L’Évolution Métallique selon Sinistros #1977
Arch Enemy – Blood Dynasty – 2025
Suède
Le treizième album de Arch Enemy marque la fin d’une époque pour le groupe qui entame sa quatrième évolution à la suite du départ de sa chanteuse Anissa White-Gluz à la fin de 2025. Blood Dynasty marque peut-être la fin d’une époque mais ne marquera vraisemblablement pas la fin du groupe car il marque également une sorte de renaissance pour la troupe de Michael Amott qui signe son meilleur album de l’ère White-Gluz avec des riffs plus musclés et un certain retour aux sources. Que nous réserve le futur et qui sera la nouvelle voix pour la nouvelle incarnation de la formation Suédoise? Nous le découvrirons sans doute en 2026 et en attendant, Blood Dynasty est un excellent album à se mettre dans les oreilles!

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Le troisième album de Arch Enemy marquait plusieurs nouveautés tant dans l’alignement que dans le son en général. C’est sur Burning Bridges que Sharlee D’Angelo a fait ses débuts avec le groupe et c’est aussi sur cet album que Johan Liva a livré sa dernière performance sur disque avec son groupe avant d’être remplacé par une chanteuse. Point de vue sonorité, le groupe gardait son côté mélodique tout en durcissant le ton dans les rythmiques pour offrir un album sauvage et décapant. Certains diront de Burning Bridges que c’est l’album ultime de Arch Enemy, chose certaine, c’est l’album qui a officialisé le saut du groupe dans les hautes sphères métallique mondiales. Définitivement un chef d’œuvre du Death Metal mélodique Suédois et un incontournable du Métal tous styles confondus.
Avec Stigmata, Arch Enemy montait en grade en améliorant sa composition et sa technicité. Les musiciens du groupe étant plus solides, les compositions avaient pris un tournant un peu plus mélodique tout en gardant le petit côté sauvage et granuleux du premier album. Comparativement à ses pairs Suédois œuvrant dans le Death Metal, Arch Enemy n’était pas tombé dans le moule du Death Metal mélodique issu du son de Gothenburg mais conservait tout de même cette sonorité typique de la Suède avec des rythmiques rapides et des riffs puissants et plus lents. Stigmata marquait le départ véritable du groupe vers les plus hautes sphères métalliques planétaires et ce n’était qu’une question de temps pour que le groupe ne signe avec une grosse étiquette. Un album pas parfait certes mais très influent au niveau du son et de la composition.
Bien avant d’avoir eu deux femmes à l’avant-scène, Arch Enemy a commencé sa carrière comme groupe typique de Death Metal Suédois en même temps que les Hypocrisy, In Flames, At the Gates et Dark Tranquillity. Sur son premier album, le groupe avait un son plus granuleux et plus gras avec un vocal plus guttutural, le tout se rapprochant plus de Entombed avec des mélodies de guitares bien ficelées et des structures de pièces plus complexes. Le cerveau derrière Arch Enemy est Michael Amott qui écrira et composera la majorité des pièces du groupe et lui donnera ce son si distinctif. Même si la période avec le chanteur Johan Liva sera moins connue, elle pavera la voie à ce qui s’en venait au début des années 2000 avec l’arrivée d’une chanteuse qui bouleversera le monde du Métal plus extrême. Black Earth est un excellent début qui propulsera le groupe bien haut dans le monde métallique et influencera bon de nombre de groupes par la suite.