The Wizards – Full Moon in Scorpio – 2017

The Wizards – Occult Rock / Hard Rock – Espagne
Full Moon in Scorpio – 2017
Fighter Records
9/10

Je suis toujours très heureux de découvrir un nouveau groupe qui donne dans le Rock Occulte, ce style musical vient me chercher directement et la majorité de ces groupes font de la sacré bonne musique de qualité! Or, lorsque l’on découvre une bombe dans le genre, on ne peut qu’en parler.

La formation Basque The Wizards nous arrive avec un deuxième album explosif où le mot d’ordre est le Rock à fond la caisse. Full Moon in Scorpio regorge de riffs et de sonorités pures et authentiques qui sort tout droit des années 70. Certains y verront des similitudes avec Black Sabbath par moments mais c’est bien plus que ça. The Wizards puise à même les Thin Lizzy, Blue Oyster Cult, Kiss et Pentagram avec des relents de The Cult surtout au niveau de la voix. Amplis Marshall, Gibson Flying V, SG et Les Paul ainsi que la légendaire Rickenbacker joués à l’ancienne avec un « overdrive » pur, voilà les outils de torture utilisés sur ce petit chef d’oeuvre de Hard Rock musclé et mythique. En tout huit pièces de pur bonheur musical qui vous fera passer des moments d’allégresse sonore.

Full Moon in Scorpio est une réussite et un album qui deviendra un classique et une référence à coup sûr. Le Rock est mort? Pfff, pantoute!

Decrepit Birth – Axis Mundi – 2017

Decrepit Birth – Technical Death Metal – États-Unis
Axis Mundi – 2017
Nuclear Blast
8.5/10

Il aura fallu attendre sept longues années pour pouvoir enfin se mettre un nouvel album de Decrepit Birth dans les oreilles. L’attente aura finalement valu la peine car Axis Mundi est un album solide et vraisemblablement supérieur à Polarity, son prédécésseur.

Point de vue musical, pas de grande surprise, c’est Decrepit Birth comme on le connait avec les prouesses techniques étourdissantes et une rythmique taillée au couteau. Les arrangements sont plus fignolés sur ce nouvel album, l’ajout de claviers ici et là aidant aux atmosphères dans les passages moins rapides. Le groupe est encore capable de nous pondre des riffs hallucinants et des changements de tempo époustouflants. La production est une fois de plus claire et limpide délivrant toute la puissance du groupe sans tomber dans le superflu. Il subsiste toutefois quelques failles et maillons plus faibles au fil des pièces mais rien qui ternit l’ensemble de l’album. J’ai quelques réserves sur les trois reprises incluses dans la version limitée du CD : Outre les reprises de Sepultura et de Suffocation, il y a cette reprise totalement inutile de Orion de Metallica qui est pratiquement pareille à l’originale. Pourquoi faire une reprise dans ce cas? Mon opinion est possiblement biaisée car je ne suis vraiment pas un amateur de reprises mais en bout de ligne ces trois pièces s’adressent possiblement aux collectionneurs et aux fans finis du groupe.

Axis Mundi est un excellent album de Death Metal technique bien fait et d’une puissance assez forte pour vous faire sortir de votre léthargie. Grimpez le volume et faites saigner vos tympans!

Desultory – Through Aching Aeons – 2017

Desultory – Death Metal – Suède
Through Aching Aeons – 2017
Pulverised Records
8/10

Desultory est une de ces nombreuses formations du passé à effectuer un retour plus d’une décennie après une rupture. Dans le cas du groupe Suédois, cette séparation s’était faite en 1996 pour ne revenir qu’en 2010 avec un nouvel album. Voilà que la formation revient sept années plus tard avec son deuxième album depuis le retour.

N’ayant pas écouté l’album précédent ni les albums des années 90, je pars donc avec une écoute d’un nouveau groupe sans pouvoir faire de comparaison avec le passé. En écoutant Through Aching Aeons, il y a une chose qui nous frappe de plein fouet : La ressemblance évidente avec At the Gates et les groupes du même genre qui ont suivi. Ajoutons à cela une bonne dose de Death gras et sourd à la Entombed et on obtiens Desultory. Ce n’est pas du tout original j’en conviens mais ça ne sonne nullement le réchauffé, le groupe y allant avec ses propres idées et arrangements. Excellents riffs, très bonne production et suffisamment de bonnes idées pour permettre de pondre un album intéressant et agréable à écouter. Un bon compromis entre mélodie et brutalité et assez de puissance pour réveiller les morts.

Thrtough Aching Aeons n’est pas un album qui se démarquera mais dépasse aisément la moyenne de par sa qualité d’exécution et de composition. Une écoute qui en vaut tout de même la peine.

Decapitated – Anticult – 2017

Decapitated – Death Metal – Pologne
Anticult – 2017
Nuclear Blast
8.5/10

Il y a deux versions de Decapitated. La version originale, technique et totalement défoncée, qui s’est éteinte avec le décès de Vitek en 2007. La deuxième version, celle que je connais, est beaucoup plus « groovy » et entraînante, le côté technique que les fans de la première heure ont connu étant totalement disparu.

J’avais particulièrement apprécié le précédent album, Blood Mantra, paru en 2014. Anticult est supérieur à son prédécesseur révélant d’excellentes idées et des atmosphères fort intéressantes. Le groupe joue beaucoup avec les contrastes de guitares sur une rythmique qui donne envie de se défouler au maximum. L’album regorge de riffs simples et grandement efficaces qui nous rentrent dedans sans ménagement. La production est toujours aussi percutante et sonne tout de même assez « old school ». Pas de « triggers » excessifs et de superflu inutile. Tout est bien dosé et à sa place.

Anticult n’est certes pas l’album du siècle mais il est excellent d’un bout à l’autre et restera parmi les bons albums de Decapitated.

Tau Cross – Pillar of Fire – 2017

Tau Cross – Heavy Metal/Crust Punk/Rock
Pillar of Fire – 2017
Relapse
9/10

Deuxième album pour Tau Cross, groupe fondé en 2013 par Rob « The Baron » Miller (Amebix) et Michel « Away » Langevin. Le premier album, Tau Cross, avait pris le monde de la musique underground en 2015 en étant en quelque sorte la suite du dernier album de Amebix qui avait effctué un retour après plus de vingt ans d’absence.

La barre était haute pour Tau Cross qui a réussi haut la main à sortir un album supérieur au premier effort. La sonorité générale a quelque peu changé sur ce nouvel album notamment au niveau de la basse qui est beaucoup plus présente. Le style demeure tout de même sensiblement semblable, le côté Heavy Metal est un peu plus présent et la partie Post Punk domine beaucoup plus offrant des similitudes avec la légendaire formation Killing Joke. Le fan moyen de musique Métallique risque de ne pas se retrouver dans la musique de Tau Cross, le groupe flirtant beaucoup plus avec des sonorités Punk et Alternatives et parfois même pratiquement Folk comme sur la pièce titre de l’album où les guitares acoustiques sont en avant plan avec une voix rappelant celles de Andrew Eldritch (The Sisters of Mercy) et Leonard Cohen par moments. En tout onze pièces pour plus de cinquante minutes de pureté sonore avec des riffs et des arrangements mordants sur la rythmique toujours droite de Away. La production est sans faille, ça sonne comme une tonne de briques.

Pillar of Fire est une réussite sur toute la ligne qui nous replonge dans une atmosphère qui rappelle les groupes Punk et Post Punk des années 80 alors que les cris du cœur étaient encore présents. Tau Cross nous offre du vrai Punk bien ficelé avec une fureur explosive et des choses à dire.

Accept – The Rise of Chaos – 2017

Accept – Heavy Metal – Allemagne
The Rise of Chaos – 2017
Nuclear Blast
8.5/10

Accept, qu’on le veuille ou non, est une formation légendaire qui a connu et qui connait toujours de très grands moments de pur Heavy Metal comme il se doit d’être fait. Le groupe a connu trois séparations au cours de sa carrière, en 1989 pour revenir en 1993 puis en 1997 pour effectuer un bref retour sur scène en 2005 pour finalement revenir pour de bon en 2009 avec Mark Tornillo à la voix. Depuis ce retour, Accept a été très constant dans ses sorties et ce quatrième album avec Tornillo est une fois de plus un bel exemple de constance de qualité musicale.

The Rise of Chaos poursuit la continuité initialisée par Blood of the Nations en 2010 et la suite des événements avec Stalingrad et Blind Rage respectivement sortis en 2012 et 2014. Ce nouvel album marque cependant des changements dans la formation suite au départ de Herman Frank et Stefan Schwarzmann en 2014 qui ont été remplacés par Uwe Lulis (Grave Digger) et Christopher Williams. Ce changement de personnel ne change pas grand chose en bout de ligne, on a toujours droit à la sonorité de Accept comme on la connaît depuis des décennies. The Rise of Chaos est légèrement supérieur à Blind Rage et ne contient pas les sulfureuses ballades omniprésentes sur ce dernier album. Wolf Hoffmann et Peter Baltes gardent le cap avec des pièces rapides et épiques avec une bonne dose de puissance et de duos de guitares enflammés. Je regrette cependant que Deaffy ne s’occupe plus des paroles depuis l’insertion de Tornillo à la formation car ce dernier est un peu faible dans l’écriture et nous ponds des paroles un peu trop mielleuse à la limite niaiseuses par moments. Mais bon, on peut aisément y faire abstraction, la qualité musicale prends amplement le dessus.

The Rise of Chaos est une autre réussite de Accept et bien que les Restless and Wild, Balls to the Wall et Metal Heart soient loin dans nos souvenirs, il n’en demeure pas moins que Hoffmann fait du très bon travail de composition et est encore en mesure de nous livrer la marchandise escomptée.

Origin – Unparalleled Universe – 2017

Origin – Technical Brutal Death Metal – États-Unis
Unparalleled Universe – 2017
Agonia Records
7.5/10

Le Death Metal technique est toujours et sera possiblement toujours en évolution et le concours de celui qui pisse le plus loin ne s’arrêtera vraisemblablement jamais. Les genres extrêmes entraînent de l’abus et plusieurs musiciens qui s’adonnent à ce genre de pornographie sonore en veulent toujours plus et veulent toujours pousser leur expérience de masturbation plus loin.

La formation Américaine Origin est justement l’une des formations à l’origine de cette hécatombe auditive qui pousse les musiciens à vouloir dépasser les limites de ce qu’un humain peut produire. Ce nouvel album, Unparalleled Universe, en est un autre qui repousse le flot de notes plus loin à l’image de ce que le groupe nous a habitué dans le passé. Bien que largement supérieur aux deux derniers efforts du groupe et bien que cet album comporte d’excellents riffs et de très bonnes idées, il subsiste toujours cette folie étourdissante qui finit par nous embrouiller et nous faire perdre le fil conducteur qui relie les pièces et les éléments de celles-ci. La production y est pour beaucoup, si la batterie n’était pas « over triggée » rendant les « bass drums » comme des mitraillettes, le produit fini sonnerait un peu mieux et serait un peu plus intéressant. Le son est beaucoup trop mécanique, l’humain devient superflu rendu à ce stade, autant remplacer le batteur par une machine pure et simple.

C’est très dommage dans un sens car il y a de très bons moments sur cet album mais malheureusement pour ma part, je décroche assez rapidement lors des vomissements de notes inutiles et du martèlement continu de la section rythmique.

Sun of the Sleepless – To the Elements – 2017

Sun of the Sleepless – Black Metal/Ambiant – Allemagne
To the Elements – 2017
Lupus Lounge
9/10

Ulf Theodor Schwadorf est un de ces musiciens talentueux qui sont infatigables au point de sortir album par dessus album avec plusieurs formations. Entre 2016 et 2017 seulement, le bonhomme a sorti pas moins de trois albums avec The Vision Bleak, Ewigheim et Sun of the Sleepless. Trois albums d’une qualité dépassant largement la moyenne et tous plus enlevants les uns que les autres.

Sun of the Sleepless a vu le jour un an avant la formation de The Vision Bleak, les ressemblances évidentes entre les deux groupes font en quelque sorte que c’est plus The Vision Bleak qui ressemble à Sun of the Sleepless que le contraire. Il aura fallu attendre dix-sept années pour avoir un album complet du projet solo de Schwadorf. Deux mini albums avaient été sortis en 1999 et 2000, le projet ayant été mis sur la glace en 2005 pour renaître en 2014. To the Elements rassemble des sonorités issues des projets de Schwadorf, on reconnaît rapidement son style de composition et d’arrangements et malgré le fait que le Black Metal soit beaucoup plus présent dans Sun of the Sleepless, cet album aurait très bien pu être un album de The Vision Bleak. Comme à son habitude le musicien est très porté sur les changements d’ambiance dans une même pièce passant du très rapide au très doux et n’hésitant nullement à utiliser les contrastes entre instruments passant de la distorsion aux guitares « cleans » et utilisant grandement les claviers pour apporter le côté ambiant qu’on lui connait.

To the Elements est un excellent album fort bien réussi et prouve hors de tout doute que Schwadorf est tout un génie de la musique. Une autre excellente sortie 2017!

Broken Hope – Mutilated and Assimilated – 2017

Broken Hope – Death Metal – États-Unis
Mutilated and Assimilated – 2017
Century Media
8/10

Le retour de Broken Hope en 2013 avait eu un modeste succès avec un album potable mais loin des attentes et le groupe avait fait les manchettes cette même année lorsque Jeremy Wagner avait acheté en totalité la collection de guitares du regretté Jeff Hanneman. Quoiqu’il en soit, Broken Hope récidive cette année avec un nouvel album intitulé Mutilated and Assimilated, album supérieur au précédent sans toutefois réussir à sortir du lot originalement parlant.

La carrière du groupe a toujours été en dent de scie et les sorties d’albums ont été très inégales en frais de qualité musicale depuis la formation du groupe en 1988. Ce nouvel album s’élève toutefois au dessus de la moyenne en offrant un Death Metal générique de qualité puisé à même les sonorités de Suffocation et Cannibal Corpse. Rien de très original mais c’est fait de façon professionnelle et l’album comporte de très bons moments gras et savoureux. Les musiciens sont excellents, les riffs sont efficaces et la rythmique puissante et droite comme une barre. La production est léchée et comporte des arrangements appréciables avec des constrastes de couleur qui apportent un peu de diversité au fil de l’album.

Mutilated and Assimilated est loin d’être une catastrophe, au contraire. C’est du très bon Death Metal bien ficelé et dans les dents mais l’originalité n’est tout simplement pas au rendez-vous.

Droid – Terrestrial Mutations – 2017

Droid – Progressive Thrash/Speed Metal – Canada
Terrestrial Mutations – 2017
Nighbreaker productions
9/10

Nous le savons tous maintenant que le Thrash Metal connait une retour fulgurant depuis plus d’une décennie. Alors que plusieurs groupes se contente de remâcher les riffs de Slayer, Kreator et Destruction, il subsiste une branche dans le Thrash qui résiste à l’envie de la photocopie et qui, prenant le taureau par les cornes, s’affairent à rendre le genre plus intéressant en incluant des éléments moins standards en s’inspirant de groupes moins orthodoxes qui ont façonné le Métal à leur façon.

Les Ontariens de Droid nous arrivent avec un premier album totalement explosif et riche en sonorités et textures sortant des sentiers battus. On reconnaît aisément les influences de la vieille école du Thrash mais le groupe ne se contente pas de réutiliser les vielles formules qui ont fait leurs preuves. Droid s’aventure dans des structures moins conventionnelles avec des accords dissonants fortement influencés par Voïvod, Atheist et Vektor. Le groupe utilise abondamment les guitares planantes et spatiales pour ajouter du psychédélique dans les compositions et ainsi apporter une dimension très vaporeuse au son puissant du groupe. On peut également entendre un souffle issu des pionniers du Heavy Metal comme Black Sabbath et Queensrÿche au travers des éléments techniques générés par le trio le tout solidement assis sur une rythmique droite et une production claire et limpide.

Terrestrial Mutations est un superbe premier album qui ne passera pas inaperçu et qui deviendra sans l’ombre d’un doute un classique du genre aux côtés des Dimension Hatröss, Elements et Outer Isolation.

Vintersorg – Till fjälls, del II – 2017

Vintersorg – Viking Folk Progressive Metal – Suède
Till fjälls, del II – 2017
Napalm Records
9/10

La sortie d’un album de Vintersorg crée toujours des attentes chez les fans de la première heure et ce, malgré le fait que Andreas Hedlund ait souvent changé de style pour expérimenter d’album en album. Passant du Black Metal aux allures Viking et Folk sur les premiers albums, Vintersorg a rapidement embrassé le Progressif dans ses sonorités allant même jusqu’à utiliser la langue de Shakespeare sur trois albums au début des années 2000. Vintersorg n’a jamais vraiment sorti de mauvais album, il y en a de plus faibles que d’autres mais en général la discographie est tout de même assez constante en frais de qualité musicale.

Les fans des premiers instants espèrent depuis plus d’une décennie que Vintersorg revienne aux sources et nous ponde un album digne de Till fjälls et Ödemarkens son. C’est maintenant chose faite en 2017. Le génie musical revient en force cette année avec Till fjälls, del II qui est un total retour en arrìere avec les sonorités et le style de composition qui ont fait sa renommée à ses débuts vers la fin des années 90. Ce nouvel album pourrait aisément s’insérer entre Ödemarkens son et Cosmic Genesis tant on y retrouve l’essence même des deux premiers albums. La rapidité et les changements de tempo soudains sont bien présentes et la saveur très Folk est bien ancrée comme dans le bon vieux temps. Vintersorg nous offre un album double généreux de treize pièces pour plus de soixante-quinze minutes de pure merveille sonore.

Till fjälls, del II est un album puissant qui se classera haut dans les tops 2017 et un classique signé Vintersorg. Les prières ont été exhaussées, préparez-vous à un voyage temporel de vingt ans dans le passé!

Valérian et la cité des mille planètes – 2017


Valérian et la cité des mille planètes – 2017
Sci-Fi/Action/Aventure
Avec : Dane DeHaan, Cara Delevingue, Clive Owen
Directeur : Luc Besson
Europa
7/10

Luc Besson est une grosse pointure en cinéma et depuis longtemps reconnu sur l’échelle mondiale. Son carnet est rempli de films à succès et aussi de films spectaculaires comme Le cinquième élément, Nikita, la série Taxi ou encore le Transporteur. Besson s’est attaqué cette année à la bande dessinée culte de Christin et Mézières dont la première aventure est parue sur Dargaud en 1970.

L’histoire tourne autour de la base Alpha qui s’est construite en 1975 et qui a évolué au cours des 400 années suivantes pour devenir une gigantesque cité spatiale abritant plus de 30 millions d’habitants issus de plus de 1000 espèces venus des confins de l’espace. La planète Mül est décimée par la faute des humains et la disparition de ses habitants est passée sous silence par le Commandeur. Valérian et Laureline se retrouvent plongés au cœur d’une intrigue qui les mène aux Pearls ayant réussi à échapper au massacre 30 ans plus tôt.

Venant de Luc Besson, les attentes étaient très grandes. Point de vue cinématographie et effets spéciaux, c’est vraiment réussi. La barre vient une fois de plus d’être montée d’un cran et l’imagerie est sensationnelle et à couper le souffle. Jusqu’ici, absolument rien à dire, c’est du grand art. L’histoire en tant que tel aurait pu être géniale et intéressante mais que diable s’est-il passé? Le scénario est assez cul-cul allant même jusqu’à frôler le film pour ados et les acteurs ne sont guère convaincants. Cara Delevingue (Suicide Squad) en Laureline est tout simplement mauvaise voire même pratiquement pathétique et le jeu de Dane DeHaan (The Amazing Spiderman, True Blood) en Valérian n’est guère meilleur. Il est évident que les acteurs ont carrément mal dirigés et Besson à cruellement manqué son coup. Les personnages semblent être encore au stade de brouillon et le scénario est complètement raté. Personne n’a relu ce scénario avant de commencer à filmer?

Il y a de bons moments par contre, Rihana a réussi à livrer la marchandise dans le rôle de Bubble, l’humour transmit dans le film est quand même très bon et nous font sourire, les effets et le CGI sont tout à fait exceptionnels et l,ambiance du film est tout de même excellent. Mais malheureusement, le scénario et la durection des acteurs empêcheront Valérian et la cité des mille planètes à devenir un grand film à l’image du Cinquième élément. Meilleure chance pour le prochain, s’il y en a un!

Цар Стангра (Tsar Stangra) – Небесният ковач (Forgeron Céleste) – 2017


Цар Стангра (Tsar Stangra) – Black Metal – Canada
Небесният ковач (Forgeron Céleste) – 2017
Independant
8.5/10

En voyant le premier album de Цар Стангра, on serait porté à croire que ce groupe vient de loin, des profondeurs froides d’un quelconque pays des Balkans. En fait, Tsar Stangra (traduction assez juste) provient effectivement d’un pays froid mais pas très loin. Mené de main de maître par Stanislav Stefanovski, ce groupe chantant la culture Bulgare est Québécois, plus précisément de la vieille capitale. Le premier album Небесният ковач (Forgeron Céleste) se veut un hommage aux racines et à la culture Bulgare dont sont issus deux membres du groupe et c’est particulièrement réussi.

D’entrée de jeu, la musique de Tsar Stangra nous plonge dans un univers Black Metal glacial avec de bonnes doses de sonorités et d’arrangements folkloriques issus de la culture Bulgare. Les mélodies de guitares sont très présentes et à l’avant plan supportées par une rythmique très solide avec des changements de tempo soudains et très efficaces. Certains parallèles avec Norkturnal Mortum ou Drudkh pourraient se faire ainsi que certaines similarités avec les premiers albums de Rotting Christ mais au final Tsar Stangra a un son qui lui est propre et son niveau d’originalité est plus élevé que la moyenne. La production est claire et limpide quoique la batterie et la basse soient légèrement loin dans le mix et les claviers un peu trop en avant par moments mais on oublie rapidement ces aspects, les mélodies de guitare retenant constamment notre attention.

Ce premier album de Цар Стангра est une valeur sûre à se procurer dans les plus brefs délais, un premier album qui prouve que le Black Metal est bien présent au Québec et une autre preuve de la qualité musicale Métallique d’ici.

The Tear Garden – The Brown Acid Caveat – 2017

The Tear Garden – Avant Garde Experimental Industrial – Internationnal
The Brown Acid Caveat – 2017
Metropolis Records
9/10

Quand on est fan de longue date de Skinny Puppy et de The Legendary Pink Dots, il presque impossible d’être passé à côté de The Tear Garden. Initialement fondé en 1986 par çEvin Key et Edward Ka-Spel, le projet a vu bon nombre d’invités passer dans ses enregistrements au cours des trente ans de carrière du duo. Curieusement, j’ai manqué un bonne partie (pour ne pas dire la majeure partie) de cette carrière et de ses sept albums. Après The Last Man to Fly, j’ai complètement perdu de vue non pas seulement The Tear Garden mais aussi les Pink Dots et Skinny Puppy. Ma vie familiale et mon cheminement musical avait pris une toute autre tangente dans les années 90 me forçant à abandonner d’innombrables artistes que j’aimais.

C’est donc avec un certain enthousiasme que j’ai écouté The Brown Acid Caveat, septième album de la légendaire formation, sorti depuis peu sur Metropolis Records. Curieusement, je n’ai guère été surpris par la tournure musicale proposée par The Tear Garden, le duo n’a pas chagé et offre toujours ses expérimentations et ses subtilités sonores comme à l’époque de Ophelia et Room with a View. Le son et le style global penche beaucoup plus vers The Legendary Pink Dots que de Skinny Puppy et les douze pièces formant ce nouvel album entreront dans la légende laissée par nos deux acolytes et génies musicaux.

Je suis donc particulièrement satisfait de ce nouvel album qui est à la hauteur de ce que l’on doit s’attendre de pointures comme çEvin Key et Edward Ka-Spel. The Legendary Pink Dots avait sorti une bombe avec Pages of Aquarius en 2016 et Skinny Puppy avait fait de même avec Weapon en 2013. The Brown Acid Caveat s’incruste dans la continuité d’excellence générée par les deux comparses et c’est avec un pur enchantement pour les oreilles que l’on se délecte de ces sublimes sonorités.

Vokonis – The Sunken Djinn – 2017

Vokonis – Stoner/Doom Metal – Suède
The Sunken Djinn – 2017
Ripple Music
9/10

Officiant originalement sous le pseudonyme de Creedsmen Arise, le trio Vokonis en est maintenant rendu à son deuxième album depuis son changement de nom en 2015. Le groupe nous plonge dans des sonorités issues du passé et The Sunken Djinn est un album qui m’a légèrement pris par surprise de par la qualité musicale qui s’y dégage.

Vokonis joue dans des timbres sombres et des rythmes assez lents rappelant à la fois Black Sabbath et Sleep dans l’approche des compositions et la façon de jouer. On a donc droit à un Soner/Doom très traditionnel et surtout très bien ficelé. Le groupe est habile au niveau des riffs et des arrangements et la production est tout de même fort claire et limpide pour ce type de musique. Les ambiances des années 70 apportent un brin de fraîcheur dans toute cette puissance sonore, l’utilisation de certains effets sur les instruments comme par exemple le « chorus » sur la basse ou le « delay » sur les guitares nous transporte dans un univers un peu plus planant voire même oppressant par moments, le groupe est en mesure de mettre en musique les thèmes d’horreur de Lovecraft avec brio.

Si vous êtes amateurs de Stoner lourd sortant des abysses, ce deuxième album de Vokonis est tout à fait indiqué pour faire peur aux voisins récalcitrants. The Sunken Djinn est un album à découvrir et à se mttre dans les oreilles dans les plus brefs délais.

Maim – Ornaments of Severity – 2017

Maim – Death Metal – Suède
Ornaments of Severity – 2017
Soulseller Records
6.5/10

J’ai toujours aimé les formations qui revenaient en arrière avec les sonorités. Je me dis très souvent qu’il faut connaître ses origines pour évoluer. Mais les sonorités « old school » à trop fortes doses peuvent provoquer un sentiment d’inconfort et de trop souvent entendu. La formation Suédoise Maim n’utilise non seulement les vieilles sonorités mais elle se vautre dedans comme un cochon dans la boue.

Ornaments of Severity est le troisième album du groupe et premier album qui me fait découvrir ce duo. Bien que l’essence musicale soit typiquement « Swedish Death », Maim joue te;;ement la carte « old school » que c’en est presque pathétique. La réverbération est tellement présente qu’on jurerais entendre Possessed en version plus lourde. L’album comporte de très bons éléments mais le tout n’offre pas vraiment d’éléments grandioses en bout de ligne. Le facteur « wow! » n’est pas au rendez-vous et on tombe facilement dans la monotonie et le réchauffé au bout de quelques pièces.

Il est possible que le principal problème avec cet album soit au niveau de la production. La batterie est fade et sans éclat, les guitares sont t`res loin dans le mix et la basse est presque inaudible. Avec les moyens de production qui existent de nos jours, il est inexcusable de sonner comme un groupe des années 80 où les ressources en matière de Métal étaient quasi inexistantes. Ornaments of Severity est un album dont on peut se passer et sans réel intérêt, concentrons-nous sur les originaux et tournons la page.

Excommunion – Thronosis – 2017

Excommunion – Black/Death Metal – États-Unis
Thronosis – 2017
Dark Descent Records
8.5/10

Il aura fallu attendre quinze ans avant de pouvoir bénéficier d’un deuxième enregistrement de la part des Américains de Excommunion. Il faut dire que le groupe avait cessé ses activités en 2006 pour revenir à la vie en 2013 et qu’il est constitué de membres et et ex-membres de Nightbringer et Maveth.

Bien que classifié comme étant un album, Thronosis prends plus les allures de mini album avec ses quatre longues pièces dont la plus courte fait plus de six minutes et demi pour un total de près de vingt-sept minutes. Lourdement influencé par Morbid Angel, Excommunion joue également la carte du Black Metal vraisemblablement puisé chez Nightbringer pour assombrir son Death Metal gras et destructeur. Le niveau de complexité des pièces est assez élevé et les musiciens sont de fins compositeurs qui nous offrent des riffs ravageurs et des arrangements bien ficelés. La production est impeccable, le tout est très solide et très puissant, le groupe oscille entre le très lent et les « blast beats » démesurés, ces contrastes étant assez significatifs.

Bien que légèrement trop court, ce mini album est une très belle réussite et démontre que le Death Metal sombre et puissant est toujours d’actualité. Attention à vos oreilles chastes, Thronosis n’est pas fait pour les doux.

Municipal Waste – Slime and Punishment – 2017

Municipal Waste – Thrash Metal/Crossover – États-Unis
Slime and Punishment – 2017
Nuclear Blast
7/10

Tout comme le Thrash Metal, le Crossover semble commencer à montrer des signes d’essoufflement et de fatigue. Ceci fort probablement dû à la prolifération de nouveaux groupes voulant copier le genre ces dernières années et contribuant à user ce type Métallique jusqu’à la corde.

Non satisfaits de pouvoir sortir un album en 2017, certains membres de Iron Reagan officiant également dans la formation Municipal Waste récidivent avec un autre album cette année, le sixième du groupe intitulé Slime and Punishment. Contrairement à Iron Reagan qui offre en règle générale de bons albums enlevants et originaux, Municipal Waste de son côté semble stagner et se vautrer dans l’ordinaire et le réchauffé. Non pas que le groupe soit mauvais, les musiciens sont bons et les pièces proposées contiennent de très bonnes idées mais mises bout à bout ces bonnes idées aboutissent à une redondante musique remâchée qui donne l’impression que les pièces de l’album sont en fait des rejets qui étaient destinés à Iron Reagan.

Slime and Punishment n’est pas un album foncièrement mauvais mais l’originalité n’est pas au rendez-vous et laisse un arrière goût de « passé au four à micros ondes ». Très réchauffé, redondant et pas très spectaculaire.

Entrails – World Inferno – 2017

Entrails – Death Metal – Suède
World Inferno – 2017
Metal Blade
8.5/10

Il est toujours plaisant d’écouter un album de Death Metal qui rentre au poste, surtout venant d’un groupe qui sait garder une constance d’album en album. Entrails vient tout juste de sortir son cinquième album, World Inferno, album qui ne passera pas inaperçu cette année!

La formule du groupe est assez simple : On utilise la bonne vieille sonorité du Death Metal Suédois avec la fameuse Boss HM-2 et on crée des riffs gras qui frappent fort. Certains diront que c’est du déjà entendu mais en bout de ligne on s’en balance royalement. Ayant été fondé en 1990, Entrails peut aisément se vanter de faire partie de la première vague du Death Metal Suédois avec les Entombed, Grave et At the Gates. Un son pur qui écorche les tympans, une rythmique droite et directe et une voix gutturale sortie d’outre tombe, c’est tout ce dont un groupe de cette trempe a besoin pour tout détruire.

World Inferno est une réussite sur toute la ligne. Jimmy Lundqvist roule sa bosse depuis plus de vingt-cinq ans et ça paraît. Ce nouvel album est à placer dans sa collection le plus rapidement possible!

Space Witch – Arcanum – 2017

Space Witch – Sludge/Doom Metal – Angleterre
Arcanum – 2017
HeviSike Records
6.5/10

J’ai, depuis aussi loin que je me souvienne, toujours été un amateur de longues pièces surtout celles celles qui offrent un certain développement pour mener à une explosion finale. Mais je dois me rendre à l’évidence, certains groupes ou artistes ont de la difficulté à mener à bien la mission de concocter de longues pièces et de les rendre suffisamment intéressantes pour que quine minutes en paraisse cinq.

Avec un nom comme Space Witch, mon intérêt a été rapidement marqué et l’écoute du deuxième album de ce groupe Anglais était donc de mise. Arcanum débute avec une longue pièce de plus de quinze minutes alliant profondeur et psychédélique, deux éléments qui se retrouvent tout au long des quatre pièces qui totalisent près de quarante-cinq interminables minutes. Arcanum semble être le fuit d’un « jam session » enregistré comportant de très bonnes idées ici et là mais la redondance et la monotonie prennent tellement le dessus que les pièces devient d’une platitude déconcertante à en perdre le fil. De plus, le groupe a misé sur l’instrumental ce qui n’est pas une mauvaise chose en soi. Sauf que ça manque littéralement de contenu et de par le fait même d’intérêt en bout de ligne.

Arcanum de Space Witch est donc une perte de temps plus qu’autre chose malgré les bons moments qui sont parsemés aléatoirement dans ce flot sonore répétitif et endormant. On passe à un autre appel!

Magna Carta Cartel – The Demon King – 2017

Magna Carta Cartel – Post Punk / Alternative Rock – Suède
The Demon King – 2017
Lövely Records
8/10

Pour faire une présentation courte, Magna Carta Cartel a été fondé en 2006 et a sorti deux albums entre 2006 et 2009. Le projet a été mis de côté en 2009 au profit de la fondation d’une nouvelle entité intitulée Ghost. Suite au départ de Martin Pesner (Omega) de Ghost en Juillet 2016 et du dévoilement de son identité. MCC est redevenu actif et propose cette année un nouvel enregistrement sous forme de min album de cinq pièces.

Certes, The Demon King a certaines similarités sonores avec Ghost mais pas suffisamment pour comparer les deux groupes de façon générale. Pour ceux qui ont déjà pris connaissance de MCC par le passé avec les deux premiers albums, The Demon King offre des sonorités beaucoup plus Pop avec de fortes influences Post Punk à la Joy Division et des éléments vaporeux du Rock Progressif dans la veine de Pink Floyd. MCC n’a absolument rien des influences Heavy Metal présentes chez Ghost. Ce nouvel EP comporte trois nouvelles pièces ainsi qu’un ré-enregistrement de la pièce Jennifer et une reprise. L’utilisation des guitares acoustiques est très présente donnant certains airs de Echo & the Bunnymen par moments. Pesner est un excellent compositieur et les arrangements sont assez intéressants, on joue beaucoup avec les sons et les effets pour créer des ambiances planantes.

The Demon King laisse par contre sur notre faim et manque un peu de tonus. Tout de même mieux que les deux EPs de Ghost avec les interminables reprises mais il y a de la place pour une nette amélioration. Un bon retour pour MCC qui devrait nous faire patienter pour un album complet.

A Taste of Fear – God’s Design – 2017


A Taste of Fear – Technical Thrash Metal – Italie
God’s Design – 2017
Time to Kill Records
8.5/10

Le choc entre le « old school » et le moderne peut parfois amener des sonorités intéressantes et captivantes pour l’oreille. Fondée en 2014, la formation Italienne A Taste of Fear étonne beaucoup avec la sortie de son premier album, God’s Design, qui se veut une collision entre deux mondes : D’un côté un Thrash Metal puisé directement des origines et de l’autre un Thrash ultra moderne inspiré du Death Metal technique.

God’s Design est un peu une sorte de liaison entre Kreator et Death alliant les riffs incendiaires du premier avec la folie technique du deuxième. En tout huit pièces relativement assez longues pour offrir du contenu et des idées brillantes. On ne tombe pas dans le superflu, les pièces sont bien dosées et on ne se perds pas dans un flot de notes inutiles. Le groupe mise sur la rapidité et les changements soudains tout en gardant l’essence même du Thrash Metal originel. La production est impeccable et démontre la toute puissance du groupe qui sera à surveiller de près dans un avenir rapproché.

A Taste of Fear est une agréable surprise pour ma part, God’s Design apporte un petit quelque chose de rafraîchissant dans ce monde sursaturé qu’est devenue la scène Thrash depuis quelques années.

Vallenfyre – Fear Those Who Fear Him – 2017

Vallenfyre – Death / Doom Metal – Angleterre
Fear Those Who Fear Him – 2017
Century Media
8.5/10

Initialement formé de membres de Paradise Lost, My Dying Bride et de At the Gates depuis ses débuts en 2010, cette année marque un nouvel alignement pour Vallenfyre voyant son batteur et son bassiste quitter pour des raisons jusqu’ici inconnues. Qu’à cela ne tienne, Gregor MacIntosh a pris le taureau par les cornes et a recruté son collègue de Paradise Lost, Waltteri Väyrynen, à la batterie alors que Hamish Hamilton Glencross prends le rôle de bassiste pour le troisième album du groupe, Fear Those Who Fear Him.

Splinters, paru en 2014, avait été plutôt décevant en comparaison du premier album, A Fragile King, qui se voulait rafraîchissant et suffisamment intéressant pour qu’il se hisse assez haut dans les tops 2012. Avec Fear Those Who Fear Him, Vallenfyre rectifie le tir et nous reviens avec un album plus rapide et toujours aussi profond. Le son Vallenfyre est toujours là, c’est gras, lourd et surtout décapant. L’album offre douze pièces pour la majorité très courtes et concises qui s’enchaînent l’une après l’autre sans réelle pause, c’est direct et ça frappe fort. On passe facilement de l’hyper vitesse à la limite du Grind à la lenteur la plus lourde et oppressante donnant des changement de tempos déroutants et surprenants.

Ce nouvel album de Vallenfyre en est un qui est une valeur sûre pour 2017 et ceux qui n’ont pas peur de goûter à de la toute puissance à l’état pur devraient immédiatement se convertir à Vallenfyre. Grimpez le volume et laissez vous imprégner du souffle de la bête.

Goatwhore – Vengeful Ascension – 2017

Goatwhore – Black/Death/Thrash Metal – États-Unis
Vengeful Ascension – 2017
Metal Blade
8/10

Il est assez difficile pour un groupe de conserver une bonne constance d’album en album surtout si le dit groupe est constamment en tournée entre deux albums. La formation Américaine Goatwhore vient tout juste de sortir son septième album intitulé Vengeful Ascension sur Metal Blade Records, un album que j’attendais depuis longtemps.

À la première écoute il n’y a pas grand chose de changé, toujours le même type de riffs acérés, toujours la même « drive » et toujours la même rythmique percutante. Bref, c’est du Goatwhore à 100%. En tout, dix pièces de Black Metal avec des soupçons de Death et de Thrash dans la veine de ce que le groupe nous a habitués au fil des années. Bien que plusieurs pièces soient vraiment puissantes et dans les dents, il y en a par contre quelques unes qui sont plus faibles comme si le groupe manquait d’inspiration, un peu comme si ces pièces avaient été composées pour du remplissage.

Vengeful Ascension n’est pas le meilleur album de Goatwhore mais il est tout de même efficace et comporte de nombreux excellents moments. Les fans de groupe, dont je fait partie, devraient y trouver aisément leur compte, c,est du Goatwhore après tout!

Gods Forsaken – In a Pitch Black Grave – 2017

Gods Forsaken – Death Metal – Internationnal
In a Pitch Black Grave – 2017
Soulseller Records
8/10

Swedish Death Metal : Prendre une pédale Boss HM-2, mettre tous les boutons au maximum et gratter des riffs tout droit sortis de l’enfer. Bon nombre de groupes ont utilisé cette sonorité pour créer des albums mémorables et bon nombre de groupes l’utilisent toujours aujourd’hui pour perpétuer le son originel.

Gods Forsaken est un nouveau venu sur la scène Internationale. Le trio est formé de membres de Just Before Dawn et d’ex membres de Ribspreader et Amon Amarth et proposent une premier album intitulé In a Pitch Black Grave maintenant disponible sous l’étiquette Soulseller Records. Je vais dire les choses très franchement : Gods Forsaken n’est en aucun cas un groupe original et n’a aucune valeur ajoutée pour l’évolution du Death Metal. Le trio sonne exactement comme Ribspreader, Grave ou encore Entombed. On réutilise le même son et les mêmes structures donnant l’impression de déjà entendu. Mais, le groupe le rends très bien, l’album comporte de très bonnes compositions et la production est fidèle à la sonorité d’origine.

In a Pitch Black Grave est un album parmi tant d’autres du même genre mais c’est efficace, entraînant et bien fait. Ça ne passera pas à l’histoire c’est certain mais ça vaut quand même la peine que l’on y jette une oreille ou deux histoire de se faire brasser la tête sans trop se la casser.

Carach Angren – Dance and Laugh Amongst the Rotten – 2017

Carach Angren – Symphonic Black Metal – Pays Bas
Dance and Laugh Amongst the Rotten – 2017
Season of Mist
8.5/10

Avez-vous encore des doutes sur le croisement du Métal extrême et de la musique Classique? On dit que la grande famille du Métal, du moins plusieurs sous genres, est tellement similaire au Classique que l’on pourrait aisément affirmer que ces deux genres sont étroitement liés. Le Symphonique a bien évolué depuis ses premiers balbutiements sur To Mega Therion de Celtic Frost et maintenant un grand nombre de formations ont fait de la musique Classique leur cheval de bataille, certaines d’entre elles composant même de façon classique en incorporant le Métal par la suite.

Le trio Carach Angren, dont la réputation n,est plus à faire, nous offre son cinquième album Dance and Laugh Amongst the Rotten sur l’étiquette Season of Mist, album qui ne fait que renforcer la place que le groupe occupe depuis quelques années dans le monde du Black Métal Symphonique. Ce nouvel album est à la hauteur des quatre albums précédents avec ses neuf pièces dignes des trames sonores des films de Tim Burton. Basé principalement sur la musique Classique, la musique de Carach Angren offre tout de même de solides riffs incisifs et noirs avec une puissante rythmique dévastatrice. Ceux d’entre vous qui sont déjà familiers avec le trio ne serez pas déçus ni étonnés par ce nouvel album. On reprends exactement à la même place que sur This is no Fairytale en ajoutant un peu plus de piquant que sur ce dernier. Pas de réelles surprises mais aucune déception. Carach Angren continue sur sa lancée et c’est toujours aussi surprenant!

Une fois de plus une très belle réussite de la part de Carach Angren. Ce nouvel album est riche en sonorités et en instrumentation ce qui démontre le talent de compositeurs du trio.

Metalian – Midnight Rider – 2017

Metalian – Heavy/Speed Metal – Canada
Midnight Rider – 2017
Indépendant
8/10

Le Heavy Metal traditionnel est loin d’être mort et connaît même un regain de vie depuis quelques années. La formation Montréalaise Metalian le prouve avec son deuxième album, Midnight Rider avec des riffs et une voix sortis tout droits des années 80.

Certes, Metalian ne réinvente en rien le genre et son créneau n’est pas l’innovation. Sauf que le groupe reprends avec brio le style originel et se l’approprie avec huit pièces incendiaires et fidèles au Heavy Metal pur et dur. Outre d’excellents riffs dans la veine de Judas Priest, Iron Maiden ou encore Metallica de la période Kill ’em All, ce qui frappe le plus chez Metalian c’est le vocal puissant de Ian Wilson qui est digne de figurer parmi les grands du genre comme John Gallagher et Dan Beehler. Les guitaristes offrent de superbes mélodies en duo solidement ancrés sur une rythmique droite qui cogne dur.

Midnight Rider est un très bon album de Heavy Metal comme dans le temps, épique et flamboyant. A placer entre des classiques comme Killers et Screaming for Vengeance.

Venenum – Trance of Death – 2017

Venenum – Progressive Death Metal – Allemagne
Trance of Death – 2017
Sepulchral Voice Records
9/10

Il est parfois difficile de catégoriser un groupe tant les influences de celui-ci sont disparates et que son spectre musical est élargi. Je ne me répéterai jamais assez pour dire que l’évolution de la musique Métal passe par l’innovation et l’ouverture d’esprit et que les groupes qui délaissent le standard font bouger les choses. La formation Allemande Venenum est une de ces formations qui vous laissent bouche bée avec son premier album et ouvre la porte à des sonorités plus qu’intéressantes.

A prime abord, Venenum a un solide fond Death Metal dans la veine de Repugnant ou encore Incantation. Ce qui distingue par contre le groupe des autres groupes de Death Metal c’est l’ajout de fortes doses noires à la Inquisition et Tribulation avec des éléments progressifs et des changements de structures et de tempo surprenants. Le terme progressif peut aisément être utilisé même si la musique de Venenum est beaucoup plus vaste en idées et textures musicales. Certains éléments plus psychédéliques se font entendre ici et là au fil des pièces et on dénote même des parcelles plus avant-gardiste qui rappelle Oranssi Pazuzu dans la démarche avec les guitares « clean » bourrées d’effets d’écho et de délai. La production est impeccable et le niveau de composition des plus élevés. Ici, on a affaire avec des musiciens de haut calibre et des compositeurs hors pair.

Trance of Death est une bien belle surprise et Venenum a véritablement jeté son venin pour nous paralyser totalement. Un excellent album à découvrir sur le champ, cette formation sera à surveiller dans les années à venir, c’est du très haut calibre!

Wormwitch – Strike Mortal Soil – 2017

Wormwitch – Black Metal / Rock and Roll – Canada
Strike Mortal Soil – 2017
Prosthetic Records
8.5/10

Premier album pour le groupe de Vancouver Wormwitch. Strike Mortal Soil, sorti sous l’étiquette Prosthetic Records est un bel exemple de Black Metal bien ficelé et surtout assez original. Le groupe n’a pas peur de visiter d’autres genres pour pimenter ses compositions et rendre le tout très intéressant et loin de la monotonie générée trop souvent par ce type de musique.

Bien que principalement basée sur un Black Metal acéré et incisif influencé directement par Celtic Frost, la musique de Wormwitch révèle d’autres facettes issues de genres comme le Rock and Roll à la Motörhead et le Heavy Metal de la vieille école issu du NWOBHM. Donc, un mélange disparate et éclaté pouvant s’apparenter à Kvelertak. L’album comporte neuf pièces et une intro pour près de quarante minutes très solides et intenses. Le degré de composition est fort appréciable et les idées ne manquent pas, Wormwitch sort du lot et mets l’emphase sur la qualité tant pour l’exécution que pour la production.

Au final, Strike Mortal Soil est un excellent album diversifié qui est à écouter sous aucune réserve. « Old School » à souhait avec un léger vent de fraîcheur qui souffle la véritable essence du Rock and Roll.

Beasrmaker – Inside the Skull – 2017

Beastmaker – Doom Metal – États-Unis
Inside the Skull – 2017
Rise Above
8/10

Le Doom originel connait une réelle explosion depuis quelques années et ce n,est pas la première fois que j’en parle. Ce constat est bien réel et heureusement, contrairement au retour en force du Thrash Metal au tournant de la deuxième décennie du vingt et unième siècle, le genre Doom est tout de même resté fidèle en qualité sonore et en exécution.

Les Américains de Beastmaker nous arrivent avec leur second album intitulé Inside the Skull sur Rise Above Records. Beastmaker utilise la bonne vieille formule qui a fait ses preuves avec des riffs lents et une bonne grosse dose de la vieille école rappelant étrangement Black Sabbath et Pentagram pour ne pas dire que c’est exactement la même chose en version 2017. Certaines parties pourraient rappeler Alice in Chains dans l’approche mais au final, Beastmaker est à l’image même du Doom originel. Très bonnes compositions convaincantes et une exécution musicale presque sans failles. Les finales de certaines pièces sont un peu carrées mais on peu aisément laisser de côté cet aspect car la qualité des compostions et des arrangements sont bien présents.

Bien que loin d’être très original, Inside the Skull est un très bon album traditionnel à écouter si on est amateur du genre. Pas de grosses surprises mais c’est agréable et très efficace.