The Devin Townsend Project – Epicloud – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1355
The Devin Townsend Project – Epicloud – 2012
Canada

Devin Townsend, on aime ou on n’aime pas. Quoiqu’il en soit, le bonhomme fais jaser depuis ses tout débuts et na, jamais sorti deux albums similaires. Le grand Devin se renouvelle à chaque album et nous étonne toujours avec ses idées puisées dans divers styles et divers milieux nous concoctant à chaque fois une expérience musicale hors du commun. Epicloud étonnait bien sûr et avec un titre comme celui-là, les sonorités nuageuses et vaporeuses étaient bien placées pour refléter ce titre évocateur. Certaines personnes avaient trouvé cet album trop fromageux mais en fait, ces personnes n’avaient tout simplement pas compris le concept sonore de cet album incroyable. Le thème était évidemment les cieux avec un grand voyage vers ce qu’on appelle le Paradis, donc les atmosphères angéliques étaient de mise pour illustrer musicalement les treize pièces de l’album, pièces qui s’imbriquent les unes dans les autres pour former un tout complétement disjoncté comme seul le grand Devin est capable de nous pondre. Avis aux détracteurs : Ouvrez votre esprit et sortez de votre torpeur et réécoutez cet album attentivement, vous y découvrirez tout un monde fascinant à explorer! Une fois de plus, du très grand Devin Townsend!

Grave Digger – Clash of the Gods – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1354
Grave Digger – Clash of the Gods – 2012
Allemagne

Grave Digger en a fait du chemin depuis Heavy Metal Breakdown, son premier album paru en 1984. Le groupe Allemand na, toutefois jamais eu le succès escompté à l’époque et curieusement, je n’ai pas tellement suivi la carrière du groupe depuis ce premier album possiblement par manque d’intérêt même si je sais pertinemment que Grave Digger a été et est toujours un gros nom du Heavy Metal Allemand qui a influencé le cours de l’histoire. C’est en 2012 avec Clash of the Gods que j’ai renoué avec la formation et reculé dans la discographie pour découvrir tout un monde de Heavy Metal pur et dur avec des compositions enlevantes et dignes du genre. Ce quinzième album avait frappé fort et rpuvait que le Heavy Metal était toujours en bonne santé et que les vieux routiers étaient toujours en forme et prêt à livrer une ultime bataille pour porter la flamme bien haut. Riffs incendiaires, rythmique solide et duels de guitares acérées, que voulons-nous de plus pour un album du genre? Avec Clash of the Gods Grave Digger m’avait reconquis comme il l’avait fait avec son premier album en 1984. À écouter avec de la puissance sonore pour découvrir un excellent album de Heavy Metal comme le genre se doit d’être joué!

Grave – Endless Procession of Souls – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1353
Grave – Endless Procession of Souls – 2012
Suède

Le fameux son granuleux du Death Metal Suédois a rapidement franchi les frontières Scandinaves pour se répandre tel un virus malsain sur toute la planète dès les débuts des années 90. Grave est l’une de ces formations pionnières à avoir contribué à répandre cette sonorité sauvage avec des albums puissants et des compositions à la fois agressives directes. Son dixième album, Endless Procession of Souls, pourrait aisément être considéré comme étant le chef d’œuvre de sa discographie tant les pièces étaient ravageuses et enlevantes sans aucun remplissage au travers cette marée bouillonnante de riffs incisifs. Bien évidement que Grave ne réinventait pas le genre car il ne sert à rien de réinventer ce que l’on a contribué à inventer. Grave est toujours demeuré fidèle à lui-même et toujours demeuré intègre dans sa démarche musicale et Endless Procession of Souls faisait foi de cette domination métallique bien contrôlée par le groupe depuis ses débuts. Un incontournable du Death Metal pur et dur qu’il faut absolument connaître pour bien comprendre son importance sur le l’évolution métallique mondiale.

Korpiklaani – Manala – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1352
Korpiklaani – Manala – 2012
Finlande

Avec Manala, Korpiklaani était vraiment revenu sur le droit chemin en nous offrant son Folk Metal incisif comme à ses débuts avec toutefois une touche un peu plus moderne. Ce huitième album était chaté à 100% dans la langue maternelle du groupe ce qui conférait au pièces un petit côté un peu plus barbare et plus festif. Musicalement parlant, Korpiklaani n’évoluait pas tellement, on se retrouvait en terrain connu et il prouvait ainsi qu’il était toujours le groupe de Folk par excellence pour les « partys » et les soirées arrosées de métalleux désireux de s’éclater au nom des Vikings partis faire des batailles épiques. Manala se hisse très haut parmi les meilleurs albums de la discographie du groupe Finlandais et c’est un album à écouter le volume au fond!

Vintersorg – Orkan – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1351
Vintersorg – Orkan – 2012
Suède

Vintersorg, de son vrai nom Andrea Hedlund, a toujours été un musicien hors pair et un compositeur fort prolifique ayant œuvré avec des formations telles que Borknagar, otyg ou encore Cronian. Mais c’est avec son projet solo que le musicien Suédois s’est fait le plus connaître avec ses mélanges de styles passant de Viking Folk Metal au plus pur Progressif au fil de ses albums. Orkan est le huitième album de la discographie du projet Vintersorg et aidé de Mathias Marklund, son compatriote des 30 dernières années, Hedlund avait une fois de plus réussi l’exploit de nous concocter un album presque parfait. L’aventure en Anglais qui avait duré le temps de trois albums était révolue depuis huit ans, Vintersorg préférant revenir au Suédois comme à ses débuts et honnêtement c’est un excellent choix car ça sonne beaucoup mieux en Suédois, la langue maternelle apporte un petit côté plus mordant et plus près des éléments dits Vikings proposés. Avec cet album, il n’y avait plus aucun doute quant à la capacité de Hedlund de composer des hymnes épiques et de faire des arrangements dignes de ce nom. Orkan est un excellent album qu’il nous faut connaître si on aime la musique cérébrale et complexe remplie de riches textures sonores!

Nile – At the Gate of Sethu – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1350
Nile – At the Gate of Sethu – 2012
États-Unis

Par sa complexité, sa brutalité et sa sonorité extrême, Nile a toujours divisé les amateurs. Certains y voyaient un groupe des plus géniaux alors que d’autres étaient outrés par tant de bruit et de chaos musical. Le septième album du groupe Américain ne faisait pas exception à cette règle mais cette fois-ci ce qui était reproché au groupe c’était la piètre qualité de sa production. Il est vrai que sur At the Gate of Sethu la production peut sembler un peu floue et plus caverneuse que sur les précédents albums mais il est possible que le trio ait voulu se doter d,une sonorité de la vieille école justement pour des rasions d’ambiance générale qui cadrait mieux avec les compositions plus brutales et plus profondes. Musicalement parlant, les compositions de cet album étaient du pur Nile sans réel changement, le groupe faisait ce qu’il faisait le mieux en jouant la carte de la brutalité et de la sauvagerie sonore avec comme fond le fameux thème de l’ancienne Égypte qui avait soutenu le groupe depuis ses tout débuts. At the Gate of Sethu est très loin d’être un mauvais album comme certains pourraient affirmer et en le réécoutant attentivement, on y découvre de petits bijoux de riffs et d’arrangements qui prouvent une fois de plus que Nile est toujours tout aussi influent pour le Death Metal puissant et ultra technique.

Gojira – L’enfant sauvage – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1349
Gojira – L’enfant sauvage – 2012
France

Gojira est l’un des groupes Français de métal extrême les plus connus autour du globe. Grâce à sa technicité exemplaire et son originalité musicale, le quatuor a réussi à se tailler une place enviable dans les hautes sphères métalliques mais il aura fallu attendre le troisième album pour voir le groupe commencer à percer et conquérir les âmes perdues. Avec l’enfant sauvage, Gojira était pasé de Listenable records à un label majeur, en l’occurrence Roadrunner Records sur leuqel tous les albums suivants seront mis en marché. Ce cinquième album était donc une étape très importante pour le groupe mais certains fans y voyaient un signe de soumission et de désir de percer d’autres marchés musicaux pour devenir plus gros. Certes, musicalement le groupe avait un peu changé dans son évolution mais on y retrouvait toujours les sonorités originelles et les textures qui avaient fait la renommée des albums précédents. Plus accessible l’enfant sauvage? Pas vraiment. Monsieur et madame tout le monde n’aura pas à se taper Explosia ou The Axe à la radio commerciale à heure de grande écoute et le groupe ne figurera pas dans les revues hebdomadaires pour matantes. Un album différent, plus mature et plus léché mais toujours de bon goût et toujours tout aussi influent! Un excellent album de musique technique et progressive à écouter à haut débit sonore.

Ihsahn – Eremita – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1348
Ihsahn – Eremita – 2012
Norvège

En plus d’être un pionnier incontesté du Black Metal originel, Ihsahn est rapidement devenu un maître tout aussi incontesté de la musique extrême progressive avec son projet solo. Le changement de cap musical de Ihsahn avait débuté avec Peccatum après la séparation d’Emperor qui montrait les talents de compositeur du musiciens sous un autre jour. L’expériemtation musicale s’était poursuivie avec le premier album du projet solo et à mesure que les albums sortaient, le bonhomme en rajoutait toujours une couche pour nous surprendre. Eremita, quatrième album de la discographie, ne faisait nullement exception à cett recherche de sonorités et de textures. Jonglant avec le Black Metal de ses débuts avec divers styles issus de plusieurs époques et différentes origines, Ihsahn avait brillamment su se forger une genre à part entière et se prouver à lui-même qu’il était capable de s’aventurer dans des zones plus inconfortables. Il est vrai que certains fans ne digéraient pas que l’artiste s’éloigne du son de Emperor mais force était de constater que les quatre albums de la formation culte étaient rendus loin derrière et qu’il fallait maintenant aller de l’avant et évoluer. Eremita était effectivement une évolution musicale qui nous montrerait un Ihsahn différent et plus mature sur les albums suivants.

Candlemass – Psalms for the Dead – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1347
Candlemass – Psalms for the Dead – 2012
Suède

Candlemass n’avait plus vraiment besoin de présentations tant les pionniers du Doom avaient laissé une empreinte indélébile sur la grande évolution métallique mondiale. Psalms for the Dead marquera l’histoire de Candlemass d’une manière assez radicale. Ce onzième album avait été annoncé comme étant le tout dernier et qu’il n’y en aurait plus jamais d’autres. De plus, Robert Lowe avait été congédié quelques jours avant la sortie officielle de l’album dû à de pauvres performances en spectacle. Pourtant, cet album est une perle de la discographie du groupe Suédois et rien ne laissait présager un arrêt de ses activités que ce soit en studio ou sur la route. Les compositions étaient à la hauteur de ce que le groupe avait toujours donné avec des riffs épiques dignes des belles années prouvant que Edling était toujours un sacré compositeur. Il fut toutefois annoncé en 2016 qu’un mini album verrait le jour et après la sortie de Death Thy Lover, Candlemass était officiellement de retour sur les planches tant en live qu’en studio.

Marduk – Serpent Sermon – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1346
Marduk – Serpent Sermon – 2012
Suède

On pense à tort et à travers que Le Balck Metal n’est qu’une affaire Norvégienne, que le son est toujours exécrable et que les membres de ces groupes vouent un véritable culte à Satan. Bon, ok, le culte à Satan est peut-être vrai pour certains mais le son n,est pas majoritairement crasseux et mauvais et le Black Metal est présent dans à peu près tous les pays de la planète. Marduk est un chef de file et un pionnier du Black Metal Scandinave, plus précisément de la Suède depuis ses débuts en 1990. Le groupe a toujours sorti des albums incisifs misait sur une excellente production pour rendre justice à ses compositions abrasives et d’une froideur extrême. Serpent Sermon était le douzième album de la discographie et malgré une sonorité similaire à tout ce que le groupe a pu sortir depuis ses débuts, cet album était fidèle au groupe et à a mission qu’il s’était donné au début des années 90. Le Black Metal c’est un art et un mode de vie et Marduk est un parfait exemple de ce mode de vie en tant qu’individus et artistes intègres. Hail Satan!

Fear Factory – The Industrialist – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1345
Fear Factory – The Industrialist – 2012
États-Unis

Sur son neuvième album, Fear Factory nous revenait avec une sonorité encore plus mécanique qui cadrait fort bien avec le titre de l’album. Casares et Bell avaient opté pour une batterie électronique programmée pour s’approcher de ce qui se rapprochait le plus à l’Industriel pur et dur. Avec les riffs secs de Dino Casares, les compositions donnaient l’impression de voyager dans le futur, dans un monde dominé par des machines qui dirigent l’industrie manufacturière. The Industrialist prouvait sans l’ombre d’un doute que Frear Factory était un des maîtres absolus du Métal Industriel. Un parfait exemple des mélanges qui ont forgé et qui forgent toujours la belle grande évolution métallique. Fear Factory était en avance sur son temps et The Industrialist vient réitérer cet aspect.

Blood Red Throne – Nonagon – 2024

Blood Red Throne – Death Metal – Norvège
Nonagon – 2024
Soulseller Records
8.6/10

Blood Red Throne est un groupe avec lequel je ne suis pas très familier pour ne connaitre que l’album de 2016, Union of Flesh and Machine. C’est donc avec un genre d’oreille « nouvelle » que j’ai écouté Nonagon, onzième album de la discographie.

Blood Red Throne c’est du Death Metal pas trop technique mais frappe fort. Le groupe joue entre riffs mélodiques et brutalité pure et simple au fil des neuf pièces de l’album. Je constate que la qualité de la composition est assez élevée, le groupe semble avoir maturé depuis 2016 et est en mesure de nous offrir des riffs ingénieux et entrainants. On décèle cependant une certaine redondance au fil des pièces qui fait paraître l’album un peu long mais dans l’ensemble c’est tout de même très bon. Petit bémol au niveau de la production, malgré qu’elle soit en béton, l’utilisation des basses poussées avant un « breakdown » vient ternir les pièces comme si le producteur avait voulu faire sonner Blood Red Throne comme un groupe de Deathcore.

Il est évident que Nonagon fera partie des tops de 2024, c’est un très bon albumqui me fera visiter la discographie de puis les débuts du groupe.

Composition : 8.5
Exécution : 9
Arrangements : 8
Production : 9
Appréciation : 8.5

Puteraeon – Cult Cthulhu – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1344
Puteraeon – Cult Cthulhu – 2012
Suède

Le Death Metal Suédois se portait toujours très bien grâce à la relève et à la nouvelle vague de groupes dont Puteraeon faisait partie. La flamme allumée par les Entombed, Grave et compagnie était toujours brandie bien haut avec la relève et avec le deuxième album de Puteraeon, la flamme noire brillait toujours plus fort sur le vaste monde métallique brutal. Cult Cthulhu offrait toujours des riffs incendiaires et bien gras avec une rythmique typiquement tirée des origines du genre. Un excellent album pour partir du bon pied le matin et se donner un petit « boost » de puissance pour bien débuter une journée. C’est aussi un excellent album de pur Death Metal de la vieille école qu’on se doit d’écouter sur le champ!

Kreator – Phantom Antichrist – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1343
Kreator – Phantom Antichrist – 2012
Allemagne

À moins d’être un néophyte en matière métallique, le nom Kreator devrait en principe vous sonner familier car rendu en 2012 avec un treizième album en carrière depuis 1985, le groupe Allemand a amplement fait parler de lui en tant que pionnier du Thrash Metal mondial. Est-ce que Kreator a déjà fait un mauvais album? Pas vraiment. Certains ont été plus faibles dans les années 90 avec une direction musicale un peu différente mais jamais au point de sortir une abomination comme certains groupes de cette époque. Phantom Antichrist nous montrait un Kreator en pleine possession de ses moyens avec des riffs incisifs, des rythmiques percutantes et des compositions dignes de ce nom. Mille et Ventor ont toujours fait en sorte de sortir des albums intéressants malgré certains changements et égarements au fil de leur carri;ere mais au tournant des années 2000, le duo avait repris le droit chemin en revenant à ce qu’il faisait le mieux : Du Thrash Metal qui frappe fort. Phantom Antichrist prouvait donc que Kreator était toujours le pionnier qu’il avait toujours été et s’inscrit parmi les meilleurs albums de la discographie du groupe.

Bodyfarm – Malevolence – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1342
Bodyfarm – Malevolence – 2012
Pays-Bas

Bien que moins connue que ses compatriotes, la formation Bodyfarm avait repris le flambeau du Death Metal granuleux typique des Pays bas. Dès son premier album, le groupe Néerlandais avait su se tailler une belle place dans le paysage métallique extrême de son pays grâce à des riffs bien aiguisés et une rythmique de feu réglée comme une horloge. Malevolence était un album qui arrivait à point pour démontrer que le Death Emtal de la vieille école était toujours d’actualité et que Bodyfarm était là pour brandir la flamme originelle à bout de bras. Un excellent premier album qui ne fait aucun doute sur les intentions du groupe : Livrer une musique grinçante, brutale et sans pitié.

Moonloop – Deeply From The Earth – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1341
Moonloop – Deeply From The Earth – 2012
Espagne

Mooloop est certes une formation pas très connue de la majorité de la communauté métallique mais comme je l’ai mentionné à plusieurs reprises depuis les tout débuts de mon évolution métallique, connu ne veut pas nécessairement dire influent. Au fil des décennies, la gradne famille métallique s’est développée en grande partie grâce à des groupes et artistes moins connus qui ont tout simplement brisé des barrières et pris des risques pour finir par influencer d’autres artistes à prendre des voies différentes et ainsi changer le cours de l’histoire et le genre tout entier. Avec son premier album, Moonloop avait fait évoluer (sans le vouloir ni même y penser) le côté progressif avec des pièces hautes en couleurs renfermant des riffs d’une complexité exemplaire et des structures de composition riches en textures et sonorités diverses. Mooloop s’était possiblement inspiré des légendes Opeth et Gojira mais s’était forgé une identité propre en montant la barre beaucoup plus haute en mélangeant habilement des éléments de Death Metal, de Progressif moderne et parfois même de Jazz atmosphérique. Deeply From The Earth est un album méconnu très important pour le développement du genre et mérite qu’on s’y attarde attentivement pour y découvrir tout un monde sonore déstabilisant et surtout incroyablement bien ficelé.

Carach Angren – Where the Corpses Sink Forever – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1340
Carach Angren – Where the Corpses Sink Forever – 2012
Pays Bas

Avec son troisième album, la formation Néerlandaise Carach Angren avait vraiment été prise au sérieux en signant un superbe contrat avec l’étiquette Française Season of Mist. Les maîtres de l’horreur symphonique avaient révélé au monde entier son immense talent pour la composition et surtout les arrangements sur Where the Corpses Sink Forever qui dévoilera le groupe au monde entier de façon magistrale. Ce troisième album demeure encore aujourd’hui l’un de ses meilleurs albums en carrière notamment avec ses riffs Black Metal complexes et ses orchestrations classiques intrigantes et dignes des plus grands du genre. Avec cet album, le trio venait de s’implanter comme étant un chef de file en la matière et allait franchir de grosses étapes avec ses albums suivants au niveau de la notoriété. Un parfait exemple de musique intellelligente qui prouve une fois de plus aux détracteurs de la grande famille métallique que cette musique extrême est beaucoup plus que du simple bruit. À écouter à volume élevé en se laissant bercer par les atmosphères glauques et grandioses!

Allegaeon – Formshifter – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1339
Allegaeon – Formshifter – 2012
États-Unis

La formation Américaine Allegaeon avait, dès son premier album, conquis le cœur de certains métalleux plus avides de mélodies et de riffs confortables à entendre. Avec Formshifter le groupe Américain installait les bases solides de son ascension vers une certaine popularité avec une bonne dose de technicité et d’éléments empruntés au fameux Death mélodique Suédois. Le groupe sera toutefois mis dans un créneau à part et sèmera une certaine division dans le vaste monde métallique notamment pour ses riffs génériques et ses idées de compositions flirtant dangereusement avec certains éléments jugés « populaires ». Est-ce que le groupe a tout de même réussi à influencer le cours des choses? Oui, autant soit peu que nous soyons amateurs de cette facette métallique plus doucereuse et très axée sur les riffs accrocheurs et mélodiques. Un album parfait pour quiconque désire faire le saut vers une musique un peu plus grinçante sans toutefois subir le chaos et la brutalité du métal dit extrême. Allegaeon demeurera dans son créneau confortable pour tous ses autres albums et aura son lot d’adeptes au sein de la communauté métallique.

Ne Obliviscaris – Portal of I – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1338
Ne Obliviscaris – Portal of I – 2012
Australie

Le monde du métal extrême est en constante ébullition depuis ses premiers soubresauts dans les années 80. La vitesse et la technicité ont toujours été deux éléments significatifs qui étaient remis en question, chaque groupe tentant de faire plus que le précédent. Puis, sont venus les mélanges de styles et de sonorités pour brouiller encore plus les cartes des standards préétablis afin de pousser cette extrémité encore plus loin. La formation Australienne Ne Obliviscaris avait compris que ces mélanges pouvaient aisément avoir leur place dans le merveilleux monde du métal mondial et avec son premier album explosif, le groupe avait pris d’assaut la planète en donnant des leçons de musique extrême, technique et d’une déconcertante beauté tout en jouant la carte de l’agressivité et de la puissance. Avec ses textures de musique classique, de Progressif et de Death Metal très noirci, Portal of I avait suscité un vif intérêt au sein de la grande communauté au point que le groupe se retrouvera avec un judicieux contrat sous l’étiquette Française Season of Mist pour ses albums suivants. Certes, la musique de Ne Obliviscaris n’est pas pour tout le monde mais en s’attardant sur celle-ci, on découvre tout un monde sonore qui dépasse l’entendement. Un excellent premier album qui changera le cours des choses pour la deuxième moitié des années 2010.

Loreena McKennitt – The Way Back Home – 2024

Loreena McKennitt – Celtic Folk – Canada
The Way Back Home – 2024
Quinlan Road
8.7/10

La grande dame de la musique Celtique est de retour avec un nouvel album en spectacle. Je sais, vous allez me dire que je n’aime pas les albums en spectacle mais il y a des exceptions comme pour The Way Back Home de Loreena McKennitt qui renferme pratiquement toutes de nouvelles pièces, du moins des pièces jamais enregistrées.

The Way Back Home a été enregistré lors des plus récents spectacles en Ontario qui revisitait les origines de Loreenna McKennitt alors qu’elle se produisait toute jeune dans les années 70 lors d’événements Celtiques dans son patelin de Winnipeg. Mis à part Bonny Portmore, les pièces de cet album n’ont jamais été enregistrées, certaines ont possiblement été jouées à un moment ou un autre en spectacle durant la prolifique carrière de la chanteuse mais règle générale, cet album contient bel et bien du matériel inédit, puisé à même la source originelle de la musique traditionnelle Celtique avec laquelle Loreena McKennitt était tombée sous le charme et qui a changé le cours de sa vie. Étant habitué au grandiose des albums depuis The Visit paru en 1991, je suis resté un peu sur ma faim en écoutant The Way Back Home dû à la simplicité des arrangements et à la limitation instrumentale offerts au fil des pièces. Bien que très fidèle à ce qu’elle nous a offert depuis les 35 dernières années, Loreena tombe un peu dans le quétaine par moments, un peu à l’image de ses deux premiers albums, surtout au niveau de la pièce de fermeture qui donne dans le New Age vaporeux avec des invités spéciaux avec qui elle partageait la scène à ses débuts. L’enregistrement et la production sont impeccables, ça sonne extrêmement bien et le tout est très bon dans son ensemble hormis les petits irritants mentionnés plus haut.

Loreena McKennitt voulait se faire plaisir en revisitant ses origines et c’est très bien ainsi. Il faut prendre The Way Back Home comme étant un genre d’album hommage à ses débuts et non pas un nouvel album original. J’ai tout de même apprécié la quasi-totalité des pièces et étant un fan de la grande dame, je suis tout de même servi avec un très bon album et des nouvelles pièces inédites que je n’avais jamais entendu. The Way Back Home se retrouvera dans les tops de l’année bien évidemment!

Composition : 8.5
Exécution : 9
Arrangements : 8.5
Production : 9
Appréciation : 8.5

Hideous Divinity – Obeisance Rising – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1337
Hideous Divinity – Obeisance Rising – 2012
Italie

La course à la technicité dans le métal extrême avait fait un bond incroyable au tournant des années 2000 alors que de plus en plus de groupes s’orientaient vers cette facette musicale pour prouver que la musique métal était plus que du bruit. Lorsque les années 2010 sont arrivées, cette course vers l’ultra technique s’est accentuée et l’Italie est devenue une terre très fertile en la matière nous donnant la crème de la crème dans ce créneau difficile d’accès pour le commun des mortels. Hideous Divitnity est l’une de ces formations qui avaient poussé le bouchon plus loin avec des compositions avec professionnalisme et originalité. Son premier album n’était pas passé inaperçu et avait servi d’exemple pour monter la barre plus haut. Ce n’était que le début pour le groupe qui s’est rapidement trouvé dans la cour des grands à donner des leçons de savoir-faire dans le domaine de la musique extrême. La course à la technicité exemplaire ne se terminera probablement jamais mais il est clair que Hideous Divinity fait déjà partie de l’histoire métallique grâce à ses riffs complexes et ses textures colorées. Un album à écouter attentivement!

Vltimas – Epic – 2024

Vltimas – Blackened Death Metal – International
Epic – 2024
Season of Mist
8.7/10

Réunissant Rune Eriksen (Aura Noir, Earth Electric), David Vincent (Terrorizer, ex-Morbid Angel) et Flo Mounier (Cryptopsy), le supergroupe Vltimas est de retour cette année avec son deuxième album auquel s’ajoute le bassiste Ype Terwisscha van Scheltinga (ex-Doedecahedron) qui jouait la basse en spectacle avec le groupe. Est-ce que Epic porte bien son nom? Est-ce qu’on innove du côté du quatuor international? Allons vois ce que j’en ai pensé!

Le premier album paru en 2019 m’avait beaucoup plu avec son habile mélange de Black Metal et de Death Metal mordant et je me demandais si Vltimas sortirait un autre album après ce premier opus. J’ai ma réponse avec Epic qui est en revanche un peu moins épique que le premier effort du groupe. Sur cette suite, on retrouve sensiblement le même type de sonorité sans réelle amélioration dans quoi que ce soit. On poursuit sur la lancée initiée en 2019 avec des riffs incendiaires et une rythmique ultra précise sans trop de prouesses techniques. Les compositions sont d’une efficacité déconcertante et l’album ne contient aucun remplissage : Les trente-sept minutes passent à la vitesse de l’éclair ce qui est généralement bon signe. La production est une fois de plus à la hauteur des attentes, c’est puissant, cristallin et fluide ce qui rends justice aux pièces sur l’ensemble de l’album. Un petit bémol est venu un tantinet m’agacer au niveau de la voix de David Vincent. Les assis de vocaux plus « cleans » ne semblent pas tout à fait à leur place, comme si un chanteur de Heavy Metal dans la cinquantaine qui en met trop avait pris la place de Vincent sur certain passages ce qui détonne avec le reste. Mais, il est possible que je m’y fasse avec le temps et les écoutes.

Ce deuxième album est un peu plus faible que son prédécesseur mais est toutefois fort réussi et plus élevé que la moyenne en termes de qualité musicale. Epic se retrouvera bien évidement dans une position appréciable dans les tops de 2024, je recommande fortement cet album accrocheur à tout amateur de Death Metal noirci.

Composition : 8.5
Exécution : 9
Arrangements : 8.5
Production : 9
Appréciation : 8.5

Crystal Viper – Crimen Excepta – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1336
Crystal Viper – Crimen Excepta – 2012
Pologne

Tenir la flamme du Heavy Metal pur et dur n’est pas chose aisée dans tout ce flot de musique extrême inondant la grande scène métallique mondiale. Crystal Viper réussissait tant bien que mal à préserver cette torche bien élevée pour assurer la descendance des groupes pionniers du genre. Crimen Excepta prouvait une fois de plus que le groupe Polonais avec Marta Gabriel à sa tête avait le vent dans les voiles et avait l’étoffe guerrière avec ses riffs enflammés dignes des plus grands pour mener à bien cette mission sacrée qu’est la sauvegarde du Heavy Metal originel. Crimen Excepta est un incontournable du genre qu’il nous faut prendre en considération si on est minimalement un amateur de pureté musicale et de puissance vocale. Tout simplement épique et nécessaire!

Unleashed – Odalheim – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1335
Unleashed – Odalheim – 2012
Suède

Uleashed continuait à nous écorcher les oreilles de son Death Metal noirci avec son onzième album, Odalheim. Il faut dire que la formation Suédois n’avait plus vraiment besoin de présentations étant un pionnier du genre ayant débuté sa carrière en 1989. Le groupe est passablement demeuré constant au fil de ses sorties et malgré une faible évolution au niveau de sa sonorité, il est toujours demeuré fidèle à lui-même en offrant une musique abrasive de qualité inspirée et surtout inspirante. Étant issu de la première mouture des groupes Suédois avec les Grave, Entombed et Vomitory, Unleashed a indéniablement influencé le cours de l’histoire de la musique extrême et n’a jamais fait de compromis pour devenir plus populaire. Cette intégrité musicale se ressent amplement sur Odalheim et sur les albums suivants jusqu’à nos jours. Un excellent album de pur Death Metal froid et sombre de la part d’un tout aussi excellent groupe qu’on se doit de prendre en considération si on est un amateur ou une amatrice de musique puissante qui décape!

Municipal Waste – The Fatal Feast (Waste in Space) – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1334
Municipal Waste – The Fatal Feast (Waste in Space) – 2012
États-Unis

Après un album sévèrement critiqué par les fans, Municipal Waste était de retour en 2012 avec un cinquième album qui remettra le groupe sur les rails et qui plus est, avec un contrat avec Nuclear Blast pour cet album et tous les suivants jusqu’à nos jours. The fatal Feast (Waste in Space) nous ramenait le groupe Américain dans le droit chemin avec son habile mélange de Thrash Metal et de Crossover à la sauce de la vieille école avec sa rapidité et ses riffs venimeux sur des compositions courtes, concises et extrêmement entraînantes. Le groupe nous montrait que malgré les écarts, on pouvait revenir en force avec ce que l’on fait de mieux : Brandir la flamme originelle des pionniers bien haute pour éviter qu’elle ne s’éteigne. The Fatal Feast est un album réussi sur toute la ligne et une bonne leçon de musique abrasive, irrévérencieuse et sauvage. À écouter sur le champ pour se donner une bonne dose d’adrénaline pure et dure pour bien commencer sa journée!

Accept – Staingrad : Brothers in Death – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1333
Accept – Staingrad : Brothers in Death – 2012
Allemagne

Stalingrad est le deuxième album de la nouvelle mouture de la légendaire formation Allemande Accept qui comprends Mark Tornillo à la voix. Lorsque Wolf Hoffmann avait annoncé un nouvel album avec un nouveau chanteur en 2009, un certain scepticisme s’était installé parmi les fans purs et durs dont je fais partie. Accept sans Udo une seconde fois? Hoffmann n’avait pas retenu la leçon du désastreux Eat the Heat? Force est de constater que ce retour était tout à fait réussi et que Stalingrad l’était encore plus. Sur ce deuxième album post-Udo, on retrouvait le vrai Accept avec ses riffs bien aiguisés et ses mélodies de musique classique sur des compositions dignes des belles années du groupe dans les années 80. Tornillo effectuait un travail remarquable et réussissait à prendre sa place en chaussant de gros souliers. Le cœur même du groupe était présent avec Peter Baltes, Herman Frank et Wolf Hoffmann avec Stefan Schwarzmann à la batterie comme dans la version du retour dans les années 90. Stalingrad est rapidement devenu une référence dans la discographie du groupe malgré un sujet un peu dérangeant. Mais, Accept a toujours eu des sujets dérangeants, c’est ce qui a fait la force du groupe depuis ses débuts dans les années 70. Une très belle réussite qui prouvait que le groupe Allemand était encore roi et maître du Heavy Metal et en pleine possession de son art. À écouter à plein régime sonore pour en savourer chaque note en chantant en chœur!

Hour of Penance – Sedition – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1332
Hour of Penance – Sedition – 2012
Italie

Pour son cinquième album, la formation Italienne Hour of Penance passait chez Prosthetic Records en nous offrant l’explosif Sedition. Reconnu pour sa technicité et sa brutalité, Hour of Penance en rajoutait plusieurs couches avec des compositions encorep lus brutales et des structures musicales de plus complexes reposant sur des riffs d’une technicité exemplaire. Bien que le style ne changeait pas vraiment, le groupe était en mesure de ne pas stagner et d’offrir une certaine fraicheur dans sa sonorité avec une production un peu plus léchée et un peu plus de fougue au niveau du jeu sur les instruments. Hour of Penance est rapidement devenu une figure de proue pour la musique extrême et technique et Sedition plaçait le groupe dans une position enviable dans ce domaine. Un excellent album de pure défonce sauvage avec des sonorités décapantes!

Borknagar – Urd – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1331
Borknagar – Urd – 2012
Norvège

Metal Archives est d’une grande aide pour l’écriture de mon évolution métallique quotidienne. Ce site québécois renferme toute l’information nécessaire et surtout d’une justesse incroyable sur les groupes de la grande famille métallique mondiale. Cependant, ce qui m’étonne à chaque matin, ce sont les « critiques » écrites par les membres qui sont à 180 degrés selon kes individus qui les écrivent. Il y a les enthousiastes et les détecteurs purs et simples qui donnent des notes soient extrêmement élevées, soit extrêmement basses. Urd, comme plusieurs albums de Borknagar, avait eu droit à de très bonnes notes mais aussi des notes tellement basses que ça relève purement de la mauvaise foi. Donner un 45% pour un chef d’œuvre comme celui-là est dû non seulement à un manque d’objectivité mais aussi à un manque de connaissances musicales tout simplement. Il faut en revenir avec les origines de Borknagar et le comment le groupe était tellement culte à ses débuts avec son Black Metal abrasif. Il y a longtemps que les membres de cette formation sont passés à autre chose et qu’ils préfèrent explorer de nouvelles avenues musicales pour enrichir le bagage sonore qu’ils laissent à la postérité. Urd est à l’opposé des débuts du groupe et c’est tant mieux. Le duo de vocaux de ICS Vortex et de Vintersorg mélangés aux textures progressives composées par Øystein G. Brun démontrent un génie musical sans pareil et qu’on le veuille ou non, le groupe est ailleurs maintenant. Il faut considérer Urd comme l’un des meilleurs albums de la discographie des Norvégiens qui continuera sur cette magnifique lancée sur les albums suivants.

Kirlian Camera – Radio Signals for the Dying – 2024

Kirlian Camera – Industrial / Darkwave / Synthpop – Italie
Radio Signals for the Dying – 2024
Dependent Records
8.7/10

Kirlian Camera n’est pas un nouveau venu de la scène Industrielle et Darkwave puisque le groupe gravitant autour de Angelo Bergamini a vu le jour en 1979 et fait donc office de pionnier mondial du genre. Le groupe a changé de membres plusieurs fois au cours de ces décennies et a même semé la controverse quand il a été accusé d’être un groupe prônant le fascisme ce qui a été démenti par la suite. Outre son fondateur, la formation Italienne est actuellement composée de Elena Fossi à la voix et qui semble être le centre du groupe, de Alessandro Comerrio à la guitare et Mia Wallace à la basse, figure métallique connue pour avoir joué avec Abbath, Nervosa et Triumph of Death.

J’avais eu vent de Kirlian Camera à la fin des années 80 grâce à certains amis en noir de l’époque qui m’avaient fait découvrir ce projet avec quelques albums mais j’avais oublié l’existence de ce projet jusqu’à l’année dernière lorsque Mia Wallace s’est jointe au groupe. J’ai été stupéfait de constater que non seulement Kirlian Camera existait toujours mais que ce nouvel album était le 23e de la discographie! Je me suis donc empressé de commander Radio Signals for the Dying et de l’écouter avec la plus grande attention. Le groupe semble avoir évolué depuis les années 80 mais je perçois la même sonorité sombre et atmosphérique qu’à l’époque avec en prime la voix chaude et percutante de Elena Faussi qui contraste avec le type de voix généralement utilisée dans ce type musical mécanique. Certaines pièces sont parfaites pour les pistes de danse comme à la belle époque des bars underground enfumés tandis que d’autres sont beaucoup plus atmosphériques et mélancoliques avec des synthétiseurs vaporeux et envoûtants. La production est en béton, ça sonne incroyablement bien et j’ai vraiment l’impression de me retrouver dans ces bars sombres à me faire aller sur les Front 242 et compagnie. La flamme EBM et Darkwave est toujours très présente en 2024 ce qui n’est pas pour me déplaire.

Radio Signals for the Dying est une excellent album riche en sonorités qui nous fait faire un voyage dans le temps tout en nous gardant bien ancrés dans le présent. Un album qui fera partie des tops 2024!

Composition : 8.5
Exécution : 8.5
Arrangements : 9
Production : 9
Appréciation : 8.5

Ministry – Relapse – 2012

L’Évolution Métallique selon Sinistros #1330
Ministry – Relapse – 2012
États-Unis

Ministry était sorti de sa première retraite pour nous offrir un nouvel album vertement critiqué par certains fans, surtout des métalleux. Relapse n’était possiblement pas le meilleur album de la discographie mais il ne méritait pas toute la haine qu’il avait reçu. Dans les faits, musicalement parlant, Ministry revenait à ses racines purement Industrielles avec des sonorités de The Land of Rape and Honey et des idées provenant des premiers Revolting Cocks, donc très axé sur les machines et les guitares abrasives sur des pièces rapides et agressives comme Double Tap. C’est vraisemblablement l’aspect très mécanique qui en avait rebuté plusieurs, d’autant plus que l’alignement était celui d’un supergroupe comportant Tony Campos à la basse, Tommy Victor à la guitare, Mike Scaccia à la guitare et Casey Orr aux claviers. Donc un alignement de feu qui avait fait un excellent travail de composition et de production. Relapse était en quelque sorte une introspection de Jourgensen sur sa vie et ses déboires avec la drogue et l’alcool mettant de côté la guerre politique entreprise contre le gouvernement Américain. En réécoutant cet album attentivement on constate que ce n’est ni plus ni moins du Ministry comme Jourgensen a toujours fait depuis The Land of Rape and Honey, peut-être un peu moins inspiré mais pas une album abominable comme il avait été dépeint.