Après avoir quitté Black Sabbath dans des circonstances très houleuses et fort d’une carrière bien remplie avec Elf et Rainbow, Ronnie James Dio n’avait autre choix que de partir son propre projet. Il recruta donc son accolyte de Black Sabbath, Vinnie Appice ainsi que son ancien bassiste de Rainbow, Jimmy Bain. Le jeune Vivian Campbell vint fermer le quatuor pour que le groupe Dio puisse voir le jour. C’est avec un tout nouveau son que le pionnier du Heavy Metal est revenu en force avec un premier album. Holy Diver allait non seulement marquer un nouveau départ pour Dio mais allait également être fort influent pour la communauté Heavy Metal. Alors que Black Sabbath se battait corps et âme pour sa survie, Dio avait le vent dans les voiles et armé de son célèbre geste des cornes, il allait reconquérir la planète Métallique avec brio. Ronnie James Dio est dès alors devenu le symbole de toute une génération et en quelque sorte le maître du Heavy Metal.
Iron Maiden – Piece of Mind – 1983
Avec son quatrième album, Iron Maiden allait passer à la vitesse supérieure en accentuant la technicité de ses compositions. Pour être en mesure de passer à un tout autre niveau, le groupe a dû faire un changement drastique dans sa formation libérant ainsi Clive Burr de son poste de batteur au profit de Nicko McBrain. Ce changement a été significatif et Iron maiden allait maintenant pouvoir se placer dans les plus hautes sphères Métalliques en tant que leader incontesté du Heavy Metal. Avec Piece of Mind, la production était plus léchée, les compositions beaucoup plus matures et le style caractérisé par le groupe s’était implanté pour de bon. Cet album fait partie des meilleurs albums de la discographie de Iron Maiden et une incontournable influence pour la suite de la belle histoire Métallique.
Savatage – Sirens – 1983
Les Américains avaient un peu de retard sur le reste du monde en matière de Métal mais n,avaient pas dit leur dernier mot. La révolution Métallique aux États-Unis était sur le point d’éclater et aux quatre coins du pays, cette révolution se préparait à l’assaut. En Floride, ce fut Savatage qui amorça la première vague de ce qui allait devenir le Power Metal. Avec un premier album riche en textures et avec un côté technique exemplaire, le groupe avait réussi à rendre son premier album un chef d’oeuvre. Savatage deviendra ainsi l’un des premiers groupes à directement influencer d’autres formations à se tourner non seulement vers le Power Metal mais aussi vers le Progressive Metal. La face du Heavy Metal changeait et plusieurs sous genres se dessinaient à l’horizon.
Quiet Riot – Metal Health – 1983
Alors que Randy Rhoads était le guitariste de Ozzy, son groupe Quiet Riot avait été mis sur la glace au grand désarroi de Kevin DuBrow. Ce dernier avait convaincu Rhoads de lui céder le nom du groupe afin de revenir avec un nouvel alignement. Le « classic lineup » de Quiet Riot avait donc été mis en place et le temps d’un album, le groupe obtenu un énorme succès planétaire en étant le premier groupe Américain de Heavy Metal à se hisser dans le top 40 du Billboard grâce à une reprise de Cum on Feel the Noise du groupe Anglais Slade. Malgré sa rapide ascension et sa descente encore plus rapide, le groupe a réussi l’instant d’un clin d’oeil à influencer plusieurs groupes qui allaient forger le Heavy Metal Américain comme Ratt, Dokken et même Mötley Crüe. Quiet Riot a été un grand feu de paille suffisamment intense pour entrer dans l’Évolution Métallique et y laisser sa marque en tant que premier groupe Heavy Metal Nord Américain à avoir tenu tête à Michael Jackson et Madonna dans les palmarès…
Def Leppard – Pyromania – 1983
En ce début de 1983, le Heavy Metal était en train de radicalement changer dans tous les sens du terme et à des extrémités totalement opposées. De un, 1983 allait être l’année de l’arrivée du Speed Metal et une année fort prolifique ou si on peut dire une année de grand crus pour le Métal plus extrême. De l’autre, Le heavy Metal allait être propulsé dans le sommet du top 200 du billboard pour la première fois avec le troisième album de Def Leppard, Pyromania. Rivalisant avec un des grands de la Pop, Pyromania s’était retrouvé à la position numéro 2 de la célèbre liste de classement et le Heavy Metal s’en était retrouvé déstabilisé. Cet album est le dernier de la trilogie NWOBHM de Def Leppard avant que le groupe ne sombre dans la pop rose bonbon pour atteindre les sommets de la gloire. L’album fut marqué par le renvoi d’un des deux cerveaux du groupe, Pete Willis et la tournée fut marquée par un terrible accident de la route qui allait amputer le batteur Rick Allen de son bras gauche. Pas moins de cinq « singles » furent tirés de l’album qui a fracassé des records de vente à cette époque. Bien que toujours catégorisé comme étant un album de Heavy Metal, il fut le dernier de Def Leppard de cette catégorie et on sentait à l’époque que le groupe s’enlignait vers des sonorités plus pop avec l’ajout de synthétiseurs et l’utilisation de mélodies à multiple voix. Un incontournable pour le Heavy Metal à bien des égards et une influence majeure tant positive que négative pour le genre.
Venom – Black Metal – 1982
Le Heavy Metal était en train d’évoluer vers quelque chose de plus brutal et de plus malsain au fil des sorties et c’est à partir du deuxième album de Venom que les choses ont vraiment commencé à se chambouler en le changeant drastiquement. Non seulement Black Metal a donné son titre à un genre Métallique qui allait devenir le symbole de la noirceur et de l’extrême, il allait révolutionner le monde de la musique à jamais en influençant pratiquement tout ce qui allait suivre. Venom était devenu un pionnier de tous les sous styles de Métal plus brutal et le chaos sonore engendré par cet album allait être dévastateur et déclencher un tsunami musical. Dès les premières notes de la pièce titre on savait que le monde venait de changer à jamais et que la suite des événements serait à la fois étourdissante, puissante et incroyable. Le feu était maintenant allumé et il serait impossuble d’éteindre le brasier…
Accept – Restless and Wild – 1982
Le quatrième album du groupe Allemand Accept a été un album déclencheur. En fait, dans le jargon on dit que c’est « game changer ». C’est à partir de ce formidable album que le Speed Metal a vu le jour et s’est développé à une vitesse phénoménale pour se métamorphoser en une multitude de styles Métalliques plus extrêmes les uns que les autres. Avec Restless and Wild, Accept avait non seulement redéfini la manière de composer, il avait également changé le Heavy Metal pour toujours. Bien que le Speed Metal ait pris ses racines quelques années plus tôt avec entre autres Motörhead, c’est la pièce Fast as a Shark de Accept qui est considérée comme étant la toute première pièce de Speed Metal. Avec ses riffs incendiaires et sa rythmique à double « bass drum » dans le tapis, Accept venait de réveiller un monstre qui deviendrait incontrôlable. L’histoire Métallique venait d’être réécrite pour le bonheur des uns et le malheur des autres…
Witchfinder General – Death Penalty – 1982
Alors que certains groupes Anglais se battaient pour être les rois de la vitesse, d’autres choisissaient plutôt de s’orienter vers la lenteur. S’inspirant directement de Black Sabbath et des groupes de NWOBHM, Witchfinder General fut sans l’ombre d’un doute l’un des pionniers de ce qui allait devenir le Doom Metal ouvrant ainsi la voie à des groupes comme Trouble, Pentagram et Candlemass. Bien que le son de Witchfinder General était à cette époque plus axé vers le Heavy Metal traditionnel, le groupe imbriquait des passages lents et oppressants utilisant des riffs minimalistes pour se forger un style propre à lui-même. Death Penalty est un album méconnu des amateurs de Métal mais qui a toute sa place dans l’Évolution Métallique pour sa forte influence et ses idées nouvelles.
Twisted Sister – Under the Blade – 1982
Avec son premier album la légendaire formation Twisted Sister était passée sous les radars à bien des niveaux. Son premier contrat de disques avait été plutôt désuet et le groupe avait été laissé pour compte. par contre, il faut mentionner qu’à cette époque, Twisted Sister était le band qu’il fallait aller voir à New York pour ses prestations endiablées et hautes en couleurs. Étant un descendant direct des New York Dolls, la troupe bigarrée avait pris sur elle de rendre les heures de gloire au Glam Rock des années 70 avec une touche plus puissante. Bien évidemment, Twisted Sister a été un peu le pionnier du Glam Metal sans le vouloir sauf que le groupe a par la suite choisi de rire de ces jeunots habillés en filles en exagérant leur tenue. Twisted Sister était un vrai groupe de Heavy Metal et son influence sur le Métal Américain a été extrêmement important pour la suite des choses, surtout pour se porter à la défense du Heavy Metal en pleine période cruciale de tentative de censure… Twisted Sister étaient des maîtres du riff et de la composition et sans le groupe, aurions nous assisté à tant de changements?
Manowar – Battle Hymns – 1982
Alors que les Anglais avaient leur NWOBHM qui roulait à plein régime, les Américains tardaient à se forger un style propre et n’étaient pas très présents sur la scène Internationale jusqu’à l’arrivée d’une bande de joyeux lurons tout droit sortis d’un mauvais film de guerriers préhistoriques. Manowar s’était amené avec un premier album fort différent de ce qui se faisait alors et un look plus ou moins discutable. Nous avions tout d’abord cru à une mauvaise blague mais il s’est avéré que les musiciens du groupe savaient non seulement jouer mais que c’était des virtuoses et d’excellents compositeurs. Le groupe avait décidé d’utiliser le batailles épiques et barbares pour construire sa légendaire prestance et son influence fut telle qu’on pourrait considérer le groupe comme l’un des pionniers d’un nouveau genre qui allait naître quelques année plus tard sous le nom de Power Metal. Certes, nous pouvons nous questionner sur Manowar et son look mais musicalement parlant, ce groupe Américain fut très important pour la suite des choses!
Judas Priest – Screaming for Vengeance – 1982
Vers la mi-1982 on sentais que quelque chose était en train de se produire et que le Heavy Metal était en train de muter vers une monstrueuse créature. De plus en plus les groupes tentaient de jouer plus vite que son prédécesseur et la technique devenait de plus en plus complexe. Avec Screaming for Vengeance, Judas Priest avait signé son chef d’oeuvre des années 80 et avait une fois de plus accéléré la cadence et son sens du épique. Les riffs étaient de plus en plus puissants et la rythmique de plus en plus martelante. On se dirigeait à très grande vitesse vers le Heavy Metal 2.0 et il ne manquait plus que l’étincelle pour allumer le feu aux poudres. Même si 1982 comptait moins de sorties que l’année précédente, ce fut une année de transformations et de réelle évolution. La grande révolution Métallique s’en venait et ça allait faire mal, très mal….
Raven – Wiped Out – 1982
Avec son deuxième album Wiped Out, le trio Anglais Raven s’était ancré les pieds solidement dans le NWOBHM au point d’en devenir pratiquement la référence. En plus d’être la consécration du groupe, Wiped Out obtenait un score quasi parfait pour devenir vraisemblablement le meilleur album de la nouvelle vague de Heavy Metal Anglais. La barre avait été montée de plusieurs crans, ce serait difficile de surclasser ce qui frôle la perfection. De plus, avec cet album, Raven signait une évolution vers ce qui s’en venait: La rapidité et le changement du Heavy Metal vers une toute nouvelle entité qui serait à l’origine du Métal Extrême. Le Métal se transformait tranquillement vers quelque chose de plus grand et de plus puissant et Raven est l’un des pionniers qui ont forgé les racines du Speed Metal qui commençait à bouillonner pour pouvoir éclater au grand jour.
Top 25 2020
Comme par les années passées depuis 2011, la fin d’une année annonce les tops de Hurlemort. Certaines années ont été plus grandioses que d’autres j’en conviens. 2020 n’a pas été une année de tout repos avec cette fichue pandémie et tout le battage médiatique traditionnel ou social qui vient avec. J’ai été un peu plus tranquille au niveau des chroniques en 2020, non pas à cause de cette pandémie mais plutôt à cause d’une écœurantite aigüe et un désintérêt quelconque pour les sorties de cette année incroyablement bizarre. 2020 a vu son lot minime de bonnes sorties, je suis passé à côté de certaines j’en conviens, ce qui fait qu’au bout du compte les bons albums de 2020 ont été plutôt rares. Il est clair que cette année a été une année de changements dans la façon dont les musiciens auront à travailler dans l’avenir et j’ai bon espoir que 2021 soit une meilleure année musicale même si le retour des concerts reste encore incertain du moins pour la première moitié de l’année. Alors voici donc le top 25 2020 de Hurlemort qui contient ce qui a le plus retenu mon attention au cours des douze derniers mois. Je ne fais jamais de résolutions de nouvelle année mais je m’en gagerai tout de même à faire plus de chroniques pour 2021 si les planètes, les étoiles et le cosmos infini sont alignés. Sur ce, bonne année 2021 à vous tous!
1-Alarum – Circle’s End
2-Oranssi Pazuzu – Mestarin kynsi
3-Carach Angren – Franckensteina Strataemontanus
4-Enslaved – Utgard
5-Anaal Nathrakh – Endarkenment
6-Thy Catafalque – Naiv
7-Horisont – Sudden Death
8-Aeternam – Al Qassam
9-Sepultura – Quadra
10-Ihsahn – Telemark
11-Lucifer – Lucifer III
12-Void of Sleep – Metaphora
13-Nomad – Transmogrification (Partus)
14-Cryptic Shift – Visitations from Enceladus
15-HEX A.D. – Astro Tongue in the Electric Garden
16-Cirith Ungol – Forever Black
17-Dopelord – Sign of the Devil
18-Candlemass – The Pendulum
19-Warbringer – Weapons Of Tomorrow
20-Evertrapped – The Last Extinction
21-Kvelertak – Splid
22-Thanatos – Violent Death Rituals
23-Finntroll – Vredesvavd
24-God Dethroned – Illuminati
25-Midnight – Rebirth By Blasphemy
Anaal Nathrakh – Endarkenment – 2020
Anaal Nathrakh – Industrial Black Metal/Grindcore – Angleterre
Endarkenment – 2020
Metal Blade
9,4/10
Le duo Anglais Anaal Nathrakh récidive cette année avec son onzième album et même après 20 ans d’existence, le groupe suscite toujours autant d’intérêt et déchaîne les passions parmi la communauté de Métalleux. Souvent boudé et régulièrement incompris, Anaal Nathrakh est loin de faire dans la dentelle et le choix des instruments et idées utilisées d’album en album ne plaît pas à tous et c’est parfait comme ça.
Personnellement, chaque sortie du groupe est pour moi d’un vif intérêt et depuis que je suis le groupe je ne suis jamais déçu. Alors suis-je déçu par ce onzième album? Absolument pas! Endarkenment nous ramène un Anaal Nathrakh en pleine forme et tout aussi disjoncté que par le passé!:Le génie musical de Michael Kenney n’est plus à prouver depuis belle lurette, le musicien est passé maître des riffs incendiaires et des arrangements complètement débiles. Débiles dans le bon sens, on s’entend. Ce qui m’a toujours plus chez Anaal Nathrakh, c’est le côté mécanique et la froideur qui se dégage des pièces. Sur Endarkenment on poursuit l’ascension vers des sommets inégalés de folie mécanique mêlée à la froideur de sonorités Black Metal et des orchestrations à couper le souffle le tout agrémentés par les textes à saveur philosophique de Dave Hunt qui s’en donne encore une fois à cœur joie au niveau vocal passant du growl malsain au clean opératique en l’espace de quelques secondes nous livrant des performances incroyables et des harmonies vocales dignes des grands de ce monde.
Pour couronner le tout, la production est sans failles et a fait l’objet d’un travail de moine, on sens que beaucoup de temps a été mis pour mener cet album à la perfection. Une fois de plus et ce pour la onzième fois, je suis conquis par un album de Anaal Nathrakh!
Composition : 9,5
Exécution : 9,5
Arrangements : 9
Production : 9,5
Appréciation Générale : 9,5
Finntroll – Vredesvävd – 2020
Sept ans c’est assez long entre deux sorties d’album et laissez-moi vous dire qu’une longue absence se doit d’être particulièrement justifiée lors de la sortie d’un nouvel album et cette attente doit en valoir la peine. Dans le cas du septième album de Finntroll, c’est chose réussie, l’attente est largement récompensée avec un album qui frappe fort et qui décape!
Les fans de longue date du groupe Finnois se retrouvent donc en terrain connu, Finntroll reate fidèle à lui-même en nous lançant, outre l’intro et le outro, neuf pièces festives très efficaces qui rentrent au poste et qui nous font oublier cette folie pandémique pendant environ quarante minutes. Vredesvävd c’est du très bon Finntroll dans les dents!
Le côté folk est peut-être un peu moins présent qu’auparavent, on laisse la place à un peu plus de mordant et de symphonique mais l’essence du groupe est toujours là, c,est une belle petite évolution et un cheminement musical qui va en grandissant et non en régressant. Encore une fois le groupe est solide sur tous les aspects de la composition à l’exécution en passant par une production puissante, claire et limpide.
Le fan de Finntroll en moi est très content du résultat, cet album se classera bien sûr dans les tops de 2020. Les amateurs de Folk Métal puissant apprécierons forcément ce nouvel album, à vos écouteurs et grimpez le volume!
Composition: 9
Exécution: 9
Arrangements : 8
Production: 8,5
Appréciation Générale : 8,5
Enslaved – Utgard – 2020
Enslaved – Progressive Black/Viking Metal – Norvège
Utgard – 2020
Nuclear Blast
9,5/10
Le voici enfin ce quinzième album de Enslaved! En cette période incertaine de pandémie et de stupidités sociale, l’album avait été reporté mais on ne peut pas reporter indéfinitiment, un jour il faut que ça sorte et c’est fait. Je l’attendais celui-là et malgré lefait que 2020 ne soit pas une très bonne année au niveau des sorties, Utgard semble apporter un peu de réconfort et despoir musical pour les mois à venir.
Bon, en gros Utgard c’est du Enslaved comme on on eu droit depuis plusieurs albums en accentuant toujours ce côté Progressif qui à mon humble avis apporte une dimension intéressante à Enslaved. Les soubresauts Black Metal sont toujours là mais on explore encore plus les textures sonores et on s’aventure encore plus vers des idées et concepts musicaux qui s’éloignent de ce que le groupe faisait à ses débuts. Le trip Black Metal des années 90 n’est plus là et selon moi, c’est tant mieux. On sort du lot et on met l,emphase sur la musicalité avant le paraître.
Encore une fois, Enslaved nous en met plein les oreilles avec une parfaite maîtrise des intruments et du mélange des voix mélodiques et vaporeuses qui se transforment en chats gutturaux qui écorchent les oreilles. L’omniprésence des claviers vient renforcer les atmosphères en apportant des sonorités parfois soporifiques et hypnotiques pour nous rentrer dedans l’instant d’après avec des riffs incisifs et une rythmique brutale et effrénée.
Le travail de production est sans failles, on a droit à de la puissance où tout est à sa place dans le mix, on est vraiment loin des productions crasseuses des premiers albums, c,est limpide et ça rends le produit fini très agréable à écouter.
Je ne suis pas déçu du tout de ce nouvel album qui est en fait la continuité de In Times et E ce qui place Enslaved parmi mes coup de cœurs de la 2e décennie du 21e siècle. Le groupe fait maintenant partie de mes préférés et je recommande fortement l’écoute répétée de ce petit bijou sonore!
Composition: 9,5
Exécution: 9,5
Arrangements : 9,5
Production: 9,5
Appréciation Générale : 9,5
Anvil – Metal on Metal – 1982
Anvil a possiblement été le premier groupe Canadien à mettre le Heavy Metal sur la carte Mondiale. Avec son deuxième album Metal on Metal, le groupe Torontois a su se démarquer de par sa puissance et l’ingéniosité de ses riffs. Lips avait réussi à créer des pièces accrocheuses qui frappaient fort et l’influence du groupe sur les générations futures fut important à cette époque. On pourrait dire que Metal on Metal montrait les prémices du Thrash Metal bien avant les Metallica, Slayer ou Exodus. Metal on Metal est un album emblématique qui a servi de tremplin à l’ouverture Métallique vers de nouveaux horizons et sans Anvil, le Métal extrême ne serait peut-être pas ce qu’il est aujourd’hui!
Scorpions – Blackout – 1982
Scorpions n’avait plus besoin de présentations et avec la sortie de Blackout, le groupe Allemand prouvait qu’il était encore un des chefs de file mondiaux en matière de Heavy Metal. On notait cependant que les teutons commençaient à ramollir un peu et le son du groupe s’aventurait peu à peu vers une forme de Heavy Rock plus accessible qui allait devenir la marque de commerce quelques albums plus tard. Toutefois, Blackout contenait toujours cette essence Métallique pure qui avait fait la renommée du groupe et il se doit de figurer dans la liste des albums influents pour le genre. Scorpions avait encore du tonus et offrait toujours de la puissance à revendre, cette puissance aurait par contre une durée limitée et finirait par disparaître vers la milieu des années 80.
Iron Maiden – The Number of the Beast – 1982
L’année 1982 avait timidement commencé au niveau des sorties. Il aura fallu attendre la mi-mars pour que le bal parte vraiment et à l’instar de 1981, 1982 avait eu mois d’impact quant à la quantité des sorties d’albums. Par contre, ceux qui valaient la peine avaient frappé très fort et un changement était en train de survenir dans le monde du Heavy Metal. Iron Maiden avait procédé à un changement radical au sein de sa formation congédiant Paul DiAnno pour le remplacer par le chanteur de Samson, Bruce Dickinson. L’impact ne se fit pas attendre et la sortie de The Number of the Beat propulsa Iron Maiden vers les plus hautes sphères du Heavy Metal mondial. Les compositions devenaient plus matures et plus techniques et les tournées se sont transformées en gigantesques spectacles avec décors grandioses et de la puissance à revendre. Il ne restait plus qu’un détail à régler pour que les engrenages soient parfaitement synchronisés et un autre changement important allait survenir durant l,année 1982. The Number of the Beast est l’album qui a véritablement lancé Maiden et est indéniablement un album qui a eu une influence majeure sur l’évolution du Heavy Metal.
Mötley Crüe – Too Fast for Love – 1981
Alors qu’en Angleterre le NWOBHM régnait en roi et maître incontesté sur le Heavy Metal mondial, les Américains préparaient une révolution qui allait rapidement devenir responsable de la quasi disparition du vrai Heavy Metal. Quatre petits bums s’étaient réunis pour fonder Mötley Crüe, groupe légendaire qui allait démarrer la révolution du Glam Metal. À ses débuts, le groupe était agressif et avait une attitude et des compositions qui collaient vraiment au Heavy Metal Américain et ce groupe avait tout pour devenir un chef de file aux États-Unis. Avec ses riffs acérés et sa fougue phénoménale, Mötley Cr¸ue avait réussi à rapidement grimper les échelons pour devenir le band par excellence à Los Angeles et aux quatre coins du pays de l’oncle Sam. Malheureusement pour le Heavy Metal, cette grande influence allait presque être fatale pour le genre plusieurs années plus tard…
Venom – Welcome to Hell – 1981
1981 fut l’année du changement et ce changement fut drastique et particulièrement frappant. Le NWOBHM et le Heavy Metal en général se portaient très bien mais on sentait que quelque chose de malsain allait se produire pour ainsi faire évoluer les choses. Directement arrivé de Newcastle, le trio dévastateur Venom allait prendre le bouc par les cornes et changer la face Métallique à jamais avec un premier album où s’entremêlaient Satanisme, riffs acérés et puissance. Bien que ce premier album ait une production crue et presque épouvantable, il a grandement contribué au changement dont le Heavy Metal avait besoin pour survivre et muter vers quelque chose de plus grand. Venom fut l’un des premiers groupes à faire peur en proposant une image morbide et une sonorité dévastatrice. Ce mélange incendiaire était un avant goût de ce qui s’en venait et déjà on sentait que ce ne serait pas de tout repos…
Loudness – The Birthday Eve – 1981
La formation Japonaise Loudness a pris beaucoup de temps à se faire connaître sur notre continent. Pourtant, pour la première fois de son histoire, le Heavy Metal avait un guitar hero qui ne provenait pas de l’Occident. Avec le premier album de Loudness, Akira Takasaki a réussi à augmenter le degré de technicité dans le Heavy Metal en incorporant des touches de Progressif dans son jeu de guitare et des structures de Jazz pour ainsi être en mesure de proposer un nouveau son à la planète entière. À cette époque, tout ce qui sortait culturellement du Japon était difficilement accessible chez nous et il fallait lire les magazines spécialisés pour découvrir de petits bijoux venant d’ailleurs. Loudness avait réussi à percer le marché Nord Américain à partir de son cinquième album seulement mais ce que le groupe a fait avant ça a été fort profitable et très influent pour le Heavy Metal en général. L’apport de Akira Takasaki pour la guitare dans le Heavy Metal est tout aussi important que celui de guitaristes plus connus comme Tony Iommi ou Randy Rhoads. Takasaki avait (et a toujours) une technique bien à lui et son influence se fait sentir partout dans le monde. À partir de ce moment, le Heavy Metal devenait un monstre et ses tentacules s’étendaient partout sur la planète.
Ozzy Osbourne – Diary of a Madman – 1981
Alors que le règne de Black Sabbath était sur son déclin, la carrière de son chanteur original montait en flèche. Armé du virtuose Randy Rhoads et de solides pièces de pur Heavy Metal, Ozzy s’était propulsé au sommet de la gloire avec son deuxième album, Diary of a Madman. Le père du Heavy Metal était revenu en force et allait reconquérir son trône pour encore quelques années. Malheureusement, Randy Rhoads allait périr dans un accident d’avion durant la tournée de Diary of a Madman quelques mois seulement après la sortie de l’album. Ozzy ne s’en remettrait possiblement jamais et bien que ce dernier ait eu recours à de talentueux guitaristes par la suite, le vide laissé par Rhoads allait avoir raison de Ozzy. Cependant, l’influence de Randy Rhoads sur plusieurs autres guitaristes aura pour effet de transformer le Heavy Metal à jamais et de planter la graine du Néo-classique dans le Métal.
Saxon – Denim and Leather – 1981
Les Anglais avaient à cette époque encore la main mise sur le Heavy Metal et sortie après sortie, la supériorité Britannique en la matière était indéniable. Avec son quatrième album, Saxon avait en quelque sorte pris les rênes Métalliques et s’approprier la tête de peloton du NWOBHM. Denim and Leather était un grand cru qui allait passer à l’histoire et ainsi révéler à la face du monde que le Heavy Metal était là pour rester et que ses détracteurs n’avaient qu’à bien se tenir. C’est avec des hymnes comme Denim and Leather et Princess of the NIght que Saxon a pu se sortir du lot et devenir l’un des combattants les plus féroces du Heavy Metal de cette époque. 1981 était encore bien jeune et la scène Métallique aussi. La petite graine qui avait été semée poussait rapidement et l’arbre qui en découlerait deviendrait grand et fort.
Black Sabbath – Mob Rules – 1981
Mob Rules est le deuxième et dernier album de Black Sabbath avec Ronnie James Dio dans les années 80. Ce fut un passage court mais fort important pour la formation qui avait eu à l’époque un regain de vie suffisamment fringant pour se remettre sur les rails et redevenir un chef de file du Heavy Metal mondial. Malgré son importance et sa puissance phénoménale, Mob Rules sonnait le glas pour le groupe légendaire, la fin de son règne incontesté arrivait à sa fin. Est-ce que Black Sabbath aurait dû tirer sa révérence suite à la sortie de cet album? Nul ne le sait mais il est impératif de mentionner que sans cet album, plusieurs musiciens et groupes for influents n’auraient possiblement jamais vu le jour et la face du Heavy Metal aurait été toute autre. Dio partira en carrière solo et reviendra dans les années 90 pour un dernier effort avec Black Sabbath. Dans les années 2000, la formation originale de l,album Heaven & Hell retournera sur les planches pour le dernier tour de piste pour ainsi terminer la carrière de Dio de façon magistrale.
Def Leppard – High’n’Dry – 1981
Pour les néophytes en matière Métallique voici un pan de l’histoire du heavy Metal qui est fort importante malgré les apparences: Def Leppard a déjà été un groupe fort influent et surtout très important pour la scène NWOBHM. Bien avant de sombrer dans la mollesse et de sauter à pieds joints dans le Arena Rock rose bonbon, Def Leppard avant sorti une trilogie digne des plus grands maîtres du Heavy Metal. Le plus accompli de cette trilogie fut le deuxième album, High ‘n ‘ Dry qui comportait suffisamment de vitriol pour permettre au groupe de surclasser certains de leurs collègues Anglais. Le duo Pete Willis et Steve Clark étaient en feu et prêts à braver n’importe quel guitar hero de l’époque tant la fièvre Métallique coulait dans leurs veines. Avec High ‘n, Dry, Def Leppard augmentait sa puissance et sa technicité avec des pièces à la fois mélodiques et remplies de textures musicales à faire pâlir d’envie n’importe quel compositeur. Cette flamboyante remontée fut de très courte durée mais elle a eu un impact majeur sur le Heavy Metal et sur ce qui allait suivre.
Anvil – Hard ‘n’ Heavy – 1981
La scène Canadienne était jusqu’ici plutôt effacée voire même absente de la scène Internationale jusqu’à l’arrivée d’un quatuor explosif qui allait faire bouger les choses. Avec à sa tête un drôle d’individu surnommé Lips, Anvil allait prendre d’assaut le pays et y instaurer la façon de jouer et de faire pour que le Canada puisse éventuellement briller de mille feux sur toute la planète. C.est à grands coups de riffs incisifs et de paroles traitant de sexe que le premier album du groupe a véritablement ouvert la voie aux autres groupes pour l’aventure Métallique Canadienne. Anvil ne l’a pas eu facile au cours de sa carrière et n’a pas obtenu le succès auquel il était destiné mais son début de carrière a été suffisamment fracassant pour se targuer d’être une influence majeure sur le Heavy Metal mais aussi sur le Speed Metal qui allait suivre.
The Exploited – Punks Not Dead – 1981
L’Évolution Métallique selon Sinistros #59
The Exploited – Punks Not Dead – 1981
Angleterre
Je sais, je sais. Certains d’entre vous allez me dire: Mais Sinistros, es-tu tombé sur la tête? Un album de Punk sur l’Évolution Métallique? Et oui! Si on connait un tant soit peu l’histoire Métallique, on constate que le Punk fait partie intégrante de la révolution du Heavy Metal et le premier album de The Exploited est un des rouages de cette révolution chez nos amis Métalleux. Pourquoi? Parce qu’à cette époque, l’idée de combiner des sonorités était déjà présente dans l’esprit de certains musiciens désireux de faire bouger les choses et de changer la face de la musique. The Exploited apportait la pièce ,manquante au puzzle pour être en mesure de franchir le pas entre le Heavy Metal traditionnel et ce qui deviendra plus tard le Métal dit Extrême. Suite à la parution de Punks Not Dead, nombreux sont les musiciens de Heavy Metal qui ont opté pour une approche plus agressive et plus rapide, laissant de côté les paroles et le trip Satanique au profit de valeurs sociétaires plus évoluées et plus pertinentes. The Exploited a, sans le vouloir, contribué à l’avènement du Speed Metal et du Crossover, deux styles fort importants pour le développement de toutes les couches Métalliques qui suivirent. La transformation ne faisait que commencer et sans le savoir, nous assistions en temps réel à une révolution de grande envergure.
Tygers of Pan Tang – Spellbound – 1981
L’Évolution Métallique selon Sinistros #58
Tygers of Pan Tang – Spellbound – 1981
Angleterre
Alors que la tendance allait vers la rapidité et le plus Heavy possible, certains groupes maintenaient le cap du NWOBHM et du Heavy Metal pur et dur qui avait fait sa renommée dans ses débuts. Avec son deuxième album, Spellbound, Tygers of Pan Tang s’attribuait un peu le titre d’icône du NWOBHM en gardant l’essence même des origines du genre avec ses subtilités plus Hard Rock. Spellbound a contribué grandement à ancrer solidement ce NWOBHM dans les sous genres du Métal. Un album à prendre au sérieux pour sa qualité musicale mais surtout pour sa pureté Métallique qui restera gravée à jamais et qui ne vieillira aucunement au cours des quarante années qui suivront sa sortie.
Accept – Breaker – 1981
L’Évolution Métallique selon Sinistros #57
Accept – Breaker – 1981
Allemagne
Les Anglais commençaient à avoir des réponses assez percutantes de la part d’autres pays face à leur domination Métallique. Le règne totalitaire s’achevait petit à petit pour laisser la place à d’autres superpuissances comme par exemple l’Allemagne. En 1981, Accept s’était amené avec son troisième album qui fut accueilli tel une bombe venue faire exploser la révolution Métallique. Avec Breaker, Accept ouvrait des barrières jusqu’ici inexplorées en accélérant la cadence et la vitesse des pièces tout en peaufinant la richesse des structures musicales et la technicité des compositions. Wolf Hoffmann commençait tranquillement à incorporer des éléments de musique classique au son d’Accept forgeant ainsi la sonorité qui deviendrait le cheval de bataille de la légendaire formation. Le Heavy Metal Allemand était en pleine transition et le reste du Monde n’avait qu’à bien se tenir car l’explosion allait être fatale!
