Sadist – Season in Silence – 2010

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1223
Sadist – Season in Silence – 2010
Italie

Malgré son titre évocateur et sa pochette qui pourrait porter à confusion, Season in Silence de Sadist est loin d’être un album de Noël. Blague à part, la formation Italienne récidivait en 2010 avec son sixième album qui se voulait une fois de plus explosif et rempli de textures et de sonorités diverses nous faisant définitivement oublier le désastreux Lego. Dans la grande communauté métallique mondiale, de plus en plus de groupes s’orientaient vers des structures plus progressives et plus techniques et Sadist peut se targuer d’être un des instigateurs d’un mouvement qui avait pris une ampleur démesurée. En effet, le groupe Italien fait partie de la première vague de groupes ayant mélangé des idées plus éclatées en poussant la technicité et la complexité à un plus haut niveau et Season in Silence prouvait ce fait avec ses atmosphères planantes de claviers vaporeux enveloppant des riffs de guitare compliqués à cheval entre le Death Metal brutal, le Progressif et le Jazz. Sadist fut l’un des premiers groupes à démystifier la basse en lui donnant un rôle de premier plan et en la complexifiant d’avantage pour apporter des rythmiques de plus en plus intrigantes. Season in Silence fait partie de ces albums mémorables qu’Il faut prendre connaissance pour bien comprendre l’évolution de la musique extrême et complexe.

1349 – Demonoir – 2010

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1222
1349 – Demonoir – 2010
Norvège

Le Black Metal n’a jamais été une musique qui s’adressait à monsieur et madame tout le monde. Parfois désignée comme étant élitiste, le genre ciblait une catégorie d’amateurs de musique hors normes et se devait de demeurer loin des normes établies. La formation Norvégienne 1349 a toujours suivi son instinct au fil des albums, faisant fi de ce que ses fans pouvaient dire, sa musique était à prendre ou à laisser et aucun compromis n’était envisageable. Avec Demo noir, le groupe revenait à ses racines Black Metal de ses débuts tout en gardant certains éléments expérimentaux qui avaient fait frémir la communauté avec l’album précédent. Chaque pièce de l’album été précédée et suivie par une pièce instrumentale plus expérimentale nommée Tunnel qui donnait un fil conducteur très malsain entre deux pièces pour former un tout cohérent et malaisant. On retrouvait le 1349 qui s’était fait connaître grâce à ses riffs bien aiguisés et sa rythmique à fond la caisse. Demonoir pouvait être considéré comme étant la véritable suite de Hellfire et chose certaine c’est que cet album ne s’adressait pas du tout aux oreilles timides et aux âmes sensibles. Un excellent album de pur Black Metal pas gentil du tout à écouter à haut débit sonore.

Valborg – Crown of Sorrow – 2010

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1221
Valborg – Crown of Sorrow – 2010
Allemagne

Nul n’a besoin d’être extrêmement connu pour influencer tout un pan de l’histoire musicale et de faire bouger les choses. Il est indéniable que chaque groupe ayant existé ou existant toujours à petite, moyenne ou grande échelle a eu un impact sur d’autres pour ainsi forger le genre primaire et ses sous genres. Par ses riffs dissonants et les structures bizarroïdes de ses compositions, le trio Allemand Valborg a, sans le vouloir, influencé plusieurs autres musiciens à se sortir la tête du trou et d’accepter que le non standard et l’expérimentation pouvaient être incroyablement fascinants et riches en sonorités et textures diverses. S’appuyant sur des relents Industriels entremêlés d’éléments Progressifs et d’atmosphères sombres, Valborg avait réussi à se démarquer avec une musique originale qui sortait des sentiers battus et des standards métalliques. Crown of Sorrow demeurait un album très « underground » mais hyper important pour ce qui allait suivre. Si vous aimez le Doom Progressif et intriguant, Valborg est définitivement un groupe à considérer pour découvrir un univers sonore à l’opposé de ce qui se fait habituellement dans les lignes directrices générales de la grande famille métallique. À écouter sans réserves avec le volume au fond sans avoir peur de l’inconnu!

The Vision Bleak – Set Sail to Mystery – 2010

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1220
The Vision Bleak – Set Sail to Mystery – 2010
Allemagne

Le duo The Vision Bleak avait, dès son premier album, remis les pendules à l’heure face à ce qu’on appelle la musique Gothique. Ici, il n’était pas question de Gothique de pacotille joué par des extraterrestres habillés en noir et juchés sur des bottes à plateforme. Le duo rendait hommage aux pionniers du genre en musclant les guitares et la rythmique et en s’inspirant d’écrits comme ceux de Lovecraft et autres maîtres de l’horreur et de la noirceur. The Vison Bleak donnait une texture musicale à ses compositions avec une atmosphère provenant des années 1700 avec l’imagerie à la Dracula. Set Sail to Mystery avait frappé très fort en 2010 avec des compositions froides et sombres tricotées avec des riffs lourds auxquels on rajoutait du piano et des claviers au fil des pièces pour donner plus de tonus et de mystère autour des pièces. Markus Stock et Tobias Shönermann prouvaient une fois de plus qu’Lils étaient des génies de la composition mais surtout des arrangements. Un album parfait qui nous enseignait ce que le véritable Métal Gothique se devait être.

Avantasia – The Wicked Symphony – 2010

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1219
Avantasia – The Wicked Symphony – 2010
Allemagne

Il est très rare que j’acquiesce à des demandes de chroniques spécifiques mais étant donné que la grande évolution métallique c’est un peu l’affaire de tous les fans de musique bruyante, la chronique de ce matin est une demande spéciale d’un lecteur et tombe en plein dans la chronologie qui a été instaurée en août 2020. Je me suis fait reprocher durant ces trois dernières de ne pas suffisamment parler du Power Metal, c’est vrai et j’ai mes raisons dont une qui est capitale : ne pas m’aventurer dans le volet « commercial » de la musique dite métal, créneau d’un bon nombre de groupes de Power Metal. Est-ce que la formation Allemande Avantasia fait partie de ce créneau? Bien évidemment! Le projet solo de Tobias Sommet, vocaliste de Edguy, a été mis en place pour aller chercher un plus vaste public et l’amener vers des sonorités plus grinçantes et plus rapides et dans ce merveilleux monde de la grande famille métallique, il n’y a pas que de la musique extrême. Avantasia comporte des virtuoses dans son équipe et sur ce cinquième album on retrouve même Eric Singer (Kiss) à la batterie. Avantasia c’est un peu comme un supergroupe dont les membres se sont réunis pour démystifier la musique Métal et la rendre plus accessible. The Wicked Symphony est un excellent point de départ pour ceux et celles qui ont envie de se muscler les oreilles un peu plus et qui ne savent pas par où commencer. Outre l’aspect symphonique, on y retrouve tous les ingrédients qui font d’un album un succès instantané : Riffs mélodiques bien ficelés, rythmique puissante et refrains accrocheurs avec une voix propre au genre sur des compositions épiques. Est-ce que Avantasia a influencé le monde métallique? Bien sûr que oui, comme chaque groupe de la planète a pu le faire à sa façon et à divers degrés depuis les tout débuts en 1970.

Darkthrone – Circle the Wagons – 2010

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1218
Darkthrone – Circle the Wagons – 2010
Norvège

Qu’on soit en accord ou non, qu’on aime ou pas, il est indéniable que Darkthrone est toujours demeuré fidèle à lui-même et est toujours aussi intègre qu’à ses débuts. Le duo a toujours tenté de se renouveler tout en en gardant son éthique et sa sonorité de la vieille école, jouant avec des sonorités Black Metal abrasives, des éléments plus Punk ou carrément de pur Heavy Metal. Justement, sur Circle the Wagons Fenriz et Nocturno Culto nous avaient fait toute une surprise en s’orientant vers un Heavy Metal pur et dur au détriment de son Black Metal habituel. Les fans n’avaient pas compris cette orientation musicale mais en y réfléchissant bien, cette « nouvelle » facette de Darkthrone collait parfaitement à ce que le groupe faisait depuis ses débuts. Pas de compromis et surtout pas de faux semblants. Le duo était fan des groupes des années 80 et s’en était toujours inspiré, donc le fait de nous servir un album fortement teinté de Heavy Metal des premières heures était tout à fait justifié voire essentiel pour éviter de stagner et de répéter la même chose encore et encore. Darkthrone n’a au grand jamais sorti un mauvais album et Circle the Wagons en était une autre preuve. Un excellent album rempli de nostalgie sonore composé et rendu à la perfection.

Cathedral – The Guessing Game – 2010

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1217
Cathedral – The Guessing Game – 2010
Angleterre

Alors que nous pensions avoir tout entendu en bizarreries sonores de la part de Cathedral, le groupe nous avait pris par surprise avec un album double en 2010. The Guessing Game semblait effectivement des plus curieux mais après quelques écoutes, on découvrait que cet album double était tout simplement du Cathedral à son meilleur avec son Doom psychédélique rempli de riffs mémorables et de structures très progressives qui prenaient leur source directement des groupes Prog des années 70. Malgré les interrogations et les avis différents, nous ne pouvions que faire le constat que Cathedral évoluait musicalement et se dirigeait vers d’autres contrées musicales avec des textures et des idées plus expérimentales que jamais. Laissons un chance à cet album hors du commun, réécoutons-le attentivement pour bien comprendre le cheminement de Lee Dorian et sa troupe et surtout pour bien comprendre pourquoi cet album était en avance sur son temps et très influent pour le Métal d’aujourd’hui.

Triptykon – Eparistera Daimones – 2010

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1216
Triptykon – Eparistera Daimones – 2010
Suisse

Le nom de Tom G. Warrior, de son vrai nom Thomas Gabriel Fischer est un des plus connus du monde métallique extrême. Il est connu pour avoir donné vie à Hellhammer, à Celtic Frost, Apollyon Sun et finalement à Triptykon. Cette dernière incarnation de son trio de groupes (de son propre aveu, il ne compte pas Apollyon Sun dans le lot) était la suite de Celtic Frost après son départ en 2008. Il faut dire que Monotheist, dernier album de Celtic, aurait pu très bien être le premier album de Triptykon tant les similitudes sont grandes entre les deux entités. Fischer avait décidé de fuir la toxicité présente entre certains membres de Celtic Frost et en formant Triptykon, il s’assurait de tenir cette toxicité loin de son parcours musical faisant place à un immense retour créatif avec ce premier album de Triptykon. Eparistera Daimones nous motrait un Fischer en pleine possession de ses moyens et proposait une musique abrasive, lourde et excessivement puissante à l’image de ce qui avait été fait avec Hellhammer puis avec Celtic Frost. Ce premier album était tout simplement une évolution vers quelque chose de plus grand sur le plan musical et Triptykon allait devenir cet amalgame sonore qui avait fait les beaux jours des deux premières formations légendaires. Fischer revenait en pionnier qu’il avait toujours été plus éclairé et plus influent que jamais et laissait transparaître cette évolution sur les neuf pièces et les soixante-douze minutes de cet album magistral. Un retour puissant et fort réussi et un album qui ne laisserait personne indifférent.

Unleashed – As Yggdrasil Trembles – 2010

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1215
Unleashed – As Yggdrasil Trembles – 2010
Suède

Diantre! Je m’aperçois que je suis passé à côté de la quasi-totalité de la discographie de Unleashed! Honte à moi d’avoir sciemment (oui oui!) évité de parler de cet excellent groupe Suédois dont l’influence n’est pas à dénigrer, au contraire! Unleashed entre dans le créneau du Death Metal mélodique noirci et ce dixième album qu’est As Yggdrasil Trembles, album avec lequel j’ai connu la formation il faut le dire, poursuivait la tradition d’excellence musicale laissée par le groupe au cours des trois dernières décennies. Musicalement parlant, Unleashed n’inventait ou ne réinventait pas vraiment un genre ou des genres en particulier mais ses compositions ont eu (et ont toujours) le mérite d’être solides et bien ficelées et avec le recul, on peut s’entendre sur le fait que le groupe Suédois n’a jamais sorti un mauvais album au cours de sa carrière. As Yggdrasil Trembles fait foi de l’héritage sonore laissé par le groupe et je m’incline bien bas en signe de plates excuses pour avoir sans vraiment le vouloir volontairement omis d’en parler après le deuxième album paru en 1992… À écouter et à savourer sur le champ!

Immolation – Majesty and Decay – 2010

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1214
Immolation – Majesty and Decay – 2010
États-Unis

La formation Américaine immolation est l’une des plus vieilles formations de Death Metal au monde à toujours subsister de nos jours. Le groupe tournant autour de Ross Dolan et Robert Vigna a certes eu de multiples musiciens dans son alignement au fil des décennies mais cela n’a jamais empêché le duo de devenir l’une des plus grosses pointures du Death Metal mondial. Son huitième album, Majesty and Decay, poursuivait la tradition d’excellence musicale entreprise au début des années 90 en nous balançant par la tête des riffs abrasifs très techniques bien assis sur des structures complexes et brutales. Immolation est l’un de ces groupes pionniers à n’avoir pas vraiment changé de formule au fil des albums si ce n’est que de s’améliorer dans la dextérité sur les instruments. Le crédo était de faire un Death Metal puissant et dynamique ce qui a été respecté tout au long de la carrière du groupe. Immolation n’a jamais fléchi et a toujours livré la marchandise sans se rabaisser à vouloir devenir plus populaire en adoucissant sa sonorité. Majesty and Decay est un parfait exemple d’intégrité et de savoir faire en matière de Death Metal et un incontournable du genre.

Carach Angren – Death Came Through a Phantom Ship – 2010

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1213
Carach Angren – Death Came Through a Phantom Ship – 2010
Pays-Bas

Le monde du métal symphonique en a fait du chemin depuis ses premiers pas vers la fin des années 80. Au fil des décennies, nous avons vu déferler une vague de groupes qui ont façonné et peaufiné le genre chacun à sa manière tout en s’imposant pour se faire prendre au sérieux et surtout pour que le métal tout entier soit vraiment pris au sérieux. Des génies du genre il y en a beaucoup et un groupe se démarque depuis le milieu des années 2000. Avec un premier album plus ou moins remarqué, la formation Néerlandaise Carach Angren avait pris d’assaut ce monde symphonique avec aplomb et avait suffisamment de succès dans le monde underground pour sortir un deuxième album beaucoup étoffé sur lequel on pouvait vraiment mesurer le talent et le génie de composition de Dennis Droomers et de Clemens Wijers avec des arrangements de musique classique à couper le souffle bien ancrés dans des pièces brillamment construites. Ce deuxième album permettra au groupe de se tailler une place de choix dans le monde de la mudique extrême ainsi que de décocher un contrat avec le label majeur Season of Mist. Si vous êtes amateurs de Cradle of Filth ou Dimmu Borgir, dites-vous que Carach Angren est largement au-dessus de ces deux entités populaires pionnières du genre. Un album fantastique qui nous transporte dans un univers sonore horrifique et épique digne d’une trame sonore d’un film de Tim Burton!

Rotting Christ – Aealo – 2010

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1212
Rotting Christ – Aealo – 2010
Grèce

Rotting Christ a une longue feuille de route presque sans failles. Est-ce que les frères Tolis ont déjà sorti un mauvais album? La réponses est non, ni même un album moyen. Le duo a su se réinventer d’album en album sans tomber dans le piège de la répétition et de la stagnation. Du Balck Metal plus cru des débuts, le groupe n,a gardé que le côté noir pour migrer vers une musique plus complexe et plus majestueuse et le dixième album, Aealo, montrait clairement que le groupe s’orientait vers autre chose au grand dam de certains fans qui ont de la difficulté avec le changement et l’évolution. Aealo montrait que Sakis Tolis était un génie sur le plan musical et un compositeur hors pair qui savait se renouveler en allant de l’avant. Ce dixième marquait le début d’une nouvelle ère pour Rotting Christ et la suite n’en serait que plus spectaculaire sur le plan des arrangements et de l’instrumentation. Un des excellents albums de la discographie du groupe qu’il faut découvrir sur le champs si ce n’est déjà fait!

Borknagar – Universal – 2010

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1211
Borknagar – Universal – 2010
Norvège

Du Black Metal cru et direct de ses débuts, Borknagar était depuis longtemps passé à une musique plus léchée et plus complexe mettant en avant plan des structures plus étoffées et des arrangements à couper le souffle. Sur Universal, le niveau de composition était plus élevé et la présence de Vintersorg ne devait pas être très étrangère à cette transformation musicale qui avait pris place avec Empiricism en 2001 même si la musique était entièrement signée Øystein G. Brun. Les claviers, le piano et l’orgue Hammond venaient pimenter les textures en apportant un petit côté Progressif au tout et rendant les pièces plus intéressantes au niveau des sonorités. Borknagar est un pionnier du vaste monde métallique tant pour le Balck metal que pour le Viking Metal et le métal Progressif. Au fil de sa discographie le groupe Norvégien a su s’enrichir de sonorités incroyables et Universal était là pour prouver hors de tout doute que Borknagar était un chef de fil en son genre. Un excellent album très influent qui a changé le cours de l’histoire métallique à sa façon.

Finntroll – Nifelvind – 2010

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1210
Finntroll – Nifelvind – 2010
Finlande

Finntroll, phénomène du Folk Metal qui a su s’imposer comme pilier du genre, continuait à conquérir la planète en allant chercher de plus en plus d’adeptes grâce à sa musique noire et festive. Son cinquième album, Nifelvind, offrait une légère évolution dans le son global du groupe en proposant des riffs encore plus acérés sur une rythmique rapide et puissante tout en gardant en tête de combiner la musique traditionnelle Finlandaise sur des compositions de plus en plus épiques. Les arrangements brillants de Trollhorn devenaient de plus en plus complexes et riches en textures diverses faisant de la musique de Finntroll un son souvent imité mais jamais égalé. Le groupe Finlandais est devenu l’un des maîtres penseurs du genre et Nefelvind nous rappelait cette réalité à l’effet que Finntroll est un élément très important pour l’évolution métallique mondiale.

Uncle Acid and the Deadbeats – Volume 1 – 2010

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1209
Uncle Acid and the Deadbeats – Volume 1 – 2010
Angleterre

Dans la recherche vers une évolution musicale, il est intéressant de constater que le retour au passé est cyclique et revient à des périodes données. Vers le milieu des années 2000, plusieurs groupes se sont tournées vers le passé pour pimenter leur son et ainsi faire évoluer les choses dans le vaste monde du Heavy Metal. On revenait donc inexorablement vers les sonorités des pères fondateurs et c’est ainsi qu’on a vu naître une multitude de groupes et tout un mouvement qui revenait au début des années 70 avec les Black Sabbath et autres groupes de Hard Rock psychédélique pour se forger un « nouveau » son. Uncle Acid and the Deadbeats avait mélangé le Doom Metal traditionnel avec les structures musicales à la fois complexes et très seventies avec des guitares abrasives et des claviers et autres orgues Hammond pour se doter d’une sonorité lourde et très occulte pour développer un tout nouveau pan de l’histoire métallique. Volume 1 faisait partie de ces albums underground surprenants qui avaient ouvert la voie à cette mouvance vers le passé qui nous donnera des groupes fantastiques comme entre autres Blood Ceremony, Lucifer ou encore Ghost qui était sur le point de prendre la planète d’assaut. Uncle Acid est rapidement devenu un monument très important dans cette belle évolution métallique en nous rappelant d’où ce Heavy Metal provenait et en faisant découvrir les racines profondes à une toute nouvelle génération. La suite en serait d’autant plus spectaculaire avec les sorties qui mijotaient un peu partout sur la planète.

Fear Factory – Mechanize – 2010

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1208
Fear Factory – Mechanize – 2010
États-Unis

2010 avait non seulement été marqué par le grand retour de Fear Factory sur disque, il marquait également le retour de Dino Casares à la guitare après plusieurs années d’absence. Casares et Bell s’étaient entourés d’une super section rythmique avec Gene Hoglan à la batterie et Byron Strout à la basse faisant de Fear Factory un supergroupe. Sur ce huitième album, on retrouvait une fois de plus Rhys Fulber (Front Line Assembly) aux arrangements de claviers et à la programmation mécanique et Fear Factory renouait avec ses origines en offrant des compositions dignes de ce nom et du son originel du groupe. Le duo de Casares et Bell prouvait une fois de plus qu’il était l’un des grands maîtres du Métal Industriel et un éternel influenceur dans le genre difficile à imiter. Un album sauvage, méticuleux avec une force de frappe à la précision chirurgicale qui est très important dans la discographie du groupe.

Ihsahn – After – 2010

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1207
Ihsahn – After – 2010
Norvège

Ihsahn. Il en a fait du chemin le petit cul de 16 ans qui avait fondé Emperor en 1991. Le bonhomme était déjà un pionnier et une légende en tant qu’un des fondateurs du Black Metal Scandinave avec seulement quatre albums avec Emperor, il est devenu un genre de Dieu de la musique extrême et avait poussé son évolution musicale beaucoup plus loin avec son projet solo. Certains reprochaient à Ihsahn de s’éloigner de la pureté Black Metal de ses débuts mais de l’aveu lui-même de l’artiste, il ne pouvait tout simplement continuer à stagner dans cette voie durant toute sa carrière, il lui fallait explorer d’autres avenues sonores en expérimentant avec les textures, les structures et divers instrumentations pour pouvoir aller plus loin dans son cheminement. Avec son troisième album solo, Ihsahn avait trouvé une maison avec Candlelight Records qui l’aiderait dans sa démarche artistique sans trop se mettre des balises pour plaire au plus grand nombre. After en avait surpris plus d’un, c’était un album ambitieux qui sortait de l’ordinaire et qui prouvait que le musicien en était un vrai de vrai. Ses talents de compositeur, d’arrangeur et de producteur ne pouvaient plus être remis en question, Ihsahn avait franchi la ligne entre faire de la musique et faire de l’art et After c’était justement de l’art dans la plus pure de ses formes. Un excellent album à découvrir si ce n’est déjà fait et un bijou pour le Métal Progressif.

Arkaik – Reflections Within Dissonance – 2010

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1206
Arkaik – Reflections Within Dissonance – 2010
États-Unis

La course vers l’ultra technique se poursuivait à l’échelle mondiale et de plus en plus de groupes s’orientaient vers cette facette musicale pour étaler des prouesses inimaginables. Ayant eu un certain « succès » avec son premier album, la formation Américaine Arkaik avait obtenu un contrat avec Unique Leader pour la sortie de son deuxième opus. Sur Reflections Within Dissonance, le niveau de complexité avait été multiplié par deux ce qui rendait les compositions de plus en plus étourdissantes pour les oreilles non averties. La technologie d’enregistrement avait créé une sonorité tellement mécanique que la batterie semblait être jouée par un droïde de guerre rapide sur la gachette. Nous étions rendus à l’ère du perfectionnisme sonore dans le métal extrême moderne et il faudrait tôt ou tard s’y habituer car cette sonorité serait là pour rester un bon bout de temps. Ce deuxième album de Arkaik avait ouvert des portes à beaucoup plus et les groupes qui s’orienteraient vers ce métal beaucoup plus que technique verraient leurs membres devenirs de spectaculaires instrumentistes parmi les meilleurs au monde. À écouter en restant attentif car Arkaik entre dans le créneau de la musique déroutante et difficile à assimiler. Un excellent album de pure défonce sonore!

Orphaned Land – The Never Ending Way of ORwarriOR – 2010

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1205
Orphaned Land – The Never Ending Way of ORwarriOR – 2010
Israël

Quoi? Il y a un groupe Métal qui provient du Moyen Orient? Ben oui toi chose! Et il y en a plusieurs en plus! Orphaned Land est un des nombreux groupes de métal plus extrême à provenir de contrées réfractaires à ce type de musique et qui plus est, Orphaned Land en est un qui est passablement influent et qui a fait bouger les choses dans son coin du globe. De ses débuts typiquement Doom/Death Metal avec des influences de musique traditionnelle du Moyen Orient, Orphaned Land est passé à une musique purement Progressive à partir de l’album Mabool et a continué sur cette voie sur les albums suivants dont son quatrième album, The Never Ending Way of ORwarriOR sur lequel le groupe poussait le bouchon de la créativité beaucoup plus loin avec des textures musicales qui nous font voyager et des structures ultra complexes sur ses compositions. Si vous ne connaissez pas encore Orphaned Land, il serait grand temps de vous y mettre pour découvrir tout un univers sonore qui sors des sentiers battus!

Sigh – Scenes From Hell – 2010

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1204
Sigh – Scenes From Hell – 2010
Japon

Sigh n’est un groupe pour tout le monde, j’en conviens. En revanche, si on a le moindrement d’ouverture d’esprit et qu’on ne reste pas accroché aux standards du métal, on découvre un large éventail de sonorités diverses dans la musique du groupe Japonais. Mené d’une main de maître par Mirai Kawashima, Sigh n’a jamais sombré dans la platitude musicale et n,a au grand jamais répété le même album deux fois. Le génie musical de Kawashima a évolué au fil des albums et rendu au huitième album, il était clair que le groupe n’avait plus rien à prouver. La folie sonore qui se dégageait des compositions de Scenes From Hell était à l’image de ce que Sigh était capable de nous livrer : Un Black Metal caustique avec des éléments issus de la musique classique, du Jazz, du Rock and Roll, du Progressif des années 70 et bien d’autres provenant d’un peu partout dans le monde pour former un tout complètement disjoncté et brillamment travaillé. Sigh n’a évidement jamais sorti un mauvais album et Scenes From Hell réitérait cette affirmation avec huit pièces épiques riches en textures diverses. À écouter l’esprit bien concentré pour bien comprendre toutes les subtilités sonores qu’il contient.

Vektor – Black Future – 2009

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1203
Vektor – Black Future – 2009
États-Unis

La formation Américaine Vektor était arrivée comme un cheveu sur la soupe en 2009 avec un premier album plus qu’explosif alliant Thrash Metal ultra technique et éléments progressifs rappelant un certain groupe Québécois pionnier du Métal Progressif. Malgré une forte ressemblance avec (vous aurez deviné) Voïvod, Vektor avait réussi à sortir du lot avec des riffs incendiaires et des structures musicales originales. Le groupe avait concocté des compositions complexes en incorporant des sonorités propres à lui-même et avec ce premier album, on prédisait que l’avenir de Vektor serait tracé pour être grandiose. Des déboires internes et des accusations de violence envers David DiSanto ont malheureusement freiné les ardeurs du groupe malgré deux autres albums tout aussi complexes et intéressants que le premier. N’empêche que Black Future est un excellent album de pur génie musical qui mérite une bonne place dans cette belle évolution métallique.

Devin Townsend Project – Addicted – 2009

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1202
Devin Townsend Project – Addicted – 2009
Canada

Décidément, Devin Townsend aura su nous captiver tout au long de sa carrière en explorant diverses avenues musicales et en expérimentant avec les sons et les textures. Le grand Devin n,a jamais répété le même album deux fois et Addicted le prouvait avec son côté joyeux et planant. Avec ses riffs bien gras et ses effets atmosphériques, Addicted nous montrait Devin Townsend au sommet de sa folie musicale. Townsend, on aime ou on n’aime pas, ce n’est pas pour toutes les oreilles et il faut être ouvert à autre chose que le métal conventionnel pour s’embarquer vers le voyage proposé par le bonhomme. Addicted, c’était bien sûr du pur Townsend avec toutes les émotions qui viennent avec, c’est une spirale sonore qui nous étourdi et qui nous emporte loin dans notre esprit au fil des dix pièces de l’album. Addicted est captivant et surtout addictif comme tous les autres albums de la discographie! À prendre avec un grain de sel et à écouter à haut débit sonore pour prendre conscience de la folie totale se trouvant dans l’esprit de Devin Townsend!

Slayer – Wold Painted Blood – 2009

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1201
Slayer – Wold Painted Blood – 2009
États-Unis

Slayer. Faut-il encore devoir présenter ce groupe mythique qui mis en place les fondations du métal extrême? Pour avoir connu le groupe dès la sortie de Show No Mercy en 1983, je ne me doutais pas à l’époque que Slayer deviendrait Slaaaaaayer. Le plus influent groupe de toute la communauté métallique qui a servi de base pour le Thrash, le Death, le Black et même certaines facettes que l’on retrouve dans pratiquement tous les genres et sous-genres incluant le Nu Metal et le Metalcore. World Painted Blood poursuivait la tradition instaurée dès les premières notes de Evil Has No Boundaries en 1983 : Faire du Slayer peu importe les modes et les courants. Cet album sera le dernier du regretté Jeff Hanneman et l’avant dernier avant le chant du cygne. Un excellent album de pur Slayer qui réaffirme la position de ce groupe légendaire dans la grande famille métallique mondiale. On parle souvent du fameux big 4 et n’en déplaise aux défenseurs de ce concept ridicule, Slayer a toujours été au-dessus de ça. World Painted Blood nous le prouve sans l’ombre d’un doute.

Nile – Those Whom Gods Detest – 2009

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1200
Nile – Those Whom Gods Detest – 2009
États-Unis

Est-ce que Nile a déjà fait un mauvais album? Il semble bien que la réponse soit non. Those Whom the Gods Detest est le sixième album de la discographie des pionniers du Death Metal brutal et technique et même après nous avoir défoncé les tympans depuis 1993, Nile demeurait toujours tout aussi pertinent dans sa musique que dans ses textes consacrés à l’Égypte Ancienne. Il est clair que la musique de Nile n’est pas pour toutes les oreilles et qu’il faut être prêts à sortir de notre zone de confort pour encaisser cette brutalité sonore mélangée à des éléments issus d’un passé lointain mais une fois que nous comprenons ce que se passe avec les compositions du groupe, nous découvrons tout un univers riche en textures et en structures complexes. Nile livrait toujours la marchandise et s’inscrivait comme étant le pionnier et fort défenseur du Death Metal qu’il a toujours été.

Arkona – Goi, Rode, goi! – 2009

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1199
Arkona – Goi, Rode, goi! – 2009
Russie

Masha Scream en a fait du chemin depuis le premier album d’Arkona sorti en 2004. Le petit bout de femme s’était rapidement imposée comme étant l’une des plus grandes références en matière de Folk Metal avec une musique à la foi très extrême et aussi douce qu’une berceuse que l’on chante aux enfants les soirs d’hiver. Le cinquième album du groupe s’était confortablement assis chez Napalm Records ce qui permettra à Arkona de monter les échelons à l’International et de s’y planter solidement les pieds. Bien que le Folk faisait toujours partie de son global sur Goi, Rode, goi!, Arkona s’orientait de plus en plus vers un Balck Metal plus Progressif avec des structures de plus en plus complexes et des arrangements à couper le souffle. Masha entourée de ses deux partenaires des débuts essayait de ne pas répéter le même album deux fois en expérimentant avec les textures et ses idées n’avaient pas de limites faisant de ce cinquième album un genre de pont entre l’ancien Arkona et ce qu’il allait devenir avec les albums suivants. La formation Russe est une des plus importantes du Folk Metal et du Metal Progressif des 20 dernières années et doit être considérée comme étant un acteur majeur de la grande scène métallique mondiale. Un album à écouter attentivement pour découvrir toute une gamme de sonorités.

Hypocrisy – A Taste of Extreme Divinity – 2009

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1198
Hypocrisy – A Taste of Extreme Divinity – 2009

Est-ce que Peter Tagtgren a déjà déçu avec un album de Hypocrisy? La réponse est naturellement non même que Tagtgren n’a jamais vraiment déçu avec n’importe quel de ses projets. Le bonhomme est considéré comme étant un génie musical de sa génération en tant que musicien et compositeur et aussi de producteur. Il est l’un des pionniers du Death Metal mélodique et l’un des instigateurs du fameux « Swedish Death Metal » et un personnage assidu qui ne chôme pas. Le onzième album du groupe n’échappait pas à cette tradition de qualité musicale et même si Hypocrisy a changé un tout petit peu depuis ses débuts, le groupe livrait toujours la marchandise à grands coups de riffs bien aiguisés et une rythmique ultra puissante bien assise sur des compositions riches en textures et en structures complexes. A Taste of Extreme Divinity est un autre album important pour Peter Tagtgren et surtout un album incontournable pour l’histoire du Death Metal jusqu’à nos jours. À écouter le volume dans le fond!

Gorgoroth – Quantos Possunt Ad Satanitatem Trahunt – 2009

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1197
Gorgoroth – Quantos Possunt Ad Satanitatem Trahunt – 2009
Norvège

Gorgoroth fait partie des pionniers du Black Metal Scandinave. Au fil de sa carrière, le groupe a connu quelques déboires judiciaires alors que certains membres avaient été inculpés pour divers crimes commis. Rendu à son huitième album, Gorgoroth n’avait plus rien à prouver musicalement, un nouvel alignement tournant autour de Infernus avait été créé et les droits sur le nom de Gorgoroth et de son utilisation avait été remporté par Infernus. Ce huitième album nous donnais un Gorgoroth fidèle à sa sonorité avec des riffs crus et une ambiance froide comme un album de Black Metal de cette époque se doit de minimalement sonner. Pas le meilleur de la discographie mais amplement influent pour faire partie de cette grande évolution métallique!

Portal – Swarth – 2009

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1196
Portal – Swarth – 2009
Australie

L’entièreté des genres et sous-genres de la grande famille métallique s’est principalement forgée grâce à de l’expérimentation musicale et à l’innovation. Il est arrivé à plusieurs reprises que l’expérimentation n’était pas destinée au commun des mortels et pouvait, comme pour la formation Australienne Portal, en rebuter plus d’un. Portal est effectivement un groupe dont la musique est tellement chaotique que nous sommes en droit de se questionner sur sa légitimité en tant que tel. Sur Swarth, troisième album de la discographie, Portal s’enfonçait de plus en plus vers une cacophonie déroutante qui à prime abord pouvait paraître inutile et pouvait aussi être risible tant ce qui se passait dans nos oreilles était quelque chose de disjoncté. Swarth, c’était de l’expérimentation à l’état pur qui brisait de nombreuses barrières musicales et qui séparait les esprits. Soit on comprenait parfaitement les structures et les textures, soit on criait à la stupidité pure et simple. Portal a contribué à faire éclater des préjugés face au non-conventionnel avec sa musique tumultueuse et a grandement aidé à faire évoluer la musique dite extrême. Swarth était tout simplement un pied de nez au confort et au conformisme musical.

Skeletonwitch – Breathing the Fire – 2009

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1195
Skeletonwitch – Breathing the Fire – 2009
États-Unis

Skeletonwitch avait apporté une fraîcheur dans le monde du Thrash Metal au milieu des années 2000 avec une musique rapide et des riffs bien tranchants et une rythmique dévastatrice. Prosthetic Records avait signé le groupe pour son deuxième album plaçanant celui-ci au sommet des nouveaux groupes qui brandissaient la flamme du renouveau du Thrash Metal. Avec Breathing the Fire, Skeletonwitch ne faisait qu’augmenter son aisance sur les instruments en nous offrant des compositions avec une appréciable dose de technicité tirée du Death Metal mélodique. Skeltonwitch ne deviendra pas un groupe qui joue dans les grosses ligues et ce n’est possiblement pas le désir des membres de se rendre si haut en risquant de devenir redondant. Cependant, le statut du quatuor est suffisamment élevé dans la le monde métallique pour en faire un influenceur de haut calibre qui, à sa façon, à réussi à changer le cours de l’histoire métallique. Un excellent album à se mettre dans les oreilles si on aime les mélodies et les duos de guitares ainsi que les riffs acérés avec beaucoup de mordant.

Marduk – Wormwood – 2009

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1194
Marduk – Wormwood – 2009
Suède

Marduk roule sa bosse depuis les tout débuts du Black Metal. Le groupe Suédois en est l’un des instigateurs qui brandit toujours sa flamme noire bien haute pour perpétuer les hymnes au Malin avec ses compositions caustiques et ténébreuses. Le onzième album du groupe ne faisait pas exception de toute cette noirceur mise en musique et bien que Wormwood ne comportait pas vraiment de changements notables dans le son et le style proposés par le groupe depuis ses débuts, il n’en demeure pas moins que Marduk était toujours aussi pertinent et surtout dérangeant. Marduk avait misé sur le minimalisme des riffs sur certaines pièces de l’album pour justement épurer ce qui était non nécessaire pour propager une atmosphère malsaine et lugubre, surtout au niveau de la pièce Funeral Dawn qui reflète habilement cette sensation d’oppression et de désespoir constant. La vitesse de croisière était toujours dans le tapis pour la majorité des pièces qui se voulaient puissantes avec beaucoup de mordant. Wormwood est un excellent album de la part de Marduk qui demeurait bien assis sur son trône infernal pour dominer le vaste monde du Black Metal.