L’Évolution Métallique selon Sinistros #993
Cronian – Terra – 2006
Norvège
Cronian n’est pas un nom grandement connu dans le vaste monde métallique. Pourtant ses deux membres le sont beaucoup plus en ayant contribué au développement du Black Metal et du Métal Progressif Scandinave. Formé en 2005 par Oystein Garnes Brun et Vintersorg alors qu’ils étaient tous les deux membres de Borknagar, Cronian se devait d’être un projet connexe beaucoup plus axé sur le Progressif et sur les ambiances vaporeuses. Les deux compères s’étaient trouvé des points musicaux en commun et avaient tout bonnement décidé de fonder ce projet unique et assez différent de ce qu’ils avaient pu faire par le passé. Sur ce premier album, on retrouve toutefois certaines sonorités et idées qui seront éventuellement reprises plus tard par Borknagar et évidement le projet Vintersorg ce qui fait de Cronian une influence majeure sur ce qui allait suivre pour les deux autres projets. Terra est un excellent album fort méconnu qui mérite qu’on s’y intéresse pour bien comprendre le cheminement des deux musiciens et leurs futures compositions dans leurs deux autres projets plus connus.
L’Évolution Métallique selon Sinistros #992
Cannibal Corpse – Kill – 2006
États-Unis
On pourra dire ce que l’on voudra à propos de Cannibal Corpse mais un fait indéniable est que le groupe Américain n’a jamais failli à la tâche et nous a toujours offert des albums à la hauteur de ce que nous attendions. Tout simplement intitulé Kill avec une pochette des plus minimalistes, le dixième album prouvait une fois de plus que Cannibal Corpse était roi et maître du Death Metal tous sous genres confondus. J’entends dire au loin : « Oui mais le groupe n’a jamais évolué ni changé sa sonorité! ». Pourquoi Diable Cannibal Corpse changerait de sonorité? Il est un des pionniers qui ont forgé cette sonorité brutale légendaire et la légitimité de cette sonorité lui revient de plein droit, alors pourquoi changer pour essayer autre chose? Ce qui fait de Cannibal Corpse le groupe légendaire qu’il est, c’est justement sa constance et son intégrité musicale! Et cette loyauté s’entendait une fois de plus sur Kill avec ses riffs gras et incendiaires et sa rythmique qui faisait mal. Cannibal Corpse, c’est ça. Deux ou trois coups de pelle en pleine face et un Death Metal originel dans la plus pure des formes. Kill perpétuait cette tradition d’excellence et de brutalité et le groupe continuera de perpétuer cette flamme jusqu’à nos jours. Merci Cannibal Corpse pour cette leçon de fureur musicale!
L’Évolution Métallique selon Sinistros #991
Witchery – Don’t Fear the Reaper – 2006
Suède
Ce qui devait être au départ qu’un simple projet connexe de Sharlee D’Angelo s’est rapidement retrouvé au sommet des groupes influents dans le domaine du Death Metal noirci. Le cinquième album de Witchery montrait le groupe en pleine évolution sans que celui-ci ne change drastiquement. La recette était améliorée à chaque sortie d’album en évitant soigneusement de drastiquement la changer. Les éléments Death Metal qui avaient fait la renommée du groupe étaient toujours présents et le côté sombre avec les soubresauts Black Metal étaient eux aussi toujours bien en place. Les accents plus Hard Rock et même Rock and Roll prenaient un peu plus de place sans toutefois tomber dans le piège de la mollesse. Witchery faisait de la musique de la vieille école tout en gardant le cap vers une certaine dose de modernité nécessaire pour se sortir du lot ce qui en faisait un groupe fort original et surtout rafraichissant. Sur Don’t Fear the Reaper, on ralentissait un peu le tempo mais on gagnait en puissance au nivreau des riffs et de la force de frappe de Martin Axenrot. Cet album fut le dernier de Toxine à la voix et à partir de suivant, Witchery aura du mal a garder un alignement stable perdant et gagnant des membres à chaque nouvel album. Un autre classique du Death Metal et un incontournable du genre.
AssassiNation avait été plutôt mal reçu par certains fans allons savoir pourquoi. Il est vrai que cet albun n,est pas le meilleur de la discographie de Krisiun et qu’il peut paraître un tantinet redondant au fil des pièces amis il demeure tout de même un album très solide et surtout très bien produit. Est-ce que Krisiun se devait de se réinventer pour cet album? Probablement pas du tout en fait. Le trio explosif continuait à faire ce qu’il faisait le mieux : Un Death Metal puissant et incisif avec d’excellents riffs et une rythmique qui frappe fort. Que demander de plus? Il se peut qu’un cours d’une carrière musicale qu’un groupe finisse par avoir un peu moins d’inspiration à un moment donné mais dans ce cas-ci, pas assez pour affirmer que cert album est mauvais ou est un Death Metal réchauffé. Le trio continuait à être influent et un chef de file de l’Amérique du Sud et son niveau technique était toujours au rendez-vous. Redonnons ne chance à cet album sous-estimé!
L’Évolution Métallique selon Sinistros #989
Darkthrone – The Cult is Alive – 2006
Norvège
Le nom Darkthrone n’avait plus besoin de présentations tant le duo avait été influent pour la grande scène Black Metal mondiale. Les fans ne s’en étaient pas forcément rendus compte mais Sardonic Wrath paru deux ans plus tôt allait être le dernier album de Darkthrone avec la sonorité crue qu’on lui connaissait depuis la sortie de A Blaze in the Northern Sky en 1992. Il était temps pour Nocturno Culto et Fenriz d’évoluer vers de nouveaux horizons et The Cult is Alive allait justement nous montrer un Darkthrone sous un autre jour. La passion de Fenriz pour le métal de la vieille école a toujours été connue et le passage vers une sonorité axée sur cette période pionnière n’aurait pas dû étonner les fans. Dans les faits, Darkthrone a toujours fait ce qu’il voulait faire en se foutant complètement de l’opinion des fans ou des détracteurs. Sur The Cult is Alive nos deux joyeux lurons avaient tout simplement décidé d’incorporer des éléments de vieux punk dans leur musique déjà abrasive réaffirmant que le Heavy Metal et le Punk ont toujours été fait pour coexister et se mélanger à la perfection. Bien sûr, la partie Black Metal était toujours présente mais à partir de cet album, Darkthrone allait nous surprendre d’album en album en offrant une petite parcelle différente issue des pionniers qui ont forgé la grande famille métallique. Certains n’ont pas aimé The Cult is Alive car une fois de plus le changement fait peur et peut rendre inconfortable. Pour ma part, cet album est un de mes préférés de Darkthrone et un incontournable du genre, cru, franc et direct qui frappe là où ça fait mal.
L’Évolution Métallique selon Sinistros #988
Wolves in the Throne Room – Diadem of 12 Stars – 2006
États-Unis
Le monde du Balck Metal a été en cosntante évolution depuis ses origines au milieu des années 80. La première vague de véritable Black Metal à proprement parler a vu le jour au début des années 90 et nombreux sont les groupes à avoir embrassé le genre au fil des dernières décennies. Des groupes comme Wolves in the Throne Room ont forgé, au tournant des années 2000, une toute nouvelle facette du Black Metal avec une musique très dépressive et très atmosphérique. Avec son premier album, le duo des frères Nathan et Aaron Weaver a su démontrer que le Black Metal pouvait être lent et vaporeux avec de longues pièces mélancoliques relatant les éléments du cosmos, de la nature et de la mythologie avec des riffs de guitare sursaturés d’effets de délai et de réverbération. Le son caverneux de la production venait alourdir le sentiment d’oppression et de tristesse qui se dégageait des pièces menant ainsi le groupe à devenir l’un des instigateurs du Black Metal Atmosphérique. Cette musique froide et sombre n’est pas à la portée de tous mais si on est le moindrement mélomane, une écoute ou deux nous convaincra de répéter l’expérience afin de constater l’importance du groupe Américain dans l’évolution métallique et de ses éléments plus extrêmes.
Organic Hallucinos fut le dernier album de l’alignement « original » de Decapitated. En 2007, un accident de la route en tournée avait blessé les membres du groupe et le batteur Vitek succomba à ses blessures quelques jours plus tard et la formation fut dissoute. Ce quatrième album montrait Decapitated en pleine évolution musicale et surtout technique. Les petits culs de 12 à 16 ans qui avaient fondé le groupe en 1996 avaient rapidement acquis de la technicité sur leurs instruments respectifs et étaient passées maîtres de la composition complexe et bouillonnante signat le meilleur album de la discographie du groupe. La formation fut ravivée en 2009 avec seulement Wacław Kiełtyka aux commandes et de nouveaux musiciens pour compléter la nouvelle formation. Decapitated ne sera plus jamais le même groupe après cet accident mais son héritage demeurera toujours présent au fil des albums suivant la reformation. Organic Hallucinosis est devenu un classique instantané et un incontournable du Death Metal mondial.
L’Évolution Métallique selon Sinistros #986
The Devin Townsend Band – Synchestra – 2006
Canada
Devin. Ce cher Devin. Que ce soit avec Strapping Young Lad, Devin Townsend, The Devin Townsend Project ou The Devin Townsend Band, il faut avoue que le bonhomme est et a toujours été tout un génie de la composition. Prolifique et ultra versatile, ce cher Devin nous a toujours étonné sortie après sortie grâce à la richesse de ses structures musicales et de ses idées parfois complètement disjonctées, parfois plus standard et surtout plus souvent qu’autrement très audacieuses. Voyez-vous, Devin Townsend s’en fout de ce que nous pensons de lui et de sa musique et ce qui en fait le génie qu’il est. Il ne s’est jamais imposé de balises et ne s’en imposera probablement jamais. Synchestra, deuxième et dernier album à sortir sous le nom de The Devin Towsend Band en est un parfait exemple. La douceur côtoie l’agressivité, les éléments minimalistes se heurtent avec des structures très complexes et le chaos musical est en parfaite harmonie avec des sonorités issues de divers genres musicaux qui n’ont absolument rie à voir avec le métal typique. Oui, atypique serait le terme exact pour décrire la musique de Townsend et ce dernier compose selon ses humeurs et ses feelings profonds. Synchestra c’est exactement ça : Quatorze pièces qui se suivent et sont collées les unes aux autres pour former une seule et unique entité de plus d’une heure de pure éclatement musical. Un autre chef d’œuvre signé Devin Townsend le grand!
L’Évolution Métallique selon Sinistros #985
Samael – Era One / Lessons in Magic #1 – 2006
Suisse
Era One de Samael n’est pas un album métal à proprement parler. Alors Sinistros, pourquoi Diable en parles-tu dans ton évolution métallique? Parce que c’est Samael et parce que ce double album de musique électronique a tout de même été fort influent pour plusieurs formations de métal industriel et d’autres sous genres de la grande famille métallique. Samael a grandement contribué à démystifier et faire accepter les claviers et les machines une bonne fois pour toutes dans le vaste univers de la musique métal à l’échelle mondiale. Dès les années 80, quelques formations ont incorporé ces machines mécaniques infernales au grand dam de certains fans qui jugeaient les claviers et les synthétiseurs indignes de faire partie de l’élite musicale des poilus. Samael a réussi à imposer ces instruments de torture dans sa musique et dans toute la communauté, si bien qu’aujourd’hui bon nombres d’artistes ont recours à des sonorités plus larges pour agrémenter leurs compositions et faire évoluer les choses. Era One/Lessons in Magic n’est pas un album pour tous les métalleux, j’en conviens. Il faut être ouvert à l’Industriel et à ses textures différentes et même si cet album n’est pas considéré comme étant « métal », son atmosphère et sa direction musicale le sont sans l’ombre d’un doute. Un album parfait pour découvrir autre chose et qui pourra le cas échant diriger le néophyte vers des pionniers du genre comme Skinny Puppy, Front Line Assembly ou encore Nine Inch Nails. À écouter attentivement pour la richesse des sonorités et des arrangements.
Certains lecteurs de mon Évolution Métallique me reprochent de ne pas suffisamment parler du Power Metal. Il y a des raisons certes personnelles derrière ce choix et d’autres raisons plus évidentes comme dans le cas de Dragonforce. Malgré sa forte influence au niveau technique, le groupe avait atteint des sommets du quétaine avec son troisième album Inhuman Rampage. La voix mielleuse et les duels de guitare et de claviers qui n’en finissent plus étalés tout au long de l’album sur des pièces bonbon sont de bons exemples qui démontrent mon choix de limiter mes interventions sur le Power Metal. Mais que voulez-vous, il semble y avoir un public pour ce genre de clownerie dans le métal et ici, les sons de Nintendo n’aident en rien à faire apprécier la musique de Dragonforce. J’ai toujours considéré ce groupe comme étant une farce majeure et ce qui me désole le plus c’est que bien que le groupe lui-même ne se prend possiblement pas au sérieux, beaucoup de ses fans prennent justement le groupe au sérieux diluant la communauté métallique avec des groupes et des fans qui préfèrent les sonorités plus pop et plus accessibles. Personnellement, mon métal c’est comme le café, je l’aime noir et corsé, surtout pas à la vanille française sursaturé de sucre et noyé dans le lait. Tout simplement étourdissant et insipide.
L’Évolution Métallique selon Sinistros #983
Legion of the Damned – Malevolent Rapture – 2006
Pays Bas
Le tout premier album de Legion of the Damned n’était en aucun cas le tout premier album du groupe. Pourquoi? Tout simple parce que Legion of the Damned a été fondé en 1992 sous le nom de Occult et a sorti cinq albums sous cette entité. Il fut décidé de changer de nom en 2005 car selon les membres du groupe, le nom Occult était trop associé à Rachel Hayzer qui avait été membre de 1994 à 2002. Elegy of the Weak avait essuyé de sévères critiques de la part des fans dû principalement à l’absence de Hayzer qui était partie combler le poste de vocaliste dans la formation Sinister. De plus, certaines mésententes avec le label avaient forcé Occult à se rendre en cours pour régler le litige entre le groupe et le label. Legion of the Damned fut donc adopté pour la sortie du sixième album, Malevolent Rapture et les membres du groupe prirent cette décision comme étant un pas de l’avant dans leur carrière et le « nouveau » groupe allait pouvoir progresser. Musicalement parlant, aucune réelle surprise, on retrouvait tous les ingrédients et la sonorité unique de Occult avec des riffs simples mais ravageurs et entrainants bien assis sur une rythmique ultra solide et droite. Legion of the Damned continue toujours aujourd’hui à nous pondre d’excellents albums et son apport à la scène des Pays Bas est des plus importantes en étant l’un de ses pionniers avec Sinister et Asphyx.
L’Évolution Métallique selon Sinistros #982
The Ocean Collective – Aeolian – 2005
Allemagne
Aeolian, troisième album de The Ocean Collective, devait initialement sortir en double album avec FluXion. Alors que ce dernier couvrait la partie plus épique et orchestrale, Aeolian allait montrer la partie plus dure et plus lourde du double album. Quoiqu’il en soit, ces deux albums sont finalement sortis séparément donnant ainsi deux albums bien distincts et sirtout fort différents l’un de l’autre. Bien que Aeolian soit un album très « Heavy » et très puissant, beaucoup de fans le trouvaient aussi plutôt monotone, ce qui n’est pas faux en bout de ligne. L’album comportait de nombreuses pièces très longues entrecoupées de pièces plus courtes et plus directes et dans l’ensemble toutes ces pièces formaient un gros tout qui se suivait quand-même très bien avec un beau fil conducteur chaotique qui reliait cette extravagance sonore ensemble. L’expérimentation était le mot d’ordre comme sur les précédentes parutions mais ce qui retenait le plus l’attention et ce qui pouvait éventuellement agacer certains amateurs, c’est cette propension à sonner plus Hardcore surtout au niveau des vocaux, un peu à la manière de Dillinger Escape Plan. Mais cette facette pouvait facilement être mise de côté si on se concentrait suffisamment sur les structures musicales et les différentes textures imbriquées au fil des pièces. Aeolian est un album haut en couleurs qui a permis à d’autres groupes d’explorer différentes sonorités hors du commun métallique.
La formation Suédoise Ram est un peu une des formations pionnières du Heavy Metal Revival survenu dans les années 2000. Je dis « revival » pour démontrer une nouvelle vague de groupes typiquement Heavy Metal comme à la belle époque car nous savons tous que contrairement à ce que les médias disaient, le Heavy Metal n’est pas mort dans les années 90 à cause du Grunge. Le Heavy Metal a toujours été bien vivant et Ram avec son premier album prouvait que ce genre originel avait encore et toujours de la fougue et beaucoup à offrir. C’est à grands coups de riffs incendiaires, de puissance et de vocaux épiques que Ram avait proposé son premier album Forced Entry qui avait été tellement bien reçu qu’il avait valu au groupe de signer avec AFM Records pour l’album suivant. On retrouvait des parcelles des Judas Priest, Accept et Mercyful Fate de la belle époque, c’était rafraichissant et surtout très convaincant. Le Heavy Metal était de retour à l’avant-scène et c’était parfait!
Santo Rostro – Stoner / Doom Metal – Espagne
Después no habrá nada – 2023
Discos Macarras
9.1/10
Ma découverte de la formation Espagnole Santo Rostro s’est faite en 2017 avec le troisième album The Healer. Le mélange de Stoner, de Doom et de Progressif chaotique m’avait beaucoup plu et l’originalité du groupe était ce qui avait attiré mon attention au départ. Quand j,ai vu que le groupe avait sorti un nouvel album cette année, je n’ai pas hésité une seconde à commander la version vinyle et laissez-moi vous dire que je ne suis pas déçu!
Avec Después no habrá nada, Santo Rostro s’Aventure pour la première fois dans sa langue maternelle pour les cinq pièces de l’album, ce qui donne un cachet un peu plus exotique à sa musique déjà peu standard. Le groupe nous sert une fois de plus des sonorités très Doom flirtant avec le stoner ici et là au fil des pièces mais en incorporant des éléments très techniques et plutôt Progressifs tout au long de l’album nous donnant cinq pièces des plus originales oscillant entre près de quatre minutes à plus de onze minutes pour un peu moins de trente-cinq minutes au total. Un album un peu court mais qui passe sans qu’on s’en rende compte et qui ne contient aucun remplissage. On joue beaucoup avec les sons de synthétiseurs et les multiples effets de guitare, ce qui apporte une atmosphère très légère et planante à cette lourdeur rythmique et cette puissante force de frappe. La production est impeccable, c’est très clair et très fluide, les instruments sont bien à leur place dans le mix facilitant l’écoute lors de passages plus ardus.
Santo Rostro n’est certes pas un groupe des plus connus mais je vous recommande grandement l’écoute de ce quatrième album si vous aimez la musique un peu plus disjonctée et riche en sonorités.
Markus Tümmers est mieux connu sous nom de scène Vratyas Vakyas et son projet solo Falkenbach. Le bonhomme a fondé Falkenbach en 1989 et a sorti plusieurs démos entre cette période et la sortie du premier album officiel en 1996. Je dis officiel mais Falkenbach avait enreigistré un album en 1995 sous le titre de Fireblade. Dû à des bris de matériel durant le mixage, l’album fur cancellé et jamais sorti. En 2005, Vratyas Vakyas a réenregistré plusieurs pièces prévues pour Fireblade ainsi que de nouvelles pièces donnant ainsi vie à cet album oublié. Heralding – The Fireblade est devenu l’album le plus connu de Falkenbach et aussi le plus accompli musicalement grâce à ce légendaire mélange Folk et Black Metal et à la sonorité typique que Vratyas Vakyas s’était forgé au fil des années. Heralding – The Fireblade est un excellent album pour débuter dans le monde du Folk Metal et un incontournable du genre dont il faut prendre connaissance pour connaître une partie de l’histoire de ce sous genre épique.
L’Évolution Métallique selon Sinistros #979
Bolt Thrower – Those Once Loyal – 2005
Angleterre
Those Once Loyal fut le dernier album de Bolt Thrower. Après cet album explosif, le groupe avait pris la décision d’abandonner le projet de l’album suivant, étant insatisfaits du résultat. La décision fut prise de ne sortir aucun album qui ne serait à la hauteur du précédent, en l’occurrence Those Once Loyal. Il faut dire que ce huitième album pourrait être considéré comme étant le meilleur de la discographie du groupe et le plus accompli musicalement. Le groupe avait quelque peu évolué et avait étoffé sa sonorité et ses idées et ainsi réussir à sortir un album digne de ce nom. Le groupe continuera à faire des tournées jusqu’en 2016, année de la séparation définitive du groupe. Bolt Thrower laissera un héritage qui profitera aux nouvelles générations à faire du Death Metal de qualité. Karl Willetts fondera Memoriam dans les derniers moments d’existence de Bolt Thrower, groupe qui prendra officiellement la relève en 2017 avec un premier album magistral.
L’Évolution Métallique selon Sinistros #978
Sigh – Gallows Gallery – 2005
Japon
Le sixième album de Sigh avait fait polémique à sa sortie surtout au niveau de Century Media qui avait refusé de distribuer l’album. Le label était insatisfait de l’oreintation avant-gardiste que le groupe prenait et s’attendait à un album plus orienté vers le Black Metal. De plus, la mastérisation de l’album faisant défaut avait eu raison de la distribution par Century Media. L,album fut sorti par Candlelight et plus trad remastérisé et ressorti par The end records. Heureusement, Sigh avait tenu son bout et avait sorti la suite logique de Imaginary Sonicscape avec des pièces complètement disjonctées qui visitaient ou revisitaient divers styles issus de diverses époques qui une fois mélangés à un Métal noirci et plus extrême donnaient des sonorités qui définiront Sigh dans son cheminement musical. Sigh est devenu une figure de proue du Metal avant-gardiste et un pionnier de son époque qui a largement contribué à démystifier la musique en général pour le commun des métalleux. Un autre chef d’œuvre de Sigh qu’il faut impérativement écouter pour comprendre cette belle grand évolution métallique!
L’Évolution Métallique selon Sinistros #977
Hate – Anaclasis: A Haunting Gospel of Malice & Hatred – 2005
Pologne
À l’instar de son compatriote Behemoth, Hate était rapidement devenu une sommité du Death Metal Polonais et s’était démarqué à l’International. Son cinquième album allait devenir le point culminant de la discographie du groupe avec ses riffs froids et ses compositions bien construites. Bien sûr que Hate ne réinventait pas le genre, il continuait d’offrir ce qu’il avait toujours fourni depuis ses tout débuts : Un Death Metal bien rodé provenant d’un des pionniers du genre. La machine de Hate était bien huilée et continuerait à pondre d’excellents albums jusqu’à nos jours sans faillir à sa mission de perpétuer le son caractéristique de Death Metal Polonais et sa domination en la matière sur toute la surface du globe. À écouter le volume dans le fond pour grosse leçon de pur Death Metal froid et intense.
Les Norvégiens de 1349 avaient déchaîné tous les feux de l’enfer avec leur troisième album. Hellfire prouvait une fois de plus que le groupe avait tout pour dominer la scène Black Metal Scandinave avec des riffs complexes et des compositions extrêmement bien ficelées d’une sauvagerie sonore sans pareil. Inutile de préciser que la musique de 1349 n’est pas faite pour les non-initiés à la musique plus caustique et plus brutale. La rapidité était une fois de plus le mot d’ordre et la froideur le cheval de bataille. Le parfait mélange entre riffs très lents et rythmique ultra rapide apportait un incroyable contraste qui prenait l’auditeur par surprise à chaque pièce de l’album. Hellfire est une autre belle résiste pour 1349 qui continuera à s’imposer comme chef de file de la deuxième vague du Black Metal mondial. Toute une bombe incendiaire fort importante pour l’évolution métallique!
L’Évolution Métallique selon Sinistros #975
Old Man’s Child – Vermin – 2005
Norvège
Même si Galder était passé du côté de Dimmu Borgir en tant que guitariste et compositeur, rien ne l’empêchait de poursuivre son projet Old Man’s Child et de démontrer son réel talent pour la composition et les arrangements. Le fait intéressant avec le projet Old Man’s Child est que Galder est toujours demeuré constant et fidèle à lui-même sans vouloir changer de cap pour aller vers une musique plus « mainstream » comme il l’avait fait avec Dimmu Borgir s’assurant ainsi de garder une certaine intégrité musicale sans se soucier de quoi que ce soit. Au niveau musical le bonhomme poursuivait sur sa lancée de compositions noires et incisives qui incorporaient des éléments de musique classique ici et là au fil des pièces mais tout en gardant ce petit côté cru et direct. Vermin est devenu un autre classique et incontournable de Old Man’s Child ainsi qu’une référence du Black Metal Norvégien. Un excellent album fort influent qui est encore plaisant à revisiter!
L’Évolution Métallique selon Sinistros #974
Akercocke – Words That Go Unspoken, Deeds That Go Undone – 2005
Angleterre
Akercocke n’est pas un groupe hyper connu dans le vaste univers du métal extrême mais ce groupe Anglais a, dès son premier album, redéfini les balises du Death et du Black Metal en incorporant des structures difficiles d’accès au commun des métalleux et des textures musicales complètement disjonctées. Son quatrième album, Words That Go Unspoken, Deeds That Go Undone, allait encore plus loin dans la démarche du groupe à produire une musique tant de qualité mais dérangeante et très loin des standards établis en incorporant des guitares sans distorsion dans des passages intenses et surtout des claviers qui venaient appuyer la sensation d’oppression et de peur qui accompagnait chaque pièce de l’album. Inutile de mentionner que les membres du groupe sont de purs génies dignes des grands noms et des musiciens hors pair capables de se la jouer ultra technique quand il le faut. Akercocke est passé maître du Death Metal sophistiqué en offrant des albums plus audacieux les uns des autres qui ont inflencé bon nombre de musiciens à sortir des sentiers battus. Si vous aimez la musique progressive plus extrême, Akercocke est définitivement pour vous et ce quatrième album vous laissera bouche bée tout au long de son écoute. Du grand art, tout simplement.
L’Évolution Métallique selon Sinistros #973
Exodus – Shovel Headed Kill Machine – 2005
États-Unis
Alors que 2004 s’annonçait prometteur avec le retour de Exodus et de son nouvel album Tempo of the Damned, Steve Souza quittait à nouveau le groupe après la sortie de l’album pour des raisons obscures. Quelques temps après, Rick Hunolt quitte le navire à son tour laissant son poste de guitariste vacant. Rob Dukes fut engagé à la voix et Lee Altus que l’on avait pu voir avec Heathen, die Krupps et Angel Witch fut lui aussi engagé pour permettre à Exodus de se remettre sur le rails. Shovel Headed Kill Machine fut sorti en 2005 apportant un vent de fraîcheur chez Exodus avec des compositions très agressives et une force de frappe incroyable. Rob Dukes était le candidat idéal pour prendre la relève et sa fougue s’entendait sur l’album. Cet album est rapidement devenu un classique instantané et cette formule durera jusqu’en 2010 et trois autres albums jusqu’au retour de Souza dans la formation en 2014. Un excellent album qui prouvait qu’Exodus était encore un des grands maîtres du Thrash Metal Américain.
Metallica – Heavy/Thrash Metal – États-Unis
72 Seasons – 2023
Blackened Recordings
4.7/10
Bon, pour faire une histoire courte, mon histoire avec Metallica commence en Janvier 1984 avec Kill ’em All et s’arrête suite à la mort de Cliff Burton en 1986. Pour moi, il y a seulement trois albums du groupe, les trois premiers. Le reste, je m’en contre balance éperdument. Même si en 2023 je m’en fous encore au maximum, j’ai décidé de donner une chance à ce battage médiatique qu’est 72 Seasons. Je dois tout de suite aviser que j’ai écouté Death Magnetic et Hardwired to Self Destruct, deux albums que j’ai trouvé plus qu’ordinaires, à la limite pathétiques. 72 Seasons, je l’écoute donc avec les oreilles d,un gars qui a commencé à écouter du Métal à la fin des années 70 quand il avait une dizaine d’années. Le gars a maintenant 53 ans, il a vu la naissance du Heavy Metal et il en écoute encore énormément aujourd’hui en suivant les nouveautés d’année en année.
Sérieusement, la production de 72 Seasons est excellente, l’interprétation est quand même assez bonne mais de grâce, arrêtons de mettre la faute sur l’âge des gars. J’ai lu et entendu des criticailleux affirmer que c’est normal rendus fin cinquantaine de manquer de gaz. Fuck off. Il y a encore des vieux bonhommes qui défoncent encore en masse à cet âge, Rob Halford et Ian Hill sont rendus à 71 et 72 ans respectivement et ils sont encore capables de sortir du vrai Heavy Metal qui grince et qui frappe fort. Donc la mollesse de Metallica a aucun rapport avec leur âge. Metallica est mou et pathétique par choix. Il faut aussi arrêter de voir Metallica comme des Dieux, ça fait plus de 30 ans qu’ils ne le sont plus. Un jeune groupe sortirait le même album que ça passerait inaperçu. Pourquoi? Parce que Metallica fait du petit métal juvénile sans ambition et sans conviction. Arrêtons de dire que 72 Seasons c’est Heavy et rapide, ce n’est aucunement Heavy et la rapidité est celle de Deep Purple en 1972.
Je n’avais pas d’attentes face à un nouvel album de Metallica tout simplement parce que ce groupe se contente de nous balancer du réchauffé et des riffs de jeunes débutants depuis plus de 30 ans. Ici, on nous sert encore du réchauffé avec des pièces trop longues et du répétitif comme ce n’est pas possible. La voix de Hetfield est toujours aussi braillarde et sans feelings ce qui rends les pièces encore plus redondantes et pratiquement farfelues. Mon oreille de plus de 40 ans de Métal n’en revient juste pas comment on peut se laisser berner par tant de fausseté et de semblant.
Oui, dans le cas de Metallica il y a les détesteurs et les fefans. Je dois faire partie des détesteurs tout simplement. J’ai beaucoup d’autres excellents vrais artistes à écouter qui en valent pas mal plus la peine. Il est fort possible que je sois rendu ailleurs musicalement depuis plusieurs décennies. Pour moi, cet album représente tout le côté fake et commercial de l’industrie musicale et n’a aucun intérêt artistique quel qu’il soit. 72 Seasons c’est plate en tabarnak.
L’Évolution Métallique selon Sinistros #972
U.D.O. – Mission No X – 2005
Allemagne
Depuis son départ de Accept en 1987, Udo Dirkschneider a toujours été très prolifique avec son projet U.D.O. le mettant de côté seulement pendant 5 ans entre 1992 et 1997 lors de son retour avec Accept. Udo a sorti depuis pas moins d’un album par deux ans perpétuant ainsi l’héritage qu’il avait laissé avec Accept. Il ne faut pas se leurrer, même avec son dixième album, U.D.O sonnait toujours comme du Accept et c’est là qu’on constate que cet héritage, c’est vraiment Udo qui l’a perpétué. Mission No X est un autre album puissant de la part du chateur Allemand à la voix distinctive, rien n’évoluait musicalement et ce n’était pas le but. Ce projet a toujours été de continuer ce que Udo avait commencé avec Band X au début des années 70 et de poursuivre l’après Accept à partir de 1987. Dirkschneider est un personnage qui a été fort influent pour le Heavy Metal et encore aujourd’hui, le bonhomme continue toujours à être aussi pertinent. Un autre excellent album de pur Heavy Metal comme seul Udo sait le faire!
L’Évolution Métallique selon Sinistros #971
Gojira – From Mars to Sirius – 2005
France
Avec son troisième album, Gojira montai dans les ligues majeures en signant un contrat avec Listenable Records. Musicalement, From Mars to Sirius nous montrait un Gojira encore plus technique et surtout encore plus Progressif que sur les deux précédentes parutions. Le groupe des frères Duplantier avait mis le paquet sur les riffs complexes et les structures sophistiquées pour mener le groupe à un tout autre niveau sonore. Certains affirmaient que Gojira se rapprochait de ce qu’on l’on appelle Djent mais dans les faits, le groupe Français était bien loin de se vautrer dans ce sobriquet à la mode et se dirigeait vers une sonorité propre à lui qui n’avait rien à envier à quiconque. À partir de From Mars to Sirius, Gojira deviendra l’un des chefs de file du Métal complexe et par le fait même une énorme influence pour plusieurs groupes qui suivront. Un excellent album à écouter bien tranquille sans rien faire d’autre qu’écouter.
L’Évolution Métallique selon Sinistros #970
Cathedral – The Garden of Unearthly Delights – 2005
Angleterre
Cathedral, vous avez dit Cathedral? Les pionniers du Doom psychédélique récidivaient avec un huitième album haut en couleurs et en textures diverses qui allait faire froncer les sourcils autant des fans que des non-initiés. The Garden of Unearthly Delights montrait Cathedral sous un autre jour : Lee Dorian et sa troupe de joyeux lurons avaient tout bonnement décidé d’expérimenter encore plus avec les sons et les structures en offrant de solides pièces complétement disjonctées dans lesquelles la colère et la hargne étaient au rendez-vous. Musicalement parlant c’était toujours du Cathedral mais avec un petit plus qui rendait mal à l’aise par moments. Bref, un autre excellent album de la part du groupe Anglais. Cet album fut le seul et unique avec Nuclear Blast, Lee Dorian avait finalement préféré sortir les albums suivants sur son propre label Rise Above Records fondé en 1989. On doit beaucoup à Cathedral pour la grande évolution métallique et ce huitième album en est un autre fort important pour la suite des choses.
L’Évolution Métallique selon Sinistros #969
Arkona – Vo Slavu Velikim! – 2005
Russie
La présence de la musique traditionnelle dans l’univers métallique ne date pas d’hier. Déjà on retrouvait des traces de ce mélange au milieu des années 80 notamment avec Bathory. La popularité du genre a toutefois pris racine au tournant des années 2000 grâce à des groupes comme Arkona et sa leader Masha Scream. Cette dernière composait littéralement des pièces traditionnelles inspirées de ses ancêtres auxquelles elle rajoutait des éléments de Black Metal pour former un tout homogène et incroyablement bien ficelé. Sur Vo Slavu Velikim!, Masha continuait sur sa lancée utilisant des instruments traditionnels comme la cornemuse, les flûtes ou encore la harpe et en chantant dans sa langue maternelle pour donner encore plus de puissance et de mordant à ses compositions. Ce troisième album sera le dernier avec les titres d’albums et de pièces écrites en Russe sur la pochette. Ce sera aussi le dernier album à figurer sur Soundage productions puisque le groupe signera avec Napalm Records pour l’album suivant. Les titres et paroles seront toujours en Russe mais inscrits sur les pochettes de façon que la planète entière puisse les lire ans trop de difficulté. Vo Slavu Velikim! Est un autre chef d,œuvre de la part de Arkona et ce n’était que le début d’une longue et belle carrière remplie de sonorités fantastiques!
L’Évolution Métallique selon Sinistros #968
Aeon – Bleeding the False – 2005
Suède
Aeon fait partie d’une toute nouvelle génération de groupes Death Metal Suédois ayant décidé de changer la donne et d’imposer la technicité dans leur compositions. Pour beaucoup de métalleux, le nom Aeon n’est pas très connu dû au fait que sa musique est demeurée très obscure et très underground depuis son premier album, Bleeding the False. Pourtant, la formation Suédois a été dès ses débuts très importante pour le développement du Death Metal technique grâce à ce premier album qui redéfinissait en quelque sorte l’image que la planète se faisait du Death Metal typiquement Suédois. Bleeding the False aura tellement d’impact que le groupe sera contrait à quitter Unique Leader pour signer un judicieux contrat avec Metal Blade pour toutes ses sorties suivantes et ainsi obtenir une meilleure vitrine à l’échelle Internationale. Un excellent premier album qui ouvrira la voie tant à la carrière du groupe que pour d’autres groupe qui seront directement influencés à se surpasser au niveau technique. À écouter sans réserves!
Ceux qui espéraient encore avoir un album de pur Black Metal de la part d’Arcturus furent passablement déçus avec Sideshow Symphonies, quatrième album du groupe. Cet album fut le dernier avant la séparation du groupe en 2007 et le premier avec ICS Vortex à la voix et marquait un solide changement d’orientation musicale pour le groupe. L’exploration progressive et de sonorités spatiales avait déjà commencé avec La masquerade Infernale et s’était poursuivie sur The Sham Mirrors mais avec Sideshow Symphonies, cette exploration musicale avait été poussée beaucoup plus loin avec les claviers souvent en avant plan et des idées très loin de ce qui se faisait dans le Black Metal et le métal extrême à l’époque. Arcturus était devenu un groupe de musique cérébrale qui nous faisait voyager dans l’immensité de l’espace et encore une fois, le groue avait signé un chef d’œuvre intemporel qui deviendra une référence et une influence capitale pour des générations à venir. Le groupe se séparera après sa tournée Australienne en 2007 pour se réunir en 2011 pour revenir force avec un autre album en 2015.
Après un léger changement de sonorité sur les deux précédents albums qui ont été vertement critiqués par les fans, Peter Tagtgren et Hypocrisy étaient de retour avec un album plus qu’explosif qui revisitait les racines du groupe et remettait les fans en confiance. Virus nous montrait le groupe en pleine possession de ses moyens avec son désormais célèbre Death Metal incisif et des compositions dignes de ce que Tagtgren est capable de nous offrir. Même si le côté mélodique était toujours au rendez-vous, c’est avec une grande puissance de frappe que Hypocrisy enchaînant les pièces toutes aussi enlevantes les unes que les autres. Les fans étaient contents et le groupe restera dans cette voie jusqu’à nos jours en nous offrant toujours de la qualité en étendant encore une fois sa domination sur le Death Metal Scandinave.