L’Évolution Métallique selon Sinistros #1619
Necrot – Blood Offerings – 2017
États-Unis
On dira bien ce que l’on voudra à propos de la musique extrême, une chose est sûre : Le Death Metal n’a pas été inventé pour plaire à tout le monde et la formation Américaine Necrot avait très bien compris cette réalité dès son premier album. Blood Offerings s’est comme un album culte à la minute où il est sorti avec ses riffs gras et caustiques bien assis sur une production granuleuse et juteuse à souhait. Le trio Américain proposait des compositions axées sur la puissance et la rapidité laissant de côté toute technicité excessive en préférant les éléments minimalistes pour donner plus d’impact et de tonus à ses pièces. Necrot nous donnait une super leçon de Death Metal et nous montrait clairement comme le rendre et le jouer. La suite en sera irrémédiablement explosive!
L’Évolution Métallique selon Sinistros #1618
Vallenfyre – Fear Those Who Fear Me – 2017
Angleterre
La formation Anglaise Vallenfyre n’est pas la plus connue dans le monde du Death Metal mondial. Pourtant, la formation compte des illustres membres comme Gregor Mackintosch de Paradise Lost et un certain Waltteri Väyrynen actuel; batteur de Opeth et ancien batteur de Paradise Lost. Vallenfyre aura eu une vie très courte entre 2010 et 2018 nous offrant une toute aussi courte discographie. Courte mais intense avec trois albums dignes de ce nom! Le dernier avant la séparation du groupe nous proposait un Death Metal noir teinté d’éléments Doom Metal avec des riffs gras et des guitares sursaturées avec la sonorité des légendaires groupes de Death Metal Suédois en plus original et surtout en plus lourd et oppressant. Avec Fear Those Who Fear Me, les non-initiés avaient raison de craindre la sonorité de Vallenfyre car elle recelait un côté malsain tout en étant incroyablement bien exécutée et composée. Dommage qu’une séparation ait eu raison du groupe en 2018 car on en aurait pris encore plus de sa part! Quoiqu’il en soit, Vallenfyre aura laissé sa marque sur le Death Metal pas gentil et est définitivement un groupe à découvrir si ce n’est déjà fait. Tout à fait puissant!
Dans le vaste monde métallique dominé (avouons-le) essentiellement par les hommes depuis les balbutiements du Heavy Metal, les femmes ont dû se battre et travailler plus fort pour être prises au sérieux. Tout ça a bien changé au fil des décennies et les femmes, bien que moins nombreuses que les hommes, ont réussi à se faire valoir en se taillant une belle place dans l’univers métallique mondial notamment avec le quintette Suisse Burning Witches. Bien que la sonorité du groupe ne soit pas des plus originales, le groupe reprends les hymnes du Heavy Metal originel avec brio et puissance avec la fougue de la jeunesse et des riffs bien aiguisés. On reconnaît les éléments initiés par les Judas Priest, Warlock et Primal Fear et c’est fait avec conviction et professionnalisme. Ce premier album aura suffisamment de succès pour attirer l’attention de Nuclear Blast qui signera les demoiselles pour leurs trois albums suivants. Un excellent premier album de pur Heavy Metal caustique et mélodique à se mettre dans les oreilles qui prouve que ces sorcières ne se laissent pas mettre au bûcher si facilement!
L’Évolution Métallique selon Sinistros #1616
Avatarium – Hurricanes and Halos – 2017
Suède
Pour son troisième album, Avatarium avait dû se passer de Leif Edling à la basse. Bien que ce dernier eût composé la majorité des pièces de l’album, il s’était retiré comme musicien pour des problèmes de santé mais était demeuré très près du groupe pour apporter son soutient et ses idées de composition. Avec Hurricane and Halos, Avatarium se dirigeait vers des sonorités plus Hard Rock tout en gardant son côté Doom et mystique qui avait fait sa renommée dès son premier album. La notoriété du quintette prenait de plus en plus d’ampleur et se dirigeait vers des sommets notamment grâce à la voix chaude et envoûtante de Jeannie-Ann Smith qui devenait en quelque sorte un pilier important pour la formation Suédoise. Un autre excellent album de pur Doom signé Leif Edling qui prouvait une fois de plus que son titre de Doomfather était hautement justifié!
L’Évolution Métallique selon Sinistros #1615
Alestorm – No Grave but the Sea – 2017
Angleterre
Savoir mettre le party pour des musiciens est tout un art qui est ardu à maîtriser. Le Folk Metal se prête généralement très bien à cet exercice et la formation Anglaise Alestorm est passée maître de ce sujet depuis la sortie de son premier album. Rendu à son cinquième album, la formation poursuivait son périple sur les eaux troubles à bord de son vaisseau pirate pour justement faire la fête avec tous les métalleux de la planète grâce à ses hymnes joyeux et ses riffs accrocheurs bien agrémentés d’instrumentations propres à la musique Folk. Bien évidemment, Alestorm ne réinventait plus la roue et le style mais il le présentait de façon honnête et surtout de manière magistrale pour s’assurer que le gros fun noir prenne partout où il passe. No Grave but the Sea est un excellent album de ce qu’on appelle maintenant le Pirate Metal et une bonne dose de bonne humeur qui est de mise les soirs de beuverie entre amis!
L’Évolution Métallique selon Sinistros #1614
Sabbath Assembly – Rites of Passage – 2017
États-Unis
Rites of Passage, cinquième album de Sabbath Assembly, était le deuxième album de la discographie depuis les changemnts drastiques tant dans la sonorité que dans les sujets abordés. La présence de Kevin Hufnagel était très palpable, les compostions devenaient de plus en plus complexes tout en gardant cet aspect très lugubre relié aux textures plus Doom Metal qui avait été instauré sur l’album précédent. Jamie Myers nous offrait une fois de plus une performance incroyable avec sa voix chaude et unique et les riffs étaient tout simplement caustiques et bien abrasifs donnât un mélange de pure lourdeur explosive avec des mélodies froides et envoûtantes. Rites of Passage était bien loin des trois premiers albums et sans dénigrer ceux-ci, c’était très bien ainsi! Sabbath Assembly avait rejoint la nouvelle vague de Rock Occulte qui avait pris naissance vers le début des années 2010 et s’imposait comme un chef de file du genre. Rites of Passage est un excellent album qui flirte avec le Progressif, le Doom Metal et le pur Rock Occulte des années 70 mais avec une sonorité moderne et grandiose. Un album qu’il faut absolument écouter, à prendre connaissance et à apprécier à sa juste valeur. Un chef d’œuvre de composition intrigante et bien ficelée!
L’Évolution Métallique selon Sinistros #1613
Earth Electric – Vol1 : Solar – 2017
Portugal
Rune Eriksen est un musicien et compositeur aux multiples facettes et surtout connu pour sa participation dans les projets Aura Noir, Vltimas, Mayhem ou encore Nader Sadek. Autant de projets que de styles différents. Mais le Norvégien d’origine joue également dans une formation Portugaise Earth Electric qu’il a fondé avec sa femme, la chanteuse Carmen Susana Simões. Le seul et unique album du projet nous présente une musique très axée sur les sonorités des années 70 avec un incroyable mélange de Doom, de Rock Progressif et de pur Heavy Metal bien ficelé donnant ainsi vie à des compositions enlevantes et complexes alliant des textures vaporeuses avec des riffs mordants. La voix de Carmen douce et chaleureuse vient mettre un effet très atmosphérique aux pièces et se prête admirablement au style proposé par le groupe. Vol 1 : Solar est un album à découvrir qui remet en perspective les éléments du passé avec ceux du présent et même une touche futuriste et en attendant une deuxième sortie, celle-ci est à écouter à plein régime sonore en se laissant bercer par les superbes mélodies et la puissance de frappe digne des plus grands noms du Progressif.
L’Évolution Métallique selon Sinistros #1612
The Monolith Deathcult – V1 – Versus : It Will Burn Us Without Leaving Ash – 2017
Pays Bas
Dans les années 80, il était impensable, voire hérétique pour les métalleux de même avoir l’idée d’incorporer des claviers et des synthétiseurs dans la pureté du Heavy et du Speed Metal. Il aura fallu un groupe issu de la scène alternative pour briser les barrières et imposer les machines et les sonorités mécaniques dans la musique métallique. Ministry a effectivement ouvert la voie et a influencé tout un genre, en l’occurrence le métal industriel. De joyeux larrons venus des Pays-Bas ont pris le taureau par les cornes au tournant des années 2000 en poursuivant l’application de textures et d’éléments purement mécaniques et Industriels dans leur musique et ainsi perpétuer ce que Ministry avait commencé. The Monolith Deathcult n’est pas des plus connus mais le trio Néerlandais est l’un des chefs de file du mélange de Death Metal avec des éléments électroniques et industriels et avec son sixième album, il avait initié la trilogie V avec la première partie V1 – Versus : It Will Burn Us Without Leaving Ash qui se voulait riche en sonorités diverses, en échantillonages et en riffs bien aiguisés et bien gras. Le tout était habilement déposé sur une rythmique réglée au quart de tour avec beaucoup de claviers et à grands coups de batterie électronique pour donner cet éffet de machine infernale venant détruire la civilisation humaine. Si vous ne connaissez pas encore The Monolith Deathcult et que vous aimez sortir de votre zone de confort, il est temps de vous y mettre et Versus est un excellent point de départ pour vous initier à cette folie sonore faite avec un certain brin d’humour.
L’Évolution Métallique selon Sinistros #1611
Slaegt – Domus Mysterium – 2017
Danemark
La formation Danoise Slaegt a débuté sa carrière en tant que groupe de Black Metal mais a rapidement incorporé des éléments de Heavy Metal à sa sonorité abrasive au fil de ses sorties. Ce changement a débuté sur le deuxième album et a évolué par la suite. Domus Mysterium nous offrait toujours cette noirceur issue du Black Metal mais on sentait que certaines influences venaient se greffer aux compositions, notamment au niveau des riffs et des solos de guitare qui revisitaient les pionniers du pur Heavy Metal des années 80 et certains soubresauts de Thrash et de Speed Metal de la même époque. Bien que les membres du groupes privilégiaient une certaine simplicité, il y avait tout de même une complexité assez appréciable au fil des pièces de l’album et malgré que Slaegt était un parfait inconnu de la grand scène mondiale à cette époque, son apport à la musique noircie est plus qu’appréciable et démontre qu’une petite formation peut aisément se tailler une place vers le sommet en travaillant fort pour y parvenir et c’est exactement ce que Slaegt est en train de faire en comptant sur la sortie des deux albums suivants. Un excellent album cru, franc et direct. Ideal pour les longues soirées d’hiver!
L’Évolution Métallique selon Sinistros #1610
Hate – Tremendum – 2017
Pologne
Rendu à son dixième album, la formation Polonaise Hate n’avait plus vraiment besoin de présentations. Tournant autour d’Adam Buszko, Hate s’est rapidement imposé comme l’un des chefs de file et pionnier de la musique extrême en Pologne. Au fil des albums, le groupe n’a jamais vraiment changé sa recette initiale et a toujours livré de très bons albums au cours de sa carrière. Tremendum ne faisait pas exception à cette règle de qualité musicale initiée au début des années 90 en offrant des riffs gras et amplement complexes pour être en mesure de livrer des compositions enlevantes et surtout intenses. Un parfait exemple de ce que le Death Metal se doit de dégager! Tremendum est considéré comme étant l’un des excellents albums de la discographie de Hate et c’est un pur plaisir auditif d’un bout à l’autre des presque cinquante minutes qu’il contient. Allez, à vos écouteurs ou haut-parleurs en grimpant le volume pour vous imprégner de toute cette hargne sonore! Quoi de mieux pour bien commencer une journée?
L’Évolution Métallique selon Sinistros #1609
God Dethroned – The World Ablaze – 2017
Pays-Bas
Contre toute attente, God Dethroned était revenu de sa deuxième séparation survenue en 2011, sortant un très bon album en 2014 avec Henri Sattler comme seul membre original de la formation. The World Ablaze n’était peut-être pas le meilleur album, de la discographie mais il contenait amplement de bonnes idées et de riffs mémorables pour en faire un des très bons albums dans la carrière des Néerlandais. On gardait la même recette de Death Metal noirci avec beaucoup de mélodies de guitares et une rythmique puissante bien assise sur des compositions bien ficelées. God Dethroned nous prouvait qu’il était une fois de plus le pionnier qu’il avait toujours été et cet album est à écouter pour ce qu’il est et pour sa très bonne qualité musicale et sonore.
En voulez-vous de la technique? Les Italiens de Hideous Divinity sont passés maîtres en la matière et avec son troisième album, le groupe était passé à la vitesse supérieure avec des riffs encore plus complexes et des structures complétement étourdissantes! Adveniens marquera la fin de l’entente avec Unique Leader Records et permettra aux Italiens de se tailler une belle place chez Century Media et être ainsi en mesure de conquérir l;e vaste monde du Death Metal ultra technique en tant que chef de file du genre. Un album exemplaire qu’il faut connaître et qui a contribué à l’évolution de la musique extrême excessive! Grimpez le son et laissez-vous détruire le cerveau !
L’Évolution Métallique selon Sinistros #1607
Firespawn – The Reprobate – 2017
Suède
Firespawn est un genre de super groupe réunissant des membres et des ex-membres de Necrophobic, Unleashed, Dark Funeral, Witchery ou encore Entombed pour ne nommer que ceux-ci. Bien que le premier album ait eu un certain succès, ce n’est qu’avec le deuxième que le groupe s’est fait connaître en offrant un Death Metal noirci avec des riffs à la fois ravageurs et mélodiques. The Reprobate contient suffisamment de bonnes idées et d’originalité pour être mentionné comme étant un album influent à sa manière grâce à des compositions bien ficelées et qui rendent justice au genre proposé. Excellente production, riffs incendiaires et rythmique de feu, que de mander de plus? Allez, à vos devoirs mécréants et découvrez un petit bijou d’intensité musicale!
Lorsque j’ai eu l’idée de faire l’évolution métallique selon Sinistros, mon but était initialement de relater l’histoire musicale des sous genres s’y rattachant selon mon expérience personnelle et ma compréhension du phénomène depuis les tout débuts autour de 1970 en présentant non seulement les grands acteurs ayant joué un rôle important au fil des décennies mais aussi de faire découvrir des groupes et des artistes moins connus mais tout aussi importants pour le développement des divers sous branches métalliques. Droid fait partie de cette catégorie. Avec son premier album, la formation de Mississauga revisitait le Thrash Metal originel mais en mettant l’emphase sur la technicité et ses influences Progressives ce qui a résulté des neuf pièces contenues sur Terrestrial Mutations avec des riffs ultra complexes et des structures rappelant étrangement un certain groupe de Jonquière dans la forme et la façon de faire tout en ayant sa propre identité et sa propre sonorité originale. Bien sûr que Droid est loin d’être connu mais le groupe gagne grandement à l’être pour sa qualité de composition et son apport à la musique grinçante plus complexe que la moyenne. Un album parfait à découvrir et à se mettre dans les oreilles le plus rapidement possible pour bien comprendre certains aspects de la belle grande évolution métallique.
L’Évolution Métallique selon Sinistros #1605
Artificial Brain – Infrared Horizon – 2017
États-Unis
Le Death Metal ultra technique et le Progressif ont connu une évolution époustouflante au fil des 30 dernières années dans le vaste monde métallique mondial, chaque groupe et chaque album repoussant les limites pour le prochain qui osera les repousser à nouveau. La formation Américaine Artificial Brain est l’une de ces formations qui avaient fait de la technicité leur cheval de bataille et son deuxième album, Infrared Horizon en rajoutait une couche de plus avec des riffs très complexes et des structures à la fois chaotiques et très ficelées donnant une musique extrême haute en couleurs et en textures incroyables. Cet album donnait le ton à ce qui allait suivre et Artificial Brain est rapidement devenu un incontournable du genre. À écouter le cerveau bien apaisé pour bien saisir toute les notes et les arrangements contenus dans les dix pièces de l’album. Un trois quart d’heure de pure défonce auditive pour les amateurs de musique qui décape!
Le trio Valborg est un de ces groupes hors normes et difficiles à assimiler pour les non-initiés à une musique plus expérimentale. Malgré que la formation Allemande ne soit pas des plus connues, elle est fondamentalement un pilier pour la musique progressive et d’avant-garde. Son sixième album, Endstrand, réitérait les riffs à la fois complexes et déroutants sur des compositions aux structures bizarroïdes et ses textures hors des standards préétablis, le tout bien arrosé d’une certaine hargne et une sonorité globale avec beaucoup de punch et de mordant. Si vous avez la fibre pour les éléments musicaux dérangeants et abrasifs, Valborg est décidément à considérer et Endstrand un excellent album de sa discographie qui est à découvrir dans son intégralité!
L’Évolution Métallique selon Sinistros #1603
The Obsessed – Sacred – 2017
États-Unis
The Obsessed n’est pas le groupe typique ul;tra connu et populaire dans le monde métallique. Les origines du groupe Américain remontent à 1976 alors qu’il s’appelait Warhorse. Il faudra attendre jusqu’en 1990 pour voir apparaître un premier album même si quatre démos ont vu le jour entre 1980 et 1985. Mené par le seul et unique Wino, The Obsessed fait partie des pionniers du Doom Metal malgré une très courte discographie et une carrière avec ses fin abruptes et ses retours. Sacred marquait un de ces retours en 2017 avec 23 ans d’absence et ce troisième album fut tout un retour avec un tout nouvel alignement qui confirmait que Wino était bel et bien le seul et unique membre et grand chef du projet. Un excellent album avec du mordant, de la saveur des années 70 à profusion bien mélangée à une sonorité propre au groupe. À écouter sans réserve et surtout avec beaucoup de débit sonore!
Opeth – Progressive Death Metal / Progressive Rock – Suède
The Last Will and Testament – 2024
Reigning Phoenix Music
9,5/10
Qui ne connaît pas encore Opeth dans l’univers métallique mondial? Le groupe Suédois est comme on pourrait dire un incontournable et un grand innovateur dans le domaine du Death Metal Progressif. Mais, depuis Heritage paru en 2011, la partie Death Emtal s’est envolée et a complétement disparu du son unique de la troupe du maître Mikael Åkerfeldt ne laissant que la partie Progressive intacte. Ce qui veut, bye bye les growls!
Opeth, moi je suis un fan assez assidu depuis Blackwater Park, j’avais tellement aimé à l’époque de sa sortie que j’avais visité la discographie et j’étais devenu un fan instantané. Puis, au fil des albums suivants, le son s’était raffiné, les riffs s’étaient complexifiés et le groupe avait grandement évolué et mûri au point de n’avoir plus rien à offrir de très « métal » sans se répéter sans cesse. Ce qui a donné quatre albums axés sur le Prog pur et dur comme dans les années 70 avec la sonorité des éléments Prog qu’Opeth nous avait toujours donné. Mais, comble de surprise, ce bougre de Åkerfeldt nous a bien eu avec The Last Will and Testament, quatorzième album de la discographie! Sans nous ramenr le fameux Death Metal des débuts, il nous a tout de même ramené son légendaire growl qui sort du plus profond de ses tripes et laissez-moi vous dire que c’est plus qu’apprécié! Musicalement, c’est toujours le Opeth Progressif des derniers efforts mais avec un peu plus de muscles et de tonus bien ancrés dans un album concept racontant la succession d’un quelconque quidam et de la bataille des héritiers. Très sérieusement, cet album est parfait d’un bout à l’autre et fait sans nul doute partie des meilleurs de toute la carrière du groupe, ni plus, ni moins. La production est incroyable et pour avoir essayé la version CD et la version double vinyles en 45 rpm, le son sur vinyle est beaucoup plus chaleureux et puissant ce qui rend cette production encore plus spectaculaire.
The Last Will and Testament pourrait aisément être élu album de l’année et du moins, il sera très haut dans la liste des grands crus 2024 de Hurlemort! Je suis tombé sur cul et c’est formidable de se péter les fesses sur le plancher en écoutant du Opeth!
L’Évolution Métallique selon Sinistros #1602
Warbringer – Woe to the Vanquished – 2017
États-Unis
Warbringer fait partie de la nouvelle vague du Thrash Metal de la vieille école remise au goût du jour avec une sonorité et une production plus modernes. Depuis la sortie de son premier album en 2008, la formation Américaine n’a jamais déçu et a toujours livré la marchandise. On le sait que ce n’est pas tant original mais en bout de ligne, on s’en fout quand même pas mal car le produit proposé est fait avec passion et conviction et ça se ressent une fois de plus sur le cinquième album de la discographie, Woe to the Vanquished. Si vous aimez le Thrash originel dans la lignée des Kreator, Exodus et Slayer, Warbringer est définitivement à considérer! Un excellent album de pure défonce sonore comme dans le temps!
Thy Catafalque – Avant-Garde Metal – Hongrie
XII: A gyönyörű álmok ezután jönnek – 2024
9,4/10
Le très prolifique Tamás Kátai nous revient en 2024 avec le douzième album de son projet Thy Catafalque. Si vous ne connaissez pas encore Thy catafalque et que vous êtes un amateur de pure musique avant-gardiste, il est grand temps de lorgner les albums de la discographie! Pour ma part, je suis un grand fan du projet depuis l’album Sgurr paru en 2015 et chaque sortie est toute une découverte musicale depuis ma première rencontre avec ce projet intriguant!
XII: A gyönyörű álmok ezután jönnek poursuit sur la lancée des albums précédents avec des sonorités issues de divers styles et des textures à couper le souffle. Le musicien est tout un génie de la composition et des arrangements, il est habile à jouer avec les sons et les effets et sait une fois de plus nous tenir en haleine d’un bout à l’autre de l’album avec ses éléemts issus du Black Metal et les atmosphères vaporeuses provenant de la musique progressive des années 70 avec une de musique classique plus expérimentale. Je me plais à comparer Tamás Kátai à des pointures comme Mike Oldfield, Klaus Shulze ou encore Jean-Michel Jarre pour son approche de composition et son ouverture d’esprit musicale. Mais ici, les comparaisons s’arrêtent car Tamás Kátai joue beaucoup plus dans le domaine métallique puissant avec ses guitares incisives et sa rythmique qui frappe fort. La production est une fois de plus impeccable, claire et fluide ce qui rends justice aux pièces.
Un autre excellent album pour Thy Catafalque qui fera partie du top 2024 de Hurlemort! Si vous aimez la musique peu commune qui sort des sentiers battus, Thy Catalfauqe est tout à fait indiqué pour vous faire passer une cinquantaine de minutes de pur voyage vers linconnu!
L’Évolution Métallique selon Sinistros #1601
The Doomsday Kingdom – The Doomsday Kingdom – 2017
Suède
Leif Edling, The Doomfather, littéralement. Le musicien et compositeur Suédois est en effet considéré comme étant le père du Doom avec ses innombrables projets dont Candlemass qui est devenu dès son premier album, l’emblème même du genre en s’inspirant directement de Black Sabbath et de Trouble pour officiellement instaurer le genre Doom Metal en tant que sous genre métallique majeur. Edling est tellement prolifique au niveau des compositions et des riffs qu’il ne peut pas tout donner à Candlemass et a donc intité plusieurs projets connexes comme Avatarium, Krux ou encore The Doomsday Kingdom. Ce dernier comporte des membres de Avatarium avec un chanteur moins connu et musicalement parlant, ce premier album ressemble beaucoup à Candlemass dans ses structures, ses riffs et ses arrangements. Un excellent album éponyme qui perpétue à la perfection ce qui a été entamé en 1986 avec Epicus Doomicus Metallicus. À écouter si on est fan de pur Doom Metal épique à souhait!
L’Évolution Métallique selon Sinistros #1600
Mastodon – Emperor of Sand – 2017
États-Unis
Qui ne connait pas encore Mastodon, ne serait-ce que de nom? De son Sludge Progressif des premiers albums, le groupe a lentement migré vers un métal progressif largement teinté de pur rock issu des années 70 mais avec cette touche de modernité qui a contribué au développement de plusieurs groupes et musiciens à embrasser pleinement leur côté plus technique et plus hétéroclite ouvrant ainsi la voie au métal progressif que lon connait aujourd’hui. Emperor of Sand, septième de la discographie, était beaucoup plus axé sur les textures plus intrigantes et mystérieuses issues des groupes de rock classique des années 70 avec les éléments plus abrasifs auxquels le groupe nous avait habitués au fil de ses sorties. Il est évident que le noyau de fans des débuts avait un peu de difficulté avec la tengnete prise par Mastodon mais c’est ça qui est beau avec l’évolution : Éviter de stagner et offrir toujours de la nouveauté et de la fraîcheur pour éviter de rester pris dans le piège de cette stagnation. Un autre excellent album à écouter avec un bon système de son à volume élevé pour bien saisir toutes les subtilités proposées au fil des pièces.
Alarum – Progressive Thrash Metal / Fusion – Australie
Recontinue – 2024
Indépendant
9,6/10
Si vous trippez sur le Death Metal ultra technique à la limite incompréhensible et que vous êtes un amateur de Atheist, Cynic et Death, la formation Australienne Alarum devrait vous accrocher. Pour ceux qui ne connaissent pas encore cette formation, elle en est à son cinquième album de puis sa fondation en 1992 ce qui fait d’elle une des pionnières de la grande technicité dans la grande famille métallique.
Recontinue marque le premier album de la discographie à sortir sous étiquette indépendante. Alarum, on aime ou pas car il faut être prêt à voyager dans le Jazz Fusion qui est la carte maitresse de la sonorité du groupe. En fait, la musique de Recontinue n’est ni plus ni moins qu’un gigantesque mariage entre le Thrash Metal incisif et mordant avec des éléments plus expérimentaux et très Jazz. Ça pourrait paraître un peu déroutant mais une fois qu’on a commencé l’écoute, on entre facilement dans les pièces et leurs arrangements rempli de textures diverses et de changements de tempo soudains. Le niveau d’exécution est très élevé et la production toujours aussi claire et fluide que par le passé. C’est puissant, direct et hors des sentiers battus.
Recontinue est un excellent album qui nous fait sortir de notre zone de confort et qui s’écoute en ne faisant rien d’autre qu’écouter. Bien évidemment, il sera placé assez haut dans le top 2024 de Hurlemort!
La formation Espagnole Moonloop fait partie de cette liste de groupes œuvrant directement dans la musique Progressive en y incorporant des éléments de Death Metal. Le nom Moonloop provient d’ailleurs d’une chanson de Porcupine Tree, donc on ne peut pas faire plus Prog! Devocean, deuxième album de la discographie pousse la technicité exemplaire et la production riche en sonorités et en textures beaucoup plus loin. Les membres s’écartent sur des compositions très complexes qui n’a rien à envier à quiconque et il est dommage que Moonloop n’obtienne pas plus de reconnaissance afin de monter plus haut dans son domaine musical. Quoiqu’il en soit, Devocean est un album qui gagne à être plus connu pour sa qualité musicale mais aussi pour son apport à la musique moins standard.
The Cure – Post Punk/Gothic Rock – Angleterre
Songs of a Lost World – 2024
Fiction Records
9,2/10
2024 nous aura apporté son lot de surprises musicales dont un album que nous n’attendions plus tellement il s’est écoulé de temps depuis la sortie du précédent album. Seize ans, c’est long entre deux albums mais venant de la part de Robert Smith, sommes-nous vraiment surpris? 4:13 Dream avait été un flop commercial et n’avait pas été très haut dans les palmarès des différents pays de l planète en plus de recevoir des notes assez basses et des critiques négatives. Donc, il est tout à fait normal pour Smith d’avoir pris son temps pour éviter que cela ne se reproduise et finalement, le bonhomme ébouriffé a bien fait de prendre son temps finalement car Songs of a Lost World est tout simplement le meilleur album du groupe depuis Disintagration, rien de moins!
The Cure revient à ses anciennes sonorités et ce quatorzième album puise dans les albums Pornography, Faith et Disintagration pour nous présenter des compositions très glauques et vaporeuses avec des textures fortement reconnaissables. C’est du bon vieux The Cure avec une production moderne et massive. On joue beaucoup avec les claviers et les effets, Simon Gallup n’hésite pas une minute à faire sonner sa basse en puissance avec de la distorsion ce qui vient agréablement appuyer les éléments atmosphériques en créant comme un genre de dualité pas piquée des vers! Robert Smith est en pleine forme et chante comme dans le bon vieux temps avec toute la mélancolie vocale qu’on lui connait. L’album ne comporte aune pièce de remplissage et le tout coule et s’enchaine parfaitement au fil des pièces.
Est-ce que Songs of a Lost World deviendra un album clé de la discographie du groupe? Peut-être pas comme les huit premiers albums mais chose certaine, il bat aisément les cinq suivants par sa qualité musicale et ses arrangements. Un excellent album et un super retour pour The Cure qui sera assez haut dans le top de Hurlemort 2024!
L’Évolution Métallique selon Sinistros #1598
Obituary – Obituary – 2017
États-Unis
Obituary est un des pionniers et un des premiers groupes de Death Metal de la vague Floridienne. Ayant débuté sous le nom Executioner en 1984 puis Xecutioner avant de prendre officiellement le nom de Obituary en 1988. Le groupe fait donc partie des meubles ayant pris part au développement du genre. Est-ce que le groupe a déjà sorti un mauvais album? Pas vraiment mais Back From the Dead paru en 1997 ne fut pas un succès et a possiblement contribué à sa séparation en 1998. En 2003, la formation a effctué un retour pour de bon et depuis, elle n,a cessé de pondre de très bons albums de pur Death Metal caustique. L’album éponyme, dixième de la discographie, nous montrait un Obituary en pleine forme et en pleine possession de ses moyens avec des compositions dignes de sa réputation avec ses éternels et légendaires riffs granuleux et gras bien assis sur une rythmique lourde et fracassante. Que demander de plus? Pourquoi Obituary réinventerait ce qu’il a lui-même contribué à inventer? On demeure dans le même registre et on refait cette bonne vieille recette qui a fait ses preuves et qui continue à le faire! Montez le volume et rincez-vous les oreilles!
Spectral Voice – Death / Doom Metal – États-Unis
Sparagmos – 2024
Dark Descent Records
8,8/10
Qu’est-ce que Blood Incantation et Spectral Voice on en commun? Les deux groupes partagent le même trio de compositeurs et les deux entités nous ont servi avec brio chacun album mémorable en 2024! Spectral Voice joue la carte du Death Metal très profond et surtout très lent avec des pièces longues et des idées plutôt expérimentales. Décidément, il y a un trio de musiciens qui avaient des idées à sortir cette année!
Ce n’est pas parce qu’on a grandement apprécié le Absolute Elsewhere de Blood Incantation qu’on peut facilement s’imprégner de la musique proposée sur Sparagmos, deuxième album de la discographie de Spectral Voice. La sonorité et les textures des deux groupes sont très différentes et bien qu’ils partagent certains éléments dans leur sonorité respective, Spectral Voice est beaucoup plus lugubre et angoissant en termes de musique extrême. Le groupe n’en est pas encore au Funeral Doom Metal mais il est suffisamment lourd et oppressant pour foutre les jetons à quiconque n’a pas l’oreille acclimatée à ce genre d’atmosphère glauque. Pour rendre l’expérience musicale encore plus malsaine, la production est assez floue et granuleuse avec beaucoup de réverbération pour donner un effet d’outre-tombe et de profondeur abyssale aux quatre pièces de l’album.
Sparagmos est un album dérangeant et impitoyable dans ce qu’il dégage, ce n’est définitivement pas pour tout le monde mais une fois qu’on entre bien dans la musique de Spectral Voice, on se laisse bercer par la grande noirceur qui nous transporte vers un voyage irréel. Un album qui fera le top 2024 de Hurlemort!
L’Évolution Métallique selon Sinistros #1597
Havok – Conformicide – 2017
États-Unis
Éliminer le conformisme, c’est exactement le contraire que la formation Havok avait fait avec son quatrième album Conformicide. Il est étonnant de voir une formation qui avait le vent dans les voiles briser sa crédibilité de cette façon! Était-ce le fait de passer chez Century Media qui a poussé le groupe de Denver à devenir si réchauffé, prévisible et totalement conforme à un standard préétabli et siphonné à l’os par l’industrie? Avec cet album, Havok n’était plus le nouveau porte étendard du Thrash moderne, il était devenu une pâle copie des milliers de groupes œuvrant dans le même créneau en exploitant tout ce qui a été à maintes fois exploité par le passé avec une impression de technicité exemplaire pour que ça passe inaperçu. Un album qui nous montre ce qu’il ne faut pas faire pour essayer de devenir plus gros et une déception monumentale de la part d’un groupe que se voulait très prometteur. Si vous aimez les riffs réchauffés non réconfortants et les compositions génériques, cet album est à prendre en considération!
Tribulation – Gothic Metal – Suède
Sub Rosa in Æternum – 2024
Century Media
9/10
J’ai connu Tribulation avec The Horror mais à l’époque, cet album ne me disait rien et j’avais laissé tomber le projet de l’écouter attentivement. Toujours est-il que j’ai accroché instantanément sur The Formulas of Death qui montrait un changement assez radical dans la sonorité du groupe. Cette sonorité a évolué au fil des albums et Tribulation est l’un des meilleurs groupes de vrai Gothic Metal de la planète.
Si vous n’êtes pas attiré par des sonorités et des éléments influencés par Sisters of Mercy, Killing Joke. Bauhaus ou Fields of the Nephilim, le son actuel de Tribulation risque de vous déplaire. Mais pas à moi! Car je suis un grand fan des groupes pionniers et Tribulation revampe à sa manière cette belle époque avec beaucoup plus de mordant! Sub Rosa in Aeternum est la suite logique de Hamartia (le mini album sorti en 2023) avec des riffs bien ficelés et des compostions froides remplies de textures sombres et de mélancolie à l’image du son originel. La production est impeccable et donne du tonus au style sans trop le rendre trop moderne.
Une fois de plus je suis vendu par un album de Tribulation qui marie le meilleur des deux mondes entre le métal noir et le rock gothique des années 80. Un superbe album pour les nostalgiques comme moi et ceux qui ne craignent pas d’embrasser leur petit côté corbeau!
L’Évolution Métallique selon Sinistros #1596
Maat – Monuments Will Enslave – 2017
Allemagne
Vous aimez les thèmes qui relatent les ancêtres et les anciennes civilisations? De nombreux groupes de métal extrême ont fait de ces sujets leur cheval de bataille. Que ce soit les légendes Vikings et nordiques, l’histoire Romaine ou encore l’Égypte ancienne, la grande scène métallique mondiale regorge de ces histoires et légendes ancestrales. Parlant de l’Égypte, il n’y a pas que Nile à s’y intéresser. La formation Allemande Maat visite également le mystique entourant la vie de l’ancienne Égypte sur un Death Metal assez technique inspiré des certaines mélodies ancestrales pour agrémenter les riffs puissants et la rythmique imposante des onze pièces de Monuments Will Enslave. Un groupe qui gagne à être plus connu pour sa qualité musicale et un excellent album brutal et mélodique à être écouté de ce pas!