Crystal Viper – Crimen Excepta – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1336
Crystal Viper – Crimen Excepta – 2012
Pologne

Tenir la flamme du Heavy Metal pur et dur n’est pas chose aisée dans tout ce flot de musique extrême inondant la grande scène métallique mondiale. Crystal Viper réussissait tant bien que mal à préserver cette torche bien élevée pour assurer la descendance des groupes pionniers du genre. Crimen Excepta prouvait une fois de plus que le groupe Polonais avec Marta Gabriel à sa tête avait le vent dans les voiles et avait l’étoffe guerrière avec ses riffs enflammés dignes des plus grands pour mener à bien cette mission sacrée qu’est la sauvegarde du Heavy Metal originel. Crimen Excepta est un incontournable du genre qu’il nous faut prendre en considération si on est minimalement un amateur de pureté musicale et de puissance vocale. Tout simplement épique et nécessaire!

Unleashed – Odalheim – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1335
Unleashed – Odalheim – 2012
Suède

Uleashed continuait à nous écorcher les oreilles de son Death Metal noirci avec son onzième album, Odalheim. Il faut dire que la formation Suédois n’avait plus vraiment besoin de présentations étant un pionnier du genre ayant débuté sa carrière en 1989. Le groupe est passablement demeuré constant au fil de ses sorties et malgré une faible évolution au niveau de sa sonorité, il est toujours demeuré fidèle à lui-même en offrant une musique abrasive de qualité inspirée et surtout inspirante. Étant issu de la première mouture des groupes Suédois avec les Grave, Entombed et Vomitory, Unleashed a indéniablement influencé le cours de l’histoire de la musique extrême et n’a jamais fait de compromis pour devenir plus populaire. Cette intégrité musicale se ressent amplement sur Odalheim et sur les albums suivants jusqu’à nos jours. Un excellent album de pur Death Metal froid et sombre de la part d’un tout aussi excellent groupe qu’on se doit de prendre en considération si on est un amateur ou une amatrice de musique puissante qui décape!

Municipal Waste – The Fatal Feast (Waste in Space) – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1334
Municipal Waste – The Fatal Feast (Waste in Space) – 2012
États-Unis

Après un album sévèrement critiqué par les fans, Municipal Waste était de retour en 2012 avec un cinquième album qui remettra le groupe sur les rails et qui plus est, avec un contrat avec Nuclear Blast pour cet album et tous les suivants jusqu’à nos jours. The fatal Feast (Waste in Space) nous ramenait le groupe Américain dans le droit chemin avec son habile mélange de Thrash Metal et de Crossover à la sauce de la vieille école avec sa rapidité et ses riffs venimeux sur des compositions courtes, concises et extrêmement entraînantes. Le groupe nous montrait que malgré les écarts, on pouvait revenir en force avec ce que l’on fait de mieux : Brandir la flamme originelle des pionniers bien haute pour éviter qu’elle ne s’éteigne. The Fatal Feast est un album réussi sur toute la ligne et une bonne leçon de musique abrasive, irrévérencieuse et sauvage. À écouter sur le champ pour se donner une bonne dose d’adrénaline pure et dure pour bien commencer sa journée!

Accept – Staingrad : Brothers in Death – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1333
Accept – Staingrad : Brothers in Death – 2012
Allemagne

Stalingrad est le deuxième album de la nouvelle mouture de la légendaire formation Allemande Accept qui comprends Mark Tornillo à la voix. Lorsque Wolf Hoffmann avait annoncé un nouvel album avec un nouveau chanteur en 2009, un certain scepticisme s’était installé parmi les fans purs et durs dont je fais partie. Accept sans Udo une seconde fois? Hoffmann n’avait pas retenu la leçon du désastreux Eat the Heat? Force est de constater que ce retour était tout à fait réussi et que Stalingrad l’était encore plus. Sur ce deuxième album post-Udo, on retrouvait le vrai Accept avec ses riffs bien aiguisés et ses mélodies de musique classique sur des compositions dignes des belles années du groupe dans les années 80. Tornillo effectuait un travail remarquable et réussissait à prendre sa place en chaussant de gros souliers. Le cœur même du groupe était présent avec Peter Baltes, Herman Frank et Wolf Hoffmann avec Stefan Schwarzmann à la batterie comme dans la version du retour dans les années 90. Stalingrad est rapidement devenu une référence dans la discographie du groupe malgré un sujet un peu dérangeant. Mais, Accept a toujours eu des sujets dérangeants, c’est ce qui a fait la force du groupe depuis ses débuts dans les années 70. Une très belle réussite qui prouvait que le groupe Allemand était encore roi et maître du Heavy Metal et en pleine possession de son art. À écouter à plein régime sonore pour en savourer chaque note en chantant en chœur!

Hour of Penance – Sedition – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1332
Hour of Penance – Sedition – 2012
Italie

Pour son cinquième album, la formation Italienne Hour of Penance passait chez Prosthetic Records en nous offrant l’explosif Sedition. Reconnu pour sa technicité et sa brutalité, Hour of Penance en rajoutait plusieurs couches avec des compositions encorep lus brutales et des structures musicales de plus complexes reposant sur des riffs d’une technicité exemplaire. Bien que le style ne changeait pas vraiment, le groupe était en mesure de ne pas stagner et d’offrir une certaine fraicheur dans sa sonorité avec une production un peu plus léchée et un peu plus de fougue au niveau du jeu sur les instruments. Hour of Penance est rapidement devenu une figure de proue pour la musique extrême et technique et Sedition plaçait le groupe dans une position enviable dans ce domaine. Un excellent album de pure défonce sauvage avec des sonorités décapantes!

Borknagar – Urd – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1331
Borknagar – Urd – 2012
Norvège

Metal Archives est d’une grande aide pour l’écriture de mon évolution métallique quotidienne. Ce site québécois renferme toute l’information nécessaire et surtout d’une justesse incroyable sur les groupes de la grande famille métallique mondiale. Cependant, ce qui m’étonne à chaque matin, ce sont les « critiques » écrites par les membres qui sont à 180 degrés selon kes individus qui les écrivent. Il y a les enthousiastes et les détecteurs purs et simples qui donnent des notes soient extrêmement élevées, soit extrêmement basses. Urd, comme plusieurs albums de Borknagar, avait eu droit à de très bonnes notes mais aussi des notes tellement basses que ça relève purement de la mauvaise foi. Donner un 45% pour un chef d’œuvre comme celui-là est dû non seulement à un manque d’objectivité mais aussi à un manque de connaissances musicales tout simplement. Il faut en revenir avec les origines de Borknagar et le comment le groupe était tellement culte à ses débuts avec son Black Metal abrasif. Il y a longtemps que les membres de cette formation sont passés à autre chose et qu’ils préfèrent explorer de nouvelles avenues musicales pour enrichir le bagage sonore qu’ils laissent à la postérité. Urd est à l’opposé des débuts du groupe et c’est tant mieux. Le duo de vocaux de ICS Vortex et de Vintersorg mélangés aux textures progressives composées par Øystein G. Brun démontrent un génie musical sans pareil et qu’on le veuille ou non, le groupe est ailleurs maintenant. Il faut considérer Urd comme l’un des meilleurs albums de la discographie des Norvégiens qui continuera sur cette magnifique lancée sur les albums suivants.

Kirlian Camera – Radio Signals for the Dying – 2024

Kirlian Camera – Industrial / Darkwave / Synthpop – Italie
Radio Signals for the Dying – 2024
Dependent Records
8.7/10

Kirlian Camera n’est pas un nouveau venu de la scène Industrielle et Darkwave puisque le groupe gravitant autour de Angelo Bergamini a vu le jour en 1979 et fait donc office de pionnier mondial du genre. Le groupe a changé de membres plusieurs fois au cours de ces décennies et a même semé la controverse quand il a été accusé d’être un groupe prônant le fascisme ce qui a été démenti par la suite. Outre son fondateur, la formation Italienne est actuellement composée de Elena Fossi à la voix et qui semble être le centre du groupe, de Alessandro Comerrio à la guitare et Mia Wallace à la basse, figure métallique connue pour avoir joué avec Abbath, Nervosa et Triumph of Death.

J’avais eu vent de Kirlian Camera à la fin des années 80 grâce à certains amis en noir de l’époque qui m’avaient fait découvrir ce projet avec quelques albums mais j’avais oublié l’existence de ce projet jusqu’à l’année dernière lorsque Mia Wallace s’est jointe au groupe. J’ai été stupéfait de constater que non seulement Kirlian Camera existait toujours mais que ce nouvel album était le 23e de la discographie! Je me suis donc empressé de commander Radio Signals for the Dying et de l’écouter avec la plus grande attention. Le groupe semble avoir évolué depuis les années 80 mais je perçois la même sonorité sombre et atmosphérique qu’à l’époque avec en prime la voix chaude et percutante de Elena Faussi qui contraste avec le type de voix généralement utilisée dans ce type musical mécanique. Certaines pièces sont parfaites pour les pistes de danse comme à la belle époque des bars underground enfumés tandis que d’autres sont beaucoup plus atmosphériques et mélancoliques avec des synthétiseurs vaporeux et envoûtants. La production est en béton, ça sonne incroyablement bien et j’ai vraiment l’impression de me retrouver dans ces bars sombres à me faire aller sur les Front 242 et compagnie. La flamme EBM et Darkwave est toujours très présente en 2024 ce qui n’est pas pour me déplaire.

Radio Signals for the Dying est une excellent album riche en sonorités qui nous fait faire un voyage dans le temps tout en nous gardant bien ancrés dans le présent. Un album qui fera partie des tops 2024!

Composition : 8.5
Exécution : 8.5
Arrangements : 9
Production : 9
Appréciation : 8.5

Ministry – Relapse – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1330
Ministry – Relapse – 2012
États-Unis

Ministry était sorti de sa première retraite pour nous offrir un nouvel album vertement critiqué par certains fans, surtout des métalleux. Relapse n’était possiblement pas le meilleur album de la discographie mais il ne méritait pas toute la haine qu’il avait reçu. Dans les faits, musicalement parlant, Ministry revenait à ses racines purement Industrielles avec des sonorités de The Land of Rape and Honey et des idées provenant des premiers Revolting Cocks, donc très axé sur les machines et les guitares abrasives sur des pièces rapides et agressives comme Double Tap. C’est vraisemblablement l’aspect très mécanique qui en avait rebuté plusieurs, d’autant plus que l’alignement était celui d’un supergroupe comportant Tony Campos à la basse, Tommy Victor à la guitare, Mike Scaccia à la guitare et Casey Orr aux claviers. Donc un alignement de feu qui avait fait un excellent travail de composition et de production. Relapse était en quelque sorte une introspection de Jourgensen sur sa vie et ses déboires avec la drogue et l’alcool mettant de côté la guerre politique entreprise contre le gouvernement Américain. En réécoutant cet album attentivement on constate que ce n’est ni plus ni moins du Ministry comme Jourgensen a toujours fait depuis The Land of Rape and Honey, peut-être un peu moins inspiré mais pas une album abominable comme il avait été dépeint.

Meshuggah – Koloss – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1329
Meshuggah – Koloss – 2012
Suède

Meshuggah c’est un groupe difficile d’accès. On aime ou pas. Personnellement, ça m’a pris du temps avant de bien comprendre ce qui se passait musicalement mais une fois que le déclic s’est fait, je suis tombé sous le charme de cette musique syncopée aux structures loin des standards. Plus le groupe sortait des albums, plus il devenait complètement disjoncté et très mathématique. Bien qu’avec Meshuggah le compte de 1-2-3-4 soit interdit, avec Koloss le groupe nous offrait des tempos incomptables dans lesquelles chaque musicien semblait être dans son propre monde musical pour former un tout à l’opposé de la musique dite populaire pour monsieur et madame tout le monde. Meshuggah proposait des compositions pour une poignée d’individus avides de bizarreries sonores et c’était plus que réussi car Koloss est possiblement l’un des très bons albums de la discographie du groupe qui avait, sans le vouloir, inventé le Djent plusieurs années avant influençant ainsi toute une nouvelle génération de musiciens désireux de se la jouer ultra technique et faire évoluer la musique complexe vers un autre niveau. Un excellent album cérébral pour les amateurs de Progressif et de musique hors normes.

Aura Noir – Out to Die – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1328
Aura Noir – Out to Die – 2012
Norvège

Aura Noir est un des pionniers du Black Thrash Metal qui continue à jeter son poison acide sur la grande scène Métallique mondiale depuis 1993. Le trio Norvégien n’a pas une très grande discographie, ses membres ayant préféré offrir de la qualité au lieu de la quantité et jusqu’ici, ça été une réussite sur toute la ligne. Aura Noir n,a jamais fait de mauvais album et a toujours mis en place une musique abrasive, entraînant et sauvage à l’image des Celtic Frost et Darkthrone. Le trio brandit la grande flamme noire à bout de bras et Out to Die, cinquième album de la discographie, témoigne de ce désir de ne pas faire les choses à moitié en composant des hymnes puissants aux riffs bien aiguisés. Parfois, la simplicité est tout aussi efficace que la technicité et Aura Noir a depuis longtemps compris ce concept. Musique crue, riffs incendiaires et rythmique rapide, voilà les ingrédients nécessaires pour faire un excellent album dont on se souviendra dans les générations futures.

3 Inches of Blood – Long Live Heavy Metal – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1327
3 Inches of Blood – Long Live Heavy Metal – 2012
Canada

Long Live Heavy Metal est le cinquième et dernier album de la formation Canadienne 3 Inches of Blood sorti trois anas avant la séparation du groupe en 2015. Le groupe en était à son deuxième album avec Century Media et ayant le vent dans les voiles, personne ne pouvait soupçonner que le groupe finirait par se séparer en pleine ascension vers des sommets appréciables dans la grande famille métallique mondiale. Musicalement, 3 Inches of Blood reprenait son Heavy Metal incisif teinté de Power Metal avec encore plus de riffs aiguisés et de rythmique enlevante faisant du groupe un excellent porte étendard pour le vrai Heavy Metal Canadien et un fier porteur de la flamme originelle. Bien que Long Live Heavy Metal fût le chant du cygne pour les Canadiens, la retraite du groupe s’était faite avec panache et avec la tête haute. Mais, une bonne nouvelle est apparue en 2023, le groupe s’est semble-t-il réuni et travaillerais sur un nouvel album! À suivre donc mais en attendant, Long Live Heavy Metal et les albums précédents sont tous à considérer si on aime le Heavy Metal pur et comme il se faisait aux origines.

Sigh – In Somniphobia – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1326
Sigh – In Somniphobia – 2012
Japon

Sigh est l’une de ces formations à la fois difficile d’accès pour le commun des mortels et à la fois des plus fascinantes. Le groupe japonais tournant autour de Mirai Kawashima a évolué à une vitesse phénoménale depuis la sortie de son premier album paru en 1993. Alors un groupe de pur Black Metal, le projet de Kawashima a exploré des avenues à 180 degrés différentes de ce qui se fait habituellement dans la grande famille métallique, jouant avec divers instruments et surtout divers styles passant du Black au Heavy Metal puis au Jazz dans la même pièce pour ne citer que ce seul exemple parmi de nombeuses autres combinaisons plus invraisemblables les unes que les autres. In Somniphobia poursuivait cette évolution en poussant plus loin ses mélanges et son côté artistique et en explorant des sonorités issues des années 60, 70 et 80 avec des éléments Rock and Roll, Funk, Psychédélique, Jazz, Pop, Heavy Metal, traditionnel Japonais et j,en passe pour aboutir à un autre chef d’œuvre musical se situant entre Georgio Moroder, Ennio Morricone et Arcturus. Le génie musical de Kawashima était une fois de plus mis à l’avant plan avec ses arrangements incroyables et son sens de la composition. Si vous avez un esprit ouvert et que vois aimez les fusions de genres et sous genres poussées à l’extrême, Sigh est définitivement un groupe à considérer pour tout amateur de Progressif, de musique d’avant-garde et de pure folie musicale. Un autre excellent album de la discographie du groupe Japonais!

Cannibal Corpse – Torture – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1325
Cannibal Corpse – Torture – 2012
États-Unis

Rendu en 2012 avec un douzième album en poche, Cannibal Corpse na,vait plus besoin de présentations pour la majorité des métalleux de la planète. Qu,on aime ou non, le nom Cannibal Corpse est synonyme de pure défonce musicale et de Death Metal typique. Torture ne faisait pas exception à la sauvagerie sonore imposée par le groupe Américain depuis ses débuts à la fin des années 80. On dira souvent que Cannibal Corpse n’a jamais évolué et c’est vrai. Mais au risque de me répéter, pourquoi un pionnier et père fondateur d’un genre tenterait de changer pour évoluer vers autre chose? Est-ce que la recette est bonne? Oui. Est-ce que le groupe a déjà sorti un mauvais album au point de se faire lancer des roches? Non. Cannibal Corpse a toujours fait ce qu’il faisait le mieux, c’est à dire nous balancer des riffs gras et sauvages bien assis sur une rythmique effrénée qui cogne dur. Torture nous donnait exactement ça, une fois de plus et sans aucun compromis que ce soit. Un autre très bon album de la discographie des Floridiens qui reflète à la perfection ce que doit être le Death Metal pur et dur.

Asphyx – Deathhammer – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1324
Asphyx – Deathhammer – 2012
Pays-Bas

Asphyx est une sommité du Death Metal tant aux Pays-Bas qu’à travers la planète. Même si le groupe a eu une dizaine d’années difficiles, il est indéniable que son apport au genre est plus qu’important. Le groupe était de retour en 2007 avec Martin Van Drunen aux commandes pour perpétuer ce que Asphyx avait commencé au début de sa carrière avec ses deux premiers albums. Deathhammer était la suite directe de l’album précédent et nous présentait du pur Asphyx gras et incisif comme seul Asphyx savait le faire. Des compositions sauvages avec des riffs bien acérés et une rythmique de feu détruisant tout sur son passage telle une tempête incendiaire incontrôlable, voilà tout ce qu’il fallait pour que le groupe Néerlandais lâche sa bombe sur le Death Metal mondial. À écouter avec une puissance sonore à faire branler les murs de la maison et faire peur aux voisins du quartier!

Terrorizer – Hordes of Zombies – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1323
Terrorizer – Hordes of Zombies – 2012
États-Unis

Avec Terrorizer, il faut comprendre que tout tourne autour de Pete Sandoval. Le coloré batteur est le seul maître à bord du projet et malgré des décisions douteuses de sa part, il a toujours tenté de faire fonctionner son groupe de la meilleure façon qu’il soit, quitte à changer régulièrement de musiciens. Après le décès de Jesse Pintado en 2006, le groupe s’était une fois de plus séparé et rien n’était certain quant à un éventuel retour potentiel. Mais, à la surprise générale, Terrorizer était ressuscité en 2009 avec un retour innatendu de David Vincent en 2011 au sein de la formation. Le résultat de ce retour fut Hordes of Zombies, un album à la fois critiqué et encensé mais qui contenait amplement de vitriol pour faire oublier aux fans Darker Days Ahead qui avait été plus que mal reçu. Hordes of Zombies est un album typique de ce que Terrorizer pouvait livrer, ni plus, ni moins avec des riffs incendiaires et une rythmique rapide et puissante. On ne réinventait pas le genre mais c’était un bon album de Death Metal pur et dur qui prouvait qu’ensemble, Sandoval et Vincent pouvaient créer de l’excellente musique sans renier leurs racines. Est-ce que Terrorizer a été une influence pour le genre? Bien évidement et Hordes of Zombies était la réponse à cette question existentielle.

Goatwhore – Blood for the Master – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1322
Goatwhore – Blood for the Master – 2012
États-Unis

Sur son cinquième album, Goatwhore poursuivait ce qu’il avait commencé une quinzaine d’années plus tôt en répétant la recette gagnante qui lui avait valu la reconnaissance des amateurs de musique abrasive. Il est clair qu’au fil des albums, Goatwhore n’avait guère évolué musicalement mais était-ce nécessaire de changer quoi que ce soit? Bien sûr que non. Goatwhore nous balançait une fois de plus ses riffs vicieux et son Black/Thrash explosif en pleine tronche et on redemandait. Blood for the Master fait partie des meilleurs albums de la discographie et l’influence du groupe a été et est toujours très importante pour le métal noir mondial. Grimpez le volume et branlez de la tête, Goatwhore nous emmène dans un party lugubre avec des compositions solides et percutantes!

Coldworker – The Doomsayer’s Call – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1321
Coldworker – The Doomsayer’s Call – 2012
Suède

La formation Coldworker avait été pressentie pour devenir un chef de file de la nouvelle vague de Death Metal typiquement Suédois dans les années 2010. La courte carrière du groupe mettra fin à ces espoirs fondés mais elle laissera un bon bagage musicla deriie`re elle, bagage qui influencera le cours des choses grâce à un Death Metal technique et original. Le troisième et dernier album du groupe avait frappé suffisamment fort pour attirer l’attention de la presse spécialisée et des fans du genre à travers le monde. Avec des riffs acérés et une rapidité appréciable, Coldworker avait le vent dans les voiles pour devenir une sommité mais le sort en avait décidé autrement, le groupe se séparera un peu plus d,un an après la sortie de l’album.

Lamb of God – Resolution – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1320
Lamb of God – Resolution – 2012
États-Unis

Curieusement et malgré son statut élevé dans le monde métallique, Lamb of God a toujours eu des réactions mitigées face à sa musique et sa réelle implication en tant que groupe influent. Autant le groupe peut être adulé par plusieurs, autant il peut être rabaissé par certains amateurs de musique plus grinçante. Pourtant, si on étudie bien la discographie du groupe Américain, il n’a jamais vraiment sorti de mauvais album et Resolution n’y faisait pas exception. Ce sixième album n’apportait pas grand-chose de nouveau mais c’était du Lamb of God pur à 100% avec ses racines Groove Metal et ses tendances Metalcore. C’est possiblement cette facette Metalcore qui rebute certains individus dans la vaste communauté Métallique mondiale mais Lamb of God est beaucoup plus « Metal » que bien des groupes proclamés Metalcore. A preuve, le son du groupe se rapproche plus de Pantera et Machine Head que des groupes typiques de la scène Metalcore. Cela dit, Resolution poursuivait ce que Lamb of God avait entamé bien avant New American Gospel avec Brun the Priest et il le rendait encore très bien. La force du groupe réside dans son originalité et sa puissance et ça, on ne pourra jamais lui enlever. Qu’on aime ou pas, Lamb of God fait partie de la grande évolution métallique et a contribué a développer un son qui sera repris par bon nombre de groupes au fil des années.

Dodecahedron – Dodecahedron – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1319
Dodecahedron – Dodecahedron – 2012
Pays-Bas

Le métal dit extrême a beaucoup évolué depuis le début des années 90 et grâce à des groupes comme Celtic Frost, les musiciens ont commencé à explorer diverses facettes sonores pour visiter la musique d’avant-garde. Certaines entités ont poussé le bouchon plus loin au fil des décennies et sont apparues des formations comme Dodecahedron qui avaient mélangé l’ultra technique avec les ténèbres du Black Metal pour former une musique glauque, spatiale et très intrigante. Le premier album éponyme était sorti sur une branche noire de Season of Mist spécialisée dans les groupes de Black Metal obscurs. Dodecahedron n’a pas été le groupe le plus connu de la planète mais le but n’était pas de l’être. Les membres du groupe avaient mis le focus sur le côté artistique de la musique en soignant l’apparence tant graphique que scénique pour former un tout avec la musique proposée. Dodecahedron ce n’est pas pour tout le monde et bien que le groupe ait eu une durée de vie assez courte avec ses deux albums, il a néanmoins réussi à provoquer une tempête dans le monde de la musique extrême grâce à ses compositions de haut calibre et son originalité exemplaire. À écouter les lumières éteintes en allumant une chandelle histoire de s’imprégner de la noirceur glauque qui se dégage de ce premier album!

Horrendous – The Chills – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1318
Horrendous – The Chills – 2012
États-Unis

Horrendous n’est pas une formation des plus connues mais son apport pour le Death Metal Progressif est assez appréciable. Le groupe n’a cependant pas toujours œuvré dans le créneau Progressif à proprement parler, son premier album, The Chills, offrait un Death Metal brut et direct qui sortait du lot avec des compositions plus qu’originales et une sonorité propre au groupe. L’utilisation de réverbération et d’effets de délai tant sur les guitares que sur la voix apportait une dimension plus caverneuse aux pièces et une atmosphères glauque et profonde. Grâce à ce premier album, Horrendous gravira les échelons pour se tailler une belle place parmi les groupes techniques de la planète et ainsi exercer une certaine influence sur le cours des choses. Si vous aimez le Death Metal bien fait et original, il est primordial de découvrir Horrendous et sa discographie entière avec The Chills comme excellent point de départ!

Vektor – Outer Isolation – 2011

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1317
Vektor – Outer Isolation – 2011
États-Unis

La formation Américaine Vektor a rapidement fait parler d’elle pour ses prouesses techniques et ses savantes compositions dont le style rappelait fortement Voïvod. Même si les comparaisons étaient évidentes, il n’en demeure pas moins que la troupe de David DiSanto avait développé sa propre sonorité en alliant habilement le Thrash Metal originel avec des éléments Progressifs et des riffs d’une complexité exemplaire. Malgré un statut plus modeste, le groupe de l’Arizona arrivait tout de même à se tailler une place enviable dans le monde métallique et avait réussi à établir une notoriété dans les milieux obscurs de la musique plus extrême influençant bon nombres de groupes et en redéfinissant le genre. Outer Isolation avait été favorablement accueilli et cet avec cet album que Vektor avait réussi à signer avec Earache records pour avoir plus de moyens pour l’album suivant. Un incontournable du Thrash Metal technique qu’il nous faut connaître à tout prix!

Krux – III-He Who Sleeps Amongst the Stars – 2011

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1316
Krux – III-He Who Sleeps Amongst the Stars – 2011
Suède

Le nom de Krux n,est aps des plus connus dans le vaste monde métallique mondial. Pourtant, il s’agit d’un super groupe tournant autour du père du Doom Leif Edling de Candlemass avec entre autres des membres éminents de la scène Suédoise comme Fredrik Akesson (Opeth), Mats Leven (ex-Candlemass, ex-Yngwie Malmsteen) et Jörgen Sandström (The Project Hate MCMXCIXm ex-Grave, ex-Entombed) pour ne nommer que ceux-là. III-He Who Sleeps Amongst the Stars est, comme ton tire l’indique, le troisième album du projet et le dernier en date. On ne sait toujours pas si ce projet est toujours actif mais ce que l’on sait en revanche c’est que son influence a été assez majeure comme tout ce que Edling touche finalement. Krux est à l’image de Candlemass, The Doomsday Kingdom ou encore Avatarium avec son Doom épique alliant riffs puissants et sonorité d’orgue venant redorer cette puissance de frappe incroyable. Edling a toujours été un genre de maître du riff et son surnom de « The Doomfather » n’est pas arrivé par hasard. Le bonhomme est une sommité dans le genre et un pur génie de la composition et ce troisième album de Krux nous le prouve une fois de plus. Un excellent album de pur Doom à écouter sans compromis!

Judas Priest – Invincible Shield – 2024

Judas Priest – Heavy Metal – Angleterre
Invincible Shield – 2024
Sony Music
8.7/10

Si vous vous proclamez métalleux et que vous ne connaissez pas le nom de Judas Priest, il serait grand temps d’aller fouiller un peu pour connaître le père du Heavy Metal et un des instigateurs du Speed Metal et du Power Metal. Qu’on aime ou pas, Judas Priest fait couler beaucoup d’encre virtuelle à chaque sortie d’album et ce dix-neuvième album, ayant pour titre visible Shield, fait jaser partout sur la planète.

Oui, il fait jaser cet album et positivement qui plus est. Disons que ce qui frappe le plus sur cet album, c’est le riff, le riff et encore le riff sur des pièces rapides et musclées. Judas Priest signe possiblement son meilleur album Painkiller (quoiqu’on avait dit ça aussi pour Firepower), du moins un excellent album sans trop de remplissage, hormis Trial by Fire qui est selon moi la plus faible de l’album. Même la sirupeuse et très sucrée Crown of Thorns réussi à nous trotter dans la tête à longueur de journée. Une fois de plus la production a été confiée à Andy Sneap qui a effectué un travail remarquable pour donner de la puissance et du tonus à cet album.

Invincible Shield nous prouve que Judas Priest est toujours invincible et qu’il est le maître incontesté du Heavy Metal. Sera dans mes tops de l’année.

Composition : 8.5
Exécution : 9
Arrangements : 8
Production : 9.5
Appréciation : 8.5

Midnight – Satanic Royalty – 2011

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1314
Midnight – Satanic Royalty – 2011
États-Unis

Dans le grand monde métallique, il arrive régulièrement qu’une formation ou un artiste se démarque des autres sans avoir à réinventer quoi que ce soit, juste à prendre ce qui a déjà été créé et le remettre au goût du jour. Le projet solo de Athenar, un illustre inconnu qui avait pris le taureau par les cornes pour faire revivre le bon vieux Speed Metal avec Midnight et son premier album, Satanic Royalty arrivait à point pour dépoussiérer des hymnes originels pour les présenter à une nouvelle génération de métalleux. Le seul memebre du groupe reprenait le Rock and Roll incisif de Motörhead et de Venom avec les éléments sombres de Hellhammer pour nous balancer des pièces courtes et concises avec éclat et puissance. Bien sûr que Midnight est un genre de groupe « rip off » sans originalité mais il faut plus prendre ce projet comme étant un vibrant hommage aux pionniers. Satanic Royalty est un album rafraichissant qui a su ramener l’essence même des débuts des années 80 alors que le Heavy Metal était en plein changement et en pleine évolution vers une musique plus abrasive et rapide.

Megadeth – Th1rt3en – 2011

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1313
Megadeth – Th1rt3en – 2011
États-Unis

Il est difficile à suivre ce Dave Mustaine pour plusieurs raisons tant dans sa vie personnelle que dans sa musique. Le bonhomme a quelquefois pris des décisions artistiques risquées (jeu de mot ici avec Risk) et n,a pas toujours été constant avec ses albums. La preuve, après un retour triomphal avec Endgame, voilà qu’oncle Dave nous remettait un album moins explosif et un peu chaotique avec son treizième album Th1rt3en. Était-ce un si mauvais album? Bien sûr que non. Bien qu’il contînt beaucoup de remplissage et surtout énormément de solos de guitare, Th1rt3en comportait tout de même de bonne pièces, moins percutantes que sur Endgame je vous l’accorde, qui prouvaient que Mustaine était toujours un excellent compositeur et un arrangeur hors pair. Mais à force de tenter de revenir sur les palmarès comme au début des années 90, Mustaine finissait par se planter et manquer le bateau de sa direction artistique. Loin d’être le meilleur album de la discographie mais aussi loin d’être le pire. Avec un certain recul on finit par apprécier l’effort et plusieurs pièces contenues sur ce treizième album. Est-ce qu’on lui donne une autre chance?

Vallenfyre – A Fragile King – 2011

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1312
Vallenfyre – A Fragile King – 2011
Angleterre

Vallenfyre est une formation Anglaise ayant eu une très courte existence mais une existence suffisamment frappante pour avoir laissé une certaine empreinte sur le monde de la musique lugubre et caverneuse. Le groupe, ou plus précisément le supergroupe, était composé de membres et ex-membres de Paradise Lost, Opeth, My dying Bride et At the Gates. C’était un peu la réponse Anglaise à Bloodbath qui avait signé avec Century Media dès son premier album, A Fragile King. Œuvrant dans un Death Metal teinté de Doom, le groupe s’était forgé une sonorité une sonorité propre avec des pièces enlevantes et des riffs plus gras qu’une friteuse de restaurant miteux. Bien que moins connue, la formation a tout de même réussi à se sortir du lot et à offrir un Death Metal de qualité qui n’avait rien à envier à quiconque. Un excellent premier album d’une série de trois qui a pris le monde de la musique extrême par surprise. À écouter immédiatement si ce n’est encore fait!

Krisiun – The Great Execution – 2011

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1311
Krisiun – The Great Execution – 2011
Brésil

La tornade Brésilienne Krisiun était de retour en 2011 avec son huitième album, The Great Execution. Le trio de frères n’avait plus besoin de présentations depuis belle lurette et avait le vent dans les voiles depuis sa signature avec Century Media onze ans plus tôt. Le groupe a fait sa renommée avec un Death Metal puissant et brutal dans lequel la technicité était de mise tout en gardant un côté plus mélodique pour parfaire les compositions. Le son général ne changeait guère, on gardait le cap vers ce que l’on faisait de mieux : Du Death Metal pur et dur comme il se doit d’être fait. Ce huitième album réitérait la place que le groupe s’était forgé dans la grande évolution métallique en tant que pionnier du genre à l’échelle mondiale. Un autre album incontournable de la discographie à se mettre dans les oreilles pour en apprécier chaque riff et chaque parcelle de puissance sonore!

Paganizer – Into the Catacombs – 2011

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1310
Paganizer – Into the Catacombs – 2011
Suède

Encore une fois, Rogga Johansson et ses sbires de Paganizer nous en mettaient plein les oreilles avec leur Death Metal abrasif à la hauteur de ce que se devait d’être le fameux son Death Metal Suédois. Pas de niaisage, on y allait droit au but avec des riffs gras et des compositions minimalistes qui frappent fort. Into the Catacombs ne changeait en rien la sonorité et le style d Paganizer qui nous servait une autre leçon de musique d’épouvante qui écorchait les oreilles et nous faisait branler de la tête. Johansson ne s’en cachait pas : son but ultime était de propager cette flamme initiée au début des années 90 par des groupes comme Grave ou Entombed et de la laisser allumée le plus longtemps possible. Est-ce que le pari avait été tenu? Bien évidemment! Into the Catacombs n’apportait absolument rien de nouveau au genre mais perpétuait efficacement ce joyau musical typiquement Suédois. Un excellent album de pure défonce graisseuse à écouter avec le plus haut débit sonore possible pour en apprécier toute la puissance!

Oranssi Pazuzu – Kosmomnument – 2011

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1309
Oranssi Pazuzu – Kosmomnument – 2011
Finlande

Oranssi Pazuzu est un de ces groupes difficiles d’accès à la première écoute mais quand on s’y met sérieusement et qu’on s’attarde attentivmeent aux détails sonores proposés par le groupe Finlandais, on découvre tout un monde de textures et de couleurs incroyables qui ont à leur façon fait évoluer la musique plus extrême en mettant à l’avant plan des éléments plus avant-gardistes. Le démon orange était de retour en 2011 avec son deuxième album, Kosmonument. Le premier album du groupe avait réussi à attire suffisamment l’attention pour que le groupe puisse signer avec Spinefarm pour ce deuxième album qui se voulait être encore plus psychédélique que le premier. L’utilisation des effets de réverbération et de délai sur les guitares venait appuyer les sonorités caverneuses et psychotropes des claviers, le tout bien assis sur une rythmique lente et molle qui nous donnait envie de rêvasser et de se laisser porter par les sonorités flyées au fil des pièces. Oranssi Pazuzu, ce n,est pas pour tout le monde, je le concède. Mais si on réussit à faire fi des appréhensions et qu’on ouvre un tant soit peu son esprit, nous n’avons autre choix que de s’émerveiller devant tant de sons et de complexité musicale. Un album important pour la musque non standard qui se doit d’être écouté bien concentré et en pleine possession de ses capacités mentales, ou pas!

Hammers of Misfortune – 17th Street – 2011

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1308
Hammers of Misfortune – 17th Street – 2011
États-Unis

Pour son cinquième album, Hammers of Misfortune avait signé avec Metal Blade Records, contrat qui durera le temps de deux albums. John Cobbett menait son projet d’une main de maître et surtout de fer car les musiciens passaient et ne restaient pas longtemps au sein de la formation. Ce qui est intéressant au sujet de Hammers of Misfortune, c’est que Cobbett n’a jamais tenté de devenir plus gros préférant toujours mettre en avant plan le côté artistique en se réinventant à chaque album et en évitant scrupuleusement de tomber dans la facilité dans le but d’avoir un certain succès commercial. Ce qui fait qu’aucun album ne sonne comme le précédent ou le suivant. 17th Street n’échappait pas à cette règle, Cobbett avait choisi de s’aventurer dans des sonorités plus Rock et plus Progressives dans la veine des grands groupes de Hard Rock et de Prog des années 70 tout en se dotant de sonorités et de textures plus modernes. Les racines Heavy Metal étaient toujours là, enfouies sous les riffs et les rythmiques originelles des années 70 et bien cachées dans la complexité des compositions aux arrangements incroyables. Même si Cobbett et Hammers of Misfortune ne sont pas les plus connus dans le vaste monde métallique, leur influence est indéniable et chaque album est un incontournable de l’évolution métallique reliant passé, présent et même futur car Hammers of Misfortune a toujours été en quelque sorte en avance sur son temps et les modes, si on peut les appeler ainsi, qui vont et viennent dans la communauté métallique mondiale. Un excellent album à écouter tranquillement en ne faisant rien d’autre qu’écouter ou écrire une chronique sur celui-ci par exemple. Tout simplement magistral!