Encore une fois en ce début d’année, il est grand temps de dévoiler les albums qui ont réussi à se classer dans la liste des meilleurs albums 2021 selon Hurlemort. Cette année nous avons droit à un top 35 et bien entendu certains albums n’ont pas été retenus pour faire partie de cette liste exhaustive et surtout bien personnelle. Beaucoup de vieux routiers se sont classés ainsi que quelques petits nouveaux qui seront à surveiller dans un avenir pas si lointain.
TOP 35 2021
01 – Thy Catafalque – Vadak
02 – Cryptosis – Bionic Swarm
03 – Enslaved – Caravans To The Outer Worlds
04 – Sarke – Allsighr
05 – Iron Maiden – Senjutsu
06 – Tribulation – Where the Gloom Becomes Sound
07 – Weedpecker – IV – The Stream of Forgotten Thoughts
08 – Lucifer – Lucifer IV
09 – Jess and the Ancient Ones – Vertigo
10 – Aeon – God Ends Here
11 – Cannibal Corpse – Violence Unimagined
12 – Ministry – Moral Hygiene
13 – Accept – Too Mean to Die
14 – Fear Factory – Aggression Continuum
15 – Between the Buried and Me – Colors II
16 – Herr Nox – Where Shadows Fade
17 – E-Force – Mindbender
18 – Hate – Rugia
19 – Devil Electric – Godless
20 – Rivers Of Nihil – The Work
21 – Nawather – Kenz Illusion
22 – Asphyx – Necroceros
23 – Kanonenfieber – Menschenmühle
24 – Einherjer – North Star
25 – Cradle of Filth – Existence is Futile
26 – The Monolith Deathcult – Vernedering – Connect the Goddamn Dots
27 – Gary Numan – Intruder
28 – Crypta – Echoes Of The Soul
29 – At the Gates – The Nightmare Of Being
30 – 1914 – Where Fear and Weapons Meet
31 – Memoriam – To the End
32 – Vreid – Wild North West
33 – Darkthrone – Eternal Hails
34 – Die Apokalyptischen Reiter – The Divine Horsemen
35 – Crescent – Carving the Fires of Akhet

Le Death Metal Québécois s’est rapidement mis sur la carte Internationale notamment grâce à Kataklysm. Dès son deuxième album, le groupe s’est illustré avec des compositions ultra rapides recevant même le titre de hyperblast metal. Certes, le type de vocal instauré par Sylvai Houde peut sembler un peu bizarre à prime abord mais cet aspect fait partie intégrante du chaos sonore que le groupe avait mis en place dès son premier album. Ce deuxième album est un incontournable du Death Metal mondial et Kataklysm est devenu une sorte d’ambassadeur Québécois pour le genre en contribuant à le faire évoluer.
Devil Electric – Heavy/Doom Metal/Rock – Australie
Parfois et même plus souvent qu’autrement, lorsqu’un groupe ou un artiste décide de suivre une certaine évolution dans son cheminement musical il peut être traité négativement tant que positivement par ses fans ou les bienpensants du vaste monde musical. Après avoir fourni un premier album incroyablement bien ficelé et hors des sentiers battus, Opeth avait monté la barre plus haut sur Morningrise ce qui lui avait valu de s’attirer les foudres de certains fans. L’ajout de guitares acoustiques et d’éléments beaucoup plus Progressifs avait rebuté certains amateurs mais au contraire, ce nouvel aspect du groupe en avait recruté beaucoup plus qu’il n’en perdait. Mikael Akerfeldt, principal compositeur de Opeth, s’était mis en tête de revisiter ses influences de jeunesse en l’occurrence plusieurs groupes de Prog des années 70. Cette influence avait changé la face du Métal laissant Opeth rapidement devenir une légende du Métal Progressif et un pionnier de la nouvelle génération de groupes ultra techniques. Morningrise est évidement un chef d’œuvre musical intemporel dont l’influence musicale n’est pas à prendre à la légère.
Unleashed – Death Metal – Suède
La 500e capsule de L’évolution Métallique en autant de jours consécutifs revient au quatrième album de Marduk, Heaven Shall Burn… When We are Gathered. Cet album montrait un Marduk encore plus Heavy encore plus « Evil » mais aussi beaucoup plus mature musicalement. Le groupe alliait sauvagerie pure et dure avec de belles mélodies froides et des arrangements sombres. Cet album marque un passage entre l’ancien Marduk et le chemin musicale que le groupe entreprendra avec l’album suivant. Marduk se plaçait ainsi en tant que chef de file du Black Metal Suédois et ce quatrième album deviendrait rapidement un incontournable du genre et indéniablement un album fort influent pour la suite des choses.
Hate – Blackened Death Metal – Pologne
Depuis le début de mon Évolution Métallique j’ai déjà mentionné à quelques reprises que cette grande évolution n’avait pas seulement eu lieu grâce aux groupes connus mais plus souvent qu’autrement, cette évolution s’est faite grâce à des groupes plus underground qui expérimentaient des idées que des groupes connus ne pouvaient expérimenter pour être en mesure de demeurer dans la course de la notoriété. Je le dis et le redirai encore régulièrement : L’Évolution Métallique doit beaucoup à ces petits groupes qui ont mangé la misère noire en tentant de se tailler une place parmi les grands. Ce sont ces groupes comme Occult qui ont tenu le flambeau bien haut en se forgeant une identité propre à grands coups de riffs et d’idées différentes qui sont les responsables de cette grande évolution. Sur son deuxième album, Occult avait intégré dans ses rangs une chanteuse du nom de Rachel Hayzer. Cette dernière apportait le côté Death Metal gras au son plus Black Metal groupe et le résultat fut assez impressionnant. Rachel apportera un nouveau souffle au groupe et un nouveau « fanbase » lançant du même coup la carrière du groupe vers de plus hauts échelons.
Weedpecker – Psychedelic Stoner Rock / Metal – Pologne
On ne pourrait pas parler de Balck Metal sans parler de Gorgoroth. Oui, j’ai oublié de parler du premier album du groupe comme faisant partie de l’histoire du Black Metal mais je me rattrape avec le deuxième qui était la définition parfaite du Black Metal : Cru, direct et très axé sur l’antichristianisme et le Satanisme. Antichrist était un album froid aux riffs bien aiguisés et aux arrangements d’un très grande qualité plaçant ainsi le groupe en tête des pionniers du Black Metal Norvégien. Ayant eu des difficultés à garder le même alignement tout au long de sa carrière, Infernus est demeuré le seul maître à bord de Gorgoroth depuis ses débuts. Antichrist se doit d’être considéré comme étant un des albums phares du Black Metal, son infuence fut plus que significative pour la suite des choses.
1914 – Blackened Death Metal – Ukraine
Suite à un mini album qui avait pris le monde du Black Metal de court en 1994, Arcturus avait frappé encore plus fort en 1996 avec son premier album qui deviendra un incontournable du Black Metal Norvégien. Grâce à ses éléments atmosphériques et ses claviers vaporeux, Arcturus avait fait de Apsera Hiems Symfonia un chef d’œuvre incontesté de la nouvelle vague Sacandinave. Le groupe avait été monté quelques années plus tôt comme étant un projet connexe à Mayhem mais est rapidement devenu un projet principal à part entière dans lequel plusieurs grosses pointures de différents groupes se succèderont pour devenir un groupe culte et fort influent pour la grande scène Black Metal. Ce n’était que le début et Arcturus deviendra l’un des plus grands groupes du genre de l’histoire.
Sarke – Black/Thrash Metal – Norvèege
Deinonuchus n’est pas une formation très connue et qui est demeurée dans les profondeurs du monde underground depuis ses tout débuts. L’homme derrière le projet est Marco Kehren, musicien fort probablement torturé de l’intérieur qui a su transmettre son mal de vivre dans sa musique. Le deuxième album du projet en est la parfaite représentation : The Weeping of a Thousand Years redéfinissait le Black Metal avec des sonorités très Gothiques à la limite Shoegaze par moments avec des claviers atmosphériques en avant plan et une voix qui illustrait très bien cette torture et ce désespoir intérieur. Cet album n’est pas pour toutes les oreilles et peut être difficile à assimiler mais après quelques écoutes on découvre des sonorités incroyables et une musique froide qui influencera toute une génération de groupes Doom qui feront de la tristesse et de l’angoisse profonde un cheval de bataille artistique prolifique.
E-Force – Thrash Metal – France
En ce matin de Noël 2021, je vous parle d’un album qui a révolutionné le Métal non seulement par sa durée mais par sa complexité et son expérimentation. Le cinquième album des Japonais de Sabbat était une seule pièce de près de 60 minutes dans laquelle tout s’entremêlait : Black Metal rapide et cru, Doom profond et ténébreux et Heavy Metal épique. Le tout était brillamment tenu en place avec des instrumentations diverses passant de la guitare abrasive aux claviers atmosphériques et glauques. Venom avec son At War with Satan avait été toute une claque sur la gueule mais The Dwelling – The Melody of Death Mask battait des records sur la longueur d’une pièce tout en demeurant crédible de A à Z. Avec ses relents Progressifs et sa folie vocale, cette longue pièce se doit d’être considérée comme étant un chef d’œuvre intemporel qui a servit de base pour des idées qui allaient provenir plus tard de la part de différents groupes à travers le monde. Le Métal ne cessait d’étonner dans les méandres de la musique underground et The Dwelling de Sabbat faisait partie de ces albums qui resteront gravés à jamais dans l’histoire métallique.
Vile est le cinquième album de Cannibal Corpse et le premier avec l’actuel chanteur George « Corpsegrinder » Fisher suite au départ de Chris Barnes. Vile avait été mal accueilli par les fans pour diverses raisons mais toute cette négativité était due au changement de chanteur. Certains fans ne voulant aucunement avouer que Fisher faisait plus la job que Barnes et que le son de Cannibal Corpse changeait un peu avec cette nouvelle voix. Cette haine envers le groupe sera toutefois de courte durée et Fisher prendra rapidement sa place devenant ainsi l’un des plus spectaculaires « frontmen » de toute l’histoire du Death Metal. Musicalement, Vile ne réinventait pas vraiment Cannibal Corpse, le groupe continuait sur sa lancée en nous bombardant de riffs dévastateurs et de changements de tempo soudains. Si on prend la peine de réécouter Vile, on s’aperçoit que cet album a quand même été important pour l’évolution du Death Metal et qu’il se doit d’être mentionné dans toute cette aventure Métallique en tant que classique du genre.
The Lord Weird Slough Feg n’est pas un groupe très connu et est toujours demeuré un peu dans l’ombre depuis ses débuts. Alors pourquoi inclure ce groupe américain dans l’Évolution Métallique? Tout bonnement parce que son influence a été suffisamment sur le monde du Métal pour que ça vaille la peine d’en parler. Mike Scalzi est de ces génies de la composition qui avait brillamment repris le flambeau du Heavy Metal pur et dur et porter cette flamme à bout de bras alors que le genre primaire se mourrait et était sur le point de disparaître sous la popularité du Grunge et du Nu Metal qui était en train de s’établir. Le premier album éponyme du groupe était en quelque sorte une rébellion contre l’envahisseur commercial en remettant sur le tapis les origines du Métal avec brio. The Lord Weird Slough Feg reprenait le type d’hymnes qui avaient fait les beaux jours des Manilla Road, Cirith Ungol et Iron Maiden avec sa propre touche inspirée du Folk Celtique et apportant ainsi une toute nouvelle vie au Heavy Metal originel.
Qu’on aime on non le Black Metal ou qu’on n’apprécie guère les relents Gothiques mélangés au Métal, on ne peut rester indifférent à Rotting Christ. En 1996, le groupe Grec avait sorti un formidable troisième album qui allait une fois de plus révolutionner le monde obscur du Black Metal avec des riffs froids emplis de tristesse et de désespoir. Le groupe avait fait évoluer son Black Metal cru des premiers albums vers quelque chose de plus dynamique et beaucoup plus complexe. Mélangeant éléments de la musique Gothique des années 80 avec de la musique classique sur une puissante base Black Metal, les frères Tolis s’étaient forgé une réputation de musiciens et de compositeurs hors pair. Triarchy of the Lost Lovers allait devenir en quelque sorte un point de départ vers des sommets pour le groupe qui demeurera toujours constant d’album en album et qui, avec Septicflesh, deviendra lun des plus grands groupes de Métal Extrême en Grèce.
Impaled Nazarene poursuivait sur sa lancée avec son quatrième album. Latex Cult reprenait la même formule que sur les trois précédents albums avec de courtes pièces incisives et directes dans lesquelles la sauvagerie sonore était de mise. L’attitude Punk était très présente dans la musique de Impaled Nazarene et ce côté crasseux et irrévérencieux a largement contribué à façonner une partie du Black Metal en particulier ce qui deviendra le Raw Blackk Metal. On pourrait reprocher au groupe d’être minimaliste et de manquer de technicité mais c’est justement la beauté de la chose : Contrairement à plusieurs groupes de Black Metal de l’époque qui recherchaient à se surpasser musicalement, Impaled Nazarene nageait dans le Punk pour offrir une musique sans artifices qui frappait fort. On pourrait dire dans un sens que Impaled Nazarene est un peu le Motörhead du Black Metal! Quoiqu’il en soit, Latex Cult est fort probablement l’album le plus réussi de la discographie du groupe et son influence est indéniable sur le développement du Black Metal.
Avec son quatrième album, Grave s’était aventuré dans des compositions plus lentes qui s’apparentaient grandement à ce qui se faisait dans le Groove Metal. La production était aussi un peu bizarre, très axée sur les fréquences moyennes avec les guitares très en avant dans le mix final ce qui faisait sonner l’album comme un blender à vitesse maximale. On sentait que Ola Lindgren commençait à manquer d’imagination et d’inspiration et bien que cet album ne soit pas mauvais en soi, il manquait sérieusement de punch et d’entrain. Fait intéressant à noter, Hating Life est le seul album de Grave à ne pas arborer le logo original du groupe. La voix de Lindgren était différente comme si en bout de ligne, Grave avait voulu bifurquer sans succès dans le monde du la musique Industrielle. Mais ce faux pas n’allait pas durer éternellement, le groupe reviedra six ans plus tard avec sa bonne vieille sonorité.
Persona Non Grata – 2021
Roots, sixième album de Sepultura, a été marquant pour bien des raisons qui sont toujours sévèrement critiquées aujourd’hui. Sur le précédent album, on notait une toute nouvelle orientation pour les Brésiliens qui avaient incorporé des éléments plus tribaux à leur musique et on sentait que ce vent de changement mènerait Sepultura vers la gloire et sa perte. Roots fut le dernier album du groupe avec Max Cavalera et même si ce sera l’album le plus connu et populaire de sa carrière, cet album laissera une énorme cicatrice sur le monde du Métal. En essayant de faire un retour aux sources de leurs ancêtres avec un côté plus tribal, Kisser et Cavalera avaient minimisé la complexité de leurs pièces et de leurs riffs au profit de riffs simplistes et monotones qui conduiront à l’explosion d’un nouveau genre qui sera rejeté en bloc par toute la communauté Métallique mondiale. Le Nu Metal était apparu quelques années auparavant mais avait pris de l’expansion grâce à (cause de) Roots et Sepultura. Même si cet album contient de bonne idées et qu’il a réussi à rassembler un nouveau public à s’intéresser un tant soit peu au Métal, il est indéniable que cet album a provoqué une cassure avec les fans de la première heure du groupe et un éloignement de ce que le Métal se devait d’être. Sepultura aura énormément de difficulté à se relever par la suite, cumulant échec après échec jusqu’à l’excellent Quadra paru en 2020.
The Jester Race, Deuxième album de In Flames, est souvent considéré comme étant un des grands chefs-d’œuvre du Death Métal Mélodique. Cet album a véritablement mis les dernières pièces qui allaient définir l’ultime sonorité de Gothenburg, son qui a défini ce que nous applons maintenant le Melodic Death Metal. Plutôt que de jouer la carte de la brutalité, In Flames avait choisi celle de la finesse en y allant plus en douceur avec des mélodies et duels de guitares qui allaient révolutionner le monde Métallique de façon magistrale. Certains diront que le groupe en mettait trop et beurrait épais et que ce mélange mélodique était un peu sirupeux mais en bout de ligne, In Flames avait livré un excellent album différent de ce les autres groupes de Death Metal jouaient, album qui est devenu un incontournable du genre et une référence dans le genre.
Avec son quatrième album, Hypocrisy prenait les rênes du mouvement du Death Metal Mélodique Suédois. Abducted est aujourd’hui considéré comme étant un chef d’œuvre du genre et l’album phare de Peter Tagtgren et de son groupe. Alliant mélodies accrocheuses et agression sonore avec des riffs caustiques et une rythmique percutante, Abducted avait fait avancer le Death Metal Suédois vers un autre niveau influençant ainsi une multitude de musiciens à se surpasser et faire évoluer un genre en pleine ébullition. À partir de cet album, Peter Tagtgren sera reconnu comme étant l’un des chefs de file du Death Metal en Europe tant pour ses talents de compositeur que pour son travail de producteur et redéfinira un son déjà mis en place pour le faire monter encore plus haut.
Après avoir incorporé des éléments Métal dans ses sonorités Industrielles sur The Land of Rape and Honey en 1988, Al Jourgensen avait monté la barre Métalllque et la sauvagerie sonore sur ses deux albums suivants se plaçant ainsi tout en haut des pionniers de du genre qui était devenu le Industrial Metal. Filth Pig avait vu un Ministry devenir plus lent et plus dépressif devenant du même coup l’album qui allait diviser les fans. En effet certains fans du groupe n’avaient pas apprécié le tournant que Ministry venait de prendre résultant en un pauvre succès commercial. Pourtant, Fith Pig pourrait être considéré comme étant le plus consistant et l’album ayant le plus de finesse de toute la discographie du groupe. C’est aussi le premier album sur lequel Uncle Al jetait son dévolu sur la politique Américaine et commençait à tirer à bout portant sur les Républicains, tangente politique qui servira de base aux albums suivants. Oui, Filth Pig est différent et beaucoup plus lent mais il est possible que Ministry dût se réinventer pour ne pas sombrer dans le réchauffé et ainsi perdre sa crédibilité. Donnons une autre chance à ce superbe album qui est tout de même devenu une forte influence pour la musique Industrielle caustique et métallique.
Dimmu Borgir avait frappé fort l’année précédente avec son premier album qui redéfinissait le Black Metal avec l’ajout de beaucoup d’éléments symphoniques. Sur Stormblast, le groupe poussait le bouchon plus loin avec des le symphonique et des compositions plus étoffées et plus majestueuses malgré le fait que la mélodie de la pièce Sorgens Kammer ait été « volée » d’un jeu Amiga nommé Agony et que l’intro de la pièce d’ouverture ait semble-t-il elle aussi été volée à un groupe nommé Magnum dont l’existence est à vérifier. Toujours est-il que ce deuxième album avait mis Dimmu Borgir sur la carte du Black Metal et certains dirons que Stormblast serait la point de la perfection pour le groupe. Il est intéressant de constater que malgré le fait que le groupe chantait en Norvégien sur ses deux premiers albums n’avait aucunement nuit à se forger une réputation à travers le monde et à devenir lun des chefs de file du Black Metal. Dimmu Borgir choisira l’Anglais pour toutes les parutions suivantes possiblement pour être en mesure de percer les divers marchés européens et Américains.
Sur son sixième album (sans compter Goatlord), Darlthrone se réinventer un peu laissant les fans un peu amer. L’influence Celtic Frost était toujours présente mais le duo maléfique s’aventurait vers de nouveaux (vieux) horizons en incorporant des éléments typiques du Heavy Metal des années 80. En gros, Darkthrone changeait mais demeurait toujours fidèle à lui-même. Certains diront que c’était le début de la fin et de la lente descente pour le groupe. En fait, quelle descente? Darkthrone est toujours demeuré constant et c’est à partir de cet album que le groupe a commencé à faire ce qu’il voulait en se foutant bien de ce que les fans diraient. Total Death est un album différent mais un excellent album de Darkthrone qui continuait à influencer des masses de musiciens.
Behemoth est aujourd’hui un groupe très connu dans le monde du Métal plus extrême et certains boudent le groupe prétextant un éloignement des débuts plus Black Metal. Ce changement de cap a tranquillement transitionné à partir de Grom, deuxième album du groupe. Le son Black Metal était toujours au rendez-vous mais on sentait qu’un changement allait survenir au niveau des compositions qui devenaient de plus en plus techniques et possiblement plus bizarres pour des oreilles peu habituées à des structures moins standard. Grom ne s’adressait pas vraiment au fan de Black Metal moyen, il s’adressait surtout à un public plus ouvert d’esprit et non réfractaire au changement. Behemoth allait se diriger vers un Death Metal noirci suite à cet album s’inspirant de la musique classique pour ses compositions. Le son du groupe allait s’établir avec l’album suivant. Grom demeure néanmoins un album for important dans le monde métallique, l’influence de celui-ci se fera sentir chez plusieurs formations dans les années suivant sa sortie.