Carach Angren – Death Came Through a Phantom Ship – 2010

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1213
Carach Angren – Death Came Through a Phantom Ship – 2010
Pays-Bas

Le monde du métal symphonique en a fait du chemin depuis ses premiers pas vers la fin des années 80. Au fil des décennies, nous avons vu déferler une vague de groupes qui ont façonné et peaufiné le genre chacun à sa manière tout en s’imposant pour se faire prendre au sérieux et surtout pour que le métal tout entier soit vraiment pris au sérieux. Des génies du genre il y en a beaucoup et un groupe se démarque depuis le milieu des années 2000. Avec un premier album plus ou moins remarqué, la formation Néerlandaise Carach Angren avait pris d’assaut ce monde symphonique avec aplomb et avait suffisamment de succès dans le monde underground pour sortir un deuxième album beaucoup étoffé sur lequel on pouvait vraiment mesurer le talent et le génie de composition de Dennis Droomers et de Clemens Wijers avec des arrangements de musique classique à couper le souffle bien ancrés dans des pièces brillamment construites. Ce deuxième album permettra au groupe de se tailler une place de choix dans le monde de la mudique extrême ainsi que de décocher un contrat avec le label majeur Season of Mist. Si vous êtes amateurs de Cradle of Filth ou Dimmu Borgir, dites-vous que Carach Angren est largement au-dessus de ces deux entités populaires pionnières du genre. Un album fantastique qui nous transporte dans un univers sonore horrifique et épique digne d’une trame sonore d’un film de Tim Burton!

Rotting Christ – Aealo – 2010

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1212
Rotting Christ – Aealo – 2010
Grèce

Rotting Christ a une longue feuille de route presque sans failles. Est-ce que les frères Tolis ont déjà sorti un mauvais album? La réponses est non, ni même un album moyen. Le duo a su se réinventer d’album en album sans tomber dans le piège de la répétition et de la stagnation. Du Balck Metal plus cru des débuts, le groupe n,a gardé que le côté noir pour migrer vers une musique plus complexe et plus majestueuse et le dixième album, Aealo, montrait clairement que le groupe s’orientait vers autre chose au grand dam de certains fans qui ont de la difficulté avec le changement et l’évolution. Aealo montrait que Sakis Tolis était un génie sur le plan musical et un compositeur hors pair qui savait se renouveler en allant de l’avant. Ce dixième marquait le début d’une nouvelle ère pour Rotting Christ et la suite n’en serait que plus spectaculaire sur le plan des arrangements et de l’instrumentation. Un des excellents albums de la discographie du groupe qu’il faut découvrir sur le champs si ce n’est déjà fait!

Marthe – Further in Evil – 2023

Marthe – Heavy/Doom Metal – Italie
Further in Evil – 2023
Southern Lord Recordings
8.3/10

Il y a des découvertes qui peuvent agréablement nous surprendre mais en même temps nous rendre quelque peu perplexe face à ce qui se passe dans nos oreilles. Je dois avouer qu’il m’aura fallu quelques écoutes avant de bien assimiler le projet Marthe de l’Italienne Marziona Silvani aussi connue sous le pseudonyme de Marzia.

Je dois dire tout de suite que j’ai acheté cet album sur un coup de tête après avoir entendu un mince extrait de la pièce titre, donc je ne m’attendais pas à grand-chose si ce n’est qu’un son granuleux et intense. De ce ces facettes, c’est plutôt réussi, Further in Evil est riche en atmosphères froides et lourdes, ça sonne Heavy et très Doom. Le niveau de composition est assez appréciable mais c’est au niveau de l’exécution qu’on peut se questionner tout au long de l’album. Même si Marzia semble est une bonne musicienne, ce n’est pas toujours droit et les changements sont parfois assez carrés selon les compositions. Cependant, ceci apporte un certain charme aux compositions et au son global de Marthe qui nage dans des eaux troubles à la fois Punk et Heavy Metal frôlant le Black Metal par moments. La voix claire n’est pas très juste et peut écorcher les tympans mais au bout de quelques écoutes on s’y habitue et on constate que ça peut apporter un certain charme. La production est granuleuse à souhait, les coins ont été grossièrement sablés avec un papier à gros grains donnant l’impression que cet album est sur le « rough » tout au long des pièces. C’est cru, franc et direct et cette sonorité cadre bien avec les compositions et les atmosphères et en bout de ligne, on constate que Further in Evil est un très bon album de Métal noir assez torturé.

L’album se termine sur une reprise de Siouxie and the Banshees qui est assez réussie. Further in Evil ne nous poussera pas vraiment plus loin vers le mal mais il sera parfait pour passer les longues soirées froides d’hiver. Un bon album bien gras qui figirera dans les tops 2023!

Composition : 8.5
Exécution : 8.5
Arrangements : 8
Production : 8
Appréciation : 8.5

Borknagar – Universal – 2010

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1211
Borknagar – Universal – 2010
Norvège

Du Black Metal cru et direct de ses débuts, Borknagar était depuis longtemps passé à une musique plus léchée et plus complexe mettant en avant plan des structures plus étoffées et des arrangements à couper le souffle. Sur Universal, le niveau de composition était plus élevé et la présence de Vintersorg ne devait pas être très étrangère à cette transformation musicale qui avait pris place avec Empiricism en 2001 même si la musique était entièrement signée Øystein G. Brun. Les claviers, le piano et l’orgue Hammond venaient pimenter les textures en apportant un petit côté Progressif au tout et rendant les pièces plus intéressantes au niveau des sonorités. Borknagar est un pionnier du vaste monde métallique tant pour le Balck metal que pour le Viking Metal et le métal Progressif. Au fil de sa discographie le groupe Norvégien a su s’enrichir de sonorités incroyables et Universal était là pour prouver hors de tout doute que Borknagar était un chef de fil en son genre. Un excellent album très influent qui a changé le cours de l’histoire métallique à sa façon.

Suffocation – Hymns from the Apocrypha – 2023

Suffocation – Brutal Death Metal – États-Unis
Hymns from the Apocrypha – 2023
Nuclear Blast
8.8/10

Suffocation est le maître incontesté et co-fondateur du Death Metal Brutal, du moins dans les premiers groupes de Death Metal vers la fin des années 80 à avoir forgé les sonorités brutales et techniques qui forment le genre aujourd’hui. Le groupe en a fait du chemin depuis ses débuts en se taillant une place en tête de tous ces groupes œuvrant dans le même créneau.

Depuis le départ de Frank Mullen en 2018, Terrence Hobbs demeure le seul et unique membre original du groupe et Hymns from the Apocrypha est le tout premier album sans Mullen à la voix. Même si ça peut paraître bizarre d’entendre une nouvelle voix avec Suffocation, cu huitième album est quand-même toute une bombe sonore et un des très bons albums de la discographie et il faut dire que Ricky Myers livre une excellente performance tout au long de l’album. Comme toujours, la production est impeccable et rends justice aux compositions qui se veulent une fois de plus brutales et mélodiques à la fois avec une dextérité époustouflante de la part des membres du groupe. Suffocation ne réinvente absolument le genre qu’il a créé il y a près de 35 ans, changer quoi que ce soit à cette formule gagnante serait tout simplement suicidaire sur le plan carrière. Malgré le changement de chanteur, Suffocation demeure Suffocation à son meilleur et Hymns from the Apocrypha nous rappelle que le groupe est toujours le pionnier qu’il était et la grosse influence qu’il exerce toujours sur le genre.

Un excellent album pour les fans du groupe et les amateurs de gros Death Metal qui frappe fort. Une autre réussite signée Suffocation qui fera partie des tops 2023!

Composition : 8.5
Exécution : 9.5
Arrangements : 8
Production : 9.5
Appréciation : 8.5

Finntroll – Nifelvind – 2010

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1210
Finntroll – Nifelvind – 2010
Finlande

Finntroll, phénomène du Folk Metal qui a su s’imposer comme pilier du genre, continuait à conquérir la planète en allant chercher de plus en plus d’adeptes grâce à sa musique noire et festive. Son cinquième album, Nifelvind, offrait une légère évolution dans le son global du groupe en proposant des riffs encore plus acérés sur une rythmique rapide et puissante tout en gardant en tête de combiner la musique traditionnelle Finlandaise sur des compositions de plus en plus épiques. Les arrangements brillants de Trollhorn devenaient de plus en plus complexes et riches en textures diverses faisant de la musique de Finntroll un son souvent imité mais jamais égalé. Le groupe Finlandais est devenu l’un des maîtres penseurs du genre et Nefelvind nous rappelait cette réalité à l’effet que Finntroll est un élément très important pour l’évolution métallique mondiale.

Uncle Acid and the Deadbeats – Volume 1 – 2010

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1209
Uncle Acid and the Deadbeats – Volume 1 – 2010
Angleterre

Dans la recherche vers une évolution musicale, il est intéressant de constater que le retour au passé est cyclique et revient à des périodes données. Vers le milieu des années 2000, plusieurs groupes se sont tournées vers le passé pour pimenter leur son et ainsi faire évoluer les choses dans le vaste monde du Heavy Metal. On revenait donc inexorablement vers les sonorités des pères fondateurs et c’est ainsi qu’on a vu naître une multitude de groupes et tout un mouvement qui revenait au début des années 70 avec les Black Sabbath et autres groupes de Hard Rock psychédélique pour se forger un « nouveau » son. Uncle Acid and the Deadbeats avait mélangé le Doom Metal traditionnel avec les structures musicales à la fois complexes et très seventies avec des guitares abrasives et des claviers et autres orgues Hammond pour se doter d’une sonorité lourde et très occulte pour développer un tout nouveau pan de l’histoire métallique. Volume 1 faisait partie de ces albums underground surprenants qui avaient ouvert la voie à cette mouvance vers le passé qui nous donnera des groupes fantastiques comme entre autres Blood Ceremony, Lucifer ou encore Ghost qui était sur le point de prendre la planète d’assaut. Uncle Acid est rapidement devenu un monument très important dans cette belle évolution métallique en nous rappelant d’où ce Heavy Metal provenait et en faisant découvrir les racines profondes à une toute nouvelle génération. La suite en serait d’autant plus spectaculaire avec les sorties qui mijotaient un peu partout sur la planète.

Fear Factory – Mechanize – 2010

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1208
Fear Factory – Mechanize – 2010
États-Unis

2010 avait non seulement été marqué par le grand retour de Fear Factory sur disque, il marquait également le retour de Dino Casares à la guitare après plusieurs années d’absence. Casares et Bell s’étaient entourés d’une super section rythmique avec Gene Hoglan à la batterie et Byron Strout à la basse faisant de Fear Factory un supergroupe. Sur ce huitième album, on retrouvait une fois de plus Rhys Fulber (Front Line Assembly) aux arrangements de claviers et à la programmation mécanique et Fear Factory renouait avec ses origines en offrant des compositions dignes de ce nom et du son originel du groupe. Le duo de Casares et Bell prouvait une fois de plus qu’il était l’un des grands maîtres du Métal Industriel et un éternel influenceur dans le genre difficile à imiter. Un album sauvage, méticuleux avec une force de frappe à la précision chirurgicale qui est très important dans la discographie du groupe.

Ihsahn – After – 2010

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1207
Ihsahn – After – 2010
Norvège

Ihsahn. Il en a fait du chemin le petit cul de 16 ans qui avait fondé Emperor en 1991. Le bonhomme était déjà un pionnier et une légende en tant qu’un des fondateurs du Black Metal Scandinave avec seulement quatre albums avec Emperor, il est devenu un genre de Dieu de la musique extrême et avait poussé son évolution musicale beaucoup plus loin avec son projet solo. Certains reprochaient à Ihsahn de s’éloigner de la pureté Black Metal de ses débuts mais de l’aveu lui-même de l’artiste, il ne pouvait tout simplement continuer à stagner dans cette voie durant toute sa carrière, il lui fallait explorer d’autres avenues sonores en expérimentant avec les textures, les structures et divers instrumentations pour pouvoir aller plus loin dans son cheminement. Avec son troisième album solo, Ihsahn avait trouvé une maison avec Candlelight Records qui l’aiderait dans sa démarche artistique sans trop se mettre des balises pour plaire au plus grand nombre. After en avait surpris plus d’un, c’était un album ambitieux qui sortait de l’ordinaire et qui prouvait que le musicien en était un vrai de vrai. Ses talents de compositeur, d’arrangeur et de producteur ne pouvaient plus être remis en question, Ihsahn avait franchi la ligne entre faire de la musique et faire de l’art et After c’était justement de l’art dans la plus pure de ses formes. Un excellent album à découvrir si ce n’est déjà fait et un bijou pour le Métal Progressif.

Arkaik – Reflections Within Dissonance – 2010

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1206
Arkaik – Reflections Within Dissonance – 2010
États-Unis

La course vers l’ultra technique se poursuivait à l’échelle mondiale et de plus en plus de groupes s’orientaient vers cette facette musicale pour étaler des prouesses inimaginables. Ayant eu un certain « succès » avec son premier album, la formation Américaine Arkaik avait obtenu un contrat avec Unique Leader pour la sortie de son deuxième opus. Sur Reflections Within Dissonance, le niveau de complexité avait été multiplié par deux ce qui rendait les compositions de plus en plus étourdissantes pour les oreilles non averties. La technologie d’enregistrement avait créé une sonorité tellement mécanique que la batterie semblait être jouée par un droïde de guerre rapide sur la gachette. Nous étions rendus à l’ère du perfectionnisme sonore dans le métal extrême moderne et il faudrait tôt ou tard s’y habituer car cette sonorité serait là pour rester un bon bout de temps. Ce deuxième album de Arkaik avait ouvert des portes à beaucoup plus et les groupes qui s’orienteraient vers ce métal beaucoup plus que technique verraient leurs membres devenirs de spectaculaires instrumentistes parmi les meilleurs au monde. À écouter en restant attentif car Arkaik entre dans le créneau de la musique déroutante et difficile à assimiler. Un excellent album de pure défonce sonore!

Orphaned Land – The Never Ending Way of ORwarriOR – 2010

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1205
Orphaned Land – The Never Ending Way of ORwarriOR – 2010
Israël

Quoi? Il y a un groupe Métal qui provient du Moyen Orient? Ben oui toi chose! Et il y en a plusieurs en plus! Orphaned Land est un des nombreux groupes de métal plus extrême à provenir de contrées réfractaires à ce type de musique et qui plus est, Orphaned Land en est un qui est passablement influent et qui a fait bouger les choses dans son coin du globe. De ses débuts typiquement Doom/Death Metal avec des influences de musique traditionnelle du Moyen Orient, Orphaned Land est passé à une musique purement Progressive à partir de l’album Mabool et a continué sur cette voie sur les albums suivants dont son quatrième album, The Never Ending Way of ORwarriOR sur lequel le groupe poussait le bouchon de la créativité beaucoup plus loin avec des textures musicales qui nous font voyager et des structures ultra complexes sur ses compositions. Si vous ne connaissez pas encore Orphaned Land, il serait grand temps de vous y mettre pour découvrir tout un univers sonore qui sors des sentiers battus!

Sigh – Scenes From Hell – 2010

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1204
Sigh – Scenes From Hell – 2010
Japon

Sigh n’est un groupe pour tout le monde, j’en conviens. En revanche, si on a le moindrement d’ouverture d’esprit et qu’on ne reste pas accroché aux standards du métal, on découvre un large éventail de sonorités diverses dans la musique du groupe Japonais. Mené d’une main de maître par Mirai Kawashima, Sigh n’a jamais sombré dans la platitude musicale et n,a au grand jamais répété le même album deux fois. Le génie musical de Kawashima a évolué au fil des albums et rendu au huitième album, il était clair que le groupe n’avait plus rien à prouver. La folie sonore qui se dégageait des compositions de Scenes From Hell était à l’image de ce que Sigh était capable de nous livrer : Un Black Metal caustique avec des éléments issus de la musique classique, du Jazz, du Rock and Roll, du Progressif des années 70 et bien d’autres provenant d’un peu partout dans le monde pour former un tout complètement disjoncté et brillamment travaillé. Sigh n’a évidement jamais sorti un mauvais album et Scenes From Hell réitérait cette affirmation avec huit pièces épiques riches en textures diverses. À écouter l’esprit bien concentré pour bien comprendre toutes les subtilités sonores qu’il contient.

Vektor – Black Future – 2009

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1203
Vektor – Black Future – 2009
États-Unis

La formation Américaine Vektor était arrivée comme un cheveu sur la soupe en 2009 avec un premier album plus qu’explosif alliant Thrash Metal ultra technique et éléments progressifs rappelant un certain groupe Québécois pionnier du Métal Progressif. Malgré une forte ressemblance avec (vous aurez deviné) Voïvod, Vektor avait réussi à sortir du lot avec des riffs incendiaires et des structures musicales originales. Le groupe avait concocté des compositions complexes en incorporant des sonorités propres à lui-même et avec ce premier album, on prédisait que l’avenir de Vektor serait tracé pour être grandiose. Des déboires internes et des accusations de violence envers David DiSanto ont malheureusement freiné les ardeurs du groupe malgré deux autres albums tout aussi complexes et intéressants que le premier. N’empêche que Black Future est un excellent album de pur génie musical qui mérite une bonne place dans cette belle évolution métallique.

Devin Townsend Project – Addicted – 2009

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1202
Devin Townsend Project – Addicted – 2009
Canada

Décidément, Devin Townsend aura su nous captiver tout au long de sa carrière en explorant diverses avenues musicales et en expérimentant avec les sons et les textures. Le grand Devin n,a jamais répété le même album deux fois et Addicted le prouvait avec son côté joyeux et planant. Avec ses riffs bien gras et ses effets atmosphériques, Addicted nous montrait Devin Townsend au sommet de sa folie musicale. Townsend, on aime ou on n’aime pas, ce n’est pas pour toutes les oreilles et il faut être ouvert à autre chose que le métal conventionnel pour s’embarquer vers le voyage proposé par le bonhomme. Addicted, c’était bien sûr du pur Townsend avec toutes les émotions qui viennent avec, c’est une spirale sonore qui nous étourdi et qui nous emporte loin dans notre esprit au fil des dix pièces de l’album. Addicted est captivant et surtout addictif comme tous les autres albums de la discographie! À prendre avec un grain de sel et à écouter à haut débit sonore pour prendre conscience de la folie totale se trouvant dans l’esprit de Devin Townsend!

Slayer – Wold Painted Blood – 2009

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1201
Slayer – Wold Painted Blood – 2009
États-Unis

Slayer. Faut-il encore devoir présenter ce groupe mythique qui mis en place les fondations du métal extrême? Pour avoir connu le groupe dès la sortie de Show No Mercy en 1983, je ne me doutais pas à l’époque que Slayer deviendrait Slaaaaaayer. Le plus influent groupe de toute la communauté métallique qui a servi de base pour le Thrash, le Death, le Black et même certaines facettes que l’on retrouve dans pratiquement tous les genres et sous-genres incluant le Nu Metal et le Metalcore. World Painted Blood poursuivait la tradition instaurée dès les premières notes de Evil Has No Boundaries en 1983 : Faire du Slayer peu importe les modes et les courants. Cet album sera le dernier du regretté Jeff Hanneman et l’avant dernier avant le chant du cygne. Un excellent album de pur Slayer qui réaffirme la position de ce groupe légendaire dans la grande famille métallique mondiale. On parle souvent du fameux big 4 et n’en déplaise aux défenseurs de ce concept ridicule, Slayer a toujours été au-dessus de ça. World Painted Blood nous le prouve sans l’ombre d’un doute.

Nile – Those Whom Gods Detest – 2009

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1200
Nile – Those Whom Gods Detest – 2009
États-Unis

Est-ce que Nile a déjà fait un mauvais album? Il semble bien que la réponse soit non. Those Whom the Gods Detest est le sixième album de la discographie des pionniers du Death Metal brutal et technique et même après nous avoir défoncé les tympans depuis 1993, Nile demeurait toujours tout aussi pertinent dans sa musique que dans ses textes consacrés à l’Égypte Ancienne. Il est clair que la musique de Nile n’est pas pour toutes les oreilles et qu’il faut être prêts à sortir de notre zone de confort pour encaisser cette brutalité sonore mélangée à des éléments issus d’un passé lointain mais une fois que nous comprenons ce que se passe avec les compositions du groupe, nous découvrons tout un univers riche en textures et en structures complexes. Nile livrait toujours la marchandise et s’inscrivait comme étant le pionnier et fort défenseur du Death Metal qu’il a toujours été.

Arkona – Goi, Rode, goi! – 2009

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1199
Arkona – Goi, Rode, goi! – 2009
Russie

Masha Scream en a fait du chemin depuis le premier album d’Arkona sorti en 2004. Le petit bout de femme s’était rapidement imposée comme étant l’une des plus grandes références en matière de Folk Metal avec une musique à la foi très extrême et aussi douce qu’une berceuse que l’on chante aux enfants les soirs d’hiver. Le cinquième album du groupe s’était confortablement assis chez Napalm Records ce qui permettra à Arkona de monter les échelons à l’International et de s’y planter solidement les pieds. Bien que le Folk faisait toujours partie de son global sur Goi, Rode, goi!, Arkona s’orientait de plus en plus vers un Balck Metal plus Progressif avec des structures de plus en plus complexes et des arrangements à couper le souffle. Masha entourée de ses deux partenaires des débuts essayait de ne pas répéter le même album deux fois en expérimentant avec les textures et ses idées n’avaient pas de limites faisant de ce cinquième album un genre de pont entre l’ancien Arkona et ce qu’il allait devenir avec les albums suivants. La formation Russe est une des plus importantes du Folk Metal et du Metal Progressif des 20 dernières années et doit être considérée comme étant un acteur majeur de la grande scène métallique mondiale. Un album à écouter attentivement pour découvrir toute une gamme de sonorités.

Hypocrisy – A Taste of Extreme Divinity – 2009

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1198
Hypocrisy – A Taste of Extreme Divinity – 2009

Est-ce que Peter Tagtgren a déjà déçu avec un album de Hypocrisy? La réponse est naturellement non même que Tagtgren n’a jamais vraiment déçu avec n’importe quel de ses projets. Le bonhomme est considéré comme étant un génie musical de sa génération en tant que musicien et compositeur et aussi de producteur. Il est l’un des pionniers du Death Metal mélodique et l’un des instigateurs du fameux « Swedish Death Metal » et un personnage assidu qui ne chôme pas. Le onzième album du groupe n’échappait pas à cette tradition de qualité musicale et même si Hypocrisy a changé un tout petit peu depuis ses débuts, le groupe livrait toujours la marchandise à grands coups de riffs bien aiguisés et une rythmique ultra puissante bien assise sur des compositions riches en textures et en structures complexes. A Taste of Extreme Divinity est un autre album important pour Peter Tagtgren et surtout un album incontournable pour l’histoire du Death Metal jusqu’à nos jours. À écouter le volume dans le fond!

Gorgoroth – Quantos Possunt Ad Satanitatem Trahunt – 2009

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1197
Gorgoroth – Quantos Possunt Ad Satanitatem Trahunt – 2009
Norvège

Gorgoroth fait partie des pionniers du Black Metal Scandinave. Au fil de sa carrière, le groupe a connu quelques déboires judiciaires alors que certains membres avaient été inculpés pour divers crimes commis. Rendu à son huitième album, Gorgoroth n’avait plus rien à prouver musicalement, un nouvel alignement tournant autour de Infernus avait été créé et les droits sur le nom de Gorgoroth et de son utilisation avait été remporté par Infernus. Ce huitième album nous donnais un Gorgoroth fidèle à sa sonorité avec des riffs crus et une ambiance froide comme un album de Black Metal de cette époque se doit de minimalement sonner. Pas le meilleur de la discographie mais amplement influent pour faire partie de cette grande évolution métallique!

Portal – Swarth – 2009

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1196
Portal – Swarth – 2009
Australie

L’entièreté des genres et sous-genres de la grande famille métallique s’est principalement forgée grâce à de l’expérimentation musicale et à l’innovation. Il est arrivé à plusieurs reprises que l’expérimentation n’était pas destinée au commun des mortels et pouvait, comme pour la formation Australienne Portal, en rebuter plus d’un. Portal est effectivement un groupe dont la musique est tellement chaotique que nous sommes en droit de se questionner sur sa légitimité en tant que tel. Sur Swarth, troisième album de la discographie, Portal s’enfonçait de plus en plus vers une cacophonie déroutante qui à prime abord pouvait paraître inutile et pouvait aussi être risible tant ce qui se passait dans nos oreilles était quelque chose de disjoncté. Swarth, c’était de l’expérimentation à l’état pur qui brisait de nombreuses barrières musicales et qui séparait les esprits. Soit on comprenait parfaitement les structures et les textures, soit on criait à la stupidité pure et simple. Portal a contribué à faire éclater des préjugés face au non-conventionnel avec sa musique tumultueuse et a grandement aidé à faire évoluer la musique dite extrême. Swarth était tout simplement un pied de nez au confort et au conformisme musical.

Skeletonwitch – Breathing the Fire – 2009

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1195
Skeletonwitch – Breathing the Fire – 2009
États-Unis

Skeletonwitch avait apporté une fraîcheur dans le monde du Thrash Metal au milieu des années 2000 avec une musique rapide et des riffs bien tranchants et une rythmique dévastatrice. Prosthetic Records avait signé le groupe pour son deuxième album plaçanant celui-ci au sommet des nouveaux groupes qui brandissaient la flamme du renouveau du Thrash Metal. Avec Breathing the Fire, Skeletonwitch ne faisait qu’augmenter son aisance sur les instruments en nous offrant des compositions avec une appréciable dose de technicité tirée du Death Metal mélodique. Skeltonwitch ne deviendra pas un groupe qui joue dans les grosses ligues et ce n’est possiblement pas le désir des membres de se rendre si haut en risquant de devenir redondant. Cependant, le statut du quatuor est suffisamment élevé dans la le monde métallique pour en faire un influenceur de haut calibre qui, à sa façon, à réussi à changer le cours de l’histoire métallique. Un excellent album à se mettre dans les oreilles si on aime les mélodies et les duos de guitares ainsi que les riffs acérés avec beaucoup de mordant.

Marduk – Wormwood – 2009

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1194
Marduk – Wormwood – 2009
Suède

Marduk roule sa bosse depuis les tout débuts du Black Metal. Le groupe Suédois en est l’un des instigateurs qui brandit toujours sa flamme noire bien haute pour perpétuer les hymnes au Malin avec ses compositions caustiques et ténébreuses. Le onzième album du groupe ne faisait pas exception de toute cette noirceur mise en musique et bien que Wormwood ne comportait pas vraiment de changements notables dans le son et le style proposés par le groupe depuis ses débuts, il n’en demeure pas moins que Marduk était toujours aussi pertinent et surtout dérangeant. Marduk avait misé sur le minimalisme des riffs sur certaines pièces de l’album pour justement épurer ce qui était non nécessaire pour propager une atmosphère malsaine et lugubre, surtout au niveau de la pièce Funeral Dawn qui reflète habilement cette sensation d’oppression et de désespoir constant. La vitesse de croisière était toujours dans le tapis pour la majorité des pièces qui se voulaient puissantes avec beaucoup de mordant. Wormwood est un excellent album de la part de Marduk qui demeurait bien assis sur son trône infernal pour dominer le vaste monde du Black Metal.

Revocation – Existence is Futile – 2009

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1193
Revocation – Existence is Futile – 2009
États-Unis

La formation Américaine Révocation avait en quelque sorte redéfinit le Thrash Metal technique avec son premier album. Empire of the Obscene avait en effet permis au jeune groupe de décocher un contrat avec Relapse et rapidement gravir les échelons dans le vaste monde où la technicité et les prouesses sur les instruments étaient devenues la norme. David Davidson s’est imposé comme étant un excellent compositeur et un instrumentiste hors pair et qui finira par devenir un grand influenceur de la nouvelle génération du Thrash Metal teinté de Death Metal. À ce jour, Existence is Futile est considéré comme étant le point de départ pour Révocation qui deviendra de plus en plus technique au fil de ses sorties. Un incontournable du genre qu’Il faut au moins écouter une fois dans sa vie de métalleux!

Immortal – All Shall Fall – 2009

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1192
Immortal – All Shall Fall – 2009
Norvège

Immortal est une figure de proue du Black Metal Scandinave et disons-le tout de suite, si vous ne connaissez pas encore le groupe, il faudrait peut-être vous y mettre si vous vous attribuez l’étiquette de métalleux. Immortal est un pionnier innovateur qui a forgé le Black Metal à grands coups de riffs bien aiguisés et d’imagerie un peu rigolote. Même si certains membres comme Abbath ne se prenaient pas trop au sérieux, la musique du groupe était quand elle très sérieuse au niveau de la composition et des arrangements. All Shall Fall marquera le dernier album avec Abbath aux commandes et marquera le chant du cygne d’une époque révolue qui chevauche une époque de renouveau et de tiraillements sur la propriété du nom Immortal. All Shall Fall est donc le dernier album avec le duo de feu comprenant Demonaz et Abbath et par la bande un des excellents albums de la discographie. La suite sera houleuse entre Demonaz et Horgh et Abbath partira de son côté avec son projet solo qui sera lui aussi des plus houleux.

Arch Enemy – The Root of All Evil – 2009

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1191
Arch Enemy – The Root of All Evil – 2009
Suède

Le huitième album de Arch Enemy avait divisé les fans de manière assez spectaculaire. Autant on pouvait adorer The Root of All Evil, autant il était détesté. À cause de quoi? Et bien oui, à cause du fameux changement. Pourtant, en écoutant cet album attentivement, on y retrouvait des idées et des structures provenant des premiers albums et même si certains passages étaeint plus accrocheurs, il n’en demeurait pas moins que l’album était solide. Différent sur bien des points mais intéressant et puissant. Je lis régulièrement des « critiques » d’albums qui, comme les miennes, sont faites par à peu près n’importe qui et c’est parfait de pouvoir s’exprimer. Mais depuis l’avènement d’internet et surtout des réseaux sociaux, il est plus facile de détester que de prendre le temps de bien analyser la musique. C’était le cas en 2009 lors de la sortie de The Root of All Evil et c’est possiblement encore pire maintenant à l’ère du jetable et des Spotify et compagnie. Il est possible que cet album ne soit pas le meilleur de la discographie du groupe mais il est très loin d’être aussi merdique que les détesteurs semblent le penser. Un très bon album qui reste dans la tête et qui prouve que le groupe Suédois était encore très influent et toujours au sommet de son art.

Megadeth – Endgame – 2009

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1190
Megadeth – Endgame – 2009
États-Unis

Megadeth est l’un des plus « gros » groupes métal de la planète, si on peut appeler le projet solo de Dave Mustaine comme étant un groupe. Il est indéniable que Mustaine a eu un impact majeur sur le vaste monde du Heavy Metal malgré des hauts et des bas au cours de sa carrière.
Le douzième album de la discographie nous montrait un Megadeth qui effectuait un grand retour vers ses origines et Endgame pouvait aisément être considéré comme étant l’album le plus Heavy depuis Youthanasia sorti quinze ans plus tôt. Endgame mettait fin à des années de critiques de la part des fans et la majorité semblait s’entendre pour affirmer qu’oncle Dave était de retour avec force. Est-ce que le fait que changer de guitariste en engageant Chris Broderick avait aidé Megadeth à se remettre sur le droit chemin? Peut-être que oui, peut-être que non mais finalement, cette question resterait possiblement en suspens pour longtemps. Megadeth échouera lamentablement avec ses deux albums suivants qui seront une leçon pour Dave Mustaine. Endgame est un excellent album de la discographie du groupe qu’il faut apprécier pour ce qu’il est : Un véritable album de Megadeth comme dans le temps!

3 Inches of Blood – Here Waits Thy Doom – 2009

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1189
3 Inches of Blood – Here Waits Thy Doom – 2009
Canada

Après deux albums chez Roadrunner, 3 Inches of Blood avait trouvé sa maison pour les sorties suivantes chez Century Media. Le quatrième album, Here Waits Thy Doom, semblait montrer une certaine fatigue de la part du groupe qui avait reculé de quelques pas pour revenir aux sonorités du premier album, chose qui en avait laissé plusieurs septiques face aux pièces proposées. Est-ce que cet album était mauvais? Bien sûr que non mais il manquait effectivement d’inspiration et de souffle par la même occasion ce qui n’empêchait pas d’avoir de très bonnes pièces et toujours les mêmes riffs bien aiguisés et une rythmique endiablée. Bref, la surprise de 3 Inches of Blood était passée et malgré un désintéressement de la part de certains fans, le groupe pouvait toujours continuer à avoir la tête haute en brandissant la flamme du Heavy Metal bien haute.

Vader – Necropolis – 2009

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1188
Vader – Necropolis – 2009
Pologne

La preuve que Vader a toujours été le projet de Piotr Paweł Wiwczarek alias Peter, le projet ne comptait plus que deux membres lors de l’enregistrement de Neropolis. Peter jouait de tous les instruments et avait composé la totalité des pièces de l’album tandis que Paweł Jaroszewicz jouait les parties de batterie. Donc, Necropolis était un genre d’album solo et avec le recul on constate que Vader a toujours parquement été un projet solo avec des musiciens qui allaient et venaient au fil des albums. Sur ce dixième album, rien ne changeait vraiment, Peter nous redonnait ce qui avait fait la renommée du groupe Polonais, c’est à dire des riffs bien gras et de la puissance de frappe qui détruisait tout sur son passage. Vader continuait tout simplement à faire ce qu’Il faisait de mieux et nous offrait un autre album digne de ce nom. À écouter avec un maximum de volume sonore en se faisant brasser la tête!

U.D.O. – Dominator – 2009

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1187
U.D.O. – Dominator – 2009
Allemagne

En connaissez-vous beaucoup de chanteurs ayant eu une carrière musicale de plus de quarante-cinq ans sans faillir et qui livre toujours la marchandise d’année en année? Udo Dirkschneider en est un qui n’a jamais failli à la tâche et qui a toujours livré ce qu’il devait livrer. Avec une discographie de vingt-huit albums derrière la cravate tant avec U.D.O. qu’avec Accept, Dirkschneider peut garder la tête haute et être fier de ce qu’il a accompli durant toutes ces années, le bonhomme est une icône du Heavy Metal et un influent musicien qui a façonné le genre de puis les tout débuts. Dominator, douzième album de son projet solo, réitérait la place qu’U.D.O. a sur le monde musical musclé avec dix pièces dignes de ce qu’on attend d’un pionnier du genre : Un Heavy Metal pur et dur, solide et épique. Certains diront que DIrkschneider se répète et ne se réinvente pas et ils ont raison. C’est ça U.D.O., pas de compromis en restant fidèle à ses origines et à ses fans tout en demeurant le plus intègre possible. Dominator est une autre réussite pour notre Udo et un excellent album du genre qui prouve qu’on a pas besoin de flirter avec le commercial pour avoir une carrière exemplaire.

Behemoth – Evangelion – 2009

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1186
Behemoth – Evangelion – 2009
Pologne

Behemoth est l’une des figures métalliques les plus connues en Pologne tant pour sa musique que pour ses démêlés avec les autorités religieuses du pays. Nergal a toujours mené son projet d’une main de maître malgré les embûches et les critiques négatives face à ses changements de styles au fil des albums. Du Black Metal cru de ses débuts, il n’en restait plus beaucoup de traces sur Evangelion, neuvième album du groupe. Le Death Metal noirci était maintenant la voie que Nergal et ses acolytes avaient emprunté pour nous offrir une musique technique et puissante en devenant l’un des emblèmes du genre avec ses arrangements hors du commun et ses compositions de génie. Bien sûr, les fans des débuts n’aiment pas cette voie dans laquelle le trio s’est engagé mais dans un sens, l’évolution musicale de Behemoth a été plus que bénéfique pour sa carrière. Le groupe n’est jamais tombé dans le piège de la facilité ni même tenté de se plier aux exigences du côté commercial préférant demeurer intègre en proposant une musique abrasive et décapante. Un excellent album pour les amateurs de toute puissance musicale et un incontournable du Death Metal bien ficelé.