Paragon – Hell Beyond Hell – 2016

paragonParagon – Power/Speed Metal – Allemagne
Hell Beyond Hell – 2016
Remedy records
8.5/10

Curieusement, 2016 a marqué mon retour vers des sonorités plus traditionnelles en matière Métallique. Le Power Metal et moi ça fait deux, c’est connu mais étrangement cette année j’ai eu plaisir à écouter des formations dites Power Metal qui en fait puisent leurs influences directement à la source originelle. J’ai découvert de vieilles formations qui se rapprochent plus du Speed Metal généré par Accept, Exciter ou encore Helloween de la période Walls of Jericho.

Paragon est une de ces formations qui ont retenu mon attention en 2016 avec son onzième album intitulé Hell Beyond Hell. Avec sa sonorité classique et pure issue du NWOBHM et sa touche Speed Metal des débuts, Paragon est l’incarnation même du Métal épique, rapide et grandiose tel qu’élaboré par les Judas Priest, Accept ou encore Saxon au début des années 80. Hell Beyond Hell est un excellent album du genre et Paragon ne tombe pas dans le Power mou et horripilant qui est apparu suite à la séparation du Speed Metal en deux genres vers le milieu des années glorieuses où le Métal était en pleine ébullition.

Bien que le style proposé par Paragon ait été entendu maintes et maintes fois depuis son inception, la formation Allemande le rends très bien et ses membres parlent en connaissance de cause n’était plus du tout des jeunots de première heure. De la musique de vieux bonhommes créée par des vieux bonhommes qui rockent encore solidement. Hell Beyond Hell c’est du Heavy/Speed Metal classique à l’état pur et une bénédiction pour les oreilles, point final!

Kroh – Altars – 2016

krohKroh – Stoner/Doom Metal – Angleterre
Altars – 2016
Devizes Records
9/10

Fuzz. C’est le seul mot qui me vient en tête pour décrire Kroh, formation Anglaise avec une chanteuse Polonaise en avant plan. De ce qui était au départ un projet connexe de Paul Kenney lors de sa formation en 2011, Kroh est devenu un groupe à part entière et prouve avec son deuxième album, Altars, que le Doom pesant et profond est en vie et en pleine ébullition.

C’est avec des airs à la Cathedral que Kroh nous offre une sonorité axée sur les guitares et basse fuzzées agrémentées par la voix chaude et unique de Oliwia Sobieszek qui vient rendre le tout plus mystérieux et très mélancolique. Kroh mise sur la puissance et la lenteur et ne précipite aucunement les choses. Les pièces sont montées en progression et l’ensemble de l’album suit un fil conducteur qui se tient de A à Z sans dévier de sa route.

La voix claire de Oliwia a certaines similitudes avec Siouxie Sioux par moments apportant une bonne dose de noirceur au déluge sonore des guitares et de la section rythmique. Altars est un excellent album de pur Doom qui se hissera aux côtés des grands du genre.

Katalepsy – Gravenous Hour – 2016

katalepsy
Katalepsy – Technical Death Metal – Russie
Gravenous Hour – 2016
Unique Leader
8.5/10

En cette fin d’année il est toujours temps de découvrir des albums sur le tard et ainsi faire de belles découvertes. Je suis d’ordinaire assez sceptique face aux groupes provenant de la Russie, la majorité jouant dans le Black Metal primitif ou dans le Folk Metal aux tendances Nationnalistes et Socialistes. Katalepsy m’ayant été chaudement recommandé, je n’ai eu autre choix que d’écouter Gravenous Hour pour me faire à l’idée que les Russes sont capables de nous pondre du bon Death Metal.

Parlons en du Death proposé par Katalepsy. Nous sommes loin du standard « old school », le groupe jouant dans le Death Metal ultra moderne, mélangeant des éléments très rapides et techniques et des passages plus groovy pour faire un type de Death Metal original et hors des sentiers battus. Au départ, je m’étais imaginé un autre groupe de Deathcore mais non, même si Katalepsy sonne hyper moderne, il n’en demeure pas moins loin du créneau des « coreux » et demeure directement dans la veine Métallique à 100%.

Il est assez difficile de catégoriser Katalepsy et de citer des exemples ou des comparaisons. Le groupe a de la verve de Cannibal Corpse mais également de Cryptopsy ou de Dying Fetus. Bref, un excellent mélange d’un peu de tout ce que l’on peut trouver en frais de Death Metal. Compositions intelligentes avec une bonne dose de technicité qui ne tombe pas dans le superflu et des changements intéressants qui nous garde dans le fil des pièces tou au long de l’album. Le niveau des musiciens est tr;es élevé et la production est sans faille. Gravenous Hour est un très bon album à se mettre dans les oreilles si on est un amateur de grosse musique brutale et bien faite.

Sorcery – Garden of Bones – 2016

sorcery
Sorcery – Death Metal – Suède
Garden of Bones – 2016
Xtreem Music
7.5/10

Sorcery effectuait en 2013 un retour après plus de vingt ans d’absence avec Arrival at Six, album somme toute correct et sans prétentions. Le groupe Suédois récidive cette année avec Garden of Bones qui est sur le même ton que son prédécesseur.

Les Suédois offrent un Death Metal dans le pur style Suédois avec la légendaire sonorité Boss HM-2 dans la veine de Grave, Entombed ou encore Entrails. De bons riffs gras et une vitesse de croisière assez rapide reposant sur une rythmique fracassante et puissante. Par contre, le vocal n’est pas vraiment à la hauteur de la puissance du groupe, ramollissant considérablement le son global et rendant les pièces plutôt fades et redondantes.

Garden of Bones est tout de même un album efficace qui s’écoute bien mais si on recherche plus d’éclat et de tonus, il est préférable d’aller vers des groupes comme ceux mentionnés plus haut pour obtenir une plus ample satisfaction sonore.

Nowen – Peace with Death – 2016

nowen
Nowen – Death/Thrash Metal – Finlande
Peace with Death – 2016
Indépendant
7/10

Près de quatre années séparent Essence of Fear et Peace with Death de la formation Finnoise Nowen. J’avais suffisamment apprécié le précédent album pour réitérer l’expérience avec cette nouveauté qui, curieusement, ne semble pas avoir trouvé preneur du côté des labels.

Tout comme son précédent effort, Nowen offre un Death mélodique à fortes tendances Thrash axé sur la rapidité et les solos de guitares interminables. Pas de réelle évolution musicale sur Peace with Death, Nowen continue sur sa lancée clonique et stagne dans les standards ordinaires et sans éclats. Une différence toutefois se fait sentir tout au long de l’album : La prétention de vouloir en mettre plein la vue avec un flot de notes en continu pour montrer le talent des instrumentistes. Il y a plusieurs bonnes idées mais mises bout à bout, ces idées forment un tout peu convaincant et loin d’être original.

Donc au final, Nowen est un autre de ces innombrables clones qui remâchent encore et toujours la même bouillie. Beaucoup de talent sur les manches de guitares, peu d’idées convaincantes pour sortir du lot.

Soulburn – Earthless Pagan Spirit – 2016

soulburn
Soulburn – Death/Black/Doom Metal – Pays Bas
Earthless Pagan Spirit – 2016
Century Media
5/10

Quand on a des ex-membres de Asphyx et de Grand Supreme Blood Court ainsi qu’un membre de Legion of the Damned dans ses rangs, le public métalloïde s’imagine avoir droit à un super groupe qui déchire et détruit tout sur son passage. Mais, ce n’est pas parce qu’un groupe a des musiciens de renom qu’il est forcément bon. Soulburn en est un parfait exemple. La troupe dirigée par Twan Van Geel vient de sortir un troisième album sur Century Media et pour dire vrai, j’ignorais totalement l’existence de ce groupe jusqu’ici.

Soulburn utilise à peu de choses près la même formule que Asphyx et Grand Supreme Blood Court en moins gras, moins original et surtout vraiment moins bon. Bien que quelques riffs intéressant nous saute aux oreilles ici et là, il n’en demeure pas moins que cet album sonne hyper réchauffé et n’est aucunement à la hauteur au niveau des compositions. Soulburn donne dans le Black/Death de bas étage, cheap et pas très droit par moments.

Peut-être que les deux albums précédents sont bons mais Earthless Pagan Spirit ne me donne aucune envie de le savoir. Cet album est un coup de masse sur toute la ligne, une perte de temps monumentale et fortement indigeste.

Hammers of Misfortune – Dead Revolutions – 2016

hammers-of-misfortune
Hammers of Misfortune – Progressive Heavy Metal – États-Unis
Dead Revolutions – 2016
Metal Blade
9.5/10

A chaque année depuis 2010, à ce moment précis de Décembre alors que j’en suis à compiler les tops pour la revue annuelle de Janvier, un album me saute en pleine face dérangeant ainsi tous mes plans pour les tops. A chaque année c’est la même histoire : Un groupe que je ne connaissais pas réussit à me jeter par terre avec un album qui s’insère très haut dans la liste, décalant ceux que j’avais choisi vers le bas.

Cette année, c’est la formation Américaine Hammers of Misfortune et son album Dead Revolutions qui me prends par surprise. Bien que sorti en Juillet, ce n’est que maintenant que je prends connaissance de cet album fabuleux et haut en couleurs. Avec son intelligent mélange de pur Progressif à la Genesis, de Hard Rock à la Deep Purple et de Heavy Metal à la Mercyful Fate, Hammers of Misfortune est venu me chercher directement jusqu’aux tripes. Ici nous avons un mélange spectaculaire, une parfaite symbiose entre les guitares puissante, les claviers et les harmonies vocales grandioses qui me ramène loin dans le temps alors que je n’étais qu’un gamin écoutant les Beau Dommage, Pink Floyd et autres Beatles assis devant le système de son à contempler les pochettes des albums.

Oui, Hammers of Misfortune m’a vraiment pris de court cette année et j’essaie de comprendre comment il se fait que j’aie manqué ce groupe qui en est à son sixième album depuis 2001. Je sais qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire mais dans ce cas-ci, je l’ai échappé solide! Je vous recommande vivement cet album si vous voulez faire un grand voyage musical historique. Du grand art!

Witchery – In His Infernal Majesty’s Service – 2016

witchery
Witchery – Black/Thrash/Speed Metal – Suède
In His Infernal Majesty’s Service – 2016
Century Media
9/10

Il aura fallu une longue attente de six ans pour que Witchery nous offre le successeur à l’excellent Witchkrieg paru en 2010. In His Infernal Majesty’s Service arrive en fin d’année comme un tremblement de Terre de très forte magnitude. Ce nouvel album frappe extrêmement fort et prouve que le Black/Thrash Metal est encore en vie avec ses racines bien implantées dans le sol Métallique.

Ce nouvel album est marqué par l’arrivée de deux nouveaux membres. Tout d’abord, Christofer Barkensjö prends la place de Martin Axenrot (Opeth, Bloodbath) à la batterie tandis que Angus Norder s’insère dans la formation en tant que vocaliste, Emperor Magus Caligula ayant dû céder sa place pour des raisons de santé. Point de vue vocal sur ce nouvel album, on ne s’éloigne pas tellement de ce que Legion a fait sur le précédent album ce qui nous déroute pas vraiment en bout de ligne.

Witchery est en pleine possession de ses moyens sur cet album enchaînant riff par dessus riff à la vitesse grand V avec une puissance de frappe très élevée. En tout onze nouvelle pièces pour une quarantaine de minutes de pur Thrash noirci taillé au scalpel. Il n’y a rien à redire sur la production, cet album sonne merveilleusement et décape les tympans. C’est heavy, puissant et fort original! On monte le volume à fond et on laisse la noirceur nous envahir. Un des meilleurs albums de Witchery à ce jour!

Savage Master – With Whips and Chains – 2016

savage-masterSavage Master – Heavy Metal – États-Unis
With Whips and Chains – 2016
High Roller Records
4/10

Dans le regain de vie du pur Heavy Metal comme dans tout retour d’un genre en particulier, il y a de très bons côtés mais aussi de très mauvais, il ne faut pas s’en cacher. Le groupe Américan Savage Master fait partie de cette deuxième catégorie et semble prôner la médiocrité en la mettant fortement en avant-plan.

En arborant et exagérant tous les clichés d’une époque lointaine avec ses musiciens déguisés en bourreaux et sa sorcière en avant scène, Savage Master ne fait pas que de rendre ridicule le Heavy Metal d’antan, il le fait tout croche. Avec une production qui laisse à désirer, des musiciens pas très droits et une chanteuse qui fausse sans bon sens, ce groupe Américain a réussi à pondre une espèce de parodie de Cirith Ungol avec quelques mauvaises touches de Warlock et de Riot.

Bien que certaines idées et quelques riffs soient intéressants, l’ensemble de With Whips and Chains est si mauvais qu’on en est à se demander si le groupe est sérieux ou si c’est justement juste une parodie. Si vous aimez le Métal de clowns mal fait et surtout mal joué, Savage Master est tout indiqué pour vous. Si en revanche vous avez un minimum de respect pour votre Métal, tenez-vous loin de ce groupe!

High Spirits – Motivator – 2016

high-spiritsHigh Spirits – Hard Rock/Heavy Metal – États-Unis
Motivator – 2016
High Roller Records
9/10

Le Heavy Metal est mort? Pas du tout et il se porte même à merveille! Il y a un regain pour le Heavy Metal originel depuis quelques temps et plusieurs formations nous offrent un retour dans le passé digne des grands. C’est le cas de High Spirits qui lance cette année son troisième album depuis sa fondation en 2009.

High Spirits c’est en fait le « one man band » de Chris Black qui a notamment joué sur quelques albums de Nachtmystium entre 2004 et 2012. Ce dernier joue de tous les instruments et fait tous les vocaux sur Motivator. High Spirits ravive la flamme originelle du Hard Rock/Heavy Metal tel qu’il était à la fin des années 70 et débuts 80. On sent une forte influence des Scorpions, Judas Priest et Iron Maiden tout au long de l’album qui s’étale sur neuf excellentes pièces rapides et épiques à l’image des pionniers du genre. Les mélodies vocales et les solos de guitare sont appuyés par une rythmique solide qui nous donne aucun autre choix que de taper du pied ou branler de la tête.

Motivator est un hymne Heavy Metal à l’état pur et nous ramène à cette époque où la pureté métallique était à ses premiers balbutiements. Si vous recherchez cette flamme brûlante qui a fait du Heavy Metal ses lettres de noblesse, High Spirits est tout indiqué pour raviver les souvenirs et vous faire passer un moment riche en sonorités d’une époque lointaine!

Fejd – Trolldom – 2016

fejdFejd – Folk Metal – Suède
Trolldom – 2016
Dead End Exit
7/10

Il est très loin le temps où je découvrais le Folk Metal avec les Finntroll, Arkona et Korpiklaani. En fait, ça remonte à 2004, cette même année où je découvrais Fejd avec les démos I En Tid Som Var et Huldran. Mes souvenirs sont si lointains que j’avais pratiquement oublié l’existence de Fejd jusqu’à cette semaine.

C’est en constatant que le groupe Suédois venait de sortir Trolldom que j’ai réalisé qu’il existait encore et que trois albums et un EP avaient vu le jour suite aux démos. Dans mes souvenirs, Fejd jouait un Folk Metal assez pur et surtout plus axé sur la partie Folk que la partie Métal donnant l’impression de se retrouver au cœur même d’un village Celtique au passé fort lointain. J’avoue que j’ai été déçu en entendant Trolldom. Il y a toujours les éléments Folk forts intéressants mais la partie Métal est molle et sans réel intérêt, si bien qu’on aurait pu aisément s’en passer.

L’album comporte toutefois de bons éléments surtout au niveau de la pièce Glöd qui vaut vraiment le détour. Mais en général cet album est plutôt fade et sans convictions redant l’écoute assez pénible par moments. Les amateurs de Folk Metal vont probablement y trouver leur compte, quant à moi je vais me limiter aux deux premiers excellents démos.

Ulcerate – Shrines of Paralysis – 2016

ulcerateUlcerate – Technical Death Metal – Nouvelle Zélande
Shrines of Paralysis – 2016
Relapse
9/10

L’univers du Métal étant tellement vaste et passant d’un antipode à l’autre que je reste toujours surpris lorsque j’entends des groupes nous offrir une musique complexe et disjonctée à l’instar de plusieurs groupes choisissant se vautrer dans la facilité.

Recommandée par le Dr Pendragon, je découvre cette semaine la formation Néo-Zélandaise Ulcerate. Tel un coup de massue en pleine tronche, j’ai été littéralement assommé par la technicité et la brutalité qui émane de Shrines of Paralysis, cinquième album du groupe. Ulcerate n,est pas pour tous, il faut impérativement être ouvert à des structures musicales bizarroïdes et surtout loin des standards généralement associés au Métal conventionnel. Tout comme Gorguts ou Portal, Ulcerate nage dans des eaux profondes difficiles d’accès.

La complexité des pièces et la technicité des musiciens sont phénoménales. On passe d’une rage meurtrière à une accalmie froide en l’espace d’une mesure pour repartir de plus belle dans un délire nocif et totalement dérangé. Shrines of Paralysis est un album qui ne restera pas dans l’oubli, il s’inscrit déjà parmi les classiques du genre comme les Obscura de Gorguts et None so Vile de Cryptopsy. Attachez vous solidement et soyez prêts à vous faire brasser avec puissance.

Earth Ship – Hollowed – 2016

earth-ship
Earth Ship – Sludge/Doom Metal – Allemagne
Hollowed – 2016
Napalm Records
8.5/10

Fondée en 2010, la formation Berlinoise Earth Ship en est à son quatrième album sorti tout droit su l’étiquette Napalm Records. Hollowed est un album qui nous balance un Sludge/Doom furieux et entraînant dans la plus pure des traditions reliées à ce genre de Métal lourd.

Musicalement similaire à Mastodon dans leurs débuts, Earth Ship joue dans la mélancolie couplée à de la puissance à l’état brut avec quelques bribes de Hard Rock et de Progressif ici et là au travers des pièces de l’album. J’ai cru entendre des sonorités rappelant Stone Temple Pilots par moments ce qui confère au son du groupe une dynamique différente de ce que l’on entend habituellement chez les groupes de même acabit. Une légère parcelle psychédélique vient vaporiser le tout d’éléments flottants pour nous aider à nous élever au dessus de la musique.

Earth Ship est maître de ses riffs qui se veulent originaux et décapants, le niveau musical et la dextérité sont très élevés faisant de Hollowed un album sérieux à prendre en considération si vous avez aimé Remission et Leviathan de Mastodon. À absolument écouter!

Aggression – Fragmented Spirit Devils – 2016

aggressionAggression – Thrash Metal – Canada
Fragmented Spirit Devils – 2016
Xtreem Music
8.5/10

Depuis que Sasquatch a ressuscité Aggression en 2014, le groupe semble avoir le vent dans les voiles! Le groupe accumule les tournées depuis et est actuellement en Europe pour propager le chaos Métallique comme dans le bon vieux temps! Fragmented Spirit Devils est le troisième album du groupe et le premier album officiel depuis 1987.

Aggression frappe très fort avec ce nouvel album! Le Thrash Metal acéré d’antan est en avant plan mais la formation ajoute un soupçon de Death Metal puissant dans ses nouvelles pièces. Il est aussi à noter que les influences Classic Rock de Sasquatch se font entendre ici et là au fil des pièces ce qui est d’autant plus évident avec l’excellente reprise de Razamanaz de Nazareth sur laquelle figure justement Manny Charlton, guitariste original et fondateur de Nazareth. Encore une fois les riffs dévastateurs sont maîtres sur ce nouvel album, Sasquatch n’a pas perdu la main et ça s’entend!

Le groupe reprends même Evil Pox qui figurait sur le culte Demo I paru en 1985. Bien que la nouvelle version soit excellente, je préfère de loin l’originale avec Butcher à la voix. Somme toute, Fragmented Spirit Devils est un excellent album de pur Thrash comme dans le temps et les jeunes ont de grosses leçons à retenir de ceci : Les vieux bonhommes sont encore les rois incontestés et l’exemple à suivre!

Cough – Still They Pray – 2016

cough
Cough – Stoner/Sludge/Doom Metal – États-Unis
Still They Pray – 2016
Relapse
8/10

Still They Pray est ma première expérience avec la formation Américaine Cough. Ce nouvel album est le troisième de la formation fondée en 2005 et nous plonge dans un univers vaporeux où la lenteur est à l’avant plan comme dans un cauchemar dans lequel on a peine à avancer.

Avec les guitares fuzzées en évidence et une rythmique lourde et oppressante, Still They Pray a de quoi nous transporter dans un voyage psychédélique hors du commun. Cough nous lance huit pièces abrasives originales et fort bien composées où le riff lent et ultra pesant est de mise. La majorité de l’album est tout de même très bon musicalement mais malheureusement la voix « clean », bien qu’utilisée seulement à quelques endroits, est totalement insupportable, celui qui fait ce type de voix dans le groupe ne sait absolument pas chanter et fausse sans bon sens surtout dans la pièce de fermeture d’album avec la petite guitare acoustique, c’est tout simplement atroce et ça fait saigner des oreilles.

Mis à part ce détail, l’album demeure efficace et les amateurs de Electric Wizard devraient y trouver leur compte.

Clouds Taste Satanic – Dawn of the Satanic Age – 2016

clouds-taste-satanic
Clouds Taste Satanic – Doom Metal – États-Unis
Dawn of the Satanic Age – 2016
Indépendant
8/10

La formation New Yorkaise Clouds Taste Satanic en est à son troisième album de pur Doom ténébreux. Je découvre tout juste la formation avec son plus récent album, Dawn of the Satanic Age et je suis resté un peu surpris d’entendre ce qui se trouvait sur cet album.

Jouant un Doom profond à la manière de Sleep, Clouds Taste Satanic se distingue des autres formations de cet acabit en éliminant les vocaux de sa musique. Combinant des riffs ravageurs à une rythmique en béton et de changements de tempo fréquents, Dawn of the Satanic Age est un album fort intéressant malgré son manque de chants. Justement, l’album semble non terminé dû au fait qu’il soit totalement instrumental. Un peu déroutant à la première écoute car on a l’impression d’attendre le moment crucial qui n’arrive finalement jamais.

Après plusieurs écoutes, on peut faire abstraction de ce détail pour se concentrer sur les dits riffs et découvrir de beaux enchaînements et une progression musicale riche et intelligente. Dawn of the Satanic Age est à écouter impérativement si vous êtes un amateur de lourdeur et de profondeur.

Herman Frank – The Devil Rides Out – 2016

herman-frankHerman Frank – Heavy Metal – Allemagne
The Devil Rides Out – 2016
AFM
8/10

Il y a quelques temps, Herman Frank expliquait le pourquoi il avait pris la décision de quitter Accept. C’est que rendu à 66 ans (!), le guitariste s’est dit être lassé d’être dans l’ombre à jouer les riffs de quelqu’un d’autre et surtout de jouer dans le « Wolf Hoffmann Project », lire ici Accept. Donc, Herman Frank a tout simplement pris la décision de faire ses propres choses et on ne peut lui en vouloir.

The Devil Rides Out est le troisième album solo de Frank. Je n’avais jamais écouté ce qu’il faisait en solo ni par ailleurs ses autres projets en l’occurence Victory, Panzer et Poison Sun. Herman Frank, c’est du pur Heavy Metal teinté de Speed Metal. A ma grande surprise, ça sonne exactement comme Accept… Frank est un excellent compositeur et nous offre douze pièces qui ont possiblement été rejetées par Hoffmann.

Bien que l’album ait quelques pièces de remplissage, la majorité des pi`ces contenues sur celui-ci sont excellentes. Bons riffs, de la puissance à revendre et une très bonne production. Il y a par contre un gros Mais : Le chanteur Rick Altzi (Masterplan) est un chanteur de Power Metal dans la plus pure tradition ce qui gâche énormément les pièces composées par Frank. Le choix d’un chanteur plus traditionnel aurait apporté un gros plus à la musique de Herman Frank. Je verrais très bien un Robert Lowe ou un Chris Boltendhal à la place. C’est un peu dommage que la voix à elle seule vienne démolir de bonnes idées et carrément détruire des chansons complètes mais bon, c’est la vie et passons à autre chose en attendant le prochain Accept…

Wolf Counsel – Ironclad – 2016

wolf-counselWolf Counsel – Doom Metal – Suisse
Ironclad – 2016
Cult of Crickets Productions
8.5/10

Le monde du Doom est devenu au fil du temps une vaste contrée à explorer où réside une multitude de groupes et autant de sonorités. Ce type de Métal lourd et lent est généralement caractérisé par un retour aux sonorités d’un lointain passé, remontant même jusqu’aux origines même du genre Métallique.

Les Suisses de Wolf Counsel n’y font aucunement exception en nous offrant Ironclad leur deuxième album depuis la formation du groupe en 2014. Ici, on fait un vrai retour dans le passé en s’inspirant fortement de Black Sabbath avec certains relents de Count Raven ou encore Saint Vitus. Wolf Counsel joue un Doom à la limite du Stoner avec des riffs incendiaires et mordants.

Même si le groupe n’est pas des plus originaux, les musiciens sont très à l’aise et maîtrise le genre avec brio. Ironclad renferme sept excellentes pièces pour un total de près de 44 minutes de pureté sonore. Un beau retour aux sources qui fait du bien dans les oreilles et qui nous met dans le « beat » pour commencer une journée. Belle découverte pour ma part!

Spiritus Mortis – The Year is One – 2016

spiritus-mortisSpiritus Mortis – Doom Metal – Finlande
The Year is One – 2016
Svart Records
8.5/10

Il est toujours surprenant de constater la longévité des groupes que l’on découvre et s’étonner que plusieurs d’entre eux ont plusieurs décennies d’existence. Je découvre tout juste la formation Spiritus Mortis qui a été fondée en 1987! Bien qu’ayant sorti pas moins de huit démos entre 1990 et 2002, ce n’est qu’en 2004 que la formation Finnoise a sorti son premier album.

The Year is One est le quatrième album sorti sur Svart Records, étiquette connue pour avoir en ses rangs entres autres les formations Sabbath Assembly, Oranssi Pazuzu et Night Viper. Spiritus Mortis fait dans le Doom traditionnel ayant de fortes ressemblances avec Candlemass, Trouble, Grand Magus et Lord Vicar. Compositions fort bien structurées, sonorités lourdes et épiques et une production puissante, tels sont les ingrédients qui font de The Year is One un excellent album.

Pas de poudre aux yeux, ni de trucs de charlatans. Spiritus Mortis va droit au but : Du Doom bien ficelé et dans les dents. De très bons riffs et une très bonne voix avec une rythmique solide et profonde. Je ne connaissais pas ce groupe mais il entre suffisamment dans mes cordes pour que je jette les deux oreilles sur les trois albums précédant The Year is One. Je recommande fortement cet album à tous les amateurs de riffs lourds et puissants!

Phosphorus – Dévastation – 2016

phosphorusPhosphurus – Black/Thrash Metal – Canada
Dévastation – 2016
Indépendant
8/10

Cette semaine je découvre la formation de Québec Phosphorus avec son mini album Dévastation paru en Septembre dernier. Je connaissais la formation de nom depuis un bon bout de temps mais je n’avais guère eu l’occasion d’écouter réellement ce que le groupe Québécois avait à proposer.

Dévastation est un mini album de cinq pièces incluant un intro et un outro ainsi que trois pièces complètes ayant pour titre Dévastation I-II et III. Le Thrash Metal étant fort présent dans la musique de Phosphorus, on ressent certaines influences de groupes de la vieille école surtout au niveau du « riffing ». Mais c’est au niveau du Black Metal que le quintette se démarque se voulant très mélodique avec des idées se rapprochant de Skeletonwitch tout en ayant une approche plus froide et agressive à la manière de la formation Américaine Absu.

Ce mini album est assez court et ne nous laisse pas grand temps pour s’imprégner de la musique du groupe et un accordement un peu plus bas permettrait d’aller chercher plus de gras et de profondeur dans les pièces pour ajouter une dose de puissance supérieure. Je vais écouter le premier album Assassinat dans les prochaines semaines pour pouvoir m’en mettre un peu plus sous la dent.

Wretch – Wretch – 2016

wretchWretch – Doom Metal – États-Unis
Wretch – 2016
Bad Omen Records
8.5/10

Wretch est le tout nouveau groupe de Karl Simon, ex-membre de The Gates of Slumber. Il est à noter que le nom du groupe provient du titre du dernier album de The Gates of Slumber, possiblement pour assurer une certaine continuité.

La toute nouvelle formation n’est pas si différente de TGOS, on évolue dans le même registre et les même tonalités Doom de la vieille école dans la veine de St-Vitus ou Cathedral avec certaines influences de très vieux Heavy Metal à la Judas Priest mêlé à Black Sabbath. Wretch perpétue la flamme Doom dans sa plus simple expression, crue, franche et directe.

Ce premier album est très satisfaisant et ça augure très bien pour le futur. Du bon Doom puissant et écrasant. Idéal pour les longues heures de route à manger de l’asphalte!

Vader – The Empire – 2016

vaderVader – Death/Thrash Metal – Pologne
The Empire – 2016
Nuclear Blast
8/10

Quel amateur de Death Metal ne connait pas Vader? Formé en 1983, la formation Poilnaise en est à son treizième album depuis 1992. Reconnu pour sa grade vitesse et ses solos féroces, Vader ne fait pas exception sur The Empire, son tout nouvel album paru sur Nuclear Blast.

Quelques changements sont survenus depuis Tibi Et Tigni paru en 2014. Je passe outre l’album de reprises paru en 2015 que je n’ai pas écouté et que je n’écouterai pas de toute façon. Moi et les reprises, ça fait deux. Même si Vader a toujours les riffs Thrash et Death qui ont fait sa renommée, The Empire sonne malheureusement vide et manque de punch, le côté gras du groupe est disparu dans la production même si celle-ci est très bonne.

Malgré plusieurs bonnes pièces, l’album n’arrive pas à nous emballer comme Welcome to the Morbid Reich ou Tibi Et Tigni. Il manque un gros quelque chose. Notons tout de même le clin d’oeil à John Williams et son thème impérial dans la pièce Genocidus, après tout le groupe ne s’appelle pas Vader pour rien! Somme toutes un bon album mais qui manque de mordant et légèrement de convictions.

Seremonia – Pahuuden äänet – 2016

seremoniaSeremonia – Psychedelic Rock/Doom Metal – Finlande
Pahuuden äänet – 2016
Svart Records
7/10

Mon engouement pour le Doom et le Psychedelic Rock m,a fait connaître bon nombre de formations que j’apprécie beaucoup et je continue à en découvrir régulièrement. Ma plus récente découverte est une formation Finnoise répondant au nom de Seremonia. C’est suite au visionnement du vidéo pour la pièce Kuoleman planeetta que je me suis dit que le groupe devait forcément en valoir la peine.

Pour être psychédélique, ça l’est et pas à peu près. Tellement que ça en devient expérimental et cacophonique par moments. Bien qu’il y ait d’excellentes idées dans chacune des pièces, il y a toujours cette facette d’expérimentation qui vient embrouiller le tout. Tellement expériemental qu’on se demande parfois si le groupe joue droit ou cette expérimentation cache un certain manque de rythme chez certains membres du groupe.

La voix de la chanteuse est pratiquement toujours masquée par de la réverbération et des effets de délai ce qui le tout certes très bizarre et très « trip d’acide » mais au bout du compte on se demande si c’est justement pour camoufler sa voix ou justement un manque de talent. Le fait de chanter dans la langue maternelle apporte une touche encore plus spéciale au son du groupe. Au final, après quelques écoutes de l’album, je dois avouer que ce n’est pas pour moi. Je suis un très grand amateur de musique expérimentale et le côté bizarre ne m’a jamais rebuté au contraire mais cette fois-ci, ça ne tient juste pas debout, les pièces partent dans toutes les directions et rien ne se tient vraiment.

Dommage, il y a tellement de bons riffs et d’idées là dedans que je suis dans l’incompréhension la plus totale à savoir pourquoi ces idées ont été « scrapées » de la sorte.

Sahg – Memento Mori – 2016

sahgSahg – Doom/Progressive Metal – Norvège
Memento Mori – 2016
Indie Recordings
8.5/10

Voici une formation que je ne connaissais nullement et qui en est à son cinquième album. La formation Norvégienne Sahg avec son nouvel album Memento Mori donne dans un mélange de Doom et de progressif pas piqué des vers du tout avec une sonorité très distinctive et assez originale.

Musicalement très éclaté et utilisant diverses sonorités et textures, Sahg sort de l’ordinaire avec des pièces différentes les unes des autres ayant une intensité propre à chacune d’elle. Bien que le Doom et le Progressif soient le point de mire de la formation, il règne dans la musique de Sahg des relents Heavy Metal de la vieille école avec une voix ayant certaines similarités avec Ozzy Osbourne par moments tout en étant légèrement plus agressive.

On pourrait trouver des similitudes tantôt avec Grand Magus ou Orchid par moments mais aussi certains relents à la Enslaved ou encore Ihsahn sans les vocaux gutturaux. Le rock pur est aussi très présent notamment dans la pièce Silence the Machines qui offre un tempo très rythmé sans tomber dans la super vitesse. Bref, Memento Mori est une belle surprise de 2016 et un album à prendre en considération pour tout amateur de musique Métal intelligente et bien structurée.

Asteroid – III – 2016

asteroidAsteroid – Hard Rock/Psychedelic Rock – Suède
III – 2016
Fuzoorama Records
8.5/10

Voici une bien belle découverte avec la formation Suédoise Asteroid. Avec un nom comme ça, il était évident que ça piquerait ma curiosité et j’ai été agréablement surpris dès les premières de Pale Moon avec sa guitare lancinante et sa ligne de basse punchée.

Comme son titre l’indique, III est le troisième album de la formation qui nous plonge dans le passé pour un voyage spatio-temporel hors du commun. Bien que les sonorités du groupe aient été empruntées à des formations progressives et hard rockdes années 70, Asteroid a tout de même le mérite d’offrir un son unique et fort divertissant.

L’album comporte sept pièces différentes les unes des autres offrant diverses textures et tempos tout en conservant un fil conducteur qui relie le tout de façon magistrale. Pour se situer un peu, on pourrait qualifier Asteroid d’un savant mélange entre Uncle Acid and the Deadbeats, Blood Ceremony et The Beatles. Rien de moins. Si vous aimez le son pur des années 70 avec ses guitares fuzzées, son orgue hammond et ses structures changeantes, Asteroid est une excellente source de cette vitamine qui font de cette musique un élément explosif et énergique. Crinquez le volume à 11 et dégustez!

Pixies – Head Carrier – 2016

pixiesPixies – Indie Rock/Post Punk– États-Unis
Head Carrier – 2016
RAK Studios
8.5/10

Ça remonte à loin, très loin même ma rencontre musicale avec Pixies. C’était en 1988 avec le premier album Surfer Rosa qui avait pris le monde Alternatif par surprise. Puis, Doolittle avec ses airs un peu plus Sixties est apparu et Pixies a été propulsé parmi les grands du genre. Je n’avais guère aimé Bossanova, troisième album du groupe pour le délaisser complètement au début des années 90.

J’ai réalisé, en écoutant le nouvel album Head Carrier que Pixies était revenu avec un cinquième album en 2014, album qui est possiblement passé complètement sous le radar. Donc c’est en croyant que le groupe revenait en fait cette année que je l’ai écouté ce Head Carrier. À vrai dire, j’ai été quand même agréablement surpris! C’est du Pixies pur et dur comme dans le temps avec ses influences des annmées soixante et sa saveur un peu pop par moments.

Frank Black, Joey Santiago et David Lovering sont maintenant appuyés par Paz Lenchantin qui prends la place vacante de Kim Deal à la basse. Si vous avez aimé les premiers albums de groupe à la din des années 80 et débuts 90, Head Carrier est tout à fait indiqué et fait admirablement suite aux deux premiers classiques du groupe. Belle réussite sonore!

Crowbar – The Serpent Only Lies – 2016

crowbarCrowbar – Sludge Metal – États-Unis
The Serpent Only Lies – 2016
Steamhammer
8.5/10

Mon incursion dans le monde du Sludge est assez récente et je découvre petit à petit un monde fascinant de lourdeur et de puissance. Connaissant de nom depuis plusieurs années la formation Crowbar, je ne m’étais jamais arrêté à écouter ce que ce groupe Américain avait à offrir. J’ai sûrement entendu des pièces de la formation au cours des vingt dernières années mais pas suffisamment pour prendre connaissance de la discographie de façon générale.

C’est donc avec ce onzième album intitulé The Serpent Only Lies que je découvre le mur de son de Crowbar. A ma grande surprise, je constate que la musique de Crowbar n,est pas si loin du Doom en fin de compte. Le son est puissant et massif et le groupe est assez à l’aise avec les riffs qui sont fort intéressants. Ici, pas de vitesse excessive, on mise sur la lenteur et les atmosphères lourdes.

Le son de Crowbar est assez unique et il est difficile d’associer des sonorités issues d’autres formations mais disons qu’un habile mélange de Black Sabbath avec du Hardcore de la vieille école serait une piste de départ. Quoiqu’il en soit, j’ai tout de même dix albums en pas moins de vingt-cinq ans pour rattraper ce que j’ai manqué de la part de Crowbar. J’aime bien ce que j’entends et je compte bien rattraper le temps perdu dans un avenir assez rapproché. A écouter immédiatement!

Testament – Brotherhood of the Snake – 2016

testamentTestament – Thrash Metal – États-Unis
Brotherhood of the Snake – 2016
Nuclear Blast
8/10

Douzième album pour la légendaire formation Testament qui est pratiquement un genre de Supergroupe comptant dans ses rangs des sommités telles que Gene Hoglan, Steve DiGiorgio, Alex Skolnick ou encore Chuck Billy. Bien que Brotherhood of the Snake soit loin derrière The Gathering en frais d’excellence, il n’en demeure pas moins que c’est meilleur que bien des pseudos groupes Thrash émergents qui photocopient les pionniers.

Ce nouvel album est à l’image de ce que l’on attends de la part des vétérans du Thrash Metal Californien. D’excellents riffs, de la puissance et une solidité marquée. Les pièces sont toutes assez bonnes en général mais certains passages plus mélodiques, surtout au niveau des refrains, viennent briser la puissance générée par les guitares la basse et la batterie. Chuck Billy est certes en grande forme mais les refrains un peu doucereux sont un peu difficiles à avaler.

Brotherhood of the Snake est un album correct qui s’écoute bien d’un bout à l’autre mais qui ne révolutionne pas le genre. Testament s’est assis sur ce qu’il fait de mieux sans pour autant l’améliorer. Excellent en faisant la vaisselle comme musique de fond énergique pour nous donner un petit « boost » pour effectuer nos tâches quotidiennes.

Ewigheim – Schlaflieder‬ – 2016

ewigheimEwigheim – Gothic Metal – Allemagne
Schlaflieder‬ – 2016
Massacre Records
7.5/10

La passion pour le Gothic Rock est bien connu chez Allen B. Konstanz et Schwadorf. Juste à écouter la discographie de The Vision Bleak pour comprendre que ce type musical est bien ancré et coule dans les veines des deux talentueux personnages. Ces deux excellents musiciens ont plusieurs autres projets dont Ewigheim que je ne connaissais aucunement et que je découvre ces jours-ci.

Étant un très grand fan de The Vision Bleak, je m’attendais à une musique beaucoup plus musclée de la part de Ewigheim mais non, le groupe joue dans la mélancolie très froide et très lente. Si au moins les pièces lentes étaient puissantes avec des parcelles de Doom ça passerait mieux mais non, c’est lent, mou et très dépressif. Le fait de chanter en allemand accentue la mélancolie allant même ajouter une touche irritante de Neue Deutsche Harte.

Mais, il y a quelques pièces plus rapides comme Ein Stück näher et Besessen & entseelt qui rivalisent grandement avec des classiques du Gothic Rock comme This Corrosion de Sisters of Mercy ou Begrab Mein Herz de Xmal Deutschland. Cet album n’est pas mauvais mais il n’entre pas vraiment dans mes cordes. Je vais par contre visiter la discographie du groupe par simple curiosité pour voir si tous le répertoire de Ewigheim est également lent et dépressif comme Schlaflieder ou bien s.il y a une chance d’entendre du bon Gothic Rock rythmé et enflammé.

Harm – October Fire – 2016

harmHarm – Thrash Metal – Norvège
October Fire – 2016
Battlegod Productions
7.5/10

Il aura fallu 5 années à Harm pour sortir la suite de Demonic Alliance. A l’époque cet album m’avait quand même assez plu malgré le peu d’originalité qui s’en dégageait mais j’avais tout de même oublié rapidement l’existence de cette formation Norvégienne. C’est en constatant la sortie de October Fire que je me suis souvenu du groupe. J’ai donc pris l’initiative d’écouter ce nouvel album pour voir l’évolution et savoit où était rendu Harm dans son cheminement.

En fait, Harm n’a pas avancé ni évolué mais n’a pas reculé dans son cheminement musical. On retrouve encore du Thrash Metal à la manière de Kreator et Sodom avec de très bons riffs et suffisamment d’idées pour que le groupe garde la tête hors de l’eau et nous tenir un peu réveillés. La production est adéquate et le jeu des musiciens est assez élevé. Harm est loin d’être un groupe médiocre mais pas original pour deux sous. C’est possiblement voulu mais c’est loi d’être un gros « wow!! ».

Harm remâche ce qui a déjà été fait maintes fois mais il le fait bien. October Fire est un album correct qui passe bien dans une soirée animée où la musique est remise à l’arrière plan. Efficace mais sans plus, je risque d’oublier encore une fois l’existence du groupe pour les cinq prochaines années.