs avec Fornjot.

Malevolent Creation – Dead Man’s Path – 2015

malevolent-creationMalevolent Creation – Death Metal – États-Unis
Dead Man’s Path – 2015
Century Media
8.5/10

Il y a de ces formations qui roulent leur bosse depuis quelques décennies et qui m’étaient totalement inconnues jusqu’ici. Étant donné que mon déclic envers le Death Metal s’est fait en 2011 seulement, plusieurs excellents groupes me sont passé sous le nez sans que je daigne y jeter une oreille. Bien, sûr, j’avais entendu bon nombre d’entre eux à Réanimation lorsque l’épouvantable Docteur voulait asservir mon esprit de Goblin puant, mais pas suffisamment pour accrocher vraiment à cette musique brutale et pas gentille.

Malevolent Creation est une de ces formations que je connaissais de nom mais qui ne m’attirait pas outre mesure malgré sa formation en 1987 et ses nombreux albums. Voilà qu’en 2015, la formation Américaine nous offre son douzième album intitulé Dead Man’s Path, cinq ans après son précédent album sorti en 2010. Je me suis dit que ça vaudrait possiblement la peine que je jette une oreille à cet album puisque cette formation est souvent comparée à Morbid Angel, Cannibal Corpse et Vader. Donc, une excellente raison d’écouter Dead Man’s Path avec un intérêt marqueé.

L’album s’ouvre avec la pièce titre de l’album. Une pièce lente et lourde avec une légère répétition pendant ses pratiquement cinq minutes, j’aime bien et c’est une excellente entrée en matière. J’ose espérer que le reste sera brutal et déchaîné. Et bien oui, c’est vraiment brutal et excessivement déchaîné sur les neuf pièces suivantes. Un martèlement en continu avec des riffs disjonctés et forts agréables pour les oreilles. C’est en quelque sorte une démonstration de puissance pure, les musiciens ont une très grosse expérience en la matière et ça s’entends.

Il y a quelques redondances ici et là mais le tout s’écoute très bien, Dead Man’s Path est un très bon moment de Death Metal de la vieille école qui vaut amplement la peine de mettre dans sa liste des meilleures parutions 2015. Très surprenant en fait. Je vais assurément aller visiter la discographie du groupe et constater les dégâts laissés par mon manque de culture Métallique des dernières années…

Bodyfarm – Battle Breed – 2015

bodyfarm-battle-breedBodyfarm – Death Metal – Pays-Bas
Battle Breed – 2015
Cyclone Empire
8.5/10

Bodyfarm m’avait agréablement surpris en 2012 avec son premier Malevolence. Son Death Metal énergique et rafraichissant plaçait le groupe Néerlandais au dessus de la moyenne des groupes oeuvrant dans ce type de Detah Metal. The Coming Scourge, le second album, était tout aussi à la hauteur et égal à son prédécesseur mettant ainsi Bodyfarm parmi les formations Death Metal dignes de mention avec un fort goût de revenez-y.

Battle Breed, paru le 8 Novembre dernier, suit cette tendance à faire les choses comme il le faut pour monter vers de plus hauts sommets et placer le groupe sur les échelons plus élevés de la scène Death internationale. La puissance de frappe est toujours au rendez-vous et la qualité des riffs est de très haut niveau. La légère teinte de Thrash Metal rend la globalité de l’album très entrainant nous ne laissant aucun autre choix que de branler de la tête ou de taper du pied au fil des onze pièces de l’album.

Martin van Drunen ( Asphyx, Grand Supreme Blood Court, Hail of Bullets ) prête sa voix très identifiable à la pièce The Dark Age et se marie très bien avec le son de Bodyfarm. Battle Breed de part ses riffs accrocheurs et ses tempos puissants prouve hors de tout doute que Bodyfarm est appelé à monter plus haut pour établir son règne sur la scène mondiale. Si vous ne connaissez pas encore le groupe, je vous conseille grandement de pallier à la situation immédiatement car vous allez passer à c¸oté de quelque chose de très fort.

Battle Breed est au final un des très bons albums de 2015 à réécouter à répétition, avec un volume élevé bien entendu.

Uncle Acid & the Deadbeats – The Night Creeper – 2015

uncle-acid-the-night-creepeUncle Acid & the Deadbeats – Psychedelic Rock/Doom Metal – Angleterre
The Night Creeper – 2015
Rise Above
8.5/10

Les maîtres du nouveau Psychedelic Rock/Doom Metal nous reviennent cette année avec toute l’horreur et la noirceur dont ils sont capables. Uncle Acid est en pleine forme et ses Deadbeats aussi sur ne quatrième album intitulé The Night Creeper.

Le groupe reprends avec brio là où il nous avait laissé en 2013 avec l’excellent Mind Control et revisite habilement ses sonorités de bizarreries sombres et son fuzz démesuré. Les influences de Black Sabbath mélangées aux Beatles sont toujours présentes et le contraste des deux crée une mixture plutôt flyée avec des atmosphères parfois lugubres parfois et souvent très psychédéliques. Le thème des films d’horreur des années 60 et 70 sont toujours en avant plan et Uncle Acid sait faire transparaître l’effet glauque de cette belle époque au travers de ses chansons.

Lorsqu’un groupe sort des albums de très haute qualité comme Bloodlust et Mind Control, il est parfois difficile d’élever la barre encore plus haute. The Night Creeper est un très bon album mais est beaucoup moins explosif et flamboyant que les deux précédents. Le groupe s’essouffle légèrement et ça se sent sur certaines pièces qui traînent en longueur. La présentation graphique est toujours à la hauteur avec son minimalisme à la sauce des années 70 et globalement The Night Creeper est un album fort réussi.

Si vous aimez le « vibe » des années glorieuses du psychédélique rock avec un son plus lourd et plus oppressant, The Night Creeper est un excellent choix d’écoute à répétition et partir dans le monde des ténèbres.

Mission: Impossible – Rogue Nation – 2015

mission-impossibleMission : Impossble – Rogue Nation – 2015
Action/Aventure/Thriller
Avec : Tom Cruise, Simon Pegg, Jeremy Renner
Réalisateur : Christopher McQuarrie
Paramount Pictures
8/10

Cinquième volet de la série Mission : Impossible. Rogue Nation montre l’équipe de Mission : Impossible être démantelée et absorbée par la CIA pour de nombreux manquements aux protocoles et de supposés coups de chance pour les réussites des missions passées.

Ethan Hunt reçoit une mission mais se fait tendre un piège par une organisation nommée le Syndicat. Cette organisation est, selon le chef de la CIA, une fabulation et une invention de Hunt pour garder intacte le Mission : Impossible et en justifier son existence. Or, évidement, il en est tout autrement car le Syndicat est mené par un ancien agent du MI6 et découle d’un programme secret Anglais qui ne devait pas être mis en activité.

S’en suit les éternelles cascades et poursuites pour la découverte de la vérité et enfin capturer le numéro 1 du Syndicat Solomon Lane. Ce dernier met tout en œuvre pour récupérer des fichiers bien gardés qui lui permettront de financer son équipe terroriste pour de nombreuses décennies.

Comme pour tous les autres volets, Rogue Nation est un très bon divertissement avec cascades époustouflantes et de gadgets high techs. L’histoire est bonne quoique peu originale, le thème du terrorisme étant devenu monnaie courante depuis plusieurs années. Même si je ne suis pas un fervent admirateur de Tom Cruise, je dois avouer qu’il fait un bon travail tout comme Simon Pegg qui est toujours aussi convaincant.

Un bon film d’action au dessus de la moyenne vaut la peine d’être écouté.