Meshuggah – Koloss – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1329
Meshuggah – Koloss – 2012
Suède

Meshuggah c’est un groupe difficile d’accès. On aime ou pas. Personnellement, ça m’a pris du temps avant de bien comprendre ce qui se passait musicalement mais une fois que le déclic s’est fait, je suis tombé sous le charme de cette musique syncopée aux structures loin des standards. Plus le groupe sortait des albums, plus il devenait complètement disjoncté et très mathématique. Bien qu’avec Meshuggah le compte de 1-2-3-4 soit interdit, avec Koloss le groupe nous offrait des tempos incomptables dans lesquelles chaque musicien semblait être dans son propre monde musical pour former un tout à l’opposé de la musique dite populaire pour monsieur et madame tout le monde. Meshuggah proposait des compositions pour une poignée d’individus avides de bizarreries sonores et c’était plus que réussi car Koloss est possiblement l’un des très bons albums de la discographie du groupe qui avait, sans le vouloir, inventé le Djent plusieurs années avant influençant ainsi toute une nouvelle génération de musiciens désireux de se la jouer ultra technique et faire évoluer la musique complexe vers un autre niveau. Un excellent album cérébral pour les amateurs de Progressif et de musique hors normes.

Aura Noir – Out to Die – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1328
Aura Noir – Out to Die – 2012
Norvège

Aura Noir est un des pionniers du Black Thrash Metal qui continue à jeter son poison acide sur la grande scène Métallique mondiale depuis 1993. Le trio Norvégien n’a pas une très grande discographie, ses membres ayant préféré offrir de la qualité au lieu de la quantité et jusqu’ici, ça été une réussite sur toute la ligne. Aura Noir n,a jamais fait de mauvais album et a toujours mis en place une musique abrasive, entraînant et sauvage à l’image des Celtic Frost et Darkthrone. Le trio brandit la grande flamme noire à bout de bras et Out to Die, cinquième album de la discographie, témoigne de ce désir de ne pas faire les choses à moitié en composant des hymnes puissants aux riffs bien aiguisés. Parfois, la simplicité est tout aussi efficace que la technicité et Aura Noir a depuis longtemps compris ce concept. Musique crue, riffs incendiaires et rythmique rapide, voilà les ingrédients nécessaires pour faire un excellent album dont on se souviendra dans les générations futures.

3 Inches of Blood – Long Live Heavy Metal – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1327
3 Inches of Blood – Long Live Heavy Metal – 2012
Canada

Long Live Heavy Metal est le cinquième et dernier album de la formation Canadienne 3 Inches of Blood sorti trois anas avant la séparation du groupe en 2015. Le groupe en était à son deuxième album avec Century Media et ayant le vent dans les voiles, personne ne pouvait soupçonner que le groupe finirait par se séparer en pleine ascension vers des sommets appréciables dans la grande famille métallique mondiale. Musicalement, 3 Inches of Blood reprenait son Heavy Metal incisif teinté de Power Metal avec encore plus de riffs aiguisés et de rythmique enlevante faisant du groupe un excellent porte étendard pour le vrai Heavy Metal Canadien et un fier porteur de la flamme originelle. Bien que Long Live Heavy Metal fût le chant du cygne pour les Canadiens, la retraite du groupe s’était faite avec panache et avec la tête haute. Mais, une bonne nouvelle est apparue en 2023, le groupe s’est semble-t-il réuni et travaillerais sur un nouvel album! À suivre donc mais en attendant, Long Live Heavy Metal et les albums précédents sont tous à considérer si on aime le Heavy Metal pur et comme il se faisait aux origines.

Sigh – In Somniphobia – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1326
Sigh – In Somniphobia – 2012
Japon

Sigh est l’une de ces formations à la fois difficile d’accès pour le commun des mortels et à la fois des plus fascinantes. Le groupe japonais tournant autour de Mirai Kawashima a évolué à une vitesse phénoménale depuis la sortie de son premier album paru en 1993. Alors un groupe de pur Black Metal, le projet de Kawashima a exploré des avenues à 180 degrés différentes de ce qui se fait habituellement dans la grande famille métallique, jouant avec divers instruments et surtout divers styles passant du Black au Heavy Metal puis au Jazz dans la même pièce pour ne citer que ce seul exemple parmi de nombeuses autres combinaisons plus invraisemblables les unes que les autres. In Somniphobia poursuivait cette évolution en poussant plus loin ses mélanges et son côté artistique et en explorant des sonorités issues des années 60, 70 et 80 avec des éléments Rock and Roll, Funk, Psychédélique, Jazz, Pop, Heavy Metal, traditionnel Japonais et j,en passe pour aboutir à un autre chef d’œuvre musical se situant entre Georgio Moroder, Ennio Morricone et Arcturus. Le génie musical de Kawashima était une fois de plus mis à l’avant plan avec ses arrangements incroyables et son sens de la composition. Si vous avez un esprit ouvert et que vois aimez les fusions de genres et sous genres poussées à l’extrême, Sigh est définitivement un groupe à considérer pour tout amateur de Progressif, de musique d’avant-garde et de pure folie musicale. Un autre excellent album de la discographie du groupe Japonais!

Cannibal Corpse – Torture – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1325
Cannibal Corpse – Torture – 2012
États-Unis

Rendu en 2012 avec un douzième album en poche, Cannibal Corpse na,vait plus besoin de présentations pour la majorité des métalleux de la planète. Qu,on aime ou non, le nom Cannibal Corpse est synonyme de pure défonce musicale et de Death Metal typique. Torture ne faisait pas exception à la sauvagerie sonore imposée par le groupe Américain depuis ses débuts à la fin des années 80. On dira souvent que Cannibal Corpse n’a jamais évolué et c’est vrai. Mais au risque de me répéter, pourquoi un pionnier et père fondateur d’un genre tenterait de changer pour évoluer vers autre chose? Est-ce que la recette est bonne? Oui. Est-ce que le groupe a déjà sorti un mauvais album au point de se faire lancer des roches? Non. Cannibal Corpse a toujours fait ce qu’il faisait le mieux, c’est à dire nous balancer des riffs gras et sauvages bien assis sur une rythmique effrénée qui cogne dur. Torture nous donnait exactement ça, une fois de plus et sans aucun compromis que ce soit. Un autre très bon album de la discographie des Floridiens qui reflète à la perfection ce que doit être le Death Metal pur et dur.

Asphyx – Deathhammer – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1324
Asphyx – Deathhammer – 2012
Pays-Bas

Asphyx est une sommité du Death Metal tant aux Pays-Bas qu’à travers la planète. Même si le groupe a eu une dizaine d’années difficiles, il est indéniable que son apport au genre est plus qu’important. Le groupe était de retour en 2007 avec Martin Van Drunen aux commandes pour perpétuer ce que Asphyx avait commencé au début de sa carrière avec ses deux premiers albums. Deathhammer était la suite directe de l’album précédent et nous présentait du pur Asphyx gras et incisif comme seul Asphyx savait le faire. Des compositions sauvages avec des riffs bien acérés et une rythmique de feu détruisant tout sur son passage telle une tempête incendiaire incontrôlable, voilà tout ce qu’il fallait pour que le groupe Néerlandais lâche sa bombe sur le Death Metal mondial. À écouter avec une puissance sonore à faire branler les murs de la maison et faire peur aux voisins du quartier!

Ministry – Hopiumforthemasses – 2024

Ministry – Industrial Rock/Metal – États-Unis
Hopiumforthemasses – 2024
Nuclear Blast
9,1/10

Quoi? Ministry est une fois de plus de retour après une annonce de mise à la retraite, la troisième en dix ans? Sommes-nous surpris? Venant d’Oncle Al, pas du tout. Jourgensen est une véritable girouette qui change d’idée comme il change de chemise, donc la venue d’un nouvel album n’est guère surprenante. Et cet album, il a lui aussi son lot de détracteurs comme pour les quatre albums précédents.

Pourtant, il y a du bon dans ces quatre derniers albums si l’in est un tant soit peu un fan de Ministry comme je le suis. Hopiumforthemasses est un excellent album de Ministry qui revisite plusieurs périodes du groupe en nous offrant ce qu’il fait le mieux : Une musique mécanique et abrasive avec une forte dose de provocation pure et simple. Ministry, on aime ou pas, on ne peu pas aimer ou ne pas aimer juste à moitié et il faut s’imprégner de cette sauce Industrielle et mécanique si on veut comprendre et apprécier la démarche artistique de Al Jourgensen. Justement, il fait ce qu’il veut Jourgensen et se fout complètement de notre opinion. Il est comme Jello Biaffra, il fait réagir, réfléchir et tape sur la stupidité humaine avec des compositions originales et ce, sans compromis. Hopiumforthemasses c’est exactement ça. Un album qui frappe fort en nous faisant réfléchir sur la société dans la quelle on vit. C’est du pur Ministry comme ça toujours été et bien que quelques albums de la discographie soient évidemement plus faibles, Hopiumforthemasses ne fait pas partie de la liste. D’excellentes pièces, des riffs décapants, une rythmique réglée comme horloge et une production en béton armé, tous les ingrédients sont réunis pour faire un véritable album de Ministry, avec le grand Jello Biaffra en prime une fois de plus en guise d’invité qui plante le clou plus loin avec son discours acéré.

Ce seizième album s’inscrit parmi les très bons de la discographie et fera sans nul doute partie des tops de l’année de Hurlemort. À écouter sans réserve avec un maximum de volume sonore.

Composition : 9
Exécution : 9
Arrangements : 9
Production : 9,5
Appréciation : 9

Terrorizer – Hordes of Zombies – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1323
Terrorizer – Hordes of Zombies – 2012
États-Unis

Avec Terrorizer, il faut comprendre que tout tourne autour de Pete Sandoval. Le coloré batteur est le seul maître à bord du projet et malgré des décisions douteuses de sa part, il a toujours tenté de faire fonctionner son groupe de la meilleure façon qu’il soit, quitte à changer régulièrement de musiciens. Après le décès de Jesse Pintado en 2006, le groupe s’était une fois de plus séparé et rien n’était certain quant à un éventuel retour potentiel. Mais, à la surprise générale, Terrorizer était ressuscité en 2009 avec un retour innatendu de David Vincent en 2011 au sein de la formation. Le résultat de ce retour fut Hordes of Zombies, un album à la fois critiqué et encensé mais qui contenait amplement de vitriol pour faire oublier aux fans Darker Days Ahead qui avait été plus que mal reçu. Hordes of Zombies est un album typique de ce que Terrorizer pouvait livrer, ni plus, ni moins avec des riffs incendiaires et une rythmique rapide et puissante. On ne réinventait pas le genre mais c’était un bon album de Death Metal pur et dur qui prouvait qu’ensemble, Sandoval et Vincent pouvaient créer de l’excellente musique sans renier leurs racines. Est-ce que Terrorizer a été une influence pour le genre? Bien évidement et Hordes of Zombies était la réponse à cette question existentielle.

Goatwhore – Blood for the Master – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1322
Goatwhore – Blood for the Master – 2012
États-Unis

Sur son cinquième album, Goatwhore poursuivait ce qu’il avait commencé une quinzaine d’années plus tôt en répétant la recette gagnante qui lui avait valu la reconnaissance des amateurs de musique abrasive. Il est clair qu’au fil des albums, Goatwhore n’avait guère évolué musicalement mais était-ce nécessaire de changer quoi que ce soit? Bien sûr que non. Goatwhore nous balançait une fois de plus ses riffs vicieux et son Black/Thrash explosif en pleine tronche et on redemandait. Blood for the Master fait partie des meilleurs albums de la discographie et l’influence du groupe a été et est toujours très importante pour le métal noir mondial. Grimpez le volume et branlez de la tête, Goatwhore nous emmène dans un party lugubre avec des compositions solides et percutantes!

Coldworker – The Doomsayer’s Call – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1321
Coldworker – The Doomsayer’s Call – 2012
Suède

La formation Coldworker avait été pressentie pour devenir un chef de file de la nouvelle vague de Death Metal typiquement Suédois dans les années 2010. La courte carrière du groupe mettra fin à ces espoirs fondés mais elle laissera un bon bagage musicla deriie`re elle, bagage qui influencera le cours des choses grâce à un Death Metal technique et original. Le troisième et dernier album du groupe avait frappé suffisamment fort pour attirer l’attention de la presse spécialisée et des fans du genre à travers le monde. Avec des riffs acérés et une rapidité appréciable, Coldworker avait le vent dans les voiles pour devenir une sommité mais le sort en avait décidé autrement, le groupe se séparera un peu plus d,un an après la sortie de l’album.

Lamb of God – Resolution – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1320
Lamb of God – Resolution – 2012
États-Unis

Curieusement et malgré son statut élevé dans le monde métallique, Lamb of God a toujours eu des réactions mitigées face à sa musique et sa réelle implication en tant que groupe influent. Autant le groupe peut être adulé par plusieurs, autant il peut être rabaissé par certains amateurs de musique plus grinçante. Pourtant, si on étudie bien la discographie du groupe Américain, il n’a jamais vraiment sorti de mauvais album et Resolution n’y faisait pas exception. Ce sixième album n’apportait pas grand-chose de nouveau mais c’était du Lamb of God pur à 100% avec ses racines Groove Metal et ses tendances Metalcore. C’est possiblement cette facette Metalcore qui rebute certains individus dans la vaste communauté Métallique mondiale mais Lamb of God est beaucoup plus « Metal » que bien des groupes proclamés Metalcore. A preuve, le son du groupe se rapproche plus de Pantera et Machine Head que des groupes typiques de la scène Metalcore. Cela dit, Resolution poursuivait ce que Lamb of God avait entamé bien avant New American Gospel avec Brun the Priest et il le rendait encore très bien. La force du groupe réside dans son originalité et sa puissance et ça, on ne pourra jamais lui enlever. Qu’on aime ou pas, Lamb of God fait partie de la grande évolution métallique et a contribué a développer un son qui sera repris par bon nombre de groupes au fil des années.

Dodecahedron – Dodecahedron – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1319
Dodecahedron – Dodecahedron – 2012
Pays-Bas

Le métal dit extrême a beaucoup évolué depuis le début des années 90 et grâce à des groupes comme Celtic Frost, les musiciens ont commencé à explorer diverses facettes sonores pour visiter la musique d’avant-garde. Certaines entités ont poussé le bouchon plus loin au fil des décennies et sont apparues des formations comme Dodecahedron qui avaient mélangé l’ultra technique avec les ténèbres du Black Metal pour former une musique glauque, spatiale et très intrigante. Le premier album éponyme était sorti sur une branche noire de Season of Mist spécialisée dans les groupes de Black Metal obscurs. Dodecahedron n’a pas été le groupe le plus connu de la planète mais le but n’était pas de l’être. Les membres du groupe avaient mis le focus sur le côté artistique de la musique en soignant l’apparence tant graphique que scénique pour former un tout avec la musique proposée. Dodecahedron ce n’est pas pour tout le monde et bien que le groupe ait eu une durée de vie assez courte avec ses deux albums, il a néanmoins réussi à provoquer une tempête dans le monde de la musique extrême grâce à ses compositions de haut calibre et son originalité exemplaire. À écouter les lumières éteintes en allumant une chandelle histoire de s’imprégner de la noirceur glauque qui se dégage de ce premier album!

Horrendous – The Chills – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1318
Horrendous – The Chills – 2012
États-Unis

Horrendous n’est pas une formation des plus connues mais son apport pour le Death Metal Progressif est assez appréciable. Le groupe n’a cependant pas toujours œuvré dans le créneau Progressif à proprement parler, son premier album, The Chills, offrait un Death Metal brut et direct qui sortait du lot avec des compositions plus qu’originales et une sonorité propre au groupe. L’utilisation de réverbération et d’effets de délai tant sur les guitares que sur la voix apportait une dimension plus caverneuse aux pièces et une atmosphères glauque et profonde. Grâce à ce premier album, Horrendous gravira les échelons pour se tailler une belle place parmi les groupes techniques de la planète et ainsi exercer une certaine influence sur le cours des choses. Si vous aimez le Death Metal bien fait et original, il est primordial de découvrir Horrendous et sa discographie entière avec The Chills comme excellent point de départ!

Vektor – Outer Isolation – 2011

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1317
Vektor – Outer Isolation – 2011
États-Unis

La formation Américaine Vektor a rapidement fait parler d’elle pour ses prouesses techniques et ses savantes compositions dont le style rappelait fortement Voïvod. Même si les comparaisons étaient évidentes, il n’en demeure pas moins que la troupe de David DiSanto avait développé sa propre sonorité en alliant habilement le Thrash Metal originel avec des éléments Progressifs et des riffs d’une complexité exemplaire. Malgré un statut plus modeste, le groupe de l’Arizona arrivait tout de même à se tailler une place enviable dans le monde métallique et avait réussi à établir une notoriété dans les milieux obscurs de la musique plus extrême influençant bon nombres de groupes et en redéfinissant le genre. Outer Isolation avait été favorablement accueilli et cet avec cet album que Vektor avait réussi à signer avec Earache records pour avoir plus de moyens pour l’album suivant. Un incontournable du Thrash Metal technique qu’il nous faut connaître à tout prix!

Krux – III-He Who Sleeps Amongst the Stars – 2011

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1316
Krux – III-He Who Sleeps Amongst the Stars – 2011
Suède

Le nom de Krux n,est aps des plus connus dans le vaste monde métallique mondial. Pourtant, il s’agit d’un super groupe tournant autour du père du Doom Leif Edling de Candlemass avec entre autres des membres éminents de la scène Suédoise comme Fredrik Akesson (Opeth), Mats Leven (ex-Candlemass, ex-Yngwie Malmsteen) et Jörgen Sandström (The Project Hate MCMXCIXm ex-Grave, ex-Entombed) pour ne nommer que ceux-là. III-He Who Sleeps Amongst the Stars est, comme ton tire l’indique, le troisième album du projet et le dernier en date. On ne sait toujours pas si ce projet est toujours actif mais ce que l’on sait en revanche c’est que son influence a été assez majeure comme tout ce que Edling touche finalement. Krux est à l’image de Candlemass, The Doomsday Kingdom ou encore Avatarium avec son Doom épique alliant riffs puissants et sonorité d’orgue venant redorer cette puissance de frappe incroyable. Edling a toujours été un genre de maître du riff et son surnom de « The Doomfather » n’est pas arrivé par hasard. Le bonhomme est une sommité dans le genre et un pur génie de la composition et ce troisième album de Krux nous le prouve une fois de plus. Un excellent album de pur Doom à écouter sans compromis!

Judas Priest – Invincible Shield – 2024

Judas Priest – Heavy Metal – Angleterre
Invincible Shield – 2024
Sony Music
8.7/10

Si vous vous proclamez métalleux et que vous ne connaissez pas le nom de Judas Priest, il serait grand temps d’aller fouiller un peu pour connaître le père du Heavy Metal et un des instigateurs du Speed Metal et du Power Metal. Qu’on aime ou pas, Judas Priest fait couler beaucoup d’encre virtuelle à chaque sortie d’album et ce dix-neuvième album, ayant pour titre visible Shield, fait jaser partout sur la planète.

Oui, il fait jaser cet album et positivement qui plus est. Disons que ce qui frappe le plus sur cet album, c’est le riff, le riff et encore le riff sur des pièces rapides et musclées. Judas Priest signe possiblement son meilleur album Painkiller (quoiqu’on avait dit ça aussi pour Firepower), du moins un excellent album sans trop de remplissage, hormis Trial by Fire qui est selon moi la plus faible de l’album. Même la sirupeuse et très sucrée Crown of Thorns réussi à nous trotter dans la tête à longueur de journée. Une fois de plus la production a été confiée à Andy Sneap qui a effectué un travail remarquable pour donner de la puissance et du tonus à cet album.

Invincible Shield nous prouve que Judas Priest est toujours invincible et qu’il est le maître incontesté du Heavy Metal. Sera dans mes tops de l’année.

Composition : 8.5
Exécution : 9
Arrangements : 8
Production : 9.5
Appréciation : 8.5

Midnight – Satanic Royalty – 2011

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1314
Midnight – Satanic Royalty – 2011
États-Unis

Dans le grand monde métallique, il arrive régulièrement qu’une formation ou un artiste se démarque des autres sans avoir à réinventer quoi que ce soit, juste à prendre ce qui a déjà été créé et le remettre au goût du jour. Le projet solo de Athenar, un illustre inconnu qui avait pris le taureau par les cornes pour faire revivre le bon vieux Speed Metal avec Midnight et son premier album, Satanic Royalty arrivait à point pour dépoussiérer des hymnes originels pour les présenter à une nouvelle génération de métalleux. Le seul memebre du groupe reprenait le Rock and Roll incisif de Motörhead et de Venom avec les éléments sombres de Hellhammer pour nous balancer des pièces courtes et concises avec éclat et puissance. Bien sûr que Midnight est un genre de groupe « rip off » sans originalité mais il faut plus prendre ce projet comme étant un vibrant hommage aux pionniers. Satanic Royalty est un album rafraichissant qui a su ramener l’essence même des débuts des années 80 alors que le Heavy Metal était en plein changement et en pleine évolution vers une musique plus abrasive et rapide.

Megadeth – Th1rt3en – 2011

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1313
Megadeth – Th1rt3en – 2011
États-Unis

Il est difficile à suivre ce Dave Mustaine pour plusieurs raisons tant dans sa vie personnelle que dans sa musique. Le bonhomme a quelquefois pris des décisions artistiques risquées (jeu de mot ici avec Risk) et n,a pas toujours été constant avec ses albums. La preuve, après un retour triomphal avec Endgame, voilà qu’oncle Dave nous remettait un album moins explosif et un peu chaotique avec son treizième album Th1rt3en. Était-ce un si mauvais album? Bien sûr que non. Bien qu’il contînt beaucoup de remplissage et surtout énormément de solos de guitare, Th1rt3en comportait tout de même de bonne pièces, moins percutantes que sur Endgame je vous l’accorde, qui prouvaient que Mustaine était toujours un excellent compositeur et un arrangeur hors pair. Mais à force de tenter de revenir sur les palmarès comme au début des années 90, Mustaine finissait par se planter et manquer le bateau de sa direction artistique. Loin d’être le meilleur album de la discographie mais aussi loin d’être le pire. Avec un certain recul on finit par apprécier l’effort et plusieurs pièces contenues sur ce treizième album. Est-ce qu’on lui donne une autre chance?

Vallenfyre – A Fragile King – 2011

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1312
Vallenfyre – A Fragile King – 2011
Angleterre

Vallenfyre est une formation Anglaise ayant eu une très courte existence mais une existence suffisamment frappante pour avoir laissé une certaine empreinte sur le monde de la musique lugubre et caverneuse. Le groupe, ou plus précisément le supergroupe, était composé de membres et ex-membres de Paradise Lost, Opeth, My dying Bride et At the Gates. C’était un peu la réponse Anglaise à Bloodbath qui avait signé avec Century Media dès son premier album, A Fragile King. Œuvrant dans un Death Metal teinté de Doom, le groupe s’était forgé une sonorité une sonorité propre avec des pièces enlevantes et des riffs plus gras qu’une friteuse de restaurant miteux. Bien que moins connue, la formation a tout de même réussi à se sortir du lot et à offrir un Death Metal de qualité qui n’avait rien à envier à quiconque. Un excellent premier album d’une série de trois qui a pris le monde de la musique extrême par surprise. À écouter immédiatement si ce n’est encore fait!

Krisiun – The Great Execution – 2011

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1311
Krisiun – The Great Execution – 2011
Brésil

La tornade Brésilienne Krisiun était de retour en 2011 avec son huitième album, The Great Execution. Le trio de frères n’avait plus besoin de présentations depuis belle lurette et avait le vent dans les voiles depuis sa signature avec Century Media onze ans plus tôt. Le groupe a fait sa renommée avec un Death Metal puissant et brutal dans lequel la technicité était de mise tout en gardant un côté plus mélodique pour parfaire les compositions. Le son général ne changeait guère, on gardait le cap vers ce que l’on faisait de mieux : Du Death Metal pur et dur comme il se doit d’être fait. Ce huitième album réitérait la place que le groupe s’était forgé dans la grande évolution métallique en tant que pionnier du genre à l’échelle mondiale. Un autre album incontournable de la discographie à se mettre dans les oreilles pour en apprécier chaque riff et chaque parcelle de puissance sonore!

Paganizer – Into the Catacombs – 2011

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1310
Paganizer – Into the Catacombs – 2011
Suède

Encore une fois, Rogga Johansson et ses sbires de Paganizer nous en mettaient plein les oreilles avec leur Death Metal abrasif à la hauteur de ce que se devait d’être le fameux son Death Metal Suédois. Pas de niaisage, on y allait droit au but avec des riffs gras et des compositions minimalistes qui frappent fort. Into the Catacombs ne changeait en rien la sonorité et le style d Paganizer qui nous servait une autre leçon de musique d’épouvante qui écorchait les oreilles et nous faisait branler de la tête. Johansson ne s’en cachait pas : son but ultime était de propager cette flamme initiée au début des années 90 par des groupes comme Grave ou Entombed et de la laisser allumée le plus longtemps possible. Est-ce que le pari avait été tenu? Bien évidemment! Into the Catacombs n’apportait absolument rien de nouveau au genre mais perpétuait efficacement ce joyau musical typiquement Suédois. Un excellent album de pure défonce graisseuse à écouter avec le plus haut débit sonore possible pour en apprécier toute la puissance!

Borknagar – Fall – 2024

Borknagar – Progressive Viking/Folk/Black Metal – Norvège
Fall – 2024
Century Media
9.5/10

À quoi devrait-on être en droit de s’attendre de la part de Borknagar pour un album? Bien évidement à de la qualité musicale sans compromis et si vous ne connaissez pas encore le groupe Norvégien, il est grand temps de vous y mettre car il est l’un des pionniers du Black Metal Scandinave et roule sa bosse de façon magistrale depuis 30 ans. Le groupe en a fait du chemin en 30 ans et son nouvel album, Fall, témoigne de ce chemin tortueux rempli de changements et d’évolution spectaculaire au fil des albums.

Est-ce que Borknagar a déjà fait un mauvais album? Au grand jamais! Il y a eu quelques albums un peu plus faibles mais pas suffisamment faibles pour les oublier ou les renier. Fall est le onzième album du groupe et deuxième depuis le départ de Vintersorg. ICS Vortex fait maintenant tous les vocaux, enfin presque tous puisque le claviériste Lars A. Nedland en propose ici et là sur l’album. Fall s’inscrit sans aucune hésitation dans le top 5 des meilleurs albums de la discographie du groupe avec des compositions savamment construites et des arrangements à couper le souffle. Oui, n’en déplaise à certains vieux fans, le Progressif est toujours en avant plan et les éléments Folk sont toujours présents, normal pour un groupe de Vikings purs et durs! En revanche, ce qui en rendra plusieurs heureux, les parties Black Metal sont assez intenses et dignes des premiers albums, surtout The Olden Domain. Il est intéressant que des pionniers comme Borknagar finissent à un moment donné par délaisser le côté primitif de la sonorité de leurs débuts au profit d’une production beaucoup plus fluide et cristalline pour rendre justice aux compositions complexes remplies de textures et de couleurs flamboyantes.

Une autre belle réussite pour Borknagar qui signe un chef d’œuvre instantané qui passera à l’histoire. Un album qui sera haut perché dans les tops 2024 de Hurlemort et probablement dans plusieurs tops sur la planète!

Composition : 9.5
Exécution : 9.5
Arrangements : 9.5
Production : 9.5
Appréciation : 9.5

Oranssi Pazuzu – Kosmomnument – 2011

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1309
Oranssi Pazuzu – Kosmomnument – 2011
Finlande

Oranssi Pazuzu est un de ces groupes difficiles d’accès à la première écoute mais quand on s’y met sérieusement et qu’on s’attarde attentivmeent aux détails sonores proposés par le groupe Finlandais, on découvre tout un monde de textures et de couleurs incroyables qui ont à leur façon fait évoluer la musique plus extrême en mettant à l’avant plan des éléments plus avant-gardistes. Le démon orange était de retour en 2011 avec son deuxième album, Kosmonument. Le premier album du groupe avait réussi à attire suffisamment l’attention pour que le groupe puisse signer avec Spinefarm pour ce deuxième album qui se voulait être encore plus psychédélique que le premier. L’utilisation des effets de réverbération et de délai sur les guitares venait appuyer les sonorités caverneuses et psychotropes des claviers, le tout bien assis sur une rythmique lente et molle qui nous donnait envie de rêvasser et de se laisser porter par les sonorités flyées au fil des pièces. Oranssi Pazuzu, ce n,est pas pour tout le monde, je le concède. Mais si on réussit à faire fi des appréhensions et qu’on ouvre un tant soit peu son esprit, nous n’avons autre choix que de s’émerveiller devant tant de sons et de complexité musicale. Un album important pour la musque non standard qui se doit d’être écouté bien concentré et en pleine possession de ses capacités mentales, ou pas!

Hammers of Misfortune – 17th Street – 2011

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1308
Hammers of Misfortune – 17th Street – 2011
États-Unis

Pour son cinquième album, Hammers of Misfortune avait signé avec Metal Blade Records, contrat qui durera le temps de deux albums. John Cobbett menait son projet d’une main de maître et surtout de fer car les musiciens passaient et ne restaient pas longtemps au sein de la formation. Ce qui est intéressant au sujet de Hammers of Misfortune, c’est que Cobbett n’a jamais tenté de devenir plus gros préférant toujours mettre en avant plan le côté artistique en se réinventant à chaque album et en évitant scrupuleusement de tomber dans la facilité dans le but d’avoir un certain succès commercial. Ce qui fait qu’aucun album ne sonne comme le précédent ou le suivant. 17th Street n’échappait pas à cette règle, Cobbett avait choisi de s’aventurer dans des sonorités plus Rock et plus Progressives dans la veine des grands groupes de Hard Rock et de Prog des années 70 tout en se dotant de sonorités et de textures plus modernes. Les racines Heavy Metal étaient toujours là, enfouies sous les riffs et les rythmiques originelles des années 70 et bien cachées dans la complexité des compositions aux arrangements incroyables. Même si Cobbett et Hammers of Misfortune ne sont pas les plus connus dans le vaste monde métallique, leur influence est indéniable et chaque album est un incontournable de l’évolution métallique reliant passé, présent et même futur car Hammers of Misfortune a toujours été en quelque sorte en avance sur son temps et les modes, si on peut les appeler ainsi, qui vont et viennent dans la communauté métallique mondiale. Un excellent album à écouter tranquillement en ne faisant rien d’autre qu’écouter ou écrire une chronique sur celui-ci par exemple. Tout simplement magistral!

Alarum – Natural Causes – 2011

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1307
Alarum – Natural Causes – 2011
Australie

Alarum est un peu comme le petit frère Australien de Atheist. Il est surprenant et dommage que ce groupe n’ait pas eu la reconnaissance qu’il méritait au fil des ses albums et des années. Pourtant, le niveau de technicité est plus qu’exemplaire, le talent pour la composition est phénoménal et les compositions en elles-mêmes n’ont rien à envier à quiconque œuvrant dans le monde du Métal ultra technique. Bien que Natural Causes, troisième album du groupe, ait été sorti sur Willowtip Records, ça n’a pas suffit à obtenir un statut enviable sur la grande scène. Était-ce voulu de la prt des membres du groupe? Peut-être, peut-être pas après tout. Toujours est-il que Natural Causes offre amplement de détails techniques et un mélange incroyable de Death Metal, de Jazz Fusion et de Progressif pour exercer une certaine influence sur le cours musical actuel. Malheureusement pas très connu de la majorité des métalleux mais suffisamment de la part de certains amateurs qui aiment creuser plus loin que la surface pour faire une énorme différence. Si vous ne connaissez pas encore et que vous aimez des formations comme Atheist, Sadist, Cynic ou encore Martyr, Alarum est définitivement un atout dans vos connaissances musicales et Natural Causes un incontournable du genre à écouter au moins une fois dans sa vie!

Tsjuder – Legion Helvete – 2011

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1306
Tsjuder – Legion Helvete – 2011
Norvège

Après plus de 5 années d’inactivité, le duo Tsjuder revenait en pleine possession de ses moyens avec son quatrième album, Legion Helvete. L’inspiration était donc au rendez-vous pour Nag et Draugluin qui nous proposaient huit pièces abrasives et noires avec des riffs caustiques et une rythmique flamboyante. Le malin se présentait avec ses légions pour envahir le monde de son Balck Metal venimeux et acide à souhait. Tsjuder fait partie des pionniers du mouvement Black Metal Scandinave et son influence sur le genre n,est plus à prouver depuis longtemps. Legion Helvete est devenu un incontournable du genre et un classique instantané qu’il faut écouter au moins une fois si on est un amateur de musique qui déchire ou tout simplement si on est curieux de connaître l’histoire métallique mondiale.

Suicidal Angels – Profane Prayer – 2024

Suicidal Angels – Thrash Metal – Grèce
Profane Prayer – 2024
Nuclear Blast
8.6/10

L’écurie Nuclear Blast est l’une des plus importantes étiquettes de production d’albums Métal au monde et compte dans ses rangs de petits joueurs tant que de grosses pointures Internationales. Nuclear Blast a toujours laissé la chance à de petits groupes de briller et Suicidal Angels est l’une des petites formations protégées du label qui sort très bien son épingle du jeu avec d’excellents albums et une droiture musicale des plus professionnelles.

Le groupe Grec en est rendu à son huitième album depuis ses débuts en 2001 et n,a jamais failli à la tâche de livrer un album de qualité. Profane Prayer est là pour le prouver, le Thrash Metal est encore bien en vie et se porte très bien et Sucidal Angels perpétue la flamme originelle de façon magistrale. Quand la composition est guidée par la passion, ça donne généralement de très bons résultats et ce, même si certains trouvent que ce n’est pas original et souvent copié sur ce qui a été fait auparavant. Suicidal Angels ne renie aucunement ses influences, au contraire, le groupe rends hommage aux pionniers comme Slayer, Exodus ou encore Kreator tout en mettant son grain de sel plus moderne à la façon de composer et de jouer. Suicidal Angels est le meilleur des mondes entre la vieille et la nouvelle école et le groupe fait entrer brillamment le Thrash Metal dans la deuxième moitié des années 2020, plus de quarante ans après les débuts du genre. On retrouve quelques invités de marque dont Sakis Tolis de Rotting Christ sur la pièce Deathstalker et notons l’excellente production une fois de plus signée Nick Melissourgos, chanteur et guitariste du groupe.

Une belle surprise cette année avec un excellent album qui se retrouvera dans les tops de fin d’année. Un très bon choix d’écoute à quiconque aime le Tharsh Metal plus technique avec des sonorités provenant directement de la source des pionniers du genre.

Composition : 8.5
Exécution : 9
Arrangements : 8
Production : 9
Appréciation : 8.5

Skeletonwitch – Forever Abomination – 2011

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1305
Skeletonwitch – Forever Abomination – 2011
États-Unis

Skeletonwitch n’est pas un des noms les plus connus du vaste monde métallique mondial mais le groupe Américain a toujours su tirer son épingle du jeu en offrant des albums de qualité avec des compositions et une sonorité des plus originales. Même si son statut est moindre que certains de ses pairs, le groupe a toujours travaillé fort pour éviter de stagner dans le confort du déjà entendu. Son quatrième album, Forever Abomination prouvait hors de tout doute que les membres de Skeletonwitch avaient un talent inné pour la composition et l’art du riff mélodique et incendiaire. Malheureusement, le niveau de production n’a jamais été à la hauteur des compositions et ça s’entends clairement sur Forever Abomination qui manque de profondeur et de puissance pour rendre justice aux pièces. Pourtant avec un producteur comme Matt Hyde, la production aurait pu être un peu plus de qualité. Mais bon, outre ce détail agaçant, cet album est un incontournable du Death/Thrash Metal abrasif et rapide qui fait de Skeletonwitch un candidat légitime pour faire partie de la grande Évolution Métallique.

Ihsahn – Ihsahn – 2024

Ihsahn – Extreme Progressive Metal – Norvège
Ihsahn – 2024
Candlelight Records
9.5/10

Si le nom de Ihsahn vous est totalement inconnu, il y a fort à parier que vous n’êtes pas un amateur de Black Metal ni de Métal plus extrême. Ihsahn a commencé sa carrière musicale à l’âge de 16 ans en fondant le légendaire groupe Norvégien Emperor. Il agit depuis 2005 entant qu’artiste solo qui a fait ses preuves depuis longtemps. Étant un pionnier fondateur du mouvement Black Metal en Scandinavie, le bonhomme a accumulé tout un bagage musical au fil des décennies et à chaque sortie d’album, il en étonne plus d’un avec ses talents innés pour la composition et les arrangements spectaculaires. Est-ce que son huitième album solo perpétue cette tradition d’excellence et d’étonnement? La réponse est un oui absolu!

Ihsahn a toujours mis un point d’honneur sur la qualité musicale et rien ne change à ce propos sur ce nouvel album éponyme. Cependant, pour l’étonnement, Ihsahn nous livre une musique jusqu’ici pratiquement jamais explorée. Outre le penchant très Progressif et le côté plus extrême de ses origines Black Metal, Ihsahn nous a concocté un album typiquement axé sur le symphonique donnant l’impression d’écouter une bande sonore de film. Un film postapocalyptique, certes, mais tout de même haut en couleurs et en textures qui nous envoie dans un monde parallèle hostile et impressionnant. Décidément, Ihsahn est un sacré génie musical et il le démontre admirablement sur ce nouvel album. Il démontre également son immense talent d’instrumentiste car hormis la batterie, le violon et les percussions, il a joué et enregistré tous les instruments et les voix en plus de produire l’album comme un artiste multi-tâches accompli. La production est percutante, ça sonne, c’est dynamique et tout est à sa place dans le mix. Ihsahn explore, expérimente et évolue magistralement tout en gardant ses origines bien en tête.

Un autre chef d’œuvre de la part du maître qui se retrouvera dans les tops 2024 en très haute position. À écouter immédiatement si ce n’est déjà fait!

Composition : 9.5
Exécution : 9.5
Arrangements : 9.5
Production : 9.5
Appréciation : 9.5

Absu – Abzu – 2011

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1304
Absu – Abzu – 2011
États-Unis

Abzu, sixième album du groupe de Black Metal Absu, devait être le deuxième album d,une trilogie qui n’a jamais été complétée par le groupe. Cet album fut donc le chant du cygne pour le trio qui a cessé ses activités en 2020 dû à des disputes sur les droits du nom Absu entre les membres et anciens membres du groupe. Sur cette dernière offrande, Absu nous proposait le même Black Metal abrasif qu’à ses débuts avec des riffs caustiques bien ancrés dans une rythmique de feu, rapide et sans pitié. Il faut dire que Absu a, à sa façon, influencé le cours de l’histoire du Black Metal avec des albums sombres remplis de vitriol et cette influence s’est fait ressentir un peu partout sur la planète. Cette dernière offrande laissait comme un grand vide voire un sentiment de laisser en plan quelque chose d’inachevé. Abzu est tout de même un incontournable du genre qui mérite amplement plusieurs écoutes pour approfondir ses connaissances en la matière et aussi découvrir tout un monde sonore qui n’a rien à envier à quiconque!