Sarke – Black/Thrash Metal – Norvèege
Allsighr – 2021
Soulseeker Records
9,5/10
Sarke en a parcouru du chemin depuis son premier album paru en 2009. Quelques douze années et six albums plus tard, le projet de Thomas Berglie (Sarke) et de Ted Arvid Skjellum (Nocturno Culto) est toujours tout aussi pertinent et significatif qu’à ses débuts. Cette année, le projet a beaucoup muri en nous offrant un septième album digne de ce nom, Allsighr ce n’est ni plus ni moins un chef d’œuvre du Métal, point.
Le groupe a toujours mélangé un paquet de sonorités pour rendre son Black Metal plus intéressant que bien d’autres en incorporant entre autres des structures musicales moins standard et des claviers qui apportent une atmosphère plus lugubre aux compositions. Sur Allsighr, le groupe se lâche lousse avec les claviers en les mettant en avant plan plus que jamais et en nous offrant des compositions bien ficelées et des arrangements à couper le souffle. Cet album est ambitieux et démontre à quel point les musiciens du groupe sont prêts à nous en mette plein les oreilles pour aller plus loin dans leur cheminement musical.
Ce nouvel album de Sarke est tout simplement délectable et sera fortement bien placé dans les tops 2021. Si vous ne connaissez pas encore le groupe, il serait grand temps de vous y mettre!
Composition : 10
Exécution : 9,5
Arrangements : 9,5
Production : 9
Appréciation : 9,5

Deinonuchus n’est pas une formation très connue et qui est demeurée dans les profondeurs du monde underground depuis ses tout débuts. L’homme derrière le projet est Marco Kehren, musicien fort probablement torturé de l’intérieur qui a su transmettre son mal de vivre dans sa musique. Le deuxième album du projet en est la parfaite représentation : The Weeping of a Thousand Years redéfinissait le Black Metal avec des sonorités très Gothiques à la limite Shoegaze par moments avec des claviers atmosphériques en avant plan et une voix qui illustrait très bien cette torture et ce désespoir intérieur. Cet album n’est pas pour toutes les oreilles et peut être difficile à assimiler mais après quelques écoutes on découvre des sonorités incroyables et une musique froide qui influencera toute une génération de groupes Doom qui feront de la tristesse et de l’angoisse profonde un cheval de bataille artistique prolifique.
E-Force – Thrash Metal – France
En ce matin de Noël 2021, je vous parle d’un album qui a révolutionné le Métal non seulement par sa durée mais par sa complexité et son expérimentation. Le cinquième album des Japonais de Sabbat était une seule pièce de près de 60 minutes dans laquelle tout s’entremêlait : Black Metal rapide et cru, Doom profond et ténébreux et Heavy Metal épique. Le tout était brillamment tenu en place avec des instrumentations diverses passant de la guitare abrasive aux claviers atmosphériques et glauques. Venom avec son At War with Satan avait été toute une claque sur la gueule mais The Dwelling – The Melody of Death Mask battait des records sur la longueur d’une pièce tout en demeurant crédible de A à Z. Avec ses relents Progressifs et sa folie vocale, cette longue pièce se doit d’être considérée comme étant un chef d’œuvre intemporel qui a servit de base pour des idées qui allaient provenir plus tard de la part de différents groupes à travers le monde. Le Métal ne cessait d’étonner dans les méandres de la musique underground et The Dwelling de Sabbat faisait partie de ces albums qui resteront gravés à jamais dans l’histoire métallique.
Vile est le cinquième album de Cannibal Corpse et le premier avec l’actuel chanteur George « Corpsegrinder » Fisher suite au départ de Chris Barnes. Vile avait été mal accueilli par les fans pour diverses raisons mais toute cette négativité était due au changement de chanteur. Certains fans ne voulant aucunement avouer que Fisher faisait plus la job que Barnes et que le son de Cannibal Corpse changeait un peu avec cette nouvelle voix. Cette haine envers le groupe sera toutefois de courte durée et Fisher prendra rapidement sa place devenant ainsi l’un des plus spectaculaires « frontmen » de toute l’histoire du Death Metal. Musicalement, Vile ne réinventait pas vraiment Cannibal Corpse, le groupe continuait sur sa lancée en nous bombardant de riffs dévastateurs et de changements de tempo soudains. Si on prend la peine de réécouter Vile, on s’aperçoit que cet album a quand même été important pour l’évolution du Death Metal et qu’il se doit d’être mentionné dans toute cette aventure Métallique en tant que classique du genre.
The Lord Weird Slough Feg n’est pas un groupe très connu et est toujours demeuré un peu dans l’ombre depuis ses débuts. Alors pourquoi inclure ce groupe américain dans l’Évolution Métallique? Tout bonnement parce que son influence a été suffisamment sur le monde du Métal pour que ça vaille la peine d’en parler. Mike Scalzi est de ces génies de la composition qui avait brillamment repris le flambeau du Heavy Metal pur et dur et porter cette flamme à bout de bras alors que le genre primaire se mourrait et était sur le point de disparaître sous la popularité du Grunge et du Nu Metal qui était en train de s’établir. Le premier album éponyme du groupe était en quelque sorte une rébellion contre l’envahisseur commercial en remettant sur le tapis les origines du Métal avec brio. The Lord Weird Slough Feg reprenait le type d’hymnes qui avaient fait les beaux jours des Manilla Road, Cirith Ungol et Iron Maiden avec sa propre touche inspirée du Folk Celtique et apportant ainsi une toute nouvelle vie au Heavy Metal originel.
Qu’on aime on non le Black Metal ou qu’on n’apprécie guère les relents Gothiques mélangés au Métal, on ne peut rester indifférent à Rotting Christ. En 1996, le groupe Grec avait sorti un formidable troisième album qui allait une fois de plus révolutionner le monde obscur du Black Metal avec des riffs froids emplis de tristesse et de désespoir. Le groupe avait fait évoluer son Black Metal cru des premiers albums vers quelque chose de plus dynamique et beaucoup plus complexe. Mélangeant éléments de la musique Gothique des années 80 avec de la musique classique sur une puissante base Black Metal, les frères Tolis s’étaient forgé une réputation de musiciens et de compositeurs hors pair. Triarchy of the Lost Lovers allait devenir en quelque sorte un point de départ vers des sommets pour le groupe qui demeurera toujours constant d’album en album et qui, avec Septicflesh, deviendra lun des plus grands groupes de Métal Extrême en Grèce.
Impaled Nazarene poursuivait sur sa lancée avec son quatrième album. Latex Cult reprenait la même formule que sur les trois précédents albums avec de courtes pièces incisives et directes dans lesquelles la sauvagerie sonore était de mise. L’attitude Punk était très présente dans la musique de Impaled Nazarene et ce côté crasseux et irrévérencieux a largement contribué à façonner une partie du Black Metal en particulier ce qui deviendra le Raw Blackk Metal. On pourrait reprocher au groupe d’être minimaliste et de manquer de technicité mais c’est justement la beauté de la chose : Contrairement à plusieurs groupes de Black Metal de l’époque qui recherchaient à se surpasser musicalement, Impaled Nazarene nageait dans le Punk pour offrir une musique sans artifices qui frappait fort. On pourrait dire dans un sens que Impaled Nazarene est un peu le Motörhead du Black Metal! Quoiqu’il en soit, Latex Cult est fort probablement l’album le plus réussi de la discographie du groupe et son influence est indéniable sur le développement du Black Metal.
Avec son quatrième album, Grave s’était aventuré dans des compositions plus lentes qui s’apparentaient grandement à ce qui se faisait dans le Groove Metal. La production était aussi un peu bizarre, très axée sur les fréquences moyennes avec les guitares très en avant dans le mix final ce qui faisait sonner l’album comme un blender à vitesse maximale. On sentait que Ola Lindgren commençait à manquer d’imagination et d’inspiration et bien que cet album ne soit pas mauvais en soi, il manquait sérieusement de punch et d’entrain. Fait intéressant à noter, Hating Life est le seul album de Grave à ne pas arborer le logo original du groupe. La voix de Lindgren était différente comme si en bout de ligne, Grave avait voulu bifurquer sans succès dans le monde du la musique Industrielle. Mais ce faux pas n’allait pas durer éternellement, le groupe reviedra six ans plus tard avec sa bonne vieille sonorité.
Persona Non Grata – 2021
Roots, sixième album de Sepultura, a été marquant pour bien des raisons qui sont toujours sévèrement critiquées aujourd’hui. Sur le précédent album, on notait une toute nouvelle orientation pour les Brésiliens qui avaient incorporé des éléments plus tribaux à leur musique et on sentait que ce vent de changement mènerait Sepultura vers la gloire et sa perte. Roots fut le dernier album du groupe avec Max Cavalera et même si ce sera l’album le plus connu et populaire de sa carrière, cet album laissera une énorme cicatrice sur le monde du Métal. En essayant de faire un retour aux sources de leurs ancêtres avec un côté plus tribal, Kisser et Cavalera avaient minimisé la complexité de leurs pièces et de leurs riffs au profit de riffs simplistes et monotones qui conduiront à l’explosion d’un nouveau genre qui sera rejeté en bloc par toute la communauté Métallique mondiale. Le Nu Metal était apparu quelques années auparavant mais avait pris de l’expansion grâce à (cause de) Roots et Sepultura. Même si cet album contient de bonne idées et qu’il a réussi à rassembler un nouveau public à s’intéresser un tant soit peu au Métal, il est indéniable que cet album a provoqué une cassure avec les fans de la première heure du groupe et un éloignement de ce que le Métal se devait d’être. Sepultura aura énormément de difficulté à se relever par la suite, cumulant échec après échec jusqu’à l’excellent Quadra paru en 2020.
The Jester Race, Deuxième album de In Flames, est souvent considéré comme étant un des grands chefs-d’œuvre du Death Métal Mélodique. Cet album a véritablement mis les dernières pièces qui allaient définir l’ultime sonorité de Gothenburg, son qui a défini ce que nous applons maintenant le Melodic Death Metal. Plutôt que de jouer la carte de la brutalité, In Flames avait choisi celle de la finesse en y allant plus en douceur avec des mélodies et duels de guitares qui allaient révolutionner le monde Métallique de façon magistrale. Certains diront que le groupe en mettait trop et beurrait épais et que ce mélange mélodique était un peu sirupeux mais en bout de ligne, In Flames avait livré un excellent album différent de ce les autres groupes de Death Metal jouaient, album qui est devenu un incontournable du genre et une référence dans le genre.
Avec son quatrième album, Hypocrisy prenait les rênes du mouvement du Death Metal Mélodique Suédois. Abducted est aujourd’hui considéré comme étant un chef d’œuvre du genre et l’album phare de Peter Tagtgren et de son groupe. Alliant mélodies accrocheuses et agression sonore avec des riffs caustiques et une rythmique percutante, Abducted avait fait avancer le Death Metal Suédois vers un autre niveau influençant ainsi une multitude de musiciens à se surpasser et faire évoluer un genre en pleine ébullition. À partir de cet album, Peter Tagtgren sera reconnu comme étant l’un des chefs de file du Death Metal en Europe tant pour ses talents de compositeur que pour son travail de producteur et redéfinira un son déjà mis en place pour le faire monter encore plus haut.
Après avoir incorporé des éléments Métal dans ses sonorités Industrielles sur The Land of Rape and Honey en 1988, Al Jourgensen avait monté la barre Métalllque et la sauvagerie sonore sur ses deux albums suivants se plaçant ainsi tout en haut des pionniers de du genre qui était devenu le Industrial Metal. Filth Pig avait vu un Ministry devenir plus lent et plus dépressif devenant du même coup l’album qui allait diviser les fans. En effet certains fans du groupe n’avaient pas apprécié le tournant que Ministry venait de prendre résultant en un pauvre succès commercial. Pourtant, Fith Pig pourrait être considéré comme étant le plus consistant et l’album ayant le plus de finesse de toute la discographie du groupe. C’est aussi le premier album sur lequel Uncle Al jetait son dévolu sur la politique Américaine et commençait à tirer à bout portant sur les Républicains, tangente politique qui servira de base aux albums suivants. Oui, Filth Pig est différent et beaucoup plus lent mais il est possible que Ministry dût se réinventer pour ne pas sombrer dans le réchauffé et ainsi perdre sa crédibilité. Donnons une autre chance à ce superbe album qui est tout de même devenu une forte influence pour la musique Industrielle caustique et métallique.
Dimmu Borgir avait frappé fort l’année précédente avec son premier album qui redéfinissait le Black Metal avec l’ajout de beaucoup d’éléments symphoniques. Sur Stormblast, le groupe poussait le bouchon plus loin avec des le symphonique et des compositions plus étoffées et plus majestueuses malgré le fait que la mélodie de la pièce Sorgens Kammer ait été « volée » d’un jeu Amiga nommé Agony et que l’intro de la pièce d’ouverture ait semble-t-il elle aussi été volée à un groupe nommé Magnum dont l’existence est à vérifier. Toujours est-il que ce deuxième album avait mis Dimmu Borgir sur la carte du Black Metal et certains dirons que Stormblast serait la point de la perfection pour le groupe. Il est intéressant de constater que malgré le fait que le groupe chantait en Norvégien sur ses deux premiers albums n’avait aucunement nuit à se forger une réputation à travers le monde et à devenir lun des chefs de file du Black Metal. Dimmu Borgir choisira l’Anglais pour toutes les parutions suivantes possiblement pour être en mesure de percer les divers marchés européens et Américains.
Sur son sixième album (sans compter Goatlord), Darlthrone se réinventer un peu laissant les fans un peu amer. L’influence Celtic Frost était toujours présente mais le duo maléfique s’aventurait vers de nouveaux (vieux) horizons en incorporant des éléments typiques du Heavy Metal des années 80. En gros, Darkthrone changeait mais demeurait toujours fidèle à lui-même. Certains diront que c’était le début de la fin et de la lente descente pour le groupe. En fait, quelle descente? Darkthrone est toujours demeuré constant et c’est à partir de cet album que le groupe a commencé à faire ce qu’il voulait en se foutant bien de ce que les fans diraient. Total Death est un album différent mais un excellent album de Darkthrone qui continuait à influencer des masses de musiciens.
Behemoth est aujourd’hui un groupe très connu dans le monde du Métal plus extrême et certains boudent le groupe prétextant un éloignement des débuts plus Black Metal. Ce changement de cap a tranquillement transitionné à partir de Grom, deuxième album du groupe. Le son Black Metal était toujours au rendez-vous mais on sentait qu’un changement allait survenir au niveau des compositions qui devenaient de plus en plus techniques et possiblement plus bizarres pour des oreilles peu habituées à des structures moins standard. Grom ne s’adressait pas vraiment au fan de Black Metal moyen, il s’adressait surtout à un public plus ouvert d’esprit et non réfractaire au changement. Behemoth allait se diriger vers un Death Metal noirci suite à cet album s’inspirant de la musique classique pour ses compositions. Le son du groupe allait s’établir avec l’album suivant. Grom demeure néanmoins un album for important dans le monde métallique, l’influence de celui-ci se fera sentir chez plusieurs formations dans les années suivant sa sortie.
La formation Italienne Sadist n’est pas très connue dans le vaste cercle Métallique Mondial. Pourtant, son principal compositeur se doit d’être considéré comme étant un pionnier et un innovateur pour ses éléments jazz et très Progressifs dans sa musique. En Effet, Tommy Talamanca est le véritable et seul cerveau derrière Sadist et a cumulé bon nombre de musiciens dans sa formation au fil des années et des albums et sur Tribe, ce génie musical poussait plus loin les limites avec des idées et des arrangements plus que spectaculaires en mettant en avant plan les claviers avec des sonorités issues de diverses cultures. Les compositions étaient aussi beaucoup complexes et disjonctées faisant de ce deuxième album un pionnier du Métal Progressif plus expérimental. Pour Tribe, Talamanca avait opté pour un autre chanteur et un autre bassiste suite au départ de Andrea Marchini. Ce dernier ren=viendra avec Sadist pour l’album suivant et Zanna sera définitivement remplacé par Trevor nadir en tant que chanteur permanent du projet. Tribe ouvrait la voie déjà tracée vers des sommets musicaux de plus en plus technique et riche en sonorités et deviendra malgré le peu de succès un album important pour l’évolution métallique.
Il est impossible de parler de Black Metal dans la grande Évolution Métallique sans parler de la formation Suédoise Mork Gryning. Bien sûr, cette formation n’est pas la plus connue du vaste monde du Black Metal mais son influence a été des plus importante pour le développement du genre et ce, dès son premier album. Il est incroyable de constater que des ti-culs de 15 et 18 ans aient pondu un premier album de cette qualité musicale avec une production en béton armé. Le génie de composition de ces deux enfants était tout aussi spectaculaire et l’albm renferme de petits bijoux de riffs bien aiguisés avec des atmosphères froides générées par les abondants claviers tout au long de l’album. Les deux membres du groupe se partageaient les instruments et il est évidement que ces deux musiciens étaient plus que talentueux pour leur âge. Si vous ne connaissez pas encore Mork Gryning, il est fortement conseillé de s’y mettre immédiatement pour découvrir du vrai Black Metal dans toute sa splendeur.
L’Évolution Métallique selon Sinistros #479
Avec son deuxième album, Dark Tranquillity se plaçait non seulement comme pionnier mais devenait un des chefs de file du Death Metal mélodique qui a vu le jour dans la ville de Gothenburg en Suède. Sur The Gallery, Dark Tranquillity montait de plusieurs barres le niveau technique et la complexité de ses compositions pour offrir au monde Métallique un album riche en textures et en sonorités qui allait devenir un album clé et un incontournable de la grande histoire du Métal mondial. Même si les pièces étaient plus mélodiques, le groupe était toujours en mesure de fournir une musique plus sauvage et brutale par moments mais cet album a possiblement été incompris par certains. Nous n’avons qu’à lire certaines critiques défavorables sur Metal Archives pour constater que le groupe et son deuxième album ne font pas l’unanimité malgré le fait qu’il soit devenu l’un des emblèmes même du son Gothenburg.
Avec son deuxième album, Dissection avait poussé les barrière encore plus loin dans le summum Métallique. Encore aujourd’hui, Storm of the Light’s Bane est considéré comme étant un classique intemporel au même titre que Reign in Blood de Slayer tant l’album a été influent et a contribué à un grand changement dans le vaste monde Métallique. Grâce à ses riffs complexes et mélodiques et ses atmosphères froides et glauques, Dissection avait redéfini tant le Black que le Death Metal et ouvert la voie à plusieurs autres groupes par la suite. Le niveau de complexité exemplaire et le génie musical de Jon Nodtveidt restera à jamais gravé dans l’histoire Métallique mais malheureusement, Storm of the Light’s Bane deviendra le dernier excellent album du groupe avant que son leader ne croupisse en prison pour son geste irréparable. Ce dernier sortira en 2004 un troisième album peu après sa sortie de prison et mettra fin à ses jours en 2006 d’une façon pour le moins spectaculaire. Nous retiendrons de Dissection ses deux premiers albums comme étant des chef d’œuvres importants de l’évolution Métallique.
Le Black Metal est supposé être un genre musical qui se doit d’être malsain et surtout anti-religieux. Les Grecs de Necromantia ont, dès le premier album, montré leurs couleurs avec une musique très crue mais technique avec des sonorités qui promouvaient le mal incarné. Le deuxième album ne faisait pas exception à cette règle Black Metal avec des riffs incisifs et une atmosphère glauque et oppressante. L’impression d’assister à une messe Satanique est bien présente tout au long de l’album et le génie de compositeur est tout aussi présent au fil des pièces. Necromantia ne fut pas un groupe des plus connus mais son influence pour le Black Metal est indéniable. Avec Scarlet Evil Witching Black, le Black Metal était en voie de se métamorphoser avec des éléments de musique classique rendant le tout plus horrifique que jamais.
Lucifer – Heavy/Doom Metal/Rock – Internationnal
Le quatrième album de At the Gates sera le plus accompli et le plus influent de la discographie du groupe mais aussi le dernier album avant la fatidique séparation en 1996. Slaughter of the Soul deviendra un album qui a tout changé et mis en place non seulement les racines mêmes du Death Metal mélodique mais servira de très grosse influence pour un nouveau genre de Métal qui prendra naissance aux États-Unis vers la fin des années 90. Les idées et la sonorité de Slaughter of the Soul seront reprises par de nombreux nouveaux groupes Américains qui forgeront le New Wave of American Heavy Metal aussi officiellement nommé Metalcore. Les Darkest Hour, Unearth, Shadows Fall et autres As I Lay Dying de ce monde deviendront les pionniers du Metalcore grâce à l’emprunt de la quasi-totalité des éléments inclus sur Slaughter of the Soul. Est-ce une mauvaise chose en soi? Probablement pas car le Metalcore originel du début des années 2000 était intéressant et suffisamment Métal pour être inclus dans la grande famille mais si vous voulez blâmer un groupe pour la branche Metalcore, c,est At the Gates qui est vraiment à blâmer, si blâme il doit y avoir. Slaughter of the soul est évidement un « game changer » ayant eu une très grande influence sur la suite des choses.
U.D.O. – Heavy Metal – Allemagne
Le sous genre Power Metal avait pris un certain temps à s’implanter dans le vaste monde Métallique possiblement car le genre était le plus doux et le moins brutal de tous les genres de la grande famille. Certains groupes avaient incorporé des éléments Progressifs et même Classiques à leur musique et Symphony X a été l’un des pionniers de ce mouvement Power Metal Progressif avec à sa tête le virtuose Michael Romeo. Le deuxième album du groupe, toujours considéré aujourd’hui comme étant un chef d’œuvre du genre, avait permis au Métal plus underground de continuer à briller en offrant des riffs ultra techniques suffisamment puissants pour rallier les amateurs de Métal plus lourd. Les structures musicales étaient complexes tout en demeurant très ancrés sur le principe même du Heavy Metal : Offrir une musique lourde et puissante tout en visitant des contrées plus vastes. Certes, la voix du chanteur horripilait certains amateurs mais en bout de ligne, ce type de voix de castrat était le centre même du Power Metal. Qu’on aime ou non, Symphony X est rapidement devenu un incontournable et l’un des plus influents groupes de Power Metal au monde.
Pour son dixième album, Iron Maiden avait connu une séparation possiblement douloureuse suite au départ de Bruce Dickinson. Le groupe avait dû trouver un remplaçant et l’heureux (ou malheureux) élu fut Blaze Bayley, chanteur d’une formation plus ou moins connue nommée Wolfsbane. Disons-le tout de suite, les souliers étaient énormes à porter et malgré tout le bon vouloir, Blaze Bayley aura beaucoup de difficulté à chasser ces souliers durant son séjour de cinq années au sein de Iron Maiden. Plusieurs fans ont été durs envers The X-Factor. Premièrement, Blaze Bayley était loin d’être un mauvais chanteur et son travail effectué sur cet album est étonnamment bien fait malgré les circonstances. Deuxièmement, The X-Factor sonnait Iron Maiden et était constitué d’excellentes pièces épiques comme seul la troupe de Steve Harris était en mesure de livrer. Certes, le son de Maiden avec un autre chanteur était un tantinet bizarre mais pas au moins d’être complètement rejeté comme bon nombre de fans avaient fait à l’époque. Iron Maiden était encore bien vivant en pleine période Grunge et était toujours en mesure de livrer la marchandise. Donnons donc une chance à Blaze Bayley et à son passage dans le groupe vétéran!
Avec son deuxième album, la formation Japonaise Sigh avait monté d’un cran sa bizarrerie musicale en augmentant le niveau de la production tout en continuant d’incorporer divers éléments issus de plusieurs styles complètement à l’opposé de ce qui se faisait dans le Black Metal et dans le Métal tout court. Le statut de Sigh comme étant un groupe d’avant-garde ayant été un pionnier se confirmait et ce n’était que le début. Mirai Kawashima, le cerveau derrière le groupe, ne dira jamais son dernier mot et fera tout en son pouvoir pour explorer de nouvelles avenues musicales en expérimentant avec les textures et les sonorités. Bien sûr, cet album avait pris beaucoup de fans de court tant il s’éloignait des standards Métalliques mais ceci n’empêchera pas Sigh de persévérer dans sa voie pour nous offrir une musique hors norme et intelligente. Sigh ne se mettra jamais de barrières musicales et aura une carrière prolifique et fort influente par la suite.